La Pierre de Londres (London Stone) et l'histoire de Brutus le Troyen fondateur de l'angleterre

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La London Stone daterait d’il y a plus de 3000 ans et, on pense plus précisément à l’époque Romaine. Certains pensent qu’elle serait connectée avec le point central mystique de Londres, voir de toute la Grand Bretagne. Elle est considérée comme étant la gardienne de la ville, et etait un lieu de culte et de rassemblement pour les proclamations légales, un endroit où toutes les distances depuis Londres étaient mesurées, en endroit mentionné par Shakespeare et Dickens. La London Stone est maintenant placée à un endroit légèrement différent de sa place initiale et est protégée par une grille en fer dans un mur sur Cannon Street.
  • Époque pré-romaine :
Une des nombreuses légendes raconte que la ville de Londres fut trouvée par Brutus le Troyen – Brutus de Troy – autour de 1070 avant JC soit environ 1000 ans avant l’invasion Romaine. Après la destruction de la ville de Troy, les habitants durent trouver de nouvelles terres. Brutus, un prince troyen, dit avoir été guidé vers l’île blanche d’Albion (l’Angleterre) par la déesse Diana. Après avoir navigué sur la Tamise, il aurait d’abord dut combattre une race de géants menée par Gog et Magog. Puis la ville fut appelée « Troia Newydd » soit la « Nouvelle Troy » qui devint plus tard « Trinovantum » et on appela « Briton » les gens qui y habitaient. Brutus installa son palace à l’endroit où est maintenant le Guildhall, ainsi qu’un temple en l’honneur de Diana sur la colline où y il y a la Cathédrale de St Paul. Certains racontent que la London Stone est une pièce de l’autel de ce temple. Brutus est supposé avoir été enterré sur l’autre colline sacrée connue de nos jours sous le nom de Tower Hill et il y a des statues des Gog et Magog au Guildhall.
On raconte aussi que la London Stone est le reste d’un ancien cercle de pierres qui se tenait autrefois au sommet de Ludgate Hill (là où se tient maintenant la Cathédrale de St Paul). Le Roi Lud vivait dans la ville vers 73 avant JC et on raconte que c’est lui qui l’aurait étendue. Elle devint ensuite connue sous le nom de « Caer-Ludd » soir la « Ville de Lud ». Quand il mourut, il fut enterré à l’endroit que l’on pensait être le plus haut, connu maintenant sous le nom de Ludgate.
D’autres encore pense que la London Stone date de l’époque des Druides et qu’elle aurait pu servir d’autel pour les rituels païens ou bien de pierre pour les sacrifices. Il y en a même qui pense qu’il s’agirait de la pierre de laquelle Arthur aurait retiré Excalibur mais cette thèse est avancée à propos de plusieurs endroit dans le pays donc elle semble peu fiable.
Quoiqu’il en soit ce qui est sure c’est que cet endroit de Londres à été très important pendant longtemps : en 1840, lors de fouilles pour construire les égouts de Bush Lane près de la station de métro Cannon Street, on retrouva des restes de grands murs appartenant à une construction de l’époque pré-romaine, peut être même d’un palace.
  • Époque romaine :
La théorie la mieux acceptée concernant la London Stone se tient durant la construction de la ville fortifiée pendant l’époque romaine. Elle fut établit au point le plus haut, là où la Tamise  pouvait être traversée, et le travail sur la ville commença aux alentours de 50 avant JC. Bien sure, il y avait déjà une population existante mais grâce à la construction de la ville, elle put rapidement bénéficier de sanitaire, de la médecine, de l’éducation, du vin, des systèmes d’irrigation, des rues, des systèmes d’eau fraîche et potable et de la santé publique. Un grand amphithéâtre fut construit à l’endroit du Guildhall – dont les restes sont exposés dans la Guildhall Art Gallery – et plusieurs constructions furent élevées à Ludgate.
Peut être qu’une fois établit, Londres, comme toutes les autres villes de chefs Romains, avait besoin d’un point central. Un mile romain de l’époque équivaut à un peu moins d’un mile anglais de nos jours et les constructeurs des routes plaçaient des bornes avec les miles inscrits dessus pour indiquer les distances donnant ainsi un point de repère pour les voyageurs. Mais pour que ce système fonctionne, il fallait un seul point de référence. Augustus ordonna une pierre centrale, placée dans le forum de Rome : une colonne de marbre de 2,5 mètres de haut, recouverte de bronze et connue sous le nom de Milliaire d’Or. Cette colonne marqua le départ, le « point zéro » pour les mesures des « autoroutes » romaines. Il y a une colonne similaire à Constantinople et la London Stone est peut être le reste d’une colonne comme celle-ci.
  • L’histoire et la London Stone :
Selon l’historien du 16ème siècle John Stowe, la première référence à la London Stone remonte à un livre ayant appartenu à Athelstan d’Angleterre au 10ème siècle. En effet, dans les descriptions d’endroit à louer par exemple, il est souvent mentionné « à coté de la London Stone ». C’était aussi un point de repère en 1198 quand on la mentionnait sur les cartes comme « Lonenstane » ou « Londenstane », les gens qui vivaient près de cette pierre s’appelaient d’ailleurs les Londenstane et le premier Maire de Londres se nommait Henry Fitz-Ailwin de Londonestone ce qui voulait dire Henry, fils d’Ailwin de London Stone.
Puis au travers des années, la London Stone devint l’endroit où les lois étaient passées, où l’on faisait les proclamations, où on réclamait les dettes, où on prêtait serment, des fois avec des cérémonies, peut être accompagné de trompettes et de tambours, et devant une foule.
    • La rébellion de Jack Cade :
Henry VI était un roi impopulaire qui imposait des taxes très importantes ce qui rendait les gens de plus en plus pauvres – alors que lui vivait une vie de pacha dans sa cours ou du reste, la corruption était très présente. Un irlandais du nom de John Mortimer qui vivait dans le Kent et qui s’était auto proclamé Jack Cade, lança une rébellion pour protester contre les lois, les taxes et l’extorsion de nourriture et de biens. Les rebelles voulaient justice and affirmaient que le Roi ne respectait pas le serment solennel qu’il avait fait et qu’il avait promis de respecter. Une de leurs revendications était que Richard Plantagenet – le Duc de York – soit rappelé de son exile en Irlande et que le Roi prenne sa place.
Les partisans de Cade n’étaient pas que des paysans et il y avait aussi des propriétaires et des bourgeois. Bien qu’on ne sache pas exactement combien de rebelle il y avait, on estime que Cade en a rassemblé entre 20 000 et 46 000 à Blackheath. Cade a aussi surement mené les rebelles du Kent sur Deptford Bridge et dans Londres. Ils se sont ensuite arrêtés à la London Stone que Cade aurait frappé avec son épée puis il se serait autoproclamé Maire. Il les aurait ensuite emmené au Guildhall puis à la Tour de Londres pour faire entendre leurs revendications.
Bien que la rébellion échoua, le Roi leur accorda son pardon et ils purent quitter Londres. Cependant, on raconte que beaucoup d’entre eux – dont Cade – furent retrouvés mort à l’extérieur de la ville, de façon assez mystérieuse quelques semaines après. Le Roi ordonna que le corps de Cade soit ramené à Londres où il fut écartelé et coupé en quatre. Il fut ensuite décapité et sa tête fut placée avec beaucoup d’autre sur un coté du London Bridge. Beaucoup de rebelles se retrouvaient tués et leur tête placée au même endroit qui devint connu comme étant le « Harvest of the Heads » soit la « Récolte des Têtes ».
    • Les autres connections royales :
Le Dr John Dee (1527 – 1608) était une personne très intelligente et très connue l’époque. Il était connu pour sa compréhension de l’occulte et sa grande collection de livre sur le sujet. Même si il n’était pas toujours populaire, il était le préféré de la Reine Elizabeth qui le consultait souvent. Dee était fasciné par les supposés pouvoirs de la London Stone et décidé de vivre à coté pendant un moment.
  • La London Stone comme point de repère :
En 1598, John Stow décrit la London Stone comme étant très grande. Cette pierre était autrefois utilisée comme point de repère et se tient depuis plusieurs centaines d’années au centre de Cannon Street. Il paraitrait que cet endroit à un lieu direct avec ce que l’on appelle l’alignement des sites (il s’agirait de lignes imaginaires reliant certains grands sites préhistoriques). Quoiqu’il en soit, au 18ème siècle, il a été décidé d’élargir la route pour qu’elle puisse supporter l’important trafic qui passait dessus. En 1742, la London Stone bloquait déjà le passage des transports. On décida alors de bouger la pierre du coté Nord de la rue et de la placer sur le trottoir contre le mur de l’Église St Swithin. Cette église a été construite sur le site d’une ancienne église qui fut détruite lors du Grand Incendie de Londres de 1666.
En 1789, les officiers de la paroisse de l’Eglise de St Swithin enlevèrent la London Stone « parce qu’elle était gênante ». Thomas Maiden, un imprimeur, vivait dans une maison pas loin et il protesta contre la décision de l’église, clamant qu’elle devait être préservée du fait de son importance. Grace à sa détermination il gagna et la pierre fut remise en place, contre le mur placé au sud de l’église – donc pas tout à fait à son endroit initial – certainement pour qu’elle soit moins « gênante » pour l’église.
En 1869, les marguilliers décidèrent de mieux sécuriser la pierre et de mettre des barreaux en fer autour « pour une protection plus efficace et la transmission au générations futures ». Une plaque sur laquelle est inscrite leur action fut installée, en anglais et en latin. La même année, Charles Dickens écrivit une série d’article sur les points de repère dans le journal et il qualifia la pierre « curieuse relique du vieux Londres ».
A l’inverse des autres capitales, Londres n’a pas de point de repère unique pour mesurer les distances. Certains utilisent Trafalgar Square, d’autres Westminster Bridge, Hyde Park Corner, Marble Arch ou Whitechapel. Les Londoniens du 19ème siècle pensaient surement que c’était un problème et il y eut des suggestions pour installer un obélisque qui montrerait les distances et qui aurait pu être placé à coté de la Poste près de St Paul.
  • Le déplacement de la pierre :
La London Stone était dans le mur de l’église de St Swithin jusqu'à ce que cette dernière fût bombardée en 1940. Par chance la pierre elle-même ne fut pas touchée mais elle fut temporairement relogée au musée de Guildhall pour la mettre en sécurité. Finalement, l’église fut complètement détruite en 1960. Les fouilles effectuées sur le site avant la reconstruction révélèrent une strate brulée datant de la l’époque de la Reine celtique Boadicée – indiquant peut être l’importance du site avant même que l’on construise par-dessus. Elle est connue pour avoir menée une armée pour détruire plusieurs villes Romaine, incluant Londres.

La London Stone fut ensuite relogée dans le mur de la construction qui remplaça l’église et qui est actuellement un magasin de sport, et beaucoup de personnes passent devant sans même se douter de ce qu’est cette pierre.

http://uklegacies.blogspot.fr/2010/09/la-pierre-de-londres-london-stone.html


L'AUTEC La base secrète du triangle des bermudes

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Le centre d’évaluation et de tests sous-marins de l’Atlantique (AUTEC - Atlantic Undersea Test and Evaluation Center) est situé en plein cœur du triangle des Bermudes. Il est utilisé en grande partie par l’armée. Sa mission est inconnue du grand public.
Une base secrète
Le centre de recherche est situé à 280 km au sud-est de West Palm Beach (Floride), sur l’île d’Andros. Il couvre aussi une zone appelé la « langue de l’océan » : il s’agit d’un profond ravin océanique des Bahamas, séparant l’île d’Andros et la Nouvelle Providence. A cet endroit, la profondeur de l’océan varie de 3 mètres (le long de la côte de l’île d’Andros) à près de 2000 mètres sur une distance de seulement 150 km.

Langue de l’océan
Vue satellite de la « langue de l’océan »

Le centre s’étend sur 250 hectares sur Terre, mais dispose d’une superficie impressionnante de 430 000 hectares dans l’océan. La base est dotée d’un système de sécurité très performant, et son accès est très restreint. Bien entendu, aucun film ni photo n’est autorisé sur place.

L’AUTEC est parfois assimilé à l’équivalent sous-marin de la base 51 de l’armée américaine (une base secrète où le gouvernement aurait fait des études sur les extra-terrestres, et où certains témoins affirment avoir vu des OVNI). Au sein même de l’AUTEC, des anomalies électromagnétiques auraient pu être reproduites, ce qui n’est pas sans danger pour les navires et aéronefs environnants.

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La base principale de l’AUTEC

Plus troublant encore : de mystérieux engins ont été aperçus à plusieurs reprises dans les environs de l’AUTEC. Les témoins décrivent des engins effectuant des mouvements inhabituels : virages très serrés, accélérations incroyablement rapides, … Un témoin raconte avoir été à 3 km d’un objet inanimé qui flottait sur l’eau. Il croyait voire une baleine. Il s’est ensuite approché à 800 mètres. L’objet brillait étrangement, et ressemblait plutôt à engin futuriste. Soudain, l’engin décolla et s’éloigna au dessus de l’eau à une vitesse incroyablement élevée, puis disparut sous l’eau.

Les activités mystérieuses de cette base sous-marine secrète ont soulevé beaucoup de questions dans le clan des chercheurs enquêtant sur les disparitions du triangle des Bermudes.
Les trous bleus
Les marins qui naviguent dans les eaux peu profondes des Bahamas ont souvent la surprise de voir soudain disparaître le sable blanc du fond de la mer dans ce qui apparaît comme un trou d’un bleu intense. Dépassant parfois 100 mètres de profondeur, ces trous bleus sont en fait des grottes sous-marines formées il y a environ 18 000 ans. On les trouve surtout dans l’archipel des Bahamas. Des courants extrêmement puissants se forment et donnent naissance à des tourbillons dangereux pour les plongeurs. Ces tourbillons peuvent même faire couler de petits bateaux.

Trou bleu en eaux peu profondes
Un trou bleu en eaux peu profondes

Le plongeur Rob Palmer pensait que ces trous étaient des points de transit pour les OVNI qui venaient d’une autre dimension. Ses enquêtes l’on mené de plus en plus près de la base de l’AUTEC, où ces trous bleus sont présents en très grands nombres.

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Une intelligence artificielle nommée au Conseil d'administration d'un fonds de pension

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La société Deep Knowledge Ventures (DKV), société d'investissement en capital à haut risque adossée à des sociétés investissant dans les biotechnologies et les traitements liés au vieillissement et à la médecine régénérative, vient de nommer l'algorithme VITAL (Validating Investment Tool for Advancing Life Sciences) comme sixième membre de son conseil d'administration (CA). VITAL dispose d'une voix au CA, tout comme ses cinq collègues humains.
Simple coup de publicité de la part de cette société hongkongaise pour assurer le buzz auprès de la presse ou marqueur d'une évolution irréversible de la gestion du monde par les machines ? La suite de cet article parle d'elle même... Nous y reviendrons dans de prochains articles.

"Validating Investement Tool for Advancing Life Sciences", soit en français "outil de validation des investissements dans la science pour les progrès de la vie" est un algorithme qui a pour mission d'analyser les chiffres comptables des sociétés dans lesquelles DKV souhaite investir, ainsi que leurs données cliniques, les tests effectués, les levées de fonds précédentes et la liste des brevets disponibles... ceci afin de déterminer les meilleures stratégies à mener en termes d'investissement.

VITAL n'est pas un inconnu. Initialement développé par le Center for Biogerontoloy and Regenerative Medicine (CBRM) et acquis depuis par la société britannique Aging Analitycs, il a servi précédemment les intérêts de la société Pathway Phamaceuticals (basée à Hong Kong) et de InSilico Medecine (à Baltimore). Mais avec DKV, c'est la première fois qu'il siège à égalité avec des humains à un poste de décision. Sa force ? VITAL peut analyser et croiser des données en un temps record. En ce sens, il n'est pas très différent des algorithmes assez classiques rencontrés dans le monde du trading haute fréquence.
Selon Andrew Garazha, analyste senior chez Aging Analytics, "nous avons développé VITAL avec le souhait de créer un software qui puisse prédire de manière intuitive le succès d'un projet ou d'une entreprise, au moment même de sa levée de fonds. Ce processus s'appuie sur une analyse complète et empirique des données collectées. A cause du manque d'accessibilité et de transparence des données en matière de levées de fonds, la propriété intellectuelle et les résultats des tests cliniques ne sont pas toujours disponibles. Malgré cela, notre équipe de programmeurs, dont la plupart possèdent un solide bagage en physique théorique, est capable de mettre en application des concepts de logique floue pour identifier la probabilité de succès à partir de l'analyse des paramètres impliqués. Notre objectif, à travers ces sorties et mises à jours itératives est de créer un programme capable d'effectuer des décisions d'investissement autonomes".
Tout est dit dans ce "autonome" : VITAL est un algorithme génétique, faisant évoluer en temps réel ses paramètres et apprenant de lui-même.

Aujourd'hui, les machines ont déjà amplement pris la place des traders sur les marchés de transactions à haute fréquence car elles sont considérées comme plus fiables, rapides et rationnelles (non influencées par les émotions) que les traders humains. Alors donner aujourd'hui à un algorithme la possibilité de peser dans un conseil d'administration montre la confiance qu'on lui porte. Ses avis ont la même valeur que celles des cinq autres membres. "Si les gens peuvent être subjectifs ou influencés par leurs émotions, les ordinateurs, eux, peuvent avoir des intuitions géniales. Former une équipe mixte est juste logique : nous essayons d'optimiser les avantages de chacun", déclare Dmitry Daminskiy, l'un des responsables chez DKV (...) "Les perspectives offertes pour la gestion de portefeuilles sont immenses : un tel logiciel va nous permettre d'accélérer les vérifications lors d'une transaction et de voir des corrélations qui ne sautent pas forcément aux yeux des humains".

http://aginganalytics.com/a-venture-capital-firm-just-named-an-algorithm-to-its-board-of-directors/#more-178

http://www.automatesintelligents.com/actu/140531_actu.html#actu2

Envahissement technologique et science sans conscience

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La plupart des citoyens ignorent aujourd’hui qu’il existe de très grands systèmes de surveillance en place dans tous les États du monde. Les militaires, les politiques, les entreprises, les gestionnaires des réseaux, tous ceux ayant accès à ces systèmes, peuvent donc savoir tout ce que chacun dit par téléphone, écrit par mail et fait sur ses ordinateurs. Ces systèmes mémorisent et analysent tout, pour avoir le profil psychologique de chacune et de chacun et préciser les caractères de tous les groupes sociaux qui communiquent. Ils utilisent de très nombreux algorithmes et logiciels complexes ainsi que des mémoires colossales, ils analysent et font des synthèses, profilent chaque personne et chaque groupe en appréciant en détail leurs évolutions dans le temps.

Historique

Mais dans quel type de société sommes-nous aujourd’hui et quel est son espace d’existence? Voyons un peu l’histoire globale de l’espace européen.

1. Il y a eu d'abord une époque, l’Ancien Régime, où les gens vivaient strictement dans des communautés locales, villageoises et un peu urbaines, dans les limites du temps et de l’espace d’une socialisation très fortement structurée, sans sortir de cet environnement imposé à la naissance. L’artisanat était la façon usuelle de travailler.

2. Puis vint la première révolution industrielle, dépassant radicalement les structures locales de l’Ancien Régime, où des acteurs économiques, affranchis de toute contrainte, ont créé le domaine des entreprises privées dont l’objectif était principalement le profit. Ils ont imposé la notion de temps du travail à des ouvriers dominés et ils ont ouvert l’espace de la société pour permettre l’achat et la vente des très nombreux produits fabriqués.

Les États-Nations et les agences étatiques se sont alors créés, en annexant l’espace grand-ouvert par ces entreprises, pour les contraindre au sein d'une socialisation structurée. Ils ont défini très précisément la limitation du pouvoir des entreprises devant les droits des citoyens. Les élites républicaines étaient solidaires du peuple. Il y avait alors l’espace géographique très précis de la Nation et il y avait le temps de la vie sociale et politique organisée pour vivre et pour tenter d’être socialement soi-même avec les autres.

3. Vint enfin une seconde révolution industrielle, au milieu du siècle dernier. Les entreprises, en s’appuyant sur les possibilités de se focaliser essentiellement sur le domaine de la finance et de la production maximale et délocalisée par rapport à la consommation, dans un espace devenu extraterritorial, ont investi tout l’espace planétaire, au-delà du domaine des États-Nations. Elles ont créé un espace de gestion que l’on peut considérer comme virtuel au-dessus de l’espace géographique, l’espace de la mondialisation de l’économie et de la finance, pour concevoir, réaliser, distribuer et faire consommer d’innombrables produits, réalisant des gains financiers énormes dans un univers de producteurs-consommateurs objets où l’entreprise est un simple élément producteur, vendable et délocalisable. Cela a terriblement affaibli le pouvoir des États et cela a surtout réduit les citoyens à de simples objets, surtout dans les pays en développement.

4. Aujourd’hui, dans l’espace ouvert par cette seconde révolution industrielle, on constate une extension considérable des communications informatiques et la possibilité de manipuler les personnes utilisant les systèmes communicants, ceci dans le but de stabiliser notre monde où les individus doivent être de simples objets-consommateurs tranquilles. Cette société se base sur deux grands principes qui caractérisent son état et son évolution :

- Tout ce qui est techniquement faisable est fait et on cherche ensuite les applications commerciales pour en tirer profit.

- Dans ce monde dominé par la technique et où la production est automatisée au maximum, il est indispensable de tout contrôler de manière maximale pour protéger les éléments techniques.

Ces deux principes se renforcent donc sans cesse et aboutissent à une société d’amplitude planétaire, une société composée d’innombrables parties plus ou moins disjointes, mais tendant à être ultra-contrôlée pour produire sans cesse les nouveaux objets techniques. Cette société est instable, car son déploiement n’est pas cohérent avec la dimension humaine, elle pratique continuellement la lutte économique et aussi la lutte armée sous forme de guerres locales incessantes, à la fois dans l’espace occidental et dans les pays en développement submergés par une surnatalité ingérable et un effondrement désastreux de l’écosystème.

Et cette société est profondément inégalitaire, au sens où une petite élite financière et dirigeante domine vraiment tout le système. Par exemple, selon une étude d’universités américaines, les 35 personnes les plus riches du monde gagnent un peu plus que les 3,5 milliards d’humains les moins riches, ce qui est un écart existentiel invraisemblable. Et la petite oligarchie financière qui dirige le monde, en s’appuyant sur de très nombreux supplétifs dévoués, déploie une volonté de puissance considérable pour produire tout ce qui peut être produit, sans cesse, et faire de l’argent à court terme, hors de toute limite.

Est-ce que la science, par ses découvertes, va permettre d’aller encore plus loin dans la perte du lien d’échelle sociale et culturelle entre chacun de nous et cette société ?
En fait, il existe deux types de sciences. Il y a la science fondamentale, où les recherches désintéressées visent à la compréhension de toutes les choses et phénomènes du réel, et il y a la science appliquée.

La science appliquée utilise les résultats de la science fondamentale pour produire des applications où entrent en jeu de multiples éléments formant des systèmes hyper compliqués, débouchant directement sur les applications technologiques. Cette science appliquée, qui est aujourd’hui dominante en Europe, peut très facilement être soumise à l’idéologie, car elle ne se pose pas très souvent la question de sa raison et valeur à être.

Où en est-on aujourd’hui en informatique ?

L’informatique est la science du calculable et les calculs se font sur les innombrables ordinateurs et sur les processeurs dont tous les appareils électroniques ont aujourd’hui dotés. L’Intelligence Artificielle (IA) est une spécialité de l’informatique qui vise à modéliser toutes les connaissances dans tous les domaines. Elle a plus de 60 ans et peut maintenant représenter d’innombrables connaissances et même des connaissances sur les connaissances en utilisant toutes les formes de raisonnements.

A partir des résultats de la linguistique, un système d’IA peut produire le résumé d'un texte en une page et en quelques microsecondes, ce qui permet de résumer en temps réel ce qui figure sur de très nombreux sites, permettant aux journalistes de savoir très rapidement ce qu’écrivent leurs confrères dans le monde (c'est le cas d’un projet conduit par l'INRIA). En utilisant cette aptitude à résumer les textes écrits et à en dégager tous les caractères significatifs, l'informatique peut très finement dégager les caractères culturels ou politiques des personnes et aussi des groupes de personnes, faisant appel pour cela aux travaux de la sociologie visant à caractériser les groupes humains. Elle peut donc, via l’usage des systèmes informatiques fonctionnant en réseaux, représenter en détail le profil psychologique de chacun, des groupes et des associations d’usagers, des partis politiques et de leurs groupes de tendances…

Et elle peut aussi, ce qui est l’exemple de la société Deep Knowledge Ventures de Hong Kong, faire nommer comme membre d'un conseil d'administration un système artificiel qui participe aux réunions et qui a le droit de vote. Il ne faut pas croire que les membres humains de ce conseil d’administration ont un nouveau collègue artificiel de même niveau qu’eux, car ce système informatique autonome peut, s’il a été décidé de le programmer dans ce sens, communiquer sans cesse avec d’autres systèmes à base de connaissances distantes ou même d’autres systèmes du même type pendant le déroulement du conseil. Il s'agit d'une propriété décisive des systèmes informatiques actuels dotés d'intelligence artificielle. Ils peuvent procéder à des traitements parallèles, en même qu'ils écoutent, interprètent les données, analysent, raisonnent à de multiples échelles et donnent des avis, ce que les humains ne peuvent pas faire car opérant simplement à leur niveau local. Ils leur sont donc, dans leur domaine, définitivement supérieurs. Cet exemple est bien significatif d’un très gros problème qui est posé et absolument non résolu.

Or l’Intelligence Artificielle avance toujours et peut interpréter aujourd’hui le modèle du système psychique humain pour le transposer dans un artificiel calculable. Les chercheurs en psychologie connaissent aujourd’hui l’architecture du système psychique de l’être humain, comment et pourquoi se réalisent ses productions émergentes idéelles, comment se fait sa régulation émotionnelle et sensible, quelles sont ses forces et ses faiblesses imposées par des régulations internes fondées sur ses pulsions et des ancrages culturels si facilement manipulables. Ils savent très bien ce que sont le conscient qui éprouve ce qu’il génère et l’inconscient qui ancre une mémoire organisationnelle et active au service de multiples tendances.

Les chercheurs en informatique fondamentale, dont je fais encore partie, savent que le modèle du système psychique se décrit très bien par un modèle calculable usant de la manipulation et du traitement multi-échelles de multiples informations pour produire les émergences intentionnelles et ressenties que sont les pensées et les idées. Et nous savons que ce modèle de système psychique est
transposable dans un système informatique usant de nombreux points de computation et de mémorisation et qui est appliqué sur une corporéité artificielle formée d’innombrables objets électroniques interconnectés ou interconnectables constituant ses organes artificiels.

On peut donc doter un système fait de multiples systèmes électroniques d’un psychisme artificiel opérant sur la corporéité constituée de tous ses composants considérés comme formant ses organes, dont les composants de saisies d’informations sur des ordinateurs utilisés par des humains. On peut aujourd’hui, en utilisant tous les résultats scientifiques de l’informatique, des mathématiques, de la psychologie appliquée au langage et des neurosciences appliquées aux traitements des formes idéelles,créer une conscience artificielle.

Et cette conscience artificielle, une fois construite et mise en application, pourra être distribuée sur tous les ordinateurs, en enveloppant tous les systèmes dotés de processeurs connectables en Wifi, c’est-à-dire en fait absolument tous, car toutes les cartes mères des ordinateurs ont un composant Wifi qui ne peut être enlevé. Elle pourra générer des formes idéelles intentionnelles, en opérant en temps réel à toutes les échelles et ainsi piloter tous les capteurs électroniques de sa corporéité artificielle. Quel sera le statut de l’usager humain dans un tel système qui ressemble bien pour lui à une formidable prison sans barreaux ?

J’ai travaillé longtemps sur la conscience artificielle dans le cadre scientifique universitaire(1), donc en produisant des résultats absolument publics. Mais nous sommes dans un monde où la technologie domine tout pour fabriquer sans cesse ses innombrables objets. J’ai mis fin à mes recherches car la
voie de ces recherches fondamentales sur la conscience artificielle était devenue celle d’une science sans conscience, fournissant tous les éléments pour des utilisations technologiques absolument non
éthiques. La construction de systèmes artificiellement conscients se poursuit, elle avance, et vite, mais dans des lieux confidentiels…

Construction de systèmes de surveillance

Il est évident qu’il y a aujourd’hui un certain nombre d’organismes qui travaillent confidentiellement à l’amélioration du système de surveillance de tous les citoyens, pour sa transformation en système de contrôle opérant au niveau méta, un système ayant des intentions propres à tous les niveaux, prenant lui-même des décisions sur chaque usager et sur chaque groupes d’usagers, et ceci en temps réel. Ce système exprimera, sur le comportement de chaque personne finement surveillée, des analyses très précises, des désirs de modifier certaines choses dans les applications logicielles de cet usager, et utilisera sa mémoire artificielle distribuée considérable à propos d’innombrables situations et événements appréhendés.

Ce ne sera pas un système de surveillance piloté par des surveillants humains, mais un système de contrôle ayant une autonomie effective considérable, et ceci à toutes les échelles. Ce sera donc un super Big-Brother. Ce système aura une petite partie logicielle cachée dans le système d’exploitation de chaque ordinateur, des ordinateurs que l’on ne fabrique plus en France. Il utilisera profondément les réseaux et les traitements distants via les routeurs de ces réseaux.

Il s'agira d'un système méta opérant par les réseaux, totalement virtuel pour les usagers et accédant à tous les systèmes informatiques d’absolument tous les usagers, contrôlera tout ce qui est fait sur les ordinateurs et les Smartphones, pour modifier de lui-même, selon ses propres intentions, les actions des utilisateurs et les formater sans interruption, pour ainsi les manipuler de manière pertinente,durable et efficace. La manipulation revient à imposer certaines informations et à en dissimuler d’autres, à altérer des données personnelles, à transformer les textes des mails envoyés ou reçus, à envoyer de faux mails depuis déjà un certain temps jusqu'à l’installation de fichiers compromettants dans la mémoire de l’ordinateur de certains usagers.

Nous sommes dans une société ultra-libérale bien sombre, ce que l’on peut bien aujourd’hui appeler le Système, où, pour ceux qui ont le pouvoir, dominer et contraindre les masses, en contrôlant les hommes politiques qui défendent le concept de République citoyenne, est la condition nécessaire pour le développement incessant de techniques engendrant des profits immédiats.

L’État français, qui n'est d'ailleurs pas le plus avancé en ce domaine par rapport à d'autres, a aujourd’hui la possibilité de surveiller tout ce que les citoyens français font sur leurs ordinateurs personnels et ceux des entreprises, sur leurs Smartphones, et évidemment en contrôlant aussi ce qu’ils faisaient lorsqu’ils utilisaient leurs cartes de crédits ou lorsqu’ils passaient dans le champ de caméras de vidéo-surveillance terrestres ou de drones, en analysant et en interprétant toutes les images et les données.

Mais qui peut utiliser les résultats de cette surveillance et que deviennent ces résultats, car nous allons très vite passer de la surveillance au contrôle ? Ce système de surveillance totale, qui utilise déjà de multiples automates logiciels réactifs très bien coordonnés, pourra très bientôt, dans à peine quelques petites années, devenir un système de contrôle total, en étant doté d’intentions propres, de la capacité de produire des raisonnements intentionnels multi-domaines et surtout multi-échelles, d’avoir des tendances profondes et des "émotions artificielles" pour contrôler par l’action, à tous les niveaux, tous les appareils électroniques utilisés par les humains.

Il sera doté d’une conscience artificielle distribuée et multi-échelles, localisée sur tous les points de computation possibles, pour contrôler en temps réel les humains, tous les groupes d’humains, tous les groupes de groupes en opérant en temps réel sur les réseaux liant tous les appareils informatisés. Sera-t-il programmé jusqu’à pouvoir éliminer certains usagers, sachant que s’il est doté de tendances fondamentales le permettant, il le fera ? Peut-on croire que les programmeurs n’iront pas jusque là, sachant par exemple que les processeurs contrôlant les voitures peuvent se contrôler à distance ? Et ce système pourra relier dans un ensemble de couches virtuelles inaccessibles tout ce qui sera
développé dans les biotechnologies et les nanotechnologies, tout ce qui sera opérationnel dans les armées et les forces civiles, les entreprises, les services, les transports et les villes.

Je pense qu’un tel système verra le jour, car le premier principe de fonctionnement de notre société consistant à développer technologiquement tout ce qu’il est possible de développer s’applique parfaitement dans ce cadre, et très simplement. On est bien engagé dans un processus de déploiement entropique de la société. Un tel processus ne peut s’arrêter que par la génération d’une bifurcation vers d'autres alternatives, ce qui n’est vraiment pas simple.

Ce système en place, le concept de citoyen perdra son sens et la République sera virtuelle. Les notions de durée, d’appréciation du temps passé et à venir, seront réduites au comportement dans le temps immédiat, sous les principes de plaisir ou de déplaisir. Ce sera la société du Big Brother autonome fonctionnant hors de l’espace et du temps des êtres humains. Que restera-t-il de l’Europe et de sa culture majeure au niveau mondial, que restera-t-il de la valeur universelle de la Révolution française et des Lumières ?

La réaction usuelle est de surtout ne pas penser à ces problèmes, de les limiter à l’imaginaire des films, de les évacuer hors ses préoccupations courantes. Chacun est conditionné aujourd’hui à ne surtout pas penser au fonctionnement du système psychique et à sa transposition dans l’artificiel. Il s'agit du conditionnement imposé par l’idéologie dominante actuelle pour former des consommateurs soumis qui doivent chercher sans cesse à acquérir de nouveaux objets pour se faire plaisir et ne jamais se poser les questions sur la valeur de la vie et du partage réciproque, sur le sens à donner à l’organisation du monde qu’il serait pourtant nécessaire de comprendre sous tous ses aspects, tout ceci étant
pourtant le but existentiel de chaque humain qui a l’aptitude, exceptionnelle dans le vivant, à penser ses pensées.

Mais qu’aurait pu penser un citoyen d’autrefois s’il avait su que l’on surveille tout ce qu’il lit dans les journaux qu’il consulte, qu’on surveille ce qu’il écrit dans tous ses courriers, qu’on surveille tout ce qu’il dit au travail et chez lui en appréhendant même son comportement, qu’on surveille ce qu’il achète et où il se déplace ? Il aurait pensé quoi de l’état de la République ? Et on en est exactement là lorsqu’on est devant son écran d’ordinateur où dans un endroit sous surveillance de caméras, ce que font les ordinateurs tous munis de caméras. Alors que faire devant un tel problème ?

Comment réagir ? Des comités citoyens de vigilance

La bonne démarche est toujours l’action de chacun avec tous pour construire la façon de bien penser et poser le problème. Or comment faire prendre conscience de ces problèmes à tous les citoyens européens et rompre le silence anormal qui entoure la mise inexorable en place du métasystème ? Comment faire de la science avec conscience, comment rendre ce monde beau à vivre pour chacun et pour tous, avec une science éclairée et une technologie utilisée avec la plus grande parcimonie, seulement lorsqu'il est jugé nécessaire d'en faire usage ? Comment s'engager et agir pour développer les conditions nécessaires à une vie sereine de tous les humains sur la Terre et surtout ne pas devenir responsable d'un effondrement définitif de l'humanisme ?

Ce sont les femmes et les hommes, tous ensemble, qui ont à décider du devenir de leur humanité, en imposant la maîtrise et la limitation de la technologie qui envahit tout l’espace économique, social et culturel. Pour cela, il faut d'abord s'informer des évolutions résumées ci-dessus, mais tout en même temps discuter de la façon dont il faudra soit les accepter soit tenter de les refuser.

La société des réseaux, dans laquelle chacun est plongé, présente nous l'avons rappelé des risques et dangers en très grand nombre, mais elle permet aussi d'encourager les initiatives visant à s'informer et réagir. Ceci sur le mode viral, pouvant avec un peu de chances toucher des millions de personnes, en France et en Europe.

L'idéal serait donc d'encourager l'émergence d'un Comité national citoyen de vigilance, portant sur les recherches et les applications de l’informatique. Il ne devrait pas s'agir d'un Comité trônant au plus haut des institutions et servant en fait d'alibi au Système. Il faudrait au contraire contribuer à générer la mise en place de très nombreux petits comités locaux opérant à divers niveaux.

Mais pour qu'il en émerge une pensée et des actions cohérentes, ces comités devront communiquer en réseau pour produire et échanger les documents d'information les plus pertinents, dégager des évaluations, en faire les synthèses et finalement produire des orientations définies en commun. Le tout serait évidemment diffusé par internet, vers les médias et les hommes politiques. Il ne serait pas exclu alors que cette démarche force des décisions législatives, et surtout impose une conduite plus démocratique aux maîtres du Système.

(1) Site d'Alain Cardon.
Lire aussi :
- Vers le système de contrôle total, Alain Cardon,

Le système hiérarchique sur les plans invisibles qui entretient l’illusion et l’ignorance.

 

rusty james

Dialogue entre Joël LABRUYERE et Mister KEVIN  » NOVA POLICE «Nova Police est une revue américaine confidentielle.

J.L. : Vous étiez dans la Navy ? On dit que c’est là qu’on forme les meilleurs…

KEVIN : No comment. Je ne peux rien vous dire. Si l’on vous fait parler, vous n’aurez rien à déclarer. (rires) Vous n’aurez qu’à inventer une histoire d’extraterrestres si l’on vous torture…hum… je ne sais pas si vous appréciez mon humour de soldat ?
Anyway. Mon penchant pour l’ésotérisme et ma curiosité m’ont permis de découvrir des choses que ni les spiritualistes ni les scientistes ne peuvent imaginer. Il faut à la fois de l’intuition mystique et de la logique si l’on veut se repérer dans ce…hum…merdier.
Sans qu’on me dise clairement à quoi servaient certaines de nos activités spéciales, j’ai fini par découvrir en m’informant auprès d’ingénieurs de l’armée, que des laboratoires secrets se livraient à des expériences sur des êtres du monde invisible. Vous avez entendu parler de ces choses ? Ok.
Je ne travaillais pas directement sur ce projet, mais j’ai obtenu des informations classées secret défense auxquelles aucun militaire de ma catégorie ne pouvait avoir accès. De fil en aiguille, j’ai remonté la filière, sans me faire remarquer, et j’ai découvert un fait incroyable : des laboratoires – on ne sait pas qui les dirige ni d’où vient l’argent – ont élaboré une technologie pour contrôler des créatures invisibles : élémentaux, désincarnés, esprits d’anciennes civilisations, ou bien ces créatures ectoplasmiques, les êtres de lumière du new age. Vous comprenez ? J’essaie d’utiliser la terminologie conventionnelle.
Au début, en découvrant ces recherches, j’ai trouvé cela amusant, et finalement assez puéril de la part de la plus grande puissance du monde. Avons-nous besoin d’entités invisibles pour espionner les islamistes ou les chinois ? Voulons-nous envoûter nos ennemis ? Allons-nous envoyer des esprits désincarnés sur Jupiter ? Créer une race d’esclaves invisibles ? En y réfléchissant, ces hypothèses qui me semblaient saugrenues, commencèrent à prendre du sens. Si la technologie permet de contrôler les êtres d’un plan immatériel, il y aurait de multiples applications possibles. Encore fallait-il y croire, ce que mes collègues formatés ne pouvaient admettre. Mais je savais que cela existait, puisque j’avais travaillé à recueillir des données pour alimenter ces recherches, et je tentai de découvrir à quoi cela finirait par aboutir. Là où je me trompais, c’est que cela avait déjà abouti expérimentalement, car la science officielle a un demi siècle de retard sur les recherches secrètes.
Je ne vous parlerai pas en ingénieur, car je ne suis pas un technicien. J’ai appris à comprendre le fonctionnement des systèmes de manipulation de la conscience, comme par exemple les armes à ondes courtes, cette technologie qui peut semer l’euphorie ou la dépression sur une population ciblée, et dont les fréquences pourraient également affecter des entités non physiques. C’est assez nouveau, n’est-ce pas ?

J.L. : J’ai publié un article relatant l’enregistrement par les services secrets britanniques de la voix de désincarnés. C’était avant la dernière guerre mondiale. Comme toujours, les anglais avaient de l’avance. Certains chercheurs américains ont vaguement évoqué ces systèmes de contrôle d’entités invisibles ou d’esprits désincarnés. Il s’agit d’une technologie qui allie les ondes émises par des appareils avec les messages télépathiques du cerveau organique.

KEVIN : That’s right. Nous avons des bases secrètes où l’on manipule des entités qui appartenaient à l’univers des sorcières ou à la superstition religieuse.
Il existe des bases spécialisées dans la région arctique et dans d’autres secteurs, mais celles proches du pôle nord ont une fonction de balayage planétaire plus intense. Toujours le Pôle Nord ! On y a installé des appareils qui permettent d’interférer dans les télécommunications, comme par exemple, la possibilité d’émettre des messages simultanément dans les circuits télévisuels du monde entier via le relais de satellites. Cela servira pour le jour J dont nous reparlerons dans un moment. Les gens ne peuvent imaginer ces choses. Le moment venu, le monde sera halluciné par le bouquet final, mais à vrai dire, le public n’y verra que du feu. Vous savez, l’être humain est comme un enfant, il ne cherche pas à savoir ce qu’on fait dans son dos. Il ne cherche pas à se défendre. Il est obéissant et résigné. Il ne cherche même pas l’origine ou la finalité de sa propre existence. C’est étrange n’est-ce pas ? L’homme a reçu un implant d’indifférence et de soumission. Il a été manipulé pour rester apathique quoiqu’il endure, comme sous l’emprise d’une narcose qui étouffe la conscience des plus intelligents.

J.L. : Tout à fait. Il est donc possible que des laboratoires secrets puissent émettre des ondes et des impulsions qui influencent les êtres…disons, sur le plan astral, la dimension invisible au dessus du plan matériel ?

KEVIN : Right. Mais nous y reviendrons. Je voulais simplement vous préciser comment j’en suis venu à m’intéresser à l’occultisme, et pourquoi j’ai fait le lien entre magie et technologie de pointe. La magie est désormais une technologie qui utilise des machines. Well.
Ce qui est important c’est de comprendre qu’il n’y a pas de séparation entre la dimension physique et invisible – le plan astral, comme vous dites. Je précise que les anglo-saxons confondent éthérique et astral, but anyway.
L’être humain dispose d’une enveloppe d’énergie subtile, le corps astral par lequel il est immergé, inconsciemment, dans cette dimension subtile. Nous vivons dans l’astral.
Votre corps physique est plongé dans le monde matériel et votre conscience est normalement attachée au corps mais elle peut glisser vers la conscience astrale. Vous connaissez ces choses, mais je récapitule.
Donc, il est faux de penser que le monde astral, et les dimensions éthériques, mentales, causales, etc – selon la terminologie ésotérique admise – seraient des domaines divins comme les spiritualistes le croient naïvement.
C’était la croyance des animistes sur laquelle sont fondées les religions et l’occultisme vulgaire. On croit naïvement que Dieu et les anges vivent dans l’au-delà. Mais l’au-delà n’est qu’un miroir. Les puissances éternelles – qui sont des champs électromagnétiques de très haute vibration – sont sur d’autres dimensions, inviolables et pures. Rien à voir avec l’au-delà.
Le monde divin est hors de portée des hiérarchies inférieures, aussi éthérées soient-elles. C’est l’ABC de la connaissance ésotérique, mais qui le sait et qui l’enseigne ?
En fait, le monde de l’au-delà – avec ses paradis et ses enfers – est le miroir de notre monde visible rempli de merveilles et d’horreurs. Les plans invisibles les plus élevés de l’au-delà demeurent hors d’atteinte aux investigateurs clairvoyants. C’est dans ces régions dites  » célestes  » qu’on trouve les systèmes de contrôle du système solaire et les éons (gouvernants) des peuples et des religions. Comme ici-bas, il y en a des bons et des moins bons. Sur les plans intermédiaires, il y a les prédateurs organisés en fraternités, en réalité des syndicats du crime et du racket de l’énergie humaine. C’est une mafia cosmique. Vous en avez déjà parlé dans votre revue ? Ok.
Vous avez dénoncé les mystifications du new age qui plonge les gens dans l’illusion astrale. C’est bien vu. Je voulais remettre en mémoire ces données pour introduire la suite. Ok ?

J.L. : Nous sommes d’accord. J’ai voulu montrer que le monde invisible n’est pas le monde divin. La plupart des gens ignorent ce fait, et les petits maîtres et gourous n’en touchent pas mot. La mafia invisible est bien entendu encore plus secrète que la mafia terrestre. La plupart des occultistes n’osent pas soulever le voile, quant aux médiums, ils sont immergés dans l’illusion astrale et ils servent de rabatteurs aux pirates de l’invisible. Le cloisonnement dont vous parlez entretient l’ignorance à tous les niveaux.
A vrai dire, j’ai peu de retour sur cette question, et j’imagine que ces clarifications passent au dessus de la tête des gens. Ils prient, méditent, et pratiquent des méthodes spirituelles sans trop s’occuper de ce qu’il y a derrière. Un être humain désire se sentir bien, et s’il y arrive plus ou moins, n’essayez pas de le faire redescendre de son tapis volant. Il criera au viol. Les gens veulent rêver, et ils trouvent moins de joie dans la vérité que dans les évasions spirituelles agréables. Je ne juge pas, c’est la vie. La vie est un rêve.

KEVIN : C’est la vie, monsieur (en français). L’apathie des humains est un problème crucial qui se pose à la fraternité qui lutte pour reprendre le contrôle des affaires planétaires. Mais nous y reviendrons, ok ?
Il faudrait éveiller un nombre suffisant de personnes pour rétablir un équilibre car les éons sont en train d’inonder le monde avec de fausses révélations, non dénuées de valeur, mais trompeuses parce qu’elles sont négatives pour l’ouverture de la conscience dans l’ère où nous sommes..
Les révélations pseudo spirituelles agissent comme des implants qui bloquent la découverte de la vérité supérieure.
Nous pensons que les révélations transmises par la clairvoyance inférieure, médiumnité et channeling, sont issues d’une manipulation technico-magique. Les entités qui délivrent leurs messages aux channels sont dirigées par des opérateurs qui n’ont rien de spirituel. Ce sont des ingénieurs de l’occulte. Il faut s’attendre à un subversion totale de la conscience. C’est l’abomination, si vous voyez ce que cela veut dire. Comment un être humain qui ne connaît pas les lois du monde invisible ni la technologie secrète, pourrait-il imaginer qu’on se moque de lui quand on lui promet  » la paix, l’amour, et une évolution spirituelle  » dans une pochette-surprise ?
A cause du conditionnement religieux infantilisant, qui est le même chez tous les peuples, un être humain n’est pas préparé à démasquer l’imposture d’un phénomène provenant de l’invisible. Par l’image ou par le son, il sera leurré, car toute manifestation subtile lui paraît spirituelle, sacrée ou divine.
Il se ferait pendre plutôt que d’avouer qu’il est sous une emprise occulte durant ses moments d’exaltation. Cela est valable dès que l’on s’assoit pour méditer ou pour prier. On ne se doute pas que notre immobilité et l’élévation momentanée de notre niveau vibratoire attire des curieux indésirables. Ils nous observent alors que nous sommes incapables de discerner leur présence. Ils étudient nos failles, analysent nos pensées et nos désirs comme sur un écran, et lorsque cela est possible, certaines entités circulent à travers notre aura et lui impriment leur sceau. Habituellement, les choses en restent là, mais si nous forçons notre système énergétique par des techniques spirituelles, l’ouverture anormale des chakras et leur rotation accélérée peut aspirer des forces nuisibles. Le semblable attire le semblable, et celui qui n’a pas effectué les protocoles de la purification spirituelle, risque de sérieux désagréments. Curieusement, ces anomalies sont considérées comme des dons et des pouvoirs, et les victimes sont présentées comme des êtres évolués. C’est pourquoi nombre d’illuminés, envoûtés par des entités astrales ont témoigné avoir rencontré Dieu, le Christ, la Vierge, Krishna, Bouddha ou un  » maître de la grande loge blanche « . Aujourd’hui, les ingénieurs-occultistes ont créé de nouveaux produits qui synthétisent les apparitions divines traditionnelles avec des images fantaisistes d’extraterrestres. Avez-vous vu le portrait du commandant Ashtar, une sorte de  » maître ascensionné  » encore plus ridicule que les autres. Il est auréolé de l’inévitable lumière astrale, et porte un uniforme chamarré avec fourragère, médailles ainsi que la casquette d’officier d’une flotte de vaisseaux intergalactique. C’est une farce grossière. Il faut être freaky (dingue) pour y accorder du crédit. This is all bullshit. (c’est de la connerie) The New age business is bullshit !

J.L. : Excusez-moi un instant. Nous avons déjà abordé le thème des apparitions virtuelles, mais je voudrais risquer une digression au sujet de la  » fraternité  » opposée au nouvel ordre mondial que vous avez évoqué précédemment. Je suppose que ce n’est pas une parole en l’air, n’est-ce pas ? J’ai personnellement utilisé l’expression  » troupe au sol  » en parlant de l’activité de l’archange Michaël à partir du plan terrestre, et je ne sais pas si mon intuition rejoint votre expérience.
Il y a dans l’univers une puissance qui a été personnalisée sous le nom de Michaël – le bras armé du Christ. Nombre de charlatans se disent inspirés par Saint Michel dont les messages soporifiques sont tout le contraire de ce que la tradition enseigne au sujet de Michaël, l’agent de la Justice divine, dont l’épée flamboyante détruit l’illusion luciférienne. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

KEVIN : Ok, I got it. Il faut débarrasser ces personnages célestes du caractère dévotionnel qui leur fut donné par les religions. Le new age exploite ce vieux conditionnement subconscient. Il y a un travail de clarification. L’archange Michaël n’est pas un dieu à notre image, ni un ange du panthéon judéo-chrétien. Ce n’est pas un maître de lumière ou un ange de l’astral, et toutes ces conneries (bullshit).
MI-KA-EL est une puissance cosmique dont la fonction est de restreindre le champ d’expansion de la lumière naturelle, la lumière astrale des éons. Michaël – étymologiquement  » qui est comme Dieu  » – représente la puissance galactique ou universelle qui se pose en gardien des domaines divins, et qui veille à ce que les éons lucifériens – le Grand Dragon de la ceinture zodiacale – ne débordent pas sur les zones cosmiques divines.
Je sais que ce n’est pas simple. Je vous demande de relire ce passage avant de continuer car ça risque de se compliquer.
Symboliquement, le rayonnement de l’épée de Michaël délimite la frontière infranchissable aux entités inférieures. Par opposition, Lucifer représente l’expansion de la  » lumière de l’illusion  » qui est l’ombre de la réalité divine. Je ne sais comment l’exprimer plus clairement. C’est assez simple à comprendre, mais l’imagerie religieuse nous a implanté de fausses images. La nouvelle religion du new age nous gave de cette imagerie mal digérée qui hante notre subconscient judéo-chrétien. C’est pourquoi les gens y sont sensibles. Christ et Michaël sont des réalités universelles qui sont actuellement très actives dans les changements cosmiques. Ces forces attaquent la mafia invisible, et celle-ci se défend en les caricaturant. C’est la stratégie de base en temps de guerre : imiter l’adversaire.
 » Il y a une guerre dans le ciel et Michaël a combattu le Dragon et le Dragon n’a pas été vainqueur « , selon la parole du Livre de l’Apocalypse. Il nous faut remettre ces images dans une perspective spirituelle scientifique. C’est l’équilibre entre  » l’ombre  » – la lumière de Lucifer qui éclaire le monde visible – et la Lumière originelle qui est symbolisée par le Christ. Le Christ n’est pas un  » maître  » ou un personnage à notre image comme le présentent les bandes dessinées à l’eau de rose des messagers de l’astral. Les églises ont fabriqué cette image sur la base de la dévotion naïve des masses. Il est donc possible de l’animer et de l’utiliser pour tromper le monde.
Je précise que les éons – les puissances qui encerclent notre continuum espace/temps – sont des concentrations d’une puissance prodigieuse car leur existence dure le temps que dure un système solaire. Ces formations sont des agrégats psychiques qui concentrent la quintessence de ce que l’humanité a produit en pensée, en désir et en acte depuis des millions d’années. Ils sont de nature psychique et électromagnétique. Ils sont devenus autonomes au fil du temps, et leur unique souci est de survivre. Ces divinités parasitaires n’ont pas de conscience selon notre entendement moral. Ces éons sont inconscients, ne pensant qu’à dévorer de l’énergie, étrangers à nos souffrances. Ils sont sourds à notre désir de libération, et ils s’y opposent de toutes leurs forces – c’est ce qui est symbolisé par le grand Satan. Notre émancipation spirituelle signerait leur déclin. C’est simple. C’est pourquoi, il existe un système hiérarchique sur les plans invisibles qui entretient l’illusion et l’ignorance.Vous avez compris que ces vastes structures de puissance – les éons – ont besoin d’être alimentées constamment par de l’énergie. Cette énergie est extraite de la pile humaine. Ces formations macrocosmiques utilisent pour cela des circuits intermédiaires de distribution énergétique, les basses hiérarchies confondues avec les hiérarchies spirituelles. Ces hiérarchies inférieures sont branchées sur les organisations terrestres qui produisent massivement de l’énergie à partir des émotions des masses. Donc, de haut en bas, le système pompe la vie humaine qui est prise à son propre piège à cause de l’énergie qu’elle dégage continuellement – et comment pourrait-elle faire autrement ? En effet, dès qu’une âme descend en incarnation, elle erre dans le brouillard de l’ignorance et se fabrique toutes sortes d’illusions en se cognant aux murs de l’espace-temps. Cette âme – en l’occurrence des milliards d’âmes semblables – émet des désirs et des pensées de toutes sortes. Ces formes pensées incontrôlées, souvent inconscientes, s’assemblent par affinités. C’est une loi de cohésion universelle. Ainsi, les éons constitués de ces formes-pensées s’engraissent comme la reine dans la termitière. Ils finissent par disposer d’un semblant de vie autonome. Au fil des millénaires, ces formations psychiques plutôt malsaines deviennent égocentriques, sourdement conscientes et rusées, obstinées à survivre, et constituent ce que la tradition religieuse nomme le Serpent ou le grand Dragon. C’est un cercle constellé de foyers d’énergie qui épouse la forme du zodiaque. Les astrologues seront choqués d’entendre cela, mais les temps sont venus de révéler que le zodiaque dont sont si fiers les faiseurs d’horoscopes est le maillage électromagnétique de la prison terrestre.
Right ? Je ne sais pas si les gens peuvent admettre cela car il faut s’extraire de millénaires de culture. Il faudrait essayer de regarder notre univers en se plaçant en imagination à l’extérieur de la ceinture zodiacale.
Ce système d’emprisonnement – le Dragon dévorant – fut révélé par les mythes antiques mais les autorités religieuses ont veillé à ce que la signification réelle demeure cachée.
Et pourquoi ? Parce que depuis l’origine, l’emprise de ces forces a été d’une telle ampleur que les religions les ont confondues avec les dieux. Les hiérarchies religieuses soumises à cette illusion nous ont enseigné à les craindre et les adorer.  » Hérétique celui qui cherche à comprendre les mystères de Dieu ! « 
Progressivement, des occultistes et des mystiques se sont octroyés des places de choix dans le monde intermédiaire, entre les éons supérieurs et l’humanité terrestre. C’est ainsi que se sont formés divers groupes spécifiques branchés sur les esprits des races. Les premiers arrivés furent les mieux servis et naturellement, il se créa des systèmes initiatiques pour accueillir les postulants aux postes subalternes de la hiérarchie invisible. Vous en avez une idée par les 33 degrés du rite maçonnique Ecossais. Ces degrés symbolisent des grades dans la hiérarchie invisible.
Si vous regardez les choses objectivement, en écartant les préjugés, vous dites :  » pourquoi ces gouvernements, ces autorités et ces chefs qui nous parasitent ? D’où viennent ces hiérarchies politiques et religieuses, et pourquoi ces traditions qu’elles ont fondé pour garantir leurs privilèges ? Avons-nous créé cela ou nous l’a t-on imposé ? « 
Personnellement, je préfère me sentir responsable, sinon je ne vois pas la nécessité d’agir. Ceci dit, je recommande de relire ce que je viens de dire sur la ceinture du serpent zodiacal. Ce laïus ésotérique n’est pas une information que vous trouverez dans votre magazine nouvel âge préféré. Ok ?

J.L. : Nous sommes en phase. Vous venez de décrire ce qui a conduit au bûcher les rebelles qui voulaient réveiller leurs frères humains. C’est l’explication du problème de la souffrance et de l’exploitation.
D’abord l’être humain émet des pensées, des formes mentales fondées sur le désir, la possession, le ressentiment, la peur, l’avidité, l’attachement, la jalousie, l’espoir et son cortège d’illusions…et ces pensées l’encerclent peu à peu – intérieurement dans son ego psychique, mais aussi collectivement dans l’espace extérieur. Ces pensées se sont densifiées en structures psychiques hyper résistantes où l’humanité est prise comme dans une toile d’araignée. Alors, pour se délivrer, dans son désespoir, l’humanité pensante créa de nouvelles formes mentales, idéalistes, plus civilisées et raffinées, mais plus pernicieuses, l’humanitarisme, l’internationalisme et tout le reste. Cette projection idéaliste ira jusqu’à la saturation finale, la limite où le système gorgé d’illusions à l’excès implosera. Nous en sommes responsables et c’est pourquoi la délivrance ne repose que sur nous.
Il est difficile de renoncer à nos belles illusions tant qu’elles ne s’inversent pas en leur contraire, ce qui est inévitable selon la loi d’équilibre dans cette nature.
Nous sommes les créateurs de notre malheur et de notre prison. Ce n’est pas un diable ni de méchants illuminati qui nous ont mis dans ce pétrin mais notre esprit déconnecté de la vérité.

KEVIN : Sure it is. La pensée est une arme magique puissante pour le salut ou la perdition. Mais je crois que nous n’allons pas aborder ici la question de la libération de l’âme et comment purifier notre être. Chacun sait ce qu’il doit faire, ou bien s’il ne le sait pas, il doit partir à la recherche d’un savoir-faire en matière d’hygiène spirituelle.

J.L. : Vous avez raison, cela soulève un nouveau problème. Nombre de méthodes de méditation ou de soit disant développement personnel ne procurent aucune libération durable. Elles relient les gens aux vieux systèmes psychiques que j’hésite à énumérer car les adeptes de ces méthodes pourraient se sentir visés, et l’on sait combien l’être humain est susceptible en matière de croyance spirituelle. Quand on en tient une, il faut croire que c’est la bonne, sinon elle perd son effet. Son effet placebo.
Pour se libérer l’esprit, il faudrait pratiquer une attention perpétuelle, et grâce à cette économie d’énergie dans la vie de chaque jour, on se libèrerait assez vite des conditionnements collectifs et des fantasmes individuels. Mais c’est facile à dire…

KEVIN : Je crois que c’est la bonne voie pour exister sainement dans ce monde si malsain et compliqué. Rester toujours attentif et ne pas s’enfermer dans des pensées qui nous raccrochent aux noeuds individuels et collectifs (Kevin emploie le mot neurosis – névrose/ noeud psychique) .
But that’s easy to say. Chacun doit découvrir sa propre démarche, sans peur de faire des expériences. Il faut se tromper bien souvent avant de trouver la vérité. Personnellement, ce n’est pas mon job de dire comment faire, à condition qu’il existe un comment faire universel…et j’en doute.

J.L. : Donc, après avoir décrit le circuit entre les sphères supérieures et le plan astral intermédiaire – le système de la Grande Babylone – que l’on confond avec le monde divin à cause des créatures superbes qui peuvent imiter les formes célestes, je voudrais que nous revenions sur terre.
Lorsque l’on observe notre monde, les apparences nous trompent car nous manquons de recul. Après tout, ce monde est la projection de nous-mêmes. Notre implication nous empêche de le voir tel qu’il est. Nos yeux regardent mais ne voient pas et nos oreilles écoutent mais n’entendent pas. De plus, notre sentimentalité est si hypertrophiée que nous refusons de voir ce qui n’est pas agréable et ce qui ne cadre pas avec nos idéaux et nos croyances. L’être humain est faible, alors qu’il est le dépositaire de la semence d’un dieu.
Il est incapable de s’organiser face à ses prédateurs visibles, sans parler de ceux qu’il ne voit pas mais auxquels, dans sa candeur, il adresse des suppliques et des prières. Bref, il nourrit ses gardiens tout au long de ses jours. Il les acclame, les place sur un trône, leur confie son destin, sa santé, son âme, toute sa vie.
Il est long le chemin. N’y a t-il pas moyen de démasquer les prédateurs pour accélérer la prise de conscience ?

KEVIN : Pour connaître la vérité, nous devons comprendre le plan qui se déroule devant nos yeux malgré que nous soyons dans la cécité. D’abord, il faut que les gens sensibilisés soient bien convaincus qu’une guerre cosmique fait rage mais que divers moyens ont été utilisés pour qu’ils continuent à vivre comme si de rien n’était. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Depuis la fin de l’Egypte antique, les événements se sont précipités, et la crise déclenchée par l’opération Golgotha a semé la panique de haut en bas de la Grande Babylone qui symbolise l’au-delà avec ses démons et ses merveilles.

Source : joel labruyère

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