drogues_eaux_usees_anti_dorgue_cocaine_ecstasy_rusty_jamesLes eaux usées des Parisiens ont parlé. En effet, Le laboratoire de l’observatoire de santé publique et environnement (université Paris-Sud) a mené l’enquête à partir d’échantillons prélevés dans six stations d’épuration de la région parisienne. Le but ? Evaluer la consommation de drogue des habitants d’une ville. 4 substances ont été étudié : cocaïne, ecstasy, amphétamine et buprénorphine (médicament de substitution aux opiacés). L’étude, publié dans la revue Forensic Science International, met en avant plusieurs résultats : La consommation de drogue est plus élevée à Paris même où la concentration moyenne de cocaïne est de 144 ng/L, contre 46 ng/L en banlieue, mais aussi que les autres substances étudiées sont rarement détectées ou à un niveau bien moindre. Logiquement, ces substances sont majoritairement consommées le weekend ou lors d’évènement, le pic de consommation étant atteint le 21 juin, durant la fête de la musique. Si cette enquête est inédite en France, elle a déjà été pratiquée dans d’autres pays européens. En Espagne et en Italie, la consommation de cocaïne serait beaucoup plus forte qu’en France. En fevrier 2008, 1,3 million habitants de l’agglomération de Barcelone consommaient quotidienement 20 000 doses de cocaïne. A Milan, une étude de 2006 établit l’absorption quotidienne à 40 000 doses. La France aurait une consommation équivalente à la Belgique, à quelques grammes près.