DOCUMENTAIRE - Après «Le monde selon Monsanto», la journaliste Marie-Monique Robin présente un film sur les produits chimiques présents dans nos aliments...

Elle n’hésite pas à utiliser le mot «poison» pour désigner les multiples conservateurs, colorants, anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques qui traînent dans nos assiettes. Pour Notre poison quotidien, elle a enquêté sur les substances chimiques présentes dans l’alimentation. Sont-elles responsables des maladies qui frappent les pays développés (cancers, diabète, obésité, maladies neuro-dégénératives,…)? La réglementation protège-t-elle efficacement les consommateurs?
Des effets collatéraux au nom du progrès

De la Mutualité sociale agricole (MSA) à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Marie-Monique Robin a recueilli les témoignages de tous les experts impliqués dans le système de règlementation, la recherche ou l’utilisation des produits chimiques. Et les a mis face à leurs contradictions: les décisions de l’OMS basées sur des études confidentielles fournies par les industriels, l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) qui emploie des experts également salariés dans des entreprises utilisant des produits chimiques,  les listes de produits cancérigènes du Circ (Centre international de recherche sur le cancer) qui ne correspondent pas aux conclusions de certains de leurs rapports…

«La littérature scientifique est polluée par des études faites sur mesure pour l’industrie», dénonce Marie-Monique Robin. Et lorsque les autorités, Efsa ou OMS, tentent de fixer des limites de consommation des produits chimiques, « doses journalières admissibles » ou «limites maximales de résidus», la complexité de la tâche les transforme en «acrobates des limites»: «Nous sommes dans une société du risque où nous acceptons des effets collatéraux au nom du progrès», analyse Marie-Monique Robin.

Un effet cocktail encore mal connu

Si «la dose fait le poison», il semble qu’aujourd’hui nous ne sachions même plus quelle dose nous ingérons réellement. Les réglementateurs « font de leur mieux », comme l’avoue une experte de la FAO (organisation pour l’agriculture et l’alimentation des Nations unies) mais les controverses autour du Bisphénol A ou de l’aspartame prouvent que leurs effets sur la santé humaine sont encore mal connus ou minimisés.  L’«effet cocktail» des centaines de substances mélangées dans l’alimentation est encore plus flou.

Alors que l’OMS a qualifié d’«épidémie» l’augmentation du nombre de cancers dans les pays développés depuis une trentaine d’années, Marie-Monique Robin veut démontrer qu’il n’est plus possible aujourd’hui de dire que les produits chimiques présents dans l’alimentation n’y sont pas liés. En prenant notamment pour preuve les agriculteurs, victimes «à la source» des produits phytosanitaires, qui sont de plus en plus nombreux à affirmer que les cancers ou les maladies neuro-dégénératives dont ils sont victimes sont causées par les pesticides.<

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Notre poison quotidien  - 112mn

 

   

DOCUMENTAIRE - Après «Le monde selon Monsanto», la journaliste   Marie-Monique Robin présente un film sur les produits chimiques présents   dans nos aliments...

   

Elle n’hésite pas à utiliser le mot   «poison» pour désigner les multiples conservateurs, colorants,   anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques qui   traînent dans nos assiettes.  Pour Notre poison quotidien,   elle a enquêté sur les substances chimiques présentes dans   l’alimentation. Sont-elles responsables des maladies qui frappent les   pays développés (cancers, diabète, obésité, maladies   neuro-dégénératives,…)? La réglementation protège-t-elle efficacement   les consommateurs?

   

Des effets collatéraux au nom du progrès

   

De la Mutualité sociale agricole (MSA) à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Marie-Monique Robin a recueilli les témoignages de tous les experts   impliqués dans le système de règlementation, la recherche ou   l’utilisation des produits chimiques. Et les a mis face à leurs   contradictions: les décisions de l’OMS basées sur des études   confidentielles fournies par les industriels, l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) qui emploie des experts également salariés dans des entreprises   utilisant des produits chimiques,  les listes de produits cancérigènes   du Circ (Centre international de recherche sur le cancer) qui ne correspondent pas aux conclusions de certains de leurs rapports…

   

«La littérature scientifique est polluée par des études faites sur   mesure pour l’industrie», dénonce Marie-Monique Robin. Et lorsque les   autorités, Efsa ou OMS, tentent de fixer des limites de consommation des   produits chimiques, « doses journalières admissibles » ou «limites   maximales de résidus», la complexité de la tâche les transforme en   «acrobates des limites»: «Nous sommes dans une société du risque où nous   acceptons des effets collatéraux au nom du progrès», analyse   Marie-Monique Robin.

   

 

 

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Un effet cocktail encore mal connu

 

Si «la dose fait le poison», il semble qu’aujourd’hui nous ne   sachions même plus quelle dose nous ingérons réellement. Les   réglementateurs « font de leur mieux », comme l’avoue une experte de la FAO (organisation pour l’agriculture et l’alimentation des Nations unies) mais les controverses autour du Bisphénol A ou de l’aspartame prouvent   que leurs effets sur la santé humaine sont encore mal connus ou   minimisés.  L’«effet cocktail» des centaines de substances mélangées   dans l’alimentation est encore plus flou.

 

Alors que l’OMS a qualifié d’«épidémie» l’augmentation du nombre de   cancers dans les pays développés depuis une trentaine d’années,   Marie-Monique Robin veut démontrer qu’il n’est plus possible aujourd’hui   de dire que les produits chimiques présents dans l’alimentation n’y   sont pas liés. En prenant notamment pour preuve les agriculteurs,   victimes «à la source» des produits phytosanitaires, qui sont de plus en   plus nombreux à affirmer que les cancers ou les maladies   neuro-dégénératives dont ils sont victimes sont causées par les   pesticides.