codebarre3_jpg  La justice anglaise tient la solution pour désengorger  les prisons : suivre à la trace les délinquants en leur implantant
  sous la peau une puce RFID. Cette pratique, qui suscite la polémique, a déjà été adoptée en entreprise. 

Le bracelet électronique, à peine adopté en France, ne suffit déjà plus VeriChip   aux Anglais. Trop encombrant et vulnérable, il pourrait être bientôt  La puce RFID de VeriChip, à peine  remplacé par une puce d’à peine un centimètre de long, implantée
plus grosse qu'un grain de riz,    directement dans le bras des délinquants en liberté conditionnelle. s'implante sous la peau.

Le ministère anglais de la Justice, confronté comme en France à la surpopulation carcérale, planche en tout cas très sérieusement sur le sujet. «Toutes les options sont sur la table, et c’en est une que nous aimerions approfondir» a confirmé un officiel du ministère au quotidien The Independent Doutes sur la sécurité
Ce scénario de science-fiction se heurte toutefois à quelques contraintes. Pour communiquer avec l’extérieur, la puce RFID a besoin d’un complément externe. Le système ne fonctionne pas différemment des cartes de transport qui doivent frôler un lecteur. En clair, cela signifie que les volontaires ne devront pas s’éloigner d'un autre appareil, chargé de communiquer leurs
coordonnées par satellite GPS.
 Autre problème, la technologie n’est pas tout à fait sûre. A la fois pour le délinquant – les effets sur la santé font l’objet d’études contradictoires – et pour les autorités, puisque la puce peut théoriquement être ôtée du corps, et ses données piratées.
Autant d’arguments dont se saisissent les opposants aux « spychips », les puces espionnes. Un responsable de l’association des contrôleurs judiciaires dénonce cette surenchère technologique en assurant que le système actuel des bracelets GPS fonctionne finalement bien. « Traiter les gens comme des bouts de viande ne me semble pas représenter une avancée », estime Harry Fletcher dans The Independent.
En face, les statistiques officielles pointent pourtant la hausse des failles. Sur 17.000 personnes portant un bracelet électronique, environ 2000 auraient échappé un temps au système, tandis que les infractions au couvre-feu (12 heures par jour minimum à domicile) auraient quadruplé en un an

Déjà 2000 implants humains

D’où le recours, pour les partisans des puces RFID, à une solution qui se banalise. VeriChip, le leader américain des puces sous-cutanée, en a vendu 7000 dans le monde, dont 2000 implantées dans des humains. Les visées sont le plus souvent médicales, pour les hôpitaux notamment. Ces puces sont aussi utilisées pour des accès hautement sécurisés, dans l’armée, et même dans une boîte de nuit espagnole. Le monde de l’entreprise n’est pas épargné : il y a deux ans, une société
de vidéo-surveillance, CityWatcher.com avait déclenché une polémique en implantant une puce RFID pour contrôler les accès de ses salariés. Une pratique depuis peu interdite en Californie et dans deux autres Etats américain

 


RFID.. scandale sanitaire .. radiation à... par daily-27