libye otanun sénateur américain fustige le "gangstérisme" de l'Otan

Les hauts responsables de l'Otan en Libye doivent être traduits devant la justice internationale au même titre que les dignitaires du régime Kadhafi, estime le sénateur américain Dennis Kucinich.

"Les hauts commandants de l'Alliance atlantique doivent assumer la responsabilité des pertes civiles résultant des bombardements devant la Cour pénale internationale. Sinon, nous allons assister au triomphe d'un nouveau gangstérisme international", a jugé M.Kucinich dans une déclaration diffusée jeudi.

"L'Otan a agi en toute impunité. Le commandement de l'Otan bombardait sans relâche les civils au nom de la protection des civils (…). En violation des résolutions du Conseil de sécurité, l'Otan a illégalement poursuivi le changement de régime libyen", indique le sénateur.
Plus tôt dans la journée, le ministre britannique de la Défense Liam Fox a confirmé les informations selon lesquelles les militaires de l'Otan participaient à la chasse au colonel Kadhafi en Libye.

"Je peux confirmer que l'Otan fournit des enseignements et des équipements de reconnaissance au Conseil national de transition pour aider à localiser le colonel Kadhafi et d'autres membres du régime", a annoncé le ministre britannique.

Selon le quotidien Daily Telegraph, les forces spéciales britanniques auraient reçu l'ordre du premier ministre britannique David Cameron de prendre la direction des insurgés à la recherche de Kadhafi, dont la tête est mise à prix pour près de 1,7 million de dollars.Mouammar Kadhafi, l'ex-homme fort libyen en fuite, a fustigé jeudi "la guerre psychologique et les mensonges" à propos des spéculations sur son éventuelle fuite au Niger voisin. Il s'est exprimé dans un message sonore diffusé par la chaîne de télévision Arrai, basée à Damas. Le passage lundi d'un important convoi de véhicules civils et militaires venant de Libye à Agadez, une ville au nord du Niger, a alimenté les spéculations sur une fuite de Mouammar Kadhafi, avant une série de démentis. De son côté, le gouvernement du Niger a réaffirmé mercredi que Kadhafi n'est pas au Niger. "Le gouvernement tient à informer l'opinion nationale et internationale que M. Mouammar Kadhafi n'est pas en ce jour en territoire nigérien, en notre connaissance", a souligné le ministre de la Justice, Gardes des Sceaux, et porte-parole du gouvernement, Marou Amadou, lors d'une conférence de presse tenue aussitôt après la réunion du Conseil des ministres. Le Conseil national de transition (CNT) libyen a décidé mercredi d'envoyer une délégation au Niger pour tenter convaincre ce pays de fermer sa frontière avec la Libye pour empêcher le leader déchu libyen Mouammar Kadhafi, ses membres de famille ou ses loyalistes de fuir. La délégation devrait aussi discuter avec les autorités nigériennes du retour des fonds détournés. S'agissant des pays voisins, Depuis le début de la guerre en Libye, les autorités algériennes n’ont cessé d’exprimer de vives inquiétudes quant à la destination de l’armement tombé aux mains des rebelles du CNT et qui pourrait alimenter les stocks des terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb.


MOSCOU,
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