Volcan-Puyehue-Chili02

C'est une machine imaginée par les scientifiques russes, au temps où la Guerre froide tenait le monde en haleine et que toutes les attentions étaient focalisées sur les armements classiques. La machine à séismes a été pensée puis conçue avec l'objectif de soulager les maux des populations soumises aux aléas des tremblements de terre et ainsi parer aux conséquences désastreuses qui peuvent résulter de ces catastrophes naturelles, par essence imprévisibles. Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais ont tenté d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui puisse être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « PROJET SEAL ». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles furent couronnées de succès.

Les Etats-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le « projet Manhattan » de fabrication d’une bombe atomique. Ils désignèrent le docteur Karl T. Compton pour faire la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis.

Les travaux de Thomas Leech furent poursuivis durant la Guerre froide. En 1947, George VI éleva le savant à la dignité de Chevalier de l’Empire britannique pour le récompenser d’avoir élaboré une arme nouvelle. Le Projet Seal étant toujours un secret militaire, il ne fut pas révélé à l’époque qu’il était honoré pour la bombe à tsunami. Par la suite, les services US se sont appliqués à faire croire que ces recherches n’avaient jamais existé et que tout cela n’était qu’un leurre pour impressionner les Soviétiques. Cependant, l’authenticité des essais de Leech a été établie, en 1999, lorsque une partie de la documentation a été déclassifiée par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. Officiellement les études ont repris aujourd’hui à l’université de Waikato.

On ignore si les recherches anglo-saxonnes ont été poursuivies durant les années 60, mais elles ont repris par la force des choses lorsqu’il fut décidé de procéder à l’abandon des tests nucléaires dans l’atmosphère au profit de tests sous-marins. Les Etats-Unis craignaient de provoquer involontairement des tremblements de terre et des tsunamis. Ils voulaient donc savoir le faire volontairement. Officiellement, à la fin de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont renoncé aux guerres environnementales (tremblements de terre, tsunamis, bouleversement de l’équilibre écologique d’une région, modifications des conditions atmosphériques -nuages, précipitations, cyclones et tornades-, modification des conditions climatiques, des courants océaniques, de l’état de la couche d’ozone ou de l’ionosphère) en signant la « Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles » (1976).


Toutefois, à partir de 1975, l’URSS a ouvert de nouvelles recherches de Magnétohydrodynamique (MHD). Il s’agissait d’étudier la croute terrestre et de prévoir les séismes. Les Soviétiques étudièrent la possibilité de provoquer de petits séismes pour en éviter un grand. Ces recherches furent bientôt militarisées. Elles aboutirent à la construction de Pamir, la machine à tremblement de terre. Lors du démantèlement de l’URSS, des responsables de ce programme décidèrent par appât du gain de passer aux Etats-Unis, mais leur recherche étant inachevée le Pentagone refusa de payer. En 1995, alors que la Russie était gouvernée par Boris Eltsine et l’oligarque Viktor Tchernomyrdine, l’US Air Force recruta les chercheurs et leur laboratoire à Nijni Novgorod. Ils y construisirent une machine beaucoup plus puissante, Pamir 3, qui fut testée avec succès. Le Pentagone achèta alors les hommes et le matériel et les transporta aux USA, où ils furent intégrés au programme HAARP.

Rien ne distingue un séisme provoqué d’un séisme naturel, cependant on ne sait provoquer que des séismes superficiels, comme celui d’Haïti. Ce qui suscite le trouble, c’est que la réaction des Etats-Unis. Alors que les médias atlantistes se contentent de relayer la polémique sur les violations de la souveraineté haïtienne, les médias latinos-américains s’interrogent sur la rapidité du déploiement des GI’s : dès le premier jour, plus de 10 000 soldats et contractants sont arrivés à Haïti. Cet exploit logistique s’explique simplement. Ces hommes étaient déjà pré-positionnés dans le cadre d’un entraînement militaire. Sous l’autorité du commandant en second du SouthCom, le général P. K. Keen, ils participaient à la simulation d’une opération humanitaire, à Haïti, après un ouragan. Keen et son équipe étaient arrivés quelques jours auparavant.

Au moment précis du tremblement de terre, ils se trouvaient tous à l’abri, à l’ambassade US qui est construite selon les normes anti-sismiques, à l’exception de deux hommes qui se trouvaient à l’hôtel Montana et qui auraient été blessés. Le général Keen a donné de nombreuses interviews à la presse états-unienne, qui a multiplié les reportages et émissions à propos des opérations de secours. Il a souvent fait mention de sa présence à Port-au-Prince durant le séisme, mais jamais des motifs de cette présence. Parmi les objectifs de l’exercice militaire figurait le test d’un nouveau logiciel permettant de coordonner les efforts humanitaires des ONG et des armées. Dans les minutes qui ont suivi la catastrophe, ce logiciel a été mis en ligne et 280 ONG s’y sont inscrites. Il est légitime de se demander si ces coïncidences sont ou non l’effet du hasard.


Machine à Tremblements de terre...
envoyé par lespacearcenciel. - L'info video en direct.

http://secretebase.free.fr/complots/techno/seisme/seisme.htm

Il semble tout à fait logique que des paramètres physiques, électromagnétique du sous-sol d'une région puissent être modifiés à l'approche imminente d'un tremblement de terre. Il serait alors logique de disposer tout autour d'une région à risque des capteurs soit passifs ( mesure de champ électrique ) ou actifs ( mesure de conductivité électrique du sous-sol, de permittivité, etc...). Mais dans le scond cas point ne serait besoins à mon humble avis de mettre en jeu de telles intensités pendant autant de temps. Les méthodes de mesure, agissant de plus pendant de brèves durées et mettant en jeu des énergies infimes seraient incapables de provoquer le moindre phénomène, y compris un "micro-séisme". En tant qu'instrument de "géophysique" ce générateur MHD n'est pas un instrument de mesure, mais bel et bien un instrument permettant d'agir sur l'environnement souterrain.

Dans le film, cette "earthquake machine" est présentée comme susceptible de soulager des tensions en créant des "micro-séismes". Cela part alors d'une excellent sentiment, mais comme le fait remarquer un commentateur dans le film "quand on joue avec Dame Nature on ne sait jamais très bien jusqu'où cela peut aller".

Le film évoque un effet allant jusqu'à 50 km de profondeur. On parle de sortes "d'impacts de foudre".

Différentes remarques :

Enregistrement de la sortie en puissance, au fil du temps. En abcisse : des secondes, en ordonnée des mégawatts.

- Une puissance, si lentement variable dans le temps, c'est pas a priori susceptible de générer des ondes.

- Si on table sur l'effet primaire, inducteur, le courant et le dégagement de vapeur par effet Joule peuvent se localiser dans des fissures courant à travers la roche, un peu n'importe où.

- Si la machine crée réellement une amorce de glissement, ceci peut se propager à des distances et à des profondeurs a priori non limitées. Simples relâchements de tensions, en cascade, avec propagation de proche en proche.

En conclusion la machine Pamir pourrait très bien s'avérer capable de créer des séismes, y compris des séismes importants. L'importance ne dépend pas de la machine mais de la quantité d'énergie stockée dans la faille, par suite d'un glissement, accumulée au fil de siècles ou de millénaires.

Le film diffusé à la télévision avance l'idée que cette machine aurait été "vendue aux américains" et qye "personne ne sait ce qu'elle serait devenue". Ca c'est un peu de l'invention de journaliste. La vérité est plus simple. Ces études ont données lieu à un contrat et à une collaboration entre l'Institut des hautes Températures de Moscou et l'Air Force, c'esttout.

On trouve une description et des données techniques concernant ces générateurs sur Internet. Ils peuvent être utilisés comme source de puissance pendant une durée limitée ( jusqu' à 10 secondes ) et alimenter par exemple des armes à énergie dirigée implantées au sol, par exemple des lasers. Apparemment chaque camembert peut développer 5 mégawatts ce qui représenterait une vingtaine de mégawatts pour une installation à quatre unitées accolées.

http://www.ihed.ras.ru/mg/otdel6.htm

Victor A. Novikov est le responsable du département des générateurs MHD pulsés de l'Institut des Hautes températures de l'Académie des Sciences d'URSS. Voir la description du système Pamir 3 ( 15 MW ). Documentation dénichée par Eric Dezoète.

http://www.ihed.ras.ru/mg/Pamir3U.htm

Ce système pèse 12 tonnes. Les tuyères crachent sous un angle de 19°. L'ensemencement est bien obtenu avec du nitrate de césium ( 10 % de la charge du propergol solide ). La puissance thermique dégagée est de 600 MW. La température dans les chambres de combustion est de 3900° K ce qui permet au plasma d'avoir une bonne conductivité électrique ( 50-60 Mhos/m ) en dépit d'un fonctionnement à l'équilibre thermodynamique. Etant donnée la valeur élevée du champ magnétique on impose une pression forte, de trente bars, dans la tuyère MHD pour reste en régime de paramètre de Hall faible. Cette forte préssion dans la section MHD est confirmée par la forme cônique du jet, à l'air libre ( ici dans un hall d'essai ):

 

En sortie la température du plasma atteint encore 3000°. Le générateur peut délivrer quinze à vingt cinq mille ampères sous une tension de l'ordre du kilvolt. Les électrodes en graphite sont remplacées à chaque essai. Il semble que les solénoïdes, dotés de 64 enroulements parviennent à développer plusieurs teslas. 4,8 T au maximum. Toute la machine fait puits de chaleur et se refroidit naturellement après chaque tir.


2 mars 2006 : Quand la réalité dépasse la fiction

Nous avons compris, en 2006 le système qui permettait d'utiliser un générateur MHD impulsionnel ( fonctionnant de 5 à 10 secondes, qui existe depuis un demi-siècle ), utilisé pour vaporiser l'eau d'une nappe phréatique à proximité d'une faille "transformante" pour en faire une arme sismique. C'est une technologie relativement rustique, dont nous avons décrit les grandes lignes, qui fait peur.

Réfléchissons. Ce système pourrait parfaitement être appliqué au fond des mers. Modifier un sous-marin en conséquence ne pose aucun problème technique. Ce même sous-marin pourrait avoir une allure très "banalisée". Les moteurs fusées utilisés, à propergol solide fonctionnent très bien dans l'eau et sous pression. Trente bars correspondent à 300 mètres de profondeur. Il serait ainsi parfaitement possible de mettre en oeuvre un générateur du type Pamir au voisinage d'une faille et loin des côtes. Son fonctionnement ne serait pas détecté en surface.

L'activité tectonique se prolonge sous la mer. Prenons par exemple l'Islande. Elle est parcourue par une faille orientée sud-sud ouest - Nord - nord est qui prolonge la faille de la dorsale médio-océanique. Cette région du globe est le siège de très fortes tensions tectonique. On pourrait dire qu'il serait relativement facile de déclencher un séisme en Islande en agissant au voisinage de la côte, en suivant le prolongement sous-marin de la faille. Avec les dessins suivants j'ai essayé de montrer à quoi pourrait ressembler un sous-marin déclencheur de séisme.

Mise en place d'une arme sismique à proximité des côtes

Ajoutons qu'aux profondeurs envisagées : cent, deux cent, trois cent mètres, la mise en oeuvre de plongeurs autonomes sortant du sous-marin puis réintégrant une "chambre de saturation" ne pose aucun problème. De telles interventions sont courantes à proximité des plate-formes pétrolières off shore. Nous découvrons ainsi une nouvelle forme de guerre discrete ( "silent war" ) où affaiblir un adversaire peut consister à créer chez lui des "phénomènes naturels" qui pourraient, avec des moyens étonnement modestes, créer chez lui des effets destructeurs, à grande distance, et même en différé. Quitte à proposer ensuite son "'aide humanitaire", opération permettant éventuellement de reprendre un pays complètement en main.

Tout cela a l'air tellement simple et logique qu'on peut réellement se demander si cela n'aurait pas déjà été mis en oeuvre.

Ici on a évoqué un effecteur qui consiste à porter à ébullition l'eau d'une nappe aquifère, située soit sous la surface terrestre, soit sous le plancher océanique, l'énergie étant apportée par un générateur MHD. C'est astucieux et potentiellement efficace. On utilise ainsi la valeur comme "vérin". Mais il y a d'autres façons de créer des chocs susceptibles de déclencher des séismes en opérant à proximité de failles, comme par exemple de forer discrètement puis de faire détoner une charge nucléaire enfouie à une certaine profondeur. Je pense en particulier à des actions menées à proximité de côtes "sensibles".


Retour au texte de 2003 :

Même remarque concernant un possible déclenchement du volcanisme. La philosophie est la même : apporter de l'énergie en profondeur. Avant de penser à un volcan regardons comment fonctionne un geyser. J'ai pas mal traîné en Islande il y a de nombreuses années avec mon fils et avec Maurice Kraft (qui mourut intoxiqué par une émanation de gaz, de même que sa femme Katia). Le mot geyser vient de la localité geisir, en Islande, où ceux-ci sont nombreux.

Un geyser est une colonne qui plonge dans les profondeurs de la terre à un endroit où se trouve une source de chaleur. En Islande la chaleur est partout. Cette colonne est remplie d'eau. Très souvent elle affleure dans une vasque plus ou moins importante. On est surpris de découvrir que cette eau est teintée en vert par des bactéries qui vivent dedans en "cosommant cette énergie" et non pas l'énergie du soleil. On ne sait d'ailleurs pas très bien si la vie terrestre ne serait pas née dans ces conditions qui nous paraîssent insupportables. Toujours est-il que ces bactéries meurent si la température tombe au dessous d'un certain seuil, peut être quatre vingt ou quatre vingt dix devrés. En tout point de la colonne l'eau est proche de l'ébullition. Plus la pression est élevée et plus haute est la température à laquelle de l'eau peut se maintenir à l'état liquide, et vice-versa. Je vous raconte cela parce que tous les montagnards savent comme il est difficile de faire cuire des pâtes en haute montagne, simplement parce que la basse pression liée à l'altitude diminue la température d'ébullition et que même dans de l'eau bouilllante on a du mal à provoquer les réactions chimiques de la cuisson de l'aliment à cause de cela. Dans la colonne d'eau du geyser la température croît avec la profondeur, simplement parce qu'on se rapproche de la source de chaleur. Si l'ébulltion ne se produit pas (le geyser cesse alors d'être actif) c'est parce qu'en tout point le poids de la colonne d'eau crée une pression suffisante pour empêcher l'ébullition à la température qui règne à cette profondeur.

Mais ce système est instable. La pression qui règne dans la colonne ne peut être modifiée. Elle ne dépend que de la géométrie du système, de la hauteur d'eau. Par contre la source de chaleur souterraine peut apporter des calories au point de créer la criticité. Alors une bulle se forme qui remonte vers la surface et provoque l'ébullition de l'eau qui se trouve sur son passage. Le volume de vapeur qui remonte croît ainsi et peut atteindre plusieurs mètres cubes. Quand la bulle atteint la surface, celle-ci se soulève. Puis la bulle crève à sa partie supérieure (figure de droite) et c'est ce qui provoque l'émission d'une colonne de vapeur. ceux qui ont vu des geyser en fonctionnement connaissent ce phénomène, assez rapide, qui s'étend sur un temps qui est de l'ordre de la seconde.

Pour l'anecdote il existe un moyen de "ranimer les geyser", qu'utilisait Maurice Kraft et qui faisait la joie de mon fils qui avait dix ans à cette époque. J'ai malheureusement perdu la photo que nous avions prise du phénomène. L'astuce consiste à vider le contenu d'un flacon de produit à vaisselle dans le geyser. Celui-ci descend en abaissant la valeur de la température de vaporisation. Quand le produit atteint le bas de la colonne, le geyser se déclenche et produit alors des dizaines de milliers de bulles de savon, les plus grandes pouvant atteindre une vingtaine de centimètres de diamètre.

Un volcan a un fonctionnement analogue au sens où c'est une colonne de magma contenant du gaz.

On peut comparer ce magma à du champagne. Les gaz qui peuplent la surface de la Terre on d'ailleurs été créés par le dégazage de volcans, puis transformés par un phénomène appelé "vie". Les volcans rejettent de nombreux gaz différents, dont pas mal de CO2. Prenons maintenant un volcan "actif", c'est à dire susceptible d'entrer en éruption périodiquement. Sa colonne de lave est en équilibre à la manière de celle du geyser. En général elle est liée en profondeur à une poche magmatique. Le mécanisme qui assure la montée du magma dans la cheminée est le dégazage qui a tendance à s'accentuer au fur et à mesure de la remontée. On comprend alors comment il peut être possible à l'aide de micro-ondes pulsées en très basses fréquences, capables d'apporter de l'énergie thermique à grande profondeur, de chauffer le magma et de rendre le système instable, s'il est proche de sa criticité.

Si le secrétaire à la Défense William Cohen a prononcé ces mots c'est qu'il avait d'excellentes raisons de penser que tout cela était faisable. Je pense même que s'il a dit cela c'est que cela a déjà pu être testé par les scientifiques américains (...).

http://www.jp-petit.org/Divers/Armes_sismiques/Armes_sismiques1.htm