énergies cosmiques reçues par la Terre

Hugh Benson, pasteur anglican converti au catholicisme et passé à l’Eglise romaine en 1903 fut sans nul doute un visionnaire inspiré.

Visionnaire parce que, en 1906, il avait déjà vu la place que prendraient l’électricité et les transports, y compris l’aéronautique, qui n’existait pourtant pas à cette époque.

hugh-bensonVisionnaire parce qu’il voyait l’avènement du socialisme et du communisme dès 1917 (alors qu’il est décédé en 1914), et qu’il décrit la progression d’une société repoussant le surnaturel pour embrasser le matérialisme, préparant ainsi le terrain à l’avènement de l’Antéchrist, qu’il fixe au début du XXIème siècle, sans préciser de dates.
C’est exactement ce qui s’est passé, comme je l’ai déjà démontré avec le siècle de satan (1914-2014).

Visionnaire parce qu’il voit la fin de l’Eglise établie en 1929 (en Angleterre dans le livre, mais la portée de sa vision est universelle). Or selon moi, les accords de Latran du 11 février 1929 qui créent l’Etat moderne du Vatican que nous connaissons aujourd’hui, sont une étape décisive dans le processus de transformation et de modernisation d’une Eglise s’acoquinant avec le monde, et jouant petit à petit le rôle de la Grande Prostituée.

Et enfin, visionnaire parce qu’il avait perçu la diabolique stratégie de l’adversaire : la création de la religion de l’homme, appelée religion de l’humanité ou humanitarisme dans le livre.

La seule chose qu’il ne pouvait pas prévoir, et avec lui tous les exégètes et théologiens du XIXème siècle, c’est que l’Eglise catholique elle-même embrasserait cette religion de l’humanité.
Pour Benson, celle-ci est créée par le pouvoir civil et génère de nombreuses apostasies chez les catholiques, perçus comme les derniers fossiles d’un monde désormais révolu. Mais, aussi petite soit-elle, l’Eglise catholique reste fidèle à la tradition, y compris en la personne du pape, qui mène la barque malgré les soucis et les persécutions.
Alors qu’en réalité, l’Eglise a été trahie par sa hiérarchie, y compris au plus haut niveau depuis Jean XXIII, le petit troupeau restant n’ayant même pas de chef, hormis, évidemment et heureusement, la Sainte Trinité, soutenu par les grâces essentielles prodiguées par le Saint-Esprit.
Mais qui pouvait imaginer un plan aussi machiavélique ?

Je vous propose donc de découvrir ensemble comment Hugh Benson décrit, en 1906, cette religion de l’Humanité, et de bien lire et relire ses descriptions en faisant le parallèle avec le discours de l’Eglise conciliaire depuis Vatican II, afin de bien comprendre ce qui différencie la religion de l’homme de la religion de Dieu, même quand la première est vantée par ceux censés défendre la seconde.
Cela vous permettra de mieux comprendre le grand remplacement qui s’est opéré en un siècle, et de mieux percevoir le piège tendu par l’humanisme.

En italique les textes de Benson, entrecoupés par mes commentaires.

Sur l’humanitarisme
« L’humanitarisme est en train de devenir lui-même une religion organisée, malgré sa négation du surnaturel. Il s’est associé au panthéisme ; sous la direction de la franc-maçonnerie, il s’est créé des rites qu’il ne cesse point de développer ; et il possède lui aussi un Credo : l’homme est dieu, etc. Il a donc désormais un aliment effectif et réel pouvant être offert aux aspirations des âmes religieuses : il comporte lui aussi une part d’idéal, tout en ne demandant rien aux facultés spirituelles. »

Son Credo, on le connaît, ce sont les droits de l’homme, en remplacement des commandements de Dieu.
Benson a très bien vu : en donnant un idéal aux gens, vous donnez l’illusion du bien, alors que l’idéal en question n’est pas divin mais humain, donc faussé à la base. L’amour de l’homme sans l’amour de Dieu n’est pas viable.
D’ailleurs on ne parle pas d’amour des autres mais de respect des autres, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Sur les progrès de la psychologie
« Autrefois, nous n’avions contre nous que le matérialisme pur et simple [c’est un catholique qui parle] ; et bien des hommes le trouvaient trop cru, trop grossier. Maintenant voilà la psychologie qui remplace l’ancien matérialisme et qui, au lieu de nier le surnaturel, se pique de l’admettre en l’expliquant à sa façon ! »

Ceci me fait penser aux cellules psychologiques mises en place systématiquement dès qu’il y a un drame. Ce phénomène est récent, il a 10 ou 15 ans. Seule la perte de la spiritualité et le besoin de la remplacer par autre chose (humain, toujours, évidemment) expliquent cette démarche. Non seulement le monde a perdu tous ses repères, mais en plus on lui en donne de nouveaux qui ne le-maitre-de-la-terresont pas les bons.

Sur les progrès du panthéisme
Benson voyait « qu’un panthéisme quiétiste [avait] pendant tout le vingtième siècle, fait des pas de géant aussi bien dans l’Est que dans l’Ouest. »
La population avait appris « pour toujours les principes de l’Evangile nouveau, à savoir qu’il n’y avait d’autre dieu que l’homme, d’autres prêtres que les chefs d’Etats, ni d’autres prophètes que les maîtres d’école. »

Demandez à vos enfants de vous faire lire ce qu’ils apprennent en instruction civique à l’école, si ce n’est le parfait manuel du petit républicain démocrate où la loi et l’Etat-providence remplacent Dieu, confiné à la sphère du privé. Un véritable nouvel évangile.
Exactement le panthéisme quiétiste, c’est-à-dire qui s’impose lentement, simplement, en toute quiétude, mais aussi inexorablement et totalitairement.

Le calme avant la tempête
Juste avant l’avènement de l’Antéchrist, un prêtre catholique exprime ce sentiment prémonitoire, que j’attribuerai bien aux temps actuels :
« Vous êtes-vous jamais trouvé en mer, pendant le calme qui précède un typhon ?
C’est ce calme qui est la chose la plus effrayante ! La mer est comme de l’huile ; vous avez la sensation d’être à demi-mort ; vous ne pouvez rien faire, et puis arrive la tempête.
Avant toutes les catastrophes, ce calme se produit. »

L’hymne maçonnique
Dans le livre, cet hymne est devenu universel, un peu comme un hymne national. Lisez bien et réfléchissez au discours de l’Eglise conciliaire :
« Les vers étaient composés avec un heureux mélange de zèle et d’adresse pour l’exaltation de l’idée humanitaire. L’hymne entier avait une allure religieuse ; un chrétien même, à la condition de ne pas trop réfléchir, aurait pu le chanter sans scrupule.
Et pourtant sa signification était assez claire : c’était la substitution de l’homme à Dieu comme objet du culte. L’auteur y avait introduit jusqu’à des paroles du Christ, disant, par exemple, que le Royaume de Dieu résidait dans le cœur de l’homme, et que la plus grande de toutes les grâces était la charité. »

Un chrétien aurait pu le chanter sans scrupule : c’est remarquable d’anticipation car aujourd’hui, tous les chrétiens (conciliaires) glorifient l’hymne maçonnique liberté, égalité, fraternité au lieu des vertus théologales de foi, espérance et charité. Ecoutez les prêtres conciliaires dans leurs homélies : ils parlent de solidarité et de fraternité plutôt que de charité. Le grand remplacement de la religion de Dieu par celle de l’homme est effective dans l’Eglise elle-même ! Comme le dit si bien Benson, on peut dans ces conditions donner une allure religieuse à ses textes et même citer des phrases de Jésus lui-même, puisqu’au final on aboutit à déifier l’homme ! Exactement la stratégie des papes depuis Vatican II.
Comment faire comprendre aujourd’hui à un chrétien sincère qu’on peut citer le Christ ou l’évangile tout ne se préoccupant que du corps (le matériel) et non de l’âme (le spirituel), et qu’ainsi on arrive à supplanter Dieu par l’homme dans les cœurs tout en faisant croire qu’on agit en conformité avec la volonté divine !
C’est remarquable de désorientation diabolique.

Le progrès détourne l’homme de Dieu
Le pape remarque « que dans l’ensemble, les récentes découvertes de l’homme tendaient à distraire les âmes immortelles de la contemplation des vérités éternelles. »

Et encore, Benson n’avait imaginé ni la télévision, ni l’informatique, ni le monde de l’électronique, très difficilement anticipables même au début du XXème siècle. Le progrès technique et scientifique et sa conséquence, l’urbanisation, nous éloignent effectivement de la contemplation spirituelle et de la vie naturelle. La vie selon la loi naturelle et la proximité avec la nature poussent l’âme à la contemplation divine, c’est pourquoi notre monde démoniaque nous en sépare et nous habitue aujourd’hui à agir et à penser à l’inverse de ces lois naturelles.
Il n’y a pas que les comportements qui soient en jeu ; je me souviens d’une interview l’année dernière de la ministre Najat Vallaud-Belkacem qui disait « Ce sont les mentalités qu’il faut changer ». Ca a le mérite d’être clair.

Des noms prémonitoires
Encore un aspect visionnaire d’Hugh Benson : l’avant-dernier pape, avant Petrus Romanus (qui prend le nom de Sylvestre dans le livre), a pour nom Jean XXIX ! Incroyable non ?
Sauf que ce Jean-là n’est pas un traître.

Plus fort encore, dans le livre l’Antéchrist impose la religion de l’humanité à l’ensemble des populations et en Angleterre (mais comme je l’ai dit, Benson étant anglais, il y situe naturellement l’essentiel du déroulement de l’intrigue, sachant que celle-ci a une portée universelle), celui qui prend la tête de cette nouvelle religion est un prêtre défroqué du nom de Francis !
Oui, vous avez bien lu : le grand cérémoniaire de la nouvelle religion de l’Antéchrist, en quelque sorte le faux prophète, porte le même nom que le pape actuel (Francis = François en anglais).

La stratégie de Satan
« Depuis les cent dernières années, on pouvait nettement apercevoir que les méthodes du conflit étaient en train de changer :
- L’Europe s’était décidément fatiguée des luttes clandestines ; (…)
- Ce changement était illustré, dans la sphère spirituelle, par le développement de la religion humanitaire ; (…)
- [on arrivait finalement à] une réconciliation du monde entier sur des bases autres que celle de la vérité divine ; (…)
- Au lieu du chaos prophétisé, voici que se formait une unité sans équivalent dans l’histoire ; chose d’autant plus dangereuse qu’elle contenait plus d’éléments incontestablement bons ; (…)
- Les vertus naturelles s’étaient soudainement épanouies, tandis que les vertus surnaturelles avaient été méprisées. La philanthropie avait pris la place de la charité, le contentement celui de l’espérance, et la science s’était substituée à la foi. »

Pour mieux comprendre certains extraits, dans le livre l’Antéchrist accède au pouvoir grâce à une intervention évitant un conflit mondial. La vision de Benson est d’une incontestable acuité car le monde entier est effectivement d’accord dès qu’il s’agit de contrer l’enseignement traditionnel du Christ, et de construire un nouveau monde sur d’autres bases, entièrement matérielles et humaines. D’où le remplacement des vertus théologales par des activités humaines positives en apparence.

Les attaques de satan
Là aussi, lisez bien tellement c’est prémonitoire.
« Jadis, dans les premiers temps du christianisme, l’attaque de satan s’était produite sur le corps, avec des fouets, avec du feu, et des bêtes féroces ; au seizième siècle, elle s’était produite sur l’intelligence ; au vingtième siècle, elle avait eu pour objet les ressorts les plus intimes de la vie morale et spirituelle.
Maintenant, il semblait que l’assaut allait être dirigé des trois côtés à la fois. Cependant, ce qui méritait surtout d’être craint, c’était l’influence positive de l’humanitarisme.
Celui-ci arrivait entouré de puissance ; il saisissait vivement l’imagination ; affirmant sa vérité au lieu de chercher à la prouver, il pénétrait dans les âmes bien plus profondément qu’au moyen de discussions et de controverses ; il semblait se frayer un chemin, presque directement et sans résistance, jusqu’au plus secret des replis du cœur. Des personnes qui avaient à peine entendu son nom se déclaraient prêtes à y adhérer ; des prêtres avaient la sensation de l’absorber, comme naguère ils absorbaient Dieu dans la communion. (…)
L’âme naturellement chrétienne paraissait en train de devenir l’âme naturellement infidèle. »

Et là, Benson a une géniale intuition :
Enfin, le pape « s’attendait à voir, d’un jour à l’autre, l’humanitarisme revêtir le déguisement de la liturgie et du Saint Sacrifice ; quand il aura réussi à obtenir l’adhésion des peuples pour ce déguisement sacrilège, c’en serait fait de la cause de l’Eglise, si Dieu ne consentait pas à intervenir. »

C’est pourquoi Vatican II ne peut être canonisé le 27 avril prochain sans déclencher la justice de Dieu. Car l’humanitarisme est aujourd’hui dans le Saint des Saints, dans la bouche de tous les prêtres et du souverain pontife (surtout !), et cette religion de l’homme ne peut être déclarée comme sainte sans crucifier Notre-Seigneur une seconde fois. Oui Dieu va intervenir car la coupe est pleine.

Les principes de la religion de l’humanité
L’Antéchrist transforme l’humanitarisme en religion de l’humanité, qui devient obligatoire, et répond aux principes suivants :
« La Vie était l’unique source et l’unique principe de la religion naissante, la Vie revêtue des robes splendides du culte ancien.
C’était un catholicisme sans christianisme, une divinisation admirable de l’humanité.
L’objet de l’adoration n’était point l’homme, mais l’idée de l’homme, privée simplement de son élément surnaturel.
Le sacrifice lui-même était reconnu, l’offre volontaire de soi répondant à l’un des instincts fonciers de notre nature ; mais sans aucun caractère de contrainte, sans l’ombre d’une expiation imposée, par un pouvoir transcendant, à la culpabilité originelle de l’homme. »

Ceci montre bien la subtilité et l’intelligence diabolique du système : l’homme s’adore sans vraiment le dire, mais en vérité il divinise ses actions et se permet de modifier la création de Dieu (par la génétique, notamment). Il croit s’adresser à Dieu avec des attitudes vaguement spirituelles (cf l’église conciliaire d’aujourd’hui) mais toutes ses pensées et ses actions sont uniquement matérielles et centrées sur l’être humain et non sur l’âme.

Religion de l’homme versus religion de Dieu
Réflexions du pape sur la nouvelle religion :
« Il voyait, par exemple, que tandis que la religion de l’humanité tâchait d’abolir la souffrance, celle-ci était un fait qui jamais ne se laisserait supprimer et que la religion divine était autrement raisonnable, qui reconnaissait la souffrance pour nécessaire, et lui accordait une place dans le plan total du Créateur.
Ou bien il se rendait compte que, tandis que d’un certain point de vue, ses sens ne découvraient que l’aspect matériel du tissu composite de la vie universelle, d’un autre point de vue le surnaturel se révélait à lui avec non moins de certitude et de réalité.
Il comprenait que la religion de l’humanité ne pouvait apparaître vraie que si l’on négligeait, au moins, une moitié de la nature de l’homme, de ses aspirations et de ses misères ; tandis que le christianisme avait en tout cas le mérite d’admettre tout ce que contenait cette nature, si même il ne parvenait pas à tout expliquer. »

Eh oui, quand satan s’attache à supprimer l’aspect spirituel de l’être humain pour ne se focaliser que sur l’aspect matériel, celui-ci ressemble à une bête, avec l’intelligence en plus certes, mais au service de ses sens ou de son cœur, pas de son esprit ni de son âme. Pas étonnant que l’écriture, Apocalypse inclut, compare les êtres démoniaques à des bêtes.
N’oubliez pas ces paroles, au dernier chapitre de l’Apocalypse : « Dehors les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, les homicides et les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge. » (Apoc. 22, 15)
Le Christ est clair : dehors !, et ses mots sont très durs : les chiens !

Conclusion
L’histoire se termine par la persécution des derniers catholiques, obligés d’abjurer ou de mourir, lorsque l’Antéchrist, ayant repéré l’endroit où se cache le dernier pape, s’apprête à l’anéantir, lui et les derniers cardinaux. C’est alors la fin du monde, en un éclair et en un instant, au matin de la Pentecôte, à 9h. L’heure à laquelle le Saint-Esprit descendit sur les apôtres et la Sainte Vierge.

Les seuls signes avant-coureurs imaginés par Benson, outre la persécution (sanglante en l’occurrence) des chrétiens, sont de nombreuses catastrophes naturelles dans les mois et les jours qui précèdent (terribles tremblements de terre, typhons, tempêtes, réveil de volcans…) et une chaleur accablante sévissant sur toute la terre.

http://legrandreveil.wordpress.com/2014/01/23/la-religion-de-lhumanite/