Les-chemtrails-ca-n-existe-pas

Au moment où l’on apprend qu’une expérience à grande échelle en blanchissement des nuages est en préparation, une coalition mondiale exige un arrêt immédiat de la géoingénierie
Les premières discussions de l’ONU sur ce sujet en trente ans commencent aujourd’hui
 
http://www.handsoffmotherearth.org
 
Dans le sillage des révélations, faites dans l’édition du week-end dernier du journal London Times (1), selon lesquelles une équipe de scientifiques et d’ingénieurs financés par le milliardaire Bill Gates prévoirait effectuer bientôt un essai, sur une superficie de 10 000 kilomètres carrés, d’une technologie controversée de « blanchissement des nuages », plus d’une centaine de groupes de la société civile exhortent les chefs de gouvernement qui sont présents à la rencontre sur la diversité biologique, à Nairobi, à empêcher dès maintenant toute expérience en géoingénierie. La géoingénierie, qui se veut une solution rapide au problème des changements climatiques, englobe diverses manipulations technologiques à grande échelle et potentiellement dangereuses visant à modifier délibérément les systèmes de la planète.
 
Le projet « Silver Lining », réalisé à San Francisco et dirigé par l’entrepreneur Kelly Wanser, a reçu jusqu’ici la somme de 300 000 dollars de Bill Gates afin de mettre au point des technologies qui auront pour effet de blanchir les nuages dans les régions marines. Théoriquement, lorsque cette opération est effectuée sur une très vaste échelle, le blanchissement des nuages est censé entraîner un accroissement de l’albédo de la Terre en réfléchissant dans l’espace le rayonnement solaire, dans le but de réduire le réchauffement de la planète (sans changer la composition des gaz à effet de serre qui causent ce réchauffement). Les responsables du projet Silver Lining ont décidé de mettre à exécution leurs plans visant à altérer la couverture nuageuse sur une étendue de 10 000 kilomètres carrés (aussi grande que l’était, il y a quelques jours, la marée noire causée par BP) au dessus de l’océan, à un endroit gardé secret. Si l’on n’y met pas un frein, l’expérience de « blanchissement des nuages » de Gates pourrait devenir le plus important essai connu en géoingénierie réalisé à ce jour. Il risque d’entraîner des changements touchant les chutes de pluie et l’altération d’autres régimes climatiques. La côte du Pacifique de l’Amérique du Nord et du Sud (plus précisément la Californie, l’Équateur, le Pérou et le Chili) est un endroit souvent évoqué comme emplacement probable de cette expérience par les scientifiques participant aux recherches.
 
Mais ce qui est le plus préoccupant, c’est que, selon ce que révèle le Times, « les scientifiques britanniques et américains concernés n’ont pas l’intention d’attendre la mise en œuvre d’une règlementation internationale sur les technologies modifiant délibérément le climat ». Or l’élaboration de ces règlements pourrait être entreprise dès cette semaine, alors que des scientifiques et des diplomates en provenance de 193 pays se rencontrent sous les auspices de l’organe scientifique de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique. La quatorzième rencontre, à Nairobi, de l’OSASTT (Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques), qui se déroule du 10 au 21 mai 2010, constitue la première fois qu’un organe de l’ONU se penche sur la géoingénierie de façon globale depuis la signature, à Genève, en 1976, de la Convention ENMOD, qui interdisait les modifications environnementales « à des fins hostiles »(2).
 
Une nouvelle coalition mondiale compte presser les représentants gouvernementaux présents à Nairobi d’adopter un moratoire sur tous les essais en géoingénierie, tout comme la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique avait adopté, en 2008, un moratoire sur la fertilisation des océans. Plus d’une centaine d’organisations et d’individus, notamment des dirigeants des mouvements mondiaux pour la défense de l’environnement et pour la justice, se sont joints à la campagne H.O.M.E. (Hands Off Mother Earth) : Ne touchez pas à notre Terre mère – notre planète n’est pas un laboratoire (www.handsoffmotherearth.org).

« Notre planète Terre ne devrait pas être traitée comme un laboratoire servant à réaliser des expériences risquées en géoingénierie, dit Silvia Ribeiro, du bureau de Mexico de l’ETC Group, présente à la rencontre de l’OSASTT, à Nairobi. Les changements climatiques causés par les humains constituent déjà une menace pour les terres, les océans, l’approvisionnement en nourriture et les droits humains. Nous ne voulons pas nous lancer dans d’autres expériences dangereuses aux dépens de notre planète. S’ils croient que les populations et les gouvernements d’Équateur, du Pérou ou du Chili – ou de tout autre endroit qu’ils pourraient viser – resteront les bras croisés pendant qu’ils perturbent les océans, les nuages et le climat, ils auront toute une surprise. Les délégués présents à la rencontre sont scandalisés par ces projets. »

« Nous savions que Microsoft était en train de mettre au point des applications d’informatique en nuage, mais nous étions loin de nous attendre à cela, affirme Jim Thomas de l’ETC Group, l’une des organisations fondatrices de la campagne HOME. Bill Gates et ses copains trafiqueurs de nuages n’ont pas le droit de modifier unilatéralement les océans et le ciel de cette façon. L’imposition d’un moratoire mondial sur les essais en géoingénierie est devenue tout à coup beaucoup plus urgente, et la rencontre de Nairobi est l’endroit idéal pour faire en sorte que ce moratoire soit mis en place rapidement. »

Maintenant que tout le monde connais les chemtrails alors il faut des projets bidons pour tromper les plus crédules quel réchauffement celui provoquait par ces memes chemtrails censé le combattre de qui se moque t on ?