dictature_verte

Guerres et discriminations envers et contre tout, contre l’homme, contre la Nature. Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage des ressources, saccage des paysages.

Ce que nous laissons derrière nous : une terre chauve résultant d’une désertification galopante, la menace d’un chambardement climatique, la fonte inattendue de la banquise et des glaciers, le délitement des écosystèmes et l’absurde déconstruction de notre milieu environnemental, la sixième extinction massive d’espèces, une richesse halieutique transformée en pauvreté, les ressources qui se tarissent plus vite que prévu, les réfugiés de l’environnement qui, chaque fois plus nombreux, frappent à notre porte, etc., tels sont les problématiques insolubles qui mettent à mal l’humanité.

Et maintenant, cerise sur le gâteau de miel, les abeilles sont malades de l’homme. Comme nous les comprenons et les félicitons d’avoir tenu si longtemps ! Principale agricultrice avant la lettre, voilà 60 à 80 millions d’années que l’abeille mellifère est sur Terre et accompagne l’aventure humaine depuis la nuit des temps. Son rôle de pollinisateur est essentiel dans le maintien de la biodiversité génétique et dans la production des trois quarts des nos cultures vivrières. Mais nos outrances agricoles ont provoqué l’effondrement des populations d’abeilles dans tous les pays dits avancés (pour mieux reculer), avec l’effet domino des terribles conséquences sur l'ensemble de la chaîne alimentaire. D’un seul coup, pendant que nous faisons des enfants qui n’auront plus « droit à l’abeille », entre 25 et 90 % des effectifs se sont volatilisés selon les contrées. Pesticides, campagnes abiotiques, plus rien à butiner, que du poison partout. Le déclin des abeilles n’annonce pas que la chute irrémédiable de la production apicole, elle bio-indique notre fin prochaine. Mais soyons satisfait, l’abeille se maintient dans les villes et les capitales où il reste déjà davantage de nature anthropisée (espaces verts policés, avenues plantées d’arbres ornementaux et allochtones) que dans la vraie Nature !

Pourquoi la « bonne parole » nous a-t-elle conduits aux plus mauvaises actions, au pillage des autres continents, à tant de croisades, de discriminations et de génocides, à tant de cruauté à l’égard des animaux ? On nous explique comment nous réchauffons notre Planète. On nous bombarde d’informations apocalyptiques sur la disparition des espèces, l’anéantissement des forêts, la mise à sac des écosystèmes les plus précieux, le tarissement des fleuves et des lacs. Nous voyons autour de nous, chaque jour et au quotidien, comment tout fout le camp, comment les paysages sont rongés par le béton, défigurés par le mitage des campagnes, anéantis par l’édification touristique des littoraux, comment le milieu et nos aliments sont empoisonnés par l’agrochimie productiviste, comment le sol est scalpé par le surpâturage. Nous sommes dépassés par nos immondices, asphyxiés par les pollutions terrestres, maritimes et génétiques.

Nous constatons que le nombre croissant des cancers environnementaux est une réalité effrayante. Et voilà qu’ils en remettent une couche en nous imposant une illusion transgénique. Et nous allons faire des petits pour les confier à un tel Monde ?

Voilà ce qu’il reste de nous, espèce opportuniste et déjantée. Et nous ne voyons qu’une seule, unique et stupide résolution à prendre avant de procréer : feindre d’ignorer la situation, continuer à exploiter, à surexploiter, quitte à se mentir à soi-même.

Nous sommes bien loin des glorieux bilans de civilisations que la propagande donne dans ses livres d’écoles ! Le bilan global est dramatiquement négatif et relève de la faillite institutionnelle sciemment relayée par chaque colocataire étourdi de la Planète Terre. Nous sommes tous mercenaires dans cette guerre contre le Vivant, et par ricochet tous kamikazes ! C’est bien fait ! Nous comprenons bien que nous cherchions à être le plus nombreux possible dans la bataille, la loi du plus fort est aussi celle du nombre. Le populationnisme n’a pas d’état d’âme, les ressortissants planétaires n’ont de cesse dans leurs pillages, leurs appropriations, leurs outrages. Vivre la multitude, vive le populo, vive l’irrespect !

Si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !