De la Société secrète “Skull and Bones” au nouvel ordre mondial

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COSCO: Docteur Blondet, vous vous êtes penché sur l’histoire de la “Société Skull and Bones”. Que pouvez-vous nous en dire, outre qu’elle est une société secrète mystérieuse, mais à nulle autre pareille?

 

BLONDET: C’est une société secrète, au départ réservée aux étudiants.Elle a  été fondée en 1832, quand quelques étudiants de l’Université de Yale, l’une des principales universités américaines, ont été choisis par, disons, le patriciat américain. Ils  étaient au nombre de douze par an. Il est notoire que Georges Bush Senior, l’ancien président des Etats-Unis, en a fait partie, et, avant lui, son père, et, après lui, tout naturellement, son fils, pour autant que l’on puisse admettre que ce fiston soit capable de suivre des cours à Yale, ce que l’on peut mettre en doute. Le candidat républicain à la présidence n’en a pas la capacité, à mon sens [l’interview date d’avant l’élection  de Bush Junior, ndlr]. Mais on peut affirmer avec quelque certitude qu’il fait partie de cette secte, non au sens strict; indubitablement , il est issu de ce milieu. La famille Bush est ensuite très proche des banquiers Harriman, qui constituent l’un des groupes les plus puissants de l’établissement américain.

 

COSCO: Peut-on dire que la Skull and Bones a investi aussi la CIA, car Bush-le-Père, c’est bien connu, a été le directeur de cette institution?

 

BLONDET: Il n’y a évidemment pas d’identité entre la Skull and Bones et la CIA. Les choses ne sont pas aussi simples. Mais il est vrai que plusieurs directeurs de  la CIA ont été membres de la Skull and Bones. En général, l’objectif d’une société de ce type est de constituer des groupes d’hommes du même âge, mais aussi des groupes intergénérationnels qui s’aident selon les circonstances. C’est l’évidence! Il faut aussi savoir que l’idéologie de la confraternité se place au-delà de la gauche et de la droite. La “droite” et la “gauche” sont, pour eux, des éléments d’une dialectique, qu’ils entendent surplombercar ils s’estiment supérieurs. La Skull and Bones représente un groupe de gnostiques qui veulent, très spécifiquement, s’adonner à toutes les manœuvres politiques, tant et si bien qu’ils utilisent tantôt l’idéologie attribuée à la “droite”, tantôt celle attribuée à la “gauche” comme  de simples étiquettes. Ces personnes se placent de toute façon au-dessus de ces distinctions. Ce n’est pas un hasard, par exemple, que Harriman fut le banquier que l’on nomma ambassadeur des Etats-Unis en Union Soviétique, afin qu’il puisse offrir une aide très importante à Staline et à son régime, alors qu’ils s’est toujours proclamé anti-communiste. Il faisait partie de cette brochette de banquiers, dont on ne se souvient plus aujourd’hui, qui ont toujours soutenu le système soviétique, jusque et y compris sous Gorbatchev.

 

COSCO: Pour être admis dans la Société Skull and Bones, faut-il être citoyen américain ou bien des personnalités issues d’autres nations y sont-elles admises aussi?

 

BLONDET: Je ne sais pas. L’unique source sûre sur cette société secrète est un livre paru il y a quelques années. Je n’ai pas connaissance d’autres travaux ou ouvrages. C’est l’historien Anthony C. Sutton qui a abordé l’histoire de cette fraternité si puissante : cf. Anthony C. Sutton, America’s Secret Establishment – An Introduction to The Order of Skull & Bones, by Anthony Sutton" (Liberty House Press, Billings, Montana - 1986). Il me paraît toutefois improbable que des non Américains en fassent partie. Peut-être que quelques Britanniques en sont membres,  mais certainement pas des Mexicains ou des Italiens, par exemple.

 

COSCO: L’histoire de la secte des “British Israelites” a-t-elle quelque chose à voir avec la Société Skull and Bones?

 

BLONDET: Pour autant que je le sache, les British Israelites ne sont pas directement liés à la Skull and Bones.

 

COSCO: La Skull and Bones est suspectée, depuis la  fin du 19ième siècle, de pratiquer le satanisme. Est-ce vraisemblable selon vous?

 

BLONDET: On peut, sans plus, le  suspecter. On sait simplement qu’il existe un rituel utilisant des ossements, ceux, dit-on, du chef amérindien Geronimo, que possèderait le groupe. Ces ossements serait conservés dans une salle à Yale, inaccessible au commun des mortels, où se déroule chaque année le rituel de l’initiation. Le rite est incontestablement d’origine maçonnique, comme l’atteste son style, où le postulant se retrouve dans un cercueil, afin de perpétrer un rituel de mort et de renaissance symboliques. Ensuite, le postulant doit révéler des choses dont il a honte et en parler normalement; il s’agit pour l’essentiel de choses concernant son mode de vivre sa sexualité. Le rituel doit le conduire à une sorte de purification, ce qui fait aussi de ce rituel une parodie de la confession catholique.

 

COSCO: Ils célèbrent donc un rite ésotérique?

 

BLONDET: Indubitablement. Il est cependant difficile d’affirmer qu’il soit satanique au sens strict du terme. On se doute également qu’à un certain moment du rituel, intervient une prêtresse, alors que le groupe est composé exclusivement d’hommes. Cette femme a donc un rôle dans cette liturgie, mais on ne peut pas le définir avec certitude.

 

COSCO: Peut-on dire que l’ex-Président Clinton  en a fait ou en fait partie?

 

BLONDET: Non, certainement pas Clinton. L’histoire de Clinton est différente. Il a reçu une formation typiquement anglo-saxonne. Il est parti étudié en Angleterre et y a acquis, semble-t-il, une répugnance profonde pour l’univers britannique.Al Gore, en revanche, est un homme d’un tout autre type. La famille d’Al Gore est puissante depuis toujours dans l’établissement américain, exactement comme celle de Bush, mais elle fait plutôt partie de l’établissement considéré comme “rouge”. Le père d’Al Gore a toujours été très proche, sur le plan des affaires, de ce fameux Hammer, de confession israélite, qui fut le premier à aider Lénine. Il est mort à plus de 90 ans, il y a quelques années, laissant une fortune colossale. Pendant toute sa vie, comme il s’en vantait lui-même, il a été un agent soviétique. Hammer était très célèbre : c’était lui qui faisait les “affaires sales” avec l’Union Soviétique et entendait soutenir cette monstruosité politique, même si, sans aide occidentale, elle se serait écroulée rapidement. Ce n’est donc pas un hasard si Al Gore a commis récemment une “erreur”. Il y a quelques petites années, le FMI a prêté à fonds perdus et à des conditions extrêmement favorables 7 milliards de dollars à la  Russie d’Eltsine à la demande et sous la caution d’Al Gore. Ces 7 milliards de dollars ont immédiatement été investis à l’étranger, pas  un centime n’est entré en Russie ou n’y a été investi. Cet argent a abouti sur le compte des “oligarques”, ou sur ceux d’anciens agents du KGB ou d’autres personnalités, devenues “entrepreneurs” dans la nouvelle Russie.

 

COSCO : La société “Skull and Bones” a été un jour définie comme une résurgence américaine des “Illuminés de Bavière” de Weisshaupt. Qu’ne pensez-vous?  

 

BLONDET: C’est possible, mais  je ne crois pas que l’on puisse avancer des preuves irréfutables en la matière. Nous nous  trouvons plus probablement face à quelque chose de plus général et de plus vaste, parce que le profil de la “Skull and Bones” n’est pas à proprement parler “révolutionnaires”.  Certes, elle est internationaliste, globaliste à la manière de Bush, mais nullement révolutionnaire.

 

COSCO: Peut-on dire que cette secte tend à réaliser le “nouvel ordre mondial”?

 

BLONDET: C’est le sens que lui a donné Bush. Le Président Bush (père), au temps de la guerre contre l’Irak, fut le premier à parler ouvertement de “nouvel ordre mondial”, lequel devait émerger à la suite de cette guerre. Mais, par la suite, les vicissitudes qui ont animé l’échiquier planétaire ne se sont pas exactement déroulées comme il l’avait pensé. Nous  avons en effet affaire à un “nouvel ordre mondial” en acte, mais on ne peut pas dire, avec exactitude quelles en seront les conséquences à long terme. Le pouvoir mondial ne se dissimule plus derrière le masque de l’ONU, mais avance directement sous la bannière étoilée. L’Amérique demeure l’unique superpuissance; elle n’a plus besoin de se caché derrière l’artifice de l’ONU.

 

COSCO: Quel est le véritable visage du “nouvel ordre mondial”, que beaucoup de gens considèrent comme le “bien suprême”?

 

BLONDET: Essentiellement, le “nouvel ordre mondial”, c’est la libre circulation des capitaux, avant même d’être la libre circulation des marchés, car ceux-ci ne se situent qu’à la deuxième place; vient ensuite la libre circulation des hommes, qui se placent en troisième position.La libre circulation des hommes est limitée au territoire américain. En effet, à la frontière mexicaine, les capitaux sont bien acceptés, mais non les hommes. Dans ce “nouvel ordre mondial”, divers phénomènes actuels s’expliquent; tous ne doivent pas être condamnés a priori. Nous devons révisés quelques-unes de nos positions idéologiques habituelles, surtout quand elles sont négatives. Le capitalisme, même globalisé, fonctionne, et pas toujours mal. Les pays qui en tirent avantage ne sont pas toujours des pays du “premier monde”, celui qui “compte”, mais aussi des pays qui connaissent un regain de vitalité et qui réaniment leurs particularités culturelles profondes. Ce regain culturel n’était sans doute pas prévu. Exemple : l’Inde est devenue un exportateur majeur de logiciels, parce que tous les géants du logiciel indiens appartiennent à la caste brahmanique, compsée de familles où l’on connaît le sanscrit, c’est-à-dire une langue classique, de même où l’on connaît encore une mathématique traditionnelle abstraite.  Les représentants de cette caste parlent anglais, produisent des logiciel en anglais, qui coûtent moins cher sur le marché mondial. Autre pays avantagé par la globalisation   —et plus qu’on ne l’imagine: l’Espagne.  Cet avantage est dû à un fait culturel précis. L’Espagne a possédé un empire pendant cinq cents ans. Aujourd’hui, 400 millions de personnes parlent espagnol dans le monde. L’Espagne est en train de devenir la puissance économique dominante sur les marchés sud-américains. Les banques espagnoles sont en train d’acquérir les banques d’Argentine, du Venezuela, etc. L’Espagne acquiert de plus en plus le visage d’une mère patrie impériale. Je me suis rendu en Espagne récemment et j’ai constaté, fait singulier, qu’il n’y avait pas, là-bas, un affect culturel anti-globaliste, comme il en existe un en France, en Italie et également en Allemagne. Ce n’est pas un hasard car l’anti-globnalisme prend le visage de la gauche, celle qui a généré des gouvernements inefficaces. Nous sommes contre la globalisation parce que nous sommes en faveur de la tradition et, pendant ce temps-là, la gauche improvise et redécouvre les traditions nationales, pour ne pas continuer à perdre du terrain.

 

COSCO: Et quels sont les aspects négatifs du “nouvel ordre mondial”?

 

BLONDET: Les aspects négatifs, à l’évidence, se concentrent dans l’excès de libre circulation de capitaux purement spéculatifs. Au moindre mouvement de panique, ces capitaux s’en vont, en quelques minutes, parce que, désormais, la monnaie électronique se meut à la vitesse des télécommunications, laissant brusquement des pays entiers  à sec, plongés dans de graves crises économiques, parce qu’ils s’étaient endettés, non  pas par pauvreté intrinsèque, mais parce qu’ils venaient de vivre un moment de croissance. Tout d’un coup, ils se rtrouvaient privés de liquidités. Les éléments négatifs du “nouvel ordre mondial” relèvent donc de phénomènes liés à la finance spéculative et révèlent d’énormes bulles de dettes impayables, comptabilisées par personne. Certains pays d’Amérique latine subissent de tels effets de manière particulièrement dramatique.  Je pense à la Colombie. Ces pays devraient se spécialiser dans les domaines où ils sont compétitifs. Ceux qui savent bien faire des cravattes, comme les italiens, et bien qu’ils produisent et vendent des cravattes et non pas des avions ou d’autres appareils dont ils ne pourront de toutes façons pas développer le secteur industriel. La Colombie produit la coca. Un tiers de  son territoire est d’ores et déjà contrôlé par des bandes guerrières, qui ont existé, là-bas, de tous temps. Elles se donnent bien entendu une étiquette de “gauche”. Elles sont en réalité constituées de narco-trafiquants, étiquettés de “gauche”, et, en juillet dernier, le directeur de la Bourse de New York, un certain Richard Grasso, est allé rendre visite à ces terroristes de fait, qui terrorisent la population, tuent des enfants, se livrent à des voies de fait dignes du Cambodge de Pol Pot, mais cela n’a pas dérangé outre mesure ce monsieur Grasso. Il a offert à cette bande d’”investir” leur argent sdale dans la Bourse de New York. Si le monde financier américain s’intéresse à l’argent des narco-trafiquants colombiens, cela signifie, en clair, que l’on va bientôt légaliser les drogues dures.

 

COSCO: Certains catholiques ont peur, car la mise en œuvre d’une globalisation totale provoquera la disparition de la religion catholique.  Pensez-vous que cette crainte se justifie?

 

BLONDET: Les milieux, qui veulent l’avènement du “nouvel ordre mondial” sont hostiles au catholicisme. Je pense surtout à Bush. Et aussi à Al Gore. La lutte contre le catholicisme est dure, elle relève de divers phénomènes autonomes, mais je pense toutefois qu’il est difficile d’agir directement  sur la religion catholique, c’est-à-dire sur le Vatican. Le vrai problème réside à mon sens dans une sorte de ressac final du catholicisme clérical. Le haut clergé du Vatican lui-même semble adopter une sorte de nihilisme souriant, qui l’induit à minimiser les contenus forts de l’orthodoxie, afin de provoquer de grands événements médiatiques, qui ne sont finalement que pures apparences, sans substance. Les choses sont allés si loin que l’an dernier, à la Noël, D’Alema, chef du gouvernement de gauche en Italie, a amené sa femme et ses enfants à la messe de minuit à Bethléem. Cela paraît anodin mais c’est proprement renversant : nous avons affaire à un homme politique qui ne croit en rien et qui amène sa famille pour assister, au fond, à un spectacle, de nature spirituelle, fort suggestif. En uncertain sens, cette visite constitue, pour moi, un événement symbolique fort, tout comme ce jubilée de la jeunesse [catholique] où, le dernier jour, dans les fauteuils réservés au VIP, on a pu voir se prélasser, invitées ou non, pratiquement toutes les personnalités du centre gauche...

 

COSCO: D’après vous, l’Eglise n’est plus rien d’autre qu’un vaste spectacle suggestif, destinés à impressionner les masses?

 

BLONDET: Effectivement, nous n’avons plus affaire  qu’à une Eglise-spectacle, patronné par cette espèce de cléricalisme institutionnel athée, car il est un clergé fourbe, aujourd’hui, qui est de gauche et qui est athée. Certains comportements de l’Eglise, comme les demandes continuelles de “pardon”, laissent les vrais catholiques perplexes et, à l’inverse, récoltent les oreilles attentives du consensus institutionnel de la gauche qui ne croit pas, mais qui prend les masses en considération, que nous ne sommes pas capables de mobiliser, alors qu’eux le peuvent. La CGIL est encore capable de s’organiser et d’organiser de vasgfes activités  sociales, ce que les paroisses ne peuvent plus faire. Mais, quoi que l’on fasse, ces jeunes ne seront véritablement chrétiens,comme l’a rappelé le Pape, que s’ils sont prêts à payer leur foi de leur sang. Et moi, je n’y crois pas!

 

Entretien avec Maurizio BLONDET

Propos recueillis par Giuseppe COSCO

Giuseppe Cosco

L'Ordre est l'impulsion originale 

 

Une observation est que l'Ordre obtient la continuité dans les nouvelles organisations, c.-à-d., il y met le PREMIER président (Ribaat : Comme par exemple G.W Bush Jr Monkey qui à admis sa filiation au Skull&Bones, s’en suivi le nouveau pion Barak Obama qui est noir, comme par hasard ! Dois je rappeler que les Skull&Bones ont admis des juifs et noirs récemment d’après le texte, ici récemment ce porte  vers 1983, Barack Obama n’est-il pas venue juste après ?) Ainsi que les idées et, alors, quand les opérations se mettent en route, souvent, il disparait juste de l'image.

 

Parmi les universités, nous pouvons citer l'université Cornell, où Andrew Dickson White (1853) était son PREMIER président, et l’université Johns Hopkins, basée sur le système pédagogique allemand, où Daniel Coit Gilman (1852) était le PREMIER président (1875-1901).

Parmi les associations académiques, l'association historique américaine, l'association économique américaine, la société chimique américaine, et l'association psychologique américaine, ont toutes été lancées par des membres de l'Ordre, ou des personnes proches de l'Ordre. Ce sont des associations clés pour le conditionnement de la société.

 

Ce phénomène de l'Ordre, comme PREMIER sur la scène, est trouvé surtout parmi les fondations, bien qu'il paraisse que l'Ordre garde une présence continue parmi les administrateurs de la fondation. Il fait, plus que d’être juste le PREMIER où l'argent est concerné. Il reste autour, pour garder un oeil sur les dépenses. Le PREMIER président de l'institution Carnegie (1902-1905) était Daniel Coit Gilman, mais d’autres membres de l'Ordre ont été dans les comités Carnegie depuis le tournant du siècle. Gilman était sur scène pour la création des fondations Peabody, Slater, et la Russell Sage. McGeorge Bundy était président de la fondation Ford de 1966-1979.

 

Le PREMIER président d'une organisation influente mais presque inconnue, établie en 1910, était aussi un membre de l'Ordre. En 1920 Théodore Marburg a fondé la société américaine pour le règlement judiciaire des discussions internationales – American Society for the Judicial Settlement of International Dispute -, mais Marburg était seulement président d’honneur. Le PREMIER président était le membre William Howard Taft (1878). La Société était l'ancêtre de la League to Enforce the Peace, qui a développé le concept de société des nations (SDN) et, finalement, les Nations Unies.

Au Nations unies nous trouvons, par exemple, cet Archibald McLeash (1915) qui était le cerveau derrière la constitution de l'UNESCO. Nous trouvons le même phénomène de PREMIER sur la scène dans les groupes de réflexion – "think tanks".

 

En 1960, James Jeremiah Wadsworth (1927) a mis en place l'institut des recherches pour la paix -Peace Research Institute-. En 1963 il a fusionné pour devenir l'institut d'études politique - Institute for Policy Studies -, avec Marcus Rashkin, qui avait été assistant du conseil de la sécurité nationale (1961-1963), et McGeorge Bundy (1940), un membre très actif de l'Ordre.

 

L'église 

 

Environ 2% de l'Ordre sont dans l'église (toutes de dénominations protestantes), bien que ce pourcentage ait décliné ces dernières années.

 

Une pénétration clé est celle du séminaire d’union théologique, affilié avec l’université de Columbia à New York. Ce séminaire, ancien sujet d'enquête sur l’infiltration communiste, a des liens proches de l'Ordre. Henry Sloane Coffin (1897) était professeur de théologie pratique de 1904 à 1926 et président du séminaire d’union théologique, aussi connu sous le nom de "séminaire rouge", de 1926 à 1945. L’union a une si large interprétation des activités religieuses qu’il a, ou a l’habitude d’avoir, un club d’athées pour ses étudiants.


Henry Sloane Coffin, Jr. (1949) était un des cinq accusés de Boston sur des charges de conspiration fédérales.

 

Et c'est seulement la partie de la pénétration de l'Ordre dans l'église.  

 

La Loi

 

Les établissements majeurs de cabinets juridiques à New York sont saturés par l'Ordre.
En particulier, Lord Day and Lord, dominé par la famille Lord déjà citée ; aussi Simpson, Thacher and Bartlett, surtout la famille Thacher ; David, Polk, Wardwell and Debevoise, Plimpton, le cabinet juridique de la famille Rockefeller.
 

 

Les communications

 

Il y a eu une pénétration considérable dans les communications. Quelques exemples :

 

- Henry Luce, de Time-life, est dans l'Ordre.
- William Buckley (1950), de National Review
- Alfred Cowles (1913), président de Cowles Communications, Des Moines Register, Minneapolis Star,
- Emmert Bates (1932), de Litton Educational Systems,
- Richard Ely Danielson (1907), d'Atlantic Monthly
- Russell Wheeler Davenport (1923), de Fortune
- John Chipman Farrar (1918), de Farrar, Straus, les éditeurs.

 

La récompense la plus prestigieuse du journalisme est d’être membre de l’association Nieman à l’Université de Harvard. Plus de 300 y ont accédé de 1937-1968. Le PREMIER directeur du Fond Nieman était le membre Archibald McLeash.

L’industrie

 

Les compagnies pétrolières ont leurs liens vers l'Ordre. Les membres Percy Rockefeller, les Payne, les Pratt, sont tous liés à la Standard Oil. Les pétroles Shell, Creole Petroleum, et Socony Vacuum sont aussi liés. Une grande variété d'établissements industriels ont des membres dans l'Ordre, de la famille Donnelley à Chicago (imprimeurs du guide officiel des lignes aériennes et autres références) ; des compagnies de bois comme Weyerhaeuser, qui est aussi un Trilatéraliste (Trilatérale) ; des industries d’habillement, et ainsi de suite.

 

Le Système de la Réserve Fédérale - FED

 

Une douzaine de membres peuvent être liés à la Réserve fédérale, mais une nomination est remarquable, Pierre Jay (1892), pour qui toute célébrité était de diriger, en 1913, une école privée, et d’être un obscur vice-président de la Manhattan Bank ; cependant il est devenu le PREMIER président de la Réserve fédérale de New York, la vrai banque de réserve importante. (Ribaat : Dans la même catégorie en appuie, les textes véridiques suivant : « Federal Reserve Bank (F.E.D) 1er rapport » et « Federal Reserve Bank (F.E.D) 2ème rapport »)   

 

La Maison Blanche, la politique et le gouvernement

 

C'est l’ère où l'Ordre a fait des progrès : avec des noms comme Taft, Bush, Stimson, Chafee, Lovett, Whitney, Bundy et ainsi de suite. Il faudra un volume séparé pour couvrir cette histoire et dans le mémorandum neuf nous décrivons juste un exemple, L'OPÉRATION BUNDY.

 

Mémorandum numéro six :

 

Les opérations de l'Ordre

 

En 1981 le livre "The Anglo American Establishment", par Carroll Quigley, a été publié à New York par un petit éditeur anticonformiste. Quigley était autrefois instructeur à Princeton et Harvard puis professeur à l'école du corps diplomatique, à l’université Georgetown. L'éditeur note dans son introduction que Quigley avait été incapable de trouver un éditeur majeur pour le manuscrit. Ce n'est pas surprenant. Le livre dévoile l'équivalent britannique de l'Ordre.

 

"The Anglo American Establishment", n'a rien à voir avec le pouvoir établi américain, qui est à peine mentionné, mais il a beaucoup à faire avec le pouvoir établi britannique. L'éditeur a probablement inséré le mot "américain" dans le titre afin de rehausser la viabilité dans les pays. Quigley décrit minutieusement, en détail, les opérations historiques du pouvoir établi britannique contrôlé par une société secrète, et opérant souvent comme l'Ordre opère aux USA. C'est la vraie signification du livre explosif de Quigley.

 

« Le Groupe »

 

La société secrète britannique, "le Groupe" ou ordinairement juste "nous", a été fondé à l’université d'Oxford, comme l'Ordre a été fondé à Yale, mais sans le charabia maçonnique. Comme nous avons noté dans le mémorandum cinq, le Groupe opère dans une série de cercles concentriques et, comme l'Ordre, il consiste en familles de vieilles lignées, alliées à des banquiers négociants privés, connus aux Etats-Unis comme banquiers d'affaires.

 

En tenant compte de l'existence prouvée du Groupe, des opérations de l'Ordre et du genre de pénétration qu'il a accompli, cela ne peut pas être expliqué que par la simple chance. En examinant les opérations de l'Ordre, nous pouvons produire une image de ses objectifs, sans accès à aucune constitution interne ou déclaration d'objectifs, même si elles existent. C'est peut être seulement un mot de la bouche.

Par contraste, l'objectif du Groupe est enregistré dans les volontés de Cecil Rhodes. C'était :

"L'extension de la règle britannique partout dans le monde, le fignolage d'un système d'émigration du Royaume-Uni, et de colonisation par des sujets britanniques de toutes les terres où les moyens de vie est accessible par l’énergie, le travail et l’entreprise . . . et la récupération ultime des États-Unis d'Amérique comme une partie intégrante de l'Empire Britannique".


Cet objectif est, bien sûr, ridicule et quelque peu immature, mais pas moins ridicule et pas moins immature que l’objectif du "Nouvel Ordre Mondial" de l'Ordre. Le Groupe a contrôlé la politique britannique depuis cent ans, et le fait encore.

 

Le Groupe et l'Ordre ont été créés par des anglophiles qui veulent modeler le monde sur une culture hybride anglo-Hégélienne. Où les races latines, slaves et chinoises ne sont pas considérées, mais, clairement, ces cultures seront peu disposées à devenir des pions de l'empire Britannique ou Yankee de Nouvelle Angleterre. Même dans le Commonwealth, une association volontaire de nations, il est improbable que le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande acceptent l'esclavage constitutionnel envisagé par Cecil Rhodes. Les deux sociétés secrètes oublient, et il y a une base philosophique pour cette négligence, le droit naturel de tout groupe ethnique, qu'il soit blanc, noir ou jaune, anglais, slave ou latin, de développer sa propre culture sans contrainte.

 

Contrairement à cet auteur, Quigley sympathise avec les fins du Groupe, bien qu'il dise que leurs méthodes sont ignobles. Le Groupe et l'Ordre sont peu disposés, ou incapables, de provoquer une société globale par des moyens volontaires, donc ils ont opté pour la contrainte. Pour faire ceci, ils ont créé des guerres et des révolutions, ils ont saccagé des trésors publics, ils ont opprimé, ils ont pillé, ils ont menti même à leurs propres concitoyens

 

Comment ont ils fait ceci ?  

 

Manière d’opérer de L'Ordre 

 

Les activités de l'Ordre sont dirigées afin de changer notre société, en changeant le monde, pour provoquer un "Nouvel Ordre Mondial". Ce sera un ordre planifié avec une liberté individuelle très restreinte, sans protection constitutionnelle, sans limites nationales ou distinction culturelle.

 

Nous déduisons cet objectif en examinant, et en récapitulant, les actions individuelles des membres : il y a eu un modèle logique d'activité sur cent ans. Une partie de cette activité a été faite en coopération avec le Groupe, avec ses objectifs parallèles et enregistrés.


Maintenant si, par exemple, nous avions trouvé que l'intérêt dominant des membres était d’élever des canards, qu'ils ont écrit des articles au sujet des canards, élevé des canards, vendu des canards, formé des conseils d’études de canards, développé une philosophie de canards, alors il serait raisonnable de conclure qu'ils avaient un objectif à propos des canards, que ce n'est pas une simple activité aléatoire.

Historiquement, les opérations de l'Ordre se sont concentrées sur la société, comment changer la société d’une manière spécifique, vers un but spécifique : un "Nouvel Ordre Mondial". Nous connaissons les éléments qui devront être changés dans la société pour provoquer ce Nouvel Ordre Mondial, nous pouvons examiner alors les actions de l'Ordre dans ce contexte.
Ces éléments devraient plus ou moins être :
 

 

- L’éducation : comment la population du futur se comportera,
- L’argent : les moyens de tenir la richesse et échanger des marchandises,
- La loi : l'autorité pour mettre en vigueur la volonté de l'état, une loi mondiale et une cour mondiale est exigée pour un état mondial,
- La politique : la direction de l'Etat,
- L’économie : la création de richesses,
- L’histoire : ce que les gens croient qu’il s’est passé dans le passé,
- La psychologie : les moyens de contrôler ce que pensent les gens,
- La philanthropie : afin que les gens pensent bien aux sujet des contrôleurs,
- La médecine : le pouvoir sur la santé, la vie et la mort,
- La religion : les croyances spirituelles des gens, l’incitation à l’action pour beaucoup,
- Les médias : ce que les gens savent et apprennent au sujet d'événements courants,
- La continuité : le pouvoir de nommer qui suivra dans vos pas.

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LES « BLACK PROGRAM »: LE PROJET SILVER BUG

UsaUFO


Un programme pour étudier la conception d’un nouveau type d’aéronef à décollage et attérrissage vertical.

Le projet « Silver Bug », « cafard d’argent » (projet n° 9961) avait été développé conjointement par l’ATIC, le « Air Technical Center », le « Centre de Renseignement Technique de l’Air » et le WADC, « Wright Air Developpement Center », le « Centre de recherche et de développement de Wright », en février 1953. En fait, il s’inspirait à l’origine d’un programme Canadien démarré en 1952. C’est le général D.C. Putt de « l’USAF Air Research and Développement », la branche « Recherche et Développement de l’Air Force », qui en prendra la direction.
Ce programme avait pour but d’étudier la possibilité d’une une toute nouvelle conception d’aéronefs tout-à-fait radicale. Pour envisager la réalisation d’un disque volant, qui serait capable à la fois de décollages et d’atterrissages verticaux, et ayant une vitesse de vol supersonique. Au départ, le projet avait mis en concurrence deux types d’engins différents.

Le projet « Silver Bug » avait été lancé, lorsque le renseignement de l’Air Force avait rapporté des informations indiquant un grand intérêt de la part de l’Union Soviétique dans ce domaine d’activité.

Une autre motivation de l’Air Force était de trouver un moyen de limiter au maximum la vulnérabilité des bases aériennes, qui sont toutes tributaires de leurs pistes d’atterrissage. Non seulement les pistes prennent énormément de place de par leur longueur, mais elles seraient tout-à-fait identifiables par des photos aériennes et aussi par des satellites espions (même si l’on en était qu’au début de l’ère spatiale, il y avait bien, pour l’Air Force, un risque pour la sécurité nationale, quand des satellites espions pourraient être mis en orbite par l’URSS). De plus, l’armée de l’air y voyait-là un moyen de ne plus dépendre des pistes d’atterrissage de ses bases (qui bien-sûr deviennent inutilisables, dès qu’elles sont bombardées).

En cas de succès, les nouveaux engins devaient être entreposés en sous-sol, évitant ainsi la nécessité d’avoir des longues pistes.

Un programme conjoint Américano-Canadien.

Le projet Silver Bug, s’appuyait pour ses recherches sur les travaux du contractant de la défense A. V. Roe Limited, une société Canadienne (que l’on appelle plus communément « AVRO ») et qui était une filiale de l’entreprise Américaine « Hawker-Siddley Group ». Le principal objectif était de résoudre les contraintes de ces nouveaux engins et de leur forme, identiques aux « soucoupes volantes ». Pour offrir à la force aérienne Américaine, des systèmes d’armement avancés, capable de décoller et d’atterrir verticalement, avec des capacités et des performances supérieurs aux jets militaires de l’époque. Et pouvoir proposer une utilisation possible dans la majorité des bases déjà existantes.

De plus, les supérieurs de l’Air Force avaient bien définis que:

- « Il ne semble y avoir aucune raison fondamentale, pour laquelle cette étude ne devrait pas donner lieu à un système d’armement. Cependant il existe plusieurs domaines techniques qui doivent être étudiés avant qu’un développement du programme à grande échelle ne soit lancé »;

- « La simplicité de la construction de l’engin devrait atténuer un grand nombre des problèmes logistiques liés à la construction, qui sont normalement associés avec le développement de nouveaux aéronefs »;

- « Se basant sur ces éléments, le double programme de recherche-développement est justifiable »;

- « Les échanges d’informations techniques sur ce projet se feraient en liaison directe, entre le WADC et l’ATIC »;

- « Un effort doit être entrepris, pour déterminer si l’Union Soviétique travaille encore ou a déjà travaillée pour conduire un projet similaire, quand les travaux ont commencés et l’état actuel de l’avancée Soviétique ».

Deux types d’engins seront envisagés, mais un seul sera retenu.

Durant les deux premières années, des études préliminaires pour un modèle d’aéronef à décollage vertical seront lancées. Et parmi eux, deux types de projets (regroupant chacun différents prototypes) se démarqueront:

- L’un appelé « Projet Y », qui visait un engin en forme d’aile volante à pointe fuselée, avec un décollage vertical par l’arrière de l’appareil (procédé de décollage type « tail-sitter »);

- Et un autre, appelé « Projet Y2″, qui visait une plate-forme volante circulaire, qui reste à l’horizontal au moment du décollage (de type dénommé « flat-riser »).

Ils étaient tous les deux classé « secret ». Après étude par les contractants, pour servir de base de travail, le projet Y sera finalement abandonné au profit du projet Y2 (1). L’Air Force désirant un appareil plus maniable, préférait une forme de soucoupe. Les forces Américaines avaient déjà fait l’expérience d’avions supersoniques à décollage vertical dans différents autres programmes, qui avaient posés des problèmes d’aérodynamisme et ils préféreront choisir un engin de forme circulaire (2).

A partir de ce moment, la direction prise par la recherche sera de s’orienter définitivement vers une forme de soucoupe circulaire, pour concevoir un prototype d’engin à décollage vertical. Les prototypes seront au départ appelés « VTO Aircraft », pour « Vertical Take Off Aircraft », « aéronef à décollage vertical ».

Le principe de l’aéronef qu’avait retenu l’Air Force au départ.

La forme générale était celle d’une plate-forme circulaire ayant l’apparence d’un « disque ». Le tout surmonté d’un cockpit central pour le pilote. La première étude du prototype, prévoyait 6 réacteurs Armonstrong-Sidney « Viper 8″ placés en étoile, dans l’épaisseur du fuselage, autour de la partie centrale, avec un système de volet, pour orienter les flux de gaz des réacteurs.   Voilà les plans ci-dessous:

Il y aura une seconde étude de prototype, permettant aussi un large flux radial d’energie sur sa circonférence mais avec un système de motorisation différent. C’est celui-là qui avait été retenu. Il sera appelé le « MX-1794″ aux Etats-Unis et le « PV-704″ au Canada, voilà les plans ci-dessous :

Les caractéristiques de cet engin « Radial-Flow Engine Aircraft »:

Diamètre: 29,20 pieds;
Hauteur: 3,79 pieds;
Poids total du fuselage et du cockpit : 9532 livres;
Poids total du système de propulsion : 10450 livres;
Equipement de vol, radio-électrique, air conditionné et oxygène: 1068 livres;
Capacité du réservoir de fuel: 1140 gallons;
Poids à vide: 21050 livres;
Charges de fuel: 7750 livres;
Equipage (un pilote): 200 livres;
Poids total en chage: 29000 livres.

Un système de propulsion et de contrôle indissociable.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser généralement en voyant les plans de cet aéronef, il ne s’agissait pas d’un engin à « antigravité ».

Il utilisait un mode de propulsion disons plus conventionnel, avec des rotors, des réacteurs et des turbines, et une chambre de compression qui étaient alimentées au fuel. Il y aura plusieurs versions étudiées, avec le principe de réacteurs et de turbines, qui comprimait l’air, en l’éjectant sur son pourtour. Une partie de l’air pouvant être dirigé dans n’importe quels endroits de la périphérie du disque, afin d’assurer l’inclinaison et l’orientation de l’appareil. Le système de pilotage de l’engin se faisant en contrôlant ces flux et leur puissance, qui pouvaient aussi contribuer à la propulsion verticale ou horizontal de l’appareil (que l’on appelle « l’effet Coanda »). Exemple avec le plan ci-dessous :

Ce qui pouvait passer pour un avantage, la propulsion et le système de contrôle ne faisant en fait qu’un, deviendra en fait la plus grande difficulté à surmonter. Pour arriver à un engin maneuvrable et capable des performances attendues. Et ce prototype n’aboutira finalement pas.

Les estimations des performances attendues selon le constructeur devaient être:

Plafond maximum à pleine vitesse: 80600 pieds;
Vitesse maximale: 2300 miles;
Vitesse de montée: 1,76 minutes par 36090 pieds.

Le Projet Silver Bug dans les médias.

Effectivement, plusieurs journaux et magazines, aussi bien Américain que Canadien, parleront de ce programme dès le début et ce tout au long des années cinquante. Donnant indifféremment sans même le savoir, des informations sur les différents prototypes du projet Silver Bug.

Le magazine « Look », avait publié un article en juin 1955, disant que AV Roe, Canada, Ltd, le constructeur Canadien, avait en cours un programme de conception de soucoupe qui était en développement depuis 1953. Et qu’il avait été abandonné à cause du coût qui était jugé trop élevé pour obtenir un démonstrateur de vol (il s’agit en fait du projet MX 1794, qui sera bien abandonné). L’article évoquait également une réunion d’ingénieurs, où il avait été annoncé que de nouvelles contraintes de l’Air Force avaient été mise en place, concernant les exigences en matière de performances, qui serait plus satisfaits par un aéronef en forme de soucoupe (ce que confirme le rapport déclassifié).

Le journal Canadien « Toronto Star », avait de son côté écrit dans son édition du 11 février 1953 que Avro-Canada, avait démarré un programme en 1953, pour élaborer une soucoupe volante. Et que leurs équipes travaillaient à l’usine de Malton, en Ontario. Le 16 février 1953, le ministre de la Production de défense a informé la Chambre des communes que Avro avait travaillé sur un « modèle à décollage vertical » d’une soucoupe volante qui serait capable de voler à 1500 miles à l’heure et de voler à la verticale.

Dans le journal de la société, « Avro News », le président de Avro-Canada avait déclaré que le prototype en cours de construction était « …si révolutionnaire que cela rendrait toutes les autres formes d’avions supersoniques obsolètes ».

Et dans un article dans un supplément du mois de décembre de la publication « Air Intelligence Digest », titré « le disque volant », des travaux de AVRO où figurait une illustration inexacte du prototype du projet.

A la suite de toutes ces « fuites » dans la presse le Pentagone fera une conférence de presse dans laquelle l’armée reconnaitra l’existence du projet Silver Bug et qu’ils travaillaient bien sur un engin en forme de soucoupe, et présenteront d’ailleur une illustration officielle du projet MX-1794.

Il faut bien le dire, ces divulgations dans les journaux à l’époque, même si elles ne donnaient pas toutes les informations, avaient entretenu une certaine confusion. Et en voyant l’Avrocar présenté au public, qui n’était pas le modèle présenté officiellement, il y aura une certaine suspicion, sur ce que pourrait cacher l’Air Force (et par certains côtés, on peut dire qu’elle perdure encore aujourd’hui).

Les différents d’aéronefs de la société AVRO.

Avec un même projet, partagé en deux programmes (un aux Etats-Unis et l’autre au Canada), plusieurs prototypes (certains abandonnés, d’autres retenu), le tout se déroulant sur plusieurs années, cela a certainement contribué à tout rendre assez confus, pour qui veut reconstituer les évènements. Et en voyant le résultat final avec l’Avrocar, qui de plus ne ressemblait pas à l’engin présenté dans les articles de presse et par le Pentagone; à l’époque, certains ont pensé qu’il n’aurait pût être en fait qu’un programme secondaire, « de façade ». Et que la recherche sur le prototype de 1955, le MX-1794, aurait peut-être ét poursuivie en secret. Plusieurs personnes à l’époque en avait eu alors la conviction (3).

Il y avait bien plusieurs engins différents à l’étude pour Silver Bug, sur lesquels travaillera la société AVRO. Il y aura:

- Un appareil se type « tail sitter » en forme d’aile volante (projet Y) des études préliminaires qui avait été rejeté et s’appelait l’Oméga;

- Deux appareils de type « flat riser » ou « Radial-Flow Engine Aircraft » en forme de soucoupe (projet Y2), dont un seul sera retenu (le MX 1794/PV 704) mais dont la recherche n’aboutira pas;

- Le « Weapon System 606″, qui était un fuselage classique sur une palte-forme de vol circulaire. Etudié pendant un temps après l’échec (et peut-être au même moment) du MX-1794/PV-704. Mais abandonné également;

- Et un dernier appareil, aussi de type « flat riser » (le VZ-9-AV), mais avec un concept légèrement différent de ce que voulait l’Air Force au dépard et qui donnera naissance à l’Avrocar.

Les documents déclassifiés du projet Silver Bug.

On peut se demander ce que pourrait nous apprendre les documents déclassifiés.
Actuellement, à part quelques documents déclassifiés de la CIA (concernant surtout les possibles recherches Soviétiques dans le même domaine), peu de documents officiels sont disponibles du côté Américain. Il y a un rapport technique sur le projet Silver Bug, publié le 15 février 1955 et qui a été déclassifié le 29 Mars 1995, obtenu suite à une demande du 15 février 1998, par le biais de la loi FOIA, par le CUFON, « The Computer UFO Network » (4).

Questionné à ce sujet, l’Air Force a fait répondre par le service des relations publiques de Wright-Patterson Air Force Base, à Dayton, qu’aucun autre rapport sur ce projet n’était disponible et à ce jour déclassifié (mais il existe un autre rapport, qui doit en fait être le même, mais à la mise en page et à la présentation des informations différentes. Mais le contenu doit être identique).

(1) On présente souvent l’inverse, en disant que c’est le projet Y2 qui avait été abandonné, au profit du Projet Y, mais c’est une erreur. Cela est bien mentionné à la page 1 (Section 1 Caracteristics) dans le dernier paragraphe (B. Description of the proposed Aircraft)  du rapport technique cité dans les sources.  Pour plus d’informations, voir la partie 2.

(2) C’était plusieurs projets de l’US Navy avec les firmes Loockeed et Convair, et un de l’US Air Force avec la firme Ryan Aeronautical Corporation pour les appareil à décollage en ayant une position vertical. Il y avait déjà eu aussi des engin avec une forme plate, par les firmes Roll Royce et Bell.

(3) Encore aujourd’hui, beaucoup le pense.

(4) Pour télécharger le rapport, cliquez sur le lien, link

Sources:
« Technical Report n° TR-AC-47, Joint ATIC-WADC Report on Project Silver Bug », publié le 15 février 1955 par l’Air Technical Intelligence Center de Wright-Patterson Air Force Base, Ohio. Declassifié le 29 mars 1995;
Magazine Top Secret n°12;
http://www.cufon.org;
http://www.avroarrow.org.

article source: http://actualitedelhistoire.over-blog.com/article-les-black-program-le-projet-silver-bug-partie-1-68928331.html

LES « BLACK PROGRAM »: LE PROJET SILVER BUG (Partie 2)

Le projet Y2.

Ce projet était une collaboration entre l’US Air Force et la société AVRO, pour la construction d’un engin à décollage et atterrissage vertical. Ce projet faisait partie du « Projet Silver Bug », mais au Canada il prendra le nom de « Projet Y2″, d’après le nom du projet qui avait été retenu suite aux d’études préliminaires (1). Et au Canada, on le surnomme aussi parfois « Projet Ladybird ».

La recherche Canadienne avait démarrée en 1952 (l’association avec le programme Américain commença en février 1953) et se terminera en 1962. Il était donc aussi constitué de la poursuite des recherches, qui avait été réalisées précédemment par les Canadiens. Le responsable des équipes était l’ingénieur Britannique John Frost qui était aussi conseillé par les anciens ingénieurs en aéronautiques Allemands Miethe et Shiever.

Le projet Y, rejeté par l’Air Force.

Parallèlement au projet Y2, il a existé pendant une courte période un autre projet visant lui aussi le même objectif, c’était le projet Y. Ce dernier proposait un prototype complètement différent. Il s’agissait d’une aile volante arrondie en pointe vers l’avant, propulsée par plusieurs réacteurs. Son mode de décollage devait se faire complètement à la vertical, à l’aide d’un procédé de trains retractables, pour servir de « pieds » à l’engin. Ce système de décollage à la vertical est désigné par le terme « tail-sitter ».

Une forme d’aile allongée devait être utilisé en raison du mode de propulsion par « radiaux de flux » conçus pour l’alimenter. Les moteurs avaient été conçus pour émettre des gaz d’échappement provenant de plusieurs petites turbines, ce qui augmentait la poussée. Il devait voler à 2500 miles à l’heure.

Mais à la suite des études préliminaires, ce prototype ne sera pas retenu par l’Air Force, qui préféra choisir le projet Y2, qui était un prototype de forme circulaire, comme une soucoupe. L’Air Force, tout comme la Navy, expérimentait déjà d’autres modèles d’appareils supersoniques, aux forme plus ou moins classique, pouvant décoller à la vertical. Mais ces projets n’auront pas convaincu, les appareils connaissant régulièrement des problèmes aérodynamique, qui les rendaient insuffisamment maniable (2).

Le prototype, qui avait reçu le nom de code de « Oméga », n’aura existé que sur plan et sa seul réalisation concrète sera une maquette en bois. Dont il existe quelques photographies prises dans un hangar de Malton, près de Toronto, où travaillait la société AVRO. C’est accidentellement qu’elles seront découvertes dans les archives nationales Britanniques au « Public Record Office » de Kew (photos ci-dessous).

   

Même s’il ne sera pas choisit par les Américains, les Canadiens tentèrent tout-de-même de le poursuivre pour leur propre compte, avec des fonds Britanniques. Finalement, l’Oméga sera totalement abandonné. Mais le brevet pour cet appareil a bien été déposé aux Etats-Unis le 6 novembre 1962. C’est le brevet N° 3062482 pour un « aéronef à turbine à gaz » (documents ci-dessous).

L’étude d’un nouveau principe de réacteur.

Cette étude avait été réalisé pour le projet Y, et devait équiper l’aile volante Oméga. Au contraire des réacteurs classiques, dont les rotors sont coaxiaux, et sont placés à l’intérieur du réacteur, le procédé d’AVRO était de placer le rotor du compresseur horizontalement (donc avec un axe de rotation vertical) qui comprime l’air de manière radial, en l’éjectant sur son pourtour. Une partie de l’air comprimé par le compresseur pouvait être dirigé dans n’importe quels endroits de la périphérie du disque, afin d’assurer l’inclinaison et l’orientation de l’appareil. Le système de pilotage de l’engin se faisant en contrôlant ces flux d’air froid et leur puissance, qui pouvaient aussi contribuer à la propulsion verticale ou horizontal de l’appareil. Indépendamment, ou en association avec les flux chauds venant de la chambre de combustion.
Mais suite aux essais en soufflerie réalisé de 1954 à 1960 qui ne seront pas concluant, durant toute la conception de ce nouveau type de moteur, ils décideront d’utiliser un réacteur classique.

Les différents design envisagés par AVRO.

Depuis 1952, la recherche Canadienne avait étudié plusieurs pistes pour ses prototypes, comme vous pouvez le voir sur les document ci-dessous, récapitulant les différents projets:

Le premier qui aura la préférence, sera le Projet dénommé « PV-704″ au Canada et « MX-1794″ aux Etats-Unis (à droite). C’était celui qu’avait retenu l’Air Force au début et lorsque ce dernier sera abandonné en 1955, ils se rabanteront un temps sur le « Weapon System 606A », avant de choisir définitivement le projet « VZ-9-AV », qui deviendra l’Avrocar (à gauche). Il n’y aura que ces deux engins qui deviendront des prototypes et subiront des essais en soufflerie (maquettes d’origine de la société AVRO ci-dessous):

Le projet PV-704.

Il avait une forme de soucoupe, avec un cockpit central, équipé de plusieurs réacteurs, alimentant plusieurs turbines. Une partie de l’air pouvant être dirigé dans n’importe quels endroits de la périphérie du disque, afin d’assurer l’inclinaison et l’orientation de l’appareil. Le système de pilotage de l’engin se faisant en contrôlant ces flux et leur puissance, qui pouvaient aussi contribuer à la propulsion verticale ou horizontal de l’appareil.

Mais après plusieurs tests de différentes versions en soufflerie (selon le nombre et la position des réacteurs), ce projet sera abandonné, officiellement faute de crédit. Mais le brevet pour cet appareil a bien été déposé aux Etats-Unis le 27 février 1962. C’est le brevet N° 3022963 pour un « aéronef de type disque à jets de contrôle périphérique » (document ci-dessous).

Le Projet WS-606A.

Suite à l’échec du PV-704, AVRO se tournera pendant une durée assez courte vers une autre piste avec le « Weapon System 606A » (dont il y aurait eu plusieurs versions). Qui était une engin de forme circulaire, avec un fuselage central et un cockpit de forme classique (illustration ci-dessous). Il se pourrait aussi qu’AVRO l’ait étudié paraléllement, pendant le projet « V7-9-AV », mais on n’en est pas certain. Lui ne dépassera le stade des plans et sera assez rapidement délaissé.

Le Projet VZ-9-AV.

AVRO poursuivra ses recherches en s’orientant vers le projet « VZ-9-AV ». Cet appareil de forme circulaire avec un moteur à réaction, serait maintenu au-dessus du sol par un « coussin d’air » et tiré vers le haut par « l’effet Coanda » (l’effet Coanda, est un effet aérodynamique mal maîtrisé, née d’un inventeur français, Henri-Marie Coanda, qui avait expérimenté avec un moteur à réaction rudimentaire dans les années trente. Il avait constaté qu’un réacteur horizontal pouvait fournir une poussée des deux côtés simultanément), la propulsion et la sustentation étant obtenu par l’aspiration de l’air par le haut et l’orienter ensuite vers le bas et le pourtour de l’engin (shémas ci-dessous).

D’après l’histoire communément admise, la majorité des participants étaient maintenu au secret le plus total, et seulement quelques-uns savaient exactement, ce sur quoi ils travaillaient (3). Mais cela n’empêcha pas les rumeurs à l’époque, comme se souvient le photographe Verne Morse: « Il y avait une rumeur stupide autour de l’usine disant que nous faisions la construction d’une soucoupe volante, et tout le monde riait à ce sujet ».

La première année de recherche s’avéra difficile. Le réacteur atteignait une température trop élevée, qui faisait fondre la structure d’acier du prototype, et les secousses violentes faisaient sauter les rivets du fuselage. Ce fût à ce moment que le gouvernement Canadien, après avoir dépensé quatre cent mille dollars Canadien sur le projet, décida d’arrêter les frais. L’Air Force reprit alors le financement du programme. Grâce à des nouveaux fonds, l’ingénieur John Frost a repensé le concept original, plaçant trois réacteurs Continental J69-T9 avec chacun 417 kilos de poussée unitaire, autour d’une turbine centrale qui était alimentée en air grâce à un apport circulaire que représentait la turbine au centre de l’engin (plan ci-dessous).

Le pilote serait assis dans un cockpit légèrement ovale, dans une bulle en plexiglas (l’engin n’était encore prévu que pour un seul pilote).

Mais les tests en soufflerie, réalisés sur un premier prototype (immatriculé « S/N 58-7055″), au Canada comme aux Etats-Unis (4), avaient démontrés qu’il y connaissait de graves problèmes de stabilité et qu’il y avait un risque de retournement de l’engin, à chaque accélération des réacteurs (ses problèmes ne seront jamais maîtrisé). L’USAF avait voulu l’équiper d’un empennage pour voir si cela permettrait de corriger le problème, mais Frost, refusera fermement d’approuver l’idée. Ce qui n’empêcha pas l’Air Force de faire une tentative en installant un aileron arrière, pour faire d’autres essais en soufflerie (photo ci-dessous).

 

Un second prototype (immatriculé « S/N 59-4975″), qui deviendra le démonstrateur de vol, fera ses premiers vols d’essais le 12 novembre 1959. Il y en aura d’autre en janvier 1960 et à partir de juillet 1960 jusqu’à la fin de l’année au Canada, pour les poursuivre aux Etats-Unis, jusqu’en juin 1961. Le projet s’arrêa le 30 avril 1962. Il y aura eu 75 heures de vol d’essai en tout. Au Canada, le pilote d’essai était celui de la société, Spud Potoki, un pilote d’origine Polonaise. Aux Etats-Unis il y aura deux pilotes d’essai: le major Walter J. Hodgson, de l’US Air Force et Fred J. Drinkwatter III, de la NASA.

La réalisation finale aura des cocardes Américaines peintes sur le fuselage. Et c’est à ce moment qu’il a été dénommé de ce qui devait être son nom définitif pour l’exploitation commerciale, par le terme « Avrocar ». (photo ci-dessous) aboutira à un engin de forme circulaire bi-place d’un diamètre de 5,50 mètres sur 1,47 de hauteur. Il pesait 2095 kilos à vide et la charge maximum au décollage était de 2563 kilos. La propulsion et la sustentation étaient obtenu par l’aspiration de l’air par le haut et l’orienter ensuite vers le bas et le pourtour de l’engin. Et c’est à ce moment qu’il aura son nom définitif pour l’exploitation commerciale, par le terme « Avrocar ».

La société AVRO y croyait vraiment.

Les responsables de la société était très enthousiaste. Le Département de publicité de la société avait même commencé à concevoir des brochures promotionnelles pour exploiter le potentiel de ce type d’engin volant, pour le jour où il serait dévoilé au public. Il devait d’être appelé le « Avrocar » (la « voiture Avro »), et ils espéraient qu’il y aurait de grandes retombées, pour des utilisations tant civiles que militaires. Il y aurait eu un « Avrowagon » pour les transport en commun, et une « Avroangel » (qui aurait été une ambulance aérienne) et un « Avropelican » air-mer, qui devait être capable de se poser sur l’eau, pour des sauvetages et la guerre anti-sous marine.

Ken Palfrey, un des dessinateur sur le projet, a déclaré que Frost avait de profonds espoirs: « Il avait l’intention d’un faire un, quatre fois plus grand, pour déplacer des troupes dans et hors les zones de combat, comme les hélicoptères font maintenant » (5).

Le bilan du Projet Silver Bug / Y2.

Les résultats ne seront pas à la hauteur de ce qui avait été attendu. Tant au niveau de ce que voulait l’Air Force au début, quand on voit le design des soucoupes étudiées au départ et ce que sera le résultat final avec l’Avrocar. Il planait à tout juste 90 centimètres du sol et devenait totalement et surtout dangereusement incontrôlable, dès que l’on tentait de dépasser un mètre d’altitude. Et sa vitesse maximum ne dépassa jamais 56,3 Km/heure. Mais au cours des années qui suivront et aussi bien des années plus tard, il y aura des retombées plus intéressantes de ce programme bien plus tard, quand d’autres constructeurs aéronautiques chercheront à faire des appareils à décollage vertical. Les résultats de la recherche du projet Y2, apporteront des données exploitables, pour la maîtrise des flux d’air provenant des réacteurs, pour d’autres programmes d’appareils à décollage vertical, qui eux aboutiront (comme par exemple avec le « Sea-Harrier » Britannique).

Le premier prototype pour les essais en soufflerie finira dans un entrepôt du Maryland, qui sert de centre de stockage pour le National Air and Space Museum en 1966 (photo ci-dessous).

Tandis que la version définitive du démonstrateur de vol, qui avait été présenté à la presse, sera restauré (il avait été présenté pendant quelques années à l’extérieur) et puis exposé au Musée de Fort Eustis en Virginie en 1979, où on peut toujours le voir aujourd’hui (photo ci-dessous).

(1) Pour plus d’informations, voir la Partie 1.

(2) Il y avait le XFV-1 (« Pogo ») de Lockheed et le XFY-1 (« Salmon ») de Convair pour la Navy, qui était des avions à double hélice, qui seront abandonné en 1955. Et le X13 de Ryan Aéronauticcal Compagny de l’Air Force qui était à réaction, et sera abandonné en 1957.

(3) En fait, le secret et la sécurité n’était pas si sévère que ça. Jean Pierre Petit, l’astrophysicien Français, s’était rendu aux Etats-Unis en 1961 et avait été au laboratoire de Stanford. Dans son livre « Ovnis et armes secrètes Américaines », il raconte que lorsqu’il s’est présenté à la porte d’entrée, il n’y avait pas de gardes et il était entré dans les bureaux sans le moindre problème, et comme il n’y avait personne, en ouvrant les portes des bureaux, qui n’étaient pas fermées, pour chercher quelqu’un, il se rendra compte qu’il n’y avait personne. Et il verra même l’Avrocar dans un hangar. Quand le personnel revint (il était parti déjeuné), le responsable piquera une colère, parce que Petit, n’aurait jamais dû voir un appareil aussi secret.

(4) En 1959 la Marine américaine viendra prendre le prototype pour des tests en soufflerie au Ames Researh Center de la Nasa à Moffet Field en Californie. Il a été mis dans un camion à plateau en pleine nuit. La police avait arrêté tout le trafic jusque dans le port de Toronto, et arrivé là, le prototype fût alors chargé sur un remorqueur américain. Le remorqueur descendit ensuite le long du canal Érié, le long de la voie pour New York, et ensuite à travers le canal de Panama, jusqu’en Californie.

(5) Frost quittera la société AVRO lorsque celle-ci fermera ses portes pour raisons financières 1962. Frost partira vivre en Nouvelle-Zélande où il mourru en 1979.

http://ufoetscience.wordpress.com/

Sources:
« Technical Report n° TR-AC-47, Joint ATIC-WADC Report on Project Silver Bug », publié le 15 février 1955 par l’Air Technical Intelligence Center de Wright-Patterson Air Force Base, Ohio. Declassifié le 29 mars 1995;
Magazine Top Secret n°12;
http://www.cufon.org;
http://www.lasieworks.com;
www.avroarrow.org.

http://ufoetscience.wordpress.com/

images et article à la source 

Liens externe:

http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=7793.0

http://ovnis-usa.com/2009/04/01/mercredi-1er-avril/

http://ovnis-usa.com/le-projet-avalon/

http://area51blog.wordpress.com/2010/04/12/que-sest-il-reellement-passe-dans-la-

Voici la vraie cause du cancer et pourquoi elle a été gardée secrète !

01-Laure-Maud_cosmetiques-biologiques_Douces-Angevines_1-1912x1280http://laure-maud-photographe.com

Le lauréat du prix Nobel, le Dr OttoWarburg H, a consacré sa vie à l’étude et à la cause du cancer. Dr Warburg était directeur de l’Institut Kaiser Wilhelm (aujourd’hui Institut Max Planck) pour la physiologie cellulaire à Berlin.

Otto Heinrich Warburg, né le 8 Octobre 1883 à Fribourg-en-Brisgau (Bade-Wurtemberg), mort  à Berlin, était un médecin, physiologiste et biochimiste allemand. Docteur en chimie et docteur en médecine, il fut lauréat du Prix Nobel physiologie et médecine pour sa découverte de processus-clés de la respiration cellulaire et de différents systèmes enzymatiques. Ayant démontré que les cellules cancéreuses changent leur métabolisme pour passer à un métabolisme anaérobie Il a formulé l’hypothèse, non confirmée, que le cancer ne peut pas se développer dans un milieu riche en oxygène. Parmi ses étudiants, le plus illustre est Hans Adolf Krebs, prix Nobel lui aussi en 1953.

Le Dr Warburg a été l’un des éminents physiologistes du 20ème siècle, et il a découvert que la cause du cancer est une acidité trop importante dans le corps, signifiant que le pH dans le corps est en dessous du niveau normal de 7,365, qui constitue un état « acide ». Warburg a étudié le métabolisme des tumeurs et la respiration des cellules et a découvert que les cellules cancéreuses persistent et prospèrent dans un pH plus faible, à 6,0, à cause de la production d’acide lactique et d’une concentration élevée en CO2. Il croyait fermement qu’il y avait une relation directe entre le pH et l’oxygène. Un pH plus élevé, qui est alcalin, signifie qu’il y a une concentration plus élevée en molécules d’oxygène, tandis qu’un pH plus faible, qui est acide, signifie qu’il y a une concentration plus faible d’oxygène… c’est cette même oxygène qui est nécessaire pour garder des cellules saines.

En 1931, il a été lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine pour cette importante découverte sur la cause du cancer. Il a déclaré : « les tissus cancéreux sont acides, alors que les tissus sains sont alcalins. L’eau se divise en ions H+ et OH-, s’il y a un excès d’H+, c’est acide ; s’il y a un excès d’OH-, alors c’est alcalin. »

Dans son ouvrage Le métabolisme des tumeurs, il a prouvé que « toutes les formes de cancer sont caractérisées par deux conditions de base : l’acidose et l’hypoxie. Le manque d’oxygène et l’acidose sont les deux faces d’une même pièce: si vous en avez une, vous avez l’autre. » « Toutes les cellules normales ont un besoin absolu d’oxygène, mais les cellules cancéreuses peuvent vivre sans oxygène , c’est une règle sans exception. Privez une cellule de 35 % de son oxygène pendant 48 heures, elle pourra devenir cancéreuse. »

Le Dr Warburg a clairement démontré que la première cause  du cancer est un manque d’oxygène, ce qui crée un état acide dans le corps humain. Le Dr Warburg a découvert que les cellules cancéreuses sont anaérobies et ne peuvent pas survivre en présence de niveaux élevés d’oxygène, que l’on trouve dans un état alcalin .

Comprendre le pH , la cause du cancer et pourquoi on a le cancer ou d’autres maladies.

D’après les recherches du Dr. Enderleinune guérison totale de maladies chroniques, ne peut arriver que lorsque le sang est ramené à un pH normal, légèrement alcalin.

Cause du cancer : pourquoi le pH devrait-il nous concerner ?

Etant donné que nous sommes faits à 60-70% d’eau, le niveau du pH a des effets très profonds sur la chimie du corps, la santé et les maladies. Tous les mécanismes régulateurs (respiration, circulation, digestion, production hormonale) ont pour but d’équilibrer le pH, en débarrassant le corps et les tissus des résidus acides sans endommager les cellules vivantes. Si le pH dévient , trop acide ou trop alcalin, les cellules s’empoisonnent avec leurs propres déchets toxiques et meurent. Comme les pluies acides sur une forêt et des déchets alcalins dans un lac, un pH déséquilibré corrode les tissus humains, consumant les  milliers de kilomètres de veines et d’artères, comme les produits corrosifs s’attaquent au marbre. S’il n’est pas régulé, un pH déséquilibré peut interrompre les activités et fonctionnements cellulaires, comme les battements de cœur et les étincelles entre les neurones du cerveau.

La cause du cancer est liée à 2 facteurs qui sont toujours présents lors d’un cancer, le pH acide et le manque d’oxygène.

En apprenant à manipuler ces deux facteurs qui seraient la cause du cancer , on peut réduire ou inverser le processus du cancer. Rappelons-nous que le pH est un nombre exponentiel de 10 ; donc une petite différence dans le pH se traduit en grosse différence dans le nombre d’ions OH-. En d’autres mots, un sang avec un pH de 7.45 contient 64.9% plus d’oxygène qu’un sang donc le pH est 7.3. Le cancer a besoin d’un environnement acide/pauvre en oxygène pour survivre et se développer. Les patients en phase terminale d’un cancer sont environ 1000 fois plus acides qu’ils ne devraient l’être. Cela veut dire un niveau d’oxygène dangereusement critique au niveau cellulaire. En l’absence d’oxygène, le glucose fermente et devient acide lactique. Cela baisse le pH des cellules. Le pH des urines et de la salive des patients en phase terminale de cancer se situe très souvent entre 4.0 et 5.5. Quand le cancer se transforme en métastases, le pH chute davantage. Nos corps ne peuvent pas lutter contre la maladie si le pH n’est pas proprement équilibré. En d’autres termes,c’est « alcalinise ou meurt ».

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solution la moins chère et très efficace

Le bicarbonate de sodium, aussi appelé bicarbonate de soude, est une poudre blanche,
sans odeur, soluble dans l’eau.

le bicarbonate

Présent dans l’eau de mer et chez tous les êtres vivants, le bicarbonate permet le maintien des richesses marines. Créé également à partir de sel et de calcaire, il est utilisé depuis toujours à de multiples occasions pour le nettoyage, le soin du corps ou encore pour la cuisine !

Un peu de science…

Le bicarbonate a tellement d’usages possibles qu’il semble magique !
Pour ceux qui ont les pieds sur terre, rien de tel qu’une petite explication scientifique pour comprendre ce qui le rend si pratique !

Leçon n°1 : le bicarbonate rétablit le pH* de son environnement…
Pour qu’ils conservent leur belle couleur naturelle, il est préférable que les légumes cuisent dans de l’eau dont le pH est plutôt élevé… or comme ils ont tendance à avoir un pH assez faible, le bicarbonate les aidera à retrouver leur couleur !!

http://www.le-bicarbonate.com/pourquoi

Dans le sang, les plus importants de ces composants sont le bicarbonate, l'albumine, la globuline et l'hémoglobine.
Les reins réagissent également au pH sanguin. Si le sang est trop acide, ils excrètent dans l'urine l'hydrogène excédentaire et retiennent un excès de sodium. Le phosphore, sous forme de phosphate, est indispensable à cet échange. L'organisme l'obtient des os, quand il n'est pas disponible autrement. Lorsque le sang est extrêmement acide, les reins utilisent une méthode différente et excrètent dans les urines des ions ammonium. Lorsque l'organisme est trop alcalin, le processus est inversé pour retenir les ions hydrogène.
Les poumons participent eux aussi à la régulation de l'équilibre acido-basique, en éliminant le dioxyde de carbone du sang. Celui-ci se combine dans le corps avec l'eau pour former l'acide carbonique, de telle sorte qu'éliminer le dioxyde de carbone équivaut à éliminer l'acide. Le rythme respiratoire peut varier en fonction de l'acidité du corps, s'accélérant dans des conditions acides pour éliminer le dioxyde de carbone, ralentissant dans des conditions alcalines pour retenir les acides et réduire l'alcalinité.

equilibre

Tout comme le pH de la circulation sanguine est maintenu sous un étroit contrôle, l'environnement acido-alcalin à l'intérieur des cellules est lui aussi régulé pour rester dans d'étroites limites. Cette régulation se fait grâce à des pompes dans les membranes cellulaires qui permettent à l'hydrogène d'entrer ou de sortir des cellules. Pour fonctionner, ces pompes ont pour la plupart besoin de phosphore et de magnésium. La régulation du pH à l'intérieur des cellules peut également se faire par des modifications des réactions chimiques produisant des quantités d'hydrogène plus ou moins importantes.

 

Évaluer l'acidité ou l'alcalinité de son corps

PHLe plus facile est de tester le pH de son urine avec des bandelettes de papier pH. Ce papier réactif change de couleur en fonction du pH des liquides dans lesquels ils sont trempés. Humidifiée avec de l'urine, la bandelette se colore immédiatement, chaque couleur correspondant à un pH. La première urine excrétée au réveil le matin peut avoir un pH de 5 ou même inférieur. Le corps se débarrasse de son acidité au cours du sommeil. Dans la journée, un pH sain doit être compris entre 7 et 7,5.

Réactions régulatrices à l'acidose ou à l'alcalose

En cas d'acidose, le pH de l'organisme est trop acide . Dans ce cas, les systèmes tampon du sang vont réagir pour faire évoluer le pH vers l'alcalin et le rythme de la respiration va augmenter pour éliminer l'acide carbonique par exhalation de dioxyde de carbone. Ensuite, les reins vont augmenter l'acidité des urines et l'équilibre sera rapidement rétabli.

acidose

L'acidose n'est pas provoquée par l'absorption d'aliments acides comme les citrons ou les oranges, mais résulte le plus souvent de troubles du métabolisme, comme le diabète ou la famine, des maladies rénales ou des troubles respiratoires limitant la libération du CO2 par les poumons. Elle est également le résultat de l'alimentation moderne qui comporte trop de céréales, de viande, de laitages et de sel.
L'alcalose, moins courante que l'acidose, peut résulter d'hyperventilation (une respiration trop rapide), d'une perte d'acide stomacal provoquée par des vomissements excessifs, de la surutilisation de médicaments antiacide ou antiulcère. Dans ce cas, le système tampon du sang va ajuster en direction de l'acide, la respiration va devenir moins profonde pour conserver le CO2 et augmenter les niveaux sanguins d'acide carbonique. Là encore, les reins contribuent à l'équilibre en excrétant moins d'urine alcaline.

Une balance qui penche vers l'acidité

Ces réactions de régulation fonctionnent lorsque l'organisme est dit en bonne santé. La tendance naturelle de notre corps est cependant de faire pencher la balance vers l'acidité, son propre métabolisme produisant sans cesse des déchets acides éliminés essentiellement par les reins et les poumons. Lorsque le fonctionnement de ces organes est perturbé, sous l'influence de facteurs acidifiants, la production d'acide devient trop importante et les déchets sont expulsés vers le tissu conjonctif pour que le pH sanguin conserve une valeur normale. Ce processus d'acidification peut avoir pour conséquence l'acidose tissulaire chronique qui accélère le processus de vieillissement et constitue un terrain propice à l'apparition de nombreuses maladies.

alimentationL'alimentation contemporaine favorise l'acidose

Des chercheurs ont souligné que l'alimentation contemporaine productrice d'acide produit une faible acidose métabolique générale chez des sujets adultes en bonne santé et que le degré de cette acidose augmente avec l'âge en relation avec la diminution de la capacité de la fonction rénale qui se produit avec le vieillissement1.

La chimie acide/base de la digestion

Les cellules de la paroi stomacale produisent de l'acide chlorhydrique, suffisamment fort pour causer une légère sensation de brûlure s'il est placé sur la peau. Mais l'estomac est protégé par le mucus sécrété par les autres cellules. L'acide chlorhydrique a deux fonctions importantes : il agit directement sur les aliments, essentiellement sur les protéines, amorçant le processus de dégradation appelé hydrolyse et facilitant le travail d'une enzyme, la pepsine. Lorsqu'il n'y a pas suffisamment d'acide chlorhydrique, la pepsine est inactive avec pour résultat une mauvaise digestion.
DigestionLe pH normal de l'estomac se situe entre 1,5 et 2,5 (très acide). Il est neutralisé, dans une certaine mesure, par les aliments absorbés. Mais l'estomac est capable, au cours du repas, de se réacidifier pour terminer la digestion. Pendant ce temps, nos aliments ont été réduits en une masse semi-liquide appelée chyme dont le pH, bien moins acide, se situe entre 3,5 et 5, prête à passer dans l'intestin grêle.
La digestion se poursuit dans l'intestin grêle sous l'action des enzymes sécrétées par le pancréas, la vésicule biliaire et la paroi intestinale. Mais il y a ici une différence fondamentale. Alors que l'étape initiale de la digestion dans l'estomac requiert un milieu fortement acide, les étapes ultérieures demandent un environnement alcalin. C'est la raison pour laquelle 90 % de l'absorption totale se produit dans l'intestin grêle et que le tissu absorbant est extrêmement sensible. Ce changement important et rapide en pH alcalin se produit dans le pancréas qui sécrète les quantités nécessaires de bicarbonate. En fait, sur une base quotidienne, le pancréas pourrait produire l'équivalent de six comprimés d'Alka-Seltzer®. La digestion est donc un processus complexe et délicat, impliquant des mécanismes de réaction entre l'estomac et le pancréas pour maintenir les niveaux optimaux acide/base. L'utilisation excessive de tout médicament qui altérerait cet équilibre est potentiellement nuisible.

Les aliments acidifiants et alcalinisants

L'acidité ou l'alcalinité d'un aliment dépend de plusieurs facteurs, incluant sa teneur en protéines et en minéraux, le taux d'absorption des nutriments qu'il contient et la nature des résidus qu'il laisse après avoir été métabolisé.
L'alimentation fournit des ions hydrogène (acides) ou bicarbonates (basiques). Selon que les ions hydrogène prédominent ou non, le sang est plus ou moins acide. Un excès d'acidité dans le sang peut augmenter le risque d'ostéoporose, de diabète, d'athérosclérose, d'hypertension ou de certains cancers.
Au stade final de la production d'énergie, le contenu minéral des aliments n'est pas oxydé. Il laisse donc un résidu alcalin, acide ou neutre selon le mélange de minéraux trouvé dans les aliments. Le soufre et le fer forment des ions acides dans l'organisme. On trouve principalement ces minéraux dans les protéines comme la viande, le poisson, les œufs, la volaille, les céréales ou les noix. Ces aliments sont donc des aliments acidifiants. Le potassium, le calcium et le magnésium forment dans le corps des réactions alcalines. On les trouve principalement dans les fruits et les légumes que l'on appelle donc les aliments alcalinisant ou générateurs de bases.
légumeLa viande et la plupart des aliments contenant beaucoup de protéines génèrent des acides lorsqu'ils sont dégradés par l'organisme et éliminés par les reins. En excès, les protéines mobilisent les réserves minérales capables de neutraliser ces acides. Les légumineuses, les produits laitiers ou les fruits oléagineux contiennent aussi des protéines mais ils sont moins acidifiants parce qu'ils renferment également des sels basiques comme les sels de potassium, de magnésium ou de calcium.
Tout cela est affaire d'équilibre. Ainsi, par exemple, le lait est riche en protéines, en soufre et en phosphore et vous pourriez penser que c'est un aliment qui forme des acides. Mais il contient suffisamment de calcium pour assurer l'équilibre et être quasiment neutre. Le métabolisme et la digestion de chacun jouent également un rôle déterminant dans le fait qu'un aliment laisse un résidu alcalin ou acide. Ainsi, par exemple, certains aliments contenant des acides organiques, tels les citrons ou les tomates, ne doivent normalement pas laisser de résidus acides. Mais chez certains individus, ils peuvent être incomplètement métabolisés et devenir chez eux des aliments acidifiants. C'est fréquemment le cas lorsque les niveaux d'acides stomacaux sont bas ou lorsque l'activité de la thyroïde est perturbée.

D'autres éléments influent également sur l'équilibre

fumeurDes facteurs métaboliques ou de style de vie affectent également l'acidité de notre corps et les réactions des aliments. Les infections, le fait de fumer, la consommation d'alcool ont ainsi tendance à rendre l'organisme plus acide. De plus, le contenu de l'alimentation en éléments traces affecte également l'équilibre acido-basique. Des quantités adéquates de magnésium et de phosphore sont nécessaires au bon fonctionnement des pompes cellulaires. Le zinc est indispensable à la sécrétion d'acide dans l'estomac et pour la rétention ou l'excrétion de l'acide par les reins. De plus, d'autres nutriments, telles les vitamines B, jouent un rôle crucial dans l'oxydation complète des hydrates de carbone et des graisses.

Des conséquences pour la santé

Pendant des décennies, on a pensé que les propriétés formatrices d'acides ou de bases de notre alimentation n'étaient importantes que pour les patients souffrant de calculs rénaux. Une alimentation alcaline, privilégiant les fruits et les légumes, produit davantage d'urine alcaline et était utilisée pour traiter les calculs d'acide urique. Une alimentation acidifiante riche en viande, poisson et céréales étant, elle, utilisée pour les calculs d'oxalate.
L'acidose chronique consomme du contenu minéral des os mais elle fait aussi fondre les muscles et endommage les reins. Pour neutraliser l'excès d'acide, le corps dissout des cristaux osseux contenant du citrate et du bicarbonate de calcium, le calcium étant éliminé dans les urines.
Une autre conséquence de l'acidose chronique est une accélération de la dégradation des protéines des muscles squelettiques. Une étude rapporte qu'une augmentation de l'excrétion urinaire du potassium (dérivé de sels de potassium apportés par les fruits et légumes de l'alimentation) est associée à une augmentation de la masse corporelle maigre chez 384 hommes et 65 femmes. Les auteurs de l'étude concluaient que les sujets avec une consommation de potassium de 134 mmol par jour (5,2 g par jour) pouvaient espérer avoir 1,64 kg de masse de tissu maigre de plus que ceux qui en absorbaient seulement la moitié.

Ostéoporose et équilibre acido-basique

Le meilleur exemple des effets néfastes sur la santé d'une alimentation trop acidifiante est probablement celui des facteurs acide/base sur la santé de l'os. L'acidose accélère les dommages cataboliques et perturbe les processus de réparation anabolique.
OstéoporoseDes études épidémiologiques ont suggéré qu'il existait un lien entre la consommation de protéines animales et l'ostéoporose. Certaines rapportent que ceux qui consomment plus de fruits et légumes ont une densité minérale osseuse plus élevée que ceux qui en consomment moins. On remarque également des études montrant une multiplication par trois à cinq des fractures chez les adolescentes qui consomment régulièrement des boissons acides (les soft drinks).
L'urine des populations végétariennes est plus alcaline que celle des populations carnivores. Chez ces dernières, l'acidité provient du métabolisme des acides aminés soufrés ; la consommation de fruits et de légumes associés à de la viande permet de rétablir le pH urinaire. Or l'ingestion d'aliments acidifiants ou alcalinisant a un effet sur l'os, car le squelette joue un rôle dans l'équilibre acido-basique en délivrant notamment du calcium chaque fois qu'il y a un excès d'acides disponibles.
Des expériences in vitro indiquent que l'acidose métabolique provoque une libération de calcium par les os qui, à l'origine, est simplement due à une dissolution physico-chimique du minéral. Sur une base plus chronique, l'acidose métabolique altère le fonctionnement des cellules osseuses : elle provoque une augmentation de la résorption osseuse ostéoclastique et une diminution de la formation osseuse ostéoblastique2.
Lorsque l'organisme ne produit pas d'acides éliminables (notamment par manque de vitamines et d'oligo-éléments) ou s'il existe une surcharge de l'acidité totale (acides d'origine alimentaire et métabolique), cet excès est stocké dans le tissu conjonctif, qui entrepose les déchets acides que les reins et les poumons n'ont pu éliminer. Si les acides en excès ne sont pas éliminés, ils s'accumulent année après année dans le tissu conjonctif : c'est l'acidose tissulaire chronique qui affecte le transport de l'oxygène et la nutrition des cellules, et prépare le lit du développement des maladies.
Une étude s'est posé la question de l'intérêt d'un traitement alcalinisant chez des sujets dont l'alimentation induit une acidose métabolique de faible degré. Des données expérimentales et épidémiologiques soutiennent l'influence bénéfique d'aliments alcalinisants sur la santé des os et l'influence néfaste d'une alimentation acidifiante sur le risque de fractures.
L'acidose renforce en effet l'activité des ostéoclastes responsables de la résorption osseuse et inhibe celle des ostéoblastes et, par suite, celle de la formation osseuse3. La réponse des cellules osseuses aux modifications de pH constitue un mécanisme homéostatique qui aide à maintenir l'équilibre général acide/base. En cas d'acidose, l'activité de résorption des ostéoclastes est accrue et le dépôt de minéraux alcalins dans les os par les ostéoblastes est réduit, pour maximiser la disponibilité des ions hydroxyls en solution pour tamponner les protons4.
Dans des études métaboliquement contrôlées chez des femmes ménopausées en bonne santé, une supplémentation avec du bicarbonate de potassium, qui augmente les niveaux de bicarbonate plasmatique seulement légèrement pour rester dans des valeurs normales, induit de façon immédiate et réversible un quasi-arrêt de l'excrétion urinaire d'acides5. Dans le même temps, l'équilibre calcium et phosphore est rétabli. Ces données incitent les chercheurs à penser qu'une augmentation de la consommation de fruits et légumes ou une supplémentation alcalinisante pourrait prévenir ou retarder l'expression de l'ostéoporose, la perte musculaire et les calculs rénaux contenant du calcium en prévenant ou corrigeant l'acidose de faible degré que l'on rencontre chez les personnes âgées.
Une étude prospective randomisée contrôlée contre placebo a porté sur 161 femmes ménopausées âgées en moyenne de 56,6 ans ayant une masse osseuse faible. Elles ont reçu de façon aléatoire quotidiennement du citrate ou du chlorure de potassium pendant 12 mois. Les résultats ont montré que la prise de citrate de potassium a provoqué une alcalinisation de l'organisme de même qu'une diminution de la résorption osseuse. La masse osseuse a été augmentée de façon significative chez les femmes ménopausées avec une ostéopénie par l'augmentation de leur apport quotidien alcalinisant sous forme de citrate6.

légumeRétablir l'équilibre acido-basique de l'organisme

Rétablir l'équilibre acido-basique de l'organisme passe par la mise en pratique de conseils diététiques adaptés, par l'oxygénation et par la prise de suppléments nutritionnels alcalinisants.
L'alimentation doit privilégier les aliments alcalinisants, comme les fruits et les légumes, et réduire la place faite aux aliments acidifiants, tels les viandes, le poisson ou les céréales.
L'exercice physique, surtout au grand air, accélérant le rythme respiratoire et stimulant la diurèse contribue également au rétablissement de l'équilibre.
Dans certains cas, la correction de l'alimentation et une meilleure hygiène de vie ne suffisent pas à compenser l'état d'acidose tissulaire, des suppléments nutritionnels sont alors indispensables.

Une supplémentation en minéraux alcalins

Des chercheurs ont montré qu'il est possible de neutraliser l'acidité produite par l'alimentation avec des suppléments alimentaires de bicarbonate de potassium. Cela améliore les équilibres du calcium et du phosphore, réduit les taux de résorption osseuse, améliore l'équilibre nitrique et atténue le déclin de la sécrétion d'hormone de croissance qui se produit avec le vieillissement, cela sans restriction du NaCl alimentaire. De plus, ils ont montré que l'administration d'un sel de potassium alcalinisant (citrate de potassium) en même temps que du NaCl empêchait ce dernier d'accroître l'excrétion urinaire de calcium et la résorption osseuse qui se produisent avec l'administration de NaCl seul7.

Les citrates

PotassiumLes citrates sont des sels basiques d'acides faibles qui sont rapidement éliminés sous forme d'acide carbonique. Les sels basiques restant permettent d'alimenter la réserve alcaline épuisée par l'acidose tissulaire chronique. La surcharge d'acide est alors remise en circulation, à partir du parenchyme où elle était stockée, puis est peu à peu éliminée par les reins.


Chez des animaux, on a montré qu'une supplémentation avec des minéraux alcalins neutralise l'acidose métabolique induite par l'alimentation et est associée à une masse osseuse plus importante. De plus, on a montré que le bicarbonate de potassium réduit l'excrétion de calcium chez des femmes ménopausées. Chez 18 femmes ménopausées, la résorption osseuse a été réduite et la formation osseuse accrue avec la prise de bicarbonate de potassium. Des résultats similaires ont été observés chez 161 femmes ménopausées avec une supplémentation en citrate de potassium. En dehors de la libération de calcium squelettique pour maintenir l'équilibre acide/base, on a également montré qu'un pH faible stimule les ostéoclastes et inhibe la minéralisation de la matrice osseuse.
Vingt-cinq sujets, 15 femmes et 10 hommes âgés d'environ 44 ans, ont été enrôlés dans une étude et ont reçu un supplément nutritionnel riche en minéraux alcalins8. Les résultats ont indiqué que la prise d'un supplément riche en minéraux alcalins est associée à une augmentation du pH sanguin et urinaire. Trente femmes âgées d'environ 58 ans ont été enrôlées dans un essai clinique et ont été supplémentées en citrate de potassium. La supplémentation a nettement diminué l'excrétion d'acide dans les urines et réduit la résorption osseuse9.

 
La glycine, un complément efficace du système protéique tampon

L'addition d'un petit acide aminé comme la glycine qui agira comme médiateur du système tampon protéique est un atout pour le maintien de l'équilibre acido-basique. De plus, la glycine se lie à la région du locus ceruleus du système nerveux central. La glycine tend à calmer les sensations de vigilance et ainsi réduit le niveau de stress que l'on peut ressentir comme résultat du style de vie. La glycine soulage le stress qui contribue à la constitution d'un environnement interne acide 10. La glycine a une valeur constante de dissociation de 2,3. Cela signifie qu'à n'importe quel pH supérieur à 2,3, la glycine contient au moins une portion de base conjuguée qui en fait une molécule relativement alcaline à un pH physiologique normal de 7,3 à 7,5 11. Cette portion de base conjuguée de la molécule est capable d'accepter des ions hydrogènes résiduels. Cependant, le second ion hydrogène supplémentaire n'est pas libéré de l'acide aminé tant que le pH n'a pas atteint 9,6. Avant que ce pH ne soit atteint, la glycine demeure un composant très stable avec un ion hydrogène supplémentaire donné à un pH physiologique normal. Ces propriétés de dissociation font de la glycine un bon complément pour le système protéique tampon de l'organisme.
L'extrait de racine de gingembre

gingembreLa racine de gingembre est l'un des remèdes les plus anciens pour traiter les troubles digestifs : on la retrouve dans des douzaines de prescriptions de la médecine traditionnelle chinoise. L'extrait de racine de gingembre contient différents ingrédients actifs qui ont été étudiés pour leurs effets sur la digestion et la santé gastrique. Il est traditionnellement utilisé pour ses propriétés antiulcère et antidyspepsie. Des études ont montré qu'il prévient les ulcères d'origine médicamenteuse ou causés par le stress.

L'extrait de racine de réglisse absorbe directement les acides

réglisseLa réglisse est une plante traditionnellement utilisée en médecine botanique dans presque toutes les anciennes cultures. Aujourd'hui, on connaît l'extrait de racine de réglisse pour sa capacité à guérir les ulcères et les gastrites liés à des conditions d'hyperacidité dans l'estomac et les intestins. Des études ont montré que l'extrait de racine de réglisse est aussi efficace que des médicaments comme le Tagamet® ou le Zantac® dans des traitements de courte ou de longue durée de l'ulcère gastrique12. L'extrait de racine de réglisse a également montré son efficacité dans le traitement d'ulcères duodénaux13. Des recherches ont par ailleurs indiqué que l'extrait de racine de réglisse absorbe directement les acides et augmente le pH dans les systèmes biologiques14.

Le persil et la camomille sont particulièrement alcalinisants

persilLe persil est particulièrement riche en potassium. Il agit comme un diurétique naturel et aide les reins à excréter le sodium et l'eau, et sa richesse en potassium contrecarre les effets négatifs du sodium. Il contribue à améliorer l'équilibre acide/base de l'organisme. Il a également un effet bénéfique sur la digestion. Administré à des rats, il réduit les changements dégénératifs dans leurs hépatocytes.
La camomille est utilisée depuis de nombreuses années en médecine traditionnelle pour traiter de nombreux problèmes de santé. Ses fleurs sont particulièrement alcalinisantes. Des chercheurs japonais ont montré qu'elle pouvait aider à maintenir l'équilibre acido-basique de l'organisme.

papayeLa papaïne, une enzyme qui favorise la digestion des protéines

La papaïne est une enzyme que l'on extrait de la papaye avec une activité proche de celle de la pepsine. Elle est utilisée pour faciliter la digestion des protéines, participant ainsi à l'équilibre acido-basique de l'organisme. Les protéines en excès mobilisent en effet les minéraux alcalinisants indispensables à la neutralisation des acides apportés par l'alimentation.