Doc Les moissons du futur » – aux bienfaits de l'agroécologie pour nourrir la planète.

champ-ble-cereale

« Ce sont les pesticides et le modèle économique qu'ils incarnent qui affament le monde », assure Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice pourfendeuse des lobbies agrochimiques. Après s'être attaquée à l'industrie des semences et des OGM dans le film « Le monde selon Monsanto » et avoir dénoncé les dangers des produits chimiques sur la chaîne alimentaire dans « Notre poison quotidien », elle consacre le dernier opus de sa trilogie – « Les moissons du futur » – aux bienfaits de l'agroécologie pour nourrir la planète.

Ce documentaire dresse tout d'abord un état des lieux alarmant des conséquences de la « révolution verte » de l'après-guerre, avec « l'usage généralisé des engrais chimiques et des pesticides, la réduction de la diversité végétale au profit de variétés à hauts rendements, le recours à l'irrigation... »

Mais contrairement aux deux précédents, ce film se veut moins polémique et « résolument optimiste », en proposant l'agroécologie comme voie de salut. C'est-à-dire une agriculture biologique « qui ne se résume pas à un cahier des charges » mais qui doit « incarner un projet de société », en alliant respect des ressources naturelles, préoccupations sociales, qualité et hauts rendements.

Marie-Monique Robin l'affirme : « Il est tout à fait possible de nourrir le monde sans pesticides ». Son enquête part du rapport publié en 2011 par Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies, consacré au « potentiel de l'agroécologie pour faire reculer la faim et la pauvreté. »

Elle se poursuit aux quatre coins du monde, où des producteurs, des agronomes et des économistes viennent confirmer cette thèse en témoignant d'expériences agronomiques et économiques ayant fait leur preuve. Par exemple, l'association des cultures de maïs, d'haricots et de courges au Mexique (Milpa), la semence de soja au milieu de trèfle rouge et de seigle fraîchement coupé en Allemagne, la plantation « d'arbres fertilisants » au Malawi, ou encore l'alliance entre paysans et consommateurs au Japon (Teikei).

Au-delà de ces témoignages, on pourra regretter que la parole ne soit pas donnée aux tenants de l'agriculture conventionnelle, ou à ceux qui doutent que l'on puisse nourrir le monde avec le tout-bio. A moins de penser, comme l'auteure, que de telles positions relèvent uniquement de « la propagande des industries chimiques » ou du « lobbying de la FNSEA ». Preuve de la difficulté d'avoir un débat serein en la matière, à l'heure où le gouvernement prône une « troisième voie entre agriculture conventionnelle et biologique ».

« Ce sont les pesticides et le modèle économique qu'ils incarnent qui affament le monde », assure Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice pourfendeuse des lobbies agrochimiques. Après s'être attaquée à l'industrie des semences et des OGM dans le film « Le monde selon Monsanto » et avoir dénoncé les dangers des produits chimiques sur la chaîne alimentaire dans « Notre poison quotidien », elle consacre le dernier opus de sa trilogie – « Les moissons du futur » – aux bienfaits de l'agroécologie pour nourrir la planète.

Ce documentaire dresse tout d'abord un état des lieux alarmant des conséquences de la « révolution verte » de l'après-guerre, avec « l'usage généralisé des engrais chimiques et des pesticides, la réduction de la diversité végétale au profit de variétés à hauts rendements, le recours à l'irrigation... »

Mais contrairement aux deux précédents, ce film se veut moins polémique et « résolument optimiste », en proposant l'agroécologie comme voie de salut. C'est-à-dire une agriculture biologique « qui ne se résume pas à un cahier des charges » mais qui doit « incarner un projet de société », en alliant respect des ressources naturelles, préoccupations sociales, qualité et hauts rendements.

Marie-Monique Robin l'affirme : « Il est tout à fait possible de nourrir le monde sans pesticides ». Son enquête part du rapport publié en 2011 par Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies, consacré au « potentiel de l'agroécologie pour faire reculer la faim et la pauvreté. »

Elle se poursuit aux quatre coins du monde, où des producteurs, des agronomes et des économistes viennent confirmer cette thèse en témoignant d'expériences agronomiques et économiques ayant fait leur preuve. Par exemple, l'association des cultures de maïs, d'haricots et de courges au Mexique (Milpa), la semence de soja au milieu de trèfle rouge et de seigle fraîchement coupé en Allemagne, la plantation « d'arbres fertilisants » au Malawi, ou encore l'alliance entre paysans et consommateurs au Japon (Teikei).

Au-delà de ces témoignages, on pourra regretter que la parole ne soit pas donnée aux tenants de l'agriculture conventionnelle, ou à ceux qui doutent que l'on puisse nourrir le monde avec le tout-bio. A moins de penser, comme l'auteure, que de telles positions relèvent uniquement de « la propagande des industries chimiques » ou du « lobbying de la FNSEA ». Preuve de la difficulté d'avoir un débat serein en la matière, à l'heure où le gouvernement prône une « troisième voie entre agriculture conventionnelle et biologique ».


Un scientifique américain a découvert une horloge biologique interne basée sur l'ADN

 

les-suspects-pourront-etre-reconnus-grace-aux-adn_trt-francais-4308

 

Un scientifique américain a découvert une horloge biologique interne basée sur l'ADN et qui permet de mesurer l'âge biologique de nos tissus et organes. D'après cette horloge, bien que de nombreux tissus évoluent à la même vitesse que le corps dans son ensemble, certains vieillissent beaucoup plus vite ou plus lentement. L'âge des organes malades varie par exemple énormément, avec quelques dizaines d'années de différence.

Les chercheurs estiment qu'en déchiffrant les mécanismes de cette horloge, il sera possible de mieux comprendre le processus de vieillissement, ce qui devrait permettre le développement de nouveaux médicaments et autres traitements visant à ralentir ce processus. Lutter contre le vieillissement naturel suscite un intérêt énorme de la part des scientifiques car il concerne des dizaines de maladies incurables.

Il serait très intéressant de développer de nouvelles thérapies permettant de réinitialiser cette horloge et préserver plus longtemps notre jeunesse... a déclaré Steve Horvath, professeur de génétique et de biostatistique à l'Université de Californie, à Los Angeles. Lors de ses recherches, il a examiné l'ADN de près de 8.000 échantillons de 51 cellules et tissus sains et cancéreux. Plus précisément, il a analysé comment la méthylation, un processus naturel qui modifie chimiquement l'ADN, varie avec l'âge.

Horvath a constaté que la méthylation de 353 marqueurs d'ADN varie constamment avec l'âge et peut être utilisée comme une horloge biologique. Le tic tac de celle-ci est plus rapide jusqu'à la vingtaine, puis ralentit de plus en plus rapidement. On ne sait pas encore si les modifications de l'ADN provoquent le vieillissement ou si elles sont causées par le vieillissement... Le développement des cheveux gris est un signe du vieillissement, mais personne ne dirait qu'il provoque le vieillissement en tant que tel... ajoute le scientifique.

Les tissus mammaires vieillissent plus vite
En attendant, l'horloge a déjà révélé des résultats intrigants. Les tests sur les tissus cardiaques sains ont montré que leur âge biologique était environ neuf ans plus jeune que prévu. Les tissus mammaires féminins, quant à eux, vieillissent plus vite que le reste du corps, en moyenne ils apparaissent comme ayant deux ans de plus. Les tissus malades déclinent également à des rythmes différents. Les cancers accélèrent l'horloge en moyenne de 36 ans.

Dans la revue Genome Biology, Steve Horvath explique que l'horloge biologique peut être remise à zéro lorsque les cellules sont reprogrammées à l'aide de cellules souches. Ce processus de conversion de cellules adultes en cellules similaires à des cellules souches, découvert par John Gurdon de l'Université de Cambridge et Shinya Yamanaka de l'Université de Kyoto, a été couronné par le prix Nobel en 2012.

Ce concept prouve que l'on peut remonter l'horloge biologique... ajoute Steve Horvath. Le chercheur veut désormais étudier comment les maladies neurodégénératives et infectieuses affectent ou sont affectées par cette horloge biologique... Il sera intéressant de déterminer si le vieillissement accéléré, comme décrit ici, est associé à d'autres maladies liées à l'âge et s'il s'agit d'un facteur causal ou d'une conséquence de développement de la maladie.

http://journal100limites.blogspot.ca/2013/10/decouverte-de-lhorloge-biologique-de.html#more

Posté par rusty james à 01:28 - - Permalien [#]
Tags :