un médecin de renom né à Meissen en Saxe, en 1755. Hahnemann s’attira de graves ennuis en disant que l’administration de petites doses de l’agent responsable de la maladie chez les êtres humains, peut aussi les en guérir. Cette découverte se fit par hasard lorsque la comtesse de Chinchon, épouse du vice roi du Pérou, un Espagnol, atteinte de malaria, fut soulagée par une infusion préparée avec l’écorce d’un arbre local, laquelle provoqua en elle des symptômes similaires à ceux de la malaria.
Il s’aperçut que la belladone pouvait guérir la scarlatine.
Il s’aperçut que la pulsatille pouvait guérir la rougeole.
Il s’aperçut que le gelsenium pouvait guérir l’influenza.
{Livre, Vie secrète des plantes (La), Tompkins (P.) Bird (C.), Ed. Age d'Etre}

L'homéopathie - du grec hómoios (similaire) et páthos (souffrir) - est une méthode thérapeutique basée sur le soin par les semblables. Selon ce principe, on détermine les substances végétales, minérales et animales, provoquant chez le sujet sain des symptômes semblables à ceux observés chez le patient. L'amélioration de l'état du patient est obtenu grâce à une préparation réalisée à partir de ces substances par des opérations de dilution et de " succussion " (la " dynamisation ").
Les bases de l'homéopathie ont été posées en 1796 par le médecin saxon Samuel Hahnemann (1755-1843) et s'organisent en un principe et deux corollaires : le principe de " similitude " : la cure d'un ensemble de symptômes (un syndrome) est apporté par une substance qui provoque des signes semblables chez un sujet sain, selon le principe similia similibus curantur (en latin " les semblables sont soignés par les plus semblables ") ;
L' adaptation " du traitement au patient en est le premier corollaire : l'application du principe de similitude, puis sa vérification, ont lieu chaque fois que la recherche du remède le plus semblable a été effectuée de manière consciencieuse par le praticien : chaque traitement est personnalisé à chaque patient, quel que soit le nom de la maladie, la recherche de la "totalité" des symptômes présentés par le patient étant au centre de la méthode. Elle explique la longueur du dialogue entre le médecin et le patient.
L'étape d'observation des symptômes provoqués par cette substance chez l'individu sain, qui précède toujours l'application du principe de similitude, et sa retranscription correspond à l'établissement d'une pathogénésie.
la " dynamisation " en est le second corollaire expérimental : le principe actif subit des dilutions répétées, associée à la " succussion " : la préparation est secouée à chaque dilution ; Le mot " dynamisation " rassemble en un seul terme les deux opérations de dilution et de succussion.
L'efficacité thérapeutique de l'homéopathie est débattue. Pour ses partisans, son efficacité est largement démontrée par son utilisation très répandue, les effets ressentis par les patients et certaines études cliniques. Pour ses opposants, aucune étude clinique n'a réussi à établir un effet thérapeutique de l'homéopathie significativement supérieur à celui d'un placebo. Certains opposants remettent aussi en cause la fiabilité des études qui concluent de façon positive, reproche qui est également fait par les tenants de l'homéopathie aux études qui concluent négativement. L'Académie de médecine dénonce une " méthode obsolète ", figée depuis plus de deux-cents ans et incapable de faire la preuve de son efficacité.
Les procédés utilisés en homéopathie sont aussi sujet de controverses, en particulier l'utilisation des dilutions extrêmes. Pour de nombreux scientifiques, aucun processus physique, chimique ou biologique connu ne permet d'expliquer le mode d'action éventuel de l'homéopathie (au delà de l'effet placebo). Certains scientifiques classent ainsi l'homéopathie dans les pseudo sciences. Pour d'autres, des explications des fondements de l'homéopathie peuvent être fournies par des études expérimentales qui ont donné lieu à la formulation de théories comme celle de la mémoire de l'eau, ou plus généralement par l'observation d'effets physico-chimique de la dynamisation.

Histoire de l'homéopathie
Racines historiques
Hippocrate (460-377 av. JC), père de la médecine, enseignait qu'il y a deux manières de soigner : par les contraires et par les semblables. Il soignait le choléra par de très faibles doses d'hellébore, plante qui, à fortes doses provoque un diarhée semblable à celle du choléra.
Paracelse (1493-1541) employait également ces deux sortes de traitement.
Formulation de l'homéopathie par Samuel Hahnemann
Organon de l'art de guérir (3e éd. française, 1845)
Le principe de similitude a été retrouvé et approfondi par le médecin saxon Samuel Hahnemann (1755-1843). C'est à partir de ce principe qu'il a proposé une méthode de soin révolutionnaire pour l'époque qu'il a nommée homéopathie. Il en a publié les bases en 1796 dans le journal de Hufeland par son Essai sur un nouveau principe pour découvrir les vertus curatives des substances médicinales..., suivi en 1810 par la première édition de son traité de médecine homéopathique, l'Organon de l'art de guérir[1]. Hahnemann considérait la médecine classique de son époque comme basée sur le principe du " soin par les contraires " et la qualifia donc d'allopathie. Cette dénomination a perduré et a été appliquée à la médecine classique occidentale par ses successeurs.
Hahnemann était un érudit, lisait le latin et le grec, et parlait sept langues. Après avoir soutenu sa thèse de médecine et avoir exercé quelques années, fort déçu de la thérapeutique de son époque, il abandonna momentanément sa pratique pour traduire de nombreux auteurs qui l'avaient précédés. Lors de la lecture du Traité de matière médicale de William Cullen (1710-1790), il s'aperçut que les symptômes dus à l'action du quinquina (china) tels qu'ils étaient décrits ressemblaient fort à ceux de la fièvre tierce dont il avait souffert quelque temps auparavant et qu'il avait soigné, ainsi que l'Académie le recommandait, avec quelques gouttes de teinture de quinquina.
Il eût alors l'idée de vérifier les assertions de Cullen en prenant, ainsi qu'il le dit lui-même, quatre gros de quinquina. Apparurent alors ces symptômes décrits par Cullen.
Il se demanda si cette étrange coïncidence était fortuite, et expérimenta dans ce sens pendant six ans, avant de formuler son Principe de Similitude.
Hahnemann et ses disciples expérimentèrent ainsi plus de 1 200 substances.
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