hdwallpapers45-copie-1

le 13 décembre 2007, est le 140ème anniversaire de la naissance du physicien norvégien Kristian Birkeland. Ce fut lui qui, au début du 20ème siècle, formula correctement l'hypothèse de courants électriques du Soleil allumant les aurores boréales et australes de la Terre. Pendant de nombreuses décennies, les scientifiques du courant principal rejetèrent largement la thèse de Birkeland, penchant plutôt pour l'opinion d'une magnétosphère terrestre constituant une chape impénétrable qui déclenche l'activité aurorale sous la « pression » du vent solaire.



Kristian Birkeland


​​​​Ce fut seulement en 1973, quand les satellites détectèrent la signature magnétique des courants électriques dans les aurores, que l'hypothèse de Birkeland fut validée de manière irréfutable, mais, durant deux décennies encore, de nombreux astronomes résistèrent aux implications de cette découverte.


​​​​Afin de vérifier ses idées sur le lien Terre-Soleil, Birkeland a construit une chambre à vide et a placé à l'intérieur une boule de métal magnétisée, appelée terrella, qui figurait la Terre. Il a observé le comportement de la terrella en atmosphère artificielle, chargée électriquement. Bizarrement, en plus de résoudre l'énigme des aurores de la Terre, les expériences électriques de Birkeland ont aussi simulé les anneaux planétaires et les manifestations énergétiques des jets cométaires. Pourtant, un siècle plus tard, les astronomes continuent à être déconcertés par ces phénomènes spatiaux. (Les observations de Birkeland sur les propriétés électriques des comètes furent publiées en 1913 dans Comets: Kristian Birkeland's theory).



La chambre à vide avec la terrella au centre


​​​​Plus d'un siècle après l'expédition polaire de Birkeland pour étudier les aurores boréales, les scientifiques du courant principal continuent à exprimer leur surprise ou même leur stupéfaction en observant les signes révélateurs des circuits électriques qui relient la Terre au Soleil. Cela parce qu'ils s'accrochent toujours au modèle théorique qui, de par son concept, exclue la possibilité de circuits électriques dans l'espace, même si ce modèle est réfuté par les nouvelles observations qu'ils qualifient d'« impossibles » (et parfois rejettent).


​​​​La déconnexion entre théorie et découverte astronomique se manifeste pleinement dans le récent communiqué de presse de la NASA : NASA Spacecraft Make New Discoveries about Northern Lights (un satellite de la NASA fait de nouvelles découvertes sur les aurores boréales).


​​​​Ce rapport traite des observations récentes des satellites THEMIS sur les « cordes magnétiques géantes qui relient la Terre à la haute atmosphère du Soleil, ainsi que des explosions aux abords du champ magnétique terrestre. » Décrivant la rencontre de THEMIS avec une « corde magnétique, » le chercheur de la NASA Dave Sibeck déclare : « Elle est très large, à peu près aussi vaste que la Terre, et est située à environ 40.000 milles (64.360 Km) au-dessus de la surface terrestre dans la région appelée magnétosphère. » Les chercheurs ont observé que la fameuse corde « se forme et se défait en juste quelques minutes, fournissant une bref mais important canal pour l'énergie du vent solaire. D'autres cordes se succèdent rapidement : « Elles semblent se produire sans discontinuer, » a dit Sibeck. »


​​​​« Cordes » magnétique ? Cette expression fait se demander comment la dynamique des fluides envisagée par la NASA peut expliquer une structure « semblable à une corde » qui se tord et change dynamiquement, et s'étend sur le trajet entier de la Terre au Soleil. Les scientifiques de la NASA utilisent souvent l'expression « flux de cordes » pour décrire ces voies filamenteuses tordues, parcourues de particules chargées électriquement. Mais pour les ingénieurs électriciens, cette terminologie révèle une profonde confusion chez les astronomes qui se démènent pour comprendre l'activité électrique imprévue. Le professeur Donald E Scott, auteur de The Electric Sky (Le ciel électrique), déclare : « Les cordes ont, bien entendu, un début et une fin. Pas les champs magnétiques. Ainsi, ce genre de langage de la NASA ne peut rien expliquer et est erroné théoriquement ainsi que trompeur. »


​​​​Les « cordes » auxquelles se réfèrent les chercheurs sont communément décrites en science du plasma comme des « courants électriques de Birkeland, » d'après le nom de leur découvreur susmentionné. Leur structure en corde n'est pas juste une bizarrerie, c'est la forme prise par les flux de courant en raison de l'attraction à longue portée et de la répulsion à courte distance entre les filaments de courant. Les « champs magnétiques tordus » sont tout simplement la signature d'un flux de courant électrique. Dans le cosmos, ces filaments de plasma entrelacés agissent comme des lignes électriques, qui véhiculent des « champs magnétiques alignés » sur les courants à travers l'espace interplanétaire et interstellaire.


​​​​En lisant le rapport de la NASA, le non initié pourrait croire que l'observation de ces « cordes » est nouvelle, qu'elles n'ont jamais été vues auparavant. Mais les courants de Birkeland font l'objet de recherches sur le plasma depuis plus d'un siècle. Cette expression désigne le courant électrique dans le plasma spatial. C'est cette fonction des filaments de plasma qui inspire l'affirmation des partisans de l'Univers Électrique, « Il n'y a pas d'île isolée dans le cosmos ! » Cependant, l'expression « courant de Birkeland » n'a jamais été intégrée au lexique de l'astronomie traditionnelle. Seulement ces dernières années, les astronomes ont admis le concept à contrecœur, quand les preuve ne permettaient aucune autre alternative.


​​​​Le rapport de la NASA continue : « La mission ne fait que commencer mais THEMIS nous a déjà étonné, » a dit Vassilis Angelopoulos, principal chercheur de la mission de l'Université de Californie de Los Angeles.


​​​​L'étonnement des chercheurs a commencé en mars, quand « un orage élémentaire a éclaté au-dessus de l'Alaska et du Canada, produisant de vives aurores pendant plus de deux heures. » Le rapport indique que : « L'orage élémentaire a immédiatement surpris les chercheurs, l'aurore ayant surgi vers l'ouest deux fois plus vite qu'on pensait que ce soit possible, traversant 15 degrés de longitude en moins d'une minute, » dit Angelopoulos. L'orage a carrément traversé tout le fuseau horaire polaire en 60 secondes !


​​​​En outre, « étonnamment les manifestations se produisaient en rafales. » Les photographies prises par les caméras au sol et par le satellite polaire de la NASA (qui soutient aussi la mission THEMIS) ont révélé une série de jaillissements détachés, chacun d'une durée d'une dizaine de minutes. « Certaines éruptions disparaissaient tandis que d'autres se renforçaient mutuellement et continuaient jusqu'à devenir des événements majeurs. »


​​​​L'énergie de cinq cent mille milliards de Joules de ces deux heures de déchaînement équivaut à peu près à celle d'un séisme de magnitude 5,5. En essayant de percevoir « d'où provenait toute cette énergie, » la NASA restait tâtonnante dans ses explications.


​​​​Le langage utilisé par les chercheurs révèle leur détermination à éviter de décrire des événements manifestement électriques en termes de circuit électrique. Ils se cramponnent plutôt à des notions de « collisions » mécaniques dans les structures magnétiques, générant d'une façon ou d'une autre les effets énergétiques observés, oubliant d'expliquer comment ces structures peuvent être magnétique sans électricité. Le rapport de la NASA décrit les « cordes magnétiques » (les courants électriques de Birkeland) observées par THEMIS comme des « faisceaux tordus de champs magnétiques organisés, ressemblant beaucoup à de la filasse torsadée en cordage de marine. » Cette description est colorée et poétique, mais équivaut-elle à une explication scientifique ? En laissant sans réponse, comment sont créées les cordes et pourquoi elles se tordent ?


​​​​Le rapport continue :

Des satellites ont détecté des signes de ces cordes avant, mais un seul satellite est insuffisant pour faire le relevé de leur structure en trois dimensions. Les cinq satellites de THEMIS ont été capables de réaliser cet exploit.

 

THEMIS a aussi observé un nombre relativement faible d'explosion du champ magnétique terrestre dans le front de choc. « Le front de choc est comme la vague de proue à l'avant d'un navire, » explique Sibeck. « C'est le lieu où le vent solaire est affecté par les premiers effets du champ magnétique terrestre. Quand un nœud magnétique du vent solaire frappe le front de choc, boum ! Ça produit une explosion, » dit-il.

 

​​​​User d'un pareil langage pour décrire les puissants courants électriques et les décharges d'énergie solaire revient à remplacer le jargon de la science avancée du plasma par celui de la mécanique des fluides. Nulle part le rapport ne mentionne le potentiel explosif de la « double couche, » la structure commune à toutes les gaines de plasma, ces retrécissements cellulaires qui entourent les objets chargés électriquement plongés dans le plasma, tout comme la magnétosphère terrestre.


​​​​Une double couche est constituée de deux couches de plasma parallèles où circulent des charges électriques opposées [*]. Une augmentation de tension catastrophique peut survenir dans la structure quand le flux est coupé. Cela provoque l'« explosion » de la double couche, comme on l'observe quand un disjoncteur est ouvert incorrectement. Les explosions observées par THEMIS sont des effets d'instabilités prévisibles dans l'interface de la gaine de plasma de la Terre, et dans les flux de particules chargées du vent solaire.


​​​​L'intelligibilité de nombreux phénomènes spatiaux, notamment des imprévisibles explosions de comètes, des supernovae, et des expulsions de masse coronale, pourra venir quand les astronomes examineront la bien documentée dynamique des explosions de la double couche électrique. Il est ironique que, s'accrochant au seul dogme de la pesanteur (pas d'électricité dans l'espace !), un dogme codifié avant d'avoir eu les outils de la science moderne du plasma, l'astronomie traditionnelle ait obstrué la voie du progrès scientifique inaugurée il y a un siècle par Kristian Birkeland.

​​​​« Cela semble être la conséquence naturelle de notre point de vue de présumer que l'espace entier est rempli de toutes sortes d'électrons et d'ions électriques volants. » Kristian Birkeland

 
Original : http://www.thunderbolts.info/news.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard