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«La science du réchauffement climatique est établie », citation d’Al Gore .

- Plans présents et futurs des agences fédérales en matière de modification du climat.
- L’évolution d’un programme R&D (?) de modification du climat en système d’armement militaire. Une critique de 1986 sur les initiatives de 1966.

Réchauffer l’Arctique avec des projets de géoingéniérie à grande échelle est la vision des industriels depuis 100 ans et l’est toujours.

Vous souvenez-vous de l’époque où l’on pensait que réchauffer l’Arctique était une bonne idée ?
Vous souvenez-vous de l’époque où les scientifiques pensaient que réchauffer l’Arctique était une bonne idée ?

Si réchauffer l’Arctique est considéré comme bon pour le commerce depuis 100 ans, pourquoi la découverte que le dioxyde de carbone fait déjà le travail gratuitement a été soudain considérée comme une catastrophe à prévenir ?

Pourquoi un optimisme de plusieurs décades dans le réchauffement de l’Arctique a t-il soudainement fait place à une campagne de crainte et de menaces pour l’avenir à cause des conséquences du réchauffement de l’Arctique sous l’appellation « réchauffement global », est une question qui reste largement inexpliquée.

Depuis 1958 le Congrès et les militaires travaillent sur des systèmes de guerre climatique exotique qui comprennent la manipulation électromagnétique de la ionosphère.


Il est inacceptable que l’ONU et le GIEC (IPCC) continuent à promouvoir le CO2 comme cause du changement climatique mais refusent d’admettre que les militaires sont activement engagés dans les technologies d’armes de réchauffement climatique.

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- Des documents de 1966 révèlent comment les militaires et les agences fédérales modifient le climat global.

En haut, la première carte de circulation atmosphérique, celle des particules radioactives projetées par l'explosion de la bombe atomique américaine Mike (ci-contre), le 1er novembre 1952, dans l'océan Pacifique. (Crédit Matcha et al).

Contrairement à ce que la polémique actuelle sur le Giec pourrait nous faire croire, la question climatique ne se résume pas à savoir si la planète se réchauffe ou pas et si l'homme est responsable de ce réchauffement. Ce type de controverse impose une vision si étroite de la science que ça en devient presque inquiétant. Il est vraiment indispensable de replacer la problématique dans une perspective plus large, historique, géopolitique et même scientitifique. Cet article a été publié dans Le Figaro daté du 4 mars 2010.

La modélisation climatique sur laquelle s'appuient les analyses du Giec (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat) ne tombe pas des nues. Elle a une longue histoire, trop souvent méconnue. Elle est directement liée aux essais nucléaires et à la course aux armements à laquelle se sont livrés les États-Unis et l'Union soviétique durant la guerre froide, comme le montre Joseph Masco, de l'Université de Chicago, dans une étude passionnante (Social Studies of Science, février 2010).

 

Les tout premiers modèles de circulation atmosphérique à l'échelle planétaire ont été produits au milieu des années 1950 aux États-Unis. Ils visaient alors à retracer le déplacement sur l'ensemble du globe des « nuages » radioactifs provoqués par les explosions de bombes nucléaires américaines dans l'atmosphère, en Alaska et dans le Pacifique. Très sommaires par rapport aux planisphères actuels, ces documents (notre photo) marquaient néanmoins un tournant. C'était la première fois que la science était confrontée à la possibilité que la planète, ce qu'on appelle maintenant la biosphère, soit directement menacée, voire détruite par l'homme.

« Les 215 essais nucléaires américains atmosphériques et sous-marins effectués entre 1945 et 1962 ont eu un impact environnemental qui a transformé le globe et les sciences de la terre », souligne Joseph Masco. La puissance totale des explosions américaines est estimée à 357,5 mégatonnes, contre 12 kilotonnes pour la bombe d'Hiroshima. Les craintes des retombées radioactives sur la santé ont été telles au cours de ces années qu'en 1963, elles ont abouti à la signature du traité d'interdiction partielle des essais nucléaires par les États-Unis, l'Union soviétique et le Royaume-Uni, la Chine et la France ayant refusé de la ratifier. D'autres traités suivirent pour aboutir en 1996 à l'interdiction complète des essais nucléaires.

La santé n'était pas l'unique préoccupation. C'est à ce moment-là que la problématique climatique a commencé, elle aussi, à émerger. « La course aux armes nucléaires pendant la guerre froide a provoqué un investissement sans précédent de la recherche dans les sciences de la Terre, apportant ainsi une nouvelle vision de la planète comme un espace politique, technologique et environnemental complètement intégré », souligne Joseph Masco. Contrairement à aujourd'hui, on ne craignait pas un réchauffement mais un refroidissement global des températures, un « hiver nucléaire » provoqué par les poussières dispersées dans l'atmosphère par les explosions atomiques, décrit dans une étude publiée en 1983. Les militaires américains ont même un temps caressé l'idée de provoquer volontairement des désordres climatiques pour mettre à genoux leurs ennemis. De nombreux phénomènes naturels extrêmes (inondations, tremblements de terre, grandes sécheresses, cyclones) étaient alors mis sur le dos des essais nucléaires. Toutes ces préoccupations amenèrent la création du Giec en 1988 qui avait pour charge de mesure l'influence de l'homme sur le climat. 

Plusieurs instruments essentiels dans la modélisation climatique actuelle sont directement issus de la guerre froide. C'est ainsi que, pour contrecarrer l'emprise communiste, les Américains ont activement soutenu l'OMM (Organisation mondiale de la météorologie) afin que des mesures de températures et des données météo soient recueillies dans tous les pays du monde et dans les zones les plus reculées. De même, pour connaître la circulation de la radioactivité, l'armée américaine a organisé les premiers prélèvements de calotte glaciaire. Des données exploitées à l'heure actuelle pour retracer l'évolution du climat dans le passé en fonction des concentrations de CO2. Autre héritage, les gros ordinateurs utilisés par le secteur militaro-industriel aujourd'hui mis au service de la modélisation climatique.