Anomalie survenue a un journaliste reptilien se metamorphose en plein direct

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ce journaliste a ete pris de metamorphose en plein direct ne sachant pas quoi faire il se retourne brutalement et pretexte que une mouche lui est rentré dans la bouche meme au ralenti aucune mouche ne volait alors pourquoi a t il menti je vous laisse seul juge Les reptiliens sont le résultat du croisement entre un djinn mâle et d'une femme humaine, l'enfant qui ressort de cette relation est un reptilien, mi djinn, mi humain, qui en apparence est humain mais qui jouit de tout un tas de capacités issues des djinns comme le morphing, la télépathie et le fait de pouvoir être possédé par les djinns de manière beaucoup plus efficace que les simples êtres humains...dans le sens ou le djinn qui possède l'être humain sera limité aux limites du corps humain, alors que le djinn qui possède un reptilien pourra utiliser tous ses pouvoirs à partir du corps du reptiliens SANS LIMITATIONS. Ainsi les djinns se servent des reptiliens pour agir au niveau physique et afin de manipuler notre société comme ils l'entendent et nous conduire à notre propre perte. La race des reptiliens est totalement au service des djinns, extraterrestres, diables, la descendance de Satan et ils occupent les premières places dans tous les domaines: ils monopolisent les médias, le cinéma, la musique, la politique, les instituions, la tête des grandes entreprises et fondations, ils sont littéralement au sommet de la pyramide nous manipulant nous autres humains, nous soumettant à l'esclavage, nous égarant afin que le châtiment de Dieu tombe sur nous... Les diables sous forme humaines sont partout autour de nous, ces créatures qui peuplaient la terre avant l'homme et a qui l'ont doit probablement les monuments pyramidales et temples construit pour les honorer à savoir que le chef de ces djinn se nomme satan pour memo et non un ange déchu comme aime à le dire l'eglise catholique romaine .....


Ces invisibles hantent l'esprit humains depuis la nuit des temps vous les retrouvé dans les manifestations de polteigeist fantomes ovnis et possession pour faire simple

Genie (en arabe: djinn, ou djinn) est une créature surnaturelle dans la mythologie pré-islamique et islamique, qui (selon la mythologie) occupe un monde parallèle à celui de l'humanité, et ensemble avec les humains et les anges qui constitue les trois créations sensibles de Dieu (Allah). Selon le Coran, il ya deux créations qui ont le libre arbitre: les humains et les djinns. sources religieuses ne mentionnent pas grand-chose, mais le Coran mentionne que les djinns sont faits de la flamme sans fumée, et leur forme étant tout proche de l'homme, qui peut aussi être bon ou mauvais.

voila un court passage traduit du livre écrit par Rosemary Ellen Guiley and Philip Imbrogno.

Les djinns ont la capacité de prendre de nombreuses formes et de changer d'apparence, ils peuvent prendre une forme humaine ou animale, comme une vache, un scorpion, un serpent, un oiseau
faites vos recherches avant de nier sans preuves ne soyez pas imbus de vos préjuges accumulés lors de votre éducation (conditionnement)

qui a fait de votre intelligence un serviteur docile et de votre intuition un aveugle hostile.R James.

 

Posté par rusty james à 17:06 - - Permalien [#]


Des hackers publient des documents confidentiels démontrant le financement du conflit ukrainien par les américains

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Dès qu'il s'agit de faire la guerre, l'oncle Sam est bien généreux... surtout si c'est dans son intérêt. Cette information révélée par le groupe de hackers ukrainiens Cyber Berkut et relayée par RT montre à quel point les américains financent le gouvernement ukrainien, particulièrement dans leurs opérations militaires dans l'Est mais cela va jusqu'à couvrir des dépenses plus ordinaires comme les exercices en commun avec l'armée américaine "Rapid Trident" (cette demande demeure modeste mais inclus environ 36 000$ de frais de repas et de transports) mais les financements vont bien au delà de cela.

 

 

On trouve notamment près d'un million de dollars affecté à la création d'un «laboratoires de langues» et à l'achat de manuels scolaires (à confirmer pour la nature des dépenses). 

 

Au niveau militaire, les sommes sont nettement plus conséquentes. On trouve 3 Radars de contre-batterie pour un total de 353 904$ (avec une mention: coût pour l'Ukraine: 0$) mais surtout 5 millions de dollars pour des articles du département de la défense ainsi que la formation et entraînement du personnel militaire et carrément 20 millions en "commodités et services provenant de l'inventaire et des ressources de n'importe quel agence du gouvernement américain". 

Ces sommes allouées dans le cadre de la Foreign assistance Act par John Kerry viseraient, d'après le document, à fournir une assistance "importante pour les intérêts nationaux des États-Unis". 

 

 En plus des articles de défense et de la formation, les documents font état de nombreuses armes offensives comme par exemple 400 fusils de sniper, 720 lance-grenades, 40 mortiers ML120 avec près de 160 000 munitions, 145 mortiers M252 avec 43 500 munitions, 150 Stingers, 420 missiles antichars, 2000 fusilles d’assaut et environ 500 000 munitions de calibres divers etc, etc...la liste est longue, il y a une soixantaine de fournitures militaires différentes.

Un document soulève des interrogations car il évoque une assistance aux forces navales de l'Ukraine avec notamment 150 équipements de plongée. On voit mal l'utilité de ce type d'équipement dans la conflit qui oppose le gouvernement ukrainien aux indépendantistes à moins qu'ils n'anticipent des opérations de sabotages.  

 

Ces documents mettent en lumière l'hypocrisie sans borne de la maison blanche car certains d'entre eux date du 24 Septembre 2014, en pleine négociation de cessez le Feu à Minsk. Un article du 19 indique: " Entre temps, l'Union européenne et les États-Unis, qui accusent la Russie de "porter atteinte à la souveraineté de l'Ukraine" en aidant la rébellion avec des armes et des troupes, ont appliqué de nouvelles sanctions à l'économie russe, au bord de la récession. Et Barack Obama a une nouvelle fois fustigé jeudi "l'agression" russe lors de la première visite symbolique de Petro Porochenko à Washington depuis son arrivée au pouvoir en mai." 

Comme quoi l'objectif n'a jamais été la paix mais bien au contraire de permettre au gouvernement Kiev en déroute et sur la paille de se refaire une santé avant de reprendre les hostilités.

Fawkes news

http://metatv.org/des-hackers-publient-des-documents-confidentiels-demontrant-le-financement-du-conflit-ukrainien-par

 

Stérilisation de masse en Inde : C’est un générique d’antibiotique qui serait à l’origine des 13 décès !

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La semaine dernière, le gouvernement de l’état du Chattisgarh indiquait que 12 puis 13 femmes ayant subi une stérilisation par ligature des trompes étaient décédées des suites de l’opération. Le Dr Gupta, le chirurgien qui avait réalisé ces actes chirurgicaux, à priori dans des conditions d’asepsie douteuses, avait même été arrêté quelques jours après que l’information ait fait le tour du monde.

Il s’agit donc d’un rebondissement important qui vient d’être annoncé par Sonmoni Borah, le commissaire divisionnaire du district de Balispur : ce serait en fait l’antibiotique pris par ces femmes dans les suites du geste opératoire, un générique de la ciprofloxacine, qui les auraient tuées. Comme beaucoup de génériques, ces antibiotiques avaient été produits en Inde. Dans ce cas par une petite société locale, Mahawar Pharma : C’est en effectuant un raid contre ce fabriquant de génériques que la police a trouvé des comprimés de ciprofloxacine dont l’analyse a révélé la présence de phosphure de zinc, de la mort aux rats. Cela met en cause la responsabilité de l’état du Chattisgarh qui fournissait gracieusement ces antibiotiques aux patientes en post-opératoire.

Selon les informations receuillies jusqu’alors, la mort aux rats a été mélangée aux principe actif au cours de la production de l’antibiotique, ce qui laisse imaginer la qualité de la supervision et de la production des génériques au sein de cette société et plus généralement dans le pays. Le directeur de la société, Ramesh Mahawar, arrêté depuis, dément ces accusations. Pourtant, deux hommes, ayant utilisé la cirprofloxacine produit par ce même fabricant de génériques, Madawa Pharma, sont également décédés en fin de semaine dernière en souffrant des mêmes symptômes que les 13 jeunes femmes.

Selon l’agence Reuters, un porte-parole de l’industrie pharmaceutique locale, a écrit dans un email que la contamination par la mort aux arts des antibiotiques n’était qu’une spéculation.

 Source(s) : Nytimes / Docbuzz, le 26.11.2014 / Relayé par MetaTV(metatv.org)

Posté par rusty james à 17:33 - - Permalien [#]
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Le siège de Julian Assange est une mascarade

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enquête spéciale

Le siège de Knightsbridge est une mascarade. Depuis deux ans, une présence policière exagérée et coûteuse autour de l’ambassade d’Equateur à Londres, n’a servi à rien sinon à exhiber le pouvoir de l’État. Leur proie, un Australien accusé d’aucune infraction, réfugié victime d’une injustice flagrante, et qui n’a comme protection que la chambre que lui a proposé un courageux pays d’Amérique Latine. Son véritable crime est d’avoir initié une vague de lancers d’alertes à une époque de mensonges, de cynisme et de guerres.

La persécution de Julian Assange doit cesser. Même le gouvernement britannique le pense clairement. Le 28 octobre, le député, ministre des affaires étrangères, Hugo Swire, expliqua au parlement qu’il « accueillerait volontiers » le procureur suédois à Londres et « qu’il ferait tout pour le faciliter ». Le ton reflétait de l’impatience.

Le procureur suédois, Marianna Ny, a refusé de venir à Londres pour interroger Assange sur ces accusations de harcèlement sexuel à Stockholm en 2010 – même si la loi suédoise l’y autorise et que cette procédure est banale à la fois pour le Royaume-Uni et pour la Suède. Les preuves documentées d’une menace contre la vie et la liberté d’Assange, de la part des Etats-Unis – s’il venait à quitter l’ambassade – sont nombreuses. Le 14 Mai de cette année, des dossiers de tribunaux américains révélèrent qu’une « enquête multi-sujets » contre Assange était « active et en cours ».

Ny n’a jamais clairement expliqué pourquoi elle refusait de venir à Londres, tout comme les autorités suédoises n’ont jamais expliqué pourquoi elles refusaient de donner à Assange la garantie qu’il ne serait pas extradé vers les Etats-Unis en vertu d’un accord secret entre Stockholm et Washington. En décembre 2010, The Independent révéla que les deux gouvernements avaient discuté son extradition vers les Etats-Unis avant que le mandat d’arrêt Européen ne soit lancé.

Une des explications pourrait être que, contrairement à sa réputation de bastion libéral, la Suède est si proche de Washington qu’elle a autorisé des accords secrets « d’extradition » avec la CIA – incluant la déportation illégale de réfugiés. L’extradition et les tortures qui s’ensuivirent de deux réfugiés politiques égyptiens en 2001 furent condamnées par le comité de l’ONU contre la torture, par Amnesty International et par Human Rights Watch ; la complicité et la duplicité de l’Etat suédois sont documentés dans un câble de litige civile publié par Wikileaks. Pendant l’été 2010, Assange s’était rendu en Suède pour parler des révélations de Wikileaks sur la guerre d’Afghanistan – où la Suède avait envoyé des troupes sous le commandement des Etats-Unis.

Les Américains poursuivent Assange parce que Wikileaks a exposé leurs innombrables crimes commis dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak : le massacre de dizaines de milliers de civiles, passé sous silence ; et leur mépris pour la souveraineté nationale et les lois internationales, comme le montrent clairement les câbles diplomatiques divulgués.

Pour son rôle dans la divulgation des meurtres de civils Afghans et Irakiens par des soldats US, l’héroïque soldat Bradley (Chelsea, maintenant) Manning fut condamné à 35 ans de prison, après avoir été détenu pendant plus de 1000 jours dans des conditions qui, selon le rapporteur spécial de l’ONU, relevaient de la torture.

Le même sort attend Assange si les Etats-Unis lui mettent la main dessus. Les menaces d’enlèvement et d’assassinat sont devenus monnaie courante chez les extrémistes de la politique des Etats-Unis, depuis la calomnie aberrante du vice-président Joe Biden qui a qualifié Assange de « cyber-terroriste ». Tous ceux qui doutent des brutalités qui l’attendent devraient se remémorer l’atterrissage forcé de l’avion du président bolivien, l’année dernière – dont on croyait à tort qu’il transportait Edward Snowden.

Selon des documents publiés par Snowden, Assange est sur une « liste de personnes à pourchasser ». La tentative de Washington pour le capturer, selon un câble diplomatique australien, est « sans précédent par l’ampleur et les moyens mis en oeuvre ». A Alexandria, en Virginie, un grand jury secret a passé 4 ans à élaborer un crime pour lequel Assange pourrait être poursuivie. Ce n’est pas simple. Le premier amendement de la constitution des Etats-Unis protège les éditeurs, les journalistes et les lanceurs d’alertes comme « éléments d’une démocratie saine [et qui] doivent être protégés de représailles ». Sous la présidence d’Obama, plus de lanceurs d’alertes ont été poursuivis que sous toutes les autres présidences combinées. Avant même que le verdict ne soit prononcé dans le procès de Chelsea Manning, Obama le considérait déjà comme coupable.

« Des socuments divulgués par Wikileaks depuis qu’Assange est en Angleterre », a écrit Al Burke, l’éditeur du site Nordic News Network”, un site de référence en ce qui concerne les dangers qui guettent Assange, « indiquent clairement que la Suède a régulièrement cédé à la pression des Etats-Unis dans le domaine des droits civils. Tout porte à croire que si Assange était confié aux autorités suédoises, il serait extradé vers les Etats-Unis sans aucune considération pour ses droits légaux. »

Quelques éléments semblent indiquer que le peuple suédois et la communauté juridique locale ne soutient pas l’intransigeance du procureur Marianne Ny. Autrefois complètement hostile envers Assange, la presse suédoise a publié des Unes telles que « Allez à Londres, pour l’amour de Dieu. »

Pourquoi refuse-t-elle ? Plus précisément, pourquoi n’autorise-t-elle pas aux tribunaux Suédois l’accès à des centaines de SMS que la police a enregistré depuis le téléphone d’une des deux femmes impliquées dans ces allégations de harcèlement ? Pourquoi ne les transmet-elle pas aux avocats suédois d’Assange ? Elle dit qu’elle n’est pas tenue par la loi de le faire tant qu’aucune accusation formelle n’a été portée et qu’elle ne l’a pas interrogé. Mais alors, pourquoi ne l’interroge-t-elle pas ?

Cette semaine, la Cour d’Appel suédoise va décider d’ordonner, ou pas, à Ny de divulguer les messages SMS ; ou alors le litige finira à la Cour Suprême et à la Cour Européenne de Justice. Comble de l’ironie, les avocats suédois d’Assange ont seulement été autorisés à « visionner » les SMS, qu’ils ont donc du mémoriser.

Un des messages de la femme en question montre clairement qu’elle ne voulait pas qu’Assange soit poursuivi, « mais que la police a insisté pour mettre la main sur lui ». Elle fut « choquée » quand ils l’ont arrêté parce qu’elle « voulait juste qu’il passe un test [VIH] ». Elle « ne voulait pas accuser JA de quoi que ce soit » et « c’est la police qui a inventé ces charges ». (Dans un témoignage, elle dit avoir été « manipulée par la police et d’autres autour d’elle ».)

Aucune des femmes ne prétend avoir été violée. En effet, les deux ont nié avoir été violées et l’une d’entre elles a depuis tweeté, « je n’ai pas été violée ».Qu’elles ont été manipulées par la police et que leurs souhaits ignorés est une évidence – peu importe ce que racontent aujourd’hui leurs avocats. Elles sont probablement victimes d’une saga Kafkaïenne.

Pour Assange, le seul procès qu’il ait vu c’est son procès médiatique. Le 20 août 2010, la police suédoise a ouvert une « investigation pour viol » et immédiatement – et illégalement – a déclaré dans les tabloïds suédois qu’il y avait un mandat d’arrêt contre Assange pour « le viol de deux femmes ». Et cette information fit le tour du monde.

A Washington, le secrétaire à la Défense des Etats-Unis Robert Gates expliqua, avec un grand sourire, que l’arrestation « était pour lui une bonne nouvelle ». Les comptes twitter associés au Pentagone décrivirent Assange comme un « violeur » et un « fugitif ».

Moins de 24 heures après, le procureur en chef de Stockholm, Eva Finne, pris la tête de l’investigation. Elle fit immédiatement annuler le mandat, en expliquant, « Je ne crois pas qu’il y ait de raison de soupçonner qu’il ait commis un viol ». 4 jours après, elle fit annuler toute enquête, en expliquant, « Il n’y a aucun souçon d’aucun crime que ce soit ». Le dossier fut clos.

C’est alors qu’entra en scène Claes Borgstrom, un politicien de renom du Parti Social-Démocrate alors candidat aux imminentes élections générales de Suède. Quelques jours après l’abandon du dossier par la procureure en chef, Borgstrom, en tant qu’avocat, expliqua aux médias qu’il allait représenter les deux femmes et qu’il ferait appel à un autre procureur, de la ville de Gothenberg. En l’occurrence Marianne Ny, que Borgstrom connaissait bien. Elle aussi était membre du Parti Social-Démocrate.

Le 30 août, Assange se rendit volontairement à un poste de police de Stockholm afin de répondre à toutes les questions qu’on lui poserait. Pour lui, le dossier était clos. Deux jours plus tard, Ny annonça qu’elle rouvrait le dossier. Un journaliste suédois demanda alors à Borgstrom pourquoi le dossier était rouvert alors qu’il venait d’être clos, en citant le témoignage d’une des deux femmes, qui avait expliqué ne pas avoir été violée. Il répondit alors, « Ah, mais elle n’est pas avocate ». L’avocat australien d’Assange James Catlin, répondit, « Tout ça est ridicule…c’est comme s’ils inventaient tout au fur et à mesure ».

Le jour où Marianne Ny rouvrit le dossier, le dirigeant des services de renseignements militaires suédois (“MUST”) critiqua ouvertement Wikileaks dans un article intitulé « Wikileaks [est] une menace pour nos soldats ». Assange fut averti que les services de renseignements suédois, le SAP, avaient été informés par leurs homologues étasuniens que les accords de partage d’informations entre les des deux pays seraient « stoppés net » si la Suède lui permettait de rester sur son territoire.

Pendant cinq semaines, Assange dut attendre en Suède pendant le déroulement de la nouvelle enquête. Le Guardian était alors sur le point de publier les « Rapports de Guerre » d’Irak, basés sur les révélations de Wikileaks, qu’Assange était censé superviser. Son avocat à Stockholm demanda alors à Ny si elle voyait une objection à ce qu’il quitte le pays. Elle l’autorisa à partir.

Inexplicablement, dès qu’il eut quitté la Suède – au pic de l’intérêt médiatique pour les révélations de Wikileaks – Ny émit un mandat d’arrêt européen et une « alerte rouge » d’Interpol normalement réservée aux dangereux criminels et aux terroristes. Traduit en cinq langues, cela allait inévitablement exciter les médias.

Assange dut se rendre à un poste de police à Londres, fut arrêté et passa 10 jours en confinement solitaire à la prison de Wandsworth. Relâché sous caution de £340.000, il fut soumis à un contrôle électronique, obligé à se rendre quotidiennement à la police, et il fut placé en résidence surveillée, en attendant que son dossier soit transmis à la Cour Suprême. Il n’avait toujours pas été condamné pour quoi que ce soit. Ses avocats réitérèrent sa proposition d’être interrogé par Ny à Londres, en lui faisant remarquer que c’était elle qui l’avait autorisé à quitter la Suède. Ils suggérèrent un bâtiment spécial utilisé par Scotland Yard à cet effet. Elle refusa.

Katrin Axelsson et Lisa Longstaff de Women Against Rape (Femmes Contre le Viol) écrivirent : « Les allégations contre Assange ne sont qu’un rideau de fumée derrière lequel un grand nombre de gouvernements essaient de faire tomber Wikileaks pour avoir eu l’audace de révéler au public leurs plans de guerres et d’occupations secrets, avec les conséquences en viols, meurtres et destruction que cela entraine… Les autorités se fichent tellement de la violence contre les femmes qu’elles manipulent des allégations de viols comme bon leur semble. [Assange] a clairement montré qu’il était disponible pour une interrogation par les autorités suédoises, en Angleterre, ou via Skype. Pourquoi refusent-elles cet élément essentiel pour leur enquête ? De quoi ont-ils peur ? »

Cette question resta sans réponse tandis que Ny émettait le mandat d’arrêt européen (European Arrest Warrant, EAW), un produit draconien tout droit sorti de la « guerre contre le terrorisme » censé permettre d’appréhender les terroristes, et les bandes criminelles organisées. Le EAW supprimait toute obligation pour un état signataire de fournir des preuves de crime. Plus de 1000 EAW sont émis chaque mois ; seul quelques-uns ont réellement un rapport avec de réelles accusations de « terrorisme ». La plupart sont émis pour des délits mineurs, comme des amendes et autres crédits impayés. Bon nombre de ces extradés font face à plusieurs mois de prison, sans condamnation. Il y a eu un nombre important d’erreurs judiciaires choquantes, que des juges britanniques ont sévèrement critiquées.

Le dossier d’Assange arriva finalement devant la Cour Suprême en Mai 2012. Dans un jugement qui valida le EAW – dont les exigences rigides ne laissaient aucune marge de manœuvre à la Cour – les juges signifièrent que les procureurs européens pouvaient émettre des mandats d’extradition au Royaume-Uni sans aucun contrôle judiciaire, et ce, même si le parlement n’était pas d’accord. Ils ont bien fait comprendre que le parlement avait été « trompé » par le gouvernement de Blair. La Cour était divisée, 5 contre 2, et se prononça donc contre Assange.

Cependant, le Juge en chef de la Cour d’Angleterre, Lord Phillips, commit une erreur. Il fit appliquer la Convention de Vienne sur le droit des traités, permettant aux pratiques étatiques d’outrepasser la règlementation. Alors que, comme le fit remarquer l’avocat d’Assange, Dinah Rose QC, cela ne s’appliquait pas pour l’EAW.

La Cour Suprême n’admit avoir commis cette erreur cruciale que lorsqu’elle dut traiter un autre appel contre un EAW en novembre de l’an dernier. La décision contre Assange avait été une rreur, mais il était trop tard pour revenir en arrière.

Le choix d’Assange était difficile : être extradé vers un pays qui refusait de dire si oui ou non il serait ensuite extradé vers les Etats-Unis, ou chercher en urgence une dernière solution pour se mettre à l’abri. Avec le soutien de la plupart des pays d’Amérique Latine, le courageux gouvernement d’Equateur lui proposa le statut de réfugié afin qu’il échappe à ce qui s’annonçait être, preuves à l’appui, un traitement cruel et hors-du-commun de la part des Etats-Unis ; cette menace violait les droits humains fondamentaux ; et son propre gouvernement en Australie l’avait abandonné et s’était rangé aux côtés de Washington. Le gouvernement travailliste de la première ministre Julia Gillard l’avait même menacé de lui retirer son passeport.

Gareth Peirce, la célèbre avocate des droits de l’homme qui représente Assange à Londres, écrivit à celui qui était alors ministre des affaires étrangères de l’Australie, Kevin Rudd : « Vu l’ampleur des débats publics, très souvent basés sur de fausses accusations… il est très difficile de préserver sa présomption d’innocence. Mr Assange a maintenant au-dessus de sa tête non pas une, mais deux épées de Damoclès, une extradition potentielle vers deux juridictions différentes pour deux accusations de crimes différentes, dont aucune ne vient de son propre pays, et sa sécurité personnelle qui est en danger compte tenu des circonstances politiquement très chargées. »

Ce ne fut pas avant d’avoir contacté la Haute Commission Australienne à Londres que Peirce reçut une réponse, qui ne répondit à aucun des points urgents qu’elle soulevait. Dans une réunion à laquelle j’ai assisté avec elle, le consul-général de l’Australie, Ken Pascoe, osa cette déclaration incroyable, expliquant qu’il ne savait rien sur les détails de cette affaire « que ce qu’il lisait dans la presse.

Pendant ce temps, la perspective d’une erreur judiciaire grotesque fut noyée dans une virulente champagne contre le fondateur de Wikileaks. Des attaques très personnelles, mesquines, brutales et inhumaines furent lancées contre un homme qui n’avait toujours pas été condamné pour quoi que ce soit, et qui se retrouvait pourtant plus maltraité qu’un condamné faisant face à l’extradition pour le meurtre de sa femme. Le fait que la menace des Etats-Unis contre Julian Assange fût une menace contre tous les journalistes, contre la liberté d’expression, se perdit au milieu du sordide et des ambitions.

Des livres furent publiés, des contrats de cinéma furent signés et des carrières lancées sur le dos de Wikileaks, avec l’idée qu’attaquer Assange était normal et qu’il était trop pauvre pour se défendre en justice. Des gens ont gagné de l’argent, beaucoup d’argent, alors que Wikileaks luttait pour sa survie. L’éditeur du Guardian, Alan Rusbridger, a dit des révélations de Wikileaks, qu’il publia dans son journal, qu’elles étaient « l’un des plus grands scoops journalistiques des 30 dernières années ». Ce qu’il intégra dans ses plans de marketing pour augmenter le prix de vente de son journal.

Sans qu’un centime ne soit versé à Assange ou à Wikileaks, le livre très à la mode du Guardian entraîna à sa suite un film Hollywoodien très lucratif. Les auteurs du livre, Luke Harding et David Leigh, qualifièrent gratuitement Assange de « personne instable » et « insensible ». Ils révélèrent aussi le mot de passe secret qu’il avait donné au journal, en lui faisant confiance, qui servait à protéger un fichier numérique contenant les câbles de l’ambassade étasunienne. Avec Assange prisonnier à l’ambassade d’Equateur, Harding, se tenant à l’extérieur, avec la police, jubilait sur son blog « Scotland Yard pourrait avoir le dernier mot ».

Cette injustice infligée à Assange est l’une des raisons pour lesquelles le Parlement va finalement voter une réforme de l’EAW. Les mesures draconiennes utilisées à son encontre n’existent plus aujourd’hui ; des preuves devront être apportées et une « interrogation » ne serait pas un motif suffisant pour une extradition. « Son affaire a été gagnée dans sa totalité », m’a confié Gareth Peirce, « ces changements dans la loi signifient que le Royaume-Uni reconnait maintenant officiellement comme correcte tout ce qui a été plaidé dans son affaire. Et pourtant il n’en bénéficie pas. Et le sérieux de l’offre d’asile de l’Equateur n’est remis en question ni par le Royaume-Uni, ni par la Suède ».

Le 18 mars 2008, une guerre contre Wikileaks et Julian Assange fut prédite dans un document secret du Pentagone préparé par l’ « organe d’évaluation de cyber contre-espionnage ». Il décrivait un plan détaillé afin de détruire le sentiment de « confiance » qui est le « centre de gravité » de Wikileaks. Cela serait accompli avec des menaces « d’exposition [et] de poursuites pénales ». Réduire au silence et criminaliser cette source unique de journalisme indépendant était le but, la calomnie était la méthode. L’enfer est plus doux que la fureur d’une grande puissance bafouée.

http://johnpilger.com/articles/the-siege-of-julian-assange-is-a-farce-...

Pour d’importantes informations supplémentaires, suivez les liens suivants :

http://justice4assange.com/extraditing-assange.html

http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/assange-could-face-espionage-trial-in-us-2154107.html

https://www.youtube.com/watch?v=1ImXe_EQhUI

http://pdfserver.amlaw.com/nlj/wikileaks_doj_05192014.pdf

https://wikileaks.org/59-International-Organizations.html

https://s3.amazonaws.com/s3.documentcloud.org/documents/1202703/doj-letter-re-wikileaks-6-19-14.pdf

Traduction Le 4ème singe avec des ajustements par LGS

»» http://4emesinge.com/le-siege-de-julian-assange-est-une-mascarade-par-...

Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher

 

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a2une belle brochette de figurants qui ne savent meme pas que les musulmans prient a l'est .........

La guerre menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique est un grand mensonge.

Pourchasser les « terroristes islamiques » et mener une guerre préventive dans le monde entier pour « protéger la patrie étasunienne » sont des concepts utilisés pour justifier un programme militaire.

L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une création du renseignement étasunien. Le programme de « lutte contre le terrorisme » de Washington en Irak et en Syrie consiste à appuyer les terroristes.

L’incursion des brigades du groupe État islamique (EI) en Irak ayant débuté en juin 2014 faisait partie d’une opération militaire et du renseignement soigneusement planifiée et soutenue secrètement par les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Le mandat de lutte contre le terrorisme est fictif. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d’État ».

L’État islamique est protégé par les États-Unis et leurs alliés. S’ils avaient voulu éliminer les brigades de l’État islamique, ils auraient pu bombarder intensément leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu’ils ont traversé le désert entre la Syrie et l’Irak en juin. 

Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir la carte ci-dessous). D’un point de vue militaire, cette opération aurait pu être effectuée efficacement, rapidement et de manière extrêmement précise avec des chasseurs à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, CF-18).

Dans cet article, nous abordons 26 concepts qui réfutent le grand mensonge. Alors que les médias interprètent cette opération militaire à grande échelle contre la Syrie et l’Irak comme étant une entreprise humanitaire, elle a engendré d’innombrables morts civiles.

Cette opération n’aurait pas pu être entreprise sans l‘appui inflexible des médias occidentaux, lesquels ont maintenu que l’initiative d’Obama représentait une opération de contre-terrorisme.

LES ORIGINES HISTORIQUES D’AL-QAÏDA

1. Les États-Unis appuient Al-Qaïda et ses organisations affiliées depuis presque un demi-siècle, depuis le début de la guerre soviéto-afghane.

2. Des camps d’entraînement de la CIA ont été mis en place au Pakistan. Entre 1982 et 1992, la CIA a recruté quelque 35 000 djihadistes venus de 43 pays musulmans pour faire le djihad en Afghanistan.

« Payée par des fonds de la CIA, des annonces publicitaires incitant à se joindre au djihad ont été placées dans les journaux et bulletins d’information à travers le monde. »

3. Washington appuie le réseau terroriste islamique depuis l’administration Reagan.

Ronald Reagan a appelé les terroristes des « combattants de la liberté ». Les États-Unis ont fourni des armes aux brigades islamiques. C’était pour « une bonne cause » : la lutte contre l’Union soviétique et un changement de régime ayant mené à la disparition d’un gouvernement laïc en Afghanistan.

Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

4. Des manuels djihadistes ont été publiés par l’Université du Nebraska.  « Les États-Unis ont dépensé des millions de dollars pour fournir aux écoliers afghans des manuels remplis d’images violentes et d’enseignements islamiques militants. »

5. Oussama ben Laden, «le demon» (Bogeyman) des États-Unis et fondateur d’Al-Qaïda a été recruté par la CIA en 1979, dès le début du djihad contre l’Afghanistan, appuyé par les États-Unis. Il avait 22 ans et a été formé dans un camp d’entraînement de guérilla soutenu par la CIA.

Al-Qaïda n’était pas derrière les attaques du 11-Septembre. Le 11 septembre 2001 a fourni une justification à la guerre contre l’Afghanistan, basée sur l’idée que l’Afghanistan pratiquait le terrorisme d’État en soutenant Al-Qaïda. Les attaques du 11-Septembre ont contribué à l’élaboration de la « guerre mondiale au terrorisme » (Global War on Terrorism)

L’ÉTAT ISLAMIQUE

6. Le groupe État islamique (EI) était à l’origine une entité liée à Al-Qaïda et créée par le renseignement étasunien avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien, Ri’āsat Al-Istikhbarat Al-’Āmah (رئاسة الاستخبارات العامة).

7. Les brigades de l’EI ont participé à l’insurrection en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, insurrection appuyée par les États-Unis et l’OTAN.

8. L’OTAN et le Haut commandement turc étaient responsables du recrutement de mercenaires pour l’EI et Al-Nosra dès le début de l’insurrection syrienne en mars 2011. Selon des sources du renseignement israélien, cette initiative consistait en « une campagne visant à enrôler des milliers de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et le monde musulman pour combattre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque logerait ces volontaires, les formerait et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)

9Il y a des forces spéciales occidentales et des services de renseignement occidentaux dans les rangs de l’EI. Des forces spéciales britanniques et le MI6 ont participé à la formation de rebelles djihadistes en Syrie.

10. Des experts militaires occidentaux travaillant à contrat pour le Pentagone ont formé les terroristes pour utiliser des armes chimiques.

« Les États-Unis et certains de leurs alliés européens utilisent des entrepreneurs liés à la Défense pour montrer aux rebelles syriens comment sécuriser les stocks d’armes chimiques en Syrie, ont déclaré dimanche à CNN un haut responsable étasunien et plusieurs diplomates de haut rang. » (CNN Report 9 décembre, 2012)

11. La pratique de la décapitation de l’EI fait partie des programmes d’entraînement des terroristes appuyés par les États-Unis et mis en œuvre en Arabie Saoudite et au Qatar.

12. Un grand nombre de mercenaires de l’EI, recrutés par l’allié des États-Unis, sont des criminels condamnés qui ont été libérés des prisons saoudiennes à condition qu’ils se joignent à l’EI. Des condamnés à mort saoudiens ont été recrutés pour rejoindre les brigades terroristes.

13. Israël a soutenu les brigades de l’EI et d’Al-Nosra sur le plateau du Golan.

Des djihadistes ont rencontré des officiers israéliens de Tsahal ainsi que le premier ministre Nétanyahou. Les haut gradés de Tsahal reconnaissent tacitement que « des éléments du jihad mondial en Syrie » [EI et Al-Nosra] sont soutenus par Israël. Voir l’image ci-dessous :

« Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Moshe Yaalon, aux côtés d’un mercenaire blessé, à l’hôpital militaire de campagne israélien sur le plateau du Golan occupé à la frontière de la Syrie, le 18 février 2014. »

LA SYRIE ET L’IRAK

14. Les mercenaires de l’EI sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de ravager et détruire la Syrie et l’Irak, au nom de ceux qui les appuient, les États-Unis.

15. Le sénateur étasunien John McCain a rencontré des chefs terroristes djihadistes en Syrie. (Voir la photo à droite.)

16. La milice de l’État islamique, actuellement la cible présumée d’une campagne de bombardements des États-Unis et de l’OTAN en vertu d’un mandat de « lutte contre le terrorisme », est toujours soutenue clandestinement par les États-Unis. Washington et ses alliés continuent à fournir de l’aide militaire à l’État islamique.

17. Les bombardements des États-Unis et de leurs alliés ne visent pas l’EI, ils visent plutôt l’infrastructure économique de l’Irak et la Syrie, dont les usines et les raffineries de pétrole.

18. Le projet de califat de l’EI relève d’un programme de longue date de la politique étrangère des États-Unis, ayant pour but de diviser l’Irak et la Syrie en territoires distincts : un califat islamiste sunnite, une République chiite arabe et une République du Kurdistan.

LA GUERRE MONDIALE AU TERRORISME (GMAT)

19. « La guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) est présentée comme un « choc des civilisations », une guerre entre les valeurs et les religions concurrentes, alors qu’en réalité, elle constitue une véritable guerre de conquête, guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

20. Les brigades terroristes d’Al-Qaïda soutenues par les États-Unis (et appuyées secrètement par le renseignement occidental) ont été déployées au Mali, au Niger, au Nigeria, en Centrafrique, en Somalie et au Yémen.

Ces différentes entités affiliées à Al-Qaïda au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie sont appuyées par des « atouts du renseignement » soutenus par la CIA. Ils sont utilisés par Washington afin de faire des ravages, créer des conflits internes et déstabiliser des pays souverains.

Guerre et mondialisation: La vérité derrière le 11 septembre, Michel Chossudovsky

21. Boko Haram au Nigeria, Al-Shabab en Somalie, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) (soutenu par l’OTAN en 2011), Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la Jemaah Islamiyah (JI) en Indonésie, entre autres groupes affiliés à Al-Qaïda, sont soutenus clandestinement par les services de renseignement occidentaux.

22. Les États-Unis appuient également des organisations terroristes affiliées à Al-Qaïda dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. L’objectif sous-jacent consiste à déclencher l’instabilité politique en Chine occidentale.

L’on rapporte que des djihadistes chinois auraient reçu « une formation terroriste » de l’État islamique « dans le but de perpétrer des attaques en Chine ». L’objectif déclaré de ces entités djihadistes situées en Chine (servant les intérêts des États-Unis) est d’établir un califat islamique s’étendant jusque dans l’ouest de la Chine. (Michel Chossudovsky,  America’s War on Terrorism, Global Research, Montréal, 2005, chapitre 2).

TERRORISTES D’ORIGINE INTÉRIEURE

23. Les terroristes c’est nous  : Les États-Unis sons les architectes inavoués du groupe armé État islamique et le mandat sacré d’Obama est de protéger l’Amérique contre les attaques de l’EI.

24. La menace terroriste d’origine intérieure est une fabrication. Les gouvernements occidentaux et les médias en font la promotion dans le but d’abroger les libertés civiles et d’instaurer un État policier. Les attaques terroristes perpétrées par de présumés djihadistes et les avertissements d’attentats des terroristes sont invariablement mis en scène. Ils sont utilisés pour créer une atmosphère de peur et d’intimidation.

Les arrestations, les procès et les condamnations de « terroristes islamiques » visent pour leur part à entretenir la légitimité du Homeland Security, l’État sécuritaire des États-Unis, et de l’appareil d’application de la loi, de plus en plus militarisé.

L’objectif ultime est d’inculquer dans l’esprit de millions d’Étasuniens l’idée que l’ennemi est réel et que l’administration étasunienne va protéger la vie de ses citoyens.

25. La campagne de « lutte au terrorisme » contre l’État islamique a contribué à la diabolisation des musulmans, qui, aux yeux de l’opinion publique occidentale, sont de plus en plus associés aux djihadistes.

26. Toute personne qui ose remettre en question la validité de la « guerre mondiale au terrorisme » est accusée d’être un terroriste et soumise aux lois anti-terroristes.

Le but ultime de la « guerre mondiale au terrorisme » est de soumettre les citoyens à l’autorité, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d’empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d’analyser les faits et de contester la légitimité de l’ordre social inquisitorial qui gouverne le pays.

L’administration Obama a imposé un consensus diabolique avec le soutien de ses alliés, sans compter le rôle complice du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias occidentaux ont adopté le consensus; ils décrivent le groupe État islamique comme une entité indépendante, un ennemi extérieur qui menace le monde occidental.

Le grand mensonge est devenu vérité.

Dites non au « grand mensonge ».

Passez le mot.

 

Pour la paix et la vérité dans les médias.

Michel Chossudovsky

Video: La mondialisation de la guerre

 

Article original en anglais : Twenty-six Things About the Islamic State (ISIL) that Obama Does Not Want You to Know About

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de “Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre”, “La Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial” (best-seller international publié en plus de 10 langues). Contact : crgeditor@yahoo.c

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Le facteur Rh-négatifs est lié à hybridation reptilienne de sang bleue

sang bleue hybrides reptiliensdjinn

En Amérique du Sud, le nom de "sang bleu" était donné aux métis nés d'un croisement d'indigène, de Noir et d'Européen (sangre azul).
Lamartine utilise aussi ce terme en parlant du "sang rouge des Francs et du sang bleu des Germains"... mais simplement comme une métaphore pour distinguer le tempérament flegmatique de l'Allemand, par rapport au tempérament excessif du Français.
Et puis, il y a l'expression connue : "avoir du sang bleu", qui sous-entend être d'origine noble, issu d'une haute lignée...
On sait qu'il n'y a guère que les céphalopodes qui ont le sang bleu, l'oxygène n'étant pas transporté par l'hémoglobine, dont l'élément actif est le fer, mais par l'hémocyanine qui est bleue à l'état de combinaison avec l'oxygène, et dont le principe actif est le cuivre.

On sait aussi que certaines malformations cardiaques peuvent entraîner une coloration bleue,comme la "maladie bleue" qui se caractérise par une cyanose (grec, cuanos : bleu) des téguments et des muqueuses, conséquences de l'anoxémie, par suite du passage anormal du sang veineux dans le sang artériel.

Le but de mon propos n'est pas de faire référence aux anomaliesorganiques susceptibles d'entraîner chez l'humain une couleur bleue, mais par contre, de mettre enévidence uneconstatation assez curieuse sur cette couleur bleue qui caractérise, dans le cas de très nombreuses religions dans le monde, presque toutes les représentations des divinités.

L'un des exemples les plus flagrants est naturellement le panthéon égyptien qui s'étale sur nombre de dynasties, où l'on peut voir que tous les dieux sont représentés en bleu ! Leurs corps, leurs visages, sont toujours bleus !

Alors que toute la population, les nobles, et pharaon lui-même, sont représentés avec leur couleur typique de bronze africain.

En Amérique centrale, du côté de la civilisation des Mayas, l'étude de certains Codex, du moins ceux qui ont donc pu échapper aux flammes des frères missionnaires, et qui ont conservé leurs couleurs d'origine (Codex de Dresde, de Madrid, de Paris, Codex Groslier...), permet de constater, là encore, le même phénomène.

Ces anciennes divinités du Mexique, si monstrueuses soient-elles, sont également représentées avec la couleur bleue...


En Inde, sur la voie du Yoga et du Jnâna (connaissances libératrices), représentatives des doctrines et techniques spirituelles de l'Inde brahmanique, la "Bhagavad-Gîtâ" et ses bandes dessinées, tant anciennes que modernes, nous offrent de naïves illustrations polychromes du récit mythique où s'affrontèrent les dieux, les héros et les diverses puissances qui se disputaient le monde matériel... Et dans cette grandiose épopée, les dieux et les déesses sont tous une fois de plus d'un bleu d'azur !

De la même façon, les textes illustrés tibétains, comme le "Béryl bleu" du lama Sang-Y Gyamtso (1653-1705) ; dont les peintures sont les copies exactes des originaux du XIII' siècle, représentent les entités divines sous une couleur bleu foncé...

N'oublions pas non plus les fameux "thangkas", merveilleuses peintures et "Mandalas" représentant des cosmologies complètes, avec leurs messages aux multiples possibilités d'interprétation.

On y voit, là encore, les Bouddhas des différents mondes, dont ceux du monde des dieux représentés en bleu sombre...

Le facteur Rh-négatifs est lié à hybridation reptilienne qui s’est passé en Europe, environ 25,000-35000 ans

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06:02 Genesis ou le gene d'isis pour etre plus clair « Les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et en prirent pour femmes, toutes celles qu’ils choisirent. » Qui étaient les enfants de ces mariages? Genèse 6:4 « Dieu est venu dans les filles des hommes, et ils eurent donné des enfants entre eux, et même est devenu héros de jadis. » De la Bible King James dictionnaire on trouve: « menchildren – les hommes d’Israël, les enfants mâles de Dieu, pas des enfants de l’homme – Ex 34:23.. » Ex. Etats 34:7 « L’iniquité du père sera vers les enfants jusqu’à la quatrième génération. » "Il est clair que quelque chose est héritée, se pourrait-il le sang? à noter la bible du king james le sataniste pédophile lorsqu'il dit Dieu il pense a satan ainsi la descendance dont il parle n'est autre que le sang bleu reptilien dans la couronne d'angleterre descend  parce que Dieu n'enfante pas seul le diable l'a fait l'iniquité devait durée 4générations pour cette raison que ils ne mélangèrent jamais leur sang pour que leur lignée ne séteigne pas .."rjames

Le sang est mentionné plus souvent que n’importe quel autre mot dans la Bible, sauf Dieu. Ces deux mots, vous trouverez presque à chaque page, de sang et de Dieu! (Le sang des dieux?) Ce message a été écrit pour des milliers d’années. Il ya un lien entre le sang et les Dieux (les dieux sont les démons .

Les Indiens d’Amérique avaient la tradition de faire de bons amis, « frères de sang », s’ils croyaient qu’ils étaient dignes. Serait-ce la tradition ont été pour une raison? Auraient-ils pu effectivement vérifier pour voir si elles étaient frères de sang (le sang même type)? L’agglutination (aggulation) qui se produit lorsque le sang Rh positif et Rh négatif sont mélangés, est visible à l’œil nu. Aurait-on pu dire, par leurs ancêtres, que leur sang était différent de celui du reste de l’humanité à l’exception de leurs frères et sœurs, d’autres tribus, dispersés sur toute la terre. tradition indienne déclare que leurs ancêtres étaient d’origine cosmique. Le totem indien est en fait une généalogie de la famille.

Pourquoi tout ce souci de la généalogie entre différentes personnes dispersées sur toute la terre? Aucun autre animal sur terre a cette préoccupation de l’ascendance. D’où vient cette tradition musicale? Les gens éparpillés sur toute la terre, qui ont eu des contacts non-connus les uns avec les autres simultanément tous eu l’envie de tracer leur arbre généalogique. Pourquoi? Comment cela pourrait-il important ont été à des hommes des cavernes primitifs? Luttant pour survivre, de tracer leur généalogie? Ils n’avaient aucune compréhension de la génétique moderne et de l’héritage. Alors, pourquoi devraient-ils conserver leur généalogie? Ont-ils dit, par les astronautes antiques, de préserver leur patrimoine, jusqu’à une date ultérieure où ils seraient de retour et il serait entendu? Jusqu’à une époque, comme maintenant, lorsque leurs descendants seraient en mesure de comprendre le message qu’ils ont quitté.

Bien qu’ils n’ont probablement pas conscience de l’importance de la préservation de leur généalogie, leur a dit que les générations futures peuvent comprendre. Sommes-nous que les générations futures? Y at-il un message qui nous reste à comprendre? Avons-nous le courage de chercher la réponse?

Voulons-nous vraiment de savoir ou plutôt devrions-nous garder la tête enfouie dans le sable?  Vous ne verrez pas sauf si vous regardez. Ce n’est que par la connaissance que nous trouverons la vérité.

J’ai cherché, en vain, car la preuve scientifique que le sang Rh négatif a été un phénomène naturel terrestre. Au lieu de cela, j’ai trouvé la preuve que le Rh négatif n’avait pas évolué sur la terre dans le cours naturel des événements.

Pendant des années, de nombreuses personnes ont été la recherche du véritable «chaînon manquant» en fait c'est l’homme lui-même? Le lien entre la –homme hybride .  juste un groupe sanguin différent?

 

Une très bonne étude comparative entre l’homme et les primates peuvent être trouvées dans le livre de Max Flindt de l’humanité », l’enfant des étoiles », l’éditeur Fawcett, Livres 1 et 2. Il a documenté de nombreuses caractéristiques nous avons reçu de nos ancêtres cosmiques. Cela montre tout à fait concluante que l’humanité est un hybride entre notre ancêtre cosmique et la terre de nos ancêtres. J’ai simplement réalisé cette idée jusqu’à sa conclusion logique. Si l’humanité est un descendant hybride de l’ancienne «astronautes, certainement il y aurait certains, apparaissant périodiquement, qui serait génétiquement très semblables à eux. Ne serait-ce pas compte de leurs pouvoirs psychiques? Pourriez-le prophète dormez, Edgar Cayce, ont été l’un de ces? Pourriez-Jésus-Christ ont également été l’un de ces? Un vrai descendant des anciens astronautes. Si il était un véritable double génétique d’eux, il aurait également leurs pouvoirs et, éventuellement, de leurs connaissances. Je ne peux pas dire si il est né avec cette connaissance ou si il a établi la communication psychique avec notre famille cosmique, mais il est clair qu’il avait des pouvoirs bien supérieurs à ceux de l’homme mortel. Pourrait-il avoir été un exemple de ce que les anciens astronautes étaient comme? Jésus a déclaré que le Père et lui ne faisaient qu’un. Aurait-il pu effectivement signifie que la lettre? Il peut avoir été une réplique exacte de son (notre) ancien Père. Il peut même avoir été un clone des cosmonautes. Tout le monde connaît l’histoire de sa naissance virginale et l’intervention céleste. Serait-ce l’implantation d’un clone dans l’oeuf stérilisés de Marie? Pourriez l’œuf entier ont été effectivement un implant?

Le sang Rh négatif, qui ne semble pas avoir pris naissance sur la terre, peut se révéler être un facteur majeur dans la démonstration l’humanité est un hybride. Ce n’est pas la solution, mais elle est une clé pour débloquer le casse-tête génétique de notre patrimoine. facteurs de tissus seront également s’avérer très révélateur. Les scientifiques sont maintenant en mesure de déterminer les facteurs de tissus de momies vieilles de 5000 années. Pourriez certaines de ces momies ont été les anciens astronautes? Pourquoi ces momies conservées assez bien pour nous d’analyser leur sang et du facteur tissulaire? Y aurait-il un message dans les facteurs génétiques des momies eux-mêmes?

Il est un fait intéressant dans le livre « radiographie des pharaons » par James Harris et Kent Weeks, 1973 (Scribners). Sur la radiographie de la tombe de Makare, grande prêtresse d’Ammon, il a été constaté que l’enfant enterré avec son étiquette Prince Moutenihet était en fait un babouin hamadryas femmes. Un examen des Makare a montré qu’elle avait donné naissance peu avant de mourir. Aurait-elle donné naissance à le babouin trouvé avec elle? Pour quelle autre raison aurait-il été enterré avec elle? Un retour génétiques?

Ma recherche a montré que la majorité de ceux qui ont des pouvoirs psychiques ont aussi Rh négatif. La plupart des guérisseurs psyphic et la foi ont le même sang. Curieusement, beaucoup de ceux qui font des recherches sur la théorie des anciens astronautes et d’autres phénomènes ont également Rh négatif.

Les reptiliens sont ceux qui ont suivi Rh négatif facteur sanguin. Pour revenir dans le temps …. les hybrides Rh-Neg provenaient des Cavernes DRACO dans les Carpates. Ils étaient pour la plupart aux cheveux roux, aux yeux verts et cheveux noirs, aux yeux bruns. Ils ont essayé de se s’infiltrer dans le cheveux blonds / Brown, aux yeux bleus, civilisations. Ils voulaient Mate avec ceux qui n’ont pas été Rh-négatifs. La plupart des Rh-Negs ont une température inférieure du corps et la pression artérielle que Rh-positifs. Beaucoup de Rh-Negs sont nés avec une cauda (queue) ou une vertèbre supplémentaire (queue osseuse). Rh-Negs sont des hybrides. Ils font partie de l’homme Reptilian partiel. Si deux Rh-Negs essayer d’avoir un bébé il est généralement mourir ou naître un « bébé bleu », car ce n’est pas l’oxygène de traitement correctement. Ainsi, «Blue-Bloods», si elles survivent. 5% de la population de la Terre sont actuellement Rh-négatifs. Mais, ils sont 15% de la population de l’Angleterre et les États-Unis.

Dr. Luigi Cavalli-Sforza l’Université de Stanford a écrit un article intitulé «Gènes, peuples et langues» (Scientific American, novembre 91). Il a souligné la forte concentration Rh négatif parmi le peuple du Maroc, le pays basque d’Euskadi, l’Irlande, l’Ecosse et les îles norvégiennes.

Les seules personnes parmi ces encore de parler leur langue d’origine néolithique ont été les Basques …

Il est clair que les reptiliens sont les descendants direct de leur pere  et c'est pour cette seul raison qu'ils le vénèrent, bien sur ce secret n'est pas partagé par tous les satanistes ils sont juste récompensés pour service rendu ,les élites ont un lien de parenté direct avec leur maitre et dirige ce monde guidé par ces soins et pour que son plan réussisse à savoir la perversion totale de l'humanité ......pour y arriver cela passe par la destruction des religions qui a commencé a Babylone et a chaque messager envoyé ils ont travaillé pour créer une secte pour diriger et falsifier leur message,

mais forte heureusement ils ne peuvent diriger le coeur des hommes sincères sur lesquelles ils n'ont aucun pouvoir ......

Les Templiers et l'ésotérisme

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Au début du XIIIè siècle, durant la croisade des Albigeois destinée à éliminer les cathares, et qui aurait fait environ 200 000 victimes, les rares survivants trouvèrent refuge parmi les Templiers...

Au cours du haut Moyen Âge, l'Église catholique romaine domina l'ensemble du monde occidental. Jusqu'à la Renaissance, elle mena plusieurs croisades, envoyant régulièrement des armées constituées de ses meilleurs soldats au Moyen-Orient afin de reconquérir la Terre sainte, alors aux mains des musulmans. Il y eut huit grandes croisades. La plupart des historiens s'accordent sur les suivantes : la première, menée par Pierre l'Ermite et Godefroy de Bouillon, 1095-1101 ; la deuxième, menée par Louis VII, roi de France, 1145-1147 ; la troisième, menée par Philippe II Auguste et Richard Cœur de Lion, 1188-1192 ; la quatrième, avec la prise de Constantinople, 1202 ; la cinquième, avec la conquête de Damiette, 1217 ; la sixième, à laquelle prit part l'empereur romain chrétien Frédéric II (1228-1229) ; la septième, menée par saint Louis (Louis IX), 1249-1252 ; la huitième, également menée par Louis IX, en 1270.

Il y en eut d'autres, mais de moindre ampleur, comme la croisade des Albigeois contre le catharisme (voir Cathares), qui débuta en 1209. Elles se poursuivirent jusqu'à la fin du XVIIe siècle, avec entre autres la croisade de Lépante en 1571, celle de Hongrie en 1664, et celle du duc de Bourgogne à Candie en 1669.
Dans le sud de la France s'était développé un courant de chrétiens qui croyaient en une version de l'histoire du Christ différente de celle véhiculée officiellement par l'Eglise romaine. Selon eux, Jésus n'était pas célibataire, mais marié avec Marie-Madeleine. Le couple avait des enfants qui, après la mort du Christ, se réfugièrent dans le sud de la France où leurs descendants vivraient toujours. D'après eux, l'Église aurait délibérément minimisé l'importance de Marie-Madeleine dans la vie de Jésus, et mal traduit les Évangiles qui font d'elle une prostituée. L'Église aurait ainsi voulu empêcher les femmes de jouer un rôle significatif en s'assurant que son chef spirituel, c'est-à-dire le pape, soit toujours élu par un groupe descendant des disciples du Christ et non par sa descendance biologique. Église Marie-Madeleine à Jérusalem ->
Les partisans de cette version auraient cherché en Terre sainte une preuve de leur théorie, qu'ils auraient découvert et rapporté en Europe. Ces croisés d'un genre particulier auraient alors pris le nom de Templiers. Quelle était donc cette preuve de l'existence d'une descendance de Jésus ?
En 1118, neuf croisés français se seraient rendus à Jérusalem pour solliciter du roi Baudouin II le droit de protéger la route des pèlerins se rendant en Terre sainte. La ville de Jérusalem était alors sous la domination des croisés depuis 1099, date à laquelle elle avait été prise par les chevaliers de la première croisade, menée par Godefroy de Bouillon. Cependant, les routes demeuraient dangereuses à cause des infidèles restés dans la région. En échange de cette protection des pèlerins, les croisés français, parmi lesquels Hugues de Payns, Bisol de St-Omer, Hugues (comte de Champagne), André de Montbard (l'oncle de saint Bernard) et Archambaud de Saint-Aignan, demandaient à pouvoir résider dans le palais royal voisin de la mosquée d'Al-Aqsa, construite sur les ruines du Temple de Salomon.
Le nom des pauvres chevaliers du Christ et du Temple de Salomon fut vite abrégé en chevaliers du Temple, puis en Templiers.
Les Templiers ont-ils vraiment protégé les pèlerins contre les bandits de grand chemin ? Le débat reste ouvert. Certains affirment que cette tâche aurait en fait été accomplie par les Hospitaliers (ou ordre souverain de Saint-Jean de Jérusalem). Il n'en reste pas moins que les Templiers passèrent beaucoup de temps à fouiller les vestiges du Temple de Salomon. Construit et détruit à plusieurs reprises, l'édifice remontait au VI ème siècle av. J-C. Avant d'être converti en mosquée, il avait été le temple d'Hérode, détruit par les Romains en 70, quatre ans seulement après sa construction.
Le Temple existait donc avant, pendant et après la vie du Christ. Lors de ces fouilles, tâche de grande ampleur, les Templiers auraient découvert des "manuscrits de la connaissance" traitant de la vie du Christ et antérieurs aux Évangiles. Pour une raison demeurée inconnue, cette connaissance leur procura un certain pouvoir sur l'Église romaine.

On doit le premier écrit sur les Templiers à l'historien franc Guillaume de Tyr, qui le rédigea de 1175 à 1185. Il existe donc un écart conséquent - près de 60 ans - entre les origines des Templiers et les premiers écrits les concernant. L'œuvre de Guillaume de Tyr fut jugée vague et incomplète, de sorte que cette version des origines des Templiers ne peut être considérée comme tout a fait crédible sur le plan historique. C'est toutefois la seule version dont nous disposons. Certains éléments sont douteux et, en tout cas, soulèvent des questions. Par exemple, les neuf chevaliers d'origine ne permirent à aucun nouveau candidat d'intégrer leur ordre durant neuf ans. De plus, ils étaient si pauvres qu'ils devaient monter à deux sur le même cheval, un emblème templier montrant deux chevaliers sur la même monture parvint jusqu'au XIII ème siècle, époque à laquelle les Templiers s'étaient considérablement enrichis.
Certains pensent que, si les origines des Templiers sont bien celles évoquées par Guillaume de Tyr, il devrait exister des éléments de preuve. Le roi de France avait en effet un historien officiel, Foulques de Chartres, dont les écrits sur cette période existent encore, mais ne font nulle part mention des Templiers. C'est étrange, car ces derniers auraient été à l'évidence cités s'ils avaient vraiment eu pour mission de protéger les pèlerins sur les routes menant en Terre sainte. D'après Manly Hall : "Le savoir des Templiers sur les débuts du christianisme fut, sans le moindre doute, l'une des raisons de leur persécution et de leur élimination finale."
Les Templiers furent officiellement reconnus' par l'Église en 1128, après que leurs grands maîtres se furent rendus à Troyes où ils rencontrèrent les dirigeants catholiques, dont Bernard de Clairvaux qui deviendra par la suite saint Bernard. Avec le concile de Troyes, l'Église reconnut les Templiers comme un ordre religieux et militaire officiel. Elle leur octroya également une série de règles - notamment que tous les chevaliers devaient faire vœu de chasteté et de pauvreté.

En temps de guerre, ils n'avaient pas le droit de battre en retraite, sauf dans des circonstances particulièrement difficiles et pouvaient recevoir des dons. Hugues de Payns devint grand maître. Les Templiers devaient se couper les cheveux, mais ne pouvaient se raser la barbe, et porter cette cape blanche qui est encore aujourd'hui un signe distinctif. En 1146, la cape fut ornée de la célèbre croix pattée rouge.
Par ailleurs, les nouvelles recrues devaient céder tous leurs biens à l'ordre. Après leur officialisation par l'Église, les Templiers accumulèrent rapidement de nombreuses richesses, assimilant notamment les domaines de leurs nouvelles recrues fortunées. Au bout d'un an, les Templiers possédaient des terres et des châteaux depuis l'Écosse jusqu'à la Terre sainte. À mesure que leurs rangs s'étoffaient, ils devinrent la plus grande puissance militaire du monde. L'ordre avait ses propres médecins dont les connaissances médicales étaient en avance sur leur temps. Les chevaliers étaient conscients de l'importance de l'hygiène, par exemple, dans une société où la propreté était considérée comme malsaine. Les épileptiques, nombreux à l'époque, étaient perçus comme des possédés par le diable, sauf par les Templiers, qui considéraient que ces pauvres gens souffraient simplement d'une maladie que l'on pouvait maîtriser.
Certains chercheurs estiment que les Templiers se sont parfois alliés à la secte islamique des Assassins pour mener des actions militaires, comme le siège de Damas en 1129, sous la bannière du roi Baudouin de Jérusalem. D'autres sources décrivent Templiers et Assassins comme des ennemis mortels. Au final, les deux théories ne sont pas incompatibles.
La structure de l'ordre allait inspirer les sociétés secrètes postérieures, dont la franc-maçonnerie. Les Templiers étaient divisés en grades, entretenaient secrets et rituels et ne se cachaient pas seulement du public mais également de leurs pairs. Les nouveaux membres étaient recrutés jusqu'à ce qu'ils atteignent un effectif d'environ vingt mille personnes.
Le noyau dur devint extrêmement riche. En 1139, le pape Innocent II déclara que les Templiers ne devaient répondre à aucune autre autorité que celle de l'Église. Ils acquirent des terres supplémentaires et prêtèrent de l'argent, moyennant le reversement d'une commission. En fait, on pense que les Templiers inventèrent le concept de crédit et en fabriquèrent les premières cartes. En Angleterre, l'un des services qu'ils rendaient au roi était la collecte des impôts, tâche qu'ils effectuaient moyennant, là aussi, un pourcentage sur les recettes.
D'après l'auteur Jim Marrs : "Avec ces pratiques bancaires, les Templiers ont aussi apporté à l'Europe les connaissances qu'ils avaient acquises en architecture, en astronomie, en mathématiques, en médecine et dans les techniques médicales. Moins de cent ans après la formation de l'ordre, les Templiers étaient devenus l'équivalent médiéval d'une multinationale d'aujourd'hui."
Les Templiers développèrent un empire considérable s'étendant dans toute l'Europe, de l'Allemagne à Constantinople. En 1150, à l'exception de l'Église elle-même, les Templiers étaient l'organisation la plus puissante du monde occidental.

Sixième grand maître de l'ordre des Templiers, Bertrand de Blanchefort demeura à ce poste de 1153 à 1170 et marqua son époque. C'est lui qui organisa l'ordre et le transforma en ce que l'on appellerait de nos jours une entreprise internationale.
Entre 1195 et 1220, Wolfram von Eschenbach composa son poème épique Parsifal, qui explique le pouvoir des Templiers par le fait qu'ils étaient les gardiens du saint Graal. Les Templiers possédaient leur propre armée, ainsi qu'une marine. Leurs navires arboraient un pavillon orné d'un crâne et de deux os croisés, symbole qui serait plus tard associé à la piraterie. On imagine que cette tête de mort avait peut-être un rapport avec le secret détenu par les Templiers, la clé de leur pouvoir. Navigateurs hors pairs, ils furent parmi les premiers à utiliser le compas magnétique qui permet la navigation de nuit, même lorsque les étoiles sont invisibles. Une explication de l'origine de la tête de mort est fournie par J.S.M. Ward dans son ouvrage Freemasonry and the Ancient Gods : "Une grande dame de Maraclée aimée d'un Templier seigneur de Sidon mourut en pleine jeunesse. Le soir de ses funérailles, son amant éperdu pénétra dans le tombeau, déterra sa dépouille et la viola. Une voix s'éleva alors des ténèbres et lui dit de revenir neuf mois plus tard car il trouverait un fils. Il obéit à l'injonction et, le moment venu, rouvrit le tombeau pour découvrir une tête posée sur les tibias du squelette. La même voix retentit ; "Ne t'en sépare jamais, car elle te procurera de bonnes choses". Ainsi, il l'emporta. Elle devint son génie protecteur et lui permit de repousser ses ennemis lorsqu'il l'arborait. Ensuite, la tête devint la propriété de l'ordre".

Parmi les édifices célèbres construits par les Templiers et subsistant de nos jours se trouve la cathédrale de Chartres, dont les travaux commencèrent en 1145. La cathédrale se trouve à 48' 26' 51' de longitude nord et 1' 29' 14' de latitude est. Ce serait la première structure bâtie dans le style que l'on appellera ensuite gothique. À l'époque, les bâtiments étaient en général trapus et massifs, tandis que cette cathédrale possède un plafond très élevé et fait appel à la technique architecturale alors inédite des arcs-boutants.
D'après John Juhus Norwich dans Atlas mondial de l'architecture : « En 1194, le maître bâtisseur de Chartres élabora de nouveaux principes qui allaient inspirer tous les grands architectes du XIIIè siècle. L'élévation comptait trois niveaux, étant dénuée de galerie (il est à noter le rapport entre les trois niveaux) et la voûte était divisée en quatre parties, ce qui supprimait le besoin de supports en alternance. À l'extérieur, un important changement fut effectué avec l'abandon des cinq tours prévues au-dessus des transepts. » On découvre sur la porte nord de la cathédrale de Chartres une sculpture de l'Arche d'alliance transportée par une charrette. Cette scène est souvent interprétée comme une preuve que les Templiers avaient découvert cette arche et l'avaient rapporté en Europe. Autre fait intéressant, aucune des cathédrales construites par les Templiers ne dépeint la crucifixion du Christ.
Au milieu du XIIIè siècle, les Templiers étaient devenus l'une des premières forces militaires du monde, forte d'une armée et d'une flotte imposante basée au port de La Rochelle. Dans ces conditions, les Templiers n'étaient plus disposés à subir la moindre domination, que ce soit celle de l'Église ou des Anglais. D'après Jim Marrs, un Templier de haut grade menaça le roi Henri III d'Angleterre en ces termes : "Tant que vous ferez preuve de justice, vous régnerez. Si vous la bafouez, vous cesserez d'être roi."
Lorsque en 1291 les musulmans reprirent la Terre sainte aux chrétiens, les Templiers firent partie de ceux qui luttèrent en vain pour garder le contrôle du lieu. Ils se seraient battus de façon héroïque et le grand maître lutta jusqu'à la mort, faisant fi de ses blessures. Avec la perte de la Terre sainte, les Templiers avaient perdu leur raison d'être. Ceux qui étaient installés au Moyen-Orient furent contraints de gagner la Crête, qu'ils avaient achetée à Richard Cœur de Lion. Les Hospitaliers s'installèrent eux aussi sur l'île.

Si les Templiers avaient été officiellement reconnus par l'Église et s'étaient battus lors des croisades, ils étaient désormais si puissants qu'ils étaient devenus un ordre multiculturel, pour employer un terme moderne, et il n'était pas rare que des Templiers emploient des musulmans à leur service. De nombruex Templiers parlaient arabe et entretenaient par ailleurs des liens étroits avec les communautés juives. Certains avaient été cathares et beaucoup affirmaient ouvertement leur croyance en un dualisme gnostique avec un équilibre entre le bien et le mal. Rien de tout cela n'étant approuvé par l'Église.
Au début du XIVè siècle, la puissance des Templiers était à son apogée. C'est à peu près à cette époque qu'ils s'attirèrent les foudres de Philippe le Bel qui ne voyait en eux que des ivrognes et des arrogants. En 1305, il se rendit à Rome pour rencontrer le pape Clément V : le pape n'était alors qu'une marionnette entre les mains du roi qui avait fomenté l'assassinat du pape Boniface VII et peut-être de son remplaçant, Benoît XI, qui mourut dans des circonstances mystérieuses. Ancien archevêque de Bordeaux, le pape Clément V était entièrement sous la domination de Philippe le Bel.
Ce dernier affirma au pape Clément V que les Templiers complotaient pour renverser l'Eglise. Comme ce fut le cas pour les cathares, l'Église ordonna alors une croisade pour éliminer les Templiers et la menace qu'ils représentaient. Avant les arrestations, il y eut une campagne de propagande.
Des rumeurs malveillantes furent répandues sur le compte des Templiers ; sodomie, cannibalisme, sacrifices de nourrissons, idolâtrie d'un diable du nom de Baphomet, rituels reniant la divinité du Christ, crachats et piétinements de la croix ... Si l'on peut affirmer que les Templiers ne respectaient pas entièrement les préceptes de l'Église, leurs véritables croyances demeurent toutefois un mystère. Ce qui est certain, c'est que plusieurs chevaliers ont, dans leurs écrits, fait référence au Baphomet, mais rien ne permet de savoir à quoi ce nom correspond. Il est manifeste qu'il était respecté et associé à des sculptures de nature démoniaque. Le mot était également associé à une tête barbue, ce qui a fait dire à certains qu'il s'agissait d'une référence au suaire de Turin, que l'on a dit en possession des Templiers de 1204 à 1307.
Des récits de rituels étranges impliquant des Templiers et le Baphomet persistent. Selon Peter Tompkins dans son ouvrage La Magie des obélisques : « L'indignation du public fut attisée par des accusations de satanisme sous la forme d'une idole nommée Baphomet. Le Baphomet était le symbole templier de rites gnostiques fondés sur la vénération phallique et la puissance de la volonté dirigée. Cette silhouette androgyne à la barbe de chèvre et aux sabots fendus est liée à la chèvre de l'une des représentations de Mendès, dieu à cornes de l'Antiquité. »
John L. Robinson écrivit en 1991 dans son livre Dungeon, Fire end Sword : « Certains avouèrent avoir vénéré une idole ayant la forme d'un chat rouge, gris, noir ou tacheté. Parfois, le rituel exigeait d'embrasser le chat sous la queue. D'autres fois, le chat était enduit de la graisse de nourrissons rôtis. Les Templiers furent contraints de manger des aliments contenant les cendres de Templiers décédés, une forme de sorcellerie qui leur transmettait alors le courage des chevaliers morts au combat. »
Ian Wilson déclara dans Le Suaire de Turin, linceul du Christ ? : « Les preuves données par l'Inquisition dénotent plusieurs références à des membres de l'ordre recevant lors de leur initiation une cordelette ayant été en contact avec la tête ".»
Philippe le Bel décrit l'idole comme étant « une tête d'homme portant une grosse barbe, tête qu'ils embrassent et vénèrent ». Durant le procès de 1309, la commission entendit le Templier Jean Taillefer de Gêne, frère servant. Il déclara qu'il fut reçu par l'ordre dans la maison de Mormant, diocèse de Langres, commanderie placée sous la juridiction du grand prieuré de Champagne de Voulaines. Lors de son initiation, « une idole représentant un visage humain » fut posée sur l'autel, devant lui. Hugues de Bure, autre Bourguignon issu d'une maison de Voulaines, décrivit comment la « tête » fut extraite d'un meuble situé dans la chapelle, et qu'elle lui parut faite d'or ou d'argent et représenter la tête d'un homme avec une longue barbe.
Le frère Pierre d'Arbley soupçonnait l'idole d'avoir deux visages, et son parent Guillaume d'Arbley nota que l'idole elle-même, à la différence des copies, était exposée lors des chapitres généraux, suggérant qu'elle n'était montrée aux membres supérieurs de l'ordre que lors d'occasions spéciales.

D'après Peter Partner dans The Murdered Magicians : « ...Ils se livraient dans leur chapitre à l'adoration d'une idole païenne, diversement décrite quant à ses caractéristiques physiques, mais connue sous le nom de Baphomet, qui avait la même étymologie (en vieux français) que Mahomet. À une ou deux occasions, le mot « Mahomet » est utilisé par des témoins au procès. Comme tant d'hérétiques du passé, on dit qu'ils tenaient leurs chapitres dans le secret et durant la nuit. Il était impossible que les Templiers aient rapporté d'Orient la vénération d'une idole portant le nom du prophète Mahomet, car il n'existait là-bas aucune idole de ce genre, même parmi les sectes dissidentes comme les Ismailis ou les Druzes. L'idée que les musulmans étaient idolâtres faisait partie d'un système de dénigrement du monde oriental par les chrétiens occidentaux. »
La répression physique des Templiers commença le vendredi 13 octobre 1307, date qui est à l'origine de la superstition liée au vendredi 13, et qui a surtout porté malheur aux Templiers. De nombreux chevaliers furent arrêtés, torturés et brûlés vifs. Bien que de nombreux efforts aient été déployés pour ne pas ébruiter ces arrestations, certains Templiers furent prévenus et parvinrent à déménager et à cacher certains trésors. Celui qui était entreposé dans le temple de Paris a disparu, de même que la flotte des Templiers. L'Église avait donné l'ordre de tuer les Templiers dans tout le monde chrétien, mais la croisade se déroula sans grand enthousiasme en dehors de la France.
Philippe le Bel avait pour gendre Édouard II d'Angleterre qui ne tenait pas à partir en guerre contre les Templiers, mais il obéit, bien que de mauvaise grâce. L'Angleterre étant alors en guerre contre l'Écosse et ce n'était pas le moment de se disperser en livrant bataille aux Templiers. À cause de la guerre, la décision du pape de dissoudre l'ordre des Templiers ne concerna pas l'Écosse, qui devint la seule terre du monde chrétien où les Templiers eurent encore une existence officielle.

<- Croix templière dite d'Alcudia en Catalogne, Espagne.
Les Templiers allemands conservèrent ces pratiques, se dissimulant au sein d'autres sociétés secrètes comme les Hospitaliers ou les chevaliers teutoniques. La même chose se déroula en Espagne, où les Templiers persécutés portèrent la cape d'autres ordres pour pouvoir poursuivre leurs activités.
Au Portugal, les Templiers ne rejoignirent pas une autre société, mais changèrent simplement de nom pour devenir les chevaliers du Christ. En 1314, le dernier grand maître officiel des Templiers, Jacques de Molay, fut capturé et brûlé vif sur le bûcher. Templier depuis 1265 et grand maître depuis 1298, il avait adhéré à l'hérésie du mouvement des Johannites, qui estiment que le véritable Messie est Jean-Baptiste et non Jésus.

D'après la légende, Molay aurait, sur le bûcher, maudit ses persécuteurs en prophétisant que, avant un an, le pape Clément V et le roi Philippe IV le rejoindraient face au « tribunal de Dieu ». En moins d'un mois, le pape mourut d'une dysenterie. Quant au roi, il périt avant qu'un an ne se soit écoulé, les origines de sa mort étant inconnues.
Selon certaines théories, des Templiers auraient franchi l'Atlantique et débarqué dans le Nouveau Monde presque deux cents ans avant Christophe Colomb. D'après Christopher knight et Robert Lomas dans leur ouvrage La Clé d'Hiram, la flotte des Templiers fit halte au Portugal pour se ravitailler puis mit le cap vers des terres qu'ils appelaient La Merica.

Le 12 août 1308, l'inquisition dressa une liste de charges retenues contre les Templiers :
- dans diverses provinces, ils avaient des idoles, c'est-à-dire des têtes dont quelques-unes avaient trois facés, d'autres une seule, d'autres la forme d'un crâne humain ;
- ils adoraient ces idoles, ou cette idole, spécialement dans leurs grands offices et lors de leurs grandes réunions ;
- ils les vénéraient ;
- comme Dieu ;
- comme leur Sauveur ;
· ils disaient que cette tête pouvait les sauver ;
- les rendre riches ;
-qu'elle donnait à l'ordre toutes ses ri­chesses ;
- qu elle faisait fleurir les arbres ;
-quelle faisait germer ;
- ils entouraient cette tête de cordelettes, les lui faisaient toucher, puis ils ceignaient leurs corps de ces cordelettes ;
- lors de sa réception dans l'ordre, on remettait au frêre des cordelettes de toute longueur ;
- ils agissaient ainsi par vénération pour l'idole ;
- on leur enjoignait sous serment de ne pas révéler ces actes.

En 1308, ils débarquèrent à l'emplacement de l'actuel Westford, dans le Massachusetts. Il existerait certains éléments appuyant cette théorie. À Westford se trouve en effet une sculpture représentant un Templier et un bouclier sur lequel sont dessinés un navire et une étoile. À Newport, Rhode lsland, se dresse une tour si ancienne que sa date exacte de construction demeure inconnue et dont l'architecture suggère qu'elle pourrait avoir été érigée par les Templiers. Autre signe que les Templiers se seraient rendus dans le Nouveau Monde et en sont revenus la chapelle de Rosslyn, terminée en 1486. Sur son plafond sont gravés des cactus et du maïs, plantes endémiques de l'Amérique du Nord et, théoriquement, inconnues en Europe à l'époque.
Les ordres du pape visant à éliminer les Templiers ne furent pas suivis par tout le monde. En Angleterre, les Templiers capturés furent punis de peines légères et relâchés. Certains se rendirent au Portugal où le mouvement a changé de nom et c'est en tant que chevaliers du Christ qu'ils sillonnérent les mers. On pense que Christophe Colomb épousa la fille de l'un de ces chevaliers et eut accès aux cartes de son beau-père. D'autres chevaliers se rendirent en Ecosse où ils fusionnèrent avec les Hospitaliers.
Existe-t-il des preuves tangibles, au-delà des documents déjà cités, que les Templiers ont vraiment existé ? Oui. En 1894, un groupe d'ingénieurs britanniques travaillant sous le mont Moriah, découvrit en effet dans des passages secrets des objets caractéristiques tels qu'une croix, un morceau d'épée et une lance. Ces preuves potentielles sont aujourd'hui exposées daps des musées d'Ecosse. De nos jours, au moins trois sociétés secrètes utilisent le nom des Templiers et revendiquent une histoire remontant au Moyen Âge. De plus, plusieurs loges maçonniques comptent parmi leurs grades celui de Templier.

 Michel BENSON : Ecrivain - Les Mondes de l'Etrange

Tesla l'homme qui comuniquait avec les planetes

esoterisme

Note de l'éditeur du journal Collier’s Weekly.

M. Nicolas Tesla a accompli de formidables prouesses dans la domaine des découvertes liées à l’électricité. Aujourd’hui, à l'aube du nouveau siècle, il annonce au progrès qui étonnera le monde entier et éclipsera les rêves les plus fous des scientifiques les plus visionnaires. Il a reçu une communication, affirme-t-il, en provenance du vide sidéral : un appel des habitants de Mars, de Vénus, ou de l’une de leurs planètes sœurs ! Et en outre, des scientifiques connus comme Sir Norman Lockyer sont disposés à suivre M. Tesla dans ses déductions renversantes. Il ne s’est pas contenté de découvrir d’importants principes car la plupart de ses inventions sont opérationnelles : notoirement, l'utilisation de la puissance titanesque des Chutes du Niagara et la découverte d'un nouvel éclairage produit par un tube de vide. Il déclare avoir résolu le problème des transmissions télégraphiques sans fil ni aucun conducteur artificiel de quelque utilisant la Terre comme véhicule. Grâce au même principe, il envisage d’envoyer des messages sous les océans, à n’importe quelle distance autour du globe.
Les communications interplanétaires l'ont intéressé pendant des années, et il ne voit aucune raison nous empêchant de pouvoir converser bientôt avec Mars ou les autres planètes du système solaire qui pourraient héberger des êtres intelligents.
A la demande du Collier’s Weekly, M. Tesla présente ici un énoncé de ce qu'il espère accomplir et comment il pense pouvoir établir une communication avec d’autres planètes.
Collier’s Weekly, édition du 19 février 1901, pp. 4-5.

L'idée de communiquer avec les habitants d’autres mondes est ancienne. Mais depuis des siècles, elle était perçue plutôt comme un rêve de poète à jamais irréalisable. Mais l’invention du télescope et les améliorations qui y furent apportées, permettant une connaissance élargie des cieux, accompagnée des nombreuses découvertes scientifiques de la dernière partie du XIXè siecle et du développement de la tendance poussant vers l’idéal de la nature de Goethe, ont intensifié cette perspective à un tel point qu'il semble qu’elle est destinée à devenir l’idée dominante du siècle qui vient juste de débuter. Le désir d’en savoir plus sur nos voisins des immensités sidérales ne résulte pas d’une curiosité déplacée ou d’une soif de connaissance, mais d’une cause plus profonde, une sensation fermement enracinée dans le cœur de chaque être capable de pensées.
D'où vient cette aspiration ? Qui sait ? Qui peut définir les limites de la subtilité des influences de la nature ? Peut-êetre, à condition de comprendre la complexité du mécanisme président au spectacle glorieux qui se déroule sous nos yeux, et de remonter le flux de ce désir, pourrions-nous en localiser la lointaine source au sein des vibrations attristées que la Terre initia lorsqu’elle se sépara de son parent céleste.

Mais en cette époque de raison, il est étonnant de rencontrer tant de personnes qui toussent à la moindre allusion d’une communication avec une planète. En premier lieu, on m’oppose l’argument selon lequel il n’est qu’une faible probabilité pour que d’autres planètes soient habitées. Cet argument ne m'a jamais convaincu. Il semble qu'il n'y ait, dans le système solaire que deux planètes - Vénus et Mars - capable d’accueillir une vie durable comme la nôtre.
Les processus chimiques pourraient s’y accomplir sans le recours à l'oxygène. On se demande d’ailleurs si les processus chimiques sont indispensables à la vie d’êtres organisés. Mon opinion est que le développement de la vie mène à des formes d’existence possible sans processus d’alimentation et ainsi non tributaire des limites s'y rapportant. Pourquoi un être vivant ne serait-il pas capable de puiser l’énergie nécessaire à son fonctionnement dans son environnement direct au lieu de la nourriture, de transformer, par un processus complexe, l’énergie des combinaisons chimiques en énergie de subsistance ?
S’il existait de tels êtres sur l’une des planètes de notre système, nous n’en saurions rien. Il n’est même pas besoin d’aller si loin dans nos assertions, car nous pouvons facilement concevoir, dans la même mesure qu’avec une diminution de la densité atmosphérique, les moisissures disparaissent et la planète gèle, que la vie organique ait mis en œuvre les adaptations correspondantes, menant, au final, à des formes de vie qui soient impossibles d’après nos critères actuels de compréhension de la vie. J’admets volontiers, bien sûr, s’il arrivait n'importe quelle catastrophe, que tous les processus de vie seraient interrompus mais si le changement, quelle que soit son importance, était graduel au cours d’une très longue période, de sorte que le résultat final puisse être prévu, je ne peux m’empêcher de penser que des êtres pensants trouveraient toujours les moyens de survivre. Ils s’adapteraient au changement constant de leur environnement. Je pense ainsi possible que des êtres intelligents vivent à l’intérieur, sinon à la surface, de planètes gelées telles que la Lune est supposée l’être.

ENVOYER UN SIGNAL À 150 000 KILOMÈTRES

Il est convenu qu’il est hors de portée des capacités et de l'ingénuité de l'homme d’acheminer un signal sur une distance presque inconcevable de 50 ou 100 millions de kilomètres. Cela a constituer un argument de poids autrefois, mais il n’en est plus ainsi aujourd’hui. La plupart des enthousiastes du sujet des communications interplanétaires ont fondé leur foi sur le rayon de lumière comme meilleur moyen de transmission. Il est vrai que les ondes lumineuses doivent à leurs très rapides fréquences la capacité de pénétrer plus volontiers l'espace que les ondes moins véloces, mais je peux montrer qu’une considération suffit à montrer qu’un échange de signaux par leur moyen entre la Terre et ses compagnes du système solaire reste impossible, en tout cas aujourd’hui.
En guise d’illustration, supposons que 2 km² de la surface terrestre - aire la plus réduite pouvant rester à la portée des meilleurs télescopes des autres planètes - soit recouverts de lampes à incandescence de façon à former une couverture lumineuse continue lorsqu'elles sont sous tension. Il ne faudrait pas moins d’une puissance de 100 millions de chevaux-vapeur pour l’alimentation, ce qui représente une puissance de nombreuses fois plus élevée que celles dont dispose l’homme dans le monde.
Mais avec les nouvelles ressources que je propose, je peux aisément montrer que, avec une consommation ne dépassant pas 2000 chevaux-vapeur, des signaux peuvent être transmis à une planète comme Mars avec autant d’exactitude et de certitude que nous transmettons aujourd’hui des messages entre New York et Philadelphie à l’aide de câbles. Ces ressources résultent d’une longue expérimentation et d’améliorations progressives.
Il y a environ dix ans, j’ai compris le fait que pour transporter des courants électriques à distance, il n’était pas nécessaire d’utiliser un fil de retour, mais que toute quantité d’énergie devrait se transmettre par un simple câble. J'ai démontré ce principe par de nombreuses expériences qui, à ce moment là, ont provoqué une attention importante chez les hommes de science.
Ceci étant démontré pratiquement, l’étape suivante était d’utiliser la Terre elle-même comme moyen de transporter le courant, nous dispensant alors de l’emploi de câbles ou de tout autre conducteur artificiel. Je fus alors amené au développement d’un système de transmission d’énergie ou de télégraphie sans fils, que je décrivis en 1893.
Les difficultés rencontrées au prime abord au cours de cette recherche pour transmettre les courants par la Terre furent de taille. Je ne disposais à cette époque que d’un équipement ordinaire qui s’avéra inefficace et je mobilisai immédiatement toute mon attention au perfectionnement d'appareils dans cette optique. Ce travail me prit de nombreuses années, mais je pus finalement dépasser les divers obstacles et réussis à produire une machine qui, pour expliquer clairement son fonctionnement, opère comme une pompe, tirant l’électricité de la Terre et lui en rendant de la même façon en énormes quantités, créant ainsi des ondulations et des perturbations qui, transmises par la Terre comme par un fil, peuvent être détectées à grande distance par des circuits de réception précisément réglés.
De cette manière, je pus transmettre, non seulement de faibles intensités correspondant au niveau requis pour les communications, mais des quantités considérables d’énergie. Des découvertes postérieures me convainquirent que je réussirai finalement à véhiculer du courant sans l’aide de fils pour les besoins industriels de façon économique et à n’importe quelle distance.

EXPÉRIENCES DANS LE COLORADO

Afin de développer mes inventions, je vins au Colorado où je continuai mes recherches dans cette optique et sur d’autres questions, dont l’une que je considère en particulier comme plus importante que la transmission sans fil.
Je construisis un laboratoire dans les environs de Pike’s Peak. Les conditions très pures de l’air du Colorado s’avérèrent très favorables à mes expérimentations, et les résultats furent des plus gratifiants pour moi. Je me rendis compte que je pouvais non seulement accomplir plus de travail, physiquement et mentalement, que je ne le faisais à New York, mais aussi que les changements et les effets électriques occasionnés y étaient plus distinctement et facilement perçus. Il y a quelques années, il était pratiquement impossible de produire des arcs électriques de 7 ou 10 mètres. Or, je pus en provoquer de plus de 30 mètres de long et ceci sans difficultés. Les niveaux de puissance mesurés lors de déplacement de charges électriques par des appareils de forte induction n’avaient atteint jusque là que quelques centaines de chevaux-vapeur. J’obtiens maintenant des niveaux allant de 100 A 10 000 chevaux-vapeur. Avant cela, je n’obtenais qu’un niveau insignifiant de tension électrique alors que j’atteins aujourd’hui 50 millions de volts.
De nombreuses personnes de ma profession se demandent ce que j’essaie de faire. Mais le temps qui verra les résultats pratiques de mon travail et leurs effets influencer le monde entier est proche. Une des conséquences les plus immédiates sera la transmission de messages sans fils, au-delà des mers et des terres sur d’énormes distances. J’ai démontré par des tests croisés les aspects pratiques de ma méthode de transmission entre n’importe quels endroits du globe quel que soit leur éloignement, et j’en convaincrai les incrédules.
J'ai toutes les raisons de me féliciter qu’au cours de ces expériences dont beaucoup étaient délicates et dangereuses, ni moi, ni aucun de mes assistants ne furent blessés. Alors que nous travaillions sur des oscillations électriques très puissantes, le plus étrange des phénomènes eut lieu. A cause de certaines interférences des oscillations, de véritables boules de feu apparurent sautant sur de grandes distances, menaçant de détruire instantanément toute personne située sur son passage ou a proximité. La machine que j’ai employée pourrait aisément tuer en un instant 300 000 personnes. J'ai observé un stress important chez mes assistants et les nerfs de certains d’entre eux ne purent le supporter. Mais ces dangers sont aujourd’hui totalement maitrisés et le fonctionnement des appareils, pourtant puissants, ne comporte plus de risque.
Expérience de Mr Tesla pour démontrer la capacité de son appareil à produire une explosion électrique d’une grande puissance (photo ->).
J’ai perfectionné les appareils permettant la production de fortes intensités électrique, mais également les moyens d’observer les effets plus faibles. L’un des résultats les plus intéressants, et aussi dont les applications présentent un grand intérêt pratique, fut le développement de certains dispositifs permettant d’indiquer à des centaines de kilomètres de distances l’arrivée d’un orage, sa direction et sa vitesse. Ces applications semblent être de valeur pour les observations et la surveillance météorologiques futures et destinées à de nombreux usages pour la marine.
Ce fut en réalisant ce travail que pour la première fois je découvris les mystérieux effets qui ont suscité un intérêt hors du commun. J'ai développé ces technologies dans mon laboratoire du Colorado jusqu'à un point tel que j’étais capable de percevoir le pouls du globe terrestre tel qu'il est, mesurant toute modification électrique intervenant dans un rayon de 1 700 kilomètres.

TERRIFIÉ PAR LE SUCCÈS

Je ne pourrais jamais oublier la sensation qui m’envahit lorsque je réalisai que je venais d'observer quelque chose dont les conséquences étaient incalculables pour l'humanité. J’eus l'impression d'assiter à la naissance d'un nouveau savoir ou d'une grande vérité. Même aujourd'hui, de temps en temps, je peux me remémorer de façon vivante l'incident, voyant mes appareils comme s’ils étaient encore devant moi. La première de ces observations m'a vraiment terrifié, car elle recelait quelque chose de mystérieux, pour ne pas dire supra naturel, et qu'il faisait nuit et que je me trouvais alors seul dans le laboratoire. Mais alors, l'idée que ces perturbations soient des signaux intelligemments transmis ne m'a pas effleuré l'esprit.
Les changements que j'avais remarqué avaient lieu régulièrement, avec un semblant d'ordre mathématique dont je ne réussissais pas à comprendre la cause. J'étais familier, bien sûr, des perturbations électriques telles que celles produites par le Soleil, les aurores boréales et les courants telluriques, et j'étais aussi sûr qu'on peut l'être que ces variations n'en étaient pas la conséquence. La nature de mes expériences excluaient que ces perturbations soient produites par des facteurs atmosphériques, comme certains l'ont inconcidérément affirmé.
Quelques temps plus tard, la pensée me traversa qu'elles pourraient résulter d'un contrôle intelligent. Bien que je ne pusse en déchiffrer la signification, je ne pouvais voir en elles le simple fruit du hasard. L’impression que j’avais été le premier à percevoir les salutations faites par une planète à une autre grossissait constamment en moi. Ces signaux cachaient un objet précis. C’est avec cette conviction que j’annonçais à la société de la Croix Rouge, alors qu’elle me priait de lui indiquer un des grands aboutissements des siècles futurs, qu'il s’agirait probablement de la confirmation et de l'interprétation de ce défi planétaire.
Depuis mon retour à New York, mon attention a été accaparée par des travaux plus urgents, mais je n’ai jamais cessé de penser à ces expériences et à ces observations effectuées dans le Colorado. Je m'efforce d’améliorer constamment ma technologie et dès qu’elle sera opérationnelle je reprendrai le fil de mes investigations au point où j’ai dû les laisser de côté pour un temps.

COMMUNIQUER AVEC LES MARTIENS

Au stade actuel du progrès, il ne devrait pas se présenter d’obstacles insurmontables à la construction d’une machine capable de transmettre un message jusqu'à Mars, pas plus qu’il n'y ait de grosses difficultés à recevoir les signaux que nous transmettraient les habitants de cette planète, s'ils s’avéraient être des électriciens compétents. La communication une fois établie, sous sa forme la plus simple comme un échange de nombres, le progrès vers les communications intelligibles serait rapide. La certitude absolue de pouvoir communiquer serait atteinte dès que nous aurions répliqué, disons, quatre au signal un, deux, trois. Les habitants de Mars, ou de toute autre planète se signalant à nous, comprendraient alors que nous aurions bien reçu le message au-delà de l’océan sidéral et renvoyé une réponse. Véhiculer un savoir formel par de tels moyens n’est certes pas facile, mais pas impossible, et je connais maintenant un moyen de le faire.
Quel formidable remue-ménage cela occasionnerait-il dans le monde ! Dans combien de temps cela se produira-t-il ? Pour le moins, il doit être clair à tout esprit pertinent que cela s’accomplira tôt ou tard.
Voilà une chose, au moins, dont la science s’est enrichie. Mais j’espère qu’il sera aussi démontré bientôt que mes expériences du Colorado n’étaient pas que le fruit d’une vague vision, mais que j'y ai capté une vision d’une grande et profonde vérité.
(source : United States, Early Radio History website)

http://dossiers.secrets.free.fr/news/tesla.planetes.htm

Psychotronique / Ces Sons Inaudibles : l'Arme Infrasonique du Dr. Gavreau

armegood

Ces Sons Inaudibles : l'Arme Infrasonique du Dr. Gavreau

En observant les effets nuisibles de vibrations infrasoniques, le Dr. Vladimir Gavreau, scientifique français spécialisé en robotique, fut amené à mettre au point des détecteurs et des armes à infrasons, ainsi que leurs parades.

C'était magistralement macabre : des fondations noires, des piliers bleus et des plafonds arc-en-ciel ; du son, du rythme et de l'espace. Des blocs d'accords ultra-chromatiques montaient des noires profondeurs comme des murs de roches tandis que d'immenses cristallisations étoilées irradiaient de parfums tonals l'espace noir, profond, rayonnant. De merveilleuses mélodies lyriques plongeaient vers les profondeurs inconnues de l'espace, y prenaient racine dans les plus basses sonorités. Transgressant les limites de performance, les puissants piliers de l'immense architecture trouvaient leur fondation sur la basso profondo d'Olivier Messiaen.
Au grand orgue de la cathédrale parisienne, le maître compositeur utilisait des tonalités à faire vibrer le sol, provoquait des sensations d'un autre monde. Il explorait les racines inaccessibles et profondes des mondes pour assembler ses cathédrales musicales : grandeur et majesté sonore, atmosphère de tons riches de l'intelligence qui fonde, fluidité de la musique et du sens.
Et pourtant, les signaux les plus fondamentaux qui imprègnent ce monde sont inaudibles. Non seulement ils échappent à notre ouïe, mais ils enveloppent notre être. Des infrasons naturels grondent sous notre expérience quotidienne. Heureusement, leur manifestation est occasionnelle et incohérente. Inaudibles pour l'homme, les infrasons se situent sous les 15 cycles par seconde : fondement de la limite humaine. Ils ne se font pas entendre, mais sentir. Dans son rugissement silencieux, l'infrason recèle un secret terrible.
L'infrason éveille des sensations physiologiques diverses qui débutent par de vagues "irritations". A une certaine hauteur, l'infrason produit une pression physique ; à de basses intensités spécifiques, il engendre la peur et la désorientation. La propagande nazie mettait en œuvre des infrasons utilisés méthodi- quement pour éveiller l'hostilité des foules rassemblées pour entendre l'aliéné qui les manipulaient. Le résultat fut des cauchemars historiques. A certaines fréquences précises, l'infrason éclate la matière ; les organismes cèdent sous le souffle. A d'autres fréquences, l'infrason frappe d'incapacité et tue. Des créatures marines utilisent cette force pour assommer et tuer leur proie.
Les notes basses qui enflent dans la cathédrale semblent pouvoir ébranler les piliers qui soutiennent les voûtes. Il est arrivé que la basso profondo de l'orgue pulvérise les vitraux en une pluie de fragments colorés. Il y avait, sous le roulement presque inaudible de ces sonorités basiques, sous ce tonnerre, une puissance terrible, dévastatrice.

UNE SOURCE D'INFRASONS : NOTRE ENVIRONNEMENT NATUREL

Les phénomènes naturels - tonnerre, tremblements de terre, éruptions volcaniques, vagues océaniques, chutes d'eau, vents, aurores boréales - sont de prodigieux générateurs d'infrasons.
Les explosions naturelles peuvent générer des effets lointains de puissance légendaire. Lors de l'explosion du Krakatoa, l'onde infrasonique fit voler en éclats des fenêtres à des centaines de kilomètres de l'origine. La terre et l'atmosphère "sonnèrent" encore des heures durant. Il semble que sous le vacarme de cette explosion volcanique, des sons incommensurablement profonds formèrent en fait l'harmonique fondamentale de l'événement. L'île de Krakatoa fut littéralement projetée en orbite par le souffle fatal.
Les analystes affirment que l'infrason est constitué d'une très large bande de fréquences. Ces tons de grande pression et durée s'entretiennent lorsqu'ils passent dans des cavités résonantes. De telles cavités sont "trouvées et détruites" lorsque l'onde de pression entre en phase avec elles. L'infrason est le géant tonal cruel qui déchire tout ce qu'il trouve sur son passage. Des études ont montré que le choc d'une explosion émet un signal infrasonique complexe bien au-delà du périmètre de destruction apparente. Bien que ces ondes de choc soient incohérentes, leur influence destructrice pulvérise des fenêtres et des murs à grande distance, plusieurs secondes après l'événement initial. Des objets de toutes natures, formes et tailles explosent lorsque l'impulsion infrasonique traverse leur espace. Il n'est pas de bouclier qui puisse arrêter l'infrason. Les physiciens ont étudié les déchets laissés par une explosion ; peu de matériaux conservent leur intégrité. Les objets qui survivent sont classés "résistance infrasonique". Le béton armé de treillis résiste assez bien au souffle infrasonique.
Certains séismes engendrent de grands déplacements verticaux de la surface du sol, quasi imperceptibles bien que pouvant atteindre, dans les cas extrêmes, quelques dizaines de centimètres à chaque pulsion. Dans ces cas, le sol agit comme une peau de tambour, martelant sa cadence infrasonique mortelle des heures avant l'événement. Le sol ondule jusqu'à atteindre la limite élastique et se brise sous l'effort. Ces vibrations séismiques extrêmement basses sont vivement ressenties par les animaux et les humains sensibles.
En effet, autant que les structures, les organismes subissent les pressions des chocs infrasoniques. Cela donne l'impression que le corps est aplati ; comme si l'on était heurté par un mur invisible auquel il est impossible d'échapper. Le phénomène désagréable s'accompagne de peur, d'angoisse, de tension émotionnelle extrême et d'incapacité mentale. De nombreux humains, parmi ceux qui ont été exposés aux infrasons issus de séismes, se sont plaints de nausées annonciatrices ; une sensation très forte qui les a laissés sans défense.
Les vagues océaniques qui martèlent l'atmosphère produisent une énergie acoustique d'une fréquence moyenne de 16 cycles par seconde. Il existe une bibliographie bien documentée des phénomènes acoustiques étranges dits : "canons de Barisal", "canons de brume" et "canons de lacs". Certains de ces sons tonitruants se produisent de façon aléatoire, mais d'autres sont périodiques. On a essayé d'élaborer des théorie mécanistes fondées sur les combinaisons de dimensions des baies, de hauteurs des vagues, de nature géologique des rives pour tenter d'expliquer la génération de ces sons mystérieux dans certains environnements. Ces déflagrations sont de nature infrasonique, elles ont fait vibrer des fenêtres et secoué des petites villes.
Cependant, de soudaines et mystérieuses variations barométriques indiquent que la production d'infrasons trouve sa source bien au-delà des couches souterraines ou des masses d'eau. Les explosions solaires et les pulsations des vents solaires produisent des battements infrasoniques dans l'atmosphère. Des observateurs ont noté des bruits aériens de tremblements de terre. Caractéristique remarquable des infrasons : il est impossible d'en localiser exactement la source. Les grésillements aigus des aurores boréales s'accompagnent de battements profonds et menaçants. Ces ondes de chocs ne sont pas audibles, mais très nettement ressenties.
Les infrasons se déplacent sans altérations aux travers des vents et tempêtes, mais ceux-ci peuvent également engendrer des infrasons. Les rotations harmoniques puissantes des tempêtes déchirent l'atmosphère, émettant des séries radiales d'infrasons cycloniques. La sensation d'angoisse annonciatrice d'un ouragan est provoquée par une émission d'infrasons et ceux-ci rendent malades certaines personnes à l'approche des vents et phénomènes climatiques saisonniers. Les symptômes en sont l'angoisse, la dépression, la tension émotionnelle, l'irritabilité, une propension aux accidents, la nausée et la diarrhée.
Les infrasons parcourent de longues distance pratiquement sans atténuation. Leur pression demeure donc aussi forte au loin que près de leur source. Il n'est pas nécessaire que les infrasons aient une grande puissance acoustique pour qu'ils provoquent des symptômes physiologiques et psychologiques extrêmes.

NOS MOYENS DE TRANSPORT ÉMETTENT À NOTRE INSU DE DANGEREUX INFRASONS

Des constructions humaines en vibration favorisent la génération de dangereux infrasons. Le châssis d'une voiture qui prend un virage à 100 km/h produit une brusque émission d'infrasons. Le mal des transports est en relation avec l'immersion prolongée dans les infrasons dus à la vibration du châssis. Les voitures, les autobus, les trains, les motos et les avions à réaction, sont tous susceptibles d'émettre des infrasons d'intensité nocive. Chaque mode de transport possède sa fréquence infrasonique propre, résultat inévitable des frictions mécaniques et des résistances inertielles.
Il est très difficile d'enregistrer et de reproduire, à fin d'étude et d'analyse, les sons extrêmement bas. L'expérimentation doit se faire sur les lieux de leur production. Des systèmes d'émission de sons grands comme des théâtres ne parviennent pas à générer complètement toutes les sensations produites par les infrasons naturels. Mais on connaît des cas où des auditoires se sont trouvés en très grand malaise à cause de l'émission involontaire d'infrasons dans un théâtre.
Il est de première importance d'évaluer la résistance humaine aux infrasons. La médecine militaire s'est trouvée depuis longtemps devant la nécessité d'étudier les effets des vibrations mécaniques sur le jugement et le comportement des hommes. Chez les pilotes de jets ou d'engins spatiaux, la moindre erreur de jugement due aux infrasons peut entraîner des catastrophes. Et, de fait, des erreurs et imprécisions critiques se sont parfois produites. Les corps des pilotes sont littéralement saturés par les puissantes vibrations infrasoniques des châssis de jets. Si cette saturation se prolonge, les réflexes des pilotes s'en trouvent dangereusement réduits. Tenant compte de ce fait, afin d'éviter de mettre en danger le pilote et de compromettre la mission, les procédures militaires imposent des limites aux temps de vol. Les troubles affectent la vision, la parole, l'intelligence, l'orientation, l'équilibre, la capacité d'analyse des situations et de prise de décision adéquate.

ARMES PSYCHOTRONIQUES

La guerre froide faisait rage. Seuls les Etats-Unis possédaient le redoutable secret. L'arme la plus terrible jamais mise au point était la propriété privée d'un seul gouvernement. La simple existence de la bombe atomique était une menace pour les nations dont les motivations n'étaient pas entièrement altruistes. Pour plusieurs pays impérialistes agressifs et motivés, il était primordial d'acquérir la bombe. Certaines nations ne l'obtinrent qu'en la volant. Lorsque finalement les officiers scientifiques de Staline mirent au point un double de la bombe A américaine, toutes les autres nations européennes éprouvèrent soudain l'urgence d'en créer une semblable ou meilleure. Lorsque l'on cherche à défendre ses frontières, on ne mesure pas les conséquences de la divulgation des armes dévastatrices. Les armements sont, par nature, destinés à tuer ; mais y a-t-il une différence morale entre les armes de défense et les armes d'attaque ?
Avant cette prolifération atomique, les nations en conflit concentrèrent leurs recherches sur des armements bizarres mais tout aussi meurtriers pour défendre leurs frontières. On assista au développement rapide de variations et combinaisons d'armes à base de gaz, d'agents pathogènes et d'engins à radiations. Les équipes de recherche de Staline envisagèrent la puissance psychique comme moyen possible de détruire un ennemi. La guerre psychotronique fut mise au point par plusieurs groupes, privés et nationaux, avec un certain succès. Des informations concernant certaines armes psychotroniques simples ont été obtenues grâce à la perméabilité croissante du régime soviétique.
En fait, le degré de sécurité des frontières s'est avérée inversement proportionnel à l'importance de l'armement. Tandis que les superpuissances orientaient leurs programmes de développement vers des armes nucléaires de destruction massive, d'autres se concentraient sur des armes conventionnelles plus pratiques qui répondaient aux besoins immédiats d'une guerre tactique sur des champs d'action limités.
Tout en mettant au point sa propre arme atomique, la France chercha, dans tous les domaines technologiques, des armes de défense tactiques. Des armes à portée limitée étaient mieux adaptées pour faire face à une attaque conventionnelle aux frontières. Mais on chercha aussi d'autres systèmes qui, bien que non nucléaires, puissent être tout aussi imparables. A l'instar du grand chevalier franc Charles Martel, repoussant les impitoyables envahisseurs venus de l'Est, un nouveau "Marteau" serait mis au point pour défendre la France contre d'éventuels nouveaux envahisseurs. De même que Charles Martel était sortit de l'ombre, cet étrange nouveau "Marteau" allait naître dans une égale obscurité.

COMMENT LE Dr GAVREAU PASSE DE LA ROBOTIQUE AUX INFRASONS

L'objet central de la recherche du Dr. V.Gavreau était la robotique, les automates télécommandés. A cette fin il rassembla, en 1957, un groupe de scientifiques aux Laboratoires Electroacoustiques de Marseille. L'équipe, qui comprenait Marcel Miane, Henri Saul et Raymond Comdat, développa avec succès une grande variété d'engins robots destinés à des usages tant civils que militaires. Au cours de ces activités, le Dr. Gavreau et son équipe firent une surprenante observation qui, non seulement interrompit leurs travaux, mais devint leur principal thème de recherche. Tout le groupe, qui travaillait dans un grand bâtiment en béton, éprouva périodiquement d'inexplicables nausées, souvent plusieurs jours, voire, semaines d'affilée. Des inspecteurs industriels convoqués sur place furent eux-mêmes victimes de ces malaises. On pensa qu'ils étaient dus à un phénomène pathogène, une sorte de "maladie du bâtiment". Aucun agent biologique de ce type ne fut détecté, mais les malaises continuèrent. Comme leur programme de recherche s'en trouva perturbé, l'équipe demanda un examen complet des lieux.
Les experts découvrirent que les mystérieuses nausées cessaient lorsqu'on fermait certaines fenêtres du laboratoire. Ils en conclurent qu'une quelconque émission de "gaz chimique" se produisait et entreprirent une fouille approfondie. Aucune émanation toxique ne fut détectée par aucun moyen technique, mais les ingénieurs purent finalement circonscrire l'origine du problème à un ventilateur électrique incorrectement installé. Ils pensèrent d'abord que le moteur émettait des fumées toxiques, des vapeurs d'huile ou de lubrifiant, mais rien de ce genre ne fut trouvé. Finalement ils découvrirent que ce moteur, à rotation lente, mal fixé à ses supports dans une gaine d'aération de plusieurs étages de haut, produisait des vibrations "écœurantes". Pour le Dr. Gavreau et ses associés, le mystère s'épaissit encore lorsqu'ils tentèrent de mesurer l'intensité et la fréquence de ces vibrations. Ne parvenant pas à obtenir la moindre lecture acoustique, ils se mirent à douter des conclusions des experts. Et cependant, la fermeture des fenêtres mettait fin à la sensation de nausée.
Dans un trait de raisonnement scientifique lumineux, Gavreau et son équipe comprirent qu'ils avaient affaire à un son tellement bas qu'aucun détecteur microphonique courant ne pouvait le mesurer. Cette recherche leur coûta cher, ils leur fut impossible de la poursuivre pendant de longues périodes. En fait, en cherchant à mesurer exactement la source du son, ils y furent tous directement exposés et en furent très malades pendant des heures. Lorsque, finalement, ils parvinrent à obtenir des mesures, ils trouvèrent une fréquence fondamentale de sept cycles par seconde. En outre, la fréquence infrasonique était de faible intensité. Il devint évident que le moteur, en vibrant lentement, induisait une résonance infrasonique dans la longue cheminée en béton. Le moteur branlant fonctionnait comme l'anche d'un énorme tuyau d'orgue aux sons écœurants. Jouxtant l'ensemble de la structure en béton de l'immeuble, une enceinte industrielle caverneuse, la colonne d'air en vibration recevait une amplification infrasonique surprenante.
La compréhension de cette configuration expliquait aussi pourquoi la fermeture de certaines fenêtres atténuait les effets de malaises. Ces ouvertures modifiaient le profil acoustique de l'immeuble et permettaient d'opérer un changement de fréquence et d'intensité. Depuis cette découverte, on a pu observer les effets nocifs d'émissions infrasoniques dans d'autres immeubles de bureaux ou industriels. Les malaises résultants de l'exposition à des sources d'infrasons naturels ou d'origine humaine sont aujourd'hui bien connus. La recherche et l'élimination de cavités résonantes fait maintenant partie des procédures architecturales de routine. De tels défauts apparaissent encore dans certains bâtiments anciens, construits avant que le phénomène soit connu ; ils sont alors corrigés par l'apport de matériaux absorbants acoustiques.

PREMIÈRES EXPÉRIENCES DANS LA RECHERCHE MILITAIRE

Le Dr. Gavreau et son groupe se mirent à examiner prudemment les effets de leur "orgue à infrasons" à diverses intensités et fréquences. En modifiant la tension des supports élastiques du moteur du ventilateur, il était possible de faire varier la fréquence. Des résonances infrasoniques diverses furent produites dans tout l'immeuble. La fermeture des fenêtres stoppait la plupart des symptômes, mais en les ouvrant un tant soit peu, même avec une source très faible, les effets de nausée atteignaient à nouveau l'équipe.
Dans le domaine de la recherche militaire, Gavreau soupçonna qu'il avait trouvé, dans les infrasons, une arme nouvelle et jusqu'ici inconnue. Songeant aux explosifs naturels qui généraient les infrasons, Gavreau spécula sur leur application comme moyen de défense. Les effets explosifs des infrasons naturels dans les coups de tonnerre permettaient d'entrevoir ce que pouvait produire une "machine à coups de tonnerre artificiels" ; mais comment générer des coups de tonnerre dans un système compact ? Ces réflexions stimulèrent un débat théorique sur la possibilité de produire des infrasons cohérents ; une sorte de "laser à infrason". Les premiers mécanismes que Gavreau mit au point cherchaient à imiter "l'accident" qui avait été à l'origine de la découverte. L'équipe conçut de véritables tuyaux d'orgue de sections et de longueurs énormes, le premier d'entre eux ayant 1m83 de diamètre et 22m88 de longueur. On construisit deux types de tuyaux d'orgue infrasonique : le premier utilisait un piston qui pulsait le son produit par le tube, le second, plus conventionnel, fonctionnait à l'air comprimé. Ces machines furent essayées à l'extérieur, solidement appuyées contre des murs de protection absorbants, tandis que les expérimentateurs se tenaient à grande distance.
La principale fréquence résonante de ces tuyaux s'avéra se situer dans la "gamme mortelle", entre trois et sept cycles par seconde. Ces sons ne pouvaient être perçus par l'oreille humaine, un gros avantage pour un système de défense, mais ils étaient très nettement ressentis. Quand bien même les tuyaux ne furent essayés que pendant quelques secondes, chez les chercheurs, les malaises apparurent rapidement et de façon inattendue. Les ondes de pression heurtaient le corps entier dans une étreinte terrible et inévitable ; une pression qui survenait de tous les côtés à la fois, une enveloppe de mort. Ensuite survenait la douleur, une sourde pression sur les yeux et les oreilles. Enfin, un effet terrifiant se produisit sur le support matériel du mécanisme lui-même. Lorsque le fonctionnement des tuyaux fut un peu prolongé, un grondement secoua la zone entière, menaçant de détruire le bâtiment ; il y eut des mouvements dans les piliers et les joints de la structure massive. Un des techniciens parvint à surmonter suffisamment la douleur pour couper l'alimentation du système.
Ces expériences avec les infrasons étaient aussi dangereuses que les premiers essais nucléaires, mais les agressions infrasoniques sur le corps sont d'autant plus redoutables qu'elles viennent dans un silence total. Après ces essais préliminaires, Gavreau et ses associés furent sérieusement malades. Ils eurent des troubles de la vision pendant plusieurs jours et leurs organes internes furent atteints : le cœur, les poumons, l'estomac et les cavités intestinales furent envahis par des spasmes douloureux. Ils eurent des convulsions musculaires, des entorses et des larmes. Toutes les cavités résonantes du corps avaient absorbé l'énergie acoustique destructrice et auraient été déchirées complètement si l'alimentation n'avait été coupée juste à temps.
L'efficacité des infrasons comme arme de défense ayant été démontrée à satiété, bien des questions restaient posées. Après cet accident effrayant, il sembla redoutable de s'approcher encore de ce matériel. Quelle puissance pouvait-on donner à un émetteur d'infrasons avant qu'il ne menace les opérateurs eux-mêmes ? Avec d'extrêmes précautions et du respect pour les forces avec lesquelles il travaillait, Gavreau recalcula tous les paramètres de son projet. Il avait complètement sous-estimé la puissance produite par les tuyaux ; au fait, il avait volontairement réduit le chiffre estimé du rendement afin de s'assurer une lecture significative. Jamais n'aurait-il imaginé que les paramètres, dans le domaine des infrasons, étaient beaucoup trop forts ! La seule façon d'établir les rapports entre l'énergie infrasonique et ses effets biologiques et matériels était d'obtenir et d'analyser une collecte de données empiriques. Pour cela, on refit des essais avec des modèles réduits tant au niveau de leur taille, les grandes dimensions des premiers étant inacceptables, que de leur rendement. Pour s'assurer le contrôle parfait des pulsations dangereuses, on mit au point plusieurs dispositifs de sauvegarde par coupure automatique. Ceux-ci réagissait à l'onde infrasonique rayonnante. Des interrupteurs barométriques limitaient automatiquement l'intensité.
Dans le but de produire des générateurs compactes et contrôlables, Gavreau conçut et essaya des cors et sifflets de diverses tailles. Ces cavités résonantes remarquablement simples étaient plates, circulaires et possédaient un conduit d'émission latéral. C'était simplement les répliques de cornes de brume et de sifflets de police. Les "cornes de brume" infrasoniques produisaient une redoutable énergie de deux kilowatts à une fréquence de 150 cycles/seconde. Il fut plus aisé d'obtenir les spécifications requises avec les "sifflets de police" plats. Leurs caractéristiques générales étaient faciles à déterminer, une formule mathématique ayant été élaborée à cet effet. La fréquence de résonance se déduisait du quotient de la constante numérique 51 par le diamètre du sifflet. L'accroissement de la profondeur correspondait à une augmentation de l'amplitude. Un appareil d'un diamètre de 1m30 donnait une fréquence infrasonique de 37 cycles/seconde. Celui-ci, bien que l'intensité n'excéda pas deux watts, secoua violemment tout le complexe de laboratoires.

LES RECHERCHES DE TESLA ET LES TESTS MÉDICAUS DES MILITAIRES

Il ne faut guère d'amplitude aux infrasons pour qu'ils produisent des malaises physiques. Plusieurs chercheurs se sont accidentellement fait du tort en ayant réussi, intentionnellement ou par inadvertance, à produire des vibrations infrasoniques. Le Dr. Nikola Tesla utilisait des plateaux vibrants pour favoriser la vitalité. Il aimait "tonifier le corps" avec des plates-formes de son invention. Ces plateaux étaient montés sur des blocs en caoutchouc et mis en vibration simplement par des roues excentriques motorisées. Utilisés modérément pendant une minute, ils étaient agréablement stimulants et redonnait au corps du tonus pour plusieurs heures. Par contre, leur usage excessif pouvait rendre gravement malade et s'avérait particulièrement dangereux pour le cœur. Le corps entier "résonnait" pendant des heures, avec une fréquence cardiaque et une tension artérielle augmentées. Ces effets pouvait être mortels.
Il y eut un cas historique où Samuel Clemens, un proche ami de Tesla, refusa, malgré les avertissements répétés, de quitter le plateau vibrant. Tesla regretta de lui en avoir laissé l'accès, mais sa vigilance fut distraite par le bruit du plateau et les exclamations jubilatoires de Clemens. Quelque secondes de plus et Clemens aurait souillé son costume blanc ; les effets des infrasons avaient été mis en évidence. Tesla se donna beaucoup de mal à décrire les effets des infrasons à des journalistes mais, derrière son dos, ceux-ci se gaussaient de ses affirmations ; comment un "petit bruit" pouvait-il être dévastateur ? Néanmoins, c'est précisément avec un tel "petit bruit" que Tesla faillit bien détruire son laboratoire de la Houston Street. Ses générateurs infrasoniques compactes étaient terriblement efficaces. Plus tard, Tesla inventa et essaya des armes à pulsions infrasoniques capables de ruiner, sur commande, des bâtiments et des villes entières.
Un jour, Walt Disney et ses dessinateurs devinrent sérieusement malades lorsqu'un effet sonore, destiné à une scène de dessin animé, fut ralenti sur un magnétophone et amplifié par la sonorisation d'une salle de spectacle. Le son d'origine était celui d'un fer à soudé dont le grésillement à 60 cycles/seconde fut diminué cinq fois pour atteindre 12 cycles. Ce son provoqua, dans l'équipe, des nausées qui perdurèrent plusieurs jours. La physiologie semble se trouver paralysée par les infrasons. Ceux-ci provoquent des perturbations de l'oreille interne, détruisant l'équilibre organique et immobilisant la victime. Cela s'apparente à un mal de mer violent et prolongé. Le retour à une vitalité normale nécessite des heures, voire, des jours. Les infrasons de faible intensité rendent malade, mais les intensités fortes causent la mort.

Les experts médicaux militaires ont enregistré avec précision les réactions inquiétantes à des infrasons situés dans la gamme des 40 à 100 cycles et les résultats font réfléchir. Tandis que les fréquences diminuent, les symptômes mortels augmentent. L'augmentation du rythme cardiaque, le pouls montant à 40% au-dessus de son état de repos, constitue le signal précurseur d'autres états orientés vers la mort. A 100 cycles/seconde on constate une légère nausée, un étourdissement, des rougeurs de peau et des fourmillements. Apparaissent ensuite : vertige, angoisse, extrême fatigue, constriction de la gorge et difficultés respiratoires. Entre 73 et 60 cycles surviennent la toux, forte pression du sternum, étouffement, salivation excessive, déglutition douloureuse, respiration bloquée, mal à la tête et à l'abdomen. La fatigue résiduelle après exposition est importante. Certains sujets continuent à tousser pendant une demi-heure, d'autres ont encore des rougeurs de peau quatre heures après. L'acuité visuelle se trouve affectée par toute exposition entre 73 et 43 cycles/seconde. L'intelligibilité descend à 77% de la normale ; l'orientation spatiale est complètement perturbée ; la coordination musculaire et l'équilibre deviennent incertains. L'absence de dextérité manuelle et une verbalisation brouillée suivie d'incohérence totale précèdent la perte de connaissance.
Les découvertes du Dr. Gavreau dans la gamme infrasonique inférieure à 10 cycles sont vraiment affreuses. La fréquence mortelle se situe autour des sept cycles/seconde. Dans cette fréquence, de faibles augmentations d'amplitude suffisent à modifier le comportement humain. L'activité intellectuelle est d'abord inhibée, puis bloquée et détruite. Lorsque l'amplitude augmente, des réactions déconcertantes se produisent. Cela commence par un désordre neurologique total ; l'action du bulbe rachidien se trouve bloquée et ses fonctions autonomes stoppées.

MISE AU POINT D'UNE ARME, NÉCÉSSITÉ DE S'EN PROTÉGER

Les autorités françaises publièrent des avis selon lesquels le Dr. Gavreau ne travaillait pas dans le domaine des armements. Cependant un certain nombre de brevets trahissent l'écran de fumée assez évident que constituent ces affirmations. Bien qu'il soit impossible de récupérer les brevets des générateurs à infrasons, Gavreau est réputé avoir largement développé une "armure anti-infrasons". Pourquoi y aurait-il consacré tant de temps et d'argent si non pour un programme de contre-armement ?
Bien entendu, l'usage d'armement infrasonique implique la mise au point et l'installation de boucliers contre cette arme. Gavreau consacra plus de temps à concevoir ces boucliers qu'à développer des cornes à infrasons efficaces. Dés le début de ses recherches, il avait compris que les infrasons ne pouvaient être stoppés efficacement ; les machines à infrasons requièrent d'énormes baffles. D'autre part, personne n'oserait déclencher un barrage infrasonique contre un envahisseur sans une protection adéquate. Les cornes à infrasons peuvent émettre dans des directions déterminées, mais l'environnement naturel laisse "fuir" des sons dans toutes les directions. Les infrasons saturent leurs générateurs, inondant la source qui devient perméable en quelques secondes. Les ondes mortelles reviennent vers ceux qui les ont émises. Les infrasons "collent" au sol et s'étendent autour de leur émetteur. Malheureusement, ceux qui prétendraient déclencher l'énergie infrasonique seraient massacrés par leur propre action.
La première méthode que Gavreau essaya impliquait la conversion des émissions vers des fréquences successives plus élevées, jusqu'à ce que les infrasons soient "perdus". Il réalisa cela par une technique passive "structurelle" : une séries d'énormes baffles juxtaposés en boites à résonance. Cette forme est "passive" puisqu'elle est simplement érigée en attente d'une agression infrasonique qu'elle convertit en sons audibles sans danger. Sa seconde méthode était plus agressive, car elle consistait à rencontrer et neutraliser une agression infrasonique. Elle fait appel à un principe physique bien connu : déterminer la fréquence de l'onde d'attaque et émettre sur la même fréquence, mais à contre-phase. Les attaques sont, si non neutralisées, à tout le moins réduites à un niveau beaucoup plus faible. Cela exige des systèmes de détection et de riposte extrêmement rapides. La méthode de neutralisation active n'est pas totalement précise et loin d'être complètement protectrice. Une source infrasonique mobile et fortement modulée serait quasi impossible à neutraliser avec succès sans recours à un dispositif électronique extrêmement sophistiqué.
Mais Gavreau imagina un système simple et élégant, qui n'impliquerait pas que le défenseur s'expose à ses propres émissions infrasoniques. Gavreau et son équipe avaient été tellement obnubilés par des notions apparentées à l'artillerie classique qu'ils en avaient momentanément oublié leur premier domaine de recherche : la robotique !

ARMEMENT INFRASONIQUE ROBOTISÉ

Rappelons que le Dr. Gavreau et son équipe de pionniers s'occupaient de robotique et étudiaient des automates civils et militaires. Quelle difficulté y aurait-il à associer son nouvel armement à des robots ?
Gavreau réalisa un combiné de tuyau d'orgue et de sifflet et logea l'appareil dans un bloc de béton de moins d'un mètre cube. Le sifflet proprement dit était à l'intérieur ; plusieurs tuyaux de résonance prolongeaient son pavillon évasé ; l'appareil fonctionnait à l'air fortement comprimé et son émission était effrayante. Dans un conflit conventionnel cela pouvait anéantir un agresseur. Une expérience fut conduite où ce sifflet à infrasons fut scellé dans un socle en béton de 400 kg avec, en plus, un baffle du même matériau couvrant ses extrémités protubérantes. Malgré ces précautions, l'appareil parvint à secouer violemment toute une zone en éventail de la ville de Marseille ; il se désolidarisa en un instant de son support en béton et détruisit le baffle. Sinistre détail : on n'entendit même pas un bruit ! Ce modèle se montra très sélectif en fréquence, très puissant et directionnel.
Dans ce dernier projet, Gavreau et son équipe obtinrent un facteur de sécurité de grande valeur. Les armements défensifs à infrasons pouvaient désormais être orientés en sens opposé des opérateurs. Cette arme était remarquablement efficace et compacte ; sa qualité résidait dans un bon rapport entre sa puissance destructrice et son encombrement. Un modèle ultérieur de cette terreur apparut sous la forme d'un autre cube compacte. Le sifflet infrasonique était vraisemblablement noyé dedans. De la plaque frontale émergeaient 60 tubes aux pavillons évasés pointés parallèlement. Il paraît que ce seul engin, téléguidé dans un champ de tir spécialement aménagé, fit exploser sans le moindre effort de grosses casemates et des intérieurs de chars. A chacun de ces essais, on n'entendit pas un bruit. L'engin était monté sur un véhicule robot, propulsé par des moteurs diesel ou à gaz comprimé. Face à une armée, une unité aussi insignifiante serait un adversaire inattendu. Cette arme de défense terrible serait très dissuasive vis à vis d'assaillants assez téméraires pour lancer une attaque au sol. Une fois sonnée la trompe à infrasons, les armées ennemies seraient aplaties et la bataille n'aurait même pas lieu. Impossible aussi de localiser cet engin de guerre. En voyant sa taille, personne n'imaginerait le pouvoir destructeur dont il est capable ; la plupart des observateurs n'y prêteraient pas attention. Un déploiement de tels engins, produisant chacun une gamme particulière d'infrasons hautement modulés, formerait un barrage imparable. Des chars robotisés, équipés de générateurs infrasoniques, balayeraient une zone en détruisant tout adversaire dans un rayon de 8 km. Ces armes terribles pourraient aussi être montée sur des "drones" [avions téléguidés] à réaction et détruire rapidement et méthodiquement, par les airs, une armée en approche offensive.
Il serait aussi possible de parer une attaque aérienne [classique]. Des projecteurs infrasoniques pourrait balayer et fouiller le ciel avec grande précision. Les infrasons passent à travers toute matière avec une égale facilité, dénichant les agresseurs où qu'ils se trouvent. Les intensités émises dans l'environnement par les engins de Gavreau sont effrayantes.
Nous y voyons le perfectionnement de phénomènes qui, dans la nature, ne se produisent jamais avec des intensités aussi dangereuses. C'est pourquoi ces armes, si jamais on les utilisait, devraient être robotisées et téléguidées à grande distance des opérateurs. Selon les termes de Gavreau lui-même : "Il n'existe aucune protection intégrale contre les infrasons. Ils ne sont pas absorbés par les matières habituelles, les murs et les chambres ne suffisent pas à les arrêter".
Et nous voici, une fois de plus, à la croisée des chemins. Nous sommes contraints de choisir entre deux voies. Vers l'une, nous écoutons Messiaen et son message musical de paix ; vers l'autre, Gavreau et les trompettes de la guerre. Quelle sera la musique ?

Traduction André Dufour.

La vaccination est le cheval de troie du contrôle démographique .

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Le contrôle démographique

En 1974, les Nations Unies donnent la première conférence sur le contrôle démographique. Celle-ci est motivée par les actions des Fondations Ford et Rockefeller qui ont encouragées les programmes de contrôle de population dés 1965, ainsi que les idées contenues dans le rapport d’une commission présidée par George Bush Senior en 1969, et les propos du Secrétaire d’Etat Kissinger devant la commission aux Affaires étrangères de la Chambre le 4 juin 1974. On pourrait les résumer par le biais du rapport du Département d’Etat de l’administration Carter de novembre 1978 : 
« Depuis des siècles, des millions de pauvres ont accepté leur sort avec résignation dans la plus complète apathie politique. La situation est en train de changer. A mesure que les moyens de communication se développent, l’idée qu’une vie meilleure est envisageable fait son chemin. Il faut s’attendre à ce que certains, dans la hâte d’un changement radical, aient recours à la violence, eu terrorisme même. Il existe un réel danger de voir la violence monter et s’étendre tant qu’on aura pas trouvé des moyens plus efficaces pour améliorer les conditions de vie des masses. 
La surpopulation a été un facteur sous-jacent dans certains conflits internationaux et désordres intérieurs importants. Le danger continue d’exister et ira peut-être en s’intensifiant à mesure que grossissent les populations et que s’accélère la ruée vers les matières premières rares.
 
»
Mais le concept de contrôle démographique sur la population du tiers monde était considéré comme une théorie raciste et impérialiste. Alors les responsables de cette politique et les organisations donatrices conditionnèrent les aides aux ONG (organisations non gouvernementales) à la hauteur de leur complicité dans la mise en oeuvre du programme de contrôle démographique. Pour ce faire, on revêtira ce dernier d’atours emprunts de modernité comme la reconnaissance du droit de la femme ou à la prise en compte des problèmes liés à l’environnement. La contraception est un facteur de liberté, des familles moins nombreuses sont la garantie de ressources naturelles et d’une hygiène plus facile à préserver. Si ces arguments sont défendables, ils servent également des intérêts qui le sont moins.
Henry Kissinger1, en plus de ses attributions officielles et du rôle clef qu’il joua dans la politique extérieur des Etats-Unis des années 50 à … aujourd’hui ( ?), a été proche de la famille Rockefeller, et particulièrement de Nelson Rockefeller. La famille Rockefeller est connue pour être impliquée dans le monde médico-industriel et politique.
En 1928, John Rockefeller a versé 65 millions de dollars à l’Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale (Rockefeller Institute for Medical Research), alors que le gouvernement fédéral n’allouait toujours que 2,8 millions de dollars en 1938 à l’ensemble de la recherche médicale. On imagine qu’avec de telles subventions les Rockefeller pouvaient exercer leur influence sur les travaux menés au sein des fondations qu’ils créaient.
En 1955, Nelson Aldrich Rockefeller, fils héritier de la standard Oil, membre du CFR, conseiller du Président Roosevelt pour les affaires internationales, présentait déjà avec son « plus proche associé sur le plan intellectuel2 », Kissinger, leur vision de la sécurité nationale au plus haut niveau de l’Etat, mais encore sans grand succès. Kissinger profita de l’influence et des relations de Rockefeller pour étoffer son carnet d’adresse et son CV, et ce notamment en exerçant des fonctions rémunérées de consultant pour Merck Sharp & Dome. C’est ce même laboratoire qui était alors le plus important fournisseur au monde de vaccins contre l’hépatite. La vaccination mondiale était encouragée à l’époque par les plus hauts responsables de l’Etat. On peut citer Joseph A. Califano, qui après avoir construit sa carrière au ministère de la défense, fut nommé Secrétaire d’Etat à la Santé, à l’Education et à l’Aide sociale. Il était de ceux qui pensaient « qu’une croissance démographique rapide retarde le progrès social et économique de nombreux pays et alourdit le fardeau de nombreuses familles et de communautés ».


Les vaccinations amorcent le marché

J. Califano présida en 1978 une délégation des Etats-Unis à la 31ème assemblée de l’OMS à Genève, et qu’il donna pour objectif « la vaccination de tous les enfants du monde d’ici à 1990 ».
C’est donc avec la bénédiction des autorités qu’en novembre 1978 et octobre 1979, 1083 citoyens américains ont été vaccinés contre l’hépatite B grâce à des vaccins fournis par Merck. Mais en 1980, le New England Journal of Medecine jeta le doute sur la qualité des produits injectés. Il présenta les « premiers résultats d’un essai clinique aléatoire réalisé en double aveugle et destiné à évaluer l’efficacité d’un vaccin contre l’hépatite B chez 1 083 homosexuels masculins de la ville de New York ». Il se trouve qu’après le début de l’épidémie de sida, 501 cas sur les 1 025 cas de sida mortels recensés dans quelques régions principales des Etats-Unis habitaient New-York.
Mais malgré les apparences, la transmission du sida serait le fait de contaminants viraux vivants injectés autour de l’année 1970 qui se seraient combinés à des virus simiens dont les « volontaires » étaient probablement porteurs après avoir reçu les vaccins contre la polio de Merck administrés dix ans auparavant3. C’est le 3 mai 1973 que Nixon évoqua au Congrès les efforts des Américains et de l’OMS pour aider l’Afrique dans son combat contre les épidémies, par le biais de la mise en œuvre de campagnes de vaccination. C’est ainsi que déjà au début des années 70 « les vaccins contre la poliomyélite, la variole, la diphtérie, la coqueluche et le tétanos sont gratuits et accessibles à tous4 » en Afrique du Sud.  
On peut se demander si la combinaison virale qui aurait été à l’origine du sida aux Etats-Unis n’aurait pas pu se reproduire en Afrique ou ailleurs, les mêmes causes produisant les mêmes effets. 
Toujours est-il que à la fin des années 70, Merck5, leader de l’industrie américaine pour les armes biologiques, devenait le plus important fournisseur au monde des médicaments pour le traitement du sida.


Vendre ou soigner

A la fin des années 80, c’était au tour du gouvernement Reagan6 de faire face à la montée en puissance de la pandémie. C’est alors que les laboratoires Burroughs Wellcome ressortirent de leurs cartons une molécule expérimentée voilà plus de 25 ans contre le cancer, et dont la toxicité hématologique avait été jugée trop importante. C’était l’occasion de rentabiliser enfin une molécule dont la conception avait été onéreuse. L’essai considéré comme un essai de phase III (bien que l'essai dit de phase I ait été irrégulier et qu'il n'y ait pas eu d'essai de phase II)7 a été mené par une équipe de professeurs d'Universités américaines, en collaboration avec le "Groupe de Travail sur l'AZT" du centre de recherche de Wellcome-Burrough à l'Université de Miami. Les commentateurs de l’époque restent sceptiques sur la nouvelle destination de cette molécule : « la réponse à la question de savoir pour quels patients le traitement sera néfaste ou efficace reste un défi »8.
Néanmoins, sur la base des résultats de cet essai, et aussi incroyable que cela puisse paraître pour qui en lit les conclusions avec un tant soit peu d'attention et d'esprit critique, une licence a été accordée aux U.S.A. par la Food and Drug Administration, et immédiatement après, en France par le Ministère de la Santé, sur avis favorable de l'Agence Nationale de Recherche contre le SIDA. En mars 1987 que l'AZT devient le premier antirétroviral anti-VIH à obtenir une autorisation de mise sur le marché français, et ce sont les laboratoires Burroughs-Wellcome qui obtiennent alors le monopole de commercialisation de l’AZT.
Loïc Le Ribault

C’est également en 1987 que, par lettre enregistrée devant huissier, Loïc Le Ribault et Norbert Duffaut9 informent le ministre français de la Recherche (Jacques Valade) qu’ils ont obtenu des résultats intéressants dans le traitement du SIDA avec une molécule de leur invention, et qu’il serait souhaitable de la tester sans délai en ce qui concerne cette affection.


Des intérêts, et désintérêt

En 1987 plus aucune expertise ne fut commandée au CARME10. Une fois que plus de 1400 fonctionnaires du domaine judiciaire et policier eurent bénéficiés gracieusement de visites, stages, conférences et documents issus de son fondateur, Loïc Le Ribault, le ministère de l’Intérieur décide de rénover ses propres laboratoires en s’inspirant de ceux du CARME. La raison officielle est que les expertises en criminalistique doivent être réservées aux services publics.
En mai 1991, Le Ribault a porté plainte contre le ministère de l’Intérieur pour contrefaçon de brevet, plagiat, diffamation et concurrence déloyale. En l’an 2000 le procès n’était toujours pas programmé au tribunal de grande instance de Paris...
Incapable de résister à la campagne de désinformation menée à son encontre par le ministère de l’Intérieur, ignoré par les radios et les chaînes de télévision publiques, Le Ribault est contraint de fermer les portes de son laboratoire en septembre 1991. Caution personnelle des emprunts de son laboratoire, Le Ribault perd en quelques mois plus de 10.000.000 de francs (1.500.000 €). Sa maison, ses meubles, ses collections, sa bibliothèque, sont vendus aux enchères, ainsi que le matériel du CARME, racheté pour 250.000 francs (40.000 €) par la gendarmerie qui l’utilise pour créer son propre laboratoire. Déclaré en faillite, Le Ribault est condamné à 15 ans de privation de droits civiques.
En novembre 1993, Duffaut est découvert dans son lit, mortellement empoisonné. Une autopsie révélera la présence de cyanure de potassium dans son corps. L’emploi de ce produit provoque une mort extrêmement douloureuse, information que le chimiste qu’il était devait forcément connaître. Malgré ce point étonnant, l'enquête conclut au suicide, alors qu’il s’apprêtait à publier un livre dont voici quelques mots figurant dans la conclusion : « Guérir tant de maux avec un seul produit, autrement dit avoir découvert la panacée, semblait impossible à trop de beaux esprits (...). Je n’ai pourtant ni rancoeur ni esprit de vengeance et je conçois très bien que les savants ne croient pas en ma découverte, mais je m’élève contre le fait qu’ils refusent de l’expérimenter sans l’avoir essayée. »


Le Silanol G5

En 1994, Le Ribault met au point une nouvelle molécule de la même famille que les précédentes, mais buvable et encore plus efficace, qu’il appelle “G5” . Rapidement, celle-ci devient très connue dans le monde médical, et de nombreux médecins commencent à l’utiliser. Que ce soit pour les produits de Duffaut, ou ceux de Le Ribault, les organismes français de santé publique restent sourds devant les demandes répétées des chercheurs au sujet des tests et de la reconnaissance des vertus thérapeutiques de leurs découvertes. Le Ribault décide alors de faire paraître ses résultats dans la presse le 8 octobre 1995, après que Jean-Michel Graille, le journaliste de Sud-Ouest Dimanche ait vérifié le dossier "G5" durant 4 mois. Il s’agit du même investigateur qui, en 1984, a fait connaître dans le même hebdomadaire Antoine Priore. Cet ingénieur électronicien inventa une « machine à guérir le cancer » par un rayonnement de champs magnétiques et électromagnétiques.


J'ai soigné peut-être 20.000 patients et de nombreux médecins utilisent désormais le G5. Beaucoup d'entre eux en France savaient que j'étais emprisonné, mais je n'ai reçu que 30 lettres de soutien en prison. Même dans un domaine aussi important que celui de LEUR santé, les Français restent donc fidèles à eux-mêmes : il suffit de se souvenir que pendant la seconde guerre mondiale, la plupart se taisaient comme des moutons promis à l'abattoir, que nombreux (dont la totalité des responsables de l'administration) étaient ceux collaborant avec l'ennemi et que seule une poignée osa résister à l'occupant... J'ai tout perdu pour aider les gens, maintenant les patients n'ont qu'à se battre à leur tour s'ils veulent que je les soigne. Ils doivent demander le droit d'utiliser les produits thérapeutiques qu'ils souhaitent.
Loïc Le Ribault


mandat_arret

 

En janvier 1996, l’Ordre des médecins et celui des pharmaciens portent plainte contre Le Ribault pour « exercice illégal de la médecine ». Il faut préciser que d’après les travaux des chercheurs et les témoignages des patients, les preuves démontrant l’efficacité des organo-siliciés pour la guérison d’un grand nombre d’affections s’accumulent. La suite n’est qu’une succession d’expatriations, d’arrestations, de perquisitions, de manipulations et de désinformations à l’encontre de Loïc Le Ribault11, de pressions sur sa famille (sa mère décède à 85 ans deux semaines après avoir du subir un interrogatoire de 5 heures), ainsi que de disparition étrange de ses principaux supporter, tel celle de Jean-Michel Graille survenue en avril 1996, causée par une soudaine crise cardiaque qui le frappa à l’âge de cinquante ans dans son jardin…




Couverture de la seule K7 vidéo retraçant l'aventure de Loïc Le Ribault



L’indépendance en question

Officiellement, les mésaventures de Loïc Le Ribault sont principalement dues à l’illégalité du Silanol, son invention prétendument capable de guérir de multiples pathologies.
Il est quand même nécessaire de revenir en arrière afin de préciser le caractère indépendant de son ancien laboratoire dans les domaines qui étaient les siens. Du fait de cette indépendance, les avocats ainsi que les familles de victimes confient au CARME de plus en plus d’affaires dans lesquelles l’Etat français est parti prenante. Notamment des affaires dans lesquelles l’implication de l’armée française est suspectée ("La Jonque" (chalutier coulé par un "objet" sous-marin), "La Maison des Têtes" (détruite par un missile égaré), etc.), des affaires anciennes ou récentes dans lesquelles la police française aurait fabriqué ou truqué des preuves (Seznec, Boulin, Pinault, Marletta, Miss et Thiennot, Dominici), des affaires embarrassantes pour le ministère des Affaires étrangères (l’exécution truquée des Ceausescu, l’assassinat de Robert Maxwell, la mort de Lagadec, infirmière bretonne torturée puis assassinée par l’armée régulière du Salvador), la dénonciation des expertises illégales faites par les laboratoires de police et celle du considérable enrichissement personnel de leur directrice Michèle Rudler (révoquée en 1996), la réalisation d’analyses pour le compte de diverses associations concernant des problèmes de pollution que le(s) gouvernement(s) français souhaitai(en)t tenir secrets (la preuve de la contamination de la France par les émanations dues à l’explosion de Tchernobyl, les autorités supposées responsables ayant déclaré que la France avait été le seul pays européen épargné par cette pollution), la pollution de la côte à proximité de l’usine de retraitement de La Hague, ainsi que la dissolution par l’eau de mer des fûts en verre contenant des déchets radioactifs et jetés dans les fosses océaniques, et bien d’autres encore.
On pourrait toujours supposer que l’indépendance d’un laboratoire privé pourrait se révéler gênante pour certaines personnes qui auraient préféré avoir plus de contrôle sur la diffusion des résultats quand ils étaient susceptibles de nuire à l’intérêt national. Néanmoins, toutes ces enquêtes étaient étalées dans le temps, et les rouages d’une instruction sont si complexes et font intervenir tant d’acteurs et d’occasions d’entraver la procédure que les travaux du CARME n’étaient de toute façon pas décisifs.



Le sida

Vous n’avez pas été sans remarquer la concomitance de l’annonce d’un possible remède au sida de la part des deux chercheurs français avec celle du début des malheurs de Loïc le Ribault, puisque c’est la même année, en 1987, que plus aucune expertise ne fut commandée au CARME. D’après les échos des derniers rebondissements judiciaires12 entourant la commercialisation du Silanol, on peut s’interroger sur l’honnêteté du personnage13. Mais l’appât du gain auquel chacun peut succomber ne doit pas cacher l’essentiel, à savoir les vertus curatives de la molécule. Plus précisément, Loïc Le Ribault précise devant ses juges le jeudi 5 février 2004 : « Je n’ai jamais prétendu que le Silanol pouvait guérir, mais qu’il donnait à l’organisme la force de lutter. Ce n’est pas une découverte médicale, c’est une découverte biologique14. » Pour ceux qui pourraient douter de l’efficacité du produit sur la pandémie qu’est le sida, il est utile de rappeler que les médecins savent depuis des années qu’une forte résistance chez l’hôte constitue une arme efficace pour empêcher un germe infectieux de s’implanter, de croître, puis finalement de dominer le système immunitaire15.
LLR en admiration devant
la représentation symbolique
de la molécule de Silanol.

Lorsque l’industrie du médicament s’engage à amener une molécule sur le marché, le parcours type comprenant une quinzaine d’années de développement et d’essais cliniques est actuellement estimé à 800 millions de dollars par molécule16 selon les données des laboratoires. A ce montant il faut rajouter les frais de lobbying auprès des institutions gouvernementales, des organisations professionnelles, et la publicité. Du côté des bénéfices, on se doit de séduire les investisseurs en présentant un nombre important et régulier de produits nouveaux17 pour couvrir le manque à gagner qu’engendre l’obsolescence des brevets et la concurrence, et d’accroître ces marges. Pour pallier à ces inconvénients, les responsables du secteur pharmaceutique ont tout intérêt à ce que le nombre de pathologie et de malades s’accroisse pour que le marché se développe.
Un système de santé qui s’est mis au diapason du modèle économique général qui vise une augmentation permanente des ventes et des marges n’est pas en accord avec l’intérêt général. Ce fonctionnement se fait au détriment du portefeuille du citoyen, mais aussi de sa santé. A contrario, tout remède qui se dit capable de soigner de multiples pathologies devrait voir son efficacité validée par une étude scientifique d’Etat, et ce dans l’intérêt des citoyens.
Paradoxalement, la bonne marche de l’état ne correspond pas toujours à au bien-être du citoyen. La mauvaise santé de la population génère toute une activité financière, commerciale, industrielle, de recherche et de développement. La « liste noire » des médicaments dont le « service médical rendu » est jugé « insuffisant » par les autorités scientifiques, liste recensant plus de 400 produits à l’heure où j’écris ces lignes, est une preuve officielle de la dérive commerciale du système de santé. Les 130 000 personnes qui sont hospitalisées chaque année à cause de la surconsommation médicale en sont une autre18. De plus, l’Etat engage souvent des sommes importantes dans une licence pour obtenir l’autorisation de produire, de vendre ou d’importer une molécule. Toute cette activité est tenue à bout de bras par le « trou » de la sécu, financé lui-même par les cotisations des travailleurs, ces derniers étant également vampirisés par les différentes mutuelles et assurances maladie.
Un produit bon marché et renforçant les capacités immunitaires de chacun aurait pour effet de ramener à portion congrue tout l’échafaudage économique et financier décrit ci-dessus. Devant les intérêts en jeu, on comprend mieux alors ce qui pourrait pousser de nombreuses personnes qui profitent du système à couvrir d’opprobre les chercheurs qui s’en écartent, et à avilir leurs trouvailles révolutionnaires.
De plus, la découverte des deux chercheurs français aurait pu avoir une portée d’envergure internationale. Elle risquait de réduire à néant un planning mondial de régulation démographique et ethnique mis en place depuis les années soixante. Certains affirment que cette politique impérialiste a été à l’origine de la propagation du sida de façon accidentelle, d’autres supputent qu’elle a carrément été mise en œuvre au plus haut niveau. Quand on constate les connexions entre la provenance des fonds pour la recherche, les liens financiers et idéologiques étroits entre homme politique et industriels, les enjeux de la guerre biologique, des manipulations du COINTELPRO19, et la concordance des déclarations et des évènements, on ne peut que rester dubitatif devant les versions officielles.



Pandémie ou accélérateur de mondialisation

Après avoir lu ce qui précède, vous ne pouvez que vous poser des questions sur la (ré)apparition de la grippe aviaire, sous une de sa centaine de variantes. Ce qui fait la particularité de cette épizootie, c’est son lieu d’origine. Elle a débuté en Thaïlande, pour ensuite se répandre dans une dizaine de pays de la zone asiatique. C’est également cette dernière qui fut le point de départ du SRAS(syndrome respiratoire aigu sévère).
D’un point de vue politique, la grippe aviaire pourrait être fatale à la carrière du premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra. Son gouvernement a révélé l’existence de la grippe à la fin du mois de janvier après l’avoir dissimulé pendant deux mois. Ce prétendant au leadership des pays de l’Asie du Sud-Est a élaboré dans son pays une politique populiste, pragmatique et autoritaire depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2001. Il a mis en œuvre des prêts à taux réduits aux ruraux, il a procédé au gel des dettes des agriculteurs ainsi qu’au nettoyage des bilans bancaires et à une lutte meurtrière contre le trafic de drogue. C’est le genre de politique économique et sociale qui va à l’encontre des projets que certains planifient pour la région. En effet, un projet initié par l’administration américaine baptisé « Initiative pour le Grand Proche-Orient »(Greater Middle-East Initiative), qui concerne aussi les pays d’Asie du Sud, a pour objectif de réformer les économies des pays concernés pour mieux les intégrer à l’économie internationale, et à terme, au sein de l’OMC20.
La grippe aviaire pourrait aussi avoir un impact économique énorme, tant dans le secteur de l’élevage, qu’au niveau des répercussions qu’elle pourrait causer dans le domaine du tourisme. En plus du drame régional que représente cette épidémie, l’OMS avertie de la menace d’une évolution éventuelle : « Il y’a un risque réel de transmission à l’homme et de pandémie, et les pays atteints ne prennent pas les mesures drastiques qui s’imposent21. » Ce style de déclaration est d’autant plus étonnant quand il provient d’un organisme qui n’est pas sans connaître les effets d’une menace de contagion : « de nombreux symptômes peuvent apparaître à cause du seul stress émotionnel, sans relation avec la maladie22. »
De plus certains pays occidentaux qui profitaient de la production compétitive de ces contrées commencent maintenant à en souffrir. La croissance, aujourd’hui en Amérique, et prochainement en Europe, ne se traduit plus par une diminution du chômage aussi nette qu’elle a pu l’être dans le passé sur ces deux continents, du fait des délocalisations croissantes qui font des pays asiatiques l’atelier de la planète23.
Un « risque » sanitaire monté en aiguille de façon sensationnaliste en cache peut-être un autre. Les puissances occidentales encouragent le commerce international, multiplient les zones de libre échange et améliorent le confort et l’équipement de leurs citoyens grâce à du matériel bon marché. Elles se voient piégées à leur propre jeu car la globalisation concentre la main d’œuvre en Asie, et le chômage sur le reste de la planète qui n’a pas encore trouvé de solution alternative aux victimes de l’externalisation de la production.
Comme dans le cas du sida, les épidémies sélectives, d’un point de vue communautaire ou territorial, ne sont pas sans créer la suspicion. La nouvelle organisation mondiale qui est en train de se mettre en place autour de la lutte contre les armes de destruction massive vient à propos, alors que la population mondiale subie depuis quelques années un conditionnement à ce sujet par le biais du spectacle des épidémies successives (sida, Ebola, SRAS, vache folle,…) relayé par les médias.
Ces pandémies provoquent donc une régulation sélective dont la répercussion médiatique des symptômes physiques conditionne l’opinion publique sur l’effet de l’utilisation des armes biologiques, justifiant ainsi la mise en œuvre d’une politique impérialiste envers les pays composant l’axe du mal. 
Ce double effet n’est certainement que le fruit d’une malheureuse coïncidence…






 

Sources :

1 Voir Le Cas Kissinger

2 Kissinger : A Biography, de Walter Isaacson, 1992.

3 Leonard G. Horowitz, La guerre des virus, 1996, p 303.

4 Pan American/World Health Organization, Proceedings of the International Conference on the Application of Vaccines Against Viral, Rickettsial, and Bacterial Diseases in Man. December, 14-18, 1970.

5 Aujourd’hui, le laboratoire américain Merck fini l’année 2003 avec plus de 6 milliards de dollars de bénéfice, et 26 % de marge nette, résultat que les experts analysent comme un exercice très médiocre…

6 40ème président des États-Unis (1981-1989).

>7 Les processus d’homologations permettant la mise sur le marché d’une molécule ont été durci depuis cette époque.

8 New England Journal of Medecine, Vol 317, 1987, p. 196

9 A partir de 1982, Loïc Le Ribault associa ses recherches pendant treize ans avec celle du chimiste organicien Norbert Duffaut, lui-même ayant synthétisé des molécules de silicium organique dès 1957.

10 Centre d’Application et de Recherche en Microscopie Electronique, laboratoire créé en 1981 sur fonds privés par Loïc Le Ribault.

11 http://www.loic-le-ribault.ch/

12 L. L. Ribault a été condamné (le jeudi 12 février 2004) par le tribunal correctionnel de Bordeaux à un an de prison, dont six mois ferme, pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, ainsi qu’à 8.000 euros d'amende, ainsi que 8.000 euros de dommages et intérêts pour l'ordre des médecins et 10.000 euros de dommages et intérêts pour l'ordre des pharmaciens. Associated Press, jeudi 12 février 2004.

13 Le Silanol G5 était « vendu plus de 200 francs le litre, pour un coût de revient inférieur à 20 francs ». Fabien Pont, La prison ferme requise, Sud-Ouest, vendredi 6 février 2004.

14 Fabien Pont, Ibidem.

15 Leonard G. Horowitz, Op. cit., p 146.

16 Pharmacie : l’arme stratégique de la recherche, Les Echos, mardi 27 janvier 2004.

17 Le mardi 10 février 2004 l’action de la société Transgène a augmenté de 13% grâces aux résultats d’études à mi-parcours du développement d’un vaccin anticancer.

18 Les Echos, lundi 9 février 2004.

19 Programme du FBI comprenant le contre espionnage anti-communiste, puis, à partir du printemps 1968, un volet dirigé envers les nationalistes noirs.