Les soucoupes volantes viennent de l'intérieur de la Terre 1ere partie

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Les soucoupes volantes viennent de l'intérieur de la Terre. Nous allons maintenant citer Ray Palmer, rédacteur en chef de Soucoupes volantes, expert en la matière, convaincu que les découvertes de l'amiral Byrd aux deux pôles offrent une explication sur l'origine des soucoupes volantes. Ray Palmer croit, en effet, que les engins volants non identifiés ne viennent pas d'autres planètes, mais de l'intérieur de la Terre, où existe une civilisation très en avance sur la nôtre en matière d'aéronautique, utilisant les soucoupes volantes pour leurs voyages aériens, et se propulsant à la surface de la Terre par l'intermédiaire des ouvertures polaires. La Terre creuse  Voici comment Palmer explique son point de vue « La Terre est-elle bien connue ? N'existe-t-il aucun endroit sur Terre qui pourrait nous fournir une explication possible sur l'origine des soucoupes volantes ? Il y en a deux. Ils se trouvent dans l'Arctique et dans l'Antarctique. « Les deux vols de l'amiral Byrd aux pôles prouvent que la configuration de notre globe dans ces régions a quelque chose « d'étrange ». Byrd s'envola vers le pôle Nord, mais ne s'y arrêta pas. Il continua au-delà, sur une distance de 2 700 kilomètres, puis fut obligé de rebrousser chemin, car sa réserve d'essence diminuait. Comme l'appareil progressait au-delà du pôle, apparurent des régions libres de glace, avec des lacs et des montagnes couvertes d'arbres, et même à un moment un animal monstrueux qui ressemblait à un mammouth de l'Antiquité. Tout cela fut rapporté par les occupants de l'avion. Pendant presque la totalité du voyage, l'appareil survola un paysage de montagnes, de forêts, de lacs et de rivières. « Quel était ce pays inconnu ? Est-ce que Byrd en naviguant plein nord était entré dans l'intérieur creux de la Terre à travers l'ouverture polaire ? « Avec la dernière expédition de Byrd au pôle Sud, nous pénétrons une fois de plus dans une région mystérieuse et inconnue, dont il n'est fait mention sur auc une carte. Et une fois de plus, après la première annonce de l'événement, c'est le silence total. Des milli ons de gens apprennent la chose - et quelle chose ! Elle mériterait au moins quelques commentaires. Mais rien ! La curiosité du public s'aiguise... dans le vide. On se heurte à un mur. Vraiment étrange... « Et pourtant les faits sont là.

Aux deux pôles existent de vastes éte ndues de terre inconnues, apparemment habitables, dont la superficie peut à peine êt re calculée. Cette superficie doit être énorme, peut- être aussi grande que celle des Etats-Unis tout entiers en ce qui concerne le pôle Nord, et encore plus grande au pôle Sud. « Les soucoupes volantes pourraient venir de ces deux terres inconnues " au-delà des pôles ". Notre opinion est que l'existence de ces terres ne peut être ré futée par personne, si l'on veut bien considérer sans préjugés les faits que nous venons d'énoncer. » Voilà ce que dit Ray Palmer. Et une fois de plus la question essentielle est posée. Si l'amiral Byrd a proclamé devant tous que son expédition au pôle Sud ét ait « la plus importante de l'histoire du monde », et si, au retour, il a ajouté : « La présente expédition a ouvert une nouvelle et vaste terre », par quel phénomène étrange et inexplicable une telle découvert e est-elle pratiquement entrée dans l'oubli ? Des raisons politiques. Il n'y a qu'une seule réponse rationnelle à ce mystère. Après la brève annonce publiée dans la presse américaine, et basée sur le rapport radio de Byrd, toute publicité ultérieure a été supprimée par le gouvernement, pour qui Byrd travaillait, et qui ava it des raisons politiques importantes à cacher cette découverte. Car les terres étranges survolées par l'amir al aux deux pôles sur une distance totale de 6 400 kilomètres sont probablement aussi grandes que l'Am érique du Nord et l'Amérique du Sud réunies. Et il est évident que le gouvernement des Etats-Unis a craint qu'un autre pays n'entreprenne des vols similaires et n'aille plus loin, jusqu'à revendiquer ces territoires pour son propre compte. « Considérant tout cela, écrit Ray Palmer, il n'est pas étonnant que les nations du monde entier se soient soudain vivement intéressées aux régions polaire s - et particulièrement à l'Antarctique - et qu'elles aient entrepris des explorations de grande envergure. » Cette terre, centre du mystère. Palmer estime que le nouveau territoire découvert par Byrd, et qui n'est mentionné sur aucune carte, se trouve à l'intérieur, et non à l'extérieur de notre gl obe. C'est pour cela que le grand explorateur l'a appelé « le Grand Inconnu ».

La Terre creuse Après avoir discuté de la signification du terme « au-delà » employé par Byrd, et non « au-dessus » ou « au travers » des pôles, Palmer conclut que la terre inconnue de Byrd se situe à l'intérieur des concavités polaires, et qu'elle jouit d'un climat cha ud puisqu'on y découvre une végétation verte et une vie animale. Voici ce qu'écrit encore Ray Palmer sur la question « En février 1947, l'amiral Richard E. Byrd fit la décl aration suivante : « J'aimerais voir cette terre au- delà du pôle. Cette terre qui est le centre du Grand Inconnu. » « Des millions de gens lurent cette déclaration da ns leurs journaux quotidiens. Des millions de gens se passionnèrent pour le vol de Byrd au-delà du pôle No rd. Des millions de gens entendirent la description radiodiffusée du vol, qui fut publiée aussi par les journaux. « De quelle terre était-il question ? Regardez une car te. Calculez les distances de tous les points connus Sibérie, Spitzberg, Alaska, Ca nada, Finlande, Norvège, Groenland, Islande... Ils sont à peu près tous à moins de 2 700 kilomètres du pôle. Et pourtant Byrd n'a survolé aucune terre connue. Ce qu'il a découvert, il l'a nommé lui-même « le Grand Inc onnu ». Et combien grand, en effet ! Car après 2 700 kilomètres de vol, il fut contraint de faire demi-tour par manque d'essence, et à ce moment il était loin d'avoir atteint les limites de ce territoire. Il n'aurait dû voir au-dessous de lui qu'un océan en partie bloqué par les glaces. Au lieu de cela, il survola des montagnes c ouvertes de forêts! « De forêts ! « Incroyable ! L'extrême limite des régions boisées se situe assez bas dans l'Alaska, le Canada et la Sibérie. Au nord de cette ligne, aucun arbre ne pousse ! Ce qui veut dire que, l ogiquement, tout autour du pôle Nord, on ne doit apercevoir le plus petit arbre dans un rayon de 2 700 kilomètres ! « Alors ? « Alors il faut croire que l'amiral Byrd a bien pénétré dans cette terre au-delà du pôle, cette terre qu'il désirait tant voir parce qu'elle était le centre du mystère. Un problème de navigation. « Pourtant, aujourd'hui, on ne trouve fait mention nulle part de cette terre mystérieuse. Pourquoi ? Le raid accompli par Byrd en 1947 était-il une fiction ? Les journaux ont-ils tous menti ? Menti aussi le radio qui émettait de l'avion de Byrd ? « Non, l'amiral Byrd a bien volé au-delà du pôle. « Au-delà ? « Que voulait dire l'amiral quand il a employé ce mo t ? Comment est-il possible d'aller " au-delà " du pôle ? Réfléchissons un instant. Imaginons que nous soyons transporté d'un coup de baguette magique au point exact du pôle Nord magnétique. Nous y arrivons in stantanément, sans savoir de quelle direction nous venons. Tout ce que nous savons, c'est que nous voulons alle r du pôle au Stipzberg. Mais où est le Spitzberg ? Quelle direction devons-nous prendre ? Celle du Sud, bien sûr ! Mais quel Sud ? Du pôle Nord, toutes les directions vont vers le Sud ! « C'est un simple problème de navigation. Toutes le s expéditions polaires, terrestres, maritimes, ou aériennes, ont dû faire face à ce problème.

Ou bien elles doivent revenir sur leurs pas, ou bien il leur faut découvrir quelle direction vers le Sud est la bonne, et cela quel que soit l'objet de la destination. Le problème est résolu de la façon suivante : on choisit une dir ection au hasard, n'importe laquelle, et on avance d'une vingtaine de milles ; puis on s'arrête, on fait le point à l'ai de des étoiles et de la boussole (l'aiguille aimantée n'est plus dirigée vers le bas mais vers le pôle Nord magnétique), et on trace la rout e sur la carte. Si on veut aller au Spitzberg, pour reprendre notre exemple, c'est alors facile de prendre la bonne direction vers le Sud. La Terre creuse  « L'amiral Byrd, lui, n'a pas suivi ce procédé trad itionnel de navigation. Une fois le pôle atteint, il continua sa route plein Nord sur une distance de 2 700 kilomètres. Et aussi étrange que cela paraisse, il a atteint cette « terre au-delà du pôle » qui, jusqu'à ce j our, si nous consultons les archives des journaux, des livres, de la radio et de la télévision, n'a jamais plus été explorée. « Cette terre, sur les cartes actuelles, ne peut pas exister. Et pourtant... elle existe, comme nous venons de le voir. Il faut donc en conclure que les car tes actuelles sont inexactes, incomplètes, et ne donnent pas une véritable image de l'hémisphère Nord. « Quoi qu'il en soit, il ne fait aucun doute pour nous qu'a été localisée dans le Nord une vaste étendue de terre - le centre du Grand Inconnu - dont les 2 700 kilomètres parcourus par Byrd ne sont qu'une infime partie. » Un black-out étrange, Une découverte aussi importante aurait dû être universellement connue. Seulement voilà, comme nous l'avons dit, le gouvernement américain fit le blackout total sur cette affaire, et il y réussit si bien qu'elle était pratiquement oubliée lorsque Giannini s'avisa de la mentionner dans son livre : M ondes au-delà des pôles, publié à New York en 1959. Mais là encore, par quelque étrange et obscure raison, le livre de Giannini ne reçut pas la publicité qu'il méritait et n'atteignit pas le grand public.

Cependant, à la fin de cette même année 1959, Ray Pa lmer prit connaissance de cet ouvrage, et il fut tellement impressionné par l'aventure fabuleuse de Byrd qu'il en parla aussitôt dans son magazine Soucoupes volantes, largement distribué dans tous les Etats-Unis. L'information parut dans le numéro de décembre 1959. A la suite de quoi se produisit une séri e d'incidents bizarres indiquant que des forces secrètes étaient à l'œuvre pour couper court à cette information et l'empêcher d'atteindre la grande masse des lecteurs. Quelles étaient ces forces secrètes ? Et quelles raisons particulières pouvaient-elles avoir de faire obstacle à une telle publication ? La réponse est facile : ces forces étaient les mêmes que celles qui avaient opéré au lendemain de la découverte de Byrd, et elles avaient les mêmes raisons de s'opposer à tous commentaires concertant cette découverte. Les révélations de Palmer sur les découvertes de By rd dans l'Arctique et l'Antarctique donnèrent pour la première fois une large publicité à l'extraordinaire av enture de l'explorateur. Elles avaient une portée plus grande que les chapitres que leur avait consacrés Giannini dans un livre au tirage restreint et qui n' avait bénéficié d'aucun lancement. C'est pour cela qu'on chercha à stopper leur divulgation sur une grande échelle. Des incidents bizarres. Le numéro de Soucoupes volantes, daté de d écembre 1959, était prêt à être distribué aux abonnés et mis en vente dans les kiosques, lorsqu'il fut retiré mystérieusement de la circulation. Quand la camionnette venant de l'imprimerie avec les paquets de magazines arriva chez l'éditeur, on n'y trouva plus le moindre exemplaire. Elle était vide ! L'éditeur téléphona à l'im primeur. Qu'est-ce que cela voulait dire ? L'imprimeur chercha dans ses papiers, mais ne trouva aucun récépi ssé prouvant que l'expédition avait été faite. Le tirage de ce numéro ayant été payé, l'imprimeur fut prié de remettre les presses en marche et de faire un nouveau tirage.

Mais, coïncidence étrange, les clichés étaient en si mauvais état qu'une réimpression immédiate était impossible. Où étaient passés les milliers d'exemplaires qui avaient été imprimés ? Pourquoi n'avait-on pas retrouvé le bon d'expédition ? S'il avait été égaré, et si les magazines avaient été envoyés à une mauvaise adresse, ils auraient dû être retournés à l'expéditeur. Or, ils ne le furent pas. Résultat : 5 000 abonnés ne reçurent pas le magazi ne. Un distributeur qui avait 750 exemplaires à vendre fut porté disparu, et les 750 exemplaires s'éva nouirent avec lui. Les magazines avaient été envoyés avec prière de les retourner en cas de non réception. On ne les revit jamais. Bref, ce fameux numéro de La Terre creuse 15 décembre 1959 disparut complètement. Néanmoins, plusieurs mois après, il était réimprimé et envoyé aux abonnés. Quelle bombe contenait donc ce magazine ? Simplement - et c'était beaucoup - un compte rendu du vol de l'amiral Byrd au-delà du pôle Nord, en 1947. C'était suffisant pour le faire considérer comme dangereux par les forces occultes qui tentaient de mainte nir à tout prix le black-out sur les découvertes de Byrd. La théorie de Giannini. De larges passages du livre de Giannini, Mondes au-delà des pôles, étaient cités dans le magazine. Voici ce qu'écrit Giannini « Depuis le 12 décembre 1929, les expéditions polaires de la Marine U.S. ont constaté l'existence d'une terre indéterminée au-delà des pôles. « Le 13 janvier 1956, alors que ce livre était en prépar ation, une unité de l'Air U.S. pénétrait sur une distance de 3 700 kilomètres au-delà du pôle Sud, qu'on supposait être le bout du monde. Pour des raisons majeures, cette randonnée mémorable fut négligée par la presse qui se contenta de la mentionner brièvement. « Les Etats-Unis, ainsi qu'une trentaine d'autres nations, préparèrent des expéditions polaires sans précédent au cours des années 1957-1958, ayant pour objectif de pénétrer dans cette terre au-delà des pôles.

Lorsqu'en 1926 j'avais émis l'idée d'une terre inconnue s ituée dans les hémisphères Nord et Sud, la presse avait décrété que cette affirmation était encore " plus audacieuse que tout ce que Jules Verne avait jamais imaginé ". » Et il est vrai, en effet, que le monde scientifique ne prêta aucune attention à l'étrange et révolution- naire théorie géographique que Giannini présentait dans son livre. On l'ignora, on la considéra comme une fantaisie sans fondement, un délire relevant de la scie nce-fiction. Et pourtant... Et pourtant les déclarations de l'amiral Byrd n'ont de sens que si on veut bien accepter cette théorie. Giannini écrit « Les extrémités nord et sud de la Terre n'ont pas de fi n réelle. On ne peut pas en faire le tour, au sens propre du terme. Cependant certains vols qualifiés d' " autour du monde " ont cont ribué à entretenir dans l'opinion l'idée fausse que la Terre peut être " circumnaviguée " au nord et au sud. « Franchir le pôle Nord et revenir vers la zone te mpérée, sans en faire le tour, est une chose impos- sible à réaliser. Il en est de même pour le pôle Sud. « L'existence de mondes au-delà des pôles a été confirmée par les explorations polaire s U.S. au long des trente dernières années. La plus importante étant celle du plus vieil explorateur du monde, le vice amiral Richard E. Byrd. » On n'a jamais survolé le pôle. Commentant les déclarations de Giannini sur l'impossibilité de continuer plein nord après le pôle et d'atteindre l'autre côté de la Terre (ce qui serait le cas si la Terre était convexe au lieu d'être concave au pôle), Ray Palmer écrit dans son magazine « Beaucoup de lecteurs croient que des vols comme rciaux franchissent continuellement le pôle et passent de l'autre côté de notre globe. Cela n'est pa s vrai, bien que les officiels des lignes aériennes, quand on les questionne, prétendent le contraire. Et pour quoi n'est-ce pas vrai ? Parce qu'interviennent des manœuvres de navigation qui éliminent automatiqueme nt tout vol en ligne droite au-delà du pôle.  Circumnavigation : voyage maritime (aérien) autour d'un continent. (NA.T.) La Terre creuse  « En examinant le trajet des vols à travers les régions polaires, nous nous apercevons que ce trajet contourne toujours le pôle, ou passe à côté, mais qu'il ne le survole jamais. N'est-ce pas étrange ? Il ne fait aucun doute que si on annonçait un vol passant directement au-dessus du pôle Nord, il attirerait un grand nombre de passagers désireux d'éprouver une sensati on nouvelle. Or, chose bizarre, aucune ligne aérienne n'a jamais offert un tel vol.

Tous les itinéraires passent à côté de ce point stratégique. Pourquoi ? Ne serait- ce pas parce que, si le pôle était vraiment franchi, l'avion, au lieu d'aborder l'autre côté du globe, s'enfoncerait dans cette terre au-delà du pôle, " le centre du Grand Inconnu ", comme l'appelait Byrd ? » Palmer suggère qu'une expédition avançant toujours pl ein nord devrait être organisée, reconstituant le trajet de l'amiral Byrd, et continuant sur sa lancée jusqu'à ce que soit atteint l'intérieur creux de la Terre. Apparemment, cela n'a jamais été tenté. Et pourtant la Marine des Etats-Unis possède dans ses archives un compte rendu des vols et des découvertes de Byrd. Peut-ê tre faut-il chercher la raison de cet oubli dans la nouvelle conception géographique de la Terre au ni veau des régions polaires. Conception qu'il est nécessaire d'accepter pour pouvoir donner toute leur signi fication aux découvertes de Byrd. Et comme, évidemment, les chefs de la Marine n'attachent pas une grande importance à cette théorie - quand ils ne l'ignorent pas -, il leur a été difficile d'apprécier à leur juste et réelle valeur les rapports de l'amiral. Ce qu'a dit plus haut Palmer, concernant les r outes aériennes commerciales qui ne passent pas au- dessus du pôle Nord, semble fondé à la lumière des nouvelles découvertes soviétiques sur le pôle magné- tique. Les Russes ont trouvé que le pôle magnétique n'éta it pas un point, mais une ligne. Cette ligne, nous pensons, quant à nous, qu'elle est circulaire et qu'elle délimite les bords de la concavité polaire. De sorte que n'importe quel point sur ce cercle pourrait être identifié au pôle Nord magnétique. Il serait alors impossible aux avions de traverser le pôle Nord, celui-c i se situant au centre de la dépression polaire, et non à la surface de la Terre. En effet, quand les pilotes croient atteindre le pôle Nord, après avoir fait les corrections habituelles de navigation, ils se trouvent en réalité sur le bord de la concavité polaire, là où se tient le pôle magnétique. Une technique de vol pour entrer dans la dépression polaire, Se référant à l'ouvrage de Giannini, Palmer commente « Ce livre étrange nous fournit la preuve définitive que la Terre revêt une forme étrange aux pôles. Elle n'est pas nécessairement creuse d'un bout à l'au tre, mais se présente un peu comme un beignet qui aurait beaucoup gonflé en cuisant et laisserait apparaître une profonde dépression à chaque extrémité. « Aucun être humain n'a jamais volé directement au-dessus du pôle Nord et continué tout droit. Moi, je pense que ce devrait être fait, et fait immédiatement. Et je voudrais être sûr qu'un tel vol ne se terminerait pas dans une des régions environnant le pôle, exact ement à l'opposé du point de départ. Il serait utile d'apporter un soin particulier à la technique de na vigation. Premier point : éliminer la boussole ou la triangulation sur les cartes existantes, et utiliser uni quement le gyrocompas qui permet de garder une direction droite, constante et invariable depuis l'inst ant du décollage jusqu'à celui de l'atterrissage. Et pas seulement un gyrocompas à plan horizontal, mais un aussi à plan vertical (une fois entré dans l'ouverture polaire). Voilà un point positif, indiscutable. « On sait qu'un gyrocompas horizontal, comme il en ex iste actuellement, permet à un avion de gagner continuellement de la hauteur à mesure que la Terre d écrit une courbe au-dessous de lui. Or, suivant notre théorie de la dépression polaire, cel a signifierait que lorsqu'un avion entre dans cette dépression le gyro- compas devrait indiquer une augmentation d'altitude plus importante que celle qu'il enregistrerait norma- lement, cette différence étant attribuable à la courbure in térieure de la Terre au pôle.

Si l'avion poursuit sa route vers le Nord, cette augmentation d'altitude ira croi ssant ; mais si, par contre, l'appareil essaie de se maintenir à la même hauteur, il suivra la courbe inte rne de la dépression polaire et plongera dans le creux intérieur de la Terre. » La Terre creuse Une série d'articles de Giannini. Voici maintenant ce qu'écrivit Giannini à un lecteur de Soucoupes volantes qui lui demandait certaines précisions « Le bureau de la Recherche navale de New York avait aimablement accordé à l'auteur la permission d'envoyer un message radio à l'amiral Byrd, message ad ressé à sa base arctique en février 1947, et lui souhaitant bonne chance. « L'amiral Byrd venait d'annoncer dans la presse " J'aimerais voir la terre au-delà du pôle. Cette terre est le centre du Grand Inconnu. " A la suite de cela, Byrd et un corps expéditionnaire effe ctuèrent un vol de sept heures sur une distance de 2 700 kilomètres au-delà du pôle Nord considéré comme le " bout " de la Terre. « En janvier 1947, avant le fameux vol, l'auteur réussit à vendre une série d'articles à une agence internationale de presse, et cela uni quement en donnant l'assurance au directeur de l'agence que Byrd irait véritablement au-delà de ce point fictif qu'est le pôle. « Le résultat ne se fit pas attendre. Dès que les ar ticles parurent dans la presse, le bureau des Ren- seignements de la Marine rendit visite à l'auteur. Cette enquête prouvait en tout cas une chose : que les théories révolutionnaires de l'auteur n'étaient pas aussi fantaisistes qu'on voulait bien le croire, et qu'elles trouvaient une confirmation définitive dans le vol de Byrd. « Plus tard, en mars 1958, l'auteur prononça une allocution radiophonique dans le Missouri, dans laquelle il soulignait l'importance de la découverte de l'amiral Byrd. » Evoquant les comptes rendus de la presse new-yorkaise sur l'expédition de Byrd de février 1947, Giannini écrit « Ces dépêches, décrivant le vol de Byrd au-dessus de terres et de lacs d'eau douce, se multiplièrent jusqu'au moment où une censure stricte fut imposée de Washington. » A la porte du Royaume intérieur de la Terre. Un autre écrivain américain s'intéressant aux UFOs , Michael X, impressionné par les découvertes de Byrd, arriva à la conclusion que les soucoupes volantes venaient d'une civilisation avancée à l'intérieur de la Terre. Byrd en avait visité les zones limitrophes. Michael X décrit ainsi le voyage de Byrd « Il y avait une étrange vallée au-dessous d'eux. Cette vallée, bizarrement, n'était pas couverte de glace, comme cela aurait dû être le cas. Elle était verte et luxur iante. Il y avait des montagnes avec d'épaisses forêts, de l'herbe grasse et des broussailles. Encore plus st upéfiant, un immense animal fut observé, avançant dans ces broussailles. Dans une région de glace, de neige et de froid intense, c'était à peine croyable. « Quand l'amiral entra dans ce territoire inconnu, où se trouvait-il en réalité ? A la lumière des théories de Marshall Gardner, on peut répondre qu'il éta it précisément à la porte du Royaume intérieur de la Terre. « L'Alaska et le Canada ont fourni ces derniers temps un grand nombre de témoignages de gens qui avaient aperçu des soucoupes volantes. Y a-t-il un rapport avec la " terre au-delà du pôle " - ce territoire inconnu situé à l'intérieur de notre globe ? « Nous pensons que si les soucoupes volantes sortent de l'intérieur de la Terre, et y retournent en passant par les ouvertures polaires, il est logique qu' elles soient aperçues d'une manière beaucoup plus fréquente par les habitants de l'Alaska et du Canada, ces pays étant évidemment très proches du pôle. » L'Oasis de Bunger.

La Terre creuse  Les observations ci-dessus - qui font état d'une forte concentration de soucoupes volantes dans la région arctique - correspondent à de semblables obs ervations faites par Bender et Jarrold dans l'An- tarctique. Certains experts pensent d'ailleurs que l'Anta rctique sert de base d'atterrissage aux UFOs. Quoi qu'il en soit, suivant la théorie développée dans le présent ouvrage, une chose est sûre : c'est par les ouvertures polaires qu'on peut avoir accès au Monde intéri eur de la Terre, c'est donc par là que passent les soucoupes volantes qui sont les super-engins aériens de ce monde. Aimé Michel, dans sa théorie de la « ligne droite », prouve que les souc oupes volantes ont presque toutes le même type de vol, suivant une direction nord-sud. Ce qui confirmerait encore, s'il en était besoin, leur origine polaire. En février 1947, à peu près à l'époque où l'amiral Byrd accomplissait son vol mémorable au-delà du pôle Nord, une importante découverte était faite dans l'Antarctique, celle de « l'Oasis de Bunger ». Le capitaine David Bunger était aux commandes d'un des six grands appareils de transport utilisés par la Marine américaine pour « l'Opération High-jump » (1946-1947). Il avait quitté la base de Shackleton, près de la Côte de la Reine Marie, dans la Terre de Wilkes, et il volait vers l'intérieur du continent antarctique, lorsque, à environ 6 kilomètres du littoral, il aperçut une région sans glace, avec des lacs. Ces lacs étaient de différentes couleurs. Cela a llait du rouge sombre au bleu profond, en passant par le vert. Ils avaient tous plus de 4 kilomètres de l ongueur. L'eau était plus chaude que dans l'océan. Bunger put le vérifier en posant son hydravion sur l'un de ces lacs. La grève était en pente douce. L'oasis représentait grossièrement un carré. Au-delà, c' était une étendue sans fin de neige éternelle et de glace. Deux des côtés de l'oasis se dressaient à près de trente mètres de hauteur et étaient constitués de grands murs de glace. Les deux autres côtés étaient moins abrupts. La présence d'une telle oasis en plein Antarctique semblerait indiquer dans cet endroit précis des conditions de températures plus clémentes. Tel qu'il en existerait si l'oasis se trouvait justement dans la dépression polaire sud ! On peut di fficilement expliquer autrement les choses. Dire que cela résulte d'une activité volcanique souterraine n'est pas une réponse satisfaisante. Ce territoire sans glace représente une surface d'environ 600 kilomètres carrés, étendue trop im portante pour être affectée par une source de cha- leur volcanique. Les courants de vent chaud en prove nance de l'intérieur de la Terre sont une meilleure explication. Ainsi, Byrd dans l'Arctique et Bunger dans l'Anta rctique ont découvert à peu près à la même époque des régions bénéficiant d'une température presque chaude. Mais ils n'ont pas été les seuls. Il y a quelque temps, un journal de Toronto, le Globe and Mail, publiait une photo d'une vallée verdoyante, prise par un aviateur dans la région arctique . Evidemment, l'aviateur avait pris le cliché en vol et n'avait pas cherché à atterrir.

C'était une belle vallée avec des collines vertes, appartenant certainement à ce même territoire que Byrd avait visité au-delà du pôle. Cette photo fut publiée en 1960. La Terre creuse  Récit d'un voyage à l'intérieur de la Terre. Autre confirmation de la découverte de l'amiral les relations d'individus affirmant qu'ils étaient entrés dans la dépression polaire nord (comme beaucoup d'explor ateurs de l'Arctique le firent sans le savoir) et avaient atteint le Monde souterrain dans l'intérieur creux de la Terre. Le Dr Nephi Cottom, de Los Angeles, a rapporté qu'un de ses patients, un homme d'origine nordique, lui avait fait le récit suivant « J'habitais près du cercle arctique, en Norvège. Un été, je décidai avec un ami de faire un voyage en bateau et d'aller aussi loin que possible dans le Nord. Nous fîmes donc une provision de nourriture pour un mois et primes la mer. Nous avions un petit bateau de pêche muni d'une voile, mais aussi d'un bon moteur. « Au bout d'un mois, nous avions pénétré très avant dans le Nord, et nous avions atteint un étrange pays qui nous surprenait par sa température. Parfois il faisait si chaud la nuit que nous n'arrivions pas à dormir. (Les explorateurs arctiques qui se sont enfoncés dans les régions polaires ont fait de semblables observations sur ces hausses de température qui parfois les poussaient à ôter leurs lourds vêtements chauds. - L'AUTEUR.) « Nous vîmes plus tard quelque chose de si étrange que nous en restâmes muets de stupeur. En pleine mer, devant nous, se dressait soudain une sorte de grande montagne dans laquelle, à un certain endroit, l'océan semblait se déverser ! Intrigués, nous continuâmes da ns cette direction, et nous nous trouvâmes bientôt en train de naviguer dans un vaste ca non qui conduisait au centre du globe. Nous n'étions pas au bout de nos surprises. Nous nous rendîmes compte un peu plus tard qu'un soleil brillait à l'intérieur de la Terre! « L'océan qui nous avait transportés au creux de la Terre se rétrécissait, devenait graduellement un fleuve. Et ce fleuve, comme nous l'apprîmes plus tard, traversait la surface interne du globe d'un bout à l'autre, de telle sorte que si on en suivait le cours jusqu'à son terme on pouvait atteindre le pôle Sud. « Comme nous le constatâmes, la surface interne de notre planète comprenait des étendues de terre et d'eau, exactement comme la surface externe.

Le soleil y était éclatant, et la vie animale et végétale s'y déve- loppait abondamment. « Au fur et à mesure que nous avancions, nous déc ouvrions un paysage fantastique. Fantastique parce que chaque chose prenait des proportions gigantesques, les plantes, les arbres... et aussi les êtres humains. Oui, les êtres humains ! Car nous en rencontrâmes, et c'était des GÉANTS. « Ils habitaient des maisons et vivaient dans des villes semblables à celles que nous avons à la surface, mais de taille plus grande. Ils utilisaient un mode de tr ansport électrique, une sorte de monorail qui suivait le bord du fleuve d'une ville à l'autre. « Certains d'entre eux aperçurent notre bateau sur le fleuve et furent très étonnés. Ils nous accueillirent amicalement, nous invitèrent à déjeuner chez eux. Mon compagnon alla dans une maison, moi dans une autre. «J'étais complètement désemparé en voyant la taille é norme de tous les objets. La table était colossale. On me donna une assiette immense, et la portion qu'elle contenait aurait pu me nourrir une semaine entière! Le géant m'offrit au dessert une grappe de raisin, et chaque grain était aussi gros qu'une pêche. Le goût en était délicieux. A l'intérieur de la Terre, les fruits et les légumes ont une saveur délicate, un parfum subtil. Rien de comparable avec ceux de "l'extérieur". « Nous demeurâmes chez les géants pendant une a nnée, goûtant leur compagnie autant qu'ils appré- ciaient la nôtre. Nous observâmes au cours de ce séjour un certain nombre de choses aussi étranges qu'inhabituelles, toujours étonnés par l'ampleur des connai ssances scientifiques dont faisaient preuve ces gens. La Terre creuse  Durant tout ce temps, ils n'affichèrent jamais la moi ndre hostilité envers nous, et ils ne firent aucune objection quand nous décidâmes de repartir chez nous. Au contra ire, ils nous offrirent même courtoisement leur protection au cas où nous en aurions eu besoin pour le voyage de retour. » Ces géants, de toute évidence, appartenaient à la race antédiluvienne des Atlantes. Ils s'étaient réfugiés à l'intérieur de la Terre pour échapper au déluge qui submergea leur continent. « Le Dieu qui fume. »

Une expérience identique d'une visite à l'intérieu r de la Terre, par l'ouverture polaire, fut rapportée par un autre Norvégien, Olaf Jansen, et consignée dans le livre The Smoky God (Le Dieu qui fume). Ce livre, écrit par Willis George Emerson, est basé sur le r écit fait par Jansen à l'auteur de son extraordinaire voyage. Le titre : Le Dieu qui fume se rapporte au soleil central situé dans l'intérieur creux de la Terre. Etant plus petit et moins brillant que le nôtre, il donne l'im pression d'être brumeux, comme entouré d'un nuage de fumée. Le livre relate la véritable expérience d'un Norvégien et de son fils qui, dans leur petit bateau de pêche, tentent avec un courage indomptable de trouver « la terre d'au-delà du vent du nord », dont ils ont entendu vanter la douceur et la beauté. Une extraordinaire te mpête les projette dans l'ouverture polaire, et ils se retrouvent à l'intérieur de la planète où ils vont séjour ner deux ans, pour ensuite revenir par l'ouverture opposée, au pôle Sud. Là, malheureusement, un iceberg coupe en deux le bateau. Le père est tué. Son fils est sauvé de justesse. Mais il passera vingt-quatre années de sa vie en prison, incarcéré pour déficience mentale. Personne n'avait cru à son histoire. Une fois relâché, il se garda bien de reparler de son aventure. Il devint pêcheur pour gagner sa vie. Au bout de vingt-six ans, ayant économisé assez d'argent, il partit pour les Etats-Unis, s'établit dans l'Illinois, et ensuite en Californie. Il avait près de 90 ans lorsque , par hasard, l'écrivain Willis George Emerson fit sa connaissance et devint son ami. Le vieillard lui rac onta alors la fantastique aventure de sa jeunesse, lui montra les cartes qu'il avait dressées de l'intérieur de la Terre. Il n'avait jamais osé reparler de cela, de peur qu'on le prenne de nouveau pour un fou et qu'on l'enferme. Mais maintenant la mort était proche, et puis Emerson était son ami. Alors... Alors le vieillard mourut, et le livre Le Dieu qui fume, racontant son étrange périple, parut en 1908. Il y est question des gens qui habitent l'intérieur de la Terre, et que lui, Olaf Jansen, et son père ont rencontrés. Ces êtres vivent de 400 à 800 ans et possèdent une science très avancée. Ils peuvent se transmettre leurs pensées en utilisant certains types de radiations, et ils possèdent des sources d'énergie plus puissantes que l'électricité. Ainsi ces engins aériens qu'ils ont mis au point, et que nous appelons soucoupes volantes, sont-ils propulsés par une énergie supérieure, tirée de l'électromagnétisme de l'atmo sphère. Quant à leur stature, elle est tout aussi remarquable. Ils mesurent entre trois et quatre mètres de haut. Il est intéressant de noter combien ce récit recoupe cel ui que nous avons cité plus haut. Pourtant ils sont tout à fait indépendants l'un de l'autre. De la même façon, la taille gigantesque des êtres humains correspond à celle des animaux, comme l'a mis en lumière l'amiral Byrd, qui, au cours de son vol au-delà du pôle Nord, aperçut un animal monstrueux ressemblant à un mammouth. Nous présenterons plus tard la théorie de Mars hall Gardner, selon laquelle les mammouths découverts gelés dans la glace ne sont pas, comme on le croit, de s animaux préhistoriques morts il y a des milliers d'années, mais d'énormes pachydermes vivant actuellement à l'intérieur de la Terre.

 
 
RAYMOND BERNARD
LA TERRE
CREUSE
La plus grande découverte géogr
aphique de l'histoire humaine
Traduit de l'américain par
ROBERT GENIN
Edition originale américaine THE HOLLOW EARTH
1969 by University Books Inc., New York.
© Editions Albin Michel, 1971.


Les voix paranormales.Transcommunication et Voix des morts

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Les voix paranormales... Voix des morts pour les uns, illusions pour les autres.
Qu’en est-il vraiment ?
Cet article n’entend pas apporter une réponse définitive au mystère.
Il pose les bases et répond à une question fondamentale : oui, les voix paranormales sont une réalité ! D’où viennent-elles, nous l’ignorons, mais elles existent : des expériences scientifiques et sérieuses l’ont prouvé.
Cette mise au point permettra peut-être à certains chercheurs en parapsychologie peu informés de réviser leur copie et de cesser d’affirmer des contre-vérités !

EXPÉRIENCES DE 1964

En été 1964, l’Institut pour l’étude des champs limites de la psyché de Fribourg put, dans un institut privé de physique, à Northeim, entreprendre, avec Jürgenson, une série d’expériences. Y participèrent le directeur de cet institut, B. Heim, son ingénieur du son, W. Schott, moi-même, G. Vilhjalmsson, et, en qualité d’observateur, le physicien F. Karger, de Munich. On utilisa plusieurs types de magnétophones : deux Uher, ceux de Jürgenson et de Fribourg, un stéréo Grundig et, dans une pièce voisine, un Telefunken à titre de contrôle de distance. À part de nombreuses surimpressions découvertes et entendues seulement par Jürgenson, seules quelques-unes étaient perceptibles par plusieurs expérimentateurs et partiellement compréhensibles.
Une expérience est à détacher des autres. Elle fut réalisée dans une chambre d’hôtel par Jürgenson, Karger, Vilhjalmsson et moi, sur appareil Uher. Dans une brève conversation, Jürgenson rend compte d’un phénomène bizarre lors du report de la bande destinée à Fribourg : des surimpressions nouvelles étaient décelables. À un certain endroit de la conversation, une courte pause, puis une interjection : von wo ! (« d’où »), prononcée clairement par une voix d’homme. Ce phénomène fut reconnu plus tard grâce à la méthode « Voice-print » qui visualise, en « speech-diagram » les impressions vocales perçues par les expérimentateurs.

D’OÙ PROVIENNENT CES PHÉNOMÈNES VOCAUX ?

Les expériences de Northeim servirent, dans un premier temps, à éclaircir le problème tel qu’il se présentait. Il était hors de doute que, sur des bandes vierges et certainement non trafiquées parce que neuves, des phénomènes vocaux se manifestaient : il fallait en trouver la provenance. Les recherches portèrent sur des enregistrements réalisés avec le microphone, car élucider les prétendus enregistrements radio se compliquait du fait qu’il était difficile de faire la distinction entre des émissions radio normales et des surimpressions d’autre origine. Seules des informations personnelles nettement reconnues auraient, dans ce cas, pu donner quelque certitude. Tout d’abord, si l’on veut prouver une motivation paranormale des surimpressions à l’aide de microphones, il convient d’exclure dès l’abord les contre hypothèses suivantes :
a) Projection d’un contenu sémantique illusoire en langage normal, ou fading, dû au hasard.
b) Des sons émis d’une manière incontrôlable par des participants, que ce soit en chuchotements involontaires ou en interjections.
c) Émissions radio fragmentaires qui auraient pu impressionner la bande, le magnétophone pouvant, dans certaines conditions, fonctionner comme un récepteur.
Pour exclure la première contre-hypothèse, faire des expériences d’audition avec un grand nombre de participants est une bonne méthode. Mieux encore, la visualisation par le « speech-diagram » décrite par Sotscheck. Des expériences d’audition sont également indispensables lorsqu’il s’agit de rendre compréhensible un phénomène vocal. Tous les participants à des expériences de phénomènes vocaux sont d’accord sur ce point : il faut s’entraîner en permanence pour être à même d’interpréter correctement les phénomènes sur la seule base physique. la seconde contre-hypothèse peut être neutralisée le plus simplement du monde, selon le physicien Heim, par le port exclusif de laryngophones. Dans le cas de la troisième contre-hypothèse, le plus sur moyen est de travailler dans un lieu convenablement isolé et protégé. On peut également isoler chaque magnétophone et son micro par une cage en fer. Il est cependant à noter que toutes ces précautions risquent de détériorer, dans une certaine mesure, l’atmosphère détendue nécessaire à l’expérimentation parapsychologique. Une autre expérimentation des phénomènes vocaux fut réalisée par B. Heim et W. Schott, fin octobre 1965, à Nysund, près de Molnbo en Suède, dans la villa de Jürgenson. Avec un appareil Revox, les expérimentateurs réalisèrent vingt-deux enregistrements, la plupart du temps très faibles en intensité sonore, et sur l’interprétation desquels ils se montrèrent, « en raison d’une connaissance peu approfondie des données locales, très réservés ». Même dans l’application très stricte de nos expériences critiques, dit B. Heim dans son expertise, il subsiste un reste inexpliqué qui semble, d’après nos observations, lié à la personne de M. Jürgenson.

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Hans Bender

LES PLUS RÉCENTES EXPÉRIENCES EN 1970

L’Institut de Fribourg avait dû abandonner la suite des recherches sur les phénomènes vocaux en raison de l’absence de moyens. Entre-temps, les « voix paranormales sur bande magnétique » étaient devenues une curiosité dont le monde entier discutait. Au début de mai 1970, une occasion inattendue s’offrit, qui permit des expériences nouvelles avec Jürgenson, à Nysund. Les participants étaient le Dr J. Keil (Institute of Psychology, University of Tasmania), L. Bélanger et l’ingénieur N. Lemke, de Munich, avec sa femme et moi-même. Entre le 5 et le 8 mai 1970, vingt-cinq expériences isolées furent réalisées dans une pièce de la maison de notre hôte ; ces expériences avec microphone, s’étalaient pendant une durée parlée de 4 à 10 minutes chacune. Les participants étaient placés autour d’une table ronde, Jürgenson un peu à l’écart avec son magnétophone Uher Report 4 000. La disposition suivante avait été adoptée : Devant chacun des participants assis autour de la table était placé un micro rendu directif par adjonction d’un tube de carton de 30 cm (à partir du douzième enregistrement seulement). Les micros utilisés étaient tous de haute qualité. Au-dessus de la table était suspendu un micro universel, relié au magnétophone de Jürgenson. Les micros de la table étaient branchés sur les deux canaux d’un Uher Report 4 004 stéréo et d’un Uher Variocord 263. Devant l’entrée micro des magnétophones était monté un filtre radio, et les câbles de micro étaient très courts (au maximum 2 mètres 50). En plus, un appareil Shibaden-Videorecorder était mis en place, avec micro omnidirectionnel, appareil chargé d’enregistrer les réactions d’un oscillographe sur lequel était braquée, par ailleurs, une caméra de télévision. L’oscillographe avait son propre micro. Il devait être possible, de cette manière, d’identifier le son enregistré par le Videorecorder avec l’oscillogramme correspondant.

Des bandes neuves furent, avant usage, rembobinées sur bobines métalliques afin de les débarrasser d’éventuelles charges d’électricité statique et être certain que nulle charge de cet ordre puisse influer la tête enregistreuse. La pièce dans laquelle l’expérience devait se dérouler avait été soigneusement inspectée quant à la présence d’ondes radio en provenance d’émetteurs puissants. Aucune trace ne fut décelable, et l’ingénieur Lemke put réduire à néant la troisième contre-hypothèse. Après enregistrement de chaque test, on passa à l’audition, d’abord sur l’appareil de Jürgenson. Le maître de maison attira l’attention de l’auditoire sur les surimpressions qu’il reconnaissait ; les assistants tentèrent de noter ce qu’ils avaient compris. En plus de dix-sept de ces surimpressions plus ou moins nettes sur lesquelles on réussit à se mettre d’accord, il y en eut d’autres dont Jürgenson nous fit part seulement par la suite, après une vérification renouvelée des enregistrements. Celles-ci n’ont pas encore été étudiées depuis.

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Friedrich Jürgenson

Voici les surimpressions les plus compréhensibles détaillées dans leur contexte expérimental :

3 mai 1970 : en cette première journée d’expérimentation, je demandai, dans l’après-midi, si Jürgenson avait enregistré des langues qui lui étaient inconnues, par exemple du japonais : à quoi Jürgenson répondit qu’il avait déjà enregistré une longue conversation dans une langue fantaisiste. Lors de la première expérience du soir, l’audition fit apparaître, sur la bande de Jürgenson, cette phrase surimprimée à une remarque de Lemke et dite par une voix masculine : « On retire simplement l’antenne. Jürgenson : « On retire, oui » (petite pause) so ho ho ; puis encore Lemke : « Et l’on peut alors... » Les micros sur la table n’étaient pas encore pourvus de dispositif directionnel, et l’oscillographe n’était pas branché. La surimpression était clairement discernable sur le Videorecord, un peu moins bien sûr les autres bandes. Le « visible speech-diagram » fit apparaître un « s » et par trois fois la voyelle « o ». Les syllabes ainsi objectivisées et qui rappellent une prononciation enfantine de chinois, pourraient avoir une relation avec des conversations antérieures de Jürgenson. Comme les laryngophones n’étaient, à ce stade de l’expérimentation, pas encore en service, la deuxième contre-hypothèse ne peut être totalement écartée, bien qu’une interjection so ho ho normalement articulée reste improbable. Lors de la même séance, on perçut, au cours d’une conversation qui portait sur la villa de Jürgenson et le lac voisin, une surimpression incluse dans une réponse de Jürgenson et qui disait aber suss. Un des participants donna à entendre qu’il avait voulu, peu de temps auparavant, demander si le lac était d’eau salée ou d’eau douce (suss) en allemand, signifie doux). Il comprit immédiatement la surimpression, qui avait d’ailleurs été enregistrée par tous les appareils, sauf par le Variocord. Quelques minutes plus tard, entre deux mots d’une réflexion de Jürgenson, un ha ha ha était encore perceptible. Trois autres surimpressions ne purent mettre les expérimentateurs d’accord quant à un sens précis.

4 mai 1970 : lors de la deuxième séance, les tubes directionnels étaient en place sur les micros disposés sur la table (Jürgenson, Keil, Lemke et moi) et l’oscillographe était en fonction. Le matin, Jürgenson avait fait une démonstration avec des surimpressions radio. Tous les participants relevèrent la voix émotionnellement expressive de l’assistante radio Léna. J’émis quelques idées sur des voix particulièrement expressives et pensai à une collaboratrice qui, au téléphone, se présentait uniquement par son nom - Rasmus - avec insistance et sans nommer son prénom, ce qui est plutôt rare pour une femme. Je commençai donc l’entretien test par des considérations sur la voix impressionnante de Léna. Je dus retenir en même temps un accès de toux... Dès le début, une surimpression particulièrement nette se fit entendre, qui fut reproduite sur l’oscillographe, visible par tous, pendant la conversation même. Mon magnétophone enregistra : « Je fus très impressionné par tchappa le... » Le contrôle donna les résultats suivants : sur toutes les bandes, très faible surimpression, à la limite de la perceptibilité, à l’exception de l’Uher de Jürgenson et du Videorecorder. Les micros de l’oscillographe (qui, je le rappelle, réagit vivement au moment du tchappa) et du Videorecorder étaient placés côte à côte sous le micro universel de Jürgenson.
Je poursuivis mes remarques sur la voix de Léna toujours luttant contre des accès de toux. Peu de temps après, on entendit à nouveau une surimpression : « Émotion... Rasmus. J’aimerais bien vous » demander. Les micros directionnels étaient disposés de la façon suivante sur la table : d’un côté Jürgenson et moi-même près de lui ; en diagonale, Keil et Lemke. Les trois autres étaient placés comme décrit plus haut. Jürgenson et Keil comprirent tout d’abord von uns (« de nous », consonance analogue à Rasmus). Puis, on refit une audition de la bande de mon magnétophone. Peu de temps auparavant L. Bélanger était venu se joindre au groupe. Lui et moi compriment, indépendamment l’un de l’autre, immédiatement Rasmus. Le « visible speech-diagram » fournit des éléments de confirmation pour cette version du mot. Le contrôle des bandes donna les intensités suivantes : Jürgenson fort, Bender un peu atténué, Keil et Lemke très faible, micro universel et Videorecorder très bien perceptible. L’oscillographe montra un « top » bref.

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Jürgenson et M. Bacci

UNE SURIMPRESSION D’ORIGINE PARANORMALE

Cette surimpression m’apparut nettement d’origine paranormale. Jürgenson, dont la bande portait la trace la plus forte, la plus nette, ne connaissait pas le mot. Quant à moi (deuxième intensité dans la série), je n’avais certainement pas pu émettre le mot par chuchotement, car le diagramme de visualisation met en évidence que l’on ne saurait passer d’un son émis en chuchotant à un son clairement articulé en moins de 0,05 seconde. En plus, j’étais gêné par des accès de toux. Les enregistrements de Keil et Lemke étaient si faibles qu’ils se situaient en dessous du seuil de perceptibilité. Le résultat semble donc confirmer que Jürgenson est l’auteur de la surimpression. Comme il ne connaissait pas le mot, il faut admettre qu’il avait été influencé, par télépathie, par moi qui étais assis directement à coté de lui. L’effet mystérieux retenu dans cette interprétation devrait donc se manifester en premier lieu sur les micros Jürgenson, Universel et Videorecorder et sur le mien.
Lors d’une expérience suivante, nous décidâmes de laisser fonctionner nos magnétophones pendant une minute encore après la fin de la conversation-test dans le silence le plus complet ; la disposition des micros était inchangée. Les participants se mirent donc d’accord sur l’observation d’une stricte discipline : pas un mot ne devait être prononcé. Ils se contentèrent de fixer avec attention l’oscillographe qui, soudain (à vingt-deux secondes de la fin de l’expérience, comme l’enregistrement le montra), donna un « top ». C’était la manifestation d’une surimpression que tous les participants reconnurent comme étant formulée en langue anglaise. Tout le monde comprit : Stop- as you like... Puis ce fut indistinct, mais on réussit, après plusieurs auditions, à identifier one pause. Le mot stop était prononcé à l’américaine, ce que confirma l’analyse du diagramme qui révéla un « a » et non un « o ». Le phénomène était reconnaissable sur tous les enregistrements, et seul celui du Videorecorder était imprécis. Le mot pause était prononcé comme à l’allemande, mais sans le « e » final.
Ce phénomène aussi semble plaider en faveur d’une origine paranormale. Que la surimpression ait pu être produite par le chuchotement involontaire d’un des participants (deuxième contre-hypothèse) est hautement improbable en raison même de l’observation stricte du silence, et aussi de la prononciation à l’allemande du dernier mot. La troisième contre-hypothèse - fragments d’émissions radiophoniques - s’exclut d’elle-même, en plus des contrôles de l’ingénieur Lemke, par le sens précis du mot qui se rapportait à la situation dans laquelle se trouvaient les expérimentateurs. L’origine probable ne pouvait, cette fois-ci, se localiser par une analyse comparative des enregistrements. Il est même à noter que Jürgenson ne prononce jamais de mots anglais à l’américaine.

5 mai 1970 : Jürgenson a enregistré, comme il le dit après contrôle des bandes, seize phénomènes vocaux. Une partie en a effectivement été perçue aussi par les participants, mais il ne fut pas possible de se mettre d’accord sur le sens des formations vocales.

6 mai 1970 : dans cette expérience qui est la dernière intéressante à prendre en considération, les expérimentateurs étaient Jürgenson, moi-même, Keil et Bélanger dans l’ordre de leurs places autour de la table ronde, et chacun était pourvu d’un microphone directionnel. Une surimpression vint se placer d’une manière très sensée dans une phrase de Jürgenson qui venait de dire : « Tout n’est que suggestion, vous » comprenez - non mes amis -, n’est-ce pas ? » Ce phénomène fut immédiatement compris par Keil et par moi. La classification intervenue ensuite par ordre de netteté sur les enregistrements donna le résultat suivant : Jürgenson, micro Universel, 6, Jürgenson, micro directionnel, 1 ; Bender, 2 ; Keil, 3, 4 ; Bélanger, 3. Un son émis par chuchotement par un des expérimentateurs aurait dû être capté par les micros directionnels. La deuxième contre-hypothèse, ici encore, est improbable, de même que la troisième contre-hypothèse, à cause de l’insertion parfaitement sensée dans le contexte. Une origine paranormale est la plus vraisemblable.

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Jürgenson peu avant son décès

DES ÉPREUVES D’INTELLIGIBILITÉ

En collaboration avec J. Sotschek, membre du groupe de recherche acoustique de l’Agence centrale de télécommunications à Berlin, il fut procédé sur les cinq phénomènes vocaux (Tanner, Tanner ; von wo ; aber suss ; Rasmus et stop - as you like one pause) à des épreuves d’intelligibilité. Les sujets choisis pour cette expérimentation étaient sept membres d’un groupe acoustique travaillant en liaison avec les chercheurs, et six autres personnes qui n’avaient jamais jusque-là procèdé à des mesures d’intelligibilité acoustique. Des questionnaires préparés par l’Institut de Fribourg prévoyaient, en premier lieu, une interprétation libre et ensuite seulement une échelle de « choix multiples » avec neuf possibilités qui se ressemblaient phonétiquement. Était reconnue pour juste l’interprétation donnée lors des séances de Nysund, confirmée par les travaux en laboratoire à l’Institut. Chaque surimpression fut auditionnée au moins vingt fois. Résultats : L’interprétation libre ne donna, en aucun cas, la concordance souhaitée avec les définitions retenues. Très souvent, les sujets n’entendirent que des sons, mais ne reconnurent aucun mot cohérent. L’exploitation des « choix multiples » montra, par contre, que trois des cinq surimpressions furent reconnues avec suffisamment de signification statistique. Il s’agit de von wo, avec 54 % de réponses justes, aber suss avec 46 %, stop - as you like, one pause (62 %). Ces pourcentages sont encore très éloignés de 100 % mais les autres mots obtinrent des notations très inférieures. Dans les deux autres cas de surimpressions, la définition exacte était, à chaque fois, un nom propre, que les sujets ne connaissaient évidemment pas (Rasmus, Tanner, Tanner) : d’où une plus grosse difficulté d’interprétation et un pourcentage de réussite faible. On nota bien parmi les meilleurs résultats des mots analogues, comme thunder, thander, mais jamais le vrai mot. Pour Rasmus, en revanche, rien, même pas un mot approchant. Si l’on compare les résultats des « choix multiples » avec les analyses de visualisation, on constate que les différences dans les interprétations libres sont d’autant plus grandes que les analyses de visualisation sont douteuses. Les lettres qui se laissent le plus facilement analyser sont aussi celles qui reviennent le plus souvent dans les interprétations par ailleurs très fantaisistes des sujets. Par exemple, dans l’une des plus nettes surimpressions (von wo), des interprétations comme wa-go, wa-ro, war so, bravo, wang-ho furent données. L’analyste des visualisations écrit, par ailleurs : « F très net, deuxième o très net, premier o » tendant vers un a. Sotscheck fournit des explications supplémentaires quand il rend attentif aux difficultés qui se présentent du fait de l’écart défavorable entre signaux utiles et parasites lors des surimpressions. Il faut, aux expérimentateurs, une longue pratique dans l’étude des phénomènes vocaux, ce qui les rend aptes à discerner des phénomènes vocaux indiscernables par d’autres, mais il est évident qu’il faut aussi tenir compte d’une certaine partie de « projection » dans ce qu’ils perçoivent et interprètent. Pour des expérimentations à venir, hautement souhaitables après les résultats encourageants obtenus après la première série de recherches dont il est question ici, il est souhaitable d’avoir un local sans écho pour les enregistrements. Indispensables sont, par ailleurs, des magnétophones blindés, des microphones directionnels qui pourraient remplacer les laryngophones recommandés par Heim pour exclure la deuxième contre-hypothèse. En même temps devraient être prises des mesures propres à « encercler » progressivement, en partant du microphone, le point d’impact des phénomènes supposés.
Plusieurs points d’impact possibles (électronique, tête de lecture, etc.) pourraient être envisagés simultanément en utilisant le nombre voulu d’appareils enregistreurs. La constatation, hautement probable, de l’origine paranormale de certaines surimpressions et l’explication des points d’impact de ce que l’on peut supposer être un effet psychocinétique, voilà, pour la parapsychologie, le plus important des problèmes posés par les phénomènes vocaux. L’interprétation psychologique, en particulier la prise de position envers l’hypothèse spirite, est une cura posterior. Il faut remercier Friedrich Jürgenson de s’être mis à la disposition de la recherche parapsychologique sans condition et bénévolement.

 

 

Les voix paranormales à l’épreuve de la science

 de Hans Bender
 Thème(s): Survie, spiritualité, EFM  Science 

http://www.parasciences.net/spip.php?article113

L’Ascension représente l’évolution de la conscience sur Terre comme dans tout l’Univers

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L’Ascension représente l’évolution de la conscience sur Terre comme dans tout l’Univers et dans tous les plans de réalité. L‘évolution de conscience est une loi qui accompagne toutes les formes de vie et particulièrement la vie humaine. Dans l’Univers, tout est vibration et tout est évolution.

L’Ascension de l’humain est une évolution intérieure de l’être qui intègre son corps de Lumière et réalise son unification et son passage vers un état supra-conscient l’amenant à sa réalisation. C’est l’état que Jésus a atteint à la fin de sa vie et également un état qui a été manifesté par le Bouddha. C’est l’état à venir de tous ceux qui auront travaillé à résoudre leurs blessures et leur karma par un intense travail qui peut prendre un nombre incalculable de vies si l’on parle en nombre de vies incarnées, ou alors de nombreux siècles successifs tant en incarnations que désincarnations.

L’Ascension est reprise dans les principales religions monothéistes dont l’Islam, avec l’Ascension de Mahomet (voyage nocturne ou isrâ’ et échelle de l’Ascension avec l’ange Gabriel ou mi’râj) et le christianisme. La source historique de l’Ascension de Jésus est l’évangile de Saint Luc.

Mais plus récemment, l’Ascension a été abondamment reprise dans les thèses New Age, par le calendrier maya qui annonce une fin de cycle en 2012 (c’est-à-dire le passage de l’ère du Poisson à l’ère du Verseau, et rien d’autre ; tout autre thèse serait fantasmagorique) et par de nombreux spiritualistes dans le monde. Le thème « Ascension » représente seulement 64 millions d’occurrences sur Google et reste très loin derrière « 2012 » avec 2,2 milliards d’occurrences, ce qui signifie en termes analytiques que le monde est en attente passive de miracle externe sans concours actif individuel. 2012 est associé à l’apocalypse : 93 millions de liens.

Le développement des thèses New Age autour de 2012 a créé un véritable égrégore d’impostures produisant des effets contraires au but initial, par le biais de nouvelles superstitions basées sur des informations incorrectement interprétées des évangiles ou des canalisations erronées issues de l’astral.

La multiplication des canalisations, des livres, des films, et l’activisme de nombreux spiritualistes, nourrissent en permanence la confusion et l’égarement à des fins fourbes de profit personnel.

2011 (et non 2012) est en réalité une année charnière marquée par l’établissement de la Terre dans la nouvelle ère du Verseau, borne temporelle décisive tant pour l’Ascension individuelle que collective.

 

La théorie du rêve

La théorie du rêve ou la croyance que la réalité vécue n’est qu’illusion ou rêve est très usitée chez certains chefs de file et, de façon irresponsable, tend à maintenir certains groupes dans une indolence ou une astralité de très basse fréquence.

La mécanique quantique et les théories New Age ont propagé l’idée que notre réalité n’était qu’une illusion ou un rêve. Partant de là, les théories véhiculées minimisent le travail réel à faire sur soi pour changer.

Nous vivons bien sur un plan de réalité, et chaque plan de réalité est lié à un niveau de conscience avec les filtres ou opacités qui lui correspondent.

La confusion avec le rêve ou l’illusion revient à dénier ce qui est, et comment prétendre à progresser au-delà si la base n’est pas appréhendée ? Ceci revient à sauter dans le vide.

Le risque est de fuir son propre plan de réalité et de ne pas aller à l’essentiel, c’est-à-dire le travail à faire sur soi pour évoluer en conscience.

L’illusion est mal comprise. Chaque plan de conscience a un sens en soi. La réalité d’un plan de conscience correspond à une pyramide à degrés et on ne monte qu’une marche à la fois.

Evoluer en conscience implique une présence forte dans la réalité initiale et non une fuite, un transfert ou une projection dans un plan de réalité factice créé par l’imagination. Ainsi, comme dans le film « Inception », le spiritualiste se perd dans un univers imaginaire et choisit de fuir la réalité vraie.

Le mensonge majeur est de se croire arrivé en haut de l’affiche et de se livrer « en pâture » ainsi à son propre démon.

Beaucoup de spiritualistes s’auto-persuadent d’avoir franchi l’essentiel du chemin pour être, en se fiant à leur ressenti et au pouvoir qu’ils se confèrent. Or, un ressenti est toujours relatif à la maturité de la conscience et est en général surévalué selon leur orgueil.

Ce leurre est le plus grand piège de l’orgueil qui soit et il se manifeste à la mesure de l’orgueil non résolu, donc aux blessures qui tendent à nourrir cet orgueil et à induire une confusion intérieure entre l’ego et l’âme.

C’est une superstition nourrie par l’orgueil et la torpeur qu’il crée en occultant toute vision de l’esprit. L’aveuglement est d’autant plus fort que l’orgueil s’appuie sur des ressentis factices qui endorment et laissent croire qu’il y a un miracle.

Le film « En toute bonne foi, êtes-vous prêt pour un miracle ? », démontre que le vrai miracle provient de l’authenticité et non des tours de passe-passe, pourtant spectaculaires, faits pour séduire un public déjà conquis à sa cause.

Beaucoup de spiritualistes, de médiums et de guérisseurs autovalident leurs prétendus pouvoirs et les justifient par leur supposée ancienneté (« il étaient réalisés à leur naissance », « petits ils avaient déjà des dons de clairvoyance… », « des guides très élevés, des archanges ou des anges leurs parlent depuis de nombreuses années »), à des fins cachées de profit financier.

Ce faisant, ils se montrent dans leurs faiblesses, leur orgueil et leur terrestritude (attachement au terrestre, vanité, fatuité…), car cet argument est typique d’une séduction qui plaît beaucoup à un auditoire qui se berce lui-même dans tous les affres de la trahison.

Le temps terrestre n’a aucune valeur pour le monde spirituel.

Pour le monde spirituel, la vraie valeur n’attend pas le nombre des années ni le nombre des productions matérielles ou d’ouvrages, ni l’ancienneté du pignon sur rue, ni la richesse ostentatoire matérialiste.

Les véritables Maîtres sont les plus silencieux et les plus discrets et ne sont pas tapageurs, ils ne racolent pas les foules et évitent la propagande et le prosélytisme.

Méfions-nous de ceux qui usent d’arguments racoleurs et qui font beaucoup de bruit et jouent d’arguments-matière pour faire valoir leur niveau spirituel. C’est ainsi que de nombreux « faux-prophètes » seront dans les années à venir démasqués, comme cela a été annoncé dans les évangiles, et chuteront brutalement de leur branlant piédestal.

Il leur est d’ailleurs réservé à leur passage dans l’Au-delà un accueil à la mesure de leur trahison.

Ainsi, l’ego arrive à se déguiser en l’âme et il manipule intérieurement ceux qui croient être guéris ou qui pensent avoir évolué, et qui drainent dans leur sillage des âmes faibles, fragiles et en détresse.

Sans guidance, beaucoup tomberont en illustrant la célèbre citation : « Les premiers seront les derniers », car aujourd’hui, sur la planète, seulement une vingtaine de personnes ont intégré leur JE SUIS et les autres en sont très loin, n’en déplaise aux diseurs de Bonne aventure… !

A ce propos, imaginer que ces vingt-là ne se trouvent qu’en France ou encore en Inde, ou chez des célébrités du paysage spirituel, est un leurre de plus.

Ainsi, se croire arrivé est une fiction qui conduira beaucoup de spiritualistes à stagner ou à chuter dans les pièges de leur propre ego. Comme dans cette chanson : « Je me voyais déjà en haut de l’affiche », Aznavour http://www.youtube.com/watch?v=MCDMCLwosIc&feature=related

Les auto-starisés du spirituel constituent les faux prophètes, et par définition un faux prophète ne peut pas accepter ni comprendre qu’il est dans le mensonge, puisqu’il se croit au-dessus du lot, et ses principales problématiques sont le mensonge à lui-même, l’humiliation et la trahison. Beaucoup de ceux-là ont saisi la spiritualité comme un tremplin pour prendre une revanche sur leur vie, qui, au départ, se présentait misérable.

La seule voie possible est celle de l’humilité, et celle-ci ne peut se feindre aux yeux des guides et du monde spirituel.

L’humilité est la plus belle marque de la conscience supérieure sur Terre. Or, tous les signaux de notre société faussent sa reconnaissance car, actuellement, dans ce monde, les constructions, représentations, communications et échanges sont encore basés sur l’orgueil, la vanité, la suffisance, déguisés sous une forme de fausse sagesse et zénitude, et qui atteignent leur comble avec l’expression faussement angélique du New Age.

Cette fausse certitude d’être avancé et évolué est à la base de la gigantesque duperie sur l’Ascension, car elle est très répandue voire très majoritaire.

Rares sont ceux aujourd’hui qui ont dépassé les pièges et atteint cette humilité que Jésus et ses apôtres ont incarné.

L’orgueil est partout sous une forme travestie, où beaucoup de gogos se font arnaquer comme des abeilles attirées par le miel, et il transparaît dans les exemples fournis ici : marketing spirituel, éloge de l’apocalypse ou illusions 2012, sujétion psychologique, théorie du complot, décrets de pensées positives utilisés à tort et à travers en toute superficialité comme des recettes de pensée magique, apologie exclusive des Maîtres orientaux ou des mères orientales, et débordements du channeling…

 

Les mensonges véhiculés sur l’Ascension

Alors que la loi de l’attraction fait les choux gras d’un marketing spirituel prêt à tous les stratagèmes pour séduire et se financer sur le dos des faibles en détresse, sous couvert d’un idéal factice et fallacieux d’Ascension, il en résulte paradoxalement des effets contraires, véritables freins et poisons à la progression de l’évolution de conscience, et de nouveaux attachements à la matière.

Comment s’explique ce paradoxe alors que beaucoup d’intentions émises sont louables au départ ?

Un premier point d’information, fourni par Arabelle, est important : la part de la population dotée d’un niveau d’ouverture de conscience sur Terre représente approximativement 5 %.

Toutefois, la moitié de cette population crée, dans cette « pensée magique » faussement positive ou/et contestataire, des égrégores de négativité très importants qui retardent l’Ascension planétaire.

Parmi ces égrégores, l’on peut citer de nombreuses superstitions autour de l’apocalypse, de 2012 et de la fin du monde. Une grande partie des égrégores est alimentée par la jalousie, la séduction, la médisance, le mépris, la perfidie et le mensonge.

Quand l’on évoque le mensonge, il s’agit en premier lieu du mensonge à soi-même (Saint-Alexandre : http://www.en-esprit-et-en-verite.fr/page-principale/2011/07/25/retour-de-la-meditation-du-17-juillet-2011/ ).

Une surestimation des facultés, un orgueil sans bornes, un sens grandiose de leur propre importance, et un fonctionnement manipulateur par « subjugation », sont au centre du fonctionnement de la plupart de ces spiritualistes par « défaut » et qui exploitent leur auditoire en s’imposant sur le devant de la scène par des tours de passe-passe, de jeux d’apparences ou de mielleux chants de sirènes où le monde qu’ils proposent devient idéal, angélique, parfait, lisse et miraculeux, à l’exemple de leur vie privée prétendent-ils, et dont ils se gargarisent pour s’enrichir davantage, tant matériellement que dans le lustre de leur reconnaissance personnelle et pour étoffer leur prestige personnel.

Ce qui est chose facile dans un monde où le marasme ambiant fait loi.

Souvent, d’ailleurs, ces individus égocentrés drainent une fracture affective d’enfance très lourde, non résolue en profondeur, mais grossièrement compensée par la fascination qu’ils exercent sur leur public (à identiques blessures…) ; fascination facilement mise en place par le biais des thèmes variés de leurs petites réussites personnelles dont ils sont friands, ou encore par des emprunts théoriques indûment tétés à d’autres, intellectuellement compris et remaniés pour la circonstance, et pour leur but de profit personnel.

Grâce à leur talent de comédiens(nes), ils savent, avec grand art, monter en épingle le moindre de leur succès, aussi banal soit-il, pour envoûter un auditoire charmé et attirer le chaland, et le rallier à leur cause. Chaland, lui-même, en totale résonance et transfert.

Cet orgueil, masqué derrière des apparences peace and love, voit le principal protagoniste piégé lui-même dans sa névrose et emprisonne le candidat postulant à l’évolution dans une prison dorée où lui seul est le geôlier.

 

Dans la catégorie des balivernes vendues par ces marchands de rêves :

Le fauteuil de l’ascension (http://www.fauteuildelumiereAscensionnelle.com/web_acappella1/index.html), commercialisé auprès de spiritualistes pour ascensionner plus facilement sans aucun travail sur soi :

Le fauteuil en question crée une sensation énergétique d’évolution, y compris avec des ressentis forts amenant le client à se croire plus évolué, avec des témoignages détaillés sur une impression de sensations réalistes. Il est l’exemple même de la pensée magique, au même titre que de nombreux objets ou cristaux vendus à des prix prohibitifs.

En énergétique, ce phénomène peut être comparé à une overdose ou un shoot qui donne l’impression, à celui qui pratique, d’évoluer et de changer, alors qu’en réalité il est temporairement extrait de sa réalité 3D, vers une fuite dans l’astral, avec désancrage, décentrage et perte d’alignement, allant même jusqu’à la possession par des entités négatives.

Ces shoots énergétiques, pris comme des doses de drogue et à des coûts comparables, sont bien connus, que ce soit avec l’ayahuasca, l’iboga, l’activation de l’ADN, le fauteuil de l’Ascension, y compris les formes de deeskhas, et perçus comme des outils d’accélération vibratoire. Il s’agit de sensations transitoires qui traduisent un déséquilibre dont l'origine et la cause sont des fuites en Astral.

L’effet peut être exactement l’inverse de celui qui était visé au départ car toute faiblesse non réglée agit en élastique comme un choc de retour, et le résultat peut être très désagréable à vivre et lourd de conséquences.

Loin d’élever les consciences, ces shoots énergétiques ont des effets négatifs en nourrissant l’orgueil par l’oubli temporaire des faiblesses non résolues, plutôt que d’élever l’humilité.

Le point commun de ces outils est la croyance que seule l’énergie permet d’évoluer : l’Ascension est perçue comme vibratoire et physique, et est interprétée par le mental suivant une évolution linéaire et accessible à ceux qui y mettent le prix (faire son marché pour l’Ascension coûterait ainsi, suivant quelques sites Internet connus, de 75 € jusqu’à 3500 €, avec voyages initiatiques vers d’autres continents).

En réalité, l’évolution de conscience est intérieure et elle dépend d’une triple action indissociable de la spiritualité, de la psychologie et de l’énergie. Cette action passe obligatoirement par une cohérence et une mise en pratique de la pensée, des paroles et des actes. Voir le triangle du chemin de l’éveil, extrait du dossier d’Arabelle sur le Chemin de l’Eveil. (http://www.en-esprit-et-en-verite.fr/dossiers/dossier-arabelle.html)

Tirer l’évolution vers un ou même deux axes du triangle, amène donc un déséquilibre qui ne fait que retarder l’épanouissement de chacun.

Il n’est donc pas envisageable « d’ascensionner » si la base du travail n’a pas été effectuée dans d’autres vies incarnées, et a fortiori dans cette dernière avec un véritable travail sur soi et non pas des « recettes de cuisine ».

L’Ascension est le résultat d’un travail permanent sur soi dans l’harmonie corps, âme et esprit, et non la conséquence d’une pensée magique.

 

L’attente de vaisseaux de sauvetage et les peurs de l’apocalypse

Le point commun d’une partie des concepts New Age se base sur une Ascension collective décisive sur l’Ascension individuelle. Cette thèse, reprise par beaucoup de spiritualistes, y compris ceux qui s’appuient sur 2012, apporte un soulagement à tous ceux qui s’évitent ou qui minimisent le travail sur soi.

Le thème des vaisseaux de l’Ascension est repris par la célèbre série « Stargate », avec les vaisseaux extraterrestres, les vaisseaux de l’Ashtar command, avec l’illusion que l’Ascension peut-être accompagnée par des vaisseaux extérieurs représentant une possibilité d’aide. Le thème constitue un égrégore d’illusion très important.

Les peurs de l’apocalypse forment des superstitions importantes qui agissent comme des justifications que le danger est extérieur et que l’on n’a pas le choix puisque les difficultés sont le résultat de l’action humaine. Ces peurs sont largement relayées par l’ensemble des médias, notamment par les films, les livres, la façon de traiter les informations dans les médias, les politiques, les religions et Internet.

Cette fuite de responsabilité, nourrie par des croyances, crée un retard et nourrit une forme d’orgueil qui forme un piège difficile à éviter pour ceux qui baignent dans l’illusion. Les égrégores d’orgueil, liés à tous ceux qui sont en fuite face à eux-mêmes, sont des freins à l’Ascension collective.

 

Le marketing spirituel

Face au mal-être général, s’est installé un marketing spirituel voire management spirituel de grande envergure qu’une recherche sur Google permet facilement de découvrir.

Le terme merchandising spirituel est même repris par certains avec comme exemples des sites utilisant des techniques de communication très marketing et basés sur l’affect des jeunes et des produits dérivés autour d’une activité spirituelle portant sur des lois divines, sur l’Ascension et 2012. Le marketing spirituel concerne également le courant « peace and love » qui semble, à première vue, inoffensif.

Les thèmes de bien-être, relaxation, développement personnel, transformation intérieure, ont fait des émules et ont créé un véritable marché concurrentiel (un comble !) dans le monde.

En 2008, un site d’une spiritualiste est sorti avec une approche marketing et merchandising spirituel par la mise en avant de photos à caractère privé, y compris en petite tenue. L’argument du site (dixit l’auteur contacté) était que le marketing spirituel était l’outil de cette époque et qu’il fallait toucher les jeunes avec un style qui pourrait les attirer !

Basés principalement sur la séduction, l’ensorcellement et la fascination (blessure de trahison), le site et le merchandising spirituel ont eu un véritable succès commercial, au point que l’égrégore créé par ce type de site agit à la façon d’un envoûtement sur les personnes faibles, captées par l’intimité offerte au public.

La cible type est une personne dépendante (blessure d’abandon), désabusée, voire déprimée, qui vient trouver des compensations que sa vie de souffrances ne lui offre pas.

L’autre facette du marketing est la recherche de crédibilité en citant quantité de diplômes terrestres et de titres, universitaires ou plus ou moins reconnus, et liés aux médecines douces. Cette crédibilité, à l’instar du commerce, puise des arguments dans les sciences, les pseudo-sciences, la métaphysique ou des connaissances non vérifiables.

Les arguments, que l’on trouve également dans les bons ouvrages de marketing, y sont les mêmes :

- Choc de l’image (photos, présentation visuelle et charte graphique).

- Boutique de vente ou achats de livres et autres produits dérivés.

- Nouveauté sur des thèmes, ou idées le plus possible originales mais superficielles, à caractère de fond de pseudo « pensée positive ».

- Informations à caractère crédible et séducteur (théorie, concepts) .

- Style doux, accueillant, chaleureux, attrayant et sécurisant (textes, poésies…).

- Produits ou services variés et adaptés à toutes les bourses, comme au supermarché (produits d’appel, produits de prestige, vaches à lait, produits vedettes, produits tactiques et produits d’avenir pour garantir la pérennité de l’entreprise).

- Positionnement marketing comme Maître, Mère, expert, spécialiste, référence sur des thèmes novateurs.

- Spectacle public avec arguments de conviction, observation fine du public, contact physique créant des réactions d’extase, fascination et emprise psychologique.

On remarque ainsi que les Forces noires sont représentées ici par la séduction, l’avoir et l’orgueil.

C’est le démon qui se fait passer pour un ange ou le loup dans la bergerie. L’analyse des mots-clés sur un simple site est toujours révélatrice de cette stratégie. L’ego et la manipulation s’appuient sur des égrégores noirs de l’Astral qui s’accrochent aux failles des participants.

Exemples de mots-clés lus sur les sites qui font plaisir à ceux qui les proposent tout en augmentant leurs bénéfices financiers : « les anges me parlent », « enseignée par les anges », « uni dans sa conscience » , « réalisé », "de haute fréquence vibratoire''... et/ou liste de diplômes et de titres pompeux terrestres allant de certificats en médecine douce, pratiques des énergies et titres universitaires de doctorats, thèses d’Etat, cautions garantes de leur crédibilité.

Les défenseurs et abuseurs du marketing spirituel affirment s’appuyer sur des valeurs saines, alors que leur objectif mesquin est d’accroître leurs avoirs par n’importe quel moyen (y compris des dons ou souscriptions divers pour faire fleurir leur « petite entreprise »). Et leur assemblée est aveugle et se contente de se faire plumer en échange de quelques miettes de plaisir ponctuel, de discours infantilisants, de solutions de vie en kit (retrouvons notre enfant intérieur !…), ou autres pseudo miracles dont ils s’enorgueillissent et qu’ils s’attribuent ! Qui court-circuitent l’analyse rationnelle et le sens critique des individus, en ayant largement recours à l’émotionnel et au sensitif, et maintiennent son public dans l’ignorance et la bêtise, ou simplement le formatent à sa superficielle et sirupeuse image, car le spiritueux de cet acabit sait y faire pour vous donner l’impression du partage et exercer sa sournoise influence.

Le partage, cependant, est très superficiel et de très courte durée, et il ne se base que sur l’image externe renvoyée par l’émetteur et enjolivée selon les souffrances du récepteur et ses attentes non répondues, ses frustrations individuelles, et sont donc des mirages.

L’image, dans tous les sens du terme, est d’ailleurs minutieusement travaillée pour coller aux codes oniriques du sujet en quête de spirituel.

Ce qui est sûr, c’est que ces derniers(es) sont des hommes, des femmes d’affaires hors pair ! Et dont le sujet “spiritualité” et toutes ses garnitures artificielles et captivantes pour les plus ignorants, les plus faibles et souffrants, cautionne leurs malfaçons contraires à l’éthique.

N’y a-t-il pas là une contradiction et un contrôle tout-puissant lié à la blessure de trahison ?

 

La manipulation mentale ou sujétion psychologique, ou capture des âmes

La stratégie communément utilisée par les experts en illusion spirituelle est la capture des âmes par des individus aux intentions malveillantes, en recherche de bénéfices de tout ordre : recherche de reconnaissance, fascination sur le nombre, voire suggestion de gourous, attirance du pouvoir et recherche de bénéfices matériels en utilisant des tarifs élevés.

La sujétion psychologique manipulatrice s’appuie sur le désir et le consentement de la victime (dépendance/ abandon).

Il n’y a donc pas de pression psychique à proprement parler, mais juste une stratégie égotique basée sur l’attraction d’ego à ego par effet miroir, en lien avec un karma non résolu.

L’adepte se positionne dans un choix librement consenti, mais se place, malgré lui ou non, dans une manipulation extrêmement perverse difficile à percevoir car elle se nourrit de ses faiblesses.

La sujétion psychologique est courante chez les partisans des pratiques énergétiques (pour les enseignants n’ayant pas travaillé sur eux) et chez de nombreux spiritualistes.

On la retrouve dans toutes les sectes et dans les pratiques qui mettent l’accent sur 2012 et toutes ses fantaisies. Elle s’appuie dans tous les cas sur la fragilité psychologique des personnes, y compris chez ceux qui ont une pratique énergétique et spirituelle.

Des psychologues reconnus ayant pignon sur rue, ou autres thérapeutes issus des domaines qui se disent proches de la spiritualité et abusant de leur succès, pratiquent eux aussi allègrement la séduction et la consommation sexuelle.

La manipulation mentale est très fréquente chez les spiritualistes qui ne se sont pas donnés les moyens de travailler sur eux en profondeur, c’est-à-dire la très grande majorité malgré les affirmations contraires.

Il est toutefois très difficile, pour un néophyte ou un initié entrant, de discerner quel est le véritable niveau de conscience de l’enseignant. Il est notable de constater que les faux prophètes sont très majoritaires dans tous les domaines.

La manipulation mentale désigne l’ensemble des tentatives obscures ou occultes de fausser ou orienter la perception de la réalité d’un interlocuteur en usant d’un rapport de pouvoir, de séduction, de suggestion, de persuasion de soumission non volontaire ou consentie.

En psychothérapie, la forme de manipulation la plus courante est constituée des faux souvenirs induits.

La manipulation s’appuie alors sur le manque d’estime de soi, la souffrance de l’abandon, la victimisation, la peur, la dévalorisation, le mal-être, et en général toutes les émotions négatives et le karma non résolu. Cette manipulation est d’autant plus facile qu’elle se fonde sur un mimétisme des nombreuses formes de manipulations sociales, ce qui induit en erreur les adeptes (voir le dossier spécial sur les peurs collectives : http://www.en-esprit-et-en-verite.fr/dossier-special-le-chemin-de-la-peur-collective/).

La compétitivité qui est au cœur des sociétés actuelles ne s‘acquiert qu’au prix de l’aliénation des individus.

Les outils de manipulation sont tellement nombreux (...) :

- La flatterie pour séduire, utilisée (...) par le spiritualiste mais aussi par le stagiaire qui cherche à progresser en estime de l’autre en flattant son enseignant.

- La séduction par les mots (approches peace and love avec des mots séducteurs répétitifs comme amour, ange, cœur, paix…), les compliments et une douceur d’apparence (le démon se cache sous la forme d’un ange).

- La séduction par les gestes : multiplication du toucher, accolades, embrassades, gestes de fusion, bisous…

- La séduction par les apparences : vêtements, décoration, multiplication des rituels, démonstration publiques…

- L’utilisation d’un jargon réservé aux initiés, pour séduire, créer volontairement un fossé avec l’auditoire, afin de générer une confiance basée sur les croyances (ex. : théories autour du calendrier maya).

- L’utilisation de termes pseudo-scientifiques pour rassurer et séduire un public naïf en pleine découverte (notamment autour de l’ADN, d’une pseudo connaissance de la sexualité sacrée, calendrier maya, magnétisme…).

 

La théorie du complot

Très en vogue dans le New Age et soutenue par Internet, le complot a été à la source de nombreux scandales liés en général au pouvoir (DSK, crises économiques, guerres, pollutions en tout genre, radioactivité, institutions financières ou organisation mondiale).

De nombreux mails circulent dans les milieux branchés en prétendant offrir une vérité qui dénonce des complots fomentés par des sources obscures.

Sur un plan ésotérique, le complot rejoint également les thèses apocalyptiques avec les invasions de gris, de reptiliens, en allant jusqu’à des catastrophes (ex. : Nibiru) où des méchants voudraient détruire la planète.

Le point commun de ces approches est de voir le mal à l’extérieur de soi et de communiquer sur des catastrophes imminentes pour asservir le public par la peur.
Les tenants de ces thèses sont à la fois emprunts de naïveté, de peurs et de colère non résolue. La théorie s’appuie donc sur les forces noires reliées. En se positionnant en victimes, elles laissent vacantes la place du bourreau pour poursuivre le jeu de dualité victime/bourreau, avec parfois l’intervention de sauveurs (ex. : Ashtar command).

Les sites ésotériques rattachés à cette théorie sont nombreux et contribuent à freiner l’Ascension. L’ésotérisme s’est peu à peu corrompu et a beaucoup perdu de crédibilité au cours des dernières années, jusqu’à perdre totalement ses lettres de noblesse d’origine et devenir totalement impur et souillé.

La sagesse authentique, symbolisée par le Maître Omraam Mikhael Aïvanhov en Occident, reste heureusement très éloignée de toutes ces thèses fantaisistes fortement influencées par les forces noires de l’Astral. Beaucoup de spiritueux tentent maladroitement de s’en inspirer, mais ils ne font pas le poids, du fait d’un travail insuffisant sur leur nature inférieure.

 

La théorie du contre

Proche de la théorie du complot ou associée à elle, la théorie du contre s’appuie sur le mode de réaction de l’enfant rebelle ou des colères non résolues en soi.

La théorie du contre s’arc-boute sur des blessures qui créent la révolte, provoquent la colère jusqu’à la haine. Comme les autres approches, ceux qui expriment cette attitude sont piégés dans l’illusion de leurs limitations non résolues.

Le contre est varié : contre la religion, contre la société, contre la politique, contre le capitalisme, contre le New Age, contre Dieu…

Le contre exprime la colère et conteste ; c’est l’enfant rebelle qui n’a pas lâché prise et qui se trouve des ennemis.

Le contre nourrit l’orgueil en se prévalant d’une supériorité sur l’autre, qui est jugé décadent ou limité.

Cette tendance est à relier aux approches alter-mondialistes, anticapitalistes, antilibérales et anarchistes. Elle exprime une lutte interne chez ceux qui défendent les thèses du contre, en projetant à l’extérieur leur combat intérieur, ce qui leur semble plus confortable (…).

Elle participe au transfert du « contre soi » à celui de « contre l’autre » ou « contre le système ».

Cette tendance a marqué le mouvement spiritualiste en imputant aux conditionnements religieux tout le mal et en déclarant une apostasie ouverte, la négation totalitaire des textes sacrés de la Bible, du Coran et de la Torah (thèse reprise par un spiritualiste connu). (Note d'Alain Moreau : l'auteur fait ici une référence implicite à l'auteur Claude Traks.)

La théorie du contre n’est donc que le reflet d’un conflit intérieur non résolu où la colère se dissimule en nourrissant un ego qui continue à garder le pouvoir loin du lâcher prise et du détachement. Elle déplace le problème plus que de le résoudre.

 

La théorie de l’Ascension sans avoir à travailler sur soi

Le comble de l’absurde est atteint avec ceux qui affirment que la préparation à l’Ascension est devenue inutile. Cette théorie s’appuie sur le fait que les énergies en présence sont sources de transformation et suffisent à évoluer en conscience.

Affirmant que l’Ascension est en cours et imminente, les adeptes de ces concepts offrent en parallèle des outils ou des formations rapides pour mieux s’épanouir en se basant sur les énergies et une approche pseudo-spirituelle. La psychologie est soigneusement écartée de ces approches car jugée inutile par ces pratiquants.

Cette théorie est reliée en psychologie à la blessure de rejet : fuite de soi, évitement en refusant le travail sur soi qui est perçu comme inutile et à éviter.

Proposée par certains spiritualistes connus, elle amène les personnes à stagner, voire à régresser. Elle ouvre la voie aux forces noires en créant une faille illusoire majeure. Les conséquences sont voisines des approches précédentes.

 

Maîtres orientaux et mères orientales

Les emprunts aux traditions asiatiques constituent des stratégies courantes pour se crédibiliser en Occident, en s’étayant sur des traditions que l’on cherche à transposer en France.

La notion de Maître est un sujet difficile en Occident car le terme est utilisé avec des connotations ambiguës et contradictoires. Il est fréquemment utilisé par des occidentaux, plus prompts à l’orgueil.

On retrouve également l’approche orientale transposée en occident (avec des termes comme amma, ma, qui remplacent le terme de saintes en se rapprochant de la mère et de la mère divine). Ainsi, certaines spiritualistes se décrètent mères occidentales en s’appuyant sur un orgueil féminin non travaillé, tout comme Maître pour l’orgueil masculin.

Certains s’affirment Maîtres et le terme a été banalisé avec l’usage des pratiques énergétiques. Par exemple, en Reiki, dans une acceptation qui ne traduit pas le terme japonais correspondant « Sensei », plus proche d’enseignant mais avec une plus grande notion de respect. Même le terme anglais « master » n’a pas la même connotation qu’en français.

A l’opposé, les véritables Maîtres sont ignorés ou contestés par l’opinion occidentale. L’exemple du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov, qui a vécu en France au 20ème siècle, montre toute la difficulté d’un véritable Maître, digne de ce nom, à s’imposer dans un environnement hostile à cette notion. L’œuvre de O.M.A. indique sans aucun doute possible qu’il a été un Maître essentiel. C’est au retour d’un voyage en Inde en 1960 qu’il a été enfin reconnu après être passé par de grandes épreuves (prison de 1948 à 1951 sur de fausses accusations).

Faute de reconnaissance des Maîtres en France, beaucoup de spiritualistes se sont tournés vers des Maîtres orientaux ou des mères. En Inde, la reconnaissance du Maître est culturelle et les Maîtres et mères spirituelles abondent. Mais là aussi, les abus liés à l’ego sont fréquents, bien que de véritables Maîtres hommes ou femmes y soient incarnés.

Cette tendance est devenue un phénomène de mode lorsque des sages indiens se sont tournés vers l’occident. La notion de Maître a donc été assimilée à tort à des cultures extérieures et cet engouement a été également très fort dans le bouddhisme.

Il existe donc une forme de détournement des enseignements occidentaux au profit d’une spiritualité plus orientale, absolument peu transposable dans notre culture.

Les dérives par rapport à l’illusion de 2012 restent toutefois très inégales. La confusion instaurée par les forces noires fait que les véritables Maîtres sont généralement ignorés. Ces exceptionnels Maîtres sont présents en Occident, mais ils travaillent dans le silence et dans l’amour, et leurs forces sont la simplicité et l’humilité à l’image du Maître Aïvanhov.

Le Maître véritable n’est pas celui qui compte de nombreux disciples, mais celui qui révèle le plus de Maîtres, et cela se fait dans la plus grande discrétion.

Ce ne sont donc pas ceux qui font du bruit ou qui sont les plus connus dans les médias qui sont les véritables Maîtres. L’expérience amènera les faux prophètes à se démasquer et les Maîtres authentiques à œuvrer pour la foi et la paix dans la simplicité et l’humilité.

 

Les dérives des channels

Les nombreuses ouvertures de portails vibratoires depuis 1998 ont accru les facilités de canalisation, laissant croire à beaucoup que ce qu’ils captaient était la vérité. Or, tant que l’ego n’est pas dissous, les canalisations s’accrochent sur les faiblesses des channels et déforment considérablement les réceptions de messages, tout en favorisant l’influence du mental du récepteur dont l’interférence peut être majoritaire.

Dans sa lettre n°20, Arabelle nous indique que : « Et c’est ainsi que toutes les canalisations, en vérité très polluées en négativités astrales (environ de 60 à 98% en général et 80% en moyenne pour la majorité) par leurs émetteurs et les récepteurs, ont séduit… que dis je… ont ensorcelé… et envoûtent encore un abondant lectorat en carence de berceuses et le maintient ainsi dans une narcose certaine. »

Avec une forte médiatisation (notamment livres et conférences), les channels ont contribué à nourrir des égrégores d’illusion en alimentant des informations inexactes et factices, et surtout en incitant les spiritualistes à s’éviter et à négliger le véritable travail en profondeur sur eux.

Les dégâts sont importants car l’ensemble des dérives décrites dans cet article ont été, peu ou prou, favorisées par l’influence des canalisations ou autres messages fantaisistes crus et issus, pour l’essentiel, de l’Astral pollué et du mental de leur auteur.

Les paroles, les musiques planantes et l’encens, voire les massages ou produits divers, ne suffisent pas pour évoluer en conscience. Tout cela crée l’illusion que l’Ascension est facile et accessible par la pensée magique. La société de consommation a donné l’impression que l’on pouvait réaliser les changements avec facilité et avec peu d’efforts. Or, le travail demandé à chacun est important et demande un engagement profond dans sa vie !

Rien ne peut changer tant que l’on n’a pas changé dans la vie de chaque jour dans ses pensées, ses paroles et ses actes. Cela ne se décrète pas mais se met en mouvement par l’action responsable et demande de grands changements dans sa vie.

 

Le refus du principe d’éveil et d’Ascension

Les multiples pièges dans lesquels sont tombés de nombreux spiritualistes et candidats à l’Ascension en croyant atteindre l’éveil ont eu tendance à discréditer le véritable travail sur soi et les authentiques approches sur l’Eveil en général.

Les dégâts liés aux shoots énergétiques et aux délires et dérives ésotériques de tout bord ont fourni des arguments de poids à ceux qui s’opposent au principe même d’Eveil et qui remettent en cause l’ouverture de conscience du monde.

Ainsi, une revue s’est construite sur « la destruction des mythes de l’éveil et du supramental » : www.inconnaissance.com, en niant les travaux en psychologie, psychiatrie et métaphysique liés à l’éveil. On retrouve encore dans cette approche le déni du travail sur soi (blessure de rejet, refoulement et recherche de reconnaissance par tous les moyens).

D’un point de vue psychologique, la posture d’opposition « contestataire » et « destructrice » nourrit l’orgueil en s’appuyant sur des émotions non résolues de colères et de rages. Les arguments intellectuels y abondent, servent à verrouiller un ego et à accentuer les fragilités psychiques, dans des justifications fleuries d’alibis qui ne font que servir le second maître.

Ainsi, le processus d’autoverrouillage de l’ego crée une nouvelle réalité pour l’individu qui s’enferme dans ses convictions, contre le principe même d’éveil qui devient l’ennemi à abattre.

Cette confusion obéit à un ego soumis à des troubles psychopathologiques qui peuvent aller de la perversité narcissique à des symptômes schizophréniques qui conduisent certains individus à créer une emprise sur les autres en affirmant leur négation, leur refus, leur colère et leur toute puissance.

Cette emprise est finalement à rapprocher de celles des gourous et des spiritualistes en recherche de reconnaissance. Son dénominateur commun est toujours l’orgueil accompagné de ses peurs et d’une fragilité aux forces noires de l’Astral.

La psyché est sous influence de l’Astral de transition et donc d’entités négatives et d’égrégores qui s’accrochent à toutes les faiblesses des humains. La période actuelle et les prochaines années verront de plus en plus d’influences des forces ténébreuses sur les hommes, du fait des frictions vibratoires et d’un ego mis à l’épreuve sous la pression de la Lumière.

A défaut de faire le choix du changement, d’aucuns stagneront ou régresseront par autoverrouillage de l’ego (lire le dossier d’Arabelle sur l’éveil : http://www.en-esprit-et-en-verite.fr/dossiers/dossier-arabelle.html, pages 21 et 22, 30 à 32, 35 et 36).

On peut donc s’interroger sur les peurs profondes et inconscientes qui alimentent le refus de l’éveil. La peur de la Lumière reste fondamentalement au centre de ces blocages.

 

Les difficultés entre 2011 et 2018

La période vibratoire actuelle s’étend de 2008 à 2020 et au-delà, avec une instabilité maximale de 2011 à 2018, période au cours de laquelle des instabilités vibratoires sont prévisibles à tous les niveaux.

En effet, nous allons connaître de nombreuses ouvertures de portails vibratoires avec leurs conséquences prévisibles (explications dans la conférence d’Arabelle : http://www.en-esprit-et-en-verite.fr/acces-a-la-conference/), avec des résistances de l’ego.

L’instabilité de l’ego, la peur de la folie et l’enfermement dans ses illusions de souffrances, sont illustrés par cette musique où le second maître, petit moi, prend le pouvoir en soi : http://www.youtube.com/watch?v=ncE2_2HkaxI

Les sept années qui viennent vont amener des instabilités liées aux dérèglements créés par l’Homme. En 2011, nous rentrons dans un véritable compte à rebours qui correspond à une période de sept années difficiles sur le plan vibratoire.

Cette difficulté sera exacerbée par les frictions des énergies célestes et terrestres, pour atteindre en 2018 un point de rupture symbolisé vraisemblablement par les trois jours d’obscurité annoncés par les prophéties depuis 2000 ans.

Les instabilités vibratoires vont s’appuyer sur les fragilités de l’ego, avec un sentiment de mal être pour tous ceux qui restent accrochés à la matière.

Les difficultés avec l’Astral de transition, où l’on rencontre les entités (âmes errantes), les égrégores et formes-pensées, seront d’autant plus marquées que l’ego sera en résistance. Il faut donc s’attendre à une augmentation des déséquilibres sur le plan psychique et mental qui culmineront lors des trois jours d’obscurité.

La borne du 21 décembre 2011 (et non 2012) correspond au passage dans l’ère du Verseau, passage précédé et suivi d’instabilités, notamment jusqu’en 2018, date probable pour les trois jours d’obscurité.

Les faux prophètes seront confrontés à la réalité des évènements planétaires et les hommes seront amenés à faire des choix de plus en plus décisifs pour leur évolution de conscience.

 

Les sources de vérité

L’Ascension est une évolution individuelle et collective faisant partie des lois de l’évolution universelle. Elle fait partie du travail que chacun fait pour évoluer dans sa vie, mais une vie ne suffit pas pour réaliser l’Eveil. Il est donc essentiel d’apprendre l’humilité pour évoluer et d’accepter son ignorance. Comme le dit cette chanson, que votre soleil éclaircisse l’ombre ! http://www.dailymotion.com/video/x1459_sinsemilia-tout-le-bonheur-du-monde_news

La période actuelle marque un changement, mais elle n’est qu’un passage préparatoire pour une ère qui va demander de 2 à 3 siècles pour s’installer, avec autant d’incarnations nécessaires pour ceux qui ne sont pas encore prêts à changer.

Beaucoup ont voulu s’éviter des efforts et du travail en pensant que l’Ascension était à leur portée immédiate ou qu’elle serait provoquée par l’extérieur. 2012 a été pour certains l’occasion de croire que l’extérieur allait leur fournir une transformation spontanée.

Une aparté à propos d’Arabelle… Par son travail dans la vie au quotidien, elle nous montre un exemple de chemin spirituel totalement exemplaire, et je lui porte un coup de chapeau. Chacune de ses lettres est écrite d’une façon illustrée et pratique car elle a intégré tout ce qu’elle écrit, et rien n’est théorique dans ses écrits (http://www.en-esprit-et-en-verite.fr/les-lettres-darabelle/), j’en témoigne. Lettres par ailleurs copiées par des spiritueux peu scrupuleux.

La Vérité fait peur car elle amène à devoir regarder en face toutes nos faiblesses et nos insuffisances, et cela n’est pas facile à vivre.

La société d’aujourd’hui ne nous a pas préparé à travailler sur nous. Bien au contraire, elle entretient de nombreuses croyances qui s’opposent à la sagesse et à la foi, et induisent la paresse et la facilité.

Il est donc essentiel de remettre les pendules à l’heure et d’aller à l’intérieur de soi pour rechercher la vérité essentielle à l’être et à l’évolution de conscience.

C’est un engagement, une responsabilité et une volonté forte qui sont primordiaux pour avancer, et non des bêtises ineptes qui tendent à nous faire croire que le chemin est facile et accessible en faisant un minimum d’efforts.

L’Ascension est le résultat d’un travail constant sans complaisance avec soi. Elle se vit au quotidien dans l’autonomie de l’être.

Au service de la Lumière

Philippe

 

II. Mon commentaire :

Si je partage l'essentiel du contenu de ce texte, je me dois cependant d'exprimer mon désaccord par rapport à deux points évoqués.

 

1. Les channelings pollués ?

L'auteur du texte, parlant des « dérives des channels » (sic), écrit que « tant que l’ego n’est pas dissous, les canalisations s’accrochent sur les faiblesses des channels et déforment considérablement les réceptions de messages, tout en favorisant l’influence du mental du récepteur dont l’interférence peut être majoritaire ».

« Dans sa lettre n°20, Arabelle nous indique que : “Et c’est ainsi que toutes les canalisations, en vérité très polluées en négativités astrales (environ de 60 à 98% en général et 80% en moyenne pour la majorité) par leurs émetteurs et les récepteurs, ont séduit… que dis je… ont ensorcelé… et envoûtent encore un abondant lectorat en carence de berceuses et le maintient ainsi dans une narcose certaine.”

Avec une forte médiatisation (notamment livres et conférences), les channels ont contribué à nourrir des égrégores d’illusion en alimentant des informations inexactes et factices, et surtout en incitant les spiritualistes à s’éviter et à négliger le véritable travail en profondeur sur eux.

Les dégâts sont importants car l’ensemble des dérives décrites dans cet article ont été, peu ou prou, favorisées par l’influence des canalisations ou autres messages fantaisistes crus, issus, pour l’essentiel, de l’Astral pollué et du mental de leur auteur. » (Philippe)

Je ne crois pas que l'on puisse mettre tous les channelings au même niveau. De plus, si l'on tient compte de la source (Arabelle) de l'auteur du texte, mettre au même niveau toutes les canalisations est d'autant plus absurde que la prénommée Arabelle se présente elle-même comme « canal »... Il est vrai qu'elle dit faire partie de la catégorie supérieure, en quelque sorte, celle censée ne pas être « polluée par l'Astral », puisqu'elle se dit « médium céleste », avec, parmi ses sources alléguées, Saint Alexandre...

Qu'un certain nombre de channels aient notamment contribué à nourrir « des égrégores d'illusion en alimentant des informations inexactes et factices », je n'en disconviens pas si l'on se réfère, dans ce type de communications, à quelques thèmes récurrents comme l'Ascension planétaire et l'annonce de catastrophes planétaires potentielles ou réellement annoncées. Mais les annonces de ce genre ne suffisent pas à caractériser l'ensemble des communications reçues en channeling, certaines de ces sources (voyez par exemple la source Kryeon) rejetant explicitement ce genre de prophéties « apocalyptiques » et cette conception de l'Ascension.

 

 

Alain Moreau

  (www.en-esprit-et-en-verite.fr

Cappadoce, vingt niveaux souterrains aménagés sur des kilomètres carrés. Qui a bien pu creuse ces tunnels ?

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Cappadoce, un emmenthal de vingt niveaux souterrains aménagés sur des kilomètres carrés. Quand ? Pourquoi ? Qui a bien pu creuser ce gigantesque pays souterrain ? D'où viennent ces villes, toutes reliées par des tunnels, pourvues du confort, canalisations d'eau, toilettes, puits de lumière ?

 

Pourquoi plus on descend, plus les plafonds des tunnels sont élevés ? Et de quand datent ces mystérieux habitats troglodytes ? Autant de questions qui en soulèvent bien d'autres...

 

Derinkuyu, la salle aux piliers

Turquie, Cappadoce, environs de Nevsehir, vers -4000 : "Les Hittites, premiers habitants d'Anatolie, ont creusé des habitats à même la roche tendre des falaises pour se protéger des éléments et s'y réfugier en cas d'attaque. Au VIIe siècle, poussant la stratégie défensive à l'extrême, les habitants se sont construits des villes souterraines pour échapper aux invasions perses et arabes. Il y aurait une centaine de villages troglodytiques dans les pics rocheux de Cappadoce.

 

La cité souterraine de Derinkuyu, Turquie. Sur ce plan ne figurent qu'une toute petite partie des galeries déjà explorées. D'autres découvertes restent à y faire

 

On ne visite que les villes souterraines de Nevsehir, Özhonak, Mazi, Kaymakli ou Derinkuyu. Kaymakli est la plus visitée de la région. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et compte huit étages. La population pouvait y vivre en autonomie pendant plusieurs mois sans trahir sa présence. Non loin de là, la ville souterraine de Derinkuyu est la plus grande : elle pouvait accueillir plus de 30.000 habitants sur pas moins de 18 niveaux. Seuls les huit premiers ont été explorés." (source)

http://eden-saga.com/fr/turquie-cappadoce-goreme-nevshehir-kaymakli-derinkuyu-villes-troglodytes.html


Dans le secret des villes:Les civilisations... par bluekonnie

 

Club 357c : là où se décide en secret l’avenir du Québec

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Par Eric Granger

L’existence du Club le 357c m’était inconnu il y a quatre mois. J’ai découvert que ce club d’élite existait au mois d’août dernier lorsque je faisais une recherche sur  François Legault et la fondation de la Coalition Avenir Québec. Je suis ravi de voir maintenant que l’existence de ce club privé fait maintenant les manchettes grâce à la Commission Charbonneau.

J’ai montré dans mon reportage vidéo François Legault, ce n’est pas du changement que François Legault avait planifié en secret la création de son nouveau parti à l’intérieur des murs du 357c en compagnie de son mentor politique, Lucien Bouchard. Ce n’est pas moi qui l’ai dit en premier, mais plutôt deux journalistes d’expérience du Globe and Mail. Les Perreaux et Rhéal Séguin écrivaient un article le 16 décembre 2011 intitulé « Sovereignty losing ground in Québec » dont je vous traduis ici les deux premiers paragraphes :

« Au début de 2010, dans un club privé exclusif du Vieux-Montréal, Lucien Bouchard rencontrait son ancienne meilleure recrue, François Legault, afin de parler politique et de la nécessité d’un nouveau parti au Québec.

Le club, qui s’appelle le 357c en raison de son adresse vieille de 200 ans sur la rue de la Commune, se qualifie comme un endroit où la pensée créative peut être menée dans le plus grand confort et la plus grande discrétion. Et cette occasion demandait la discrétion. »

J’ose croire que ces deux journalistes du Globe and Mail savent de quoi ils parlent, qu’ils ont obtenu cette information privilégiée d’une façon ou d’une autre. Pourquoi écriraient-ils une telle chose sinon ?

Dire que François Legault a avoué avoir été une fois au 357c et que c’était pour un défilé de mode. Bien sûr, il ment. Il compte sur le fait que les Québécois ne lisent pas le Globe and Mail.

Depuis quelques jours, on apprend grâce à la Commission Charbonneau que beaucoup d’élus ont fréquenté le 357c pour y tenir des réunions discrètes, sinon secrètes.

Jean-Marc Fournier, Line Beauchamp, Pierre Moreau, Tony Tomassi (et bien d’autres libéraux) ont fréquenté le club exclusif.

Cependant, ce qui est intéressant, c’est la quantité de péquistes membres du gouvernement actuel qui ont profité du luxe et de la discrétion du 357c. La première ministre Pauline Marois, le ministre de la santé Réjean Hébert, le ministre des finances Nicolas Marceau et même le ministre des relations internationales, Jean-François Lisée.

Nicolas Marceau a dit y avoir été sur l’invitation du président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc, alors qu’il était dans l’opposition. Il ne faut pas se surprendre si le dernier budget du ministre Marceau a rassuré et a plu au milieu des affaires et aux marchés financiers. Ce n’est peut-être pas pour rien que Michel Leblanc a loué le budget Marceau le jour de sa publication. A vous de voir.

Jean-François Lisée, lui, a utilisé la technique classique pour banaliser sa fréquentation douteuse du 357c : la dérision. Sa dernière entrée de blogue a pour titre : « Mes conspirations au 357c ». Son texte vise à atténuer le sérieux de l’affaire en utilisant le sarcasme et l’humour pour ridiculiser tous ceux qui pourrait croire à un copinage quelconque. Dans son texte, il avoue avoir rencontré à plusieurs reprises son ami Lucien Bouchard (encore lui !), il écrit :  « Lui avocat, moi universitaire et blogueur, nous avons conspiré ensemble à deux ou trois reprises. […]Nous avons fait l’un envers l’autre un lobby insistant en faveur de tel livre qu’il faut lire, tel film qu’il ne faut pas voir, tel voyage qu’on voudrait faire ». C’est un peu trop facile comme méthode, et de cette façon, il ne répond à aucune question sérieuse sur le sujet.

Lucien Bouchard est le nom qui revient le plus souvent au sujet du 357c. Pauline Marois l’a rencontré en ces lieux, Lisée bien sûr et il ne faut pas oublier François Legault qui a planifié la création de la CAQ avec ce dernier à l’intérieur du club privé. Et selon les dires de Legault, ça s’est passé pendant un défilé de mode. T’inquiêtes pas, on te croit François…

Bien sûr, il est impossible de savoir ce qui se passe ou se dit vraiment au 357c, car le secret (ou la discrétion si vous préférez) est de mise. Toutefois, ça ne prend pas la tête à Papineau pour voir qu’il y a quelque chose de pas très catholique qui se passe à l’intérieur du superbe immeuble du 357 rue de la Commune. Si la CAQ a été conçue en ces lieux, qui dit que l’avenir même du Québec n’y serait pas décidé aussi ? C’est une forte probabilité qu’il ne faut pas rejeter du revers de la main.

Les membres peuvent être rassurés, la direction du 357c a décidé de changer ses règles et, dorénavant, toutes les listes d’invités aux réunions seront détruites, au grand plaisir des membres qui, cela va de soi, ne conspirent jamais.

3+5+7  15 1+5 6 C 3 18 club 666

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Pourquoi les gens ne guérissent pas ? de Maria de los Ángeles Rodeiro

 

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Pourquoi les gens ne guérissent pas ? de Maria de los Ángeles Rodeiro

Un médecin intuitif partage avec nous sa vision unique de la raison pour laquelle les gens ne guérissent pas. Il a longtemps pensé que tout le monde voulait être guéri. Mais il a fini par se rendre compte que « la guérison était très désagréable ! »

Les obstacles à la guérison comprennent le fait d’abandonner de vivre dans le passéde cesser d’être une victime, etla peur du changement. Diriger notre pensée et notre énergie sur notre passé se fait au détriment de nos cellules et de nos organes qui ont besoin d’énergie pour fonctionner et guérir.

La guérison exige de vivre dans le présent et de récupérer l’énergie piégée dans nos traumatismes et dans nos blessures. Ce médecin dit que la seule raison de nourrir et de garder le passé vivant, c’est l’amertume de ce qui s’est passé.

Refuser de pardonner à un évènement ou à une personne du passé produit des fuites d’énergie. Le pardon guérit les fuites. Le pardon n’a rien à voir avec le fait de ne pas responsabiliser les autres pour les blessures qu’ils ont causées.

Il a plus à voir avec la liberté de la personne qui se perçoit comme une victime.

Quand nous arrivons à voir un évènement douloureux de notre vie comme un message ou un défi plutôt que comme une trahison personnelle, l’énergie de vie liée à cet évènement reflue vers les circuits énergétiques de notre corps physique.

Les gens ne guérissent pas parce qu’ils ne se sont pas libérés de l’illusion d’être une victime. Trop souvent, les gens obtiennent du pouvoir sur les autres grâce à leurs blessures parce qu’ils ont trouvé que ça leur apportait du soutien. Les blessures deviennent alors un moyen de manipuler et de contrôler les autres.

La guérison exige souvent des changements de mode de vie, d’environnement et de relations. Le changement peut être effrayant !!!

Il est facile de rester dans un circuit d’attente, en affirmant que l’on ne sait pas quoi faire, alors que c’est rarement vrai. En fait, lorsque nous restons dans un circuit d’attente et que nous savons exactement ce qu’il faut faire, c’est que nous sommes terrifiés par le fait d’agir en conséquence…

Le changement est effrayant, et le temps d’attente donne un sentiment de sécurité, alors que la seule façon d’acquérir véritablement ce sentiment de sécurité est d’entrer dans le tourbillon des changements et de se sentir vivant à nouveau.

La guérison nécessite une action. Manger, l’exercice quotidien, prendre le bon médicament produisent des changements sains dans le physique.

Relâcher le passé, laisser tomber les emplois stressants ou les relations inappropriées sont des actions qui libèrent l’énergie du corps.

Ce qui améliore l’une améliore l’autre, la puissance physique et l’énergie sont intimement liées.

Même le processus de la mort auquel nous sommes tous confrontés, peut devenir un acte de guérison des vieilles blessures qui se libèrent en résolvant les questions laissées en suspens avec ses proches.

merci à Bernard Floch pour ce texte

http://energie-strategie-liberte.com/pourquoi-les-gens-ne-guerissent-pas/