167788_159597854088444_100001146903125_282279_4800457_nPar Michel Chossudovski

En ce qui concerne le mouvement de protestation en Egypte, plusieurs groupes de la société civile financés par des fondations américaines ont mené la protestation sur Twitter et Facebook:

« Des militants du mouvement Kifaya en Egypte (Ca Suffit) – une coalition d’opposants au gouvernement – et le Mouvement de la Jeunesse du 6 avril ont organisé les manifestations sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Les bulletins d’information de l’Ouest ont dit que Twitter semblait avoir été bloqué en Egypte plus tard mardi. » (Voir Voice of America, l’Egypte secouée par des manifestations anti-gouvernement meurtrières)

Le mouvement Kifaya, qui a organisé l’une des premières manifestations dirigées contre le régime de Moubarak à la fin 2004, est soutenu par l’organisation américaine International Center for Non-Violent Conflict.. Kifaya est un mouvement à base large qui a également pris position sur la Palestine et l’interventionnisme américain dans la région.

À son tour, Freedom House a été impliquée dans la promotion et la formation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord des blogs Facebook et Twitter:

Les membes de Freedom House ont acquis des compétences en matière de mobilisation civique, leadership, et planification stratégique, et bénéficient de possibilités de réseautage grâce à l’interaction avec les bailleurs de fonds basés à Washington, les organisations internationales, et les médias. Après leurs retour en Egypte, les membres ont reçu de petites subventions pour la mise en œuvre des initiatives novatrices comme la défense d’une réforme politique par le biais de Facebook et des SMS.

http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=66&program=84. (c’est l’auteur qui souligne)

Du 27 Février au 13 Mars [2010], Freedom House a accueilli 11 blogueurs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord [de différentes organisations de la société civile] pour deux semaines de voyage d’étude sur les nouveaux médias à Washington, DC. Le voyage d’étude à assuré aux blogueurs une formation en sécurité numérique, en production de vidéo numérique, développement par message, et cartographie numérique. Alors qu’à D.C., les membres ont également participé à une séance d’information du Sénat, et ont rencontré des hauts fonctionnaires à l’USAID, au département d’Etat [ministère] et au Congrès ainsi que les médias internationaux, y compris Al-Jazira et le Washington Post. http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=115&program=84&item=87, c’est l’auteur qui souligne.

On peut facilement appréhender l’importance attachée par l’administration américaine à ce « programme de formation » de blogueurs, qui est couplé avec des réunions de haut niveau au Sénat américain, au Congrès, au Département d’Etat, etc…
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Le rôle des médias sociaux du type Facebook et Twitter en tant que moyens d’expression de la dissidence, doit être soigneusement évalué: les blogueurs de la société civile sont pris en charge par la Freedom House (FH), la National Endowment for Democracy (NED) et le Département d’Etat américain.

BBC News World (diffusion au Moyen-Orient) citant des messages internet égyptiens a indiqué que « les Etats-Unis avaient envoyé de l’argent aux groupes pro-démocratie« . (BBC News World 29 Janvier 2010). Le Mouvement de la Jeunesse du 6 avril est soutenu secrètement par Washington. Selon un rapport publié dans le Daily Telegraph, citant un document secret de l’ambassade américaine (29 janvier 2011):

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/egypt/8289686/Egypt-protests-Americas-secret-backing-for-rebel-leaders-behind-uprising.html

« Les manifestations en Egypte sont conduites par le Mouvement de la Jeunesse du 6 avril, un groupe sur Facebook qui a attiré principalement les jeunes et membres éduqués opposés à M. Moubarak. Le groupe compte environ 70.000 membres et utilise des sites de réseautage social pour orchestrer les manifestations et informer sur leurs activités.

Les documents publiés par Wikileaks révèlent que les fonctionnaires de l’ambassade des États-Unis [au Caire] ont été en contact régulier avec le militant tout au long des années 2008 et 2009 , le considérant comme l’une des sources les plus fiables de leur informations sur les violations des droits de l’homme (c’est l’auteur qui souligne). »

Source: globalresearch