13 avril 2011

La vérité sur nicolat hulot le cheval de troie écologiste

mac_hulot_janvier_20086 octobre 2009

« Ils [les multinationales sponsors de Nicolas Hulot] ne peuvent pas utiliser [mon image]. Le mécénat c’est encadré par la loi. (...) Il peuvent pas utiliser la bobine de Nicolas Hulot pour faire de la pub, pour vendre, bon ben voilà. Je crois que c’est assez clair. »

Edf Hulot

 

« Il va falloir expliquer aux électeurs écolos que l’acrobate de TF1, pote de Sarko et ex-conseiller de Chirac subventionné par la mairie de Paris, est un grand homme de gauche. » Christophe Nobili, « Ushuaïaïe, aïe, aïe ! » Le Canard enchaîné, 2-2-2011.

« Le groupe chimiste Rhône-Poulenc en est un membre fondateur et des représentants d'EDF, de L'Oréal ou de TF1 siègent au conseil d'administration. Tous participent au financement de la FNH : en 2009, la structure de Nicolas Hulot a ainsi récolté plus de 3,4 millions d'euros de dons de la part de ses généreux mécènes, soit environ 67% de ses ressources. En échange, les représentants des entreprises peuvent participer à la gouvernance de la fondation : ils votent le budget et arrêtent le programme d'action. »
Le Figaro, 17-2-2011

« L'énergie nucléaire est donc pour le moment le moindre mal. »
Site de la Fondation Nicolas Hulot, 22 mars 2011.

 

« Nous sombrons à un tel point de déliquescence qu’aujourd’hui ce ne sont plus les partis qui désignent les candidats, mais les médias qui les fabriquent et les imposent aux partis. La candidature potentielle de Nicolas Hulot en est la parfaite illustration. La sidération que produit la télévision est telle que le seul objecteur de croissance à l’Assemblée Nationale, Yves Cochet, a conclu en février que si l’animateur de TF1 se présentait, le candidat élu par son parti : “s'effacera naturellement devant lui”*»

Vincent Cheynet, extrait du livre collectif Contre-Grenelle 3, Décroissance ou barbarie, sortie le 8 avril, éditions Golias, 15 euros, 190 pages.

« Comment, un homme, sur la seule base de sa notoriété, ferait main basse sur l'écologie en France. [Nicolas Hulot] c'est un écolo de salon. Dans ce cas-là, pourquoi pas Mimie Mathy, ou Johnny Hallyday. Je trouve inacceptable que cet homme dont la fondation est sponsorisée par les multinationales L'Oréal ou EDF se fasse passer pour le candidat français de l'écologie ; Quelle esbroufe. Et puis, il n'a jamais levé le petit doigt contre le nucléaire. »

Stéphane Lhomme, Sud Ouest, 9-4-2011.

Dans un rapport parlementaire, deux députés émettent des réserves sur la participation de grands groupes comme L'Oréal ou EDF au financement et à la gouvernance de Sa fondation. Un mélange des genres peu apprécié par les militants écologistes historiques.

Si sa décision de se présenter à l'élection présidentielle n'est pas encore prise, Nicolas Hulot s'y prépare ardemment. Il consulte beaucoup, travaille ses dossiers et peaufine déjà sa succession à la tête de sa Fondation. Car s'il saute le pas, l'écologiste a promis de prendre «toutes les précautions pour respecter l'indépendance» de la structure, qu'il a fondée en 1990. «La Fondation est et doit rester apolitique», écrit Hulot à ses adhérents. Question d'éthique, donc. Mais en quittant la présidence de la Fondation Nicolas Hulot (FNH) - qui devrait être rebaptisée Fondation pour la Nature et l'Homme -, l'animateur pourrait aussi maximiser son capital électoral.

Car chez les militants écologistes, la FNH n'a pas forcément bonne presse. En cause, ses liens étroits avec de grandes entreprises loin d'être «écolo-compatibles». Le groupe chimiste Rhône-Poulenc en est un membre fondateur et des représentants d'EDF, de L'Oréal ou de TF1 siègent au conseil d'administration. Tous participent au financement de la FNH : en 2009, la structure de Nicolas Hulot a ainsi récolté plus de 3,4 millions d'euros de dons de la part de ses généreux mécènes, soit environ 67 % de ses ressources. En échange, les représentants des entreprises peuvent participer à la gouvernance de la fondation : ils votent le budget et arrêtent le programme d'action.
«Liens troubles»

Un mélange des genres qui a suscité les réserves de deux députés auteurs d'un rapport parlementaire publié début février. Jean-Marie Sermier, député UMP du Jura et Geneviève Gaillard, élue socialiste des Deux-Sèvres, n'y vont pas par quatre chemins. Pour eux, les activités des groupes en rapport avec la FNH sont «problématiques» et les liens établis sont «troubles», alors même que «le Grenelle de l'environnement a procuré d'importantes responsabilités aux fondations écologistes et qu'elles doivent à ce titre être irréprochables». «EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire. Quant à L'Oréal, elle est classée parmi les groupes de cosmétiques dont les produits font l'objet de test sur les animaux, au grand désarroi des opposants à la vivisection, notent les députés. Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l'énergie nucléaire ? Quel poids donner à sa parole sur les activités principales de ses deux administrateurs ?».

«Tout est légal, mais on est un peu circonspects», assure Jean-Marie Sermier. Il met en avant le risque de «récupération de l'image de la Fondation au service d'intérêts privés» et conseille aux trois représentants de l'Etat présents au sein du conseil d'administration de la FNH d'être «plus perspicaces et plus fermes». Et d'annoncer qu'à l'issue de ce premier rapport parlementaire, la Commission du développement durable de l'Assemblée a décidé de poursuivre son travail de surveillance : de nouvelles auditions au sein de la Fondation auront bientôt lieu.
Nicolas Hulot, le DSK des écolos

Nicolas Hulot, lui, assume. Réaliste, l'écologiste va chercher l'argent «là où il est» et croit en la théorie du cheval de Troie : il veut «créer des passerelles plutôt que des fossés» en installant un dialogue avec les entreprises, y compris les plus polluantes. Régulièrement attaqué sur ce terrain, il rend coup pour coup. Il dément ainsi formellement avoir retouché la fin de son film Le syndrome du Titanic sous la pression de la SNCF, qui sponsorisait le projet. De son côté, la FNH précise, à titre d'exemple, que «la position de Nicolas Hulot dans le Pacte écologique sur le nucléaire - en particulier sur l'EPR - est très loin du copier-coller de celle d'EDF».

Hulot, "les pingouins l’appellent…"

Pour s’opposer à la candidature de Nicolas Hulot, le président de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme, a décidé de participer aux primaires d’Europe-Ecologie - Les Verts (EELV) qui se tiendront en juin prochain. Contacté par leJDD.fr, l’ancien porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire met en garde le parti écologiste "qui risque de se discréditer pour ne pas obtenir grand-chose à l’arrivée".

Selon certains observateurs, Nicolas Hulot pourrait se présenter hors cadre, et même face à Eva Joly. Deux candidats écologistes en 2012, c’est imaginable?
Si j’ai bien compris, il y aura de toutes façons plusieurs candidats écologistes puisque que Jean-Louis Borloo, comme Nicolas Hulot, revendiquent la paternité du Grenelle de l’environnement. Mais ce Grenelle est une vraie imposture et a eu des effets néfastes sur l’environnement en France. Cela a aussi été une manière pour Nicolas Hulot de dérouler le tapis vert à Nicolas Sarkozy en 2007 en le faisant passer pour un écologiste.

 

Un jour pour les écolos,
un jour pour Sarko,
un jour pour Norotau !

« Nous sommes sept milliards sur Terre, bientôt neuf, et nous n'avons d'autre choix que de changer de logiciel économique, en produisant et en consommant à la fois mieux et moins. » Nicolas Hulot et Dominique Bourg, Le Monde, 6 avril 2010.

« Il nous faut (...) poser les bases d'une croissance sélective (...) La compétitivité des entreprises [est] menacée par les crises environnementales.(...) La Fondation Nicolas Hulot salue ainsi l'action du ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, et de sa secrétaire d'Etat, Chantal Jouanno. » Cécile Ostria, directrice générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, 29 mars 2010.

« Une pure et simple décroissance paraît idiot [à Dominique Bourg], car d’abord tout n’a pas vocation à décroître et, d’autre part, une décroissance généralisée signifie une déprime généralisée avec des problèmes sociaux infinis » Le Monde, 22 novembre 2007. « Les décroissants fondamentalistes pensent qu’ils détiennent la vérité, posture propice à la violence et à l’intolérance » Dominique Bourg, 24 heures, Suisse, 17 décembre 2008.

 

« Nicolas Hulot ne recule plus. L'animateur d'Ushuaïa devrait se déclarer candidat à la présidentielle dans le courant de la semaine prochaine. Une attachée de presse, qui a déjà travaillé avec la Fondation Nicolas Hulot (et aussi avec celle d'Areva), vient d'être recrutée. »

France Soir, 9-4-2011.


Les éco-Tartuffe - Nicolas HULOT par mattlouf
Nicolas hulot : éco tartuffe par franceinter


BLOOM ENERGY de l'energie libre dans une box

Bloom_boxBLOOM ENERGY LA REVOLUTION DANS UNE BOX

Imaginez un petit cube de 10 cm de coté capable à lui seul de satisfaire les besoins en électricité de toute votre maison. Plus de centrales, de pylônes et de lignes électriques... Juste un Bloom Box dans votre sous-sol. C'est la promesse, entourée d'un peu de mystère et de beaucoup de >, de Bloom Energy, une start-up qui doit officiellement présenter sa variante de pile à combustible, mercredi en Californie, en présence de l'ancien secrétaire d'Etat américain, Colin Powel –qui siège au board– et peut-être du gouverneur Arnold Schwarzenegger. Science-fiction? Loin de là. Les scientifiques expérimentent depuis 1840. Rendement et coût abordables pour une fabrication à grande échelle? C'est moins sûr >De 700.000 à 800.000 dollars pour 100 maisons ">Depuis un premier aperçu dans l'émission >60 Minutes de CBS diffusée dimanche (vidéo ci-dessous), on en sait un peu plus sur ce cube magique. Il est constitué de lamelles de silicium (fabriquées à partir de sable) recouvertes sur chaque face par deux revêtements secrets. De quoi permettre la création d'électricité via une réaction chimique entre un hydrocarbure (gaz naturel, notamment) et de l'oxygène. >Créée il y a huit ans, Bloom Energy a jusqu'ici opéré en mode sous-marin et suscité un buzz certain dans la Silicon Valley, levant plus de 400 millions de dollars auprès d'investisseurs. Son principal argument, mercredi, sera qu'une vingtaine de prestigieux entreprises utilisent déjà des Bloom Box. Google a été le premier client. Dans 60 Minutes le PDG d'eBay John Donahoe ne tarit pas d'éloges. Il explique avoir installé quatre conteneurs de 100 Kilowatts sur sa pelouse et qu'ils fournissent les besoins en électricité de la moitié du campus de l'entreprise –bien plus que les panneaux solaires installés sur le toit. En neuf mois, eBay dit avoir économisé 100.000 dollars sur sa facture électrique. Le besoin d'hydrocarbure, cependant, ne fait pas vraiment rêver les écologistes. Mais d'après John Donahoe, les boîtes déployées chez eBay sont alimentées par du gaz provenant de déchets domestiques (oui, comme dans Retour vers le futur et présentent un bilan carbone neutre. Reste que beaucoup d'experts sont sceptiques sur la capacité de Bloom Energy –qui fabrique un conteneur par jour– à tenir ses promesses. Selon Michael Kanellos, rédacteur en chef de GreenTechMedia, il y a 20% de chances que nous ayons tous un cube de type Bloom Box dans notre sous-sol d'ici une dizaine d'années. Philippe Berry

Posté par rusty james à 13:05 - - Permalien [#]