ABEILLES : UNE GIGANTESQUE ESCROQUERIE EST EN TRAIN DE SE METTRE EN PLACE À BRUXELLES

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Madame, Monsieur,

Une gigantesque escroquerie est en train de se mettre en place à Bruxelles, aux dépens des abeilles, de la biodiversité... et de tous les citoyens qui se battent depuis des années pour faire interdire les pesticides « tueurs d'abeilles » en Europe et dans le monde !

Nous devons la stopper net, avant qu'elle n'ait des conséquences dramatiques sur nos cultures et notre alimentation à l'avenir. Je vous demande de signer de toute urgence la pétition européenne ci-jointe et de la faire circuler autour de vous autant que vous le pourrez.

Il n'y a pas un instant à perdre.

Après des années de lutte acharnée des citoyens et des apiculteurs, la Commission européenne s'est officiellement décidé à interdire 3 pesticides néonicotinoïdes extrêmement dangereux pour les abeilles.

Les associations ont crié victoire et baissé la garde. Pourtant...

Le compromis que devrait adopter Bruxelles est en réalité un plan désastreux imposé par les multinationales agrochimiques comme Bayer, Syngenta et compagnie, qui mènent depuis des mois un lobbying effréné et extrêmement agressif pour arriver à ce résultat.

Objectif : Contrer la volonté des citoyens européens et empêcher l'interdiction REELLE des pesticides tueurs-d'abeilles – malgré les recommandations expresses des autorités sanitaires françaises et européennes... Pour sécuriser les centaines de millions d'euros de profit annuel que ces produits rapportent aux grosses firmes qui les produisent !

Officiellement, les 3 pesticides les plus dangereux seront interdits pour une durée-test de deux ans à l'issue de laquelle les autorités sanitaires contrôleront si l'interdiction a mis un terme au massacre des abeilles, et s'il faut ou non interdire définitivement les néonicotinoides.

Or, cette soi-disant interdiction n'aura aucun effet sur la santé des abeilles !

En fait, les 3 pesticides tueurs-d'abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l'année – sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques – empoisonnant largement les sols et l'eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».

De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu'à trois ans après le traitement, et que les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles !

A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d'être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu'ils n'y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits – et pour longtemps !

C'est un plan diabolique, qui nous promet un désastre environnemental sans précédent.

Nous pouvons encore empêcher ça. MAIS IL FAUT AGIR VITE : d'ici quelques jours, la Commission européenne se prononcera sur sa version définitive du règlement européen concernant ces 3 pesticides tueurs d'abeilles.

Nous devons agir avant, pour exiger l'interdiction REELLE de ces pesticides ! Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici !

Si nous ne faisons rien, voici ce qui va se passer dans les 2 prochaines années :

- les pesticides néonicotinoïdes continueront à être utilisés pour les cultures d'hiver, imprégnant ainsi durablement les sols et l'eau...

- les cultures de printemps et d'été "non traitées" seront infectées par les résidus de ces pesticides, et empoisonneront les abeilles...

- la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas, malgré la soi-disant "interdiction" des néonicotinoïdes

- Syngenta, Monsanto, Bayer et tous les laboratoires agrochimiques pourront à loisir clamer que leurs produits n'ont rien à voir avec la mortalité des abeilles, et obtenir leur réhabilitation totale sur le marché.

Et là, il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer...

Il faut tuer dans l'oeuf ce plan démoniaque, et exiger de la Commission européenne qu'elle interdise purement et simplement ces pesticides tueurs d'abeilles, comme elle prétend le faire d'ailleurs !

Pas de compromissions, pas de petits arrangements... Si l'on doit faire un test de 2 ans pour évaluer réellement l'impact de ces pesticides sur les pollinisateurs, alors allons-y franchement !

Les agriculteurs eux-mêmes n'auraient pas à y perdre :

d'après l'INRA, on pourrait réduire rapidement la consommation de pesticides en France de 30 à 40 % – sans aucune perte de revenus pour les agriculteurs – en revenant simplement à un système de rotation des cultures qui permettrait de combattre efficacement les parasites en réduisant durablement l'usage des traitements chimiques.

Ca représente tout de même, pour la France uniquement, plus de 20 000 tonnes de substances ultra-toxiques déversés chaque année en pure perte dans nos campagnes !

En fait, les seuls qui seraient ébranlés, ce seraient les chiffres d'affaires des géants de l'agrochimie... Mais la Nature n'a que faire de leurs profits !

Alors s'il vous plaît, aidez Pollinis à créer une véritable onde de choc à travers le pays et l'Europe toute entière, pour que notre pression sur la Commission européenne soit plus forte que celle des lobbys agrochimistes qui sacrifieraient sans vergogne votre santé, votre alimentation et l'avenir même de la Nature pour satisfaire à leurs profits immédiats.

Signez la pétition, et transmettez cet e-mail à un maximum de personnes autour de vous.

D'avance, merci !

Nicolas Laarman
Délégué général Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature


Jetez votre box, connectez-vous à l’internet associatif !

Internet

Alors que les attaques contre la neutralité du net se font de plus en plus pressantes, que les révélations sur la surveillance du réseau se succèdent, il est temps de redécouvrir une autre manière de se connecter à Internet. Passer de consommateur chez Orange ou Free à adhérent d’un Fournisseur d’accès à internet (FAI) associatif, c’est possible. Mode d’emploi.

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous disposez certainement d’une connexion internet. Qui vous connecte ? Orange, Free ou SFR probablement. Mais savez-vous que rien ne vous oblige à passer par ces structures marchandes ? Il existe aussi des Fournisseurs d’accès à internet (FAI) associatifs. De simples associations regroupant quelques dizaines ou centaines d’abonnés, qui permettent de se connecter en Adsl ou en Wifi. Pour un tarif à peine plus élevé ou équivalent à celui d’une box classique, accédez à internet via un réseau qui ne fouille pas dans vos connections, et devenez acteur de votre propre réseau.

La plus ancienne de ces associations, French Data Network a été créée en 1992, bien avant les offres des géants actuels. A cette époque, seules quelques associations rassemblant des précurseurs offrent ce type de connexion et permettent l’accès à internet. Premiers arrivés sur le réseau, les acteurs associatifs en ont été totalement marginalisés avec la massification d’internet (deux ménages sur trois disposent d’une connexion à domicile, selon l’Insee). Aujourd’hui, 21 d’entre eux, tous gérés par des bénévoles, sont rassemblés au sein de la Fédération FDN. Dont les principes fondateurs sont le bénévolat, la solidarité, le fonctionnement démocratique et à but non lucratif, la défense et la promotion de la neutralité du Net.

Du très local au national

« Parmi les membres de la Fédération, tous ont des modèles et des modes de fonctionnement différents, du très local au national », décrit son président Benjamin Bayart. Le très local, c’est par exemple Sameswireless : une association qui depuis 2009 fournit internet à la commune de Sames (Pyrénées-Atlantiques). Elle compte aujourd’hui 150 abonnés sur 200 foyers de la commune. Pendant longtemps celle-ci n’a pas été desservie car jugée peu rentable. Jusqu’à ce qu’Orange s’y aventure. « L’opérateur s’est décidé à couvrir la zone avec l’Adsl depuis 2 ans, explique Benjamin Bayart. Mais leur offre est plus chère, et de moins bonne qualité. Sameswireless a conservé ses abonnés ! »

L’accès à internet fourni par Sameswireless provient d’un réseau wifi envoyé par une antenne relais depuis la commune voisine. L’association, qui a mis en place les antennes relais et assure leur entretien, offre à ses adhérents une connexion de 8Mb/s pour 15 euros par mois. Lors de leur adhésion et de l’ouverture de leur connexion, les usagers doivent également payer un « ticket d’entrée » initial de 100 euros. Les tarifs des FAI associatifs ne sont pas très cher comparés aux offres des géants de l’internet : 29 euros par mois chez FDN.fr ou 32 euros par mois chez Franciliens.net, par exemple.

Outre le wifi, d’autre réseaux fonctionnent avec la fibre ou une connexion Adsl, comme Aquilenet en Aquitaine ou Illyse en Rhône-Alpes : avec ces fournisseurs, il suffit de demander un abonnement au service d’accès Internet pour votre ligne, remplacer la box classique par un modem à brancher sur cette ligne pour être ainsi connecté au réseau associatif concerné. Des "tunnels" ou réseaux privés virtuels (VPN) permettent de connecter in fine votre ligne téléphonique au réseau du FAI de votre choix. Certes, vous ne bénéficierez plus de la télévision numérique, dont les contenus sont cependant accessibles via Internet. Vous pourrez continuer à téléphoner gratuitement grâce au protocole SIP (« Session Initiation Protocol ») qui offre un service équivalent à Skype, mais totalement libre.

Les FAI dont vous êtes les héros

La Fédération FDN s’est donnée pour mission d’accompagner les personnes qui souhaitent créer leur propre FAI. La démarche n’a rien d’infranchissable : il suffit de créer une association, de la déclarer à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), faire quelques configurations techniques et évidemment disposer d’un peu de temps. Un wiki - mode d’emploi est disponible sur le site de la Fédération. Celle-ci propose également un soutien pour les formalités administratives. L’association French Data Network peut aussi donner un coup de main en hébergeant le nouveau FAI sur son réseau le temps qu’il dispose de suffisamment d’abonnés pour devenir autonome. « L’idéal est de disposer au départ de quelques milliers d’euros et d’une cinquantaine à une centaine d’abonnés potentiels », précise Benjamin Bayart.

Durant des années, ces associations n’ont rassemblé que quelques militants convaincus de la pertinence d’un accès internet non lucratif. Le mouvement connait aujourd’hui un nouvel engouement : une quarantaine de projets se développent actuellement avec le soutien de la Fédération (voir la carte des projets). En cause : les attaques de plus en plus visibles et explicites de la part de nombreux lobbys contre la « neutralité du net ». Cette neutralité est censée garantir un accès égal à l’Internet, quel que soit votre opérateur, votre abonnement ou les sites web que vous visitez. Depuis les lois Hadopi pour enrayer le téléchargement jugé illégal jusqu’aux révélation d’Edward Snowden sur les méthodes de surveillance des États-Unis, ou les pratiques de certains FAI visant à faciliter ou à rendre plus difficile l’accès à tel contenu, cette neutralité est mise à mal.

Maîtriser les informations et les flux

« Les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) classiques ont des problèmes de rentabilité et cherchent à produire suffisamment pour le moins cher possible, explique Benjamin Bayart. Ils sont prêts à sacrifier la qualité de service, la hotline, brider les débits pour optimiser leurs coûts. Alors que nous, nous produisons le réseau que veulent les adhérents ». Fournisseur d’accès n’est pas une activité très rentable, car elle peut nécessiter d’importants travaux d’infrastructure : creuser des trottoirs, tirer des câbles... Mais la valeur des informations qui passent par les tuyaux est, elle, immense, comme le prouve la capitalisation actuelle des Google, Facebook ou Apple. La tentation est donc grande pour celui qui possède ces tuyaux de jeter un coup d’œil sur ce qu’il y passe. Voire de prioriser tel ou tel contenu, contre rémunération.

Quand certains abonnés d’Orange ont constaté des lenteurs sur Youtube au printemps dernier, l’opérateur leur a répondu : « Nous sommes en discussion avec YouTube pour améliorer la lecture des vidéos proposées par cette plate-forme ». Étrangement, la qualité de lecture des vidéos proposées par Dailymotion (une plate-forme de vidéos concurrente de Youtube) sur le réseau d’Orange ne souffre pas des mêmes maux. Rien à voir évidemment avec le fait que Dailymotion soit la propriété à 100%... d’Orange ! Bien évidemment tout le monde se défend de filtrer quoique ce soit.

La prise de conscience des abus pratiqués par certains acteurs du net ne peut que redonner du souffle aux FAI alternatifs. « Après les FAI locaux, les futurs fournisseurs d’accès associatifs s’organiseront autour de centres d’intérêts communs », estime Benjamin Bayart. L’appropriation collective des moyens de communication est en route.

Mathieu Lapprand

http://www.bastamag.net/article3227.html

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James Webb – La crise existentielle chez les enfants surdoués

Source : Supporting Emotional Needs of the Gifted (SENG) via Davidson Institute,  »Existential depression in gifted individuals », via The Unbound Spirit)

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Posté par Sofo. Photo Claire Gibbs.

D’après mon expérience, les personnes surdouées et talentueuses sont plus susceptibles de connaître une forme de dépression qu’on appelle une crise existentielle. Bien que quiconque puisse traverser un épisode de crise existentielle suite à un décès important ou la peur de perdre un proche, qui met en évidence le caractère éphémère de la vie, les personnes ayant une grande capacité intellectuelle sont plus enclines à avoir spontanément une crise existentielle. Parfois, cette crise existentielle est liée à l’expérience de désintégration positive évoquée par Dabrowski (1996).

La crise existentielle est une dépression qui survient quand un individu affronte certaines questions fondamentales de l’existence. Yalom (1980) décrit quatre questions (ou « préoccupations ultimes ») – la mort, la liberté, l’isolement et l’insignifiance. La mort est un événement inévitable. La liberté, dans un sens existentiel, renvoie à l’absence de structure extérieure. C’est-à-dire que les humains n’entrent pas dans un monde structuré de lui-même. Nous devons donner au monde une structure que nous créons nous-mêmes. L’isolement témoigne du fait que quelle que soit la proximité avec une autre personne, il reste toujours une distance, et nous sommes toujours seuls. L’insignifiance découle de ces trois points. Si nous devons mourir, si nous construisons notre propre monde, et si chacun de nous est ultimement seul, alors quel est le sens de la vie ?

Pourquoi ces préoccupations existentielles reviennent de manière disproportionnée chez les surdoués ? En partie parce qu’avant même d’en arriver à ces notions, une analyse et réflexion sérieuse est nécessaire, plutôt que juste se concentrer sur les aspects superficiels et quotidiens de la vie. D’autres caractéristiques plus spécifiques aux enfants surdoués les y prédisposent également.

Comme les enfants surdoués sont capables d’imaginer comment les choses pourraient être autrement, ils sont souvent idéalistes. Cependant, ils voient en même temps que le monde est loin d’être ce qu’il pourrait être. Comme ils ont un caractère passionné, les enfants surdoués ressentent une profonde déception et frustration quand les idéaux ne sont pas atteints. De même, ces jeunes comprennent rapidement les incohérences, l’arbitraire et les absurdités de la société et des comportements qui les entourent. Les traditions sont remises en question ou contestées. Par exemple, pourquoi il a-t-il des restrictions aussi sévères liées au sexe ou à l’âge ? Pourquoi les gens adoptent des comportements hypocrites qui leur font faire le contraire de ce qu’ils disent ? Pourquoi les gens disent des choses qu’ils ne voulaient pas dire ? Pourquoi tant de gens sont si inconscients et insensibles dans leurs relations avec les autres ? A quel point une personne peut changer le monde ?

Quand les enfants surdoués tentent d’échanger ces préoccupations avec les autres, ils rencontrent généralement des réactions qui vont de l’étonnement à l’hostilité. Ils découvrent que les autres personnes, et surtout de leur âge, ne partagent clairement pas leurs préoccupations, et au contraire se concentrent plutôt sur les problèmes concrets et sur le fait de répondre aux attentes des autres. Ces jeunes, surtout les plus doués, se retrouvent souvent isolés dès le CP et parfois aussi de leur famille car ils constatent que les autres ne sont pas disposés à discuter de ces graves questions.

Quand leur caractère passionné se mélange à leur potentiel multiple, ces jeunes sont extrêmement frustrés par les limites existentielles de l’espace et du temps. Il n’y a tout simplement pas assez d’heures dans une journée pour développer tous les talents qu’ont la plupart de ces enfants. Faire des choix parmi les possibilités est en effet arbitraire; il n’y a pas de choix qui soit « ultimement le meilleur ». Il est même difficile de choisir une vocation si l’on a un choix de carrière à faire entre des passions, des talents et un potentiel sensiblement égal pour le violon, la neurologie, les mathématiques théoriques et les relations internationales.

La réaction des jeunes surdoués face à ces frustrations (encore une fois avec passion) est souvent la colère. Mais ils découvrent vite que leur colère est vaine, car elle est dirigée en fait vers le « destin » ou d’autres choses qu’ils ne peuvent pas contrôler. Une colère qui n’a pas d’impact se transforme rapidement en dépression.

Dans une telle dépression, les enfants surdoués essaient généralement de trouver un sens, un point d’ancrage qui leur permette de sortir du bourbier de « l’injustice ». Mais souvent, plus ils essayent de s’en sortir, plus ils prennent conscience que leur vie est finie et brève, qu’ils sont seuls et qu’ils ne sont qu’un très petit organisme dans un monde assez grand, et qu’il y a une liberté effrayante en ce qui concerne la façon dont on choisit de vivre sa vie. C’est à ce moment-là qu’ils s’interrogent sur le sens de la vie et demandent, « La vie n’est-elle que ça ? N’y a-t-il pas ultimement de sens ? La vie n’a-t-elle de sens que si je lui en donne un ? Je suis un organisme minuscule, insignifiant, seul dans un monde absurde, arbitraire et capricieux où ma vie n’a pas d’effet, et où je finis par mourir. Est-ce tout ce qu’il y a ?« .

Ces préoccupations sont courantes chez les adultes réfléchis qui traversent les crises du milieu de la vie. Cependant, ces questions existentielles sont très inquiétantes quand elles sont récurrentes dans un esprit de douze ou quinze ans. Ces crises existentielles méritent une attention particulière, car elles peuvent être des précurseurs au suicide.

Comment pouvons-nous aider nos brillants jeunes à faire face à ces questions ? Nous ne pouvons pas faire grand-chose en ce qui concerne la finitude de notre existence. Cependant, nous pouvons les aider en leur apprenant à sentir qu’ils sont compris et pas si seuls que ça, et qu’il y a des moyens de gérer leur liberté et leur sensation d’isolement.

Dans une certaine mesure, on peut réduire la sensation d’isolement en montrant simplement à l’enfant que quelqu’un d’autre comprend les problèmes qu’il/elle affronte. Même si votre expérience n’est pas exactement la même que la mienne, je me sens beaucoup moins seul si je sais que vous avez eu des expériences plutôt similaires. C’est pourquoi les relations sont extrêmement importantes dans l’adaptation à long terme des enfants surdoués (Webb, Meckstroth and Tolan, 1982).

Une façon particulière de briser la sensation d’isolement passe par le toucher. Les enfants qui vivent la solitude existentielle ont le même besoin d’être tenus et touchés que les autres. Le touché semble être un aspect fondamental et instinctif de l’existence, comme en témoigne le lien mère-enfant ou le syndrome de « retard de croissance ». J’ai souvent « prescrit » des câlins quotidiens pour un enfant souffrant de crise existentielle et ai conseillé aux parents d’adolescents réticents à leur dire : « Je sais que que ne veux peut-être pas un câlin, mais j’ai besoin d’un câlin. » Une étreinte, un léger toucher sur le bras, une bousculade espiègle, ou même un « high five » peuvent être très important pour un tel enfant, car cela établit au moins un lien physique.

Les questions et les choix qu’implique la gestion de sa liberté sont plus d’ordre intellectuels, par opposition aux aspects rassurants du contact comme solution sensorielle à une crise émotionnelle. Les enfants surdoués qui se sentent dépassés par la myriade de choix d’un monde non structuré, peuvent trouver un grand réconfort à étudier et rechercher les moyens alternatifs qui ont permis à d’autres personnes de structurer leur vie. En lisant comment d’autres personnes ont choisi des chemins spécifiques pour grandir et s’épanouir, ces jeunes peuvent utiliser la bibliothérapie comme une méthode pour comprendre que les choix sont simplement des bifurcations sur le chemin de la vie, et qu’ils peuvent tous les conduire à un sentiment d’accomplissement et de réalisation (Halsted, 1994). Nous avons tous besoin de construire notre propre philosophie personnelle de croyances et de valeurs pouvant servir de cadres valables pour nos vies.

Ce sont ces questions existentielles qui conduisent tant d’individus surdoués à s’impliquer aussi intensément dans des « causes » (qu’elles soient universitaires, politiques et sociales, ou idéologiques). Malheureusement, ces questions existentielles peuvent également provoquer des périodes de dépression, souvent mélangées à des tentatives désespérées, maladroites, de « s’intégrer ». Aider ces personnes à identifier les questions existentielles de base peut être utile, mais seulement si c’est fait de manière gentille et tolérante. En outre, ces jeunes devront comprendre que les questions existentielles ne peuvent être traitées en une seule fois, mais devront être fréquemment revues et reconsidérées.

En substance, donc, nous pouvons aider de nombreuses personnes qui ont des crises existentielles si nous pouvons leur faire comprendre qu’elles ne sont pas si seuls, et si nous pouvons les encourager à adopter le message d’espoir du poète afro-américan Langston Hughes :

Accroche-toi bien à tes rêves, car si les rêves meurent, la vie est un oiseau aux ailes brisées qui ne peut pas voler. Accroche-toi à tes rêves, Car s’ils s’envolent, La vie est un champ stérile couvert de neige. 

~Langston Hughes

Références

Dabrowski, K. (1966). The Theory of Positive Disintegration. International Journal of Psychiatry, 2(2), 229-244.

Halsted, J. (1994). Some of My Best Friends Are Books: Guiding Gifted Readers from Pre-School through High School. Scottsdale, AZ: Gifted Psychology Press, Inc. (Formerly Ohio Psychology Press).

Webb, J. T., Meckstroth, E. A. and Tolan, S. S. (1982). Guiding the Gifted Child: A Practical Source for Parents and Teachers. Scottsdale, AZ: Gifted Psychology Press, Inc. (formerly Ohio Psychology Press).

http://newsoftomorrow.org/vie/surdouance/james-webb-la-crise-existentielle-chez-les-enfants-surdoues

Yalom, I. D. (1980). Existential Psychotherapy. New York: Basic Books.

L’Union Transatlantique a pour plan l'effacement des dettes pour accepter le nouvel ordre mondial .

transatlantique crise canalblog

L’Union Transatlantique est un projet dont on entend peu parler et on se demande bien pourquoi.

 

C’est une idée née dans les années 90 qui a réellement commencée à entrer dans le concret en 2007 avec la création du Conseil Economique Transatlantique dont le but est de faciliter les échanges commerciaux entre l’Union Européenne et les Etats Unis.

 

Rien de particulier jusque là sauf que le 26 mars 2009 la résolution suivante a été votée au Parlement Européen :

 

Le Parlement européen invite instamment les partenaires à mettre à profit tout le potentiel du Conseil Economique Transatlantique pour surmonter les obstacles actuels à l'intégration économique et pour réaliser un marché transatlantique unifié d'ici à 2015; demande à la Commission d'élaborer, sur la base de l'étude approuvée et financée par le Parlement européen au titre de son budget pour 2007, une feuille de route détaillée des obstacles actuels à surmonter dans l'optique de respecter cette date butoir;

 

Le Conseil Economique Transatlantique travaille à lasuppression de toutes barrières douanières et réglementaires ; adoption unanime des normes commerciales et comptables ; uniformisation des règles commerciales, fiscales et sociales sur le modèle anglo-saxon, intensification des flux financiers transatlantiquesetc

 

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P6-TA-2009-0193&language=FR&ring=A6-2009-0114

 

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A6-2009-0114+0+DOC+XML+V0//FR#_part1_def1

 

 

 

Là on se dit qu’il reste à régler le problème du change entre l’Euro et le Dollars pour optimiser les échanges commerciaux. Ce problème pourrait ne pas subsister bien longtemps si, comme je l’ai supposé dans un précédent article, une monnaie mondiale voyait prochainement le jour.

 

Mais les choses ne s’arrêtent pas au seul aspect économique

 

Cette collaboration est également militaire :  « considérant que le partenariat transatlantique et l'OTAN sont indispensables à la sécurité collective » et sécuritaire avec un objectif pour 2014 qui est la mise en place d’une «aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice » pour favoriser la remise de données d’ordre administratif et judiciaire, mais aussi relatives à la « défense du territoire » ainsi que de ressortissants européens aux autorités américaines.

 

Cette étroite coopération dans le cadre de l’Otan s’est vue renforcée lors du sommet de Lisbonne du 20 novembre 2010 au cours de laquelle se sont rencontrés Obama, Van Rompuy et Barroso.

 

Pas encore entériné mais sérieusement envisagé il est question de doter le CET d’un pouvoir décisionnaire.

 

Le Parlement Européen « prend acte des dispositions en vigueur qui permettent aux parties intéressées d'apporter, à titre consultatif, leur concours au CET et s'en félicite, mais souligne qu'il faut envisager un rôle à caractère plus officiel pour les législateurs de l'Union européenne et des États-Unis, auxquels il incombe, conjointement avec leur exécutif respectif, d'adopter nombre de décisions qui s'imposent. ». Autrement dit le CET serait supranational.

 

Une coordination politique entre le Congrès Américain et le parlement Européen est à l’étude :

 

«Le nouvel accord devrait moderniser l'actuel dialogue transatlantique des législateurs pour en faire une assemblée transatlantique servant de forum pour le dialogue parlementaire, l'identification d'objectifs ainsi que le contrôle conjoint de la mise en oeuvre de l'accord, et pour la coordination des travaux du Parlement européen et du Congrès américain sur les questions d'intérêt commun, y compris la coopération étroite entre les commissions et les rapporteurs des deux parties»,

 

Si nous résumons, en 2015 devrait voir l’avènement d’un immense marché transatlantique chapeauté par un Conseil Economique Transatlantique, ce qui nous rappelle l’ex Conseil Economique Européen et ce d’autant plus si, comme le demandent les députés Européens, le CET est doté de pouvoirs de décision. Ensuite vient l’aspect politique souhaité sous la forme d’une assemblée Transatlantique qui serait probablement au dessus de l’Assemblée Européenne. Concrètement les Américains et les Européens seraient dépendant du même organe législatif. Et puis finalement vient la partie sécurité et militaire.

 

Au final on ne peut qu’être abasourdi qu’un tel projet dans un état aussi avancé car 2015 c’est demain, n’ai fait l’objet d’aucune publicité, d’aucun débat.

Bien sûr ces décisions et ces déclarations sont publiques et consultables par tous mais on ne peut que s’étonner d’un tel silence de la part de nos politiques et des journalistes censés informer le public d’un évènements aussi important que la création d’un Marché unique transatlantique avec pour objectif final la création d’une super puissance occidentale, d’un nouvel ordre mondial

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/12/22/2349070_l-union-transatlantique-le-futur-bloc-amerique-du-nord-union-europeenne.html


Comme le disait Rockefeller : "Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial"