Sclérose en plaques, lupus, inflammations du système nerveux... Autant de maladies que Me Jean-Christophe Coubris, l'avocat de la première plaignante contre le Gardasil, attribue notamment au vaccin controversé destiné à prévenir le cancer du col de l'utérusGrande

95106765

Ce mercredi, l'avocat a indiqué que vingt-cinq nouvelles plaintes allaient prochainement être déposées contre l'entreprise franco-américaine qui commercialise Gardasil, Sanofi Pasteur MSD (Merck). 

Ces nouvelles plaintes pour «blessures involontaires, violation d'une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et de prévention» seront également déposées contre l'agence du médicament (ANSM) avant la fin du mois et auprès du parquet du Pôle de santé du tribunal de Grande Instance de Paris. 

«Le point commun entre toutes ces affaires est le délai très court entre l'injection du Gardasil et les premiers symptômes de la maladie», a justifié l'avocat, précisant qu'il espérait la désignation rapide d'experts. Une pétition réunissant plus de 420 médecins réclame par ailleurs une mission parlementaire sur ce vaccin.

Lien d'«imputabilité» entre le vaccin et une inflammation nerveuse 
Une plainte similaire avait déjà été déposée en novembre dernier auprès du parquet du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) par Marie-Océane Bourguignon, 18 ans, qui avait développé une inflammation du système nerveux, après une injection de Gardasil. Elle avait été vaccinée à 15 ans, comme quelque 2,3 millions d'adolescentes françaises ainsi traitées préventivement contre ce cancer touchant près de 3 000 personnes annuellement et qui fait environ un millier de décès. Son dossier s'appuyait sur une double expertise qui avait, selon Me Coubris, pour la première fois conclu «au lien d'imputabilité» entre le vaccin et la pathologie présentée par Marie-Océane.
http://www.leparisien.fr/societe/vaccin-gardasil-25-nouvelles-plaintes-bientot-deposees-02-04-2014-3734449.php