Aquatic_Symphony
John Ernst Worrell Keely
(1827-1898) de Philadelphie était musicien et charpentier, et travaillait avec le son et
d’autres formes vibratoires pour mettre des machines en route. Il réalisa des exploits
qui ont été publiés et que la science du vingtième siècle fut incapable de reproduire.
Par exemple, une des histoires, découverte par Dale Pond du Nebraska, lors de
recherches sur Keely, raconte qu’un apprenti passa six mois avec Keely pour apprendre
comment construire un moteur.
« Êtes-vous prêt à le faire marcher ? », demanda Keely après les derniers réglages.
« Alors allez-y, faites-le démarrer. »
L’apprenti actionna l’interrupteur, mais il ne se passa rien. Keely s’approcha de
lui, posa sa main sur l’épaule du gars, et le moteur démarra.
Était-ce un moteur conçu pour répondre au toucher d’une personne bien spécifique
? Ceci ne fut qu’une des réalisations attribuées à Keely par les écrivains de son
temps. À en croire les documents historiques, Keely aurait réussi d’autres exploits incroyables
• Il construisit une machine qui creusait un tunnel dans la roche en pulvérisant la
pierre. Son invention avait l’air de faire fondre la roche aussi vite que la machine
avançait.


• Il libéra l’énergie dans l’eau d’une manière similaire à celle des chercheurs d’aujourd’hui,
à savoir en créant avec des ondes sonores de toutes petites bulles dans l’eau,
qui, lorsqu’elles éclatent, libèrent de l’énergie. Des observateurs ont vu un moteur
fonctionner avec l’énergie libérée par cet appareil que Keely appelait son Libérateur.
Keely, qui avait une grande sensibilité musicale et de l’intuition, faisait ses découvertes
en expérimentant. Ses connaissances musicales lui permirent de construire des
machines comme on construit des instruments de musique – comme dans la construction
d’un violon, ses machines étaient construites pour répondre à des tons harmonieux,
et non discordants. Mais le fonctionnement des machines de Keely était largement
tributaire de ce qu’il appelait les « timbres vibratoires » du constructeur – les
rythmes de respiration et des ondes cérébrales de la personne. C’était comme si un
violon ne pouvait être joué que par celui qui l’avait fabriqué. C’est pourquoi la construction
de ses machines n’était pas seulement une simple affaire de réglage de bobines
électriques ; elles étaient beaucoup plus sensibles que des machines habituelles. Et
malgré ses connaissances avancées en science vibratoire, même Keely ne comprenait
pas pourquoi ses inventions marchaient. Il n’a pas réussi non plus à construire des machines
que d’autres personnes que lui pouvaient faire fonctionner.
Selon Pond, Keely découvrit plus de quarante de ce qu’il appelait les lois fondamentales
de la nature. Parmi d’autres réalisations attribuées à Keely, on compte aussi
la création de fréquences de portée extrêmement élevée, ainsi que des travaux dans les
domaines des moteurs acoustiques, de l’ultrason, et du contrôle des pressions extrêmes
et du vide. Parfois, il est difficile de se rappeler que ces travaux datent du dixneuvième
siècle.
Pourquoi ne connaît-on pas plus les travaux de Keely aujourd’hui, et pourquoi la
communauté scientifique ne s’y intéresse-t-elle pas ? Une des raisons est que Keely
n’utilisait pas une terminologie scientifique pour décrire son travail – il ne parlait pas
le langage de la science. Et aussi, il était tellement en avance sur la science de son
temps que, comme pour Tesla, ses travaux étaient tout bonnement ignorés par beaucoup
de scientifiques.
Une science atomique plus douce
La physique conventionnelle adopte la méthode du matraquage : on tape sur un
atome avec de l’énergie, on le casse et on voit ce qu’il y a dedans. C’est tout à l’opposé
de la conception de Keely. Il considérait l’atome comme un orchestre, un assortiment
de parties vibratoires qui produisent des sonorités différentes. Ce concept fait partie
aujourd’hui de la physique conventionnelle, mais ce fut une idée révolutionnaire à
l’époque de Keely.

wavecycle
Ce qui distinguait réellement Keely, était sa capacité de diriger cet orchestre atomique,
sa capacité de faire faire à l’atome ce qu’il voulait, lui. Pond raconte que Keely
a découvert comment réunir deux vibrations pour en faire naître une troisième, complètement
différente. Il utilise l’exemple d’une cantatrice d’opéra faisant éclater un
verre à vin avec sa voix, ce qui relève de la méthode du matraquage. À l’opposé, celle
de Keely serait de faire fondre le verre, puis de le remodeler en ajoutant une minuscule
quantité d’énergie pour l’ajuster à la sonorité exacte.
Des détracteurs profitèrent de l’histoire de Keely pour amuser leurs lecteurs en affublant
ses inventions de noms insolites – Désintégrateur, Transmetteur Sympathique,
Accumulateur Vibratoire, Résonateur Tubulaire – et se moquer de ses revendications
extraordinaires. Ils l’accusèrent également de fraude. Les journaux de l’époque considérèrent
l’affaire Keely close lorsqu’un enquêteur trouva, après la mort de Keely, une
grosse boule de métal enterrée dans le sous-sol de son laboratoire, et de minces tuyaux
qui parcouraient les murs en tous sens. Ils déclarèrent que Keely avait utilisé de l’air
comprimé pour faire ses expériences.
D’un autre côté, des chercheurs qui comprennent un peu mieux ce qu’il faisait,
expliquent que ceci est faux. Ils disent que la boule n’était pas une astuce cachée, mais
qu’elle avait fait partie d’une expérience et qu’elle avait été rangée plus tard sous le
sol. Ils disent aussi que Keely utilisait ses tuyaux – du reste trop petits pour laisser passer
de l’air comprimé – pour des expérimentations avancées.
Keely et les spéculateurs
Les problèmes de Keely tournaient autour du fait que des spéculateurs constituèrent
une entreprise et le pressèrent d’obtenir rapidement des résultats pour qu’ils puissent
se remplir les poches. Ils le pressèrent financièrement et psychologiquement.
L’histoire de la Motor Company de Keely est une des raisons principales pour lesquelles
Keely fut accusé de fraude.
Keely commença à expérimenter les vibrations et les énergies au début des années
1870. En 1874, il maîtrisait déjà un peu cette force qu’il appelait « l’éther », mais il
n’avait plus d’argent. Des connaissances proposèrent de fonder une entreprise afin que
Keely ait les fonds nécessaires pour le développement d’un moteur. Les commanditaires
de la Motor Company s’attendaient à des succès immédiats.
Cependant, les années passèrent sans que Keely fut capable de construire un moteur
fiable, tandis que ses partenaires commerciaux manipulaient et vendaient des actions.
En 1879, la compagnie était au bord de la faillite. Keely accepta un plan de
consolidation compliqué, qui voulait qu’il cède deux autres inventions à la compagnie,
en échange d’une partie des actions et d’une toute petite somme d’argent.
Trois ans plus tard, quelques actionnaires poursuivirent Keely pour non-respect
du contrat. Un des actionnaires qui ne faisait pas partie des poursuivants, écrivit une
lettre pour la défense de Keely au Philadelphia Evening Bulletin, qui disait que l’argent
que les actionnaires avaient investi n’était pas allé à Keely et à ses travaux, mais avait
permis à des promoteurs sans scrupules au sein de la société, de vendre des actions et
d’empocher les bénéfices. Cet avis fut partagé par Clara Bloomfield Moore, une riche
veuve, qui devint finalement le financier et le biographe de Keely. Elle écrivit que le
plan avait été « préparé par des intrigants » et que les « déclarations publiques qui disent
que M. Keely aurait été pourvu de grosses sommes d’argent de l’entreprise, sont
fausses. »
Malgré ce soutien, le fiasco de la Keely Motor Company envoya l’inventeur pour
quelque temps en prison en 1888. Moore écrivait : « Keely est lui-même son pire ennemi.
Suspecté de fraude, il agit comme s’il était un fraudeur. » Elle faisait alors référence
à une explosion émotionnelle de Keely, lors de laquelle il détruisit des instruments
qu’il avait mis des années à fabriquer. Moore dit que Keely avait réagi ainsi parce
qu’il ne supportait pas les suspicions insultantes de scientifiques arrogants, et que
son comportement fit croire à « la suspicion que ses instruments ne sont pas autre
chose que des appareils avec lesquels il trompe astucieusement ses mécènes. »
En 1890, une publication appelée New York Truth semblait refléter l’opinion du
moment. « Alors que Keely était embarrassé par de simples commerçants,... qui craignaient
plus pour leurs dividendes que pour les découvertes, il ne lui restait plus qu’à
refaire l’artiste et à exhiber son contrôle partiel des harmonies de la nature. »
Dale Pond dit que la science moderne soutient les travaux de Keely. Maintenant
qu’il est pris plus au sérieux, le mystère Keely s’amplifie. Qu’est devenue la masse de
ses écrits ? Personne ne sait vraiment. Mais des chercheurs comme Pond reconstruisent
les machines de Keely et continuent ses expériences.

cette inventeur de génie avait compris que rien n'est chaotique dans l'univers mais harmonie ,la science qui s'est éloigné de la lumière sème le désordre et professe le mensonge dans un seul but le contrôle RJames