114523_le-siege-de-la-banque-de-grece-a-athenesLes clients grecs se pressent aux caisses des banques pour retirer leurs économies, rapporte Protothema, et entre jeudi et vendredi derniers des particuliers auraient ainsi procédé au retrait de pas moins de 1.5 milliards d’euros. Au total, les retraits sur mai se sont élevés à 4 milliards d’euros, alors qu’ils avaient été de 2 milliards en avril.


La plupart des clients qui effectuent ces retraits sont des petits épargnants qui viennent retirer des sommes comprises entre 2.000 euros et 15.000 euros. Dans la plupart des cas, ils sont motivés par la crainte que leurs économies ne disparaissent dans l’éventualité de la faillite de la Grèce.


Les politiciens ne semblent pas comprendre les risques posés par ces mouvements de panique généralisée, pas seulement pour la stabilité du système bancaire, mais aussi pour l’économie du pays.


Si la Grèce ne bénéficie pas d’un nouveau plan de sauvetage, elle sera défaillante à la mi-juillet, rappelle le Wall Street Journal. Les obligations grecques à deux ans sont désormais rétribuées avec des taux d’intérêt de 26%, témoignant de la faiblesse de la confiance des marchés dans la capacité du pays à sortir de sa situation. Mais il est aussi possible qu’en fin de compte, la crise provoque la sortie de la Grèce de la zone euro, ce qui impliquerait un retour à une drachme qui serait immédiatement dévaluée, et entrainerait la faillite de la Grèce d’office, sans parler de la catastrophe induite pour les établissements financiers européens qui sont impliqués dans son financement.


Toujours selon le Wall Street Journal, l’Allemagne pourrait renoncer à exiger un rééchelonnement de la dette grecque pour permettre la mise ne place d’un nouveau plan de sauvetage, tandis que des officiels du FMI, de la BCE et de l’Union Européenne sont toujours sur place pour évaluer la situation. Jean-Claude Juncker, le Président de l’eurogroupe, a promis lundi qu’une solution serait trouvée pour la crise Grecque d’ici à fin juin.