Le Secret des Phénomènes ovnis et Ultra terrestres par john keel

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En 1967, Keel abandonne assez rapidement l'HET et développe la théorie alternative d'ultra-terrestres. Selon Keel, ceux-ci sont des intelligences malignes d'une autre dimension d'existence, capables de pénétrer dans notre réalité selon leur bon gré et de se consacrer à leur passe-temps favori : soumettre l'humanité à la terreur et la misère.

    J'ai abandonné l'hypothèse extraterrestre en 1967 lorsque mes propres investigation dans le domaine ont dévoilé un étonnant recouvrement entre les phénomènes psychiques et les ovnis. Mes découvertes furent très impopulaires à l'époque, mais dans les années qui suivirent, la plupart des enquêteurs européens, et nombre des scientifiques américains impliqués dans le sujet, ont vérifié et accepté mes conclusions.

Etrangement , une grande part du conte ovni est subjective et de nombreux événements supposés  liés aux ovnis sont en fait le produit d'un processus hallucinatoire complexe, en particulier dans les rapports de contactés et de type RR3. Le même processus a stimulé les croyances religieuses, les contes de fées, et les systèmes de croyances occultes d'autres siècles.

    Un très petit pourcentage d'observations (peut-être moins de 2 %) et d'événements indiquent que d'autres phénomènes étranges, mais naturels, sont souvent inclus, ou absorbés, dans les données ovni.

    Bien que nous ne puissions expliquer de manière satisfaisante l'ensemble des événements ovni en terme de connaissance et de technologie du jour présent, je pense que l'ultime solution va évoluer en un système complexe de nouvelle physique liée aux théories du continuum espace-temps. Il est possible, voire même très probable, qu'un système de contrôle cosmologique subtil soit en effet depuis l'aube de l'humanité et que les ovnis soient une partie de ce système.

    Les objets et apparitions ne proviennent pas nécessairement d'une autre planète et pourraient même ne pas exister en tant que constructions permanentes de matière. Il est plus probable que nous voyions ce que nous souhaitons voir et interprétons de telles visions d'après nos croyances contemporaines. Le problème peut être réduit à une série de questions philosophiques difficiles et pourrait être exploré par des scientifiques du comportement et des mathématiciens.John A. Keel

Keel enquête sur des milliers de signalements d'observation d'ovnis, depuis son implication dans la communauté du renseignements américain il y a plusieurs années, les stockant sur ordinateur afin de rechercher d'éventuelles répétitions ou parties similaires entre différents rapports.

Concernant la récurrence et la concentration de manifestations ovnis dans une zone géographique et temporelle, Kell développe la théorie de "zones fenêtres" par lesquelles les ovnis pourraient "entrer" dans notre monde physique.

Keel est en pseudo-retraite depuis 1988. Il réside à New York. En 2002, son rôle est tenu par Richard Gere dans le film de Mark Pellington inspiré de son livre sur le mothman.

Il décède le 3 juillet 2009.

Bien que je ne peux pas honnêtement dire que je pense de l'histoire; comme Fox Mulder, je crois. que Je suis devenu fasciné par l'idée que les extraterrestres ne seraient en fait que des manifestations de créatures qui peuplaient la terre avant l'homme et a qui l'ont doit probablement les monuments pyramidales et temples construit pour les honorer à savoir que le chef de ces djinn se nomme satan pour memo et non un ange déchu comme aime à le dire l'eglise catholique romaine .....


Ces invisibles hantent l'esprit humains depuis la nuit des temps vous les retrouvé dans les manifestations de polteigeist fantomes ovnis et possession pour faire simple

Genie (en arabe: djinn, ou djinn) est une créature surnaturelle dans la mythologie pré-islamique et islamique, qui (selon la mythologie) occupe un monde parallèle à celui de l'humanité, et ensemble avec les humains et les anges qui constitue les trois créations sensibles de Dieu (Allah). Selon le Coran, il ya deux créations qui ont le libre arbitre: les humains et les djinns. sources religieuses ne mentionnent pas grand-chose, mais le Coran mentionne que les djinns sont faits de la flamme sans fumée, et leur forme étant tout proche de l'homme, qui peut aussi être bon ou mauvais.

voila un court passage traduit du livre écrit par Rosemary Ellen Guiley and Philip Imbrogno.

Les djinns ont la capacité de prendre de nombreuses formes et de changer d'apparence, ils peuvent prendre une forme humaine ou animale, comme une vache, un scorpion, un serpent, un oiseau .... Le chien noir avec une tache blanche sur la tete  est le diable des chiens et les djinns apparaissent souvent sous cette forme. Ils peuvent aussi apparaître sous la forme d'un chat noir.

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Quand un djinn prend une forme humaine ou animale, il obéit aux lois physiques de cette forme, par exemple, il sera possible de voir ou de le tuer avec un coup de feu ou de le blesser avec un couteau. Pour cette raison, le djinn peut rester dans ces formes que pour un court laps de temps, car ils sont vulnérables. En fait, ils bénéficient de leur invisibilité pour effrayer les gens.

Q: Est ce que les -djinns sont  mâle ou femelle?

A: Oui, il ya des mâles et des femelles parmi les djinns. , les djinns ont la capacité de procréer et peuvent  avoir une descendance.

Q: Est-ce que le djinn est responsables de ces actes?

R: Tout comme les humains, les djinns sont responsables de leurs actes.
 les djinns respectent  des obligations par rapport à leur nature spécifique. Etre différent des êtres humains, leurs fonctions sont inévitablement différents, aussi.

Ils ont des croyances religieuses, aussi. Comme les êtres humains, ils peuvent être chrétiens, juifs, non-croyants ou des musulmans. Les musulmans parmi eux sont tout comme les musulmans parmi les hommes, certains sont pieux, d'autres sont mauvais.

Q: Estce que le -djinn a peur des humains?

A: Le djinn et les hommes se craignaient mutuellement,mais les premiers hommes qui les utilisèrent pour faire de la magie leur donnèrent une grande importance et dela le djinn compris qu'il pourrait dominer les hommes par la crainte et les djinns ont été en mesure de susciter la peur plus intensément sur  les hommes. Les djinns sont des êtres plus craintifs par nature, mais ils peuvent aussi  ressentir des émotions humaines comme la colère ou la tristesse. En fait, le bénéfice est tiré par le djinn de nos s États, étant mieux à même de provoquer la peur dans le cœur de l'homme. Comme de mauvais chiens, quand ils sentent la peur, ils vont t'attaquer. ( la nuit avec le sentiment d'oppression  que vous avez un jour ressenti qui vous amène à la peur et vous vous réveillez terrorisé c'est eux ..pas un cauchemard .....il se sert de votre peur pour vous dominer .demandez autour de vous le nombre de personne qui ont révé d'un chien noir   vous serez surpris )


Les fascinantes œuvres d'Evans-Wentz, The Fairy Faith dans les pays celtiques et Robert Kirk, Le Secret du Commonwealth des elfes, faunes et fées sont des ressources inestimables pour la recherche.

La meilleure façon de résumer ce que j'ai pu glaner (et ma recherche est loin d'être exhaustive) est à l'état des fées, elfes, etc ont une existence distincte de celle encore qui se chevauchent avec l'humanité. Ils ont leur propre société, la religion et de la technologie.

Vallée et chronique des œuvres de Keel nombreuses similitudes entre les traditions de fées médiéval et moderne jours contactés OVNI. Malheureusement je n'ai pas pu recueillir autant d'information sur le djinn jusqu'à ce que je sois tombé sur ce site lors de recherches sur la fin de Ted Owens, l'homme PK,

http://www.thejinn.net/

voici la vidéos qui introduit un livre fort bien documenté ,il est étonnant que l'on nous bassine d'ovnis et d'ET alors que pas un mot sur ces djinns qui existent depuis la nuit des temps personnellement je pense que les civilisations païennes adoraient ces djinns et vivaient avec eux ,,en égypte par exemple il est flagrant de voir leur divinité ne sont en fait que des génies  ,en Amérique latine tous les serpents et dragons d'asie ne sont que des représentant de ces djinns polymorphe ,et la magie servirait à faire appel à ces invisibles pour leur demander de l'aide pour la réalisation de tel ou tel projet ou sort....Alors le secret de l'humanité serait caché parce que si elle découvrait  l'existence de ces djinns les gens comprendraient que Dieu existe car il les a crée  ,voila peut être la plus grande raison pour laquelle vous n'entendrez donc jamais parlé de cette histoire ,mais plutôt d'extraterrestres hostile face à laquelle l'humanité devra s'unir pour y faire face  un indépendance day planétaire le V de leur Victoire en fait............

film djinn

faites vos recherches avant de nier sans preuves ne soyez pas imbus de vos préjuges accumulés lors de votre éducation (conditionnement)

qui a fait de votre intelligence un serviteur docile et de votre intuition un aveugle hostile.R James.

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Chemtrails : Bill Gates finance un programme d’ensemencement des nuages avec des particules toxiques…

bill gates Par Henri-Emilien De Thulé

Les géo-ingénieurs commencent enfin à sortir du placard à « chemtrails », alors que des rapports émergent qui décrivent des projets délibérés visant à larguer des tonnes et des tonnes de produits chimiques sulfurés dans l’atmosphère avec le but annoncé de combattre le « réchauffement climatique ».
Le journal « The Guardian » du Royaume-Uni et d’autres rapportent qu’un fonds de recherche pesant des millions de dollars, qui se trouve avoir été initié et financé par le fondateur de Microsoft et avocat des vaccinations en masse Bill Gates, sert à promouvoir et financer ce projet. Un gros ballon flottant à 25000m au-dessus de Fort Sumner, au Nouveau-Mexique, lâchera les produits sulfurés dans l’atmosphère au cours de l’année à venir.
Le but présenté pour cette diffusion massive de particules sulfurées toxiques est que cette action reflèterait le rayonnement solaire dans le haut-atmosphère, et refroidirait donc la planète. 
Mais beaucoup de groupes de défense de l’environnement, et des avocats du bon sens critiquent cette idée en la décrivant comme dangereuse, et qu’elle pourrait résulter en des dommages permanents aux écosystèmes à travers le monde.
 
« Les résultats incluent un potentiel pour endommager davantage la couche d’ozone, et la disruption des précipitations, en particulier dans les régions tropicales et subtropicales, mettant potentiellement en danger l’approvisionnement alimentaire de milliards d’êtres humains », a dit Pat Mooney, directeur exécutif de l’ETC Group, un groupement canadien de défense de l’environnement.

Cela ne fera rien pour faire baisser les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ou stopper l’acidification des océans. Et la géo-ingénierie solaire peut augmenter les risques de conflits internationaux liés au climat, étant donné que les modélisations actuelles démontrent qu’elle pose davantage de risques au « sud » mondial. Mais les cohortes soutenues par Gates persistent dans leurs efforts pour géo-taguer (sic, ndt) le monde, puisque leurs scientifiques insistent que les gouvernements n’en font pas assez pour combattre les effets environnementaux supposés du réchauffement climatique. Si les gouvernements refusent d’imposer des taxes-carbone suffisamment élevées pour éliminer les gaz à effet de serre, en d’autres termes, alors Gates & Co. croient qu’ils n’ont pas d’autre choix que de « sauver la planète » en la polluant avec des particules sulfurées.

Vaporiser des particules sulfurées dans le ciel détruira la planète plus rapidement que le « réchauffement global » ne pourrait jamais le faire. Les particules sulfurées sont, après tout, toxiques, et constituent le même type de matière particulaire ambiante que l’EPA (US Environmental Protection Agency, ndt) considère comme étant un polluant atmosphérique nocif. Vaporiser délibérément le ciel avec de minuscules particules composées de n’importe quelle matière, de toute façon, est dangereux à la fois pour le système respiratoire humain et animal, ainsi que pour les sources d’eau, les sols, et d’autres ressources environnementales délicates
« Des particules sulfurées venant des pluies acides peuvent nuire à la vie aquatique des rivières et des lacs qu’elles contaminent, et résulter en une mortalité, » affirme un guide en ligne sur la pollution de l’eau. Un rapport de l’Université de Washington explique également que les particules sulfurées « contribuent aux pluies acides, causent des irritations pulmonaires, et avoir été le coupable principal dans la création de la brume qui occulte la vue dégagée du Grand Canyon. »
Bloquer le Soleil avec des particules réfléchissantes privera aussi les êtres humains de l’exposition naturelle au rayonnement solaire, qui est une source essentielle dans la métabolisation naturelle de vitamine D dans le corps humain. Une fois de plus donc, Bill Gates est aux manettes d’un projet qui cherche à contrôler le climat de façon artificielle en se servant de produits chimiques toxiques, une entreprise qui est sûre de susciter toutes sortes de problèmes potentiellement irréversibles pour l’humanité et la planète.
 
http://france.eternelle.over-blog.com
http://ja.naturalnews.com/

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Montée de l’islamophobie et banalisation du fémonationalisme

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Ciblage des musulmans...« Oui mais quand même, la religion, c’est mal »

Montée de l’islamophobie et banalisation du fémonationalisme

par Mona Chollet

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Relayer l’information de la énième agression d’une femme voilée, ou les propos haineux tenus sur l’islam par la représentante d’une organisation pseudo-féministe, revient immanquablement à emboucher l’appeau à trolls religiophobes. Que des femmes soient insultées et tabassées, que le féminisme serve de leurre pour répandre et banaliser le racisme le plus crasse, tout cela, le/la religiophobe s’en moque : dans un pays où médias et politiques, de façon plus ou moins insidieuse, désignent à longueur de temps les musulmans comme la cause de tous les maux de la société, son seul sujet d’anxiété est que son droit à « critiquer la religion » soit garanti. Pour l’exprimer, il usera de subtiles gradations dans la virulence, de la simple protestation à l’éructation scatologique probablement censée traduire la hauteur à laquelle il plane dans l’éther philosophique inaccessible aux benêts qui voient du racisme partout : « Moi, je chie sur toutes les religions. »

Notez bien la perle argumentative que recèle cet étron déclaratif : il a dit « toutes les religions ». Ha, ha ! Vas-y, accuse-le de racisme maintenant ! Quand il défend les Femen ou les dessinateurs de Charlie Hebdo, le religiophobe fait valoir qu’ils ne peuvent pas être racistes, puisqu’ils s’en prennent autant aux cathos ou aux orthodoxes qu’aux musulmans : CQFD. Inutile d’aller lui expliquer que les religions ne sont pas de simples systèmes métaphysiques flottant dans la stratosphère, et qu’elles sont indissociables des populations qui s’en réclament ou qu’on y associe, de la culture, de la politique, de l’histoire, des rapports de domination entre groupes sociaux. Inutile de lui expliquer que s’en prendre à l’islam, religion pratiquée par des gens qu’il connaît mal, dont les ancêtres ont été colonisés par ses propres ancêtres, et qui sont discriminés dans la société française, ce n’est pas exactement la même chose que de critiquer la religion catholique, depuis toujours liée au pouvoir en France, et dont il a pu expérimenter à ce titre la nocivité dans sa propre histoire (idem pour la religion orthodoxe en Ukraine, patrie des Femen).

Ne dites pas
« existence persistante
de gens qui ne nous ressemblent pas »,
dites « montée
des revendications identitaires »

Inutile de lui expliquer que, croyant faire œuvre de progressisme, il risque surtout de relayer toutes les généralisations, tous les préjugés et les stéréotypes méprisants qui circulent depuis des siècles sur les musulmans — « musulmans » : une dénomination qui, à l’époque coloniale, était « plus ethnique ou culturelle que religieuse », rappelle Anne-Marie Thiesse, directrice de recherche au CNRS (1). Et d’étaler non pas sa sagesse supérieure, mais plutôt son nombrilisme culturel, sa paresse intellectuelle, son ignorance satisfaite et son arrogance de « cul de plomb », pour reprendre une expression de l’ethnopsychiatre Marie Rose Moro. A l’époque où je travaillais à Charlie Hebdo, autour de 2000, un dessinateur un peu plus malin que les autres m’avait un jour glissé : « Cette façon qu’on a de se moquer des Afghans parce qu’ils portent des chapeaux qui ressemblent à des galettes, ça fait quand même un peu les types qui ne sont jamais sortis de chez eux, non ? »

Heureusement, quand le minimum d’ouverture à d’autres façons de vivre vous fait défaut, il est toujours possible de le dénigrer sous l’appellation de « relativisme culturel » (bouh !), et de baptiser « universalisme » votre propre complexe de supériorité, ce qui est tout de même nettement plus flatteur. De même, « existence persistante de gens qui ne vous ressemblent pas » = « montée des revendications identitaires », « communautarisme ». Fastoche, non ?

Inutile enfin de faire remarquer au religiophobe qu’il vit dans un pays où on devrait se rappeler à quoi peut mener la stigmatisation d’individus sur des bases ethnico-religieuses, et de lui suggérer que la possibilité de se trouver à nouveau dans un processus de constitution d’un bouc émissaire à l’échelle nationale et internationale pourrait peut-être mériter cinq minutes de réflexion sur ce qu’il dit et la façon dont il le dit : non, il ne veut pas réfléchir à ce qu’il dit. Car ce danger est tout à fait dérisoire par rapport à la défense de son droit à CRITIQUER LES RELIGIONS. Et puis, il estime que c’est ridicule, ces points Godwin permanents. Quoi ? On retrouve des têtes de porc dans des mosquées, une tête de sanglier dans une poussette ? Des enfants subissent des brimades à la cantine ? Des croix gammées sont taguées sur la façade des salles de prière ? Des gens se font insulter et tabasser ? Bon, peut-être, mais ce sont des gens qui n’existent que dans un recoin extrêmement reculé de sa conscience. Tellement reculé qu’ils existent à peine, en fait ; et donc, ce qui leur arrive ne saurait être très grave. D’ailleurs, pour ce qu’il entrevoit d’eux, ce ne sont pas des gens tout à fait nets, il faut bien le dire. Ils sont religieux, c’est-à-dire qu’ils entraînent la patrie des Lumières vers les gouffres d’irrationalité dont elle a eu tant de peine à s’extraire : il ne manquerait plus qu’on se fatigue à les défendre.

La « religion arabe »,
la « religion turque » :
la dure tâche
des ennemis de l’obscurantisme
n’a jamais de fin

C’est pourtant peu dire que le paravent de la « critique des religions » craque de partout. Dans Charlie, récemment, Bernard Maris rendait hommage à Amina Sboui, la Femen tunisienne, et à l’ensemble des Femen, dont il saluait le « courage ». Est-il plus cocasse d’entendre Maris parler de courage ou de féminisme ? Mon cœur balance. Quoi qu’il en soit, son engagement tout neuf en faveur de la liberté des femmes semblait lui procurer une forte émotion politique au niveau de la braguette : « Montre tes seins, Amina, montre ton sexe (2)... » Ah, l’excitation d’embrasser une cause juste. C’est quand même trop sympa, ce truc de féminisme ; c’est à regretter de ne pas s’y être intéressé plus tôt. Il parlait aussi — et c’est là que le paravent craque sérieusement —, à propos des hommes dont Amina Sboui était censée susciter la fureur, de « cochons du désert », et écrivait : « Ton corps nu est d’une pureté absolue en face des djellabas et des niqabs répugnants. » (La djellaba, cet instrument bien connu d’oppression religieuse.)

Quant à Inna Shevchenko, la leader des Femen en France, elle a créé la polémique en tweetant le 9 juillet, alors que venait d’être dévoilé un timbre officiel la représentant en Marianne : « Qu’est-ce qui peut être plus stupide que le ramadan ? Qu’est-ce qui peut être plus laid que cette religion ? » Elle a évidemment aussitôt botté en touche en se déclarant « religiophobe » et non « islamophobe ». Sauf qu’en 2012, l’une des fondatrices du mouvement, Anna Hutsol, déplorait que la société ukrainienne ait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes (3) ». Et qu’en 2010, lors d’un match entre le Karpaty de Kiev et le club turc Galatasaray, les Femen avaient produit ces images éloquentes : une de leurs militantes était encadrée par deux hommes à la poitrine peinte aux couleurs du Karpaty qui défendaient son sexe de leurs mains, tandis qu’elle adressait deux doigts d’honneur aux supporters turcs qui s’apprêtaient à envahir le territoire ukrainien, menaçant l’intégrité physique de ses femmes — ce que ne feraient jamais, naturellement, les bons supporters nationaux, virilement protecteurs (4).

La « religion arabe », la « religion turque » : deux nouvelles têtes de l’hydre obscurantiste contre lesquelles nos valeureux religiophobes vont devoir partir en croisade (non, pardon, le choix de ce mot risque de les faire couiner). Comme s’ils n’avaient pas déjà assez de pain sur la planche. Quelle abnégation ! Quel courage !

Confronté à ce genre d’incidents embarrassants ou de déclarations puantes, le troll religiophobe pourra réagir de deux manières. Les plus intoxiqués par la propagande fémonationaliste dont les médias et l’éditocratie nous abreuvent depuis dix ans — depuis la mise en orbite de Ni putes ni soumises, en gros — resteront de marbre : « Ben quoi ? C’est pas raciste. On n’a pas le droit de dénoncer les violences contre les femmes ? » (Sans oublier, s’agissant des Femen, le récurrent et désespérant : « Pourquoi toujours se diviser, vous n’avez pas mieux à faire que de taper sur d’autres féministes ? »)

Et puis, il y a le religiophobe humaniste. Mis face à cette collection d’actes manqués quelque peu préoccupants de certains de ses semblables, il ne réagira pas en les dénonçant et en disqualifiant leurs auteurs, non ; faut pas rêver, non plus : la gravité de tout cela ne retiendra pas son attention une seule seconde. Le vrai scandale, c’est que, en brandissant ces exemples, on l’aura offensé personnellement. Il protestera avec véhémence de sa propre innocence : « D’accord, peut-être, mais moi, je ne suis pas raciste [suit une longue énumération de faits d’armes qui en attestent] ! On peut être contre les religions sans être raciste ! » Avoue-le, sale islamogauchiste, que tu cherches à le museler !

Bon, d’accord. Parlons-en, alors. C’est quoi, au juste, le problème avec la religion ?

1) Sa collusion avec le pouvoir politique ? On l’a déjà dit : en France, cette collusion concerne le catholicisme. S’agissant de l’islam, elle n’existe pas — à moins d’adhérer aux plus gros délires de l’extrême droite. En revanche, elle existe bien en Iran, ou dans la Tunisie actuelle, et elle a existé dans l’éphémère Egypte de Mohamed Morsi. Vraiment ?... Entendant cela, le troll religiophobe, incapable de croire à la caution morale que lui apporte l’idiote bien pensante qui prétendait brider sa liberté d’expression, s’empressera de clamer à tue-tête sa solidarité avec les laïcs opprimés en Iran ou en Tunisie. Bien sûr, certains détails le perturberont, comme ces images de prières collectives sur la place Tahrir lors des grandes manifestations anti-Morsi du 30 juin dernier, ou de femmes voilées réclamant la chute du gouvernement des Frères musulmans. Mais il n’aura aucun mal à dénicher une quelconque pythie certifiée d’origine, façon Ayaan Hirsi Ali ou Chahdortt Djavann, qui viendra déverser sur tous les plateaux de télé des horreurs sur l’islam dont il pourra se délecter en toute bonne conscience. Bien sûr, le risque sera qu’en trahissant les préjugés grossiers dont il est imprégné, voire ses intentions malveillantes, il contribue surtout à mettre en difficulté les laïcs et à envenimer la situation dans les pays dont il prétend vouloir le bien — un peu comme les Femen, qui ont soutenu Amina Sboui avec la même constance que la corde soutient le pendu. Mais la satisfaction de son besoin viscéral de « critique des religions » est à ce prix.

2) « La religion est une superstition grossière, Dieu n’existe pas, tout le monde sait ça, à notre époque de progrès scientifique et de triomphe de la rationalité il est inacceptable que des gens croient encore à ces calembredaines. » Ici, le religiophobe confond deux niveaux : ce qui doit relever de la bataille d’idées dans une société démocratique et ce qui doit relever de la loi. Il pense, à titre personnel, que la religion est un tissu d’absurdités, alors il approuve des lois qui en interdisent l’expression (enfin... pour les musulmans). Or ce saut logique n’a rien d’évident.

La liberté de conscience
et autres droits humains fondamentaux :
un truc inventé par des naïfs angélistes
corsetés de tabous divers


Ces dernières années, la notion de laïcité a été dévoyée : alors qu’à l’origine elle garantissait la neutralité de l’Etat et la libre expression religieuse des citoyens, désormais, elle est devenue une arme pour réprimer la foi musulmane. « Il ne s’agit plus de respecter la neutralité à l’égard des identités, mais de permettre la neutralisation de certaines d’entre elles », résume Raphaël Liogier (5). Revient sans cesse l’allégation fantaisiste selon laquelle la religion devrait rester une « affaire privée ». Or, comme l’écrit Christine Delphy, « la liberté de conscience, garantie par la loi française de 1905, est re-garantie par chaque Constitution, et par toutes les conventions internationales — dont la Déclaration universelle des droits humains votée par l’ONU en 1948 et ratifiée par la France. Elle serait sans effets pratiques si elle ne s’accompagnait pas de la liberté d’expression. (...) C’est pourquoi la liberté de pratiquer son culte, et de le pratiquer publiquement, de même qu’on diffuse publiquement ses opinions politiques, philosophiques, esthétiques, est garantie par les conventions internationales. Et la liberté de toutes les religions d’exister dans l’espace public est un des fondements de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 en France » (6).

Pas de quoi effrayer un François Baroin, qui, en 2003, dans un rapport remis au premier ministre Jean-Pierre Raffarin, promouvait cette laïcité falsifiée, en avertissant qu’« à un certain point la laïcité et les droits de l’homme sont incompatibles » (7). De toute façon, il faut bien dire que toutes ces prises de tête au sujet de prétendus droits humains fondamentaux ont été en général rédigées par des bandes de naïfs angélistes corsetés de tabous divers qui n’étaient certainement pas obligés de vivre avec des musulmans. Des « idiots utiles », pour reprendre une terminologie chère à Caroline Fourest. On relèvera au passage que les Femen, elles, sont conscientes de ce sens originel de la laïcité comme protection de l’expression religieuse, puisqu’elles tweetaient récemment : « Femen n’est pas un mouvement laïc, Femen est anti-religion. Femen considère la laïcité comme une façon d’accepter l’inacceptable. » (Oui, toi aussi tu l’auras remarqué : Femen s’exprime comme Chuck Norris.)

Il y a quelque chose d’assez totalitaire, et d’un tout petit peu présomptueux, à vouloir que ses propres opinions aient force de loi, en particulier sur des sujets métaphysiques. Prenons un autre exemple – même pas métaphysique : le religiophobe d’extrême gauche, par exemple, peut être vigoureusement opposé aux idées libérales, et consacrer une bonne partie de son temps et de son énergie à combattre leur influence et à les réfuter. Pour autant, est-ce qu’il approuverait qu’on interdise leur expression ? Curieusement, ce raisonnement infantile, « Je déteste ces idées, donc je soutiens des lois qui répriment leur expression », n’opère que quand il s’agit de réduire au silence une partie de la population déjà discriminée, et constituée pour une bonne part de descendants de colonisés. Des gens dont il paraît normal d’exiger qu’ils rasent les murs et ferment leur gueule.

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On décèle aussi dans cette démarche l’idée que, s’agissant des musulmans, il convient de faire jouer la contrainte légale, l’autorité de l’Etat, le « c’est comme ça et c’est pas autrement ». Ça ne sert à rien de parler avec ces gens-là, et leur opinion n’a aucune importance, vu qu’ils n’ont dans la tête qu’un tissu de superstitions obscurantistes à peine articulées. Cette conviction devait mener logiquement, quelques années après la loi interdisant le foulard à l’école, à la conclusion selon laquelle ils ne comprennent que la force : des milliers de spectateurs se délecteraient de voir au cinéma une prof de banlieue tenir en joue ses élèves basanés, tout en étant persuadés d’assister à une émouvante démonstration d’héroïsme républicain.

Cher religiophobe humaniste, je prendrai donc au sérieux tes protestations vertueuses quand tu seras prêt à défendre le droit d’exprimer des idées que tu ne partages pas. Parce que c’est un peu facile de ne brandir la « liberté d’expression » que quand il s’agit du droit d’insulter les musulmans sous le noble prétexte de « critiquer la religion » — droit qui, entre nous, ne me semble pas trop tragiquement menacé. Bref, encore un effort pour être tout à fait voltairien. Car jusqu’ici, sans vouloir me montrer excessivement taquine, ce sont plutôt ceux qu’on affuble de l’étiquette infamante d’islamogauchistes — tous athées, sauf erreur de ma part — qui ont mis en pratique la fameuse maxime : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous ayez le droit de le dire. » (Phrase que Voltaire n’a jamais prononcée, certes, mais qui a de la gueule.)

Tu veux lutter contre le sexisme et l’homophobie ?
Alors lutte contre le sexisme et l’homophobie,
pas contre la-religion-comme-facteur-probable
de-sexisme-et-d’homophobie,
façon « Minority Report »


3) « La religion est sexiste et homophobe. » Bon, nous voilà au cœur du sujet. Alors allons-y carrément : s’en prendre au sexisme et à l’homophobie à travers la religion, c’est tout simplement intenable. La religion n’est pas un levier pertinent. Tu veux lutter contre le sexisme et l’homophobie ? Alors lutte contre le sexisme et l’homophobie, quelle que soit la forme sous laquelle ils s’expriment, mais pas contre la-religion-comme-facteur-probable-de-sexisme-et-d’homophobie, façon Minority Report. La désigner comme l’ennemi, poser l’équation « croyant = réactionnaire », c’est ouvrir la porte à tous les procès d’intention, et c’est s’exposer à commettre inévitablement des erreurs et des injustices.

Injustices d’abord envers ceux qui, pour être fidèles d’une religion, ne sont pour autant ni sexistes, ni homophobes. Certains se définiront comme catholiques et homosexuels, ou juifs et homosexuels, ou musulmans et homosexuels. Quand le site Madmoizelle a publié des témoignages sur l’islamophobie ordinaire, une de ses lectrices racontait : « L’exemple qui m’a fait le plus de peine est sûrement celui-ci : un de mes meilleurs amis est homosexuel. Moi-même et un ou deux autres amis proches avions déjà des doutes sur le fait qu’il l’était mais voulions lui laisser le temps de l’annoncer lui-même. Quand il fut enfin prêt, il prit les personnes à part, une par une, pour leur annoncer. Les jours passèrent, puis les semaines, et il ne venait toujours pas à moi. J’ai finalement été le trouver et il m’a avoué, honteux : “Je pensais qu’à cause de ta religion tu me rejetterais, tu ne m’accepterais pas et tu me verrais comme une abomination.” »

Assimiler toute pratique religieuse musulmane
à de l’intégrisme

De même, certaines musulmanes qui portent le foulard pourront déjouer les préjugés en se révélant avoir une estime d’elles-mêmes bien supérieure et une propension à la soumission bien moindre que beaucoup de non musulmanes. Dans Les filles voilées parlent, Hanane déclarait ainsi : « Je porte le voile par soumission à un Dieu — et cette soumission-là, je l’assume totalement — mais cela veut dire aussi que je ne suis soumise à personne d’autre. Même pas à mes parents : je les respecte, mais je ne leur suis pas soumise. Elle est là, ma force : je me donne à un Dieu, et ce Dieu me promet de me protéger et me défendre. Alors ceux qui veulent me dicter ma conduite, je les emmerde. »

A lire ces exemples, on mesure combien l’hystérie qui n’a cessé de croître depuis le 11 septembre a fini par faire assimiler toute pratique de la religion musulmane à de l’intégrisme. Le « réflexe niqab » de beaucoup de médias, que vient aussi de dénoncer le socialiste Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, est révélateur à cet égard : pour illustrer un article sur l’agression d’une femme portant le foulard, ou un sujet du journal télévisé (le 6 août sur France 2) sur une possible interdiction du voile à l’université — interdiction qui concernerait massivement des femmes portant le foulard —, on colle systématiquement des images de femmes en niqab (8).

Certes, écrit Pierre Tevanian dans La haine de la religion, les sondages indiquent par exemple « que la proportion d’opposants à l’égalité complète des droits matrimoniaux et parentaux entre homosexuels et hétérosexuels est plus importante chez les croyants et pratiquants des grandes religions monothéistes que dans le reste de la population ». Mais « en quoi des données statistiques légitiment-elles une attitude de méfiance ou de rejet a priori face à des personnes concrètes (9) » ?

Si on acceptait cet « usage inquisitorial des statistiques » — qui s’est manifesté lors de la candidature d’Ilham Moussaïd sur les listes du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) aux élections régionales de 2010 —, alors il faudrait le généraliser, remarque Tevanian : le NPA devrait par exemple refuser les personnes issues des classes supérieures, « puisqu’il est établi statistiquement que les classes supérieures sont nettement plus que la moyenne hostiles aux politiques de redistribution des richesses »...

Si l’athéisme immunisait contre le machisme,
ça se saurait

Par ailleurs, les religions ne tombent pas du ciel : quand elles sont misogynes et homophobes, c’est parce que leurs adeptes se servent d’elles pour exprimer et justifier une misogynie et une homophobie qu’ils pourraient tout aussi bien exprimer et justifier sous une forme non religieuse. Si l’athéisme immunisait contre le machisme, ça se saurait. Depuis quelques années, il est devenu impossible de lire le mot « laïcité » sans trouver dans son environnement immédiat le mot « féminisme », et inversement ; or il s’agit d’une escroquerie intellectuelle et historique : les deux notions sont très loin d’être consubstantielles. « Que penser de cette idée que la laïcité française “défend la femme contre le père oppresseur” ?, écrivait Alain Gresh dans L’islam, la République et le monde. Au contraire, elle s’est pendant des décennies accommodée des inégalités politiques (refus du droit de vote aux femmes) et juridiques (jusqu’en 1965, la femme devait avoir l’autorisation de son mari pour travailler ou ouvrir un compte en banque). Si l’égalité des sexes a remporté des victoires, c’est plus aux combats, souvent décriés, des féministes qu’à la laïcité qu’on le doit (10). » Monique Crinon rappelle, elle, que les députés de gauche, au nom de leur défiance envers la religion, comptèrent parmi les plus farouches opposants au droit de vote des femmes, qu’ils considéraient comme inféodées au clergé (11).

Désigner « la religion » comme l’ennemi revient donc à considérer d’office comme sexistes et homophobes des gens qui ne le sont pas forcément, mais aussi à répandre l’idée que seuls les pratiquants d’une religion sont sexistes et homophobes. Dix ans de fémonationalisme politique et médiatique ont abouti à la fois à imputer l’accusation infamante de sexisme à tous les hommes musulmans et à en dédouaner magiquement tous les autres. Dans un article de Elle consacré aux couples mixtes (5 novembre 2010), Irina, mariée à Samir, un Français d’origine algérienne, disait de lui : « Il est très français sur la question de l’égalité homme-femme. » Ce qui laisse rêveur quand on pense aux innombrables maris violents, aux harceleurs et aux violeurs parfaitement « français » (doit-on comprendre « blancs » ?) qui rendent cette assertion absurde. On en arrive donc à la situation où être musulman et sexiste constitue un crime impardonnable, mais où être sexiste sans être musulman passe inaperçu. (Le même Elle vient d’engager Nicolas Bedos comme chroniqueur : c’est dire.) En réalité, ce dont on est sommé par ceux qui dénoncent « la religion » — musulmane, bien sûr —, ce n’est pas de prouver son attachement aux droits des femmes : c’est de prouver sa loyauté envers la nation.

L’abbé Grégoire, 1788 :
« Un autre obstacle
à la réforme des Juifs,
c’est le peu d’estime
qu’ils ont toujours eu
pour les personnes du sexe »

La manœuvre n’est pas nouvelle : en 1788, comme l’a relevé Esther Benbassa, l’abbé Grégoire, dans son Essai sur la régénération physique, morale et politique des Juifs, citait, parmi les « obstacles à la réforme » de ceux-ci, « le peu d’estime qu’ils ont toujours eu pour les personnes du sexe », alors que « la considération pour les personnes du sexe est la mesure du progrès d’une nation dans la vie sociale ». Deux siècles plus tard, Jacques Chirac lui faisait écho, en visant cette fois les musulmans : « Le degré de civilisation d’une société se mesure d’abord à la place qu’y occupent les femmes. » (12)

On aurait tort de sous-estimer la gravité des injustices que l’on cautionne en acceptant de faire la guerre « aux religions » au nom du féminisme. La dérive à laquelle on a assisté ces dernières années a légitimé et même légalisé les discriminations. Aujourd’hui, les femmes voilées courent le risque d’être rejetées d’un nombre croissant de lieux, non seulement parce qu’on a falsifié la laïcité pour en faire une arme contre elles, mais aussi parce qu’on présume chez elles une forme de soumission au machisme. Aux autres femmes, en revanche, on ne demande nullement de faire la preuve de leur féminisme avant de les laisser pénétrer dans ces mêmes espaces.

Et bien sûr, dans les faits, le soupçon frappe tous ceux qui sont « musulmans d’apparence », sans qu’on prenne la peine de les interroger sur leurs convictions religieuses. Dans un hôpital, une patiente un peu trop basanée qui demandera à se faire examiner de préférence par un médecin de sexe féminin risque de se heurter à un refus, même si sa demande n’a aucun motif religieux, alors qu’une patiente blanche n’aura aucun mal à faire accepter cette requête, ou se verra même offrir le choix. En associant à la religion réelle ou supposée de millions de gens toute une collection de préjugés dégradants qui font disparaître leur individualité et tous les autres aspects de leur personnalité (définition même du racisme, soit dit en passant), on a introduit l’arbitraire dans la vie sociale, et jusque dans le droit. Or l’arbitraire est une sale bête : une fois entré, il ne se laisse pas facilement mettre à la porte.

Quand le « mythe de l’islamisation »
cesse d’être le propre de l’extrême droite

Comment expliquer que des gens qui se réclament de la gauche ou de l’extrême gauche acquiescent à une telle politique au même titre que des gens de droite et d’extrême droite ? Comment expliquer qu’on ait pu voir des militants anarchistes soutenir la loi interdisant le port du voile à l’école, c’est-à-dire s’en remettre à l’Etat pour dire aux gens comment ils doivent s’habiller ? Par le fait que tous ont intégré un présupposé autrefois caractéristique de l’extrême droite, mais qui s’est répandu comme une peste dans l’ensemble de la société : la conviction qu’on assisterait à une « islamisation de la France ». Même s’ils le nient, ou s’ils ne le formulent pas aussi crûment, c’est le postulat secret qui détermine toutes leurs prises de positions, et qui explique cette hargne angoissée et défensive, voire haineuse, qu’ils manifestent si souvent. L’adhésion au « mythe de l’islamisation » — mythe que Raphaël Liogier a démonté patiemment dans un livre du même nom (13) — est le trait qui différencie l’islamophobe du simple militant athée.

La propagation et l’accréditation de ce fantasme dans de très larges pans de la société se sont faites à l’abri du bouclier moral offert par le mot magique de « laïcité ». Ce terme s’est doté d’une nouvelle signification clandestine, qu’on pourrait résumer par « les Arabes dehors ». Jean Baubérot, dans La laïcité falsifiée, montre comment le simple fait de prononcer ce mot permet à Marine Le Pen de donner le « la » dans le débat public, au lieu d’en être mise au ban. Les propos de la présidente du Front national comparant les prières de rue à une « occupation », en décembre 2010, avaient suscité l’indignation générale ; mais, dès qu’elle les avait reformulés en termes de « défense de la laïcité », elle avait obligé l’ensemble des commentateurs et de la classe politique à s’aligner... En septembre 2011, Elisabeth Badinter, membre du Haut Conseil à l’intégration (HCI) — auquel on doit la brillante idée d’interdire le voile à l’université —, avait même déploré « qu’en dehors de Marine Le Pen personne ne défende plus la laïcité (14) ».

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« Le mauvais chasseur, bon bah c’est le gars qu’a un fusil, il voit un truc qui bouge... »

Il arrive que ce qui se trame sous couvert de « laïcité » apparaisse clairement : en 2010, dans une école primaire de la région lyonnaise, l’interprétation par les élèves d’une chanson pour enfants en arabe « parfaitement anodine » avait par exemple été jugée « contraire à la laïcité », simplement parce qu’elle était en arabe (15). Même désir d’effacement des identités, en dehors de toute référence religieuse, chez une personnalité officiellement « laïque » comme Badinter, qui déclare : « Quand, dans les années 1980, la gauche a donné la possibilité aux enfants d’apprendre la langue d’un pays ou d’une région d’origine, c’était une faute (16). » En 2010 toujours (22 décembre), Charlie Hebdo publiait un numéro spécial sous la bannière « Laïcs, oui, fachos, non ! » Parce qu’attention : pour paraphraser un sketch immortel des Inconnus, le facho, c’est un gars qui n’aime pas les musulmans et qui pense qu’ils veulent islamiser la France ; alors que le laïc nouvelle mouture, bon, ben, c’est un gars, il n’aime pas les musulmans, et il pense qu’ils veulent islamiser la France. Rien à voir !

Caroline Fourest,
« meilleure spécialiste de l’islam
de tout son immeuble »


A gauche, mais aussi à l’extrême gauche, où l’éminence grise de Manuel Valls a ses admirateurs, Caroline Fourest a joué un rôle essentiel dans la légitimation et la diffusion du « mythe de l’islamisation », dont elle est profondément imprégnée. Donnant l’illusion d’une mesure et d’un sérieux qui tendraient pourtant à lui faire défaut (ALERTE EUPHÉMISME), elle a bâti sa carrière d’éditocrate en surfant sur l’obsession islamophobe, et en lui permettant de se donner libre cours sous des oripeaux respectables. En 2004, elle publiait Frère Tariq, son « enquête » sur Tariq Ramadan, personnage passé dans la nuit du 11 au 12 septembre 2001 du statut d’intellectuel musulman éclairé habitué des plateaux de Jean-Marie Cavada à celui de fourbe croquemitaine intégriste. Les bonnes feuilles étaient parues dans L’Express avec en couverture ce titre : « L’homme qui veut instaurer l’islamisme en France » (18 octobre 2004).

Pour mieux faire trembler dans les chaumières, la « meilleure spécialiste de l’islam de tout son immeuble (17) » abusait dans ce livre des adjectifs « inquiétant », « sinistre », « effrayant », « terrifiant » (variante : « guère rassurant »), des expressions « à faire frémir », « à faire froid dans le dos », « à glacer le sang », etc. Dans cette même veine flamboyante de scénariste de série B, elle qualifiait l’organisation des Frères musulmans de « matrice infernale dont les tentacules diffusent encore aujourd’hui l’intégrisme aux quatre coins du monde » ; une image qui, fort injustement, ne lui a valu aucune nomination au Grand Prix du maire de Champignac. Peu importe que la peur soit mauvaise conseillère : dans un système médiatique toujours en quête de sensationnalisme, encourager les fixations malsaines de vos concitoyens ne peut que s’avérer payant. Et se situer résolument du côté du manche permet de raconter en toute impunité les plus gros bobards, comme d’employer les méthodes les plus répugnantes pour tenter de discréditer vos contradicteurs, ainsi qu’a pu en témoigner il y a dix ans le journaliste du Monde Xavier Ternisien, sous un titre éloquent : « Salir un homme ».

Le « musulman métaphysique »

Pour développer une telle paranoïa, pour se persuader de la toute-puissance de gens minoritaires et dominés, pour se sentir constamment insulté, bafoué, provoqué, menacé, il faut forcément être devenu inconsistant et transparent à ses propres yeux ; il faut ne plus se percevoir soi-même, ne plus percevoir sa propre force. Pour s’enfermer ainsi dans la haine, la défiance et le ressentiment, il faut avoir perdu tout espoir dans l’avenir. L’islamophobie traduit un malaise profond, un désarroi face à sa propre perte d’identité, au point que Liogier parle du « musulman métaphysique ». « A travers les corps multiples des musulmans, écrit-il, à travers les moindres signes de leur foi, forcément ostentatoires et insultants, les Européens semblent lire leur propre manque de foi et l’angoisse qui en résulte, qu’ils convertissent aussitôt en haine du musulman essentiel, source de tous leurs déboires mais avant tout de leur frustration existentielle. » Peut-être serait-il judicieux de regarder enfin ce malaise en face, de l’explorer honnêtement, et de réfléchir à un horizon et à un projet de société, au lieu de s’acharner à gommer du paysage ceux dont on veut croire qu’ils sont le seul obstacle à la réactivation d’un passé mythifié.

Mona Chollet

http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-montpellier/120813/ciblage-des-musulmans-oui-mais-quand-meme-la-religion-c-est-mal

(1) Cité par Carine Fouteau, « Islamophobie, racisme anti-musulman : le sens caché des mots », Mediapart, 26 juillet 2013.

(2) « Cette jeunesse irresponsable », Charlie Hebdo, 20 juin 2013.

(3) « Femen, Ukraine’s Topless Warriors », TheAtlantic.com, 28 novembre 2012.

(4) Voir l’article de Mathilde Goanec qui évoque cet épisode, « Un féminisme au poil ? », Regards, 23 septembre 2011.

(5) Raphaël Liogier, Le mythe de l’islamisation. Essai sur une obsession collective, Seuil, 2012.

(6) Christine Delphy, « La religion, une affaire privée ? », Les mots sont importants, 8 juillet 2010.

(7) Lire Jean Baubérot, La laïcité falsifiée, La Découverte, 2012.

(8) Au début de l’affaire Baby Loup, Charlie Hebdo (22 décembre 2010) avait publié deux pages d’entretien avec la directrice de la crèche. (L’avocat de celle-ci, Richard Malka – par ailleurs défenseur de Clearstream contre le journaliste Denis Robert, et plus récemment de DSK –, est aussi celui de l’hebdomadaire.) Les dessins qui accompagnaient l’entretien en disaient long sur les fantasmes de son auteure, une dénommée Catherine : ils illustraient tous les dangers auxquels une employée de crèche portant le voile intégral exposerait les enfants (défenestration parce qu’elle perd l’équilibre en se prenant les pieds dans le tissu, brûlures parce que sa manche trop large accroche un manche de casserole, etc.). Or l’employée de Baby Loup licenciée ne portait pas le voile intégral et ne dissimulait pas son visage. Du même coup, l’argument avancé par la directrice de la crèche, et repris en titre de l’entretien, « Comment éveiller un enfant, l’aider à grandir, si on se soustrait soi-même au regard de l’autre ? », s’en trouvait singulièrement affaibli. On a du mal à croire qu’un enfant verra son développement perturbé parce qu’il n’aura pas pu voir les oreilles ou le cou de sa puéricultrice...

(9) Pierre Tevanian, La haine de la religion. Comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche, La Découverte, 2013.

(10) Alain Gresh, L’islam, la République et le monde, Fayard, 2004.

(11) Monique Crinon, « Féminisme et laïcité : non aux amalgames », Les mots sont importants, 30 novembre 2005.

(12) Esther Benbassa, La République face à ses minorités. Les Juifs hier, les Musulmans aujourd’hui, Mille et une nuits, 2004.

(13) Raphaël Liogier, Le mythe de l’islamisation, op. cit.

(14) « Elisabeth Badinter déplore qu’“en dehors de Marine Le Pen” plus personne ne défende la laïcité », LeMonde.fr, 29 septembre 2011.

(15) Laurent Lévy, « La métaphore laïque illustrée par l’exemple », Les mots sont importants, 9 novembre 2010.

(16) Elle, 5 novembre 2010. A ce sujet, lire Emmanuelle Talon, « L’arabe, une “langue de France” sacrifiée », Le Monde diplomatique, octobre 2012, et Bernard Girard, « Les affligeantes leçons d’histoire du Haut conseil à l’intégration », Journal d’un prof d’histoire, 10 août 2013.

(17) « Reviens, Voltaire, y a du pudding pour le dessert », Le blog de Philippe V., éditorialiste martyr, 28 octobre 2008.

Sur le(s) même(s) sujet(s) dans Périphéries :

Racisme

* Amis, dessous la cendre - 1er mai 2007

* L’obscurantisme beauf - Le tête-à-queue idéologique de Charlie Hebdo - 4 mars 2006

* Quand l’ignorance part en guerre au nom du savoir - Les néoréactionnaires et la banlieue - 4 décembre 2005

* Un féminisme mercenaire - A propos de Pour en finir avec la femme, de Valérie Toranian, et de L’islam, la République et le monde, d’Alain Gresh - 8 novembre 2004

* Aïcha et les « gros tas » - Fortune médiatique des Ni putes ni soumises
et des filles voilées - 30 octobre 2003

* J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau sur Arte - Un documentaire sur la consultation de psychiatrie transculturelle à l’hôpital Avicenne de Bobigny - 14 octobre 2003

* Islam et altermondialisation, la fausse bonne idée - 12 octobre 2003

* L’éclaireur - Roland Huguenin, délégué du CICR, conférencier, essayiste - avril 2003

* Dernières nouvelles du front de la haine - La rage et l’orgueil, d’Oriana Fallaci - 11 juin 200

* Une « explosion de l’antisémitisme » ? - 9 décembre 2001

* « Un musulman de moins » - 4 septembre 2001

* L’outsider - Edward W. Saïd, intellectuel palestinien - mai 1998

Les OGM : Une guerre secrète biologique

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 le vigilant

Maintenant, nous arrivons au cœur du danger et au potentiel de mauvaise utilisation inhérente au projet de Svalbard de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller. Est-ce que le développement de semences brevetées pour la plupart des grandes cultures de subsistance telles que le riz, le maïs, le blé et les céréales fourragères telles que le soja peuvent être utilisées, en fin de compte, dans une horrible forme de guerre biologique?

Le but explicite du lobby eugéniste financé par les riches familles de l’élite telles que Rockefeller, Carnegie, Harriman et autres, depuis les années 1920, a incarné ce qu'ils appellent "l'eugénisme négatif", le massacre systématique de lignées sanguines indésirables. Margaret Sanger, une rapide eugéniste, fondatrice de l'International Planned Parenthood (société internationale de parentalité planifiée) et intime de la famille Rockefeller, créa en 1939 quelque chose appelé The Negro Project (« Le Projet Nègre »), basé à Harlem et qui, comme elle le confia dans une lettre adressée à un ami, concernait le fait tout entier selon lequel, comme elle l'a dit, "nous voulons exterminer la population nègre." 11

Une petite entreprise de biotechnologie située en Californie, Epicyte, a annoncé en 2001 la mise au point d’un maïs génétiquement modifié qui contient un spermicide qui rendait stérile le sperme des hommes qui le mangeaient. A ce moment-là, Epicyte avait un accord de coentreprise afin de répandre sa technologie avec DuPont et Syngenta, deux des sponsors de la réserve de semences du jugement dernier de Svalbard. Epicyte a depuis été acquise par une société de biotechnologie de Caroline du Nord. Le plus étonnant à apprendre est le fait qu’Epicyte avait développé son maïs OGM spermicide avec des fonds de recherche provenant du Département américain de l’Agriculture (USDA), le même qui, en dépit de l'opposition du monde entier, a continué à financer le développement de la technologie Terminator, actuellement détenue par Monsanto.

Dans les années 1990, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations Unies lança une campagne afin de vacciner des millions de femmes au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines, âgées de 15 à 45 ans, prétendument contre le tétanos, une maladie découlant de choses telles que marcher sur un clou rouillé. Le vaccin ne fut pas administré aux hommes ni aux garçons, en dépit du fait qu'ils étaient sans doute tout aussi susceptibles de marcher sur des clous rouillés en que les femmes.

En raison de cette curieuse anomalie, Comite Pro Vida de México (Le Comité pour la vie de Mexico), une organisation catholique romaine, est devenue suspicieuse et fit tester des échantillons du vaccin. Les tests révélèrent que ce vaccin contre le tétanos propagé par l'OMS uniquement pour les femmes en âge d’avoir des enfants contenait de la Gonadotrophine Chorionique ou hCG, une hormone naturelle qui, lorsqu'elle est combinée avec une le transporteur d’une anatoxine tétanique, stimule des anticorps qui rendent une femme incapable de garder une grossesse. Aucune des femmes n’avait été avertie.

Il en est ressorti plus tard que la Fondation Rockefeller, avec le Conseil de la population de Rockefeller, la Banque mondiale (qui abrite le CGIAR), et les Instituts nationaux de la santé des Etats-Unis avaient été impliqués dans un projet d’une durée de 20 ans et qui avait commencé en 1972 à développer un vaccin abortif avec un transporteur du tétanos pour l'OMS. De plus, le Gouvernement de la Norvège, l'hôte de la réserve de semences du jugement dernier de Svalbard, a fait don de $ 41 millions afin de développer le vaccin abortif spécial contre le tétanos.12

Est-ce une coïncidence que ces mêmes organisations, depuis la Norvège jusqu’à la Fondation Rockefeller, en passant par la Banque mondiale, soient également impliquées dans le projet de la banque de semences de Svalbard ? Selon le professeur Francis Boyle, qui a rédigé la loi antiterroriste sur les armes biologiques (Biological Weapons Anti-Terrorism Act) de 1989 promulguée par le Congrès américain, le Pentagone "se prépare désormais à se battre et à gagner la guerre biologique" dans le cadre de deux directives de stratégie nationale de Bush et adoptées, fait-il remarquer, "sans connaissance ni avis du public", en 2002. Boyle ajoute que, en 2001-2004 seul le gouvernement fédéral américain a dépensé $ 14,5 milliards pour le travail civil lié à la guerre biologique, ce qui constitue une somme stupéfiante.


Le biologiste Richard Ebright, de la Rutgers University, estime que plus de 300 institutions scientifiques et que quelque 12.000 individus aux USA aujourd’hui ont accès à des agents pathogènes qui conviennent pour la guerre biologique. Il y a seulement 497 bourses des instituts nationaux de la santé du gouvernement américain pour la recherche au niveau des maladies infectieuses ayant un potentiel de guerre biologique. Bien entendu, ceci est justifié sous le prétexte de se défendre contre des attaques terroristes potentielles, comme c’est souvent le cas de nos jours.

De nombreux dollars du gouvernement américain dépensés dans la recherche sur la guerre biologique impliquent le génie génétique. Le professeur de biologie Jonathan King, du Massachusetts Institute of Technology, dit que “ les programmes croissants de bioterrorisme représentent un danger émergent significatif pour nos propres populations ». King ajoute : “Alors que de tels programmes sont toujours appelés défensifs, avec les armes biologiques, les programmes défensifs et offensifs se chevauchent presque complètement.’ 13

Le temps nous dira si, à Dieu ne plaise, la réserve à Svalbard de semences du jugement dernier de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller fait partie d’une autre Solution Finale, impliquant l’extinction de la Grande et Défunte Planète Terre.

F. William Engdahl est l’auteur de “Seeds of Destruction, the Hidden Agenda of Genetic Manipulation” (“Semences de la Destruction : l’agenda cache des manipulations génétiques”) qui vient d’être publié par Global Research. Il est également l’auteur de “A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order” (“Un siècle de guerre : la politique pétrolière anglo-américaine et le Nouvel Ordre Mondial”), Pluto Press Ltd. Pour le contacter par e-mail: info@engdahl.oilgeopolitics.net.

William Engdahl est un partenaire de recherche du Centre pour la recherche sur la mondialisation (Centre for Research on Globalization ou CRG). Ses écrits peuvent être consultés sur www.engdahl.oilgeopolitics.net ainsi que sur Global Research.



NOTES

1 F. William Engdahl,Seeds of Destruction, Montreal, (Global Research, 2007).

2 Ibid, pp.72-90.

3 John H. Davis, Harvard Business Review, 1956, cited in Geoffrey Lawrence, Agribusiness, Capitalism and the Countryside, Pluto Press, Sydney, 1987. See also Harvard Business School, The Evolution of an Industry and a Seminar: Agribusiness Seminar, http://www.exed.hbs.edu/programs/agb/seminar.html.

4 Engdahl, op cit., p. 130.

5 Ibid. P. 123-30.

6 Myriam Mayet, The New Green Revolution in Africa: Trojan Horse for GMOs?, May, 2007, African Centre for Biosafety, www.biosafetyafrica.net.

7 ETC Group, Green Revolution 2.0 for Africa?, Communique Issue #94, March/April 2007.

8 Global Crop Diversity Trust website, in http://www.croptrust.org/main/donors.php.

9 Engdahl, op. cit., pp.227-236.

10 Anders Legarth Smith, Denmark Bans Glyphosates, the Active Ingredient in Roundup, Politiken, September 15, 2003, in organic.com.au/news/2003.09.15.

11 Tanya L. Green, The Negro Project: Margaret Sanger’s Genocide Project for Black American’s, in www.blackgenocide.org/negro.html.

12 Engdahl, op. cit., pp. 273-275; JA Miller, Are New Vaccines Laced With Birth-Control Drugs?, HLI Reports, Human Life International, Gaithersburg, Maryland; June/July 1995, Volume 13, Number 8.

13 Sherwood Ross, Bush Developing Illegal Bioterror Weapons for Offensive Use,’ December 20, 2006, in www.truthout.org.


F. William Engdahl est un analyste de pointe du Nouvel Ordre Mondial, auteur du best-seller sur le pétrole et la géopolitique ”A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order” (“Un siècle de guerre : la politique pétrolière anglo-américaine et le Nouvel Ordre Mondial”). Ses écrits ont été traduits dans plus d’une douzaine de langues.

La Banque nationale organise-t-elle l’impunité des banquiers, même confrontés aux ennuis judiciaires ?

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© Dieter Telemans/Imagedesk

 

La saga Fortis n’a pas dit son dernier mot. Le naufrage de l’institution, en 2008, pourrait mener l’ancienne fine fleur de la banque à devoir répondre de ses actes en justice. Tous n’ont entretemps pas pris leurs distances avec le monde de la finance. Deux d’entre eux y opèrent encore en haut lieu. Malgré leur inculpation, et la menace d’un renvoi en correctionnelle que demande le parquet de Bruxelles et que la chambre du conseil devrait trancher en septembre.

Filip Dierckx et Herman Verwilst sont déclarés toujours bons pour le service. Le premier reste numéro deux de BNP Paribas Fortis et président de Febelfin. Le second se maintient à la présidence du conseil d’administration d’Optima Bank. Ni l’un ni l’autre n’ont perdu la confiance de leur employeur. Ni celle de la Banque nationale qui leur a confirmé leur brevet de compétence et d’honorabilité.

Tant de mansuétude reste une énigme pour le député fédéral Ecolo Georges Gilkinet. « La Banque nationale ne semble pas s’inquiéter de la situation ni des conséquences sur les établissements où les deux personnes citées restent des dirigeants. » Ce n’est pourtant pas faute, dans le chef du parlementaire, de chercher à comprendre. Ni d’avoir relancé le ministre des Finances, Koen Geens (CD&V). Face au député vert un peu trop insistant, Geens reste muré dans ses vérités : le rappel théorique de la règle du « fit and proper », et le sacro-saint respect de la présomption d’innocence. Le ministre insiste : ce principe exige « une certaine retenue ». Il permet aussi d’éluder le fond de la question.

C’est le langage qui plaît à Febelfin, la puissante fédération du secteur bancaire, très chatouilleuse sur les droits de la défense et la protection de la vie privée. L’élu écolo du peuple avance, lui, d’autres priorités : « Le sentiment de l’injustice représentée par l’impunité de ceux qui ont commis des erreurs, volontaires ou non. La loi bancaire de 1993 va beaucoup plus loin que l’argument de la présomption d’innocence. Elle exige des dirigeants d’institutions financières, plus que d’un autre citoyen, qu’ils soient exemplaires dans l’exercice de leurs fonctions.»

La langue de bois connaît ses limites. En juin dernier, Alfred Bouckaert jette l’éponge. Rattrapé par un vieux dossier de fraude fiscale qui le menace d’un procès en correctionnelle, l’ex-dirigeant du Crédit Lyonnais Belgium renonce à présider le conseil d’administration de Belfius, la nouvelle banque publique. Une tuile pour le gouvernement fédéral. Et un bel embarras : les anciens ennuis judiciaires du banquier n’étaient pas inconnus de l’équipe gouvernementale qui l’avait néanmoins nommé, en novembre 2011. Au regard de la loi, Alfred Bouckaert n’était donc pas si « fit and proper » que ça. Allô, la Banque nationale ?

Pour le coup, difficile pour Koen Geens de botter en touche : « S’agissant de faits datant de 23 ans, cette affaire a été supposée prescrite par Monsieur Bouckaert. Vu le parcours professionnel impressionnant de ce dernier, ces éléments n’ont pas été jugés comme constituant un obstacle à sa nomination. » C’est comme si, éblouie par un tel CV, la Banque nationale n’avait pas vu la petite tache qui y figurait. Et en avait oublié cet autre réflexe que commande sa mission d’évaluation: celui de s’informer auprès des autorités judiciaires d’enquêtes en cours et d’affaires toujours pendantes.

Mauvaise note décernée à l’évaluateur. Qui se retrouve à son tour évalué. Sévèrement. « Tout le monde est ’’fit and proper ’’ aux yeux de la Banque nationale, y compris des personnes ayant dirigé de grandes institutions bancaires belges qui sont allées dans le mur », commente Georges Gilkinet. L’élu en retire la désagréable impression « d’une proximité entre le contrôleur et le contrôlé ».
Yves Delacollette, ex-remuant patron de la Deutsche Bank Belgique reconverti dans la consultance, n’y va pas par quatre chemins : « Il y a deux poids deux mesures, selon que l’on est un grand ou un petit dans le monde de la banque. D’un côté, la CBFA (NDLR : Commission bancaire, financière et des assurances, devenue FSMA) demandait au patron de Citibank de renoncer à son mandat de CEO, au motif qu’il serait peut-être cité en justice dans un dossier de commercialisation de produits Lehman Brothers. Et de l’autre, Filip Dierckx, bien qu’inculpé, peut rester en fonction à la direction de BNP Paribas Fortis et à la présidence de Febelfin. C’est inacceptable. »

Favoritisme, complaisance. Impossible pour la Banque nationale de rester insensible à la critique, sous peine de maintenir la fâcheuse impression de procéder à des évaluations-bidon. Une nouvelle circulaire, signée du gouverneur Luc Coene en date du 17 juin, est censée recadrer la politique « fit and proper » de l’institution. Elle annonce une vigilance accrue dès qu’une procédure judiciaire est en jeu et pourrait entacher l’honorabilité d’un dirigeant.

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