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Les Etats-Unis (Amérique du Nord) cherchent à faire passer le message que dans la mesure où ils sont devenus auto-suffisants énergétiques, ils vont se retirer gentiment du monde. En réalité, ce petit pays (260 millions d’habitants) et très récent (à peine deux cents ans, alors c’est deux mille ans pour la Palestine) dérouille pour avoir voulu imposer sa loi pourrie au monde. La réaction s’organise enfin, et on le doit à la Chine et à la Russie. Obama ? La vanité du Roi Ubu..Le complexe militaro-industriel qui dirige les US a pensé que comme porte-parole, un black sympa serait plus efficace que le démonétisé G.W. Bush,... mais le plan n’a duré qu’un temps. Obama est dans les choux, à bout de souffle alors qu’il vient juste d’être réélu. Bientôt, vont sortir les affaires pour finir de l’affaiblir, et laisser la place à un nouveau champion, qui sera peut-être une championne… Si c’est bon pour la firme, pourquoi pas ?
En attendant, Obama découvre, dans l’affaire Edward Snowden, les charmes du coup de pied au cul.
Edward Snowden, salarié de l'Agence nationale de sécurité (NSA), a dit la vérité, ce qui est très mauvais comme l’avait si bien chanté Georges Brassens. Personne n’est en mesure d'accuser Edward Snowden de faux : l’équipe Obama, en dehors de tout cadre légal sérieux et sans contrôle d’un juge, espionne 20 millions de lignes téléphoniques aux US, et tous les mails et communications qui l’intéressent dans le reste du monde.
Obama ne conteste pas, et il s’en garde bien, car la presse va dans les temps qui viennent être nourries de milles infos sur cette crapulerie d’Etat. Non, Obama a juste peur que d’autres agents écœurés se lâchent, et il cherche à terroriser ses services, en faisant poursuivre pour trahison celui qui a dénoncé ses crimes. Le mec encourt 30 ans de réclusion. Le problème est que même ça, ça ne marche pas… La Chine et les US ont décidé de montrer à Obama qu’il était cuit comme la rave d’un pot-au-feu.
Apprenant qu’Edward Snowden avait quitté son domicile de Hawaï le 20 mai, et s’était planqué à Hong Kong, les US lui ont piqué son passeport, et ont demandé son extradition à la Chine. Dianne Feinstein, la présidente de la commission du Renseignement du Sénat américain, expliquait, bien dans  la culture western : « La chasse est lancée ».UBU40x60_OK1.jpg
Edward Snowden a quitté Hong-Kong pour un vol régulier de la compagnie Aeroflot, donc avec l’accord de la Chine, à destination de Moscou, où il est arrivé dimanche. Là-bas, il est resté dans la zone internationale de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo, et il a demandé l'asile politique à l’Equateur, qui s’est dépêché de lui accorder. Ce lundi soir, on est sans nouvelle d'Edward, mais on imagine volontiers qu’une amicale escorte russe l’a conduit jusqu'à l’avion, s’assurant de sa sécurité, alors qu’il est menacé par une bande de mafieux, qui ont les mains couvertes de sang.
Ricardo Patiño, le ministre des affaires étrangères d’Equateur, a apporté son soutien à Edward Snowden, qui cherche à « faire la lumière et la transparence sur des faits qui affectent tout le monde ». Le président Correa attend son illustre réfugié, et explique aux US qu’ils vont devoir se calmer, au nom du « respect absolu de la souveraineté ». Ouaip, pas facile de lancer des drones en Equateur…
Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, avait dénoncé « un choix délibéré du gouvernement chinois de libérer un fugitif en dépit d'un mandat d'arrêt valide », ajoutant que « cette décision aurait incontestablement un impact négatif sur la relation entre les deux pays ». La Chine tremble.
Apprenant qu’Edward Snowden était à Moscou, Obama s’est personnellement impliqué, expliquant que son gouvernement utilisait  « toutes les voies légales » pour obtenir cette extradition. John Kerry a jugé qu'il serait « profondément troublant » que la demande d'extradition soit été ignorée.
Ce n’est pas encore le début de la fin, mais c’est la fin d’une époque, et franchement, ça se fête. 
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