16 janvier 2012

La Maison-Blanche vient de répondre à deux pétitions concernant des projets de loi antipiratage

 

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La Maison-Blanche vient de répondre à deux pétitions concernant des projets de loi antipiratage qui sont à l'étude, notamment le controversé Stop Online Piracy Act (SOPA).

Dans leur réponse, Victoria Espinel, coordinatrice responsable de l'application de la propriété intellectuelle au sein du Bureau exécutif du Président, Aneesh Chopra, premier responsable fédéral de la technologie et Howard Schmidt, assistant spécial au Président et coordinateur gouvernemental sur les questions de sécurité, tentent de calmer le jeu devant la grogne grandissante des internautes et des divers intervenants de l'industrie.

On peut notamment y lire que « la tâche de protéger la propriété intellectuelle en ligne ne doit pas se faire au dépens d'un Internet innovateur et ouvert. »

« Tout effort pour combattre le piratage en ligne doit être fait sans risque de censure d'activités légales et sans freiner l'innovation de nos entreprises, petites et grandes » y lit-on également.

Dans sa réponse, la Maison-Blanche se positionne clairement contre toute altération de l'architecture actuelle d'Internet, comme le filtrage de DNS (pour détournement ou autre).

Pour la Maison-Blanche, il semble crucial d'arriver à des solutions qui respecteront tant les détenteurs de propriétés intellectuelles que les internautes et leurs droits.

Quelques moments après la publication du mémo sur le site de la Maison-Blanche, le magnat médiatique Rupert Murdoch a laissé couler son fiel sur Twitter. Visiblement irrité, il a écrit entre autres : «Il semble qu'Obama se soit rangé du côté de ses bailleurs de fonds de Silicon Valley qui menacent tous les créateurs de logiciels de vol et piratage. »

Le patron de News Corp. a ensuite ajouté que Google était le leader des pirates, offrant accès à des films gratuitement. « Ils mettent sûrement des millions en lobbying » pouvait-on lire sur son fil Twitter.

Source : Maison-Blanche , Huffington Post

Un article de Nicolas Lacroix

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15 janvier 2012

Premier cas d'invisibilité temporelle a été réalisé par les chercheurs de l'université de Cornell à New York

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  • Des physiciens sont parvenus à dissimuler un événement précis.

    Depuis 2006, de nombreux chercheurs en optique tentent très sérieusement de mettre au point des dispositifs d'invisibilité parfaitement efficaces, des appareils longtemps cantonnés au monde de l'imaginaire, comme la cape magique d'Harry Potter qui lui permet d'échapper aux regards.

    Des physiciens américains ont poussé la méthode un peu plus loin, et ont réussi à dissimuler non pas un objet, mais un événement qui s'est déroulé dans le passé. Cette première démonstration d'un «camouflage temporel», publiée jeudi dans la revue britannique Nature, a permis aux chercheurs de rendre un événement indétectable pendant un instant très court (40 picosecondes, soit quatre centièmes de milliardième de secondes). En extrapolant, il serait théoriquement possible pour un cambrioleur de couper l'instant précis où il ouvre un coffre-fort sur une vidéo de surveillance, sans que l'altération du signal soit détectable.

    Ce premier cas d'invisibilité temporelle a été réalisé par les chercheurs de l'université de Cornell à New York en ralentissant ou en accélérant la vitesse de la lumière à certains moments. Pour prendre une analogie dans laquelle le flux lumineux serait remplacé par des voitures sur la route, les physiciens créent un passage à niveau, où certaines voitures accélèrent pour passer, et d'autres ralentissent pour s'arrêter. Une fois le train passé, les voitures bloquées accélèrent et celles de devant ralentissent, jusqu'à ce que le flux automobile redevienne uniforme comme avant, sans qu'il ne reste plus aucune trace visible de l'effet du passage à niveau.

    « En pleine science-fiction »

    L'expérience est encore très préliminaire et limitée à un signal lumineux envoyé dans une fibre optique, mais elle prouve la faisabilité de l'invisibilité temporelle, décrite en 2011 par des chercheurs de l'Imperial College. «Ces travaux ouvrent la voie à des capes d'invisibilités dynamiques, qui pourraient rendre un objet invisible à certains moments et visible à d'autres, imagine André de Lustrac, professeur à l'Institut d'électronique fondamentale à l'université d'Orsay et spécialiste des matériaux qui courbent les ondes de manière très exotique. On est en pleine science-fiction, et certains de mes collègues parlent même de modifier l'histoire!»

    L'agence de recherche Darpa du ministère de la Défense américain, qui a financé une partie des travaux, est probablement plus intéressée par des applications plus prosaïques, comme la sécurisation des communications par fibres optiques par exemple.

 

14 janvier 2012

Le projet SEAL ou comment provoquer des tsunamis

Pour gagner une guerre, l'important est de surprendre l'adversaire. On a pu voir dans un précédent article que les animaux avaient été de très bons camarades de jeu, mais les hommes se sont aussi appuyé sur les éléments naturels pour espérer la victoire. Lors de la  Seconde Guerre Mondiale, l'idée d'utiliser les océans comme arme de guerre, germe dans l'esprit d’un officier de l’armée de l’air néo-zélandaise. Il a en effet remarqué que les explosions en mer peuvent provoquer des vagues importantes. Son idée est d'utiliser la mer contre le Japon pour le compte des Alliés. C'est le début du projet Seal.

Classées secrètes, et maintenant déclassifiées, environ 3700 expériences sont dirigées pendant 7 mois (juin 1944 - janvier 1945) par le chercheur australien Thomas Leech, près de la péninsule néo-zélandaise de Whangaparaoa. Les raisons officielles de l'opération Seal est de  déterminer le potentiel d’“inondations offensives par des vagues générées au moyen d’explosifs”. Les charges utilisées vont de quelques grammes à 300 kg de TNT. Les essais à grande échelle ont lieu en mer et ceux à petite échelle dans un bassin de tests construit pour l’occasion.
L'arrivée du tsunami à Natori,après le séisme du Japon, le 11 mars 2011
Les recherches du projet Seal s’arrête en janvier 1945, “avant, que tout le programme expérimental soit complété et que les problèmes scientifiques fondamentaux soient résolus”. selon Thomas Leech. 2 raisons principales sont avancées pour expliquer cet arrêt brutal : Les Britanniques ne croyaient pas vraiment à la faisabilité de ce projet et la progression des Alliés dans le Pacifique, qui force le Japon à lâcher ses conquêtes les unes après les autres.

Seal n’étant plus une priorité pour la Coalition Alliée, elle y met donc un terme. Des enseignements ont quand même pu être apportées par Thomas Leech. Le concept d’“inondations offensives” est réalisable. Les expériences ont permis de découvrir  que les explosifs placés près de la surface de la mer seront plus efficaces qu'une explosion dans le fond de l'océan. En effet, la bulle créée par la déflagration transmet mieux son énergie à la masse d’eau, si elle est créée assez près de la surface,

Autre réponse apportée, une bombe unique sera inefficace : il faut savamment répartir plusieurs charges pour"soigner"la géométrie de l’explosion et fabriquer un train d’ondes plus destructeur. Mais un tsunami provoqué par des bombes ne pénétrerait que peu à l’intérieur des terres car  leur longueur d’onde est nettement plus courte. Or c’est la très grande longueur d’onde "des tsunamis naturels" qui permet aux vagues de ne pas se “casser” en arrivant près des côtes. En revanche, il pourrait être dangereux pour tous les bateaux naviguant dans les zones côtières, en créant de fortes turbulences à cet endroit.

le projet a été arrêté ou a juste changer de nom pour brouiller les pistes ......

Les Etats-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le « projet Manhattan » de fabrication d’une bombe atomique. Ils désignèrent le docteur Karl T. Compton pour faire la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis.

Les travaux de Thomas Leech furent poursuivis durant la Guerre froide. En 1947, George VI éleva le savant à la dignité de Chevalier de l’Empire britannique pour le récompenser d’avoir élaboré une arme nouvelle. Le Projet Seal étant toujours un secret militaire, il ne fut pas révélé à l’époque qu’il était honoré pour la bombe à tsunami. Par la suite, les services US se sont appliqués à faire croire que ces recherches n’avaient jamais existé et que tout cela n’était qu’un leurre pour impressionner les Soviétiques. Cependant, l’authenticité des essais de Leech a été établie, en 1999, lorsque une partie de la documentation a été déclassifiée par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. Officiellement les études ont repris aujourd’hui à l’université de Waikato.

On ignore si les recherches anglo-saxonnes ont été poursuivies durant les années 60, mais elles ont repris par la force des choses lorsqu’il fut décidé de procéder à l’abandon des tests nucléaires dans l’atmosphère au profit de tests sous-marins. Les Etats-Unis craignaient de provoquer involontairement des tremblements de terre et des tsunamis. Ils voulaient donc savoir le faire volontairement. Officiellement, à la fin de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont renoncé aux guerres environnementales (tremblements de terre, tsunamis, bouleversement de l’équilibre écologique d’une région, modifications des conditions atmosphériques -nuages, précipitations, cyclones et tornades-, modification des conditions climatiques, des courants océaniques, de l’état de la couche d’ozone ou de l’ionosphère) en signant la « Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles » (1976).


Rien ne distingue un séisme provoqué d’un séisme naturel, cependant on ne sait provoquer que des séismes superficiels, comme celui d’Haïti. Ce qui suscite le trouble, c’est que la réaction des Etats-Unis. Alors que les médias atlantistes se contentent de relayer la polémique sur les violations de la souveraineté haïtienne, les médias latinos-américains s’interrogent sur la rapidité du déploiement des GI’s : dès le premier jour, plus de 10 000 soldats et contractants sont arrivés à Haïti. Cet exploit logistique s’explique simplement. Ces hommes étaient déjà pré-positionnés dans le cadre d’un entraînement militaire. Sous l’autorité du commandant en second du SouthCom, le général P. K. Keen, ils participaient à la simulation d’une opération humanitaire, à Haïti, après un ouragan. Keen et son équipe étaient arrivés quelques jours auparavant.

Au moment précis du tremblement de terre, ils se trouvaient tous à l’abri, à l’ambassade US qui est construite selon les normes anti-sismiques, à l’exception de deux hommes qui se trouvaient à l’hôtel Montana et qui auraient été blessés. Le général Keen a donné de nombreuses interviews à la presse états-unienne, qui a multiplié les reportages et émissions à propos des opérations de secours. Il a souvent fait mention de sa présence à Port-au-Prince durant le séisme, mais jamais des motifs de cette présence. Parmi les objectifs de l’exercice militaire figurait le test d’un nouveau logiciel permettant de coordonner les efforts humanitaires des ONG et des armées. Dans les minutes qui ont suivi la catastrophe, ce logiciel a été mis en ligne et 280 ONG s’y sont inscrites. Il est légitime de se demander si ces coïncidences sont ou non l’effet du hasard.


Quakemachine par tokamac

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L'ISLANDE FERA LE TRIPLE DE LA CROISSANCE DE L’UE EN 2012

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Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (1,5%). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.

 

L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

 Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

 La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple dangereux à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

 Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars due FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange de mesures "d’ ajustement" soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

 Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

 Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finiraiti par payer ces dettes illégitimes.

 En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, "les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

 Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette."

 Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

 Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans beaucoup de succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de leurs banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

http://www.surysur.net/sites/defaul... Traduction : Bernard Rioux

Medef et gouvernement : En route pour une liquidation du code du travail ?

 
 

Les dernières propositions lancées par le gouvernement et le patronat, en préambule du sommet social du 18 janvier ont tout lieu d'inquiéter des salariés considérés comme des futures variables d'ajustement !


« Je veux être le Président de la valeur travail » proclamais Nicolas Sarkozy en 2007, visant d'ailleurs, un retour au plein emploi en cinq ans. C'était aussi l'époque de « la France qui se lève tôt » pour qui on allait « libérer le travail afin qu'il soit récompensé » pour aboutir finalement en novembre 2011 à 4,459 millions demandeurs d'emploi, avec ou sans activité réduite.

Gros problème pour le gouvernement, l'UMP et surtout, le Président toujours pas candidat, qui vont toutefois essayer de nous vendre en 2012, le fait : « (...) qu'il faut travailler d'avantage (...) » En clair, liquider la durée légale du temps de travail, mise en cause, une fois de plus, dans le très contestable rapport de l'ami du Medef : COE-Rexecode

Le raisonnement vous l'avouerez est absurde. En effet, allonger le temps de travail de ceux qui en ont un, au même moment où il est impossible pour près de 4,5 millions de chômeurs, à temps complet ou partiel de travailler au moins 35H00, est proprement ahurissant !

Ne nous y trompons pas, ce discours n'est en fait qu'un rideau de fumée destiné à cacher une demande beaucoup moins populaires des organisations patronales : Le chantage à l'emploi

Dans Les Echos du 11 janvier Laurence Parisot expliquait qu'elle prônait : « (...) une modification du code du travail pour permettre aux entreprises de conclure des accords réduisant le temps de travail applicable à tous les salariés (...) » Ces accords permettrait selon elle de : « (...) trouver un meilleur équilibre entre temps de travail, salaires et emplois en faisant bouger les paramètres lorsque la situation se dégrade (...) »

Cet énorme fantasme patronal pour lequel des générations de syndicalistes patronaux se seraient damnés, pourrait donc devenir une réalité ?

En principe non puisque regrette Laurence Parisot, puisque actuellement pour mettre en place de tels accords, il faut obtenir l’accord de chaque salarié individuellement. Elle suggère donc que ces accords ne puissent plus être considérés comme des modifications du contrat de travail, mais s’appliquent globalement à tous les salariés.

Pour ce faire, le Medef a nécessairement besoin du gouvernement et des députés UMP qui seuls pourraient modifier le code du travail de façon à satisfaire à ses exigences. C'est pourquoi François Fillon, a appelé le 10 janvier à l’instauration d’une réforme législative pour permettre la conclusion de ces accords.

Et dans la mesure où l'UMP reste majoritaire à l'Assemblée Nationale, elle pourrait bien transformer des millions de salariés « qui se lèvent tôt » en variable d'ajustement ... pour le plus grand profit des actionnaires qui n'auront pas connaître ... les affres d'une situation qui pourrait se dégrader !

Pour cela comme le dit avec grande simplicité, Laurence Parisot, il faut simplement que les parlementaires de l'UMP : « fassent bouger les paramètres »

Transmis aux salariés électeurs ...

Source : Slovar les Nouvelles

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Tentative de création d'une tornade dans le ciel Français .

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Une formation nuageuse semblable à une tornade

Ce phénomène étrange est plutôt rare. Il a été observé et photographié, mardi soir, par Nicolas, un habitant de Mordelles. Intrigués, nous avons questionné Frédéric Decker, météorologue à MétéoNews. Il nous raconte ce qui s’est réellement passé.

« Tout d’abord, j’avoue avoir d’abord pensé à un montage photo, mais avec les diverses photos et les témoignages, cette éventualité n’était plus à l’ordre du jour. On constate autour de la base nuageuse une couche uniforme de stratocumulus, nuages typiques sous des conditions anticycloniques. »

Pas de formation de tornade

Le météorologue nous explique que mardi, la situation météo était dominée par « un anticyclone à 1037 hPa dans une atmosphère calme sans contrastes thermiques. De telles conditions interdisent totalement la formation d’une tornade .

Il semblerait que l’on ait affaire à une anomalie« positive de température locale, sans doute artificielle (zone surchauffée, usine, etc.) puisque cette formation nuageuse a été d’abord photographiée dans une petite zone industrielle avant de progresser en campagne ».

Cas assez atypique

Ce type de phénomène est donc « relativement courant, mais le cas de mardi était, il est vrai, assez atypique. Évidemment, ce phénomène esthétique ne présente aucun danger ».

Dans certaines conditions météo particulières, « des tornades sont possibles en Bretagne : il faut beaucoup d’air chaud en surface, beaucoup d’air froid en altitude, d’importants cisaillements de vent (vent de directions opposées entre le sol et l’altitude) et surtout la présence d’une cellule orageuse très active (seul un cumulonimbus, nuage d’orage, peut créer une tornade ou une technologie de type Haarp). »


Source: Ouest france


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04 janvier 2012

Alignement des sites sacrés de la terre sur des lignes énergétiques telluriques

 

Depuis l'espace, la Terre nous apparait comme une boule ronde et lisse très légèrement aplatie aux pôles. Nous distinguons facilement les mers et les continents, mais à première vue aucune structure régulière, aucun réseau, aucun treillis n'y sont apparents. Si un réseau de lignes structurées existe, il faut chercher d'autres indices.

 

Le globe et les coordonnées

On peut tout d'abord noter que puisque la Terre tourne autour d'un axe qui traverse les pôles, ces points se distinguent des autres parce qu'ils ne bougent pas. Ils auront donc un statut particulier dans un réseau.

A partir de ces 2 pôles, on peut également construire l'équateur, comme cercle équidistant des 2 pôles. Toutefois il en est déduit par réflexion, il n'est pas apparent concrètement par des caractéristiques physiques reconnaissables sur le terrain. De même, par construction sur le globe, on peut tracer des cercles qui passent par les pôles et entourent la Terre. Ce sont les méridiens. Puis, si on trace les cercles horizontaux, donc perpendiculaires aux méridiens, appelés parallèles, on obtient une grille de repérage et de géolocalisation au moyen de laquelle on peut désigner n'importe quel point de la Terre par ses coordonnées.

Ce sont ces coordonnées, par exemple, qui sont utilisées par les satellites géostationnaires GPS (Global Positioning System – ou système mondial de localisation).

La géodésie est la science qui a pour objet de mesurer la surface de la terre et de définir un système de repérage tel que la longitude et la latitude. Toutefois, cette grille semble être une convention choisie arbitrairement par quelques spécialistes qui ne correspond pas à une réalité physique.

Il existe effectivement un treillis de lignes entrelacées qui se révèlent par leurs traces physiques sur la Terre. Ce treillis est différent du système de méridiens et de parallèles, mais par certains aspects, il présente quelques rapports avec lui. Des pionniers l'ont redécouvert à partir de la fin du 19e siècle. Nous allons les suivre pas à pas dans leurs découvertes.

 

Les alignements de sites anciens en Angleterre ou lignes de ley

 

Une ligne de ley en Angleterre

Une ligne de ley à Saintbury, Angleterre. Elle emprunte un ancien chemin, passe par une croix médiévale, une église saxonne, et un tumulus
Photo aérienne de Paul Devereux ©1996

19e siècle, à peu près en même temps, plusieurs personnes en Europe sont intriguées par la disposition de certains lieux antiques ou lieux de culte qui commençaient à susciter de l'intérêt, et font quelques investigations rudimentaires avec leurs propres moyens.

Ainsi, en Angleterre, William Black s'intéressait au réseau subsistant des anciennes routes romaines. De fil en aiguille, il se rend compte qu'il existait un filet de lignes droites qui couvrait la Grande-Bretagne et au-delà. Des lignes radiales et polygonales reliaient des points et édifices précis du paysage, dont certains constituaient des bornes de comtés. En 1870, il fait une conférence à la British Archaeological Association où il expose sa théorie. Il énonce que Entre les monuments existe un marquage fait de lignes géométriques qui couvrent l'ensemble de l'Europe occidentale".

En 1882, G. H. Piper fait une causerie où il énonce que Si on trace une ligne depuis la montagne Skirrid-fawr vers la Pierre d'Arthur au nord, elle passe par Hatterall Hill, et les châteaux de Oldcastle, Longtown Castle, Urishay et Snodhill.

Dans notre culture occidentale contemporaine, le concept d'alignements de sites est généralement attribué à l'anglais Alfred Watkins dans les années 1920, bien qu'à la même époque d'autres aient eu la même idée, tel l'astronome anglais Norman Lockyer. En 1921, en se promenant à cheval dans les collines de Blackwardine situées dans le Hereforshire, Watkins remarque que de nombreux sentiers semblent relier une colline à une autre en ligne droite.

En examinant ensuite une carte, il a l'intuition soudaine de l'alignement de sites préhistoriques. Recherchant des preuves visuelles de cette théorie, il découvre que des sites tels que des pierres levées (menhirs), des collines rondes artificielles ou tumulus (qu'on prétend être d'anciennes structures funéraires) sont situés en ligne droite sur des kilomètres à travers la campagne. Il prend de nombreuses photographies sur le terrain et constitue un club de recherche, leStraight Track Club. Watkins produit conférences, articles et livres (The Old Straight Track, 1925).

Watkins remarque que ces lignes traversent des lieux dont les noms comportent le suffixe ley (ou lay, lee, leigh, lea, ly). Cet ancien mot anglo-saxon signifie espace dégagé, tel que clairière, prairie ou couloir de dégagement. C'est pourquoi il les nomme lignes de ley. Plus tard, il abandonne cette terminologie pour le terme piste ancienne rectiligne (old straight track). Mais le terme ley a été repris tel quel par d'autres et a subsisté dans l'usage.

 

Les jalons des lignes de ley

Quand ils détectent une ligne de ley, Watkins et ses collaborateurs la remarquent par des éléments du paysage physiquement repérables. Puis en l'examinant plus attentivement sur le terrain, ils trouvent d'autres éléments moins visibles, parfois enterrés.

Les jalons de ces lignes sont des éléments soit naturels, soit construits de main d'homme: lieux liés à l'eau (mares, sources, puits), tumulus, dolmens, menhirs, cromlechs (cercles de pierres), cercles et ouvrages de terre, châteaux, églises, collines de forme particulière.

Pour Watkins, il semblait logique que ces lignes étaient les traces d'anciennes voies de transport existant avant l'occupation romaine. Les sites seraient alors des points de repérage pour les voyageurs, des points de mire et de halte à travers le paysage, de colline en colline. Sans plus d'éléments, il lui était difficile d'imaginer leurs véritables fonctions.

Par la suite, ces lieux auraient été utilisés pour y construire des temples et constructions sacrées. On sait effectivement que les chrétiens ont construit leurs églises, les grandes cathédrales et autres sites sacrés à l'emplacement de cultes anciens pré-existant. Les lignes de ley existaient indéniablement aux temps préhistoriques.

 

John Michell et la ligne St-Michel

Après une période de vague oubli de l'existence des lignes de ley, John Michell leur apporte une contribution majeure dans son livre The View Over Atlantis (1969). Il y fait connaitre les observations de Watkins, les resitue dans un contexte plus large qui fait appel aux connaissances anciennes, à l'énergie, la radiesthésie, les OVNI, et donne l'impulsion pour d'autres investigations.

Il met en évidence une ligne qui traverse tout le sud de l'Angleterre sur 600 km. Elle démarre à la pointe sud-ouest, en Cornouailles, au Michael's Mount, une ile de forme pyramidale située dans Mount's Bay. La ligne traverse des sites célèbres comme Glastonbury et Avebury, et passe par de nombreux bâtiments religieux dédiés à St-Michel. C'est pourquoi elle est nommée la ligne St-Michel. Bien entendu, ce n'est là qu'un nom relativement récent, car elle existait bien avant la christianisation, et son nom était ligne Atlas.

La ligne St-Michel est orientée sur le rayon du soleil levant du 8 mai qui est justement la date de la fête printanière de St-Michel.

L'alignement St-Michel

La ligne Saint-Michel

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Le Sint-Michael Mount en Cornouailles

Avebury

Le site d'Avebury

 

Triangles et polygones

De nombreuses lignes sont progressivement découvertes, et en se croisant et s'entrecroisant, elles forment un tissu géométrique. Comme le signalait déjà en 1939 le Major H. Tyler dans son livre The Geometric arrangement of Ancient Sites, beaucoup de lignes rayonnent à partir d'une intersection commune. Ainsi 8 lignes divergent depuis l'église de Wooburn (Buckinghamshire).

Le tissu géométrique est composé de triangles, quadrilatères et autres polygones. Les triangles ont souvent leurs côtés égaux: isocèles ou équilatéraux. Sir Norman Lockyer (1836-1920), un astronome royal, remarque que Stonehenge, le château de Grovely (Grove-ley) et Old Sarum (Salisbury) forment un triangle équilatéral de 10 km de côté.

Dans d'autres cas ce sont des triangles avec un angle droit (triangle rectangle). Glastonbury, Stonehenge et Avebury forment un triangle rectangle parfait, qui est orienté approximativement vers le nord. Le côté Glastonbury /Avebury est situé sur la ligne St-Michel.

Le côté Glastonbury /Stonehenge de ce triangle est aussi l'un des côtés d'un décagone (polygone à 10 côtés) mis en évidence par John Michell.

Dans certains cas, des sites sont situés sur des cercles concentriques autour d'un centre de rayonnement.

Dans d'autres endroits, des leys sont parallèles sur plusieurs kilomètres. Cela pose question sur leur interprétation en tant que pistes anciennes. Où mèneraient-elles? Pour Tyler, les alignements étaient présents avant les pistes et marquaient une division géométrique rectangulaire du terrain.

Dans son livre Megalithic Sites in Britain (1967), le professeur Alexander Thom observe: Il est remarquable que 1000 ans avant les premiers mathématiciens de la Grèce antique, des gens de ces iles avaient non seulement une connaissance pratique de la géométrie et étaient capables de mettre en place des dessins géométriques élaborés, mais savaient aussi installer des ellipses basées sur les triangles pythagoriciens.

triangle Stonehenge

 

 

 

 

 

 

 

Un triangle résultant de l'intersection de trois lignes, délimité par Avebury, Stonehenge et Glastonbury 

 

 

 

 

Alignements de sites sacrés dans toute l'Europe

Les membres du Straight Track Club de Watkins étaient très actifs et certains ont recherché l'existence des lignes de ley dans d'autres pays. Par ailleurs, au même moment, dans ces pays mêmes, des investigateurs locaux s'intéressaient également au sujet.

Au cours des années suivantes et jusqu'à nos jours, plus on recherche ces lignes, plus on y porte attention, et plus on en découvre partout en Europe. De plus l'évolution technique a apporté des moyens supplémentaires de détection de ces alignements par des photos aériennes et encore mieux par des photos satellites qui ont rendu cette tâche beaucoup plus facile.

En effet, on s'est rendu compte que certaines lignes visibles d'en haut sont difficilement repérables sur le terrain. Parfois, elles sont signalées seulement par une couleur différente des végétaux, ou soulignées par des bordures de champ, un chemin de campagne, une route ancienne.

 

Les découvertes des Romains

Les chroniqueurs romains rapportent qu'au moment de leurs conquêtes, ils ont trouvé des lignes droites dans presque tous les pays en Europe, en Crête, dans la région de Babylone et en Afrique du Nord.

Ces tracés existaient donc bien avant eux.

Ils ont également constaté la présence de menhirs alignés dans la campagne toscane en Italie, une région occupée par les Etrusques.

 

En Allemagne

En 1929, Wilhelm Teudt, un prêtre allemand, publie un livre intitulé Germanische Heiligtümer (Sanctuaires germaniques) où il rapporte l'existence de lignes sacrées en Allemagne centrale. Ces lignes relient des sites antiques sur des centaines de kilomètres en ligne droite et forment des figures géométriques.

Toujours à cette époque, le géographe allemand Joseph Heinsch était intrigué par la cathédrale de Xanten et par sa mosaïque au sol qui représentait une carte orientée des églises de la région. En 1939, dans une conférence intitulée Principles of Prehistoric Cult-Geography, il explique que les centres sacrés étaient situés sur des figures géométriques en lien avec les constellations. Certaines lignes orientées à l'ouest reliaient des centres dédiés au culte de la lune à d'autres orientées à l'est reliaient des centres dédiés au soleil. Les unités de mesure employées étaient des fractions simples des dimensions terrestres.

 

En France, Xavier Guichard

En France aux alentours de 1910, Xavier Guichard (1870 - 1947) étudie l'origine des noms de lieux (toponymes). Il se concentre particulièrement sur le toponyme alesia qui revient de façon récurrente sur tout le territoire français (plus de 400 sites). Ses déductions sont rapportées dans son livre Eleusis Alesia, Enquête sur les origines de la civilisation européenne (1936).

Selon lui, on retrouve le nom alesia sous les formes indo-européennes Alaise, Alès, Alis ou Alles. Il signifie point de rencontre, lieu de halte lors des voyages. Il est étonnant de remarquer la consonance phonétique entre alaise et ley. Mais Guichard n'avait probablement pas connaissance des travaux de Watkins.

Alésia est apparenté au mot grec Eleusis. Éleusis était une ville de Grèce située à 20 kilomètres d'Athènes, célèbre pour son culte consacré à Déméter et à sa fille Perséphone. Dans la religion grecque antique, les mystères d’Éleusis célébraient ces déesses-mères et sont à l'origine des cultes liés aux vierges noires qui se sont répandus en Europe.

Ces lieux sont presque systématiquement associés à une colline dominant une rivière, à un puits ou à la présence de sel. D'après Guichard: Ces villages ont été établis dans les temps anciens selon des lignes astronomiques immuables, déterminées d'abord dans le ciel, puis transférées sur Terre à intervalles réguliers, chacun valant un 360e du globe.

Ils sont placés le long de lignes nord-sud parallèles s'étendant dans toute l'Europe, équidistante de 1° d'arc. Cela implique que les constructeurs antiques de ces villages connaissaient les pôles et l'équateur, les mouvements des astres, le partage du cercle en 360°, la longueur du degré terrestre, enfin les coordonnées géographiques, longitudes et latitudes.

Les lieux sont également répartis sur 24 lignes géodésiques qui rayonnent à partir d'un centre, Alaise, près de Besançon. Ce centre serait le centre rituel et mythique de l’Europe pour le culte des vierges noires.

La carte du toponyma Alésia en France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cartes des toponymes d'Alesia, Alaise et leurs dérivés en France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Grèce, Jean Richer et l'axe Saint-Michel Apollon

Dans les années 1950, le français Jean Richer installé en Grèce fait des investigations à propos des temples grecs, qu'il publie dans son livre Géographie sacrée du monde grec. Il remarque que les temples et les Oracles sont souvent situés à des emplacements difficilement accessibles, ce qui n'était pas compatible avec l'objectif d'une fréquentation populaire. Il se demande donc quelle en est la raison. Il pressent que ces centres étaient reliés, mais il ne sait pas pourquoi.

C'est en rêve qu'il obtient la réponse. Une statue d'Apollon lui montre la connexion entre les sanctuaires qui le représentaient à Delphes et Athènes. A Delphes se trouve l'ancien Oracle de la Terre-Mère et Athènes abrite le temple de l'Acropole dédié à Athéna. Une fois réveillé, il prend une carte, trace la ligne Delphes - Athènes, et constate qu'elle se prolonge sur l'île de Délos, le lieu de naissance d'Apollon, et au temple d'Apollon de Kamiros sur l'île de Rhodes. La ligne traverse d'autres sites sacrés dédiés à Artémis tel que le Temple d'Agra.

Un peu plus tard, Lucien Richer, le frère de Jean, poursuit cette recherche, prolonge la ligne vers le nord-ouest et vers le sud-est où il trouve bien d'autres correspondances. Dans un article daté de 1977 intitulé L'axe Saint-Michel Apollon, il décrit cet alignement qui s'étend jusqu'à l'extrémité de l'Irlande, à l'ile sacrée de Skellig Michael, traverse de nombreux sites célèbres dédiés à St-Michel comme Saint Michael's mount déjà nommé à la pointe de la Cornouailles en Angleterre; le Mont Saint-Michel en Normandie; La Sacra di San Michele dans les Alpes italiennes et Monte Sant'Angelo dans la péninsule italienne Gargano, sanctuaire ancien dédié à Saint-Michel; le temple d'Artémis à Corfou; Delphes; Délos, et se prolonge jusqu'au Mont Carmel en Israël, couvrant ainsi une distance d'environ 4000 km. Là, il se divise en Israël et en Égypte, puis rejoint La Mecque en Arabie Saoudite.

Si le nom de Saint-Michel est chrétien, les sites qui lui sont dédiés sont d'origine pré-chrétienne. Ils ont été auparavant dédiés par les druides aux dieux du soleil et aux déesses-mères de la terre. Puis ils ont été absorbés par les chrétiens et renommés.

Une ligne droite de l'Irlande à Israël traverse des sites consacrés à Saint-Michel et Apollon

Jean Richer découvre aussi, par l'examen de monnaies anciennes, que des lignes marquées par des temples rayonnent de Delphes, Délos et Sardes, et forment la roue d'un zodiaque.

ligne Saint-Michel Apollon

 

Evora au Portugal

Depuis les années 1930, la popularisation du concept d'alignements de sites sacrés a permis d'attirer l'attention sur ce phénomène dans d'autres pays et beaucoup d'autres ont été repérés. Par exemple au Portugal, le double cromlech d'Almendres, dans le complexe d'Evora, est aligné avec deux autres sites anciens sur 50 km: le dolmen de Anta Grande dans le site de Zambujeiro; le cromlech de Xuarez de forme rectangulaire près de Monsaraz.

Cromlech d'Almendres, Portugal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alignements astronomiques

Evora au Portugal, Xanten en Allemagne, Delphes en Grèce, la ligne St-Michel anglaise, il devient clair que l'astronomie joue un rôle important dans la conception de certains sites. Plus on cherche à comprendre ces rapports et plus on trouve de liens.

On entre là dans le domaine de l'archéoastronomie. L'archéoastronomie résulte de l'association de l'astronomie et de l'archéologie pour déterminer les connaissances et les représentations des anciens, à partir des inscriptions qu'ils ont laissées dans leurs monuments. Elle est née dès les années 1960 avec des chercheurs de terrain qui en ressentaient l'évidence. Mais elle était rejetée alors par les universitaires. Cette situation est en train de changer peu à peu alors qu'arrivent à la fois de nouvelles générations plus ouvertes et de la matière archéologique plus abondante pour l'attester. Elle est maintenant reconnue par l'université avec prudence, et même étudiée (voir K. Gadré, Culture Diff').

On constate que de nombreux sites archéologiques présentent un ou des axes orientés dans des directions précises. Ces directions sont généralement en rapport avec le soleil ou la lune. Par exemple avec leur lever au moment de l'équinoxe ou du solstice ou à une autre date significative. Citons quelques exemples supplémentaires.

 

En France

L'ouverture de la grotte de Lascaux en Dordogne est orientée face au soleil couchant du solstice d'été. Au château cathare de Montségur, le premier rayon de soleil à l'horizon du solstice d'hiver traverse le château dans sa longueur par une petite ouverture. Au solstice d'été, il traverse les quatre archères du donjon au nord-ouest avec une précision millimétrique. A Carnac, en Bretagne (France), l'orientation des alignements de menhirs correspond au soleil levant du solstice d'été. Autrement dit, le rayon solaire balaie à cet instant tout l'alignement jusqu'au cromlech à l'extrémité sud-ouest.

Alignements de Kermario

Alignement de Carnac

 

En Allemagne

L'Allemagne est aussi dotée de centres préhistoriques, tels le cercle de Goseck et le cercle de Goloring. Le cercle de Goloring, situé en Rhénanie Palatinat proche de Coblence, a été étudié dès 1948 par le Dr. Röder. Il est composé d'un fossé circulaire de 175 mètres de diamètre, 80 cm de profondeur environ et une largeur maximum de 6 m. Autour se trouve un talus circulaire de 190 m de diamètre, 7 m de large et 80 cm de haut. Ses proportions sont similaires à celles de Stonehenge. Dans des études récentes, le Dr Zack avance que le Goloring est une horloge solaire géante.

Le cercle de Goseck situé en Saxe-Anhalt a été découvert en aout 2003 par survol aérien et étudié par Wolfhard Schlosser. Ce ne sont pas ici des constructions en pierre, mais des talus en terre et des palissades de bois qui ont difficilement survécu au temps. De 75 m de diamètre, il comprend 3 cercles concentriques de terre et d’épieux de bois avec chacun 3 ouvertures qui coïncident avec les levers et couchers du soleil aux solstices d’hiver et d’été. On peut le mettre en rapport avec le disque de Nébra trouvé à moins de 30 km de là, et avec le cercle de culture de Grasdorf qui est apparu en 1991 près de Hildesheim à 150 km plus au Nord-Ouest.

Cercle de Goloring

Cercle de Goloring

 

En Angleterre et en Écosse

Au début du 19e siècle, N. Lockyer déjà nommé plus haut repère une ligne d'importance astronomique issue de Stonehenge, longue de 35 km, qui trace la course du lever de soleil de milieu de l'été.

En 1965, le professeur Gerald Hawkins suggère que les constructeurs de Stonehenge avaient des connaissances astronomiques poussées.

En 1967, un professeur de technologie en retraite, Alexander Thom, publie un livre Megalithic Sites in Britain qui a un retentissement important. Il relate ses mesures sur plus de 500 pierres qu'il a étudiées sur le sol écossais et brittanique. Il énonce que les monuments mégalithiques tels que que Stonehenge, Avebury, Long Meg, mais aussi bien d'autres de taille plus modeste dont les pierres semblent placées au hasard, suivent en réalité un plan précis au millième, basé sur des figures géométriques (cercles, ellipses ou autres). La géométrie des cercles de pierres dérive des positions extrêmes du soleil, de la lune et des étoiles au moment de leur lever à l'horizon.

Le site du Calanais ou Callanish en Écosse se présente comme un vaste champ de pierres levées. Pour Alexander Thom, ses pierres forment un calendrier basé sur la position de la Lune. Il suggère que l'alignement des pierres, lorsqu'on regarde vers le sud, pointe vers la pleine Lune du milieu de l'été derrière une montagne lointaine appelée Clisham.

Même des églises, pourtant bâties à des époques plus récentes, ont des orientations reliées à l'astronomie. À une certaine date, des rituels avaient lieu pour célébrer le courant d'énergie qui coule selon les lignes qui les traversent, afin de distribuer cette énergie aux alentours et d'en faire bénéficier les récoltes.

Calanais

Site de Calanais

 

En Irlande

Dans les années 1980, Martin Brennan (voir son livre The Star and the Stones) a dépensé une énergie incroyable pour faire admettre sa théorie sur le rapport entre l'orientation des couloirs des tumulus (dolmens recouverts de terre) et le calendrier (solstices, équinoxes et le jour à mi-temps entre les deux). Par la suite, beaucoup l'ont suivi dans ses déductions sur le lien astronomique. Un magnifique exemple est l'entrée sud de NewGrange, en ligne avec un menhir et un tumulus, et dont le couloir d'entrée est éclairé au premier rayon du solstice d'hiver. D'autres couloirs sont dans l'axe d'une ligne de ley.

NewGrange au solstice d'hiver

Entrée du tumulus de New Grange

 

En Amérique latine

Teotihuacan est un site archéologique du Mexique qui était un véritable ville, structurée par sa longue "allée des Morts" rectiligne qui la traverse sur 4 km environ selon un axe presque nord-sud, avec une déviation de 15° 50' vers l'est. Il s'y trouve de nombreuses pyramides à degrés, dont au nord la "pyramide de la Lune", et au milieu la "pyramide du Soleil". L'orientation correspond au lever du soleil du 13 aout. Dans son ouvrage Cycles of the Sun, Mysteries of the Moon: The Calendar in Mesoamerican Civilization (1987), le Dr. Vincent Malmström fait remarquer que cette date représente le commencement du monde dans la mythologie Maya.

Plus au sud, en Bolivie, à proximité du lac Titicaca, se trouvent les ruines de la ville de Tawanaku. Elle comporte elle aussi des pyramides à degrés et d'autres monuments tels que la porte du soleil. Son orientation astronomique est précise. Toutefois, elle ne peut être comprise (selon Posnansky) que si elle se rapporte au ciel tel qu'il était en 15'000 avant J.C. D'autres éléments sont en faveur de cette date, par exemple l'existence de quais à une distance du lac actuel qu'il couvrait à l'époque.

Teitihuacan

Teotihucan

Tiahuanaco

Tiwanaku

 

Motivations des constructeurs de sites mégalithiques

Beaucoup de sites sacrés ont un lien direct avec l'astronomie. Pourquoi, dans quel but? Comment comprendre cette volonté de construire en rapport avec les astres? Plusieurs théories ont été avancées pour deviner les intentions des constructeurs, et certaines semblent largement acceptées par la communauté scientifique. Les sites seraient des sortes d'observatoires astronomiques dont l'intérêt serait de repérer des dates importantes de l'année. A partir de là, il y a deux types d'interprétations sur l'objet de cette importance: des objectifs pratiques et des dévotions religieuses.

Sur le plan pratique, les dates seraient repérées dans le but de planifier les récoltes et les travaux agricoles en vue de la survie de la population. Ces constructions gigantesques indiqueraient les solstices et les équinoxes comme une sorte de vaste calendrier en pierre. C'est par exemple l'avis de Zack en ce qui concerne Goloring, et de Schlosser pour Gosek. Mais fournir tous ces efforts pour seulement donner des repères de dates, cela semble insensé.

En tout cas, ils démontrent effectivement que les constructeurs accordaient à leurs constructions une importance capitale. C'est pourquoi d'autres historiens ont imaginé que ces peuples étaient tellement soucieux d'honorer des dieux pour s'attirer leurs faveurs, ou célébrer des événements marquants, qu'ils ne comptaient ni leur temps ni leur efforts. Les monuments seraient alors des marques commémoratives d'un événement grandiose, des lieux de cultes solaires ou lunaires (à Carnac, selon Mortillet) ou servaient à prédire des éclipses (à Stonehenge, selon Hawkins).

Mais toutes ces théories ne sont que spéculations sans preuves. D'autres explications sont possibles mais ne sont pas envisagées parce qu'elles impliqueraient d'accepter l'idée que ces peuples étaient des savants et techniciens plus avancés que nous sur certains aspects. Or on veut seulement les considérer comme des gens naïfs et incultes, bien qu'on n'en ait aucune preuve. Une explication bien plus simple et plus logique se rapporte au caractère énergétique des alignements. 

 

Plans stellaires

Le rapport d'un site avec les constellations peut prendre d'autres aspects. Dans certains cas, le complexe mégalithique est bâti selon le plan d'une constellation.

 

John Foster Forbes (1889 - 1958), auteur avec Iris Campbell de Giants, Myths and Megaliths, est intrigué par des pierres situées sur le territoire britannique, qui sont gravées de cupules. Tandis que certains archéologues ne voient là que des récipients pour recueillir des liquides lors de rituels, voire même du sang, Forbes démontre que les cupules dessinent le plan de situation de l'ensemble du site et que ce plan représente une constellation. Dans le paysage même, le nom des collines et des monts reflète souvent un aspect du soleil, de la lune ou d'une étoile.

En Égypte, selon Robert Bauval (Le mystère d'Orion), le Nil est par sa forme la reproduction terrestre de la voie lactée. On retrouve cette correspondance d'espaces géographiques avec la voie lactée dans la vallée de Tepoztlan au Mexique, la vallée de Elky au Chili, et dans le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Europe.

Au Pérou, la rivière Vilcanota (ou Wilcamayu, Huilcamayo, Urubamba) dans la vallée sacrée de Cuzco était également considérée par les Incas comme la représentation de la voie lactée. Les espace rituels (huacas) le long de la vallée sont les reflets des constellations situées de part et d'autre de la voie lactée. 

Bauval a fait des relevés détaillés des pyramides de Guizeh et à proximité. Il a montré que leur disposition était identique à celle des étoiles d'Orion. L'un des conduits dans la Grande Pyramide, qui est supposé être une aération mais dont on ignore la fonction, pointe vers l'une des étoiles d'Orion. Toutefois, ce pointage n'est strictement réalisé que si on considère le ciel au moment de sa configuration en 10'500 av. J.C., comme à Tianahuaco. Bauval suppose que c'est l'époque de construction des pyramides, à l'encontre de l'avis des historiens qui maintiennent leur conviction de 4000 ans d'âge environ pour ces pyramides. Nous verrons que d'autres observations plaident en faveur de la supposition de Bauval.

 

 

Roues zodiacales dans le paysage

En 1929, Kathryn Maltwood crée un choc avec son livre A Guide to Glastonbury's Temple of the Stars dans lequel elle rapporte les dessins de vastes figures se révélant dans le paysage autour de Glastonbury en Angleterre. Ces figures sont soulignées par les courbes du paysage, les collines, les routes et les cours d'eau et ne sont visibles que sur une vue aérienne.

Elles représentent les signes du zodiaque et chacune de ces figures est située à l'emplacement approprié correspondant de la roue zodiacale. Elles forment un cercle de plus de 15 km de diamètre. Les noms des villages situés dans un signe zodiacal sont souvent en corrélation avec ce signe. Par exemple, au Nord de Glastonbury, on trouve Aries Drive (route du Bélier) dans le signe du Bélier. Pour K. Maltwood, le zodiaque de Glastonbury peut également être mis en rapport avec la table ronde du roi Arthur, ses 12 chevaliers, Guenièvre et Merlin, car Glastonbury (situé dans le signe du verseau) est l'île d'Avalon mythique.

En fait, Maltwood n'est pas la première à rapporter cette observation car cela avait été révélé par le Dr Dee aux alentours de 1580. Il avançait que le paysage avait été modelé par une population préhistorique. Les anthropologues estiment sa construction à au moins 3000 avant J.C., d'autres à 7000 av.J.C.

Le zodiaque de Glastonbury

Glastonbury n'est pas le seul cas de roue zodiacale imprimée dans le paysage. Jean Richer, en Grèce, a mis en évidence celle de Delphes. Il postule aussi que Milan (Italie) et Tolède (Espagne) sont des centres zodiacaux.

G.R. Doumayrou (Géographie sidérale) a montré qu'il en existait une autour de Toulouse (France). Les noms de lieux, les blasons des villes ou des régions, sont symboliquement en rapport avec le secteur zodiacal dans lequel ils se trouvent. Selon lui, le nom Toulouse évoque de façon suggestive le grec Thòlos, qui désignait, dans les temps primitifs, la touffe végétale coiffant et liant le sommet des huttes rondes en branchages. Par la suite, le sens s'en est étendu à la coupole hémisphérique en pierres sèches, et enfin plus particulièrement à la voûte des fours et étuves.

La roue zodiacale de Toulouse

 


 

 

Source Alignement de lieux sacrés par A. Boudet

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Edward Bernays, neveu de Freud et Machiavel de la propagande

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Edward Bernays est né en 1891 à Vienne et il est mort en 1995 à Boston. 103 années d’une vie fructueuse. Une vie consacrée à l’une des tâches majeures de notre siècle : celle qui consista à pervertir les democraties pour faire plier les volontés des masses aux desseins des élites, en toute non-violence. Edward Bernays était le neveu de sigmund Freud et il a su exploiter les avancées apportées par son oncle, ainsi que le rayonnement scientifique de ce dernier dans le domaine de la connaissance de l’irrationnalité, à des fins économiques idéologiques et politiques.

Sa discrétion dans notre paysage culturel actuel est inversement proportionnelle à l’ampleur de sa tâche. Même dans les agences de pub ou dans les services de relations publiques, son nom est presque inconnu, tout du moins en France. Il faut dire qu’il était un fervent partisan d’une "gouvernance de l’ombre" et ses écrits ne tarissent pas sur ce sujet. "créer du besoin, du désir et créer du dégoût pour tout ce qui est vieux et démodé" fut un de ses leitmotiv. "Fabriquer du consentement", "cristalliser les opinions publiques" furent les titres de 2 de ses oeuvres écrites (une quinzaine en tout). "Dompter cette grande bête hagarde qui s’appelle le peuple ; qui ne veut ni ne peut se mêler des affaires publiques et à laquelle il faut fournir une illusion" en furent d’autres.

Ayant étudié la science de son tonton (la psychanalyse), et ayant été en contact régulier avec ce dernier, puis avec sa fille, Bernays va, par la mise en pratique de tels enseignements, passer maître dans l’art de manipuler l’opinion dans un environnement démocratique et "libre", que ce soit à des fins politiques ou publicitaires. Bernays est considéré à ce jour comme l’un des pères de l’industrie des relations publiques et comme le père de ce que les Américains nomment le "spin", c’est-à-dire la manipulation - des nouvelles, des médias, de l’opinion - ainsi que la pratique systématique et à large échelle de l’interprétation et de la présentation partisane des faits. Bernays va faire fumer les femmes américaines, Bernays va démultiplier les ventes de pianos ou de savons, Bernays va contribuer à faire basculer l’opinion publique américaine vers la guerre en 1917, et bien d’autres choses encore que je vais vous conter dans cet article.
Le titre de son livre le plus célèbre ? "Propaganda, comment manipuler l’opinion en démocratie". Tout un programme. Toute une idéeologie qui va d’abord être accueillie avec scepticisme par les oligarques et les politiques, puis utilisée à tort et à travers, dès les premiers succès, et ce jusqu’à notre époque contemporaine qui en fait l’apologie.
À l’heure ou les débats pro et anti "conspiration" font rage sur les événements majeurs de notre période contemporaine, une petite mise au point historique sur la naissance et l’évolution de ce que nous appelons en France les "relations publiques" ou encore la "com" s’impose.

LA PUCE À L’OREILLE


Au début du siècle, étudiant en agriculture, fils d’un marchand de grains très prospère, Bernays s’ennuie et décide de se lancer dans le journalisme. Il rencontre à New York un ami qui a hérité de 2 revues scientifiques et qui a des difficultés dans ses prises de décisions quant à l’orientation de ces revues.
Au même moment, en ville, une pièce de théâtre dont le sujet est très tabou est en train de se mettre sur pied. Cette pièce décrit l’histoire d’un homme qui a la syphilis et qui le cache à sa future femme. Ils ont un enfant qui naît malade. Bref, une sujet très délicat pour l’époque.
Bernays teste alors une méthode qui sera le fondement de sa méthodologie : il met sur pied un comité pour la propagation d’idée en médecine, chapeauté par l’une de ces revues. Ce comité, à droits d’entrée payants, et dont les membres sont d’éminents médecins et professeurs en médecine, parraine la pièce de théâtre en question. Et c’est le succès pour la pièce... tout en donnant un coup de boost à l’une des revues de l’ami de Bernays.
Edward a 21 ans... Il transforme un scandale potentiel en succès et il vient de trouver sa voie : une nouvelle manière de faire la promotion de produits ou d’idées.
Technique classique me direz-vous... oui, en effet, c’est une technique classique aujourd’hui. Mais à l’époque, c’est révolutionnaire.
Car, à l’époque ce genre de technique de communication qui procède de biais est totalement inconnue.
En effet, au début du siècle, les messages publicitaires sont simples : il s’agit de vanter un produit en le décrivant, tout simplement, pour ce qu’il est.
Bernays procède par biais, il utilise des figures d’autorité et, via elles, rend le produit intéressant voir incontournable.

LA PREMIERE EXPERIENCE D’ENVERGURE : LA COMMISSION CREEL


Mais n’allons pas trop vite... nous sommes en 1917, et Bernays fort de cette première éxpérience est à mi-chemin entre le journalisme, l’impresario, le conseiller en communication (bien que cette dernière appellation n’existe pas encore)...
tout va se précipiter avec la constitution de l’"U.S. Committee on Public Information", plus communément appellé la "commission Creel" à laquelle notre ami Edward Bernays va contribuer de manière très active. Qu’est-ce que cette commission ? Une image suffit pour la rappeler à votre mémoire : "I want you for us army". Vous vous rappelez ? l’oncle Sam qui pointe un doigt accusateur.
Car, en 1917, la population américaine est largement pacifique et n’a aucunement l’intention d’entrer en guerre, alors que le gouvernement est fermement décidé à s’engager dans le conflit, pour des raisons industrielles. Pour la première fois dans l’histoire, une commission va être créée par un gouvernement pour changer une opinion publique. Et c’est précisément au sein de cette commission que Bernays va gagner ses premiers galons aux yeux des grands décideurs. La commission Creel va mobiliser un grand nombre d’intellectuels, de journalistes, de penseurs qui vont tenter un coup d’éclat. Ils vont mettre en place tout un ensemble d’outils et de méthodes destinés à gérer les foules et finalement à faire basculer rapidement l’opinion. Et ils vont réussir avec panache. Les bases de la propagande moderne vont être jetées.
De nombreux concepts aujourd’hui connus et banalisés seront testés : distribution massive de communiqués, appel à l’émotion dans des campagnes ciblées de publicité, recours au cinéma, recrutement ciblé de leaders d’opinion locaux, mise sur pied de groupes bidon (par exemple des groupes de citoyens) et ainsi de suite.
Walter Lippmann, un de ses membres influents, souvent donné comme le journaliste américain le plus écouté au monde après 1930, a décrit le travail de cette Commission comme étant « une révolution dans la pratique de la démocratie », où une « minorité intelligente », chargée du domaine politique, est responsable de « fabriquer le consentement » du peuple, lorsque la minorité des « hommes responsables » ne l’avaient pas d’office.
Cette « formation d’une opinion publique saine » servirait à se protéger « du piétinement et des hurlements du troupeau dérouté » (autrement dit : le peuple), cet « intrus ignorant qui se mêle de tout », dont le rôle est d’être un « spectateur » et non un « participant ». Car, en effet, l’idée qui a présidé à la naissance de l’industrie des relations publiques était explicite : l’opinion publique devait être « scientifiquement » fabriquée et contrôlée à partir d’en haut, de manière à assurer le contrôle de la dangereuse populace.
Petite appartée : le trollage payé et certaines formes de marketing viral sur internet ne sont que l’application moderne du "standing man" technique qui consistait à utiliser une personne reconnue dans une communauté pour se lever soudainement lors d’un événement local et scander une opinion afin de détourner un débat calme et rationnel et de transformer une ambiance de dialogue serein en discussion émotionnelle. Car l’émotion est le premier pas vers l’irrationnel, qui est la porte entrouverte vers l’inconscient, ce domaine que nos publicitaires exploitent au maximum.
Bref, lors de la commission Creel, Bernays a brillé dans ces milieux qui ébauchaient les techniques de propagande moderne en imposant les travaux de son oncle, et de personnes comme Gustav Lebon notamment en expliquant que la psychologie de foule est différente de la psychologie individuelle.
La masse des gens ne peut penser rationnellement, et c’est donc à la minorité intelligente de façonner le destin de cette masse... Ce constat mis noir sur blanc de façon scientifique par Freud, et qui est en adéquation parfaite avec les courants de pensée qui sévissent dans les éltes de l’époque, va permettre à Bernays, en tirant les leçons de la commission Creel, d’inventer littéralement le "public relation".

L’ŒUVRE DE BERNAYS : L’INSTITUTIONNALISATION DES RELATIONS PUBLIQUES

Pourquoi les relations publiques ?
Après la Première Guerre mondiale, la machine industrielle dont les capacités ont été démultipliées doit trouver des marchés afin de continuer à fonctionner (ce sera le même problème après la Seconde Guerre mondiale). Il faut donc créer des besoins car à l’époque le citoyen occidental de base consomme en fonction de besoins vitaux, et n’accorde que des exceptions à la frivolité. Il faut donc exacerber le désir de consommer et rendre les frivolité obligatoires, incontournables et intimement liées aux gains de liberté apportés par les progrès sociaux...
Par ailleurs,les entreprises au début du XXe siecle aux États-Unis font face à une situation difficilement gérable (grèves, conflit sociaux...) elles oscillent entre répressions dures et punitions par tribunaux interposés, elles font appel à des juristes, à des journalistes sans grand succès, et la fuidité de son fonctionnement est fortement compromise. Grace au succès de la commission Creel, quand Bernays monte son bureau et propose ses services, il est pris au sérieux par les entreprises privées et surtout les trusts.
Dans une époque ou les lois antitrust sont contournées et ou ce que les citoyens américains appellent alors les "barons voleurs" accumulent des fortunes colossales, la démocratie qui porte en blason la liberté individuelle et la liberté d’expression se doit d’apparaître en façade car elle est l’un des fondements de la motivation du travailleur, en Occident.
Bernays crée donc son bureau des relations publiques et invente le métier de conseiller en relations publiques
l’un de ses premiers clients fut l’"american tobacco corporation".

Entre les guerres Berneys va littéralement inventer des concepts
- le petit déjeuner américain "eggs and bacon" en mettant sur pied un comité de médecins qui vont prôner les valeurs d’un fort apport calorique au lever. Car il faut le savoir, au début du siècle, les Américains sont plutôt adeptes d’un petit déjeuner frugal, ce qui ne colle pas avec l’industrie du porc qui croît plus vite que la demande... Or, le comité de médecin ne va pas seulement prôner un apport calorique important... il va bien spécifier "bacon".
- Il va persuader les Américains d’acheter des pianos. Encore une fois, il biaise en infiltrant les milieux d’architectes qui vont influencer leurs clients dans l’adjonction d’une salle de musique dans les maison.
Et que faire quand il y a une pièce dédiée à la musique dans une maison ? La remplir. Et quel est l’objet qui va le mieux la remplir tout en donnant du cachet ? Un piano. Encore un succès.
- Il fera de même pour les maisons d’éditions en "forçant" l’insertion des bibliothèques incrustées aux murs des maisons.
- Le petit déjeuner du président des États-Unis avec des vedettes du show-biz afin de transformer l’image austère et distante de ce dernier, et ça existe encore aujourd’hui.

Il va par la suite affiner ses méthodes et commencer à se lancer dans des opérations de très grande envergure.

Voici 4 missions "Bernaysiennes" qui, j’en suis sûr, vont vous laisser pantois.

LE FÉMINISME UTILISÉ À DES FINS MARKETING


Dans les années 20, Bernays est employé à l’année par l’American tobacco en échange de ne pas travailler pour la concurrence, suite à une première expérience couronnée de succès.
Il faut dire qu’à cette époque le marché de la cigarette stagne, suite à une progression fulgurante durant la Première guerre mondiale et dans les premières années d’après-guerre. En vendant des milliards de cigarettes à l’armée américaine qui les intégrait au paquetage du soldat, les compagnies de tabac avait franchi une étape décisive, en transformant l’image de la cigarette qui avant la guerre était dénigrée au profit du cigare ou de la chique jugés plus "virils". Au début des année 20, donc, la cigarette est passée de "tabac pour mauviettes" à "symbole de l’Amérique fraternelle et virile".
Maintenant les cigaretiers veulent que les femmes fument. Ils confient donc la mission à Bernays.
Ce dernier analyse la situation, soumet ses observations à un psychiatre de New York qui confirme ses soupçons : la cigarette constitue pour les femmes un symbole phallique qui représente le pouvoir de l’homme. Pour faire fumer les femmes il faut d’abord leur faire conquérir de manière symbolique des positions occupées par la gent masculine. Bernays vient de trouver ses leaders d’opinion et il orchestre un des grands coups de marketing de l’histoire en détournant une marche catholique (la procession de Pâques) pour en faire un événement politique au profit des suffragettes. Une dizaine de jeunes premières, invitées par lui et soigneusement instruites du plan de bataille, se présentent au-devant de la procession, exhibent leurs cigarettes, et s’allument devant les photographes des journaux. Bernays lance le slogan aux journalistes présents : « elles allument des flambeaux pour la liberté ».
Du véritable petit lait, et d’ailleurs je ne résiste pas à un petit copier-coller d’un commentaire sur cet événement que j’ai lu sur un blog : "ça coule de source. Les journaux accordent la première page à la nouvelle. Les conservateurs vendent de la copie grâce à l’aspect scandaleux. Les progressistes sont charmés. Les féministes exultent, jubilent de l’ampleur du phénomène médiatique. Toute la société états-unienne est flattée sur la muqueuse par l’imparable évocation de la sacro-sainte liberté. La femme éprise d’émancipation devra simplement fumer. Fumer c’est voter ! Tout le monde profite des photos sexy de ces jolies jeunes femmes. Tous y gagnent ! C’est fantastique. Bernays avait compris que la femme de l’après-guerre avait bossé dans les usines pendant que les hommes étaient au front et il lui offrait un symbole phallique digne de l’ampleur de ses revendications, la clope." Tout est dit.
Et Bernays d’enchaîner dans les années qui suivent en recrutant et créant des associations et autres collectifs médicaux et en faisant dire aux experts que la santé de la femme, c’est la minceur... et que le meilleur moyen d’y parvenir, c’est la clope.
Des publicités dans les journaux et les magazines, présentées par des regroupements de docteurs, de médecins de famille, de dentistes et d’instituts plus ou moins bidons (tous fondés par Bernays avec des fonds de American Tobacco) proposent ensuite carrément à la femme de tendre la main vers une cigarette plutôt que vers un bonbon, ce qui est tellement meilleur pour la santé. La campagne connaît un tel succès que les grands confiseurs et les producteurs de sucre attaquent American Tobacco en justice et réclament des dommages et intérêts. C’est un triomphe, la femme est maigre, elle est libre, elle respire la santé !

L’EXPLOSION DE L’AUTOMOBILE


Bernays va jouer un rôle lors de l’exposition mondiale de New York de 1939, dominée par General Motors qui comptait parmi ses clients de l’époque. General Motors y présente sa vision de l’Amérique du futur, avec son pavillon très couru, le Futurama, dans lequel on peut voir les dessins et maquettes de ce qui deviendra l’Étendue, la Suburbia, un monde futuriste guidé par la puissance de la corporation.
Il faut dire que les cartels banquiers, qui avaient fait main basse via des procédures d’expropriation sur d’immenses terres du Midle West durant la récession qui suivit le krach de 1929, devaient bien décider de ce qu’elles allaient en faire.
Le plan pour le développement de ces étendues arrivait à maturité, et les maquettes criantes de réalité présentant le monde des années 60, restent à ce jour un incroyable témoignage des capacités de projections des décideurs de l’époque. Certaines personnes croient que ce modèle de civilisation est le fruit du hasard, ou encore un avènement naturel inhérent à l’expansion économique. Pourtant force est de constater qu’au contraire ce modèle est le fruit d’une planification dont la rapidité d’exécution a été planifiée, ce qui est tout de meme curieux quand on sait que seule la machine industrielle boostée par le conflit mondial a pu mettre en œuvre cet agenda et que cette exposition a eu lieu de 1929 à 1941.
Mais pour en revenir à notre homme, en 1949 il travaille toujours pour General Motors, dont on sait bien qu’elle est le fruit du démantellement sur le papier de la tentaculaire standart oil, et un nouveau client vient garnir son carnet : il s’agit de la compagnie Mack trucks. Leur problème : ils ne peuvent pas vendre plus de camions. Ils ont saturé le marché. Bernays réalise que la concurrence ne vient pas des autres fabricants, mais bien du chemin de fer. Il parvient à imposer à son client une idée totalement folle, s’attaquer aux trains en faisant une promotion rageuse de l’autoroute. Une fortune colossale dont les contributeurs seront multiples sera engloutie dans le projet, car désormais, notre ami Edward a un carnet d’adresses bien rempli, et il a la confiance de plusieurs partenaires d’envergure. On forme des comités de citoyens bidons, de faux experts écrivent de vrais articles qui paraissent un peu partout, la pression populaire pèse sur des autorités déjà corrompues par des contributions non négligeables, c’est un véritable raz-de-marée qui prend d’assaut la campagne américaine ! Vous aurez compris que je n’ai pas cité par hasard la standart oil... euh pardon, je veux dire sa version démantelée par les lois anti-trust, à savoir entre autres BP, Exxon Mobil, Chevron et une trentaine d’autres entités.
De même, le fameux futurama de l’expo de New York d’"avant guerre" comme vous pourrez le constater sur ces vidéos se faisait l’apôtre d’une agriculture fortement industrialisée avec gros apport d’engrais (industrie chimique). De ce côté, on peut dire que la boucle a été bouclée et que les affaires ont prospéré.


RÉPUBLIQUE BANANIERES


La fameuse "république bananière"... expression que nous utilisons tous, revenue très à la mode vu l’air du temps... Mais au fait d’où vient cette expression ?
Edwaaard ? c’est encore toi ? non ? Si. Et c’est le Guatemala au début des années 50 qui va faire les frais de la méthode Bernays,et qui va imprimer dans nos consciences, l’expression "république bananière".
Cette fois le client de notre brave homme est la united fruit une multinationale qui, comme sont nom l’indique, fait dans les fruits et ses dérivés. Une multinationale bien connue en Amériqe centrale et en Amérique du Sud. Multinationale qui porte parmi ses principaux actionnaires les frères Dulles (je laisse ici un vide que les lecteurs d’agoravox sauront remplir concernant les frères Dulles qui mériteraient un article à eux tout seuls). Ces frères Dulles que Bernays a rencontrés durant la Seconde Guerre mondiale, période durant laquelle il travaillait pour le gouvernement américain, période opaque de sa carrière.
En 1951 donc, au Guatemala après une élection libre, Jacobo Arbenz Guzmán est élu et il entame un processus de saisi de terres que la United Fruits n’utilisait pas (en fait apparemment il ne les saisit pas vraiment : il oblige la United Fruits de vendre les terres non utilisées). Bref, coup dur pour cette noble entreprise américaine habituée à faire ce qu’elle veut en Amérique du Sud, et qui prévoyait un vaste plan de monoculture de bananes dans cette région.
Bernays est alors engagé pour mener une campagne de relations publiques destinée à discréditer le pouvoir nouvellement et démocratiquement mis en place.
En quelques semaines, ce gouvernement socialiste qui n’a même pas de contact avec Moscou va être dépeint comme un dangereux groupuscule de communistes à la solde du bloc russe, destiné à mettre en place un poste avancé proche des frontières américaines. Cette campagne sera longue et active.
Ce détournement d’informations va permettre de justifier une opération de la CIA sous la forme, entre autres d’un bombardement de la capitale. Une junte militaire (Castillo Armas), aussitôt reconnue par les États-Unis, prendra le pouvoir, entraînant la naissance de mouvements de guérilla. Le poète Pablo Neruda dénoncera les "republicas bananas", républiques d’Amérique centrale soumises aux compagnies américaines, et créera ainsi une expression toujours et plus que jamais d’actualité.
Et on dit merci qui ces messieurs de la united fruits ? Merci Edwaaaaaard..

LE FLUOR... c’est bon pour les dents.... mmmmmouais.

Le mythe des bienfaits du fluorure pour la dentition est né aux États-Unis en 1939. Pourquoi ? La Compagnie d’aluminium ALCOA, qui faisait l’objet de poursuites pour déversement toxique de... fluorure, commanda, sur les conseils de qui vous savez, à des scientifiques dépéchés par qui vous savez, une étude faisant l’éloge de ce déchet industriel dérivé de la production de l’aluminium, des fabriques de munitions (et plus tard des centrales nucléaires). L’étude allait jusqu’à proposer qu’on ajoute la substance à l’eau des villes. En 1947, ALCOA, réussit à placer un de ses propres avocats à la tête de l’Agence fédérale de sécurité, ce qui lui donnait ainsi le contrôle des Services de santé publique. Sous la gouverne de celui-ci, 87 villes américaines établirent un programme de fluoridation de l’eau, c’est-à-dire que les fonds publics servaient (et servent encore) à ACHETER un déchet toxique dont l’élimination était très coûteuse et à l’inclure dans l’eau potable consommée par la population.
Combien de municipalité encore aujourd’hui pratiquent encore cette méthode de fluoration de l’eau, y compris en France ? Je n’ose faire des recherches tellement je crains les résultats.
Une fois encore merci qui ?

LA DOCTRINE, sa justification, et ses contradictions majeures :


Bernays, tout au long de sa vie, va user d’une doctrine froide et assez cynique doublée d’une justification idéologique basée sur le long terme, afin de justifier ses agissements.
Il considère sa tâche comme un effort à long terme destiné à l’avènement doucement forcé (mais à peine, hein ?) d’une démocratie basée sur l’économie et le commerce dirigé par une élite.
Il pose assez honnêtement et naïvement d’ailleurs, comme postulat, le fait que la masse est incapable de parvenir à un état de paix collective et de bonheur par elle-même, et que donc cette masse a besoin d’une élite qui la contrôle et qui la dirige à son insu en ce qui concerne les décisions importantes.
Pour lui le bon sens commun n’existe pas, et s’il existe, il ne peut porter l’appellation "bon sens" car il induit un mode de consommation trop lent pour les capacités industrielles et leur besoin de croissance... Il doit donc être refondu par des élites.
Pour lui, la foule n’a pas besoin d’esprit car elle est avant tout gouvernée par sa moelle épinière irrationnelle, et il ne sert à rien d’élever les foules, puisqu’elles sont plus facilement contrôlables en jouant sur cette irrationnalité.
Pourtant, fait curieux, Bernays se réclamait d’une certaine éthique. Il faut savoir que cet homme a aussi joué un rôle fondamental dans le congrès pour l’intégration des hommes de couleurs... un événement (tout de meme assez isolé au milieu des autres cyniques campagnes dont il a été le chef d’orchestre) dont il se servira pour justifier sa position de mercenaire au services de nombreuses causes qui, mises ensemble, constituent notre monde moderne "libre" à l’occidental.
Car Bernays s’efforce dans ses mémoires de justifier son œuvre. Il n’a jamais été membre de l’"association des relations publiques américaines" car il jugeait ses membres sans éthique et il s’offusqua à la nouvelle que Goebbels possédait toutes ses œuvres et se serait largement inspiré de son travail pour ériger la propagande qui mena les nazis au pouvoir dans l’Allemagne des années 30.
En effet, Bernays voulait que ses méthodes soient présentées en toute "honnêteté" afin d’ouvrir une route à 2 voies à la communication publique : une voie de contrôle et une voix de réaction du peuple à ce contrôle. C’est tout du moins ce qu’il essaie de faire passer lors d’interviews ou dans ces écrits, dans de rares moments. Hélas ces quelques moments d’ouverture sont assez rapidement recouverts par le volume d’écrits et d’actes professionnels qui vont à l’encontre de ce pseudo-principe d’interactivité.
Bernays fut un véritable champion en matière de double language et il eut enormément de mal à se confronter à ses contradictions, totalement omnubilé par la vision malsaine de la condition humaine induite par son oncle.
On est a mille lieux de ce que Kant par exemple réclamait en disait qu’il faut un espace public de libre discussion où les gens puissent débattre et échanger des idées, se placer du point de vue de la raison et de l’universel, justifier devant les autres les conclusions et affirmations auxquelles ils parviennent et rendre disponible les faits qui nourrissent une conclusion.
Pourquoi ? parce qu’on est dans l’idée d’une minorité intelligente au service de ceux qui ont les moyens de s’adresser à elle pour obtenir de la foule un consentement à des conclusions determinées à l’avance. Tous les comités, agences de relations publiques et campagnes instiguées par Bernays offriront une illusion de débat, où tous les outils nécessaires à la perversion de ce débat sont prêts à intervenir à tout moment.
Le coup fomenté au Guatemala et justifié par la campagne médiatique qu’il avait orchestré aurait dû lui faire ouvrir les yeux...
Pourtant, avec le recul, il faut constater qu’il ne le fit pas et que ces justifications teintées de naïveté ne tiennent pas une analyse approfondie, surtout vu le caractère opaque de ses missions durant la Seconde Guerre mondiale, et ses liens avec des sbires tels que les frères Dulles.

La "machine" Bernays s’est emballée dès ses débuts et ne cessera jamais ses méfaits au profit de la croissance économique non pas au service de peuples, mais bien dans son asservissement à la consommation.
La deuxième voie proposée par Bernays, celle de l’inter-réaction des hommes fut étouffée par le volume des campagnes de spins.
Bernays va tellement piocher dans les théories de son oncle qu’il va finalement croire lui-même que l’homme n’est dirigé que par des forces irrationnelles.
Il va mettre en pratique des méthodes qui vont à l’encontre même de ce que le siècle des Lumières avait exigé pour sublimer le bon sens humain.
L’humanité moderne va tellement être martelée par ce cynisme qu’elle va en devenir cynique elle-même et épouser l’idée selon laquelle l’homme est un être tiraillé par sa bassesse et piloté par ses instincts les plus enfouis.

Dès le début du siècle, il est évident que la synergie entre les médias de masse et les progrès de la psychologie scientifique vont assurer un pouvoir irrésistible aux minorités "éclairées". Bernays fut l’un des architectes majeurs de cette synergie qui sévira dans les démocraties comme dans les systèmes totalitaires et qui, n’ayons pas peur des mots, sévit encore plus que jamais, n’en déplaise à ceux qui ironisent sur les "théoristes de la conspiration" alors même qu’en France nous évoluons dans une inculture totale en ce qui concerne les relations publiques, les spins doctors et les think tanks, contrairement aux pays anglo-saxons.
Sur ce, je vous laisse avec une citation de notre homme, à titre de fin d’article et d’ouverture de débat.

"Notre démocratie ayant pour vocation de tracer la voie, elle doit être pilotée par la minorité intelligente qui sait enrégimenter les masses pour mieux les guider."

"La commission Creel"

Elle était également appelée Comitte on Public Information = Commission de l’Information Publique (beau titre Orwellien)

"Ils vont mettre en place tout un ensemble d’outils et de méthodes destinés à gérer les foules et finalement à faire basculer rapidement l’opinion. Et ils vont réussir avec panache."

Effectivement. La tache de cette commission était de faire de la propagande afin de plonger la population dans une hystérie patriotique. Ça marcha incroyablement bien. Elle réussit en six mois, à transformer une population pacifique en une population hystérique, belliciste, qui voulait détruire tout ce qui était allemand, dépecer les allemands et aller en guerre pour sauver le monde. En quelques mois, les États-Unis furent donc capable d’entrer en guerre.

Cela donna des idées .... et pas à n’importe qui : Beaucoup de gens furent impressionnés par cette ces prouesses. Une personne impressionnée, et ça a quelques implications pour le futur, fut Hitler. Si vous avez lu Mein Kampf, il conclut, non sans justifications, que l’Allemagne perdit la Première Guerre mondiale parce qu’elle perdit la bataille de la propagande. Elle ne pouvaient même pas commencer à concurrencer la propagande britannique et américaine qui la submergeait complètement. Il promis que la prochaine fois ils auraient leur propre système de propagande, ce qu’ils firent pendant la Seconde Guerre mondiale.

Bernays reporte même dans son autobiographie qu’un de ses livres a été utlisé par Goebbels :

"Karl von Weigand, foreign correspondent of the Hearst newspapers, an old hand at interpreting Europe and just returned from Germany, was telling us about Goebbels and his propaganda plans to consolidate Nazi power. Goebbels had shown Weigand his propaganda library, the best Weigand had ever seen. Goebbels, said Weigand, was using my book Crystallizing Public Opinion as a basis for his destructive campaign against the Jews of Germany. This shocked me. ... Obviously the attack on the Jews of Germany was no emotional outburst of the Nazis, but a deliberate, planned campaign.

Faire fumer les femmes :

Description d’une vidéo illistrant cet épisode : Le 31 mars 1929, Bernays envoya défiler un groupe de jeunes mannequins lors de la New York City Easter Parade (défilé de Pâques) en ayant au préalable avertit la presse que des jeunes femmes allumeraient des "torches of freedom" (flambeaux de la liberté). Notons au passage que le terme flambeau n’est pas innocent à New York. Devant la foule de photographes, et au signal de Bernays, elles allumèrent leur flambeaux de la liberté : des cigarettes. Le lendemain, on parlait de cet événement à travers les États-Unis et dans le monde entier. L’association irrationnelle de la cigarette avec l’émancipation de la femme fut un succès et les femmes se mirent à fumer

 


EDWARD BERNAYS - Propaganda 1/2 vostfr par scratch0001
EDWARD BERNAYS - Propaganda 2/2 vostfr par scratch0001

Sources :

Livre : Stuart Ewen : a social history of spin.
Livre : Edward Bernays : propaganda édité en 1928 (téléchargeable gratuitement sur le net).
Radio : émission "là-bas si j’y suis" France Inter diffusion 26 novembre 2007
Net : http://en.wikipedia.org/wiki/Fluoride
Net : http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward...

Les militaires américains ont présenté leur nouveau drone hélicoptère A160

Les militaires américains ont présenté leur nouveau drone hélicoptère A160, doté de puissantes caméras permettant d’obtenir des images de 1,8 gigapixel de résolution, a annoncé le 30 décembre la BBC.

Les trois premiers appareils, dénommés A160 Hummingbird, sont fabriqués par Boeing et devraient être utilisés pour la reconnaissance au Moyen-Orient. Ils vont profiter de la technologie du système Argus-IS (Autonomous Real-time Ground Ubiquitous Surveillance-Imaging System) qui a été déployé pour la première fois en 2011.

Cette technologie est basée sur un appareil photo 1,8 gigapixels – soit le plus grand capteur vidéo utilisé dans des missions tactiques.

Le système peut également filmer en temps réel à raison de 10 images par seconde. Une cadence suffisante pour suivre des personnes et des véhicules à des altitudes supérieures à 6000 mètres sur une zone de 168 km² selon l’armée américaine.

Couverture du système Argus-IS depuis un A160.

Mais le principal avantage de ces nouveaux drones réside dans leur capacité de décoller et d’atterrir verticalement. La BBC rapporte qu’après des vols d’essais effectués en Arizona en début d’année, les drones seront envoyés en Afghanistan d’ici juin 2012.

« Ces aéronefs se déploieront durant une année complète comme un moyen d’exploiter les informations reçues et de les canaliser dans un programme d’enregistrement », a déclaré le lieutenant-colonel Matthew Munster, chef de produit à l’armée américaine dans l’unité de modernisation des systèmes de drones.

En outre, les opérateurs sur le terrain peuvent sélectionner jusqu’à 65 « cibles » distinctes de façon permanente. Les véhicules, les gens et d’autres objets peuvent être suivis automatiquement et simultanément, même s’ils se déplacent dans des directions différentes.

L’équipement du drone a en effet reçu de nouvelles antennes afin d’optimiser ses performances.

La DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) travaille sur les systèmes de drones avec BAE Systems (Royaume-Uni) pour développer une version plus avancée du capteur Argus-IS avec une vision de nuit. Selon l’agence américaine, les capteurs d’imagerie infrarouge seraient assez sensibles pour suivre « du personnel débarqué en pleine nuit ».

Une prochaine mise à jour permettra de suivre jusqu’à 130 « cibles » en même temps.

par Daniel Favre

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03 janvier 2012

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