Franc-Maçonnerie Et Confréries Soufies

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Au tout début du XVe siècle, une forme de sociabilité prémaçonnique originaire du midi de la France – l'Ordre de la Grappe – est apparue à Istanbul dans le milieu des marchands français et s'est trouvée très rapidement apparentée par les Turcs à leurs confréries soufies.

La même attitude a été adoptée face à la franc-maçonnerie à Istanbul, en Anatolie et même dans les provinces arabes de l'Empire, en particulier en Égypte. Réci­proquement, les confréries soufies ne laissaient pas les francs-maçons indiffé­rents.
Un intellectuel juif égyptien, James Sanua, soulignait, au début du xxe siècle, que les confréries de derviches méri­taient d'être étudiées de plus près parce qu'elles présentaient plusieurs parentés avec la franc-maçonnerie.
De même, J. P. Brown, Grand Maître de la Grande Loge Provinciale de Turquie « Grande Loge d’Angleterre » basée à Istanbul, et orientaliste spécialisé dans l'étude du soufisme, a écrit que les derviches de la confrérie mélami « se considéraient qua­siment comme des francs-maçons et qu'ils étaient tout disposés à fraterniser avec ces derniers ».
En 1867, cette confré­rie avait la réputation, d'après Brown, d'être une association de « francs-maçons musulmans ».

Dès le milieu du XIX ° siècle, plusieurs membres de confréries religieuses (appe­lées tariqa, « voie », en islam) avaient épousé les idées du siècle sous la férule de quelques cheikhs éclairés.
Leur projet était social, politique et religieux, et puis­que sa réalisation passait par une colla­boration avec des Intellectuels ou des politiques occidentaux, quoi de plus naturel que de s'intéresser à la « confrérie » des penseurs occidentaux, à ce qui s'appa­rentait le plus à leur tariqa, avec ses rites et ses secrets, c'est-à-dire à la franc-ma­çonnerie.
Il fallait pour ces soufis être ins­truit sur les usages et les secrets de cette tariqa occidentale, à la seule différence que ces secrets étaient de l'ordre du phi­losophique et du social plutôt que reli­gieux et mystiques (secrets de la réussite politique et technologique de l'Occi­dent...).
La spiritualité n'en était pas ab­sente mais elle n'était pas prioritaire pour la plupart d'entre eux. Le rapprochement entre les deux ordres est net ; les francs­-maçons sont, pour les Ottomans et les Arabes, les soufis de l'Occident ; d'ail­leurs, dans les rituels maçonniques tra­duits en turc, on relève, entre autres, que le mot « rite » dans l'expression « Rite Écossais Ancien et Accepté » a été tra­duit par le mot tariqat, ce qui donne « Ta­riqa Écossaise ancienne et acceptée » (Is­koçya fariqat-i qadime ue makbule).
D'un autre côté, les traducteurs des rituels s'étaient inspirés des manuels du compa­gnonnage musulman (futuwwah chez les Arabes ; ahilik chez les Turcs), forte­ment marqués par la mystique soufie, pour rendre de la manière qui leur sem­blait la plus fidèle certains termes maçon­niques français.
À noter qu'en Iran aussi la terminologie du soufisme a facilité la traduction en persan des rituels maçonni­ques.
Les raisons pour lesquelles la franc­-maçonnerie et les confréries soufies ont été apparentées s'expliquent également par l'existence de plusieurs points com­muns et d'analogies, sur le plan symboli­que comme philosophique.
Le fait que ce sont surtout les membres de la confrérie soufie des Bektachis qui sont allés vers la franc-maçonnerie repose sur quelques particularités propres à cette confrérie qui la distinguent des autres Ordres soufis comme la Naqchbandiyya, la Qadirirya ou la Chaxlliyya.
La cérémonie d'initia­tion chez les Bektachis est ce que l'on peut appeler une véritable cérémonie d'initiation avec mort simulée et résurrec­tion, à l'image des mystères* de l'Anti­quité et de la cérémonie du degré de maître dans la franc-maçonnerie.
Cela distingue la confrérie des Bektachis des autres confréries où l'initiation consiste généralement dans la transmission de la technique de prononciation des prières répétitives (dihkr).
D'autres ressemblan­ces, sur le plan des symboles, entre ces deux confréries ont parfois amené leurs membres à s'entraider.
Autre point com­mun entre ces deux ordres, la confrérie des Bektachis est une société secrète qui n'admet dans ses assemblées que des membres de l'Ordre, à la différence en­core des autres confréries dont les réu­nions sont ouvertes à tous les musulmans et même aux non-musulmans.
Enfin, la nécessité de conserver le secret de ce qui aura été vu et entendu en assemblée est un des grands principes de cet Ordre soufi, comme en franc-maçonnerie.
Une tolérance, inhabituelle en islam et dans les Ordres mystiques en général à l'égard des autres religions, caractérise aussi la confrérie des Bektachis.
Cela n'a pas été sans provoquer la fureur de nombreux hommes de religion « mollah », prompts à dénoncer l'hérésie d'une telle organisa­tion.
Ainsi, comme les francs-maçons, les Bektachis ont été accusés d'être des athées. Un auteur français, de passage dans l'Empire, en 1899, disait des mem­bres de cette confrérie qu'ils étaient « sceptiques, épicuriens, très jaloux du pouvoir, un peu socialistes, mais par ail­leurs désintéressés et philanthropes ».
Quant à Riza Tevfik, Grand Maître du Grand Orient Ottoman et poète bektachi, il écrivait que « cet Ordre de derviches est le plus libéral parmi tous les autres Ordres ésotériques ».

On signalera en outre le séjour en Tur­quie, entre 1908 et 1913, d'un certain Ru­dolf Freiherr Sebottentorf, occultiste alle­mand membre de la Société de Thulé, qui fréquenta, à cette occasion, les loges maçonniques turques et les assemblées de Bektachis.
Mais ce dernier ne nous donne pas, dans son étrange ouvrage – La Pratique opérative de l'ancienne franc-maçonnerie turque (1924) –, un pa­norama fidèle de ce qu'était cette confré­rie soufie.
Il semble que Sebottentorf se soit employé à construire un système nouveau à l'intention des seuls Occiden­taux ; on lui attribue aussi la constitution d'une « loge mystique » à Istanbul où il dénonçait l'état de décadence de la franc-maçonnerie moderne.

Plusieurs tentatives de fusion entre la franc-maçonnerie et les confréries soufies sont apparues dans l'Empire ottoman et en Iran au tournant du siècle : la première a donné, en Iran, en 1899, l'organisation Andjouman-i Oukhoumwat dissoute en 1979 par la République islamique d'Iran ; la seconde tentative, qui fut de courte durée (1920-1925), a vu la naissance, en Turquie, de la Tariqat-i salahiyye*.

Enfin, il importe de noter que la vision de la franc-maçonnerie comme tariqa occi­dentale n'a pas totalement disparu avec l'effondrement de l'Empire et la nais­sance de la Turquie moderne (1923).
On sait que parmi les premières mesures an­ti-religieuses prises en 1925 par Atatürk se trouvait la suppression des confréries soufies.
Cette mesure est encore en vi­gueur aujourd'hui en dépit des protesta­tions des musulmans. Or, en 1977, dans un quotidien turc, des religieux ont exigé pour leurs tariqat le même droit, c'est-à­-dire la liberté, que celui qui avait été oc­troyé, en 1948, par la République d'Ata­türk à la société qu'ils considéraient comme leur équivalent, la franc-maçon­nerie : « Les loges (dergah) de l'islam sont encore fermées, mais celles des francs­-maçons sont ouvertes, laissez donc le soufisme s'épanouir en toute liberté. »
Source Documentaire : Encyclopédie de la franc-maçonnerie – Auteur  Thierry Zarcone –
Source Documentaire : http://averroes-roubaix.org

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L'onde immonde du Mondial de football

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Au Moyen-Âge, « taper dans la tête du Danois » était un jeu communément pratiqué par les enfants anglais qui s'amusaient à taper du pied dans les crânes des guerriers danois abandonnés sur les champs de bataille. Cette pratique scabreuse fut reprise par les Loges anglaises qui élaborèrent, vers le milieu du XIXe siècle, les règles du moderne football. Mais quel intérêt peuvent avoir des Loges à inventer des jeux sportifs ?

Un terrain de football est un espace rituel où chaque élément a été pensé en vue d'une opération magique. Ce rite se déroule sur le tapis vert de la nature éclairée de soleils artificiels. Dans l’univers footballistique, la nature est rasée, réduite à sa plus simple expression : une pelouse artificielle, piétinée sans conscience.
Dans cet univers, il n’y a plus aucune forme de verticalité. Tout est fait pour que la conscience se projette exclusivement dans l’horizontalité. Les projecteurs surpuissants, quant à eux, éclairent ce qui est en fait la version moderne et décadente des drames-mystères de l’Antiquité. Dans ce spectacle, ce n’est plus, aujourd’hui, la lumière des bougies ou des torches qui réchauffe les âmes, mais la lumière électrique aveuglante qui prépare l’humanité à poursuivre sa chute vers un monde toujours plus artificiel.

L'impact psychologique du jeu sur les foules, sa capacité de galvaniser les instincts primaires en générant une émotion collective – qui devient colossale lorsque la partie est médiatisée – cela répond à des lois ésotériques que connaissaient les inventeurs du football.

Des symboles inversés

Les pentagrammes qui ornent la balle de cuir figurent l'âme humaine, car c'est dans cette figure géométrique que s'inscrit l'étoile à cinq branches — symbole de l'âme illuminée, selon les Pythagoriciens.
Voyez dans quoi on tape avec la partie la plus basse du corps ! Le jeu dépend uniquement de l'usage mécanique des pieds, la noble main étant presque totalement évacuée. Tout est fait pour focaliser la conscience sur la partie inférieure du corps.
Pendant une heure et demie, les joueurs tapent du pied dans une sphère représentant la tête. On cogne dans le pentagramme qui symbolise l'âme, tout en s'interdisant l'usage des membres supérieurs, évacuant ainsi l'intelligence au profit de l'instinct primaire. De plus, on s’efforce de mettre « l’âme » dans un filet…
Signalons que le recours aux membres supérieurs est obligatoire pour les remises en jeu. Lorsque la sphère sort des limites du terrain, il faut immédiatement agir — les bras étant le symbole de l’action — et rejeter l’âme dans l’enclos.

Le pentagramme, symbole de l'âme

Ces symboles inversés prédisposent ceux qui participent au rite à aligner leur conscience sur une même fréquence instinctive. Il y a une jouissance inconsciente à voir une sphère heurtée par le pied, comme une profanation libérant une ferveur sexuelle. Il faut entendre le râle qui monte des tribunes, et observer les foules accrochées au mouvement du ballon, pour se convaincre que l'on est en présence d'une opération magique ténébreuse.

Tout ce qui est de l'ordre de la pensée individuelle est totalement éliminé. C'est précisément cette communion sur la fréquence collective la plus basse dont raffolent les masses. Chacun peut laisser libre cours à son instinct bestial, éructant, hurlant, injuriant, dans un dégagement alors démesurément amplifié par la foule. Le football fait fusionner les êtres par la résonance des instincts primitifs.

Au moment de la coupe du monde, près de quatre milliards d'êtres humains vibrent ensemble sur une même fréquence instinctive. C'est un phénomène prodigieux, unique dans l'histoire de l'humanité.

Les rues et les places du monde sont désertées. Les âmes inconscientes sont rivées au même écran, au même moment et dans la même disposition psychique confuse, faite de vacuité et d'avidité. Les gens croient assister à une compétition mais c’est à un véritable rite qu'ils sont conviés. La magie est plus puissante lorsqu'elle est inconsciente.

L’envers du décor

Les participants n’imaginent pas que leur énergie puisse être utilisée pour nourrir des entités sur le plan invisible.

Qu'avaient donc à l'esprit les maîtres occultistes qui ont élaboré le super rituel de la « balle au pied » et qui l'ont imposé comme divertissement international ?
Au niveau le plus basique, ils avaient en tête de récupérer le maximum d'énergie psychique. Évidemment, cet aspect fondamental ne saute pas aux yeux des participants qui n’imaginent pas que leur énergie puisse être utilisée pour nourrir des entités sur le plan invisible.
Car s'il y a du monde dans le stade et devant les écrans, il y a aussi des organisateurs moins visibles qui ne sont pas du tout concernés par le drapeau des pays en lice. Ces êtres, qui surveillent les vagues d'émotion roulant au-dessus de l'arène, sont les véritables organisateurs de l'opération.
Ils ont d’autres préoccupations que les gesticulations de 22 paires de jambes musclées s'agitant sur une pelouse éclairée. Ils surveillent le débit et le niveau énergétique de l'opération. Et, sans doute, se félicitent-ils du résultat, tant les accumulateurs d'éther émotionnel se remplissent rapidement.

L'onde qui se dégage de l'opération magique est d'une fréquence animique très lourde, et elle ne peut induire qu'un état d'exaltation primitif, une transe qui se répand dans les zones inférieures de l’au-delà. Cette vapeur collective est accumulée pour vitaliser certaines entités de l'invisible qui vibrent sur ce type de fréquence.
Précisons que le dégagement énergétique est quantitativement très important mais d'une qualité qui ne peut satisfaire que l'appétit d'entités très basses.

Déviation de l’énergie « nationale »

De tout temps, des rituels ont été organisés pour nourrir des égrégores de plus ou moins basse fréquence. Mais y a-t-il un objectif plus politique derrière cette messe géante qu’est le Mondial ?

Le génie des concepteurs du Mondial est d’avoir mis en compétition tous les pays de la Terre.
Ainsi, chaque être humain est incité à se sentir concerné par les résultats de « son » équipe nationale. En comparaison, les compétitions sportives — comme le cyclisme — qui mettent en lice des équipes indépendantes de toute appartenance nationale, ont beaucoup moins d’attrait émotionnel.

Il faut savoir que chaque être humain, qu’il le veuille ou non, est subtilement lié au pays qui l’a vu naître et qui a donné à son âme des qualités particulières. Les ésotéristes parlent d’« anges nationaux » pour décrire ces forces suprasensibles qui chapeautent chaque peuple et qui constituent le terreau magique dont se nourrit l’âme.
En contrepartie, tous les êtres humains se sentent, en principe, responsables de défendre leur pays lorsque celui-ci est attaqué. Si une puissance étrangère devait l’envahir, une partie de leur être serait galvanisée pour lutter contre cette agression. Sans ce mécanisme d’autoprotection, les anges nationaux n’auraient aucune base immunitaire et auraient depuis longtemps disparu.

Dans le cas du football, lorsqu’on apprend que notre équipe « nationale » est en compétition, quelque chose en nous veut naturellement la voir gagner. Si elle vient à perdre, on en ressentira de l’affliction, et cela même si l’on n’est pas particulièrement « nationaliste ».
Cependant, ce n’est pas « l’ange » de notre pays que l’on soutient en se comportant ainsi ! Car l’énergie émotionnelle émise par notre identification à « l’équipe nationale », s’oriente de fait vers l’égrégore du Mondial.
L’énergie qui devrait, dans un écosystème spirituel sain, être dirigée vers les anges nationaux, est déviée pour nourrir l’égrégore totalement artificiel du Mondial. Les anges nationaux s’en trouvent dévitalisés, tandis que se crée et se renforce un égrégore planétaire qui n’a, au fond, aucune raison d’être si ce n’est celui de vampiriser l’énergie humaine.

Des joueurs mercenaires

Le football utilise la forme apparemment anodine du divertissement de masse, mais il s’agit d’un rite d’une très grande puissance.

Le football utilise la forme apparemment anodine du divertissement de masse, mais il s’agit d’un rite d’une très grande puissance car basée sur les instincts les plus bas de l’homme.
À partir de ces éléments, nous pouvons conclure que la technologie magique du Mondial a pour objectif de fédérer de manière artificielle — et même forcée — les « anges » de tous les pays, réunis sur la fréquence la plus basse.

L’âme de la France est morte le 21 janvier 1793, lorsque le roi a été guillotiné par la République. Ce premier « crime national » a annoncé le chant du cygne des nations, les âmes des peuples s’éteignant les unes après les autres.
Les systèmes politiques modernes parasitaires vampirisent l’âme des peuples, hantent les consciences collectives. Ils ne reculent devant aucun subterfuge pour continuer à faire durer la mascarade nationale, alors qu’en coulisse, le système post-national est déjà en place.

Il est remarquable de parvenir à ponctionner le sentiment patriotique des individus en confrontant des équipes composées de joueurs mercenaires multiethniques qui ont comme seul intérêt commun, celui de toucher les primes !

Inconscients du rituel auquel ils participent, les prolétaires de tous les pays s’excitent, donnent toute leur énergie, pour se laisser retomber encore plus bas quelques semaines plus tard. La magie a opéré.

Alors, avons-nous la force de résister à l’onde immonde du Mondial ?

Joël LaBruyère

http://www.novapolis.fr/universite/document/l-onde-immonde-du-mondial

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