Otis reçut un enseignement de Nicolas Tesla pour concevoir un appareil antigravitationnel

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Otis Carr au centre

Otis fit la connaissance du solitaire Tesla dans l'hôtel où il résidait. Tesla adorait nourrir les pigeons de New York et demanda un jour à Otis, alors étudiant en art et travaillant dans l'hôtel, d'aller lui acheter deux kilos de cacahuètes non salées. Pendant, trois ans, après chaque livraison des cacahuètes, Otis reçut un enseignement de Tesla. Il devint ainsi inventeur de générateurs à Energie Libre.

En 1947, Carr avait terminé ses recherches sur un véhicule volant (ressemblant au disque à lévitation de Searl). Il a essayé d’intéresser des services gouvernementaux et des universités, en vain car ils étaient tous davantage axés sur la fission atomique. Comme beaucoup d’autres inventeurs, il s’est orienté vers l’aspect éducatif et récréatif de son œuvre. Il a déposé un brevet (n° 2.912.244) d’appareil – jouet qui reflète très fidèlement les proportions et la conception de son véhicule volant à antigravitation. Le principe de fonctionnement énoncé par Carr était que " tout véhicule accéléré vers un axe par rapport à sa masse inertielle d’attraction devient immédiatement activé par l’énergie de l’espace et agit comme une force indépendante."

 

CarrOtisSoucoupe - Copie

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Un schéma du brevet de Otis T. Carr

Carr se serait inspiré de la fin du brevet anglais n° 300.311 de T.T. Brown en transformant le moteur cylindrique en un moteur bicônique créant spécialement autour de lui un champ non uniforme grâce à sa forme combinée avec sa rotation. Il a placé au centre un autre bicône plus gros qui pouvait servir à donner une énergie locale et aussi à créer un autre champ non uniforme au centre. Bien que confirmées, les affirmations de Carr n’expliquent pas l’échange et l’extrême polarisation qui se produit entre le disque de fer à segments et les électroaimants du pourtour qui donnent une annulation du champ gravitationnel et permettent un vol antigravitationnel.

 

 

Disque volant de Otis T. Carr

 

Dans le disque de Carr se trouve un composant clé, le Utron, constitué de condensateurs métalliques en rotation dont la forme est inhabituelle, carrée dans un plan et ronde dans un autre plan à 90 °. Cet Utron a la même fonction - composant inductif rotatif à haute vitesse - que les plaques d’acier à segments de Searl.

Cette utilisation d’un composant condensateur en rotation planétaire muni d’une capacité de stockage de charge mesurable et à vitesses périphériques élevées est intéressante.

Dans le disque de Searl comme dans celui de Carr, la charge accumulée provenant de l’élément en rotation est déchargée dans des électroaimants sur le pourtour du disque. Sur le disque de Carr, la zone plate contient des réserves de condensateurs uniformes qui font osciller les charges reçues par les aimants des bords.

L’ajout de l’Utron de Carr paraît améliorer la technologie antigravitationnelle de base de Searl, les deux en obtenant ainsi une crédibilité renforcée. La fonction du condensateur améliore la sortie à sur-unité de ces appareils.

D’autres similarités ont été remarquées entre le fond du disque à 7 côtés et l’antenne à 7 pôles des installations militaires US en Nouvelle-Zélande (voir Bruce Cathie). Pour mémoire, il existait un projet antigravitation américain (pas le disque AVRO). Le disque trouvé par le fermier Royal Douglas près de Horseheads , N.Y, en 1950, était probablement un appareil d’essai de source d’énergie, même si il a été dit qu’il s’agissait de l’œuvre de gamins de dix ans. Libre à chacun de croire qu’ils auraient pu réaliser cet appareil dans les années 50 à l’aide de principes mathématiques publiés dansScientific Americanen 1984 !

http://www.rexresearch.com/carr/1carr.htm

http://www.keelynet.com/gravity/carr3.htm

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Le langage des Maîtres spirituels et des véritables esprits lumineux est celui de l'Amour.

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Certains esprits ténébreux cherchent parfois à séduire et à égarer les humains à travers des transmissions et des canalisations en apparence inspirées par la Lumière, mais qui en réalité ne le sont pas. - Alors comment se protéger d'eux ?

En guise de réponse à cette question, la plupart des sites et forums Internet consacrés à la spiritualité et à l'éveil des consciences préconisent de "faire appel à notre discernement !" Mais est-il vraiment judicieux de s'attendre à ce que ceux qui ne sont pas encore parvenus à une certaine maîtrise de leur ego utilisent leur discernement à bon escient ? C'est un peu comme si l'on suggérait à un novice en matière de conduite de participer à un rallye automobile avant même l'obtention de son permis ! Serait-ce bien raisonnable ?

Comment en effet utiliser correctement une faculté lorsque celle-ci n'a pas encore été suffisamment développée ni maîtrisée ? C'est tout aussi impossible que d'écrire un mot sans connaître les lettres de l'alphabet !

Et comment un être en recherche spirituelle mais encore peu familiarisé à la méditation et à l'écoute de la voix intérieure, pourrait-il identifier les messages véritablement inspirés par la Lumière et les distinguer des pièges tendus par les créatures de l'Ombre ? Cela semble relever de la gageure !

Il existe pourtant un moyen assez simple de ne pas se laisser absorber par l'énergie des entités malignes…

Les esprits ténébreux ont le droit et le pouvoir de se draper d'une sorte de vêtement de Lumière que les occultistes désignent parfois sous l'expression de "Lumière sombre", et de l'utiliser pour tenter de projeter le mensonge et l'illusion dans les consciences. Il n'y a d'ailleurs rien d'étonnant ni de choquant à ce que le nom de "Lucifer" signifie étymologiquement "le Porteur de Lumière". Mais aucun esprit malin ne connaît, ne reconnaît ni ne pratique le langage de l'Amour.

L'Amour est cette quintessence divine qui s'écoule en permanence depuis le Trône du Père à travers le cœur des âmes rayonnantes, qui inspire et guide les véritables Maîtres de la Hiérarchie spirituelle. Pour savoir si le message que nous recevons ou que nous consultons provient d'un véritable Maître ou d'une Entité liée à la Lumière christique, il suffit d'ouvrir son cœur et de ressentir intérieurement si les paroles de ce Maître ou de cette Entité vibrent sur la fréquence du mot AMOUR.

http://pointdereference.free.fr/m/www.erenouvelle.com/NEWSLAAM.HTM

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La vision de catherine Emmerich : Le Temple Maçonnique élevé sur les ruines de l’Eglise Catholique ,

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Durant l’octave de la fête de saint Jean l’Evangéliste en cette année 1820 où la Haute - Vente était en pleine activité, la Vénérable eut des visions touchant l’Eglise et les assauts qui allaient lui être l i- vrés. « Je vis, dit - elle, la Basilique Saint - Pierre (figurant, comme nous l’avons déjà observé, l’Eglise romaine, l’Eglise catholique), une énor me quantité d’hommes travaillant à la renverser ». On sait qu’au commencement du XIII e siècle, Innocent III eut une vision symbolique toute semblable. Les murailles de la basilique de Latran, mère et maîtresse de toutes les églises, lui paraissaient s’ entr’ouvrir. Saint Dominique et saint François vinrent la soutenir. Catherine Emmerich dira plus tard qu’elle vit aussi à côté des démolisseurs d’autres hommes occupés à faire à l’Eglise de Saint - Pierre des réparations. Ici elle ajoute : « Des lignes de m anœuvres occupés au travail de destruction s’étendaient à travers le monde e n- tier, et je fus étonné de l’ensemble avec lequel tout se faisait. Les démolisseurs détachaient de l’édifice de gros morceaux. Ces sectaires sont en grand nombre et parmi eux il y a des apostats. En faisant leur travail de démolition, ils semblaient suivre certaines prescriptions et certaines règles. Ils portent des tabliers blancs, bordés d’un ruban bleu et garni de poches. Ils ont des truelles fichées dans leur ceinture. Ils ont d’ailleurs des vêtements de toute espèce. Il se trouve parmi eux des pe r- sonnages distingués entre les autres, grands et gros 1 , avec des uniformes et des croix, lesquels tout e- fois ne mettaient pas eux - mêmes la main à l’ œuvre , mais ils marquaient sur les murs de l’église, avec la truelle, ce qu’il fallait démolir. Je vis avec horreur qu’il y avait aussi parmi eux des prêtres cath o- liques . (Elle dit un autre jour qu’elle saisissait sur les lèvres de ces ecclésiastiques les grands mots maçonniques, lumière, science, justice, amour ). Souvent, quand les démolisseurs ne savaient pas bien comment s’y prendre, ils s’approchaient, pour s’en instruire, d’un des leurs, qui avait un grand livre où avait été tracé tout le plan à suivre pour les destructions, et celui - ci mar quait exactement, avec la truelle, le point qui devait être attaqué ; et bientôt un quartier de plus tombait sous leur marteau. L’opération allait tranquillement son train et marchait à coup sûr, mais sans éveiller l’attention et sans bruit, les démolisseurs ayant l’ œil au guet ».

Le lecteur ne doit pas perdre de vue que ceci fut écrit par Clément Brentano en 1820 sous la dictée de Catherine Emmerich. Pouvait - on mieux décrire ce que personne ne soupçonnait alors ? Etait - il possible de mieux voir et de mieux dire par qui et comment la guerre contre l’Eglise serait conduite ? Nous voyons aujourd’hui qu’un plan de destruction a été tracé à l’avance avec une sagesse diab o- lique. Nous voyons que les ouvriers chargés de l’exécution, sont répartis sur toutes les contrées du monde, que les rôles ont été distribués et que chacun a reçu signification de la besogne qui lui i n- combe. Ils piochent à la place qui leur est marquée ; ils s’arrêtent quand les circonstances le dema n- den t pour reprendre ensuite le travail avec une nouvelle ardeur. Dans tous les pays catholiques, l’assaut est mené simultanément ou successivement : contre la situation que le clergé séculier occupait dans l’Etat et les diverses administr ations ; contre les biens qui lui permettaient de vivre, de rendre à Dieu le culte qui lui est dû, d’enseigner la jeunesse et de soulager la misère ; contre les ordres religieux et les congrégations. Pour ce qui est de la France, le plan général de la guerre qui devait être livrée aux catholiques fut déposé sur le bureau de la Chambre des Députés, le 31 mai 1883 par Paul Bert. Dans l’exécution de ce plan, Ferry, Waldeck, Combes, Loubet, Briand, Clemenceau n’ont eu aucune politique personnelle. Ils ont exécuté ce dont le chef mystérieux avait tracé les lignes, allant consulter ses subalternes, les dépositaires de sa pensée, lorsqu’ils étaient hésitants ou entravés. Après les douze premières années de ce travail, l’épiscopat de France put dire : « Le gouvernement de la Républi que a été la perso n- nification d’un programme en opposition absolue avec la foi catholique. » Depuis lors, chaque année est venue abattre une nouvelle partie de l’édifice élevé par nos pères, l’Eglise de France. C a- therine Emmerich voyait les Francs - Maçons et leurs aides distribués en diverses équipes ayant ch a- cune une besogne déterminée. C’est ce que nous avons vu Gambetta a été chargé de la déclaration 1 Cette apparence extérieure leur était donnée au x yeux de la Voyante, sans doute, pour indiquer la place plus ou moins importante qu’ils occupaient dans la secte. 2 Dans la préface de ses Œuvres pastorales , Mgr Isoard écrivait en 1884 : « Ils savent très nettement, très exa c- tement ce qu’ils veulent faire, les hommes qui travaillent à effacer toute trace de religion en France . Le but exécrable qu’ils se sont marqué, ils ne le perdent point de vue. Ils ont un plan de campagne. Les grandes lignes de ce plan sont tracées définitivement depuis plus de cent années. Les opérations particulières sont fixées depuis plus de quarante ans. Les moindres détails d’exécution sont arrêtés depuis quatorze ans. de guerre, Paul B e rt a porté la pioche dans l’enseignement, Naquet dans la constitution de la famille, Jul es Ferry dans le culte, Thévenet, Constans, Floquet, etc., ont chassé le clergé de toutes ses pos i- tions ; Waldeck - Rousseau s’est attaqué aux congrégations religieuses ; Combes, Clemenceau, Briand, ont fait et poursuivi la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Pour les travaux de démolition à l’intérieur de l’Eglise , il y a aussi les ingénieurs qu’il est facile de nommer : l’un s’attaque à l’Ecriture Sainte, l’autre à la t héologie, un troisième à la philosophie, celui - ci à l’histoire, celui - là au culte. I l y a surtout des associations internationales chargées, comme nous l’avons vu, de répandre dans le public, et particulièrement dans la jeunesse, l’esprit réfractaire au do gme . Anne - Catherine, qui voyait ainsi les Francs - Maçons et leurs affidés ou leurs dupes s’acharner à démolir l’Eglise au dedans comme au - dehors, voyait aussi le clergé et les bons fidèles s’efforcer de les entraver dans leur travail et même de relever les ruines déjà faites, mais, dit - elle, « avec peu de zèle .

Les défenseurs lui semblaient n’avoir, ni confiance, ni ardeur, ni méthode. Ils travaillaient comme s’ils ignoraient absolument de quoi il s’agissait et combien grave était la situation. C’était déplo rable ». Catherine Emmerich n’était point la seule personne à qui Dieu fit voir les menées de la Franc - Maçonnerie, afin de l’engager à combattre la secte par ses prières et ses sacrifices. Il y avait à Rome une pauvre femme, mère de famille, du nom d’ Anne- Marie Taïgi , dont le P. Calixte, Trinitaire, a publié une vie, déclarée « conforme aux pièces du procès apostolique ». Le 27 juillet 1909, a eu lieu, chez le c ardinal Ferrata, la réunion ante - préparatoire à sa Béatification. Son historien nous dit : « Elle voyait surnaturellement les réunions des Francs - Maçons dans les différentes parties du monde ; elle assi s- tait à leurs conciliabules, elle avait connaissance de leurs plans ; et, à cette vue, elle adressait à Dieu de ferventes prières et de généreuses immolations. Notre - Seigneur lui avait dit : « Je t’ai choisie pour te mettre au rang des martyrs... Ta vie sera un long martyre pour le soutien de la foi ». Elle avait accepté. Et, en plus d’une occasion, Dieu déjoua les projets de la secte, en considération de ses m é- rites. Ainsi, aux premiers jours du pontificat de Grégoire XVI (1831), une révolte armée ayant son point de départ à Bologne, s’étendit de proche en proche jusqu’aux portes de Rome. L’intention était de mettre la ville éternelle en révolution. Des témoins entendus au procès de Béatification affirmèrent que, dès les premiers jours de cette révolte, Anne - Marie prédit qu’elle échouerait. Elle avait eu l’assis tance que son sacrifice était accepté. L’effort principal des démolisseurs a toujours por té sur la citadelle de la catholicité . Là nous avons vu que le Pouvoir occulte avait établi la Haute - Vente et, à sa tête, l’homme qui se faisait app e- ler par ses affiliés Nubius. De son côté, Catherine suivait les intrigues à Rome d’un homme puissant. « Je vis, dit - elle un jour, le Pape en prières. Il était entouré de faux amis. Je vis surtout un petit homme noir travailler à la ruine de l’Eglise avec une grande activité. Il s’efforçait de captiver les cardinaux par des adulations hypocrites ». Nos lecteurs se souviennent sans doute que dans sa lettre au Prussien Klauss, Nubius disait « Je passe quelquefois une heure de la matinée chez le vieux cardinal Som a- glia, le secrétaire d’Etat ; je monte à cheval, soit avec le duc de Lavai, soit avec le prince Cariati, ou je rencontre souvent le cardinal Bernetti. De là je cours chez le cardinal Palotta ; puis je visite dans leurs cellules le procureur général de l’Inquisition, le dominicain Jabalot, le théatin Ventura ou le franciscain Orioli. Le soir, je commence chez d’autres cette vie si bien occupée aux yeux du monde ». Dans ces visites, dans ces conversations, il ne perdait jamais de vue la mission qu’il avait reçue, le but qu’il voulait atteindre et dont il disait à l’un des siens : « On a chargé nos épaules d’un lourd fardeau, cher Volpa ». Le 15 novembre 1819, la Vénérable dit : « Il me faut aller à Rome (en esprit comme toujours). Je vis le Pape faire trop de concessions dans d’importantes affaires traitées avec les hétérodoxes. Il y a à Rome un homme noir qui sait beaucoup obtenir par des flatteries et des promesses. Il se cache de r- rière des cardinaux ; et le Pape, dans le désir d’obtenir une certaine chose, a consenti à une autre chose qui sera exploitée d’une manière nuisible. J’ai vu cela sous la forme de co nférences et d’échange d’écrits. Je vis ensuite l’homme noir se vanter plein de jactance devant son parti. « Je l’ai em porté , dit - il, nous allons voir bientôt ce qu’il adviendra de la Pierre sur laquelle est bâtie l’Eglise » . Mais il s’était vanté trop vite. Il me fallut aller trouver le Pape. Il était à genoux et priait. Je lui dis (de la manière qu’elle - même a déjà expliquée), ce que j’étais chargé de lui faire savoir.

Et je le vis tout à Le 4 décembre 1820 : « Elle eut une vision et un avertissement touchant plusieurs prêtres qui, bien que cela dépe ndit uniquement d’eux, ne donnaient pas ce qu’ils auraient dû donner avec l’aide de Dieu ; elle vit aussi qu’ils auraient à rendre compte de tout l’amour, toutes les con solations, toutes les exhortations, toutes les instru c- tions touchant les devoirs de la religion qu’ils ne nous donnent pas, pour toutes les bénédictions qu’ils ne distr i- buent pas quoique la force de la main de Jésus soit en eux, pour tout ce qu’ils omettent de faire à la resse m- blance de Jésus coup se lever et sonner. Il fit appeler un cardinal qu’il chargea de retirer la concession qui avait été faite. Le cardinal entendant cela, fut tout bouleversé et demanda au Pape d’où lui venait cette pensée. Le Pape répondit qu’il n’avait point à s’expliquer là - dessus. « Cela suffit, dit - il, il en doit être ainsi ». L’au tre sortit tout stupéfait. « Je vis beaucoup de gens pieux qu’attristaient fort les intrigues de l’homme - noir. Il avait l’air d’un Juif.» Ailleurs elle dit encore de ce même personnage « Le petit homme - noir, que je vois si souvent, a beaucoup de gens qu’il fait travailler pour lui sans qu’ils sachent dans quel but. Il a aussi ses affidés dans LA NOUVELLE EGLISE DES TENEBRES », c’est -à- dire si nous ne nous trompons, dans ce que l’on a appelé le catholicisme libéral, puis la démocratie chrétienne, le naturali sme et enfin le modernisme. Un autre jour, parlant encore de l’homme - noir, la Vénérable dit : « Je le vis opérer beaucoup de soustractions et de falsifications ». Elle le voyait, ajoute son historien, faire disparaître certaines pièces, en dénaturer d’autres, obtenir la destitution des hommes en place qui le gênaient dans ses desseins. » Elle voyait des conseillers du Pape gagnés par ses séductions, favoriser les menées de la secte. Ils s’efforçaient de soustraire à la connaissance du Pontife les démarches entreprises dans un but hostile à l’Eglise, celui, par exemple, d’ unir les croyances catholique, luthérienne et grecque dans une même Eglise, dont le Pape destitué de tout pouvoir séculier, ne serait que le chef apparent . »

Nos l ecteurs savent que la secte a élargi aujourd’hui ses idées. Ce qu’elle veut maint e- nant, ce n’est plus seulement la fusion des confessions chrétiennes, c’est la destruction de toutes les barrières, dogmatiques et autres, pour permettre à tous les hommes de se trouver unis en un catholicisme qui, pour les contenir tous, ne professerait plus rien, n’exigerait plus l’adhésion à aucun dogme. « D’un lieu central et ténébreux, disait encore Anne - Catherine (sans doute le lieu où l’homme - noir présidait, où la Haute - Vente délibérait), je vois partir des messagers qui portent en divers lieux des communications. (Nous avons vu dans la correspondance des membres de la Haute - Vente qu’elle avait, par les Juifs qui en faisaient partie, des rapports avec tous les pays). Ces communications, je les vois sortir de la bouche des émissaires comme une vapeur noire qui tombe sur la poitrine des auditeurs et allume en eux la haine et la rage ». Elle constatait un jour en ces termes les effets de cette conspiration et de cette propagande, jusque dans le clergé : « Je vois que dans cet endroit (?) l ’on mine et l’on étouffe la religion si habil e- ment QU’IL RESTE A PEINE UNE CENTAINE DE PRETRES QUI NE SOIENT PAS SEDUITS (par les idées modernes que les Juifs on t déclaré avoir intérêt à propager). Je ne puis dire com ment cela se fait, mais je vois le brouillard et les ténèbres s’étendre de plus en plus ». Elle ajoute : « J’espère pouvoir aider ceux qui résistent à ces séductions en prenant sur moi les douleurs de la Passion du Christ. Et quand elle eut dit cela, on vit son corps se raidir et prendre la position d’une personne étendue sur la croix. Une sueur froide découla de son front, sa langue s’engourdit. Cela dura dix minutes et se répéta trois fois le même jour. A la fin, elle s’affaissa et resta plusieurs jours d ans un état d’anéantissement dont elle ne sortit que par la bénédiction de son confesseur. « Cont i- nuez , lui dit Jésus dans une circonstance semblable, continuez à prier et à souffrir pour l’Eglise. Elle remportera la victoire malgré ses abaissements momentanés, car elle n’est pas une institution humaine. » Anne - Catherine avait terminé le récit de sa grande vision de 1820 par des paroles de consolation. Après avoir dit : « J’ai sous les yeux le tableau des démolitions de l’Eglise de Pierre et des manèges de l’homme - noir, » elle avait ajouté : « Je vois comment A LA FIN Marie étendit son manteau au - dessus de l’Eglise et comment les ennemis de Dieu furent chassés . » Nous venons d’entendre Notre - Seigneur lui mettre au cœur la même espérance. CHAPITRE LXV PRÉVIS IONS DE L’ANTAGONISTE DES FRANCS - MAÇONS Nous n’entendons pas donner les révélations de la V. Anne - Catherine Emmerick comme des a r- ticles de foi ; mais aucun de nos lecteurs n’aura pu ne pas être étonné du rapport qu’elles ont, même dans leurs détails, avec les faits connus depuis ; ce qui autorise à accorder une certaine confiance aux prédictions qu’elle fit des événements qui sont encore à venir . « Je vois, dit - elle un jour, les t é- Dans les Soirées de Saint - Pétersbourg , Joseph de Maistre, après avoir rappelé les pressentiments qui furent exprimés par les païens, dans les années qui précédèrent la venue du divin Sauveur , dit : « Le matérialisme, qui souille la philosophie de notre siècle, l’empêche de voir que la doctrine des esprits, et en particulier celle de l’esprit prophétique , est tout à fait plausible en elle - même, et, de plus, la mieux soutenue par la tradition la plus universelle et la plus imposante qui fut jamais. Pensez - vous que les anciens se soient tous accordés à croire que nèbres s’épaissir.

Un grand orage menace, le ciel est couvert d’une manière effrayante. Il y a peu de gens qui prient et la détresse des bons est grande . Je vois partout les communautés catholiques opprimées, vexées, ruinées et privées de liberté. Je vois beaucoup d’églises fermées. Je vois de grandes misères se produire partout. Je vois des guerres et du sang versé. » Un autre jour : « Je vis le peuple farouche, ignorant, intervenir avec violence. Mais cela ne dura pas. » Une autre fois encore, en la fête de saint Michel 1820 : « J’eus la vision d’une immense bataille. Toute la plaine était couverte d’une épaisse fumée. I l y avait des vignes remplies de soldats, d’où l’on tirait continuellement. C’était un lieu bas : on voyait de grandes villes dans le lointain. Je vis saint M i- chel descendre avec une nombreuse troupe d’anges et séparer les combattants. Mais cela n’arrivera que quand tout sera perdu. Un chef invoquera saint Michel et alors la victoire descendra . » Parlant ailleurs de cette bataille qui semble, dans sa pensée, devoir mettre fin à l’état de choses a c- tuel, elle dit aussi « L’archange saint Michel viendra au secours du généralissime qui l’invoquera et lui annoncera la victoire. » Déjà le 30 décembre 1809, elle avait dit voir saint Michel « planant au - dessus de l’église de Saint - Pierre, brillant de lumière, portant un vêtement rouge sang et tenant à la main un grand étendard de guerre. Des verts et des bleus combattaient contre des blancs qui paraissaient avoir le dessous. Tous ignoraient pourquoi ils combattaient. Cependant l’ange descendit, alla aux blancs et je le vis plusieurs fois en avant de toutes leurs cohortes. Alors ils furent animés d’un cour age merveilleux, sans qu’ils su ssent d’où cela leur venait. L’ange multipliait ses coups parmi les ennemis, des troupes d’ennemis passaient du côté des blancs, d’autres s’enfuyaient de tous côtés. » L’historien d’Anne - Catherine ajoute : « Elle ignorait l’époque de cette bataille et de cette intervention céleste. » Ai nsi que la Vénérable Anne - Catherine Emmerich l’avait prévu, nous avons vu les communautés opprimées. Nous avons assisté aux inventaires de nos églises et aux procès faits aux prêtres qui y célébraient la messe. Elles ne sont point fermées, mais, légalement, elles ne nous appartiennent plus et l’usurpateur attend l’heure propice pour nous en chasser. Les grèves, qui se multiplient partout, font présager une insurrection générale. Et la guerre est toujours menaçante, devant mettre en conflit tons les peuples et dans chaque nation la population entière sera sous les armes. Catherine Emmerich annonce que lorsque tout paraîtra perdu, l’archange saint Michel invoqué par l’un des généralissimes, viendra lui donner la victoire. Ce serait le commencement des divines miséricordes. En 1820, fin d’octobre, l’état de l’Eglise fut de nouveau montré à la Vénérable sous l’image de la basilique de Saint - Pierre. Elle vit les sociétés secrètes étendre leurs ramifications par toute la terre et livrer à l’Eglise une guerre d’extermination qui lui parut en rapports avec l’empire qu’établira l’antéchrist. Cette vision reproduit beaucoup de traits semblables à ceux que l’on trouve dans l’Apocalypse de saint Jean. La pauvre paysanne ne connaissait, naturellement, que bien, peu de chos es de la Sainte Ecriture, comme de n’importe quels livres. Dans cette extase elle vit, comme cela lui avait déjà été montré, L’INTERVENTION DE LA TRES SAINTE VIERGE . L’Eglise lui parut enti è- rement RESTAUREE . Elle vit les travaux de la secte détruits, et ses tabliers et tout son attirail br û- lés par la main du bourreau sur une place marquée d’infamie. Trois mois auparavant elle avait dit : « J’eus de nouveau la vision de l’église Saint - Pierre sapée suivant un plan formé par la secte secrète.

Mais je vis aussi le secours arriver au moment de la plus extrême détresse . » Plusieurs fois ses sinistres visions se terminèrent par l’apparition de la Très Sainte Vierge desce n- dant du ciel et couvrant du manteau de sa protection l’Eglise catholique figurée par la basilique Saint - la puissance divinatoire ou prophétique était un apanage inné de l’homme ? (En note, nombreuses références.) Cela n’est pas possible. Jamais un être et, à plus forte raison, jamais une classe entière d’êtres ne sauraient manifester généralement et invariablement une inclination contraire à sa nature. Or, comme l’éternelle maladie de l’homme est de pénétrer l’avenir, c’est une preuve certaine qu’il a des droits sur cet avenir et qu’il a des moyens de l’atteindre, au moins dans de certaines circonstances... » Si vous me demandez ce qu’est cet esprit « prophé- tique », je vous répondrai que « jamais il n’y eut dans le monde de grands événements qui n’aient été prédits de quelque manière. » Machiavel est le premier homme de ma connaissance qui ait avancé cette proposition ; mais si vous y réfléchissez, vous - même, vous trouverez que l’assertion de ce pieux écrivain est justifiée par toute l’histoire. Vous en avez un dernier exemple dans la Révolution française, prédite de tous côtés et de la manière la plus incontestable... Pourquoi voulez - vous qu’il n’en soit pas de même aujourd’hui ? L’univers est dans l ’attenle. Comment mépriserions - nous cette grande persuasion ? Et de quel droit condamnerions - nous les hommes qui, avertis par ces signes divins, se livrent à de savantes recherches ? ... Puisque, de tous côtés, une foule d’êtres s’écrient de concert : VE NEZ, SEIG NEUR, VENEZ ! Pourquoi blâmeriez - vous les hommes qui s’élancent dans cet avenir mystérieux et se glorifient de le deviner.. . » Au dessus des prévisions des hommes supérieurs par le génie, il y a les prophéties des saints, des personnages que Dieu favorise de communications surnaturelles. Ailleurs « Mon divin Epoux me montra les tristesses de l’avenir. Je vis combien peu de personnes prient et sou f- frent pour détourner les maux qui vont venir. » Pierre. La principale de ces visions est ainsi rapportée « Anne - Catherine voyait l’église démolie par les Francs - Maçons et en même temps relevée par le clergé et les bons fidèles, mais, dit - elle, avec peu de zèle. » Déjà toute la partie extérieure de l’église était abattue. Il ne restait plus debout que le san c- tuaire avec le Très Saint Sacrement. « J’étais accablée de tristesse et je me demandais où était cet homme que j’avais vu autrefois se tenir sur l’Eglise pour la défendre portant un vêtement rouge et tenant une bannière blanche. Alors je vis une femme pleine de majesté s’avancer dans la grande place qui est devant l’église. Elle avait son ample manteau relevé sur les deux bras, et elle s’éleva doucement en l’air. Elle se posa sur la coupole et étala sur l’église dans toute son étendue son manteau qui semblait rayonner d’or.

Les démolisseurs venaient de prendre un instant de repos ; mais quand ils voulurent se remettre à l’œuvre, il leur fut absolument i m- possible de s’approcher de l’espace couve rt par le manteau virginal. « Cependant les bons se mirent à travailler avec une incroyable activité. Il vint des hommes d’un très grand âge, impotents, oubliés, puis beaucoup de jeunes gens forts et vigoureux, des femmes et des enfants, des ecclésiastiques et des séculiers ; et l’édifice fut bientôt RESTAURE ENTIEREMENT. Je vis tout se renouveler et une église qui s’élevait jusqu’au ciel. Quand j’eus ce spectacle, je ne voyais plus le Pape actuel, mais un de ses successeurs à la fois DOUX ET SEVERE. Il sav ait s’attacher les bons prêtres et repousser loin de lui les mauvais. » « Quant à l’époque où cela doit arriver, je ne puis l’indiquer. » En la fête de la Très Sainte Trinité de cette même année, elle avait dit : « Je vis une image de ce temps éloigné que je ne puis décrire. Mais je vis sur toute la terre la nuit se retirer et la lumière et l’amour (la foi et la charité) reprendre une nouvelle vie. J’eus à cette occasion des visions de toute espèce sur la renaissance des Ordres religieux. Le temps de l’antéchrist n’est pas si proche que quelques - uns le croient. Il aura encore des précurseurs, et j’ai vu dans deux villes des docteurs de l’école desquels il pourrait sortir de ces précurseurs, D’autre part, la Franc - Maçonnerie ne sera point complètement anéantie. Nous avons entendu Anne - Catherine nous dire qu’elle prépare la venue de l’antéchrist, ici elle dit « Les hommes au tablier blanc continuèrent à travailler, mais sans bruit et avec grande circonspection. Ils sont craintifs et ont toujours l’ œil au guet. » Après le triomphe de l’Eglise, après la rénovation de toutes choses dans le Christ, ils continueront donc à exister, à se recruter, comme ils le firent après le Concordat et la Restauration, mais dans un mystère plus grand et plus impénétrable que jamais, jusqu’aux approches du jour où l’homme de péché viendra couronner leur œuvre , pour être ensuite lui - même vaincu par le Christ triomphant au milieu de ses élus.

 

L’Education Nationale selon le Maréchal Pétain

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Il y avait à la base de notre système éducatif une illusion profonde : c’était de croire qu’il suffit d’instruire les e sprits pour former les cœurs et pour tremper les caractère s. Il n’y a rien de plus faux et de plus dangereux que cette idée. Le cœur humain ne va pas naturellement à la bonté ; la volonté humaine ne va pas naturellement à la fermeté, à la constance, au courage. Ils ont besoin, pour y attei ndre et pour s’y fixer, d’une vigoureuse et opiniâtre discipline. Vous le savez bien, parents qui me lisez : un enfan t bien élevé ne s’obtient pas sans un usage vigilan t, à la fois inflexible et tendre, de l’autorité familiale . La discipline de l’école doit épauler la discipline de la famille. Ainsi, et ainsi seulement, se forment les hommes et les peuples les plus forts. Une autre grave erreur de notre enseignement public , c’est qu’il était une école d’individualisme . Je veux dire qu’il considérait l’individu comme la seule réalité authe ntique et en quelque sorte absolue. La vérité, c’est que l’individu n’existe que par la famille , la société, la patrie dont il reçoit, avec la vie , tous les moyens de vivre. Il est aisé de le constater d’ailleurs. L es époques où l’individualisme a fait loi sont cell es qui comptent le moins d’individualités véritables. Nous venons d’en faire la cruelle expérience. C’était une grande pitié de voir, jusqu’à la veille de la guerre, nos journaux et nos revues tout plei ns d’éloges de l’individualisme français, qui est exactement ce do nt nous avons failli mourir. L’individualisme n’a rien de commun avec le respect de la personne humaine sous les apparences duquel il a essayé parfois de se camoufler. L’École française de demain enseignera avec le respec t de la personne humaine, la famille, la société, la patrie. Elle ne prétendra plus à la neutralité. La vie n’est pas neutre ; elle consiste à prendre parti hardiment. Il n’y a pas de neutralité possible entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal, entre la santé et la maladie, entre l’ordre et le désordre, entre la France et l’anti-France.

L’École française sera nationale avant tout, parce que les Français n’ont pas de plus haut intérêt com mun que celui de la France. Toute maison divisée contre elle-même périra , dit l’Évangile. Nous entendons rebâtir la Maison France sur le roc inébranlable de l’unité française. Dans cette France rénovée, toute la riche diversité des vocations françaises trouvera sa place et les conditions de son épanouissement. Nous maintiendrons, nous élargirons s’il se peut, une tradition de haute culture qui fait corps avec l’idée même de notre patrie. La langue française a une universalit é attachée à son génie. Ce n’est pas sans raison qu e nous nous sommes plu à donner au suprême couronnement de nos études le beau nom d’Humanités. Sœur cadette des Humanités, mais non moins riche de réalisations et de promesses, la Science libre et désintéressée occupera une place éminente dans la France nouvell e. Fidèles à notre pensée décentralisatrice, nous décongestionnerons l’Université de Paris pour faire de nos Universités provinciales autant de puissant s foyers de Bibliothèque de Combat Tome 2 - Version du 25/10/2013 Page 7 sur 213 recherche, dont certains pourront être spécialisés. Et nous n’hésiterons pas à y appeler comme animate urs, aux côtés de la hiérarchie universitaire, les chercheurs originaux qui auront fait leurs preuves dans telle ou telle b ranche de la découverte. Nous favoriserons, entre nos savants et nos industr iels, une coopération féconde et, sans abaisser le niveau de notre enseignement supérieur, nous nous efforcerons d’ori enter dans un sens plus réaliste, la formation de n os ingénieurs, de nos médecins, de nos magistrats, de nos professeurs eux -mêmes. Nous nous attacherons à détruire le funeste prestig e d’une pseudo-culture purement livresque, conseill ère de paresse et génératrice d’inutilités.

Le travail est le partage de l’homme sur la terre, il lui est imposé par une nécessité inéluctable ; m ais tout l’effort des civilisations antiques avait tendu à affranchir de cette nécessité une race de maîtres, et à la transf érer à une race d’esclaves. Il était réservé au Christianisme d’instaurer le re spect du travail et des travailleurs. Puisque les moins croyants d’entre nous se plaisent aujourd’hui à se réclamer de la civilisation chrétienne, qu’il s nous aident à rétablir dans notre peuple le sens, l’amour, l’honneur du tr avail. C’est dans cet esprit que nous réorganiserons l’éco le primaire. Elle continuera comme par le passé, cela va sans di re, à enseigner le français, les éléments des mathé matiques, de l’histoire, de la géographie, mais selon des programmes simplifiés , dépouillés du caractère encyclopédique et théoriq ue qui les détournait de leur objet véritable. Par contre, une place beaucoup plus large y sera fa ite aux travaux manuels dont la valeur éducative est trop souvent méconnue. Il faudra que les maîtres de notre enseignement pri maire se pénètrent de cette idée, et sachent en pén étrer leurs élèves, qu’il n’est pas moins noble et pas moins profitable , même pour l’esprit, de manier l’outil que de teni r la plume, et de connaître à fond un métier , que d’avoir sur toutes choses des clartés superfi cielles. De cette idée bien comprise et sérieusement appliqu ée, découleront d’importantes et bienfaisantes cons équences. Désormais, les meilleurs éléments de chaque classe ne seront plus prélevés, déracinés, orientés vers c e qu’on a appelé le nomadisme administratif. Les élites ne seront plus appelées et comme aspirée s automatiquement par les villes. Chaque profession, chaque métier aura son élite , et nous encouragerons de tout notre pouvoir la fo rmation de ces élites sur les plans local et régional.

Les perspectives de la situation présente comporten t un arrêt, sinon même un recul dans la voie de l’i ndustrialisation à outrance où la France s’efforçait de rivaliser avec d’autres nations mieux partagées qu’elle, quant à l’abondance de la population ou la richesse des matières premières. Nous serons ainsi amenés, d’une part, à restaurer la tradition de l’artisanat , où triompha pendant tant de siècles la qualité française ; d’autre part, à réenraciner , autant que faire se pourra, l’homme français dans la terre de France, où il puisa toujours, en même temps que sa substance et c elle de ses concitoyens des villes, les solides ver tus qui ont fait la force et la durée de la Patrie. Bibliothèque de Combat Tome 2 - Version du 25/10/2013 Page 8 sur 213 Nous ne devons jamais perdre de vue que le but de l’éducation est de faire, de tous les Franç ais, des hommes ayant le goût du travail et l’amour de l’effort. Leur idéal ne doit plus être la sécurité d’un fonct ionnarisme irresponsable, mais l’initiative du chef , la passion de l’œuvre et de sa qualité. Restituer dans toute leur plénitude ces vertus d’ho mme, c’est l’immense problème qui se pose à nous. L a formation d’une jeunesse sportive répond à une partie de ce problèm e. Les projets actuels du ministre de la Jeunesse v isent à rendre à la race française, santé, courage, discipline . Mais le sport pratiqué exclusivement ou avec excè s, pourrait conduire à un certain appauvrissement humain. La restauration de l’esprit artisanal fournira à l’action bienfaisante du sport un contrepoids et un complément nécessaires. L’artisan, s’attaquant à la matière, en fait une œu vre ; la création d’une œuvre artisanale demande un effort physique, de l’intelligence et du cœur ; elle exige de l’homme, l’esprit de décision et le sens de la responsabilit é. Elle aboutit à la naissance du chef-d’œuvre par où l’artisan se hauss e à la dignité d’artiste. Mais si haut qu’il monte, l’artisan ne se détache jamais ni des traditions de son métier, ni de celle s de son terroir. Nous l’aiderons à en recueillir les influences vivi fiantes, notamment en donnant à l’enseignement de l a géographie et de l’histoire un tour concret, un caractère local et régional qui ajoutera les clartés de la connaissance à l’am our du pays.

L’école primaire ainsi conçue, avec son complément artisanal, substituera à l’idéal encyclopédique de l’homme abstrait, conçu par des citadins et pour des citadins, l’idéa l beaucoup plus large, beaucoup plus humain de l’ho mme appuyé sur un sol et sur un métier déterminés. Elle donnera aux paysans un sentiment nouveau de le ur dignité. Nous y aiderons d’abord en leur attribu ant la place qui leur revient dans la communauté national, et ensuit e, en dotant le moindre village des installations m odernes d’eau, d’électricité, d’hygiène, qui ont été jusqu’ici le privilège des villes, et qui permettront aux paysan s d’adoucir et d’embellir leurs rudes conditions de vie. Car la vie rurale n’ est pas une idylle, et le métier de paysan est un d ur métier qui exige toujours de l’endurance, souvent du courage, parfoi s de l’héroïsme. Mais de cela le paysan de France s ’accommodera, pourvu qu’il sente cette fois qu’on lui rend justice. Le paysan de France a été assez longtemps à la pein e, qu’il soit aujourd’hui à l’honneur. Mes chers amis, on vous a parlé souvent, depuis que lques années, de l’École Unique. L’École Unique, c’ était un mensonge parmi beaucoup d’autres ; c’était, sous couleur d’u nité, une école de division, de lutte sociale, de d estruction nationale. Nous, qui avons horreur du mensonge, qui voulons en toute circonstance vous dire la vérité, nous entre prenons de faire pour vous, pour la France, la véritable École Uniqu e ; celle qui, quels qu’en soient les maîtres, quel s qu’en soient les programmes, sera animée d’un esprit unique ; celle qui mettra tous les Français à leur place, au service de la France ; celle qui, leur accordant toutes les libertés compa tibles avec l’autorité nécessaire, leur concédant t outes les égalités compatibles avec une hiérarchie indispensable, les mêlant tous dans un grand élan chaleureux de la fra ternité nationale, fera de tous les Français les servants d’une même f oi, les chevaliers d’un même idéal, symbolisé dans ce mot unique : France.

Henri Philippe Pétain

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