Fresques de Bank of America à Charlotte, liées aux peintures murales de l’Aéroport International de Denver

 

mural1  buisson ardent de la revelation ce jeune initié a sa position de pied franc maçon ne voit que d'un oeil reference a l'antechrist

 

Centre d’affaire de Bank of America à Charlotte, NC.
liées aux peintures murales de l’Aéroport International de Denver

Peint par Benjamin Long, les peintures tournent autour du thème de créer / construire, chaos / créativité, et planification / connaissance dans une « fusion abstraite osée de réalisme et d’abstraction, mise en valeur avec des touches d’or ».

Bien que normalement nous lisons de gauche à droite, il y a des indices dans ces fresques indiquant à l’observateur de lire les peintures de droite à gauche. Le stage de « planification » (visuellement représenté par la fresque sur la droite) est normalement la première étape de n’importe quel processus donc ça a un sens de commencer par là. Il y a aussi un symbolisme alchimique insinuant la chronologie de la fresque, donc nous commencerons avec celle de droite :
Les trois fresques dominant le lobbie du Centre des affaires de Bank of America

 

 

 

 

 

 

 

 

Fresque de Droite

La fresque de droite se dédouble en Planification / Connaissance. Une lecture ésotérique de son symbolisme révèle exactement ce qui est planifié et de quel savoir elle se réfère.

Le Jeune Maçon sur le Sol Maçonnique

Nous voyons là un jeune homme blond se tenant droit sur un sol d’échiquier Maçonnique standard. Ses pieds font un angle de 90 degrés, d’après le rituel d’initiation Maçonnique :

”Q. A votre retour de la loge, où vous placiez vous, en tant que le plus jeune apprenti accepté?
R. Dans le coin nord-est, mes pieds formant un angle droit, mon corps érigé, à la droite du Vénérable Maître à l’est, un Maçon et un homme droit, et je fus strictement en charge de toujours agir et marcher de cette manière.

- Malcolm C. Duncan, Duncan’s Masonic Ritual and Monitor

Apparemment sous le garçon sont des gens vêtus de smoking, donnant l’air de faire des stratégies tout en pointant le garçon Maçonnique. Est-ce que le garçon représente la « nouvelle génération » ?
Ce garçon blond rappelle beaucoup un autre garçon blond présenté au centre d’une des peintures murales à l’Aéroport de Denver.
Garçon blond martelant une épée en soc. Remarquez que le garçon porte un
costume Bavarois traditionnel… peut être en tant qu’Illuminati de Bavière ?

Garçon Denver

Arbre en feu, Femme dans un cube, Pyramide

Derrière le garçon est un arbre en feu, qui est une référence au Buisson Ardent de l’ancien Testament. Le Buisson Ardent est d’une grande importance dans le rituel Maçonnique, spécialement pour le 33è degré, dont les membres sont considérés être « à côté du Buisson Ardent ».

Dans Exode Trois se trouve l’enregistrement, alors que Moïse gardait le troupeau de Jethro sur le mont Horeb, « l’angle du Seigneur lui apparut dans une flamme au milieu d’un buisson », et là lui communiqua pour la première fois son Nom Inexprimable. Cette circonstance est commémorée dans le Buisson Ardent du Degré de l’Arche Royale. Dans tous les systèmes de l’antiquité, le feu est adopté en tant que symbole de la Déité ; et le Buisson Ardent, ou le Buisson remplit de feu qui ne le consommait pas, d’où provint le Tétragrammaton, le symbole de la Divine Lumière et de la Vérité, est considéré dans les degrés avancés de la Franc-Maçonnerie, comme l’Orient plus bas, comme grande source de vraie lumière Maçonnique ; et donc le Conseil Suprême du Trente Troisième Degré date leurs balustres ou documents officiels, près de « B.A. » ou Buisson Ardent (B.B. en anglais, pour Burning Bush), pour faire savoir qu’ils sont, en leur propre droit, la source exclusive de toute instruction Maçonnique.
- Albert G. Mackey, Encyclopedia of Freemasonry, Part 1

Dans le fond se trouve une pyramide Egyptienne, le symbole ultime des Mystères dans les enseignements occultes.
Un aspect étrange de la peinture est une femme apparemment bloquée à l’intérieur d’un cube transparent, suspendue par des ficelles venant du ciel. Représente-t-elle l’homme commun, bloqué dans les confins du monde matériel (occultement représenté par le cube) et manipulé par les forces invisibles de l’au-delà ?

Echelles et le Soleil Noir
L’échelle de Jacob et un soleil noir

Sur la gauche de l’image se trouvent des escaliers, menant apparemment jusqu’aux cieux, un symbole classique représentant le sentier de l’Illumination à travers les mystères de la Maçonnerie.

Une gravure Maçonnique d’un escalier amenant à « l’extérieur »

Dans le ciel se trouve un soleil noir, un autre symbole ayant une grande signification ésotérique. Les traditions Hermétiques enseignent l’existence de deux soleils, un soleil invisible ou éthérique fait d’or philosophique pur et le soleil matériel, le seul soleil que le profane peut apercevoir, connu en tant que le Soleil Noir.

En alchimie, le soleil noir (Sol niger) est nommé d’après le résultat de la première étape de l’Opus Magnum. L’Opus Magnum (Le Grand Oeuvre) alchimique commence avec l’ »assombrissement » – la calcination de métaux bruts – et finit par leur transmutation en or pur.

Aujourd’hui, le symbole du Soleil Noir est couramment associée avec le Nazisme ésotérique et des cultes tel que le Temple de Set. Il est aussi trouvé dans des endroits inattendus comme:


Bracken House, Londres. Le soleil noir porte le visage de Winston Churchill
Soleil Noir

 

 

 

 

 

 

 

 

…et encore une fois à l’Aéroport de Denver.
le design du sol représente un soleil noir se mettant en face d’un soleil doré
Denver

La fresque de droite semble donc représenter la première étape du « Grand Oeuvre » qui doit être accomplit, et symboliquement représenté par le soleil noir. Les hommes en smoking (l’un d’entre eux ressemble étrangement à Adam Weishaupt), semblent être entrain de préparer une nouvelle génération de jeunesse Maçonnique. Entre temps, le « profane » semble être passif dans un cube transparent, contrôlé par des maîtres invisibles.

 

 

MilieuFresque du Milieu

La fresque du milieu, chaos / créativité, illustre une période de transition turbulente. Plein de détails décrivent ce profond désarroi, qui semble affecter tous les morceaux et la société et civilisation. On peut voir des militaire et des figures religieuses, des gens qui protestent et bien plus.


Fils de fer barbelé, des soldats dans les rues racontent aux observateurs que cette
période de désarroi est aussi une d’oppression. La bonne sœur n’a pas l’air d’être très contente non plus.

Combinaison

 

 

A la gauche du tableau se trouve une personne portant une combinaison contre les dangers biologiques, peut être en rapport avec l’utilisation d’armes bactériologiques ou autres.

Pour cette raison, et plein d’autre, je trouve cette peinture très similaire à une peinture murale dans l’Aéroport de Denver, la plus tristement célèbre.

 

 

 

 

 

 

Denver
Cette peinture murale de l’AID (Aéroport International de Denver) représente une
figure militaire portant un masque à gaz et opprimant une ligne sans fin de gens tristes.
L’utilisation d’arme bactériologique, la répression militaire, des bébés morts…
Qu’est ce qu’il y a à ne pas aimer dans cette image?

Forme
Corps tournants dans un vortex de feu
Si on regarde le haut de la fresque, on peut voir des êtres translucides tournants en feu, peut être impliquant que ce désarroi se passe aussi à un niveau métaphysique, cosmique, ou astral.

Cette forme passionnée ronde peut aussi être comparée à un soleil. Sa couleur or et la transparence de ses figures peuvent être associés avec l’étape intermédiaire du Grand Oeuvre Alchimique appelé « Blanchissage ». Jung compare cette étape avec l’aube, la préparation pour la prochaine et dernière étape, qui est le levé de soleil, caractérisé par la couleur rouge, Qui est, bien sur, la couleur proéminente sur la fresque de gauche.

 

 

GaucheFresque de Gauche

La fresque de gauche se focalise sur le thème de « créer / construire » La figure principale de la fresque est un travailleur portant une pelle, entrain de contempler le travail terminé. Dans sa poche arrière sort un chiffon rouge, un détail symbolique dans le contexte de cette image. Il y a effectivement une grosse accentuation sur la couleur rouge dans cette fresque, qui, comme mentionné plus haut, est la couleur associée avec l’étape finale du grand Magnum Opus alchimique: Rubedo, l’ »Oeuvre Rouge ».

Dans les enseignements occultes, la transformation alchimique peut apparaitre à plusieurs niveaux différents: a un niveau matériel, où les métaux bruts sont transmutés en or pur, mais aussi un a niveau spirituel et philosophique, où l’homme profane devient un « homme régénéré ». Dans les traditions des sociétés secrètes, le monde entier est considéré comme le sujet de transformation alchimique; il est dit être un plan imparfait ayant besoin d’être « transmuté en or » dans le but de refléter les cieux, d’après l’axiome Hermétique, « Sur la terre comme au ciel ». Est-ce que le Nouvel Ordre Mondial est le « Grand Oeuvre » de l’élite occulte?

 

Géant dormant

Geant
Il est mort ou il dort? Et qu’est ce que veut dire E.Q.?
Un détail étrange sur la fresque est cet homme fusionné avec la terre, apparemment en profond sommeil … ou est-il enterré? Cela rappelle aussi du jeune garçon entrain de dormir sur une peinture à l’AID.


Un pauvre petit garçon entrain de dormir (ou mort) sous une couverture rouge
Détail denver

 

 

 

Quelles sont les significations des fresques?

Comme la plupart d’art élitiste, les fresques présentées au quartier général de Bank of America, la plus grande banque en Amérique, raconte une histoire qui d’une manière peut être décodée par ceux qui savent. Les fresques semblent représenter trois étapes de transformation mondiale – planification, chaos et achèvement – et sont codées en couleur et en restant analogique avec les trois étapes hermétiques alchimiques: Nigredo (noir), Albedo (blanc), Rubedo (rouge). Les fresques ressemblent beaucoup aux peintures murales de l’Aéroport International de Denver, qui représente aussi plusieurs phases progressives d’une transformation profonde de la société après une période d’intense désarroi.

La première fresque présente un large panel de symboles occultes, quelques un directement associés avec la Franc-Maçonnerie. C’est encore plus impressionnant de trouver une telle peinture dans le lobby du quartier général de la banque la plus importante des Etats-Unis et non pas dans une loge Maçonnique… mais il y a peut-être quelques empiètements. Ceux qui « savent » et qui sont initiés aux Mystères sont ceux qualifiés d’accomplir le processus de planification, qui semble être cette représentation de gens en smoking, dont la couleur de leurs cravates va avec la couleur du damier en guise de sol, et qui font les plans pour la génération future, représentée par ce jeune Blond Maçonnique.

Dans la seconde fresque, la persécution civile, les protestations, conflits et répressions ont lieu. Historiquement, les masses sortent les fourches et se mettent à se révolter quand leurs conditions d’existence se détériore drastiquement ou quand des lois profondément impopulaires sont adoptées. Est-ce que ce morceau se réfère à la perte de libertés civiles et la montée d’un état policier? Il y a aussi un aspect métaphysique à cette image, représentée par les corps nus dans un vortex représentant le soleil, implique que cette période de désarroi se passe aussi à un niveau cosmique.

La dernière fresque donne un sens de « mission accomplie », avec la figure dominante qui surveille le travail, tout en faisant passer le message que le « travail n’est jamais totalement finit » alors que les ouvriers travaillent dur dans les sous sols. Cela rappelle le film Metropolis, où une classe de travailleurs esclaves travaillent silencieusement sous terre pour accomplir l’utopie de l’élite. (source)

 


L’histoire secrète de la seconde guerre mondiale

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La Commission des Crimes de Guerre de Yougoslavie, en 1946, aboutit à l’accusation d’une demi-douzaine de prêtres oustachis, parmi lesquels l’ancien franciscain Miroslav Filipovic-Majstorovic, commandant du camp de concentration de Jasenovac.
Ante Pavelic le Führer Croate chef des Oustachis surnommé « le boucher de dieu » et responsable de la mort de 840 000 êtres humains (juifs, orthodoxes, tsiganes, communistes) se cacha au Vatican après la guerre, déguisé en prêtre catholique.
Un rapport déclassifié (12 septembre 1947) du Counter Intelligence Corps, le CIC, les services secrets de l’armée américaine à Rome, prouve aujourd’hui qu’Ante Pavelic était caché par l’Eglise.

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 Le Vatican le fit passer ensuite en secret de Rome à Buenos Aires, vers le régime fasciste de Peron. Lors du décès de Pavelic, en décembre 1959, le pape Jean XXIII prononça personnellement la bénédiction à son égard.

Des filières d’exfiltrations appelées « Ratline » furent en effet mises en place par le franciscain Krunoslav Draganovic qui était un membre du mouvement oustachi afin de protéger les criminels de guerres nazis ou fascistes en se servant de l’or amassé par Ante Pavelic.
L’agent Emerson Bigelow de l’OSS fit un rapport le 21 octobre 1946 concernant un chargement d’or d’une valeur de 200 millions de francs suisses venant de la Banque Nationale de Croatie qui devait servir à financer ces filières. Source : U.S. News and World Report, A Vow of silence p 36, 30 mars 1998.

En plus de Pavelic, Adolf Eichman, Klauss Barbie, Josef Mengele, Franz Stangl (commandant des camps d’extermination de Sobibor et de Treblinka) pour les plus connus bénéficièrent de la filière « Ratline ».
La plupart des criminels nazis et oustachis furent exfiltrés vers l’Argentine où ils mirent en place les escadrons de la mort qui, avec l’aide de la CIA, furent chargés d’assassiner les activistes communistes.
Par exemple, Stangl a avoué que c’est l’évêque Mgr. Alois Hudal lui-même qui lui a fourni un logement, de l’argent et les papiers qui lui permettront ensuite de partir en Syrie (source : Gitta Sereny, « Au fond des ténèbres », Paris, Denoël pp. 311-314).

La plupart des catholiques ne sont pas au courant de cela et dans leur grande majorité, ils étaient contre le racisme et les massacres. En effet, le 14 mars 1937, Pie XI publia l’encyclique « Mit brennender Sorge », condamnant le paganisme et le racisme qui révulsa Hitler et une partie de la haute hiérarchie catholique.
Le point culminant du conflit entre Pie XI, Hitler et Mussolini fut atteint en février 1939, lorsqu’à l’occasion du dixième anniversaire des accords du Latran, le pape convoqua tous les évêques d’Italie (le 11 février exactement) pour leur lire un discours dénonçant les guerres à venir et les persécutions raciales de l’Allemagne et de l’Italie. On l’assassina le 10 février, la veille de son discours.

D’après le cardinal Eugène Tisserant, ce sont Hitler et Mussolini qui firent assassiner Pie XI. Eugène Tisserant était un anti-nazi notoire dont les contacts fréquents avec le directeur de la Surveillance du territoire (DST), Roger Wybot, étaient connus et qui, de plus, était protégé par un agent du contre-espionnage français, Jacques de Pressac.
Roger Faligot, Jean Guisnel, Rémi Kauffer, Renaud Lecadre, dans « Histoire secrète de la V e République » (Paris, La Découverte, 2006), aux pages 603-607 écrivent :
"Le cardinal (Tisserant) avait été affecté en 1917 comme lieutenant au 4e bureau de l’état-major du détachement français de Palestine. Sa connaissance des langues orientales et de la région, où il avait étudié dix ans plus tôt, le fit passer au 2e bureau et à la tête d’un peloton de spahis."
Ancien officier des services secrets français et cardinal, il savait donc de quoi il parlait.
Source : http://www.cf2r.org/fr/notes-histor...

De plus, Tisserant avait été nommé en 1957 gardien des archives secrètes du Vatican et préfet de la bibliothèque Vaticane. Il était donc particulièrement informé et connaissait la plupart des secrets de l’église.

Il déclara à la presse française en janvier que Pie XI avait été empoisonné par le médecin du Vatican qui était aussi le père de Clara Petacci, la maîtresse de Mussolini. Etrangement, Eugène Tisserant est mort quelques semaines plus tard, le 21 février 1972 exactement.
Dans leur livre « Le roman du Vatican secret » Baudouin Bollaert, Bruno Bartoloni confirment cette affirmation. Ancien rédacteur en chef au Figaro, maître de conférences à Sciences Po et à Paris II, Baudouin Bollaert a vécu six années à Rome comme correspondant permanent du Figaro, d’Europe 1 et de La Libre Belgique. Bruno Bartoloni a été correspondant de l’Agence France-Presse au Vatican pendant de longues années. Aujourd’hui, ce journaliste italien de renom suit l’actualité du Saint-Siège pour le Corriere della Sera et Paris Match.
Paris Match publia les révélations posthumes de Tisserant dans son numéro 1201 Du 13/05/1972.
Source : http://gillesbonafi.skyrock.com/286...

Pie XII

Eugenio Pacelli, devenu Pie XII, le 2 mars 1939 succéda à Pie XI, or, son parcours n’est pas anodin.
Il a en effet été nommé nonce apostolique en Bavière en 1917 (évêque la même année). C’est lui qui était chargé de la négociation de tous les concordats avec l’église (Lettonie, Bavière, Pologne, Roumanie, Allemagne).
Il existe un point que personne ne soulève. Le concordat signé entre l’Eglise et l’Allemagne sous Hitler permet en effet d’obliger chaque citoyen allemand à payer un impôt versé à l’Eglise (protestante et catholique), le grand retour de la dîme. D’ailleurs, le 26 mars 1957 la cour constitutionnelle allemande a reconnu la validité du concordat et les allemands paient aujourd’hui encore une dîme évaluée à plus de 8 milliards d’euros par an.

On le voit ici, Pie XII a passé la majeure partie de son temps en Allemagne ce que confirme l’extrait du rapport sur la conversation entre von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich nazi, et Pie XII du 11 mars 1940 :
« Après que le ministre des Affaires étrangères du Reich lui eut transmis les hommages du Führer, le pape ouvrit l’entretien en rappelant ses dix-sept années d’activité en Allemagne. Il dit que ces années passées dans l’orbite de la culture allemande correspondaient certainement à la période la plus agréable de sa vie, et que le gouvernement du Reich pouvait être assuré que son cœur battait, et battrait toujours pour l’Allemagne ».
( Source : Archives secrètes de la Wilhelmstrasse, RAM. 10 A).

Il fut donc directement impliqué avec von Papen dans la politique du Vatican qui a favorisé l’accession au pouvoir des nazis et surtout, c’est lui qui a donné l’ordre à Ludwig Kaas (un prélat catholique sous sa responsabilité directe), le dirigeant du Zentrum, de voter en faveur de Hitler en 1933.
Ludwig Kaas entretenait des relations de longues dates avec Pacelli lorsqu’il était nonce du pape en Bavière et en Allemagne. Kaas était devenu son conseiller car il était spécialiste des relations entre l’état et l’église catholique et professeur de droit canon. Il accompagnait souvent Pacelli dans ses voyages à Rome. Celui-ci lui fit d’ailleurs obtenir un poste à Rome de notaire papal le 20 mars 1934, et, le 20 août 1936, de secrétaire de la Congrégation de la Fabrique de S. Pierre (chargé de l’entretien et de l’administration de la Basilique), une récompense pour ses bons et loyaux services.


Le mystérieux Von Papen

Von Papen (1879 – 1969) fut vice-chancelier de Hitler du 30 janvier 1933 au 7 août 1934, puis ambassadeur, d’abord à Vienne (1934) ensuite à Ankara jusqu’en 1944.
Il fut le seul acquitté au tribunal de Nuremberg puis condamné par les tribunaux de dénazification. Face au tollé soulevé il purgera cinq ans dans une prison dorée avant de terminer chambellan du pape Jean XXIII en 1959, lui aussi récompensé pour bons et loyaux services. Il a d’ailleurs déclaré : « Le IIIème Reich est la première puissance du monde, non seulement à reconnaître, mais à traduire dans la pratique les hauts principes de la papauté. » (Robert d’Harcourt, résistant catholique, de l’Académie Française, Franz von Papen l’homme à tout faire...,journal L’Aube du 3 octobre 1946)


Joachim C. Fest, historien spécialiste du troisième Reich et mondialement reconnu, dans son livre « Les maîtres du IIIe Reich » publié en 1965, reconnaîtra le rôle prépondérant de von Papen dans l’avènement politique du nazisme.

Von Papen était en effet l’éminence grise du Zentrum avant d’en être exclu fin 1932. La Deutsche Zentrumspartei « Centre » était un parti politique catholique allemand, fondé en 1870 et dissout le 5 juillet 1933. En 1933, le dirigeant du Zentrum était un prélat catholique Ludwig Kaas qui, avec l’appui de von Papen fit voter son parti en faveur d’Hitler et lui accorda donc les pleins pouvoirs en lui permettant d’atteindre la majorité des 2/3 au Reichstag, majorité obtenue par l’arrestation avant le vote des députés communistes.
Bien sûr, le Zentrum n’émit aucune protestation.
La loi du 24 mars 1933 visant au « soulagement de la détresse du peuple et de l’État » (Gesetz zur Behebung der Not von Volk und Reich vom 24. März 1933), que certains ont nommé loi des pleins pouvoirs, était une loi allemande adoptée le 24 mars 1933 qui donna à Adolf Hitler le droit légal de gouverner par décret, c’est-à-dire de promulguer des lois sans en référer au Reichstag.

Le vote de cette loi eut lieu juste après l’attentat qu’Hitler avait provoqué en brûlant le Reichstag. Afin de modifier la constitution, il fallait en effet une majorité des 2/3 des voix soit 430 voix or, il manquait à Hitler 90 voix. Les deux partis catholiques, le Zentrum et le BVP (Le Bayerische Volkspartei (BVP - Parti populaire bavarois) fournirent 91 votes.
Tout le monde savait à l’époque que cette loi conduirait à la dictature et il est intéressant de constater que Hitler a pris le pouvoir de façon « démocratique ».

C’est encore Eugénio Pacelli, futur Pie XII qui ordonna au Zentrum de s’auto-dissoudre, laissant seul le NSDAP, le parti nazi. Sa responsabilité était totale.
William L. Shirer, dans livre « Le IIIe Reich - Des origines à la chute », écrivit que von Papen a été « plus responsable de l’avènement d’Hitler que tout autre Allemand » or, il ne faut pas perdre de vue qu’il était lui aussi sous les ordres directs du futur Pie XII.

Après le concordat, von Papen ira plus loin. Il comptait en effet tout faire pour se débarrasser des SA, la Sturmabteilung (Section d’assaut) l’organisation paramilitaire du NSDAP (le parti nazi) qui prônait une révolution sociale et effrayait la droite conservatrice fidèle à l’église.
Le soutien de l’église et des grandes multinationales avait pour condition l’abandon d’une politique économique et sociale que certains jugeaient communiste.
Le 17 juin 1934, il prononça donc le fameux discours à l’université de Marbourg qui signa l’arrêt de mort des SA.
Il les accusa donc d’utiliser des « méthodes terroristes dans le domaine de la justice » et surtout affirma que « l’Allemagne ne saurait vivre dans un état de troubles perpétuels, dont nul ne voit la fin ». Savamment orchestré et relayé par les médias (le Frankfurter Zeitung) ce qui était étrange dans un pays hyper contrôlé, le discours fit l’effet d’une bombe dans l’opinion.
Hitler ordonna donc le massacre, la nuit des longs couteaux, qui eut lieu du 29 juin au 2 juillet 1934.

Ernst Röhm avec une centaine d’officiers de la Sturmabteilung furent sauvagement assassinés et remplacés par les SS. Un millier d’arrestation brisa net la SA. Hitler en profita pour faire assassiner Jung, von Bose et Klausener qui avaient participé au discours de Marbourg.
On le voit ici, c’est l’intervention directe de von Papen qui a tout déterminé et d’ailleurs, Hitler lui en voudra énormément. Il n’avait pas supporté que l’on décide de ce qu’il fallait qu’il fasse, des orientations de son parti, mais il n’avait pas le choix, des forces supérieures étaient en jeu. Ainsi, le 7 août 1934, il obligea von Papen à démissionner. Pourtant, il restera un fidèle soutien de la politique allemande et Winston Churchill, dans son ouvrage « L’orage approche », raconta que le but d’Hitler en nommant von Papen ambassadeur en Autriche était de « miner la position des personnalités marquantes de la politique autrichienne, ou les gagner à la cause allemande ».

D’ailleurs, après l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie en 1938 il obtiendra du cardinal Innitzer qu’il ordonne que toutes les églises d’Autriche prient pour Adolf Hitler à chacun de ses anniversaires et arborent le drapeau à croix gammée.
Le Vatican désirait en effet briser l’Hégémonie de la Prusse protestante en faisant entrer l’Autriche catholique au sein du Reich.
Le Mercure de France du 15 janvier 1934 à la page 262 explique par ailleurs :
« Au Vatican, on avait, pendant longtemps, pensé, en effet, à changer le centre de gravité du Reich grâce à l’Anschluss : la compagnie de Jésus travailla ouvertement dans ce sens, surtout en Autriche. Or, l’on sait à quel point Pie XI compte sur elle pour faire triompher ce qu’il appelle « sa politique ».

Annie Lacroix-Riz, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VII publia dans Golias, n° 63, novembre-décembre 1998, p. 52-59 une étude dont une partie est intitulée « La politique Vaticane jusqu’aux années trente » et dont voici un extrait essentiel pour comprendre :

« De cette politique à l’Est, la dimension anti-serbe - les Serbes apparaissant comme les principaux ennemis de l’expansion autrichienne - s’imposa avec une continuité totale, sans négliger un seul pontificat, à commencer par celui de Léon XIII, ouvert l’année même de la naissance définitive de la Serbie au congrès de Berlin de 1878...

Vienne s’appuya ouvertement dans sa mission anti-serbe sur la Curie et sur ses prélats, en tête desquels figurait Stadler,évêque croate de Sarajevo depuis les années 1890, chef de fait des jésuites voués à la catholicisation des masses, et décrit en ces termes par le consul de France à Sarajevo : « il est devenu en peu de temps un des gros capitalistes de Bosnie-Herzégovine comme il en est aussi un des politiciens les plus actifs. Ses seules préoccupations semblent être de thésauriser et d’autrichianiser ». « Très allemand d’origine et de sentiments », d’une extrême violence, cette brute était un spécialiste de la conversion forcée, dont les épisodes répétés étaient rapportés avec indignation par les diplomates français : les musulmans, population de même souche que tous les Slaves de cet ensemble balkanique, mais constituée des héritiers des propriétaires fonciers qui avaient emprunté à l’ère de la conquête ottomane la religion du vainqueur, et que Vienne s’efforçait de séduire contre les Serbes, se plaignaient à cet égard du prélat presque autant que les Serbes orthodoxes.

La ligne Stadler, fixée par Vienne et le Vatican, incarnait la ligne d’expansion du germanisme et du catholicisme contre le slavisme et l’orthodoxie adoptée dans la perspective du règlement de comptes imminent. Le régime impérial, après avoir transformé en arsenal, croatisé et catholicisé en masse, de gré ou de force, la Bosnie-Herzégovine qu’elle dirigeait de fait depuis le congrès de Berlin de 1878,
l’annexa enfin en octobre 1908. »

Surtout, c’est Eugénio Pacelli qui a oeuvré en faveur d’une politique de conversion dans les pays orthodoxes, l’axe central de la politique de l’église dans les pays de l’Est.
Outre les soutiens de l’église, Hitler pouvait aussi compter sur ceux de la grande finance et des grandes multinationales. Ford, IBM, IG Farben, finançaient ainsi à tour de bras le régime d’Hitler. Le grand père de Georges Bush fut lui-même impliqué et tous désiraient un pouvoir fort de type fasciste permettant la fusion de l’église, des entreprises et de l’état.
Hitler avait d’ailleurs été consacré « homme de l’année » par le magazine Time en janvier 1939.
http://erichunt.net/wp-content/uplo...

Nous le voyons ici, l’histoire officielle doit être réécrite. La seconde guerre mondiale (l’œuvre au noir fasciste et nazie) devrait être analysée sous l’angle d’une guerre qui a surtout exterminé les athées communistes, les juifs et les orthodoxes, une guerre de religion, une croisade, ce que personne (ou presque) ne fait.