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Par Pierre Philby,

Depuis le 5 octobre, les Français dorment à poings fermés, une bombe sous l’oreiller. Ils font tous le même rêve : d’inoffensifs drones survolent impunément d’inoffensives centrales nucléaires. Tout est sous contrôle et tout est mis en œuvre pour mettre rapidement fin à cette mauvaise plaisanterie… À NEXUS, quand il est question du nucléaire, on a le sommeil léger. Nous avons donc décidé de nous rendre sur place et d’enquêter auprès d’experts, de pilotes, de gendarmes et de témoins.

Centrale Nucléaire de Golfech — Magazine NEXUS.

En comptant le survol de la centrale de Cattenom, en Moselle, dans la nuit du 10 au 11 novembre, on dénombre à ce jour 19 survols détectés depuis le 5 octobre dernier, sans qu’aucun n’ait donné lieu, officiellement, à une interception. Plus étonnant encore, aucune image n’a jamais été diffusée, les médias en étant réduits à passer en boucle le survol historique de Greenpeace ou des images d’archives des centrales sous un ciel désespérément vide.

Incroyable que personne n’ait eu le réflexe de sortir son mobile ou sa caméra pour capturer la moindre image de ces drones, non ? N’y a-t-il aucune trace radar, aucune anomalie captée par une caméra de surveillance ? Pourquoi aucun JT ne s’est-il risqué à reconstituer la trajectoire d’un de ces objets ? Même si EDF avait voulu interdire la diffusion d’images, rien n’empêche aujourd’hui le moindre témoin anonyme de poster son trophée sur la Toile. Seraient-ils impossibles à photographier ?

L’hypothèse ufologique 

Plus le phénomène se prolonge et plus s’éloigne la piste de drones civils. Leur portée limitée, la difficulté à les piloter la nuit et sous les intempéries, la taille évoquée par certains témoins (2m, 6 à 7 m), leur silence (les drones civils produisent un bruit d’hélice), etc., laissent plutôt penser à des appareils militaires. Pourtant, les spécialistes que nous avons interrogés (lire plus loin) ne reconnaissent aucun modèle connu, civil ou militaire, dans les descriptions faites par les témoins. Une question vient alors à l’esprit : pourquoi parle-t-on de drone, alors qu’EDF lui-même fait à chaque fois état d’ »aéronef assimilable à un drone » ?

Parce qu’il est impossible, en France, d’oser parler d’ufos, d’ovnis ou de PANs (phénomènes aérospatiaux non identifiés) sans risquer sa crédibilité et sa carrière. Paradoxe : nous sommes pourtant l’un des seuls pays au monde à disposer d’un organisme d’État chargé de les étudier. Nous avons ainsi contacté au Cnes (Centre national d’études spatiales), à Toulouse, le Geipan – Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés – qui a en charge officiellement le dossier ovni en France. Sa réponse est nette : « Nous n’avons pas été saisis. C’est EDF et les gendarmes qui ont repéré ces drones et les ont identifiés comme tels. Si un seul témoin lambda les avait vus, sans les identifier comme drones, le rapport d’observation serait arrivé sur le bureau du GEIPAN. » Dont acte !

5 novembre 1990

Cette piste ouvre pourtant d’intéressantes perspectives. Les connaisseurs savent que depuis une cinquantaine d’années, de nombreux ovnis ont été observés au-dessus d’installations nucléaires du monde entier (1). Les survols actuels ne sont pas sans rappeler la vague d’ovnis du 5 novembre 1990… il y a tout juste 24 ans (2). Ce jour-là, à partir de 18 h 30, des objets lumineux avaient été aperçus dans le ciel au-dessus de la France. On estime à plusieurs milliers le nombre de témoins français. À l’époque, on ne parlait pas de drones. Le Cnes conclura à la chute d’un étage d’une fusée russe et l’affaire sera classée. On avait pu lire que certains de ces « débris » projetaient vers le sol des faisceaux lumineux, comme c’est le cas de certains drones actuellement au-dessus de nos centrales . Mais une autre ressemblance nous a frappés : celle entre un croquis d’objet non identifié dessiné par un témoin de cette vague de 1990, à Vert-Saint-Denis (Seine-et-Marne), et le dessin que nous avons recueilli auprès d’un témoin du survol de Golfech (Tarn-et-Garonne), le 30 octobre 2014 (lire plus loin).

Ces deux événements ont-ils un lien ? En dépit des messages « rassurants » des autorités, le phénomène actuel est autrement inquiétant : les objets de 1990 se sont contentés de traverser l’hexagone d’ouest en est, ceux de 2014 montrent un grand intérêt pour notre parc nucléaire, point névralgique de l’approvisionnement énergétique de toute l’Europe, dont la dangerosité n’est plus à démontrer depuis Tchernobyl et Fukushima.

Témoignage : une image, enfin !  

S’agit-il d’engins-espions ou militaires ? Nous avons interrogé des spécialistes de l’aérospatiale, de l’armement et de la sécurité nationale. Mais nous avons d’abord entendu un témoin du survol de Golfech (Tarn-et-Garonne). Nous devons ce témoignage à un enquêteur privé, Michel Turco. Le témoin est âgé d’une quarantaine d’années, il est ingénieur et réside à proximité de la centrale, sur laquelle il a une vue dégagée.

Le soir du 30 octobre, avec un ami, il remarque vers 21 heures environ, dans le ciel, un point lumineux intense. Il pense d’abord à une étoile, mais réalise aussitôt l’absence de corps stellaire aussi bas dans le ciel. La luminosité augmente, faisant penser à un projecteur d’avion « type Airbus ou Boeing, mais c’était trop bas pour que cela soit possible ». Les amis prennent une paire de jumelles, pour mieux voir les détails de cet objet. L’un regarde avec l’optique, l’autre à l’œil nu. Le phénomène est fixe durant une minute. Il semble être au-dessus de Donzac, commune très proche de la centrale, à environ 5 km des observateurs. L’altitude est estimée à 200 m, « pas beaucoup plus haut que les tours de la centrale », précise l’un d’eux.

Survol de nos centrales : et si ce n'était pas des drones ? - Magazine NEXU

L’objet prend des photos !   

Quelques instants plus tard, le point commence à bouger à faible vitesse tout en pivotant sur lui-même, comme pour amorcer un virage. Une seconde lumière apparaît sur l’objet, comme un flash se déclenchant très rapidement en continu. L’un des témoins pense que des photos sont réalisées par cet appareil. L’objet bouge toujours et se dirige vers les observateurs, accélérant à une vitesse  comparable à celle d’un avion de type Cessna. Lorsqu’il est à environ 500 m des observateurs, ceux-ci discernent surtout son gros projecteur de lumière blanche. Il semble s’immobiliser pendant environ 20 secondes. À ce moment, la silhouette de l’engin apparaît nettement aux deux amis : « Il avait la forme d’un avion ou d’un drone [ndlr : type drone américain, avion stylisé), ne faisant aucun bruit. On pouvait entendre un engin agricole sur un coteau à droite, mais rien venant de cet objet ». Le témoin principal souligne qu’il a pu voir « deux ailes longues », dont il estime l’envergure entre 6 et 7 m.

D’autres détails apparaissent aux jumelles : deux autres points jaune-blanc aux extrémités des ailes et le spot blanc à l’avant, toujours bien visible. Un autre point lumineux, rouge, situé sous l’objet se détache encore visuellement. L’engin continue alors sa trajectoire vers Agen avant de disparaître aux yeux des deux observateurs. Le témoin principal insiste sur un détail : « Les contours étaient flous, gris sombre ». En fait, cet objet n’aura pas cessé d’évoluer par phase de mouvements et d’arrêts, flashant régulièrement son environnement avec une sorte de spot avant, tout en émettant une lumière rouge ventrale et deux lumières jaune-blanc sur l’arrière.

L’avis d’un expert en aéronautique

Un expert en aéronautique à qui nous avons confié la description des témoins explique : « Un drone de 6 m, c’est très grand, il faut une lourde technologie embarquée. Le profil de l’objet ressemble à celui d’un aéronef furtif, comme certains drones US à turboréacteur. Un bruit très important se fait entende à la sortie de la tuyère. Cette lumière blanche à l’avant est curieuse. Une tuyère d’éjection émet une lueur rougeâtre due de la combustion interne (1 000° environ), une lumière blanche de combustion signifierait une température beaucoup plus importante. Le contour flou fait penser à un effet de rayonnement magnétique. C’est une hypothèse.  Les autres lumières n’ont visiblement aucun intérêt, à part celui d’un camouflage pour passer pour un aéronef civil ».

Version officielle vs témoins civils

La presse locale a précisé que les gendarmes avaient bien suivi un drone sur 9 km, globalement dans la même direction que celle indiquée par les deux témoins. Mais la version officielle, celle livrée par les gendarmes, diffère totalement de celle des deux témoins : « Ce n’est pas un jouet, mais un drone pro à quatre hélices qui a été vu vers 21 h [le 30/10], d’une envergure de 60 cm! ». Ainsi, on peut s’étonner que la seule centrale au-dessus de laquelle deux témoins ont affirmé avoir aperçu un drone « non conventionnel » est aussi celle pour laquelle la presse locale a obtenu des descriptions précises des autorités. Les deux témoins civils de Golfech peuvent-ils s’être trompés à ce point ? Pour ce qui est des autres centrales, il semble que les témoins soient tous des agents d’EDF ou des gendarmes. Sauf information contraire, on ne parvient à obtenir de ces témoins-là aucun détail sur les directions, la motorisation et la taille desdits drones. Golfech semble avoir reçu en fait la visite d’un drone qui n’a rien de civil et qui dépasse le cadre du « droniste » amateur.

Creys-Malville : Un drone de 2 m

Le 3 novembre, vers 19 h 30, deux drones sont aperçus au-dessus du site de Creys-Malville (Isère). Un dispositif est aussitôt mis en place, comprenant notamment  un hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie de Bron (Rhône). Cette unité militaire est équipée d’un Eurocopter EC135 doté d’une caméra infrarouge pouvant filmer une plaque minéralogique à plusieurs kilomètres, couplée à un projecteur capable d’éclairer de nuit un stade de foot dans son intégralité. Le drone n’a pas été « retrouvé ». L’on sait seulement que l’un des deux appareils non identifiés mesurait deux mètres de diamètre. Le couple de drones se déplaçait dans le sens Sud-Nord.

L’avis d’un pilote

Un pilote d’avion connaissant bien la région nous confie : « L’affaire de Creys-Malville m’étonne. Au moment de l’observation, il faisait nuit, avec une météo très pluvieuse et venteuse. Pour se repérer dans la nuit avec ces conditions – avec un drone mesurant 2 m – il faut être à l’affût, et le pilote du système radio-télécommandé doit être super fort. Je ne connais pas un amateur de modélisme chevronné qui puisse faire voler son appareil avec des rafales de vent de 70 km/h. De plus, il y a un réel danger. Faire voler deux drones en simultané la nuit, c’est un exploit. À part les militaires utilisant le guidage satellitaire avec des engins très performants, je ne vois rien d’autre. Peut-on imaginer des petits malins ayant piraté des satellites GPS. C’est une option complexe ».

……………

Encadré : Les drones du commerce

Les drones civils vendus dans les magasins de modélisme sont à structure carrée ou ovale. Ils mesurent de 30 à 90 cm de diamètre en moyenne, pour une épaisseur de 15 à 40 cm. Il ressemble à des sortes d’insectes, mais pas à des avions ni à des disques volants. Sans vraie ossature, ils sont munis de petites hélices et sont difficiles à piloter la nuit. Dans tous les cas, leur portée est limitée à quelques centaines de mètres. Ce sont des distances théoriques, car même équipé de petite caméra, il est recommandé de ne pas perdre le drone de vue pour éviter d’en perdre le contrôle. Certains sont équipés de GPS pour qu’ils restent en contact radio avec la télécommande. Les prix des drones civils varient de 150 à 2 000 euros en moyenne. Des jouets de moins de 10 cm peuvent coûter quelques dizaines d’euros.

……………

L’embarras des autorités

« Nous n’avons aucune piste pour le moment », lançait le 2 novembre Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, avouant ainsi que les autorités n’avaient pas identifié la source des survols illicites. Le 6 novembre, nous avons interrogé le secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale qui nous a renvoyé au communiqué officiel diffusé le 1er novembre,   selon lequel « des survols de drones sont actuellement effectués de manière répétée et simultanée sur certains sites nucléaires de notre pays. L’objectif manifestement recherché par ce type de provocation organisée est de perturber la chaîne de surveillance et de protection de ces sites. L’ensemble des services de l’État, en charge de la sécurité et de la sûreté des points d’importance vitale, sont mobilisés depuis le début des survols pour identifier les responsables de ces actes et y mettre un terme ».

Le 30 octobre, Bernard Cazeneuve,  ministre de l’Intérieur, indiquait que « des dispositions sont prises pour neutraliser les drones qui survolent illégalement les centrales nucléaires ». Plus de dix jours plus tard, ces dispositions n’ont pas démontré leur efficacité.

De son côté, l’armée de l’air tient à minimiser la menace éventuelle. Le colonel Jean-Pascal Breton, son porte-parole, souligne « qu’ils étaient de petite taille.  Le niveau de menace n’est pas jugé significatif pour nous, pour générer la mise en place de dispositifs particuliers, autre que ceux qui sont mis en place actuellement ».

Dans un communiqué publié en interne chez EDF, on apprend que le site du CEA (Commissariat à l’énergie atomique), centre de recherche et d’innovations de premier plan au niveau européen, situé à Saclay dans l’Essonne, a également été survolé dès le 5 octobre, soit au tout début de la vague.

Vague de déni

Devant cette vague de drones, les autorités semblent s’enfoncer dans le déni. Quoi qu’il en soit, le phénomène aura mis en lumière, comme ont tenté de le faire auparavant des activistes anti-nucléaires,  la vulnérabilité  insoutenable de nos centrales. Il aura montré que le système de défense classique n’a pas tenu compte de certains scénarios… comme celui de phénomènes aérospatiaux non identifiés. Au milieu de toutes les interrogations que soulève cette  affaire et quels que soient les responsables de ces intrusions, la question essentielle est peut-être :  quelles peuvent être leurs motivations ? Nous sauver, nous espionner, nous surveiller, nous détruire ? Dans tous les cas, ils nous dominent.

 

Notes : 

  1. Y compris la neutralisation de missiles, lire les articles de Fabrice Bonvin dans NEXUS n° 59 et 76.
  2. Voir l’article paru dans NEXUS n° 62 sur le  sujet.
  3. Croquis fournis par des témoins de la vague de 1990. Notez la ressemblance entre celui  de la deuxième ligne, à droite, et celui fourni par le témoin de Golfech.
Survol de nos centrales : et si ce n'était pas des drones ? - Magazine NEXUS

Croquis fournis par des témoins de la vague de 1990 — Magazine NEXUS

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Ovnis et Atome

Il y a moins d’une année décédait Paul Tibbets, le pilote du bombardier B-29 qui largua une bombe atomique sur Hiroshima le 6 août 1945. Anecdotique, ce fait divers a le mérite de rappeler à l’opinion publique que l’atome à usage militaire fait encore partie de notre quotidien et que l’ombre d’un cataclysme nucléaire continue à planer, plus de soixante ans après l’explosion de la première bombe atomique.

Ce rappel de l’irruption de l’atome dans l’odyssée humaine n’est pas un luxe. À force d’agiter l’épouvantail des « armes de destruction massive » à tout va, l’administration Bush Jnr a fatigué les esprits, tout en banalisant la question du danger lié au nucléaire. Au-delà de ce phénomène de banalisation, ces gesticulations verbales répétées ad nauseam à l’encontre des « États Voyous » sur leur capacité à posséder, acquérir et déployer de telles armes s’avérèrent n’être qu’un tissu de mensonges, ce qui contribua à l’épuisement de l’attention de l’opinion publique. Or, de nombreux observateurs considèrent que notre arsenal nucléaire constitue présentement le risque le plus important pour l’avenir de l’espèce humaine.

Parmi ceux-ci figure Robert McNamara, ministre de la Défense de 1961 à 1968, qui s’est récemment exprimé ainsi : « Nous devons, sans attendre, procéder à l’élimination totale de notre arsenal nucléaire. Beaucoup continuent à s’accrocher aux doctrines et stratégies de ces quarante dernières années, ce qui représente une grave erreur débouchant sur des risques inacceptables pour le concert des nations » ou encore Hans Blix, ancien responsable des inspections sur les armes de destruction massive en Irak en 2003, selon lequel « il existe un risque élevé, qu’un jour ou l’autre, une arme nucléaire soit utilisée intentionnellement ou par accident ».


L’Iran très visité depuis 2004

Pendant ce temps, l’Iran fait face à un nombre croissant d’apparitions d’ovnis aux alentours de ses installations nucléaires, par exemple près de Natanz où se situe une importante usine d’enrichissement d’uranium. En effet, les apparitions d’ovnis se sont multipliées dans les deux provinces accueillant des sites nucléaires, Bushehr et Isfahan, depuis 2004.

Au mois d’avril 2004, la télévision iranienne a diffusé une vidéo d’un objet discoïdal au-dessus de Téhéran. L’Agence de presse de la République islamique (IRNA) a également, à plusieurs reprises, rapporté des objets non-identifiés tirant des rayons rouges, bleus ou violets près des villes de Tabriz et de Ardebil dans la province du Golestan, au sud de la mer Caspienne.


Pour calmer les esprits, le général de l’Armée de l’Air iranien, Karim Ghavami a donné l’ordre de détruire tout objet volant illégalement dans l’espace aérien et a multiplié les déclarations, en affirmant par exemple au quotidien Resalat que « l’armée de l’air est sur ses gardes et prête à prendre les mesures qui s’imposent ».


Apparition au Mexique en 2007

Fin décembre 2007, c’est à Mezcala, une ville de l’État de Guerrero, au Mexique, que s’est produite une manifestation d’ovni remarquée. L’objet, lumineux et de la forme d’une soucoupe, a d’abord survolé la ville à vitesse réduite et a atterri sur une colline, d’où il a émis des flashes durant plus de trente heures.


Observé par des dizaines d’individus, l’ovni a irrité les yeux de témoins pourtant à bonne distance. Le journal local, La Cronica Vespertina, rapportait dans son édition du 10 janvier 2008 des coupures d’électricité coïncidant avec l’augmentation de l’intensité lumineuse de l’ovni, qui allait de la couleur bleue au blanc avec des teintes jaunes, rouges et oranges.

La zone d’atterrissage de l’ovni, surnommée « Pie de Minas », est une région riche en uranium, cobalt, or, argent et cuivre (d’où son nom). Or, nous savons que l’uranium, et particulièrement l’isotope U-235, est la matière première pour l’industrie nucléaire civile ou militaire.

Le site d’atterrissage au Mexique et les installations sensibles en Iran ont en commun d’abriter la matière première et la technologie indispensables à la fabrication d’armements nucléaires. Doit-on voir dans les ovnis iraniens des satellites militaires, des avions espions ou encore une technologie révolutionnaire gardée secrète ? Dans le cas mexicain, s’agirait-il d’une méprise causée par le choc de fils à haute tension qui se seraient emmêlés à cause de forts vents, comme l’a suggéré péremptoirement la police locale ? Ou ces manifestations relèveraient-elles de véritables phénomènes ovnis témoignant un intérêt pour nos activités nucléaires ?


Une abondance de preuves…


À la lecture des documents officiels déclassifiés en vertu de la Freedom of Information Act (FOIA), on ne décompte pas moins de trente-sept observations d’ovnis au-dessus des périmètres du centre d’enrichissement d’uranium de Oak Ridge et de la base de Clarksville, hauts lieux de la recherche nucléaire, entre 1947 et 1952. Les apparitions d’engins non-identifiés ont également eu lieu au-dessus des complexes de Los Alamos et des installations de fabri-cation de plutonium de Hanford. Bref, les observations se concentrent autour des usines fabriquant et stockant les matières fissiles des armes nucléaires.

Évidemment, dans les sphères de décision et du commandement américain, cette situation inquiète au plus haut point. En décembre 1952, Marshall Chadwell, assistant directeur du renseignement, informe le directeur de la CIA, Walter Smith que – sur la base des éléments récoltés - les « observations d’engins non-identifiés dans les environs des principales installations de défense américaines sont d’une telle nature qu’elles ne sont pas attribuables à un phénomène naturel ou à un type de véhicule connu ».

Ces survols des installations sensibles ne sont pas circonscrites aux États-Unis mais semblent se déployer dans le monde entier, comme allait le constater… la CIA. Toujours en 1952, selon un rapport de l’agence, deux ovnis ont survolé les mines d’uranium de l’ex-Congo belge, dans le district d’Élisabethville. Le commandant de la base aérienne de Elisabethville, note le mémorandum, a poursuivi l’un des objets, de la forme d’une soucoupe et d’un diamètre estimé entre 12 et 15 mètres, et a pu s’en approcher à une distance d’environ 120 mètres avant de le perdre de vue. Et c’est de ces mines congolaises, et plus précisément du gisement de Shinkolobwe, que fut extrait l’uranium destiné aux Américains pour leur programme nucléaire du Projet Manhattan, dès 1942.


Wycliffe Well, capitale australienne des ovnis


À travers le monde, les gisements d’uranium semblent attirer les manifestations de phénomènes aériens inconnus. Dans le cas de l’Australie, les territoires du Nord sont continuellement le théâtre d’observations d’ovnis. La ville de Wycliffe Well, connue pour être l’un des endroits les plus actifs en apparitions au monde, a d’ailleurs été désignée comme « la capitale australienne des ovnis ». Cette année, dès mai 2008, de nombreuses observations se sont produites, les ufologues locaux ayant même parlé d’une « vague d’ovnis » avec des témoignages d’engins de forme triangulaire ou cylindrique. Or, cette région abrite une part importante des réserves mondiales d’uranium. Le parc naturel de Kakadu, par exemple, dispose de 10% de ces réserves.

D’un point de vue scientifique, plusieurs études statistiques, menées par des acteurs gouvernementaux et privés ont montré, avec plus ou moins de succès, une corrélation entre le nucléaire et les ovnis. Parmi les plus récentes, mentionnons celle de Jean-Jacques Velasco, l’ancien responsable du SEPRA/CNES, qui s’est essayé à prouver la corrélation entre les cas d’observations aéronautiques d’ovnis (visuel/radar) et les explosions nucléaires. Aux États-Unis, le Dr Donald Johnson a mis en évidence « une corrélation significative entre la présence d’installations nucléaires et la fréquence d’observations d’ovnis sur le territoire américain entre 1945 et 2001».


Comment expliquer les pannes ?


Au-delà des statistiques, le personnel en charge du fonctionnement, de l’entretien et de la sécurité des installations atomiques témoigne de la présence de phénomènes aériens non-identifiés aux alentours de celles-ci. Non seulement des ovnis planent au-dessus des sites sensibles, mais ils montrent un intérêt prononcé pour notre arsenal, allant jusqu’à intervenir contre des silos ou ogives nucléaires. Si ces témoignages peuvent sembler fantastiques, il faut garder à l’esprit qu’ils sont livrés par des individus qui bénéficièrent de la confiance des plus hautes instances gouvernementales et de la nation, engagés dans d’énormes responsabilités et entraînés à l’observation ainsi qu’à la discipline. À la retraite ou désormais actifs dans le civil, ces témoins peuvent enfin témoigner de ces incroyables événements, sans crainte de sanctions professionnelles. Encouragés par des récits similaires, ils sont de plus en plus nombreux à délier leurs langues. Si nul ne recherche l’attention ou le profit, tous veulent se libérer d’un mutisme lourd et pesant.

Aux États-Unis, le chercheur Robert L. Hastings a consacré plusieurs années de sa vie à récolter les témoignages du personnel militaire à la retraite concerné par ces incidents. Il est arrivé à la conclusion que « notre programme d’armement nucléaire est une source d’intérêt continuel pour une intelligence d’une grande supériorité technologique (…). La présence remarquée du phénomène ovni depuis le fin de la Deuxième Guerre mondiale est la conséquence directe de notre entrée dans l’Âge nucléaire ».

Pour expliquer les graves dysfonctionnements des installations nucléaires, certains commentateurs font l’hypothèse d’effets électromagnétiques involontaires générés par les ovnis. D’autres estiment que ceux-ci visent délibérément les complexes atomiques, en guise d’avertissement sur notre conduite irresponsable en matière de gestion du nucléaire : les cas de Walker, Vandenberg et Bentwaters AFBs militent en faveur de cette interprétation. Quoiqu’il en soit, ces incidents furent d’une extrême gravité en termes de sécurité nationale puisqu’ils mettaient les États-Unis dans un état de vulnérabilité face à l’ex-URSS, dans le contexte tendu de la Guerre froide. On se souviendra que le gouvernement américain clôtura son enquête officielle sur les ovnis – le Projet Blue Book – en 1969, en arguant que la continuation du projet « ne peut pas être justifiée sur la base de la sécurité nationale ». Ces incidents montrent l’étendu du mensonge du discours officiel…


La situation en Europe


Afin d’avoir une vision de la connexion ovni/nucléaire qui ne soit pas limitée aux États-Unis, j’ai effectué un travail de mise en perspective de l’activité ovni en Europe avec le déploiement des armes nucléaires par l’OTAN sur le Vieux continent. Il faut signaler que la mise à disposition dans le domaine public de l’histoire de ce déploiement est récent et a été rendu possible par la FOIA.

À l’origine, les États-Unis ont déployé les armes nucléaires en Europe en raison de la menace d’une invasion sovié-tique. Les armes sont stockées sous terre à l’intérieur de « Weapons Storage Vaults » (WSV) situés dans des abris appelés « Protective Aircraft Shelters » (PAS).

Le terme de « Weapon Storage and Security System » (WS3) est utilisé pour qualifier le dispositif dans son intégralité.
Le déploiement d’armes nucléaires en Europe commence en septembre 1954, quand les premières bombes sont li-vrées sur les bases de l’OTAN au Royaume-Uni.

C’est également en septembre 1954 que démarre la première grande vague d’ovnis sur l’Europe, avec des centaines d’observations en France et dans une moindre mesure, en Italie. Cette vague d’observations, la plus importante qu’ait connue l’Hexagone jusqu’à ce jour, dénombre plus de 150 cas d’atterrissages répartis sur quelques mois seulement.

De nombreux occupants d’ovnis sont également observés et moults effets sur les témoins et l’environnement sont signalés.

En 1971, le déploiement connaît son paroxysme avec plus de 7 300 têtes nucléaires disposées à travers l’Europe. Dès 1975, on enregistre un premier déclin du stock, avec la réduction de plus de 1’000 ogives entre 1975 et 1980.

En 1983, l’OTAN décide de la réduction de 1 400 armes supplémentaires. En mai 1990, l’Alliance atlantique annonce que le stock a passé de 6 000 ogives en 1980 à 4 000 en 1990, soit une réduction du tiers des armes nucléaires, sur une période de dix ans.

En 2005, les documents révèlent que les États-Unis déployaient encore 480 armes nucléaires en Europe, alors que les observateurs estimaient ce chiffre à sa moitié. Ces 480 bombes sont stationnées sur 8 bases aériennes dispersées sur 6 pays membres de l’OTAN (Belgique, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Turquie et Royaume-Uni). C’est en 1993 que fut décidé de maintenir ce niveau de 480 bombes nucléaires tactiques (B61), et ce jusqu’à nouvel avis. A lui seul, cet arsenal est plus important que celui détenu par la Chine.


Cas avérés de bases aériennes survolées par des ovnis


Actuellement, la distribution des armes à travers l’Europe est la suivante : sur les 480 bombes, 300 (62 %) sont stockées dans des pays du Nord de l’Europe. L’Allemagne est la nation européenne la plus nucléarisée avec 3 bases aériennes (Büchel, Nörvenich et Ramstein AFBs) qui pourraient détenir plus de 150 ogives. La base de Lakenheath, au Royaume-Uni, stocke plus de 130 ogives. L’Italie et la Turquie (Incirlik AFB) détiennent chacune 90 bombes, alors que 20 ogives sont stockées en Belgique et au Pays-Bas.

Sous l’angle ufologique, nous tenons pour certain que plusieurs de ces bases ont été concernées par des manifestations d’ovnis. Il s’agit de Bentwaters (RU), Lakenheath (RU) et Aviano (Italie).

L’incident de « Rendlesham Forest » qui s’est déroulé du 27 au 30 décembre 1980 à Bentwaters et Woodbridge AFBs est le cas le mieux documenté, le plus spectaculaire et le plus médiatisé de l’histoire des ovnis au Royaume-Uni. Il est donc inutile de le détailler ici mais il me semble toutefois pertinent de souligner que le mémorandum établi par le commandant adjoint de la base, le lieutenant-colonel Charles Halt, précise que l’un des ovnis « tirait des rayons en direction du sol », et plus précisément sur les entrepôts d’ogives nucléaires de Woodbridge, ce qui fut confirmé par les meilleurs enquêteurs de l’affaire (Nick Pope, Peter Robbins et feu Georgina Bruni).
Le cas de la base d’Aviano, en Italie

En Europe continentale, c’est l’Italie qui est le théâtre de manifestations d’ovnis au-dessus de ses sites sensibles. Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1977, à 3 h 00 du matin, la base d’Aviano reçoit la visite d’un objet discoïdal et lumineux, d’un diamètre de 50 mètres. L’engin plane au-dessus de la base durant 1 heure, provoquant une coupure d’électricité à large échelle. Bien que l’incident ait fait l’objet de tentatives de cover-up (comme tant d’autres), plusieurs témoins sont sortis de l’ombre pour témoigner de sa réalité : James Blake, un soldat américain stationné à la base, le Colonel Jerry Rolwes de l’US Army et Benito Manfré, un témoin civil.

Il y a fort à parier que ces quelques cas ne forment que le sommet de l’iceberg : des incidents supplémentaires feront l’objet de révélations au fur et à mesure que de nouveaux témoins se sentiront libres de parler, en se dégageant de leurs obligations militaires.

Durant les années 90, l’OTAN et les officiels US ont assuré l’opinion publique que l’entreposage d’armes nucléaires en Europe s’entourait de précautions maximales. Or, les programmes de révision et d’inspection ont mis en évidence de graves dysfonctionnements en matière de sécurité. Par exemple, un risque de détonation nucléaire accidentelle s’est présenté en 1997, selon des documents récemment divulgués. En 2003, une inspection de l’Air Force (Nuclear Surety Inspection) a montré que seulement la moitié des inspections ont réussi.



Convergence de dates-clés


L’analyse de la corrélation entre la distribution temporelle des essais atomiques et celle des apparitions d’ovnis donne un éclairage précieux et supplémentaire sur l’étroite relation qu’entretient le phénomène avec l’atome.

De 1945 à 1951, nous ne dépassons pas le chiffre de trois essais atomiques par année. En 1951, nous constatons une augmentation relative importante, avec 16 explosions produites par les États-Unis. Dès 1957, la cadence s’accélère : le commandement américain conduit 32 tests. L’année suivante, en 1958, nous recensons 77 essais atomiques menés par les États-Unis, pour un total de 116 en additionnant les tests conduits par l’ex-URSS. En 1962, nous atteignons le paroxysme, avec 96 tests pour les États-Unis et 82 pour l’ex-URSS, soit un total de 178 explosions atomiques, un champignon atomique tous les deux jours !


En 1992, un moratoire est approuvé par l’ensemble des grandes puissances nucléaires, l’objectif étant la suspension totale des essais nucléaires. Cette année-là, les États-Unis menèrent leurs huit derniers tests tandis que la France effectua ses ultimes tirs en 1995. Depuis 1993, les explosions atomiques ont pratiquement cessé, à l’exception d’une poignée d’essais menés par la Chine, l’Inde et le Pakistan.

Au-delà du nombre d’essais, il est plus pertinent de considérer le mégatonnage des explosions atomiques par année. Le mégatonnage correspond à la puissance (quantité d’énergie) dégagée par une explosion nucléaire et s’exprime en mégatonne (Mt) ou yield. En effet, une augmentation des essais atomiques ne signifie pas forcément un accrois-sement du mégatonnage, puisque les armes testées ont des capacités qui peuvent aller d’un rapport de 1 à 50.

Jusqu’en 1951, le mégatonnage total des explosions atomiques ne dépassait pas 600 Mt. En 1952, nous constatons une très importante augmentation relative, avec un mégatonnage de 11 000 (provoqué par l’explosion de la première bombe H de 10 400 Mt). En 1954, un nouveau seuil historique est atteint avec 48 000 Mt. Un nouveau record est enregistré en 1958 avec un total de 59 000 Mt (USA, 35 600 ; ex-URSS, 16 200 ; RU, 7 500). Le maximum est atteint en 1962 avec 37 000 pour les USA et 152 200 pour l’ex-URSS, totalisant un mégatonnage de 189 000.

Qu’elles soient exprimées en nombre d’essais ou en mégatonnage, plusieurs années se dégagent de l’ensemble des données : il s’agit de 1952, 1954, 1957-58 et 1962. Dans l’actualité ufologique, ces années sont extrêmement chargées. En 1952, nous assistons à une vague d’ovnis au-dessus des États-Unis, débutant en avril et se terminant en juillet. En 1954, une vague de « soucoupes volantes » sans précédent déferlent sur l’Europe. Pour les années 1957-58, les témoignages abondent d’un continent à l’autre, avec des vagues d’ovnis signalées aux États-Unis, ex-URSS, Brésil et Japon. En 1962, une vague s’abat sur l’Amérique du Sud, les observations se concentrant en Argentine (de mai à août) et au Brésil (en septembre).

Certains pourraient également être tentés par l’approche inverse qui consiste à sélectionner une année riche en ob-servations (vague d’ovnis) pour l’analyser à la lumière des données relatives aux essais atomiques et au stockage de matériau fissile. À nouveau, cette approche livre des informations troublantes : par exemple, en 1966-67 s’est produite une impressionnante vague d’ovnis aux États-Unis, dont de nombreuses observations au-dessus des installations abritant des missiles nucléaires. C’est précisément cette année-là que le stock d’ogives détenues par les États-Unis atteint son paroxysme, avec 32 500 têtes nucléaires.



Prédictibilité des vagues d’ovnis


Confrontées dès l’été 1947 à une vague d’ovnis, les autorités américaines mettent promptement sur pied plusieurs commissions d’enquêtes officielles et groupes de travail officieux. Les militaires et scientifiques chargés de l’analyse des rapports d’observations constatent, dès les premiers mois d’enquêtes, la relation ovni/nucléaire. Il faut dire que le Nouveau-Mexique, berceau de la bombe atomique, est le théâtre d’une multitude d’observations : dès décembre 1948, d’étranges « météores » survolent les bases d’Holloman AFB et de Kirtland AFB, qui abritent les laboratoires de Sandia, voués à la recherche nucléaire.

Au cours de l’année 1948, un groupe de réflexion, travaillant dans l’ombre et composé de scientifiques de haut niveau, fera l’hypothèse que les apparitions d’ovnis sont provoquées par les essais nucléaires. Cette idée sera reprise dans un rapport top secret daté de décembre 1948, rédigé par le Directorate of Air Force Intelligence et l’Office of Naval Intelligence.

Quelques mois plus tard, ce groupe de scientifiques affinera à tel point ses analyses qu’il estimera possible de prévoir, avec plus ou moins d’assurance, l’emplacement géographique et la distribution temporelle des manifestations d’ovnis générées par les explosions nucléaires.

Nous avons vu, plus haut, que la fin de l’année 1951 marque un accroissement relatif important des essais atomiques par rapport aux années précédentes, remontant à la détonation de la première bombe A en 1945. En fait, les tests sont conduits en octobre (opération Buster) et novembre (opération Jangle) 1951. En 1952, les essais reprennent en avril avec l’opération Tumbler-Snapper. Et c’est justement en avril 1952 que les observations d’ovnis démarrent sur la côte ouest des États-Unis, inaugurant une vague d’ovnis qui allait déferler sur le pays jusqu’en juillet.

Ces scientifiques prédirent correctement que l’augmentation des essais atomiques du deuxième semestre de 1951 et de début 1952 allait provoquer une vague d’ovnis courant 1952. Dans son ouvrage The Report on UFOs, paru en 1956, Edward Ruppelt, le responsable du projet Blue Book, rapporte que quelques jours avant les apparitions massives d’ovnis au-dessus de Washington qui eurent lieu le 19-20 et 26 juillet 1952, « un scientifique d’une agence que je ne puis nommer, et moi-même, étions en train de discuter de l’accroissement des rapports d’observation le long de la côte Est des États-Unis. Nous bavardions depuis environ deux heures, et j’étais sur le point de le quitter lorsqu’il me dit avoir un dernier commentaire à faire, en fait une prédiction. De l’enseignement qu’il avait pu tirer d’une étude qu’il avait faite sur les rapports d’ovnis obtenus auprès du Q.G. de l’USAF, et de discussions avec ses collègues sur ce sujet, il pensait que nous étions assis sur un gros tonneau plein à craquer de soucoupes volantes. Il ajouta ceci (…) : “Dans les quelques jours prochains, cela va s’amplifier et vous allez voir se produire le fin du fin en matière d’observation d’ovnis. Cela prendra place à Washington ou New York, prédit-il, probablement Washington” ».

Et quelques jours plus tard se produisit effectivement une spectaculaire vague d’ovnis sur Washington, qui donna lieu à l’une des plus longues conférences de presse jamais donnée par les autorités militaires des États-Unis. Le scientifique cité par Ruppelt faisait probablement allusion au rapport de l’USAF de décembre 1948 qui mettait en évidence une structure (« pattern ») dans ces apparitions. Une structure, bien sûr, liée aux essais atomiques. L’homme de sciences prédit que la vague allait fondre sur une ville de la côte est. Il se trouve que les scientifiques avaient tiré les enseignements de la vague précédente de 1947 (suscitée par les tests menés en 1946 à Bikini et dans les îles Marshall) : celle-ci avait commencé sur la côte Ouest et s’était ensuite étendue sur tout le territoire, en procédant d’ouest en est. La vague de 1952 débutait, elle aussi, sur la côte ouest avant de se propager sur le Midwest et terminer sur la côte Est.



Le Secret des Secrets


Mes propres recherches, basées sur l’analyse de centaines de documents déclassifiés et sur mes correspondances personnelles avec des contacts bien renseignés, m’ont permis de reconstituer la trame suivante des événements qui révèle une étude secrète de dimension mondiale. Fort de ce constat de prédictibilité, il fut décidé de lancer un projet d’étude des manifestations d’ovnis à l’échelle du globe. L’objectif de ce projet était d’étudier le mécanisme des apparitions, dispersions et propagations des manifestations sur l’ensemble de la planète. Le géophysicien Lloyd Berkner, membre du groupe de travail secret et consultant de la commission Robertson de la CIA sur ce sujet, est chargé du pilotage de cette étude mondiale.

Sa prestigieuse carrière de scientifique, ses contacts privilégiés au sein des sphères politiques et du renseignement lui donnèrent les moyens de formuler le lancement d’une étude mondiale, à savoir une « Année Géophysique Internationale » (AGI). L’AGI devait servir de projet-écran (un projet servant à dissimuler un projet secret) à l’étude des ovnis. En effet, cette étude allait nécessiter la mise en place d’un important dispositif de moyens d’observation qui aurait indubitablement éveillé la curiosité des scientifiques et de l’opinion publique. L’AGI fonctionnerait comme la couverture idéale au projet secret.

Après avoir convaincu, en privé, ses confrères américains (James Van Allen, Sydney Chapman, etc.) de l’intérêt d’une telle étude, il en persuade le Conseil International des Unions Scientifiques de l’Académie Nationale des Sciences (NAS). Lloyd Berkner s’envole ensuite pour l’Europe afin de promouvoir ce projet. En mars 1953, le NAS désigne l’US National Commitee (USNC) dirigé par Joseph Kaplan (lui-même déjà impliqué dans la recherche sur les ovnis pour le compte de l’USAF) comme l’instance américaine de l’AGI. Un aperçu de la liste originale des membres de l’USNC montre que les principales branches des forces armées (US Army, Navy, Air Force, Département d’État) y sont dignement représentées.

L’AGI proposait aux scientifiques du monde entier de prendre part à des séries d’observations coordonnées des différents phénomènes géophysiques de la Terre (météo, géomagnétisme, rayons cosmiques, glaciologie) permettant d’obtenir une vue globale des phénomènes terrestres et spatiaux. Plus de 67 nations se joignirent au projet, totalisant la participation de plus de 60 000 scientifiques.

L’AGI justifia la mise en place de moyens d’observation sophistiqués à l’échelle du globe. Plus de 8 000 stations d’observation quadrillèrent la surface de la planète, appuyées par des équipements d’enregistrement dernier cri (théodolites « Sattract », « Phototract » et appareils photographiques



1957-1958 : une année d’observation intense


Le dispositif d’observation en place, le groupe de scientifiques attendait impatiemment que les essais atomiques prévus par l’opération Plumbbob (de mai à octobre 1957) et par les opérations Hardtrack I et II (d’avril à octobre 1958) produisent les vagues d’ovnis. Notons, par ailleurs, que l’opération Plumbbob fut la série de tests la plus grande et la plus longue de l’histoire des États-Unis.

Ainsi, l’AGI débuta le 1er juillet 1957 et se termina le 31 août 1958. Comme prévu, les essais nucléaires provoquèrent une impressionnante vague d’ovnis à travers le monde. Dès septembre 1957, les apparitions se concentrèrent autour des États-Unis, de l’ex-URSS, du Brésil ainsi que du Japon. Aux États-Unis, les fichiers du Projet Blue Book rappor-tent 330 observations pour la seule première semaine de novembre. La vague se distingue par de nombreux cas d’effets électromagnétiques et des rapports d’observateurs à haute crédibilité, comme des agents des forces de l’ordre, des pilotes ou des scientifiques. En ex-URSS, la vague débuta en Pologne et procéda d’ouest en est, en gagnant en intensité alors qu’elle se propageait sur la Russie.
Markowitz Moon » ou « Bowen-Knapp »).

Les instruments de l’AGI purent détecter, suivre et photographier de nombreux ovnis. Walter Webb, un astronome du planétarium Charles Hayden, Boston, se rappelle que « de drôles de traînées figuraient sur les photos extraites du ré-seau des caméras Baker-Nunn (…). Allen Hynek [NdA : le fameux consultant de l’USAF sur les ovnis de 1949 à 1969] fit des commentaires sur les “bizarreries” contenues sur les photos des stations d’observation (…). Nous avons reçu une quantité de rapports des stations d’observation concernant d’étranges lumières qui n’étaient sûrement pas des satellites. De nombreux témoins étaient des astronomes amateurs habitués à observer les cieux».

Évidemment, seuls les commanditaires de cette étude ainsi que le comité scientifique dirigé par le Dr Berkner étaient au fait de l’existence et de la finalité de ce projet, lequel, d’ailleurs, constituait, sous Eisenhower, l’un des 40 groupes de travail ad hoc supervisés par l’Operations Co-ordination Board (OCB), organe du Conseil National de Sécurité.

Si des rapports d’observations parvenaient naturellement au projet officiel sur les ovnis, Blue Book, les rapports les plus intéressants étaient directement envoyés à l’Intelligence Advisory Commitee, un comité consultatif du ren-seignement, appartenant également au Conseil National de Sécurité, qui est l’instance suprême du gouvernement. Cette étude est couverte d’un tel voile du secret qu’il est, pour l’instant, impossible d’en connaître les enseignements.



Divulgation à l’horizon ?


De 1945 à 1992, les nations en possession de l’arme atomique ont procédé à un minimum de 2 000 tests. Autrement dit, un essai nucléaire s’est déroulé tous les 9 jours durant les cinquante dernières années. Ce sont effectivement ces essais nucléaires qui ont donné de la vigueur au phénomène ovni.

Rappelons que dans l’histoire contemporaine du phénomène, la première grande vague d’ovnis touche les États-Unis en 1947 et qu’elle fut précédée d’une vague en Scandinavie en 1946. Tandis que les ingénieurs américains faisaient exploser leur première bombe A dans le désert du Nouveau-Mexique en 1945, les pilotes belligérants rapportaient l’observation de phénomènes lumineux intelligents – surnommés « foo fighters » – au-dessus des théâtres des opérations. Bref, l’apparition du phénomène ovni – sous sa forme contemporaine – coïncide avec notre entrée dans l’ère nucléaire. Temporellement, géographiquement et dans son amplitude, le phénomène ovni est intimement lié à l’atome.

Quant aux 400 usines de fabrication de bombes atomiques, centrales nucléaires et 128 000 ogives nucléaires fabriquées depuis 1945, elles ont assuré la présence active du phénomène tout au long de ces soixante dernières années.

Le moratoire de 1992, qui visait l’arrêt total des essais par l’ensemble des grandes puissances nucléaires, a eu pour effet de les suspendre quasi totalement. Or, les vagues et manifestations d’ovnis ont diminué de façon drastique depuis 1992. La dernière grande vague d’ovnis à caractère transcontinental remonte à 1991, avec des manifestations en Belgique, en Russie et au Mexique. Cela fait maintenant dix-sept ans que nous n’avons pas connu d’observations de grande ampleur, bien que des phénomènes ovnis continuent à se manifester ici et là, de manière sporadique et sous forme de vagues localisées (Israël, 1993 ; Royaume-Uni, 1996).



Moins d’ovnis, moins d’images… réelles


L’accessibilité accrue aux moyens de diffusion d’informations (internet) et la propagation des moyens d’enregistre-ment (appareils photo, caméscopes, téléphones portables) auprès des masses auraient dû déboucher sur des centaines, voire des milliers de documents ovnis de qualité. Or, que constatons-nous sur des sites web comme Youtube, Dailymotion ou encore Google Vidéo ? Parmi la faible quantité de films et de photos disponibles, les documents de qualité sont très souvent l’oeuvre de faussaires férus de logiciels de création d’images de synthèse. Dans le contexte actuel d’interconnexion, d’instantanéité et de libre circulation de l’information, cette pauvreté quantitative et qualitative des documents « online » est une illustration supplémentaire de la raréfaction des apparitions d’ovnis.

Mais il y a encore plus étonnant ! Depuis environ deux ans, nous assistons à une ouverture vis-à-vis du sujet de la part des grandes institutions politiques et médiatiques. Cette ouverture s’exprime par le biais de trois mécanismes :

- les gouvernements de certains pays ont lancé un processus de divulgation de leurs dossiers ovnis auprès du grand public. Il s’agit de nations influentes sur la scène internationale, comme la France et le Royaume-Uni, qui ont emboîté le pas à l’Espagne.

- un accroissement de comptes rendus des « whistleblowers », ces (ex-) employés d’organismes gouvernementaux qui témoignent de ce qui est dissimulé au public.

- une exposition médiatique accrue du phénomène, désormais présenté sous un jour favorable.

Cette conjonction d’événements m’amène à supposer qu’un processus d’acclimatation des masses à l’existence des ovnis a été décidé au plus haut niveau. Ces actions concertées visent probablement à préparer le terrain à une décla-ration officielle des gouvernants sur l’existence des ovnis, prévue d’ici 5 à 10 ans. C’est en tout cas ce que laissent penser les rumeurs sur une réunion secrète qui se serait tenue à l’ONU le 12 février 2008 et qui aurait retenue l’année 2013 comme date butoir.

C’est en particulier le virage à 180 degrés de l’industrie médiatique qui interpelle. Durant plusieurs décennies, ce sont les médias locaux (souvent la presse régionale ou les chaînes de télévision locales) qui ont rapporté les observations d’ovnis, souvent de manière impartiale et sans sarcasme. A contrario, les grands médias, liés aux intérêts politiques et économiques, ont abattu une chape de plomb sur le phénomène ovni quand ils ne l’ont pas tourné en dérision. En effet, il est de notoriété publique que les grandes corporations médiatiques (c’est-à-dire les faiseurs d’opinion) doivent se plier au diktat imposé par les décideurs politiques, militaires et économiques sur les sujets de sécurité nationale s’ils veulent continuer à jouer dans la cour des grands.

Depuis deux ans, ces grandes corporations servent un nouveau discours à l’opinion publique : les ovnis existent, il faut les prendre au sérieux ! Aux États-Unis, les chaînes CNN (Larry King Live) et Fox News consacrent des émissions sur les ovnis en prime time, donnant la parole aux témoins, aux lobbyistes pro-divulgation, en traitant le sujet avec impartialité, voire complaisance.

Il y a cinq ans, les observations d’ovnis à Stephenville, Texas de janvier 2008 n’auraient pas dépassé le cadre de la diffusion locale. Aujourd’hui, elles sont relayées par CNN aux niveaux national et international. Cela n’est pas innocent et cela traduit une volonté politique.

À l’heure où vous lisez ces lignes, il y a plus de 27 000 ogives nucléaires disséminées sur la planète, dont 97 % entre les mains des États-Unis et de la Russie. C’est autant d’assurance que les manifestations d’ovnis ne sont pas prêtes de s’arrêter. Alors, les temps sont-ils réellement propices à la divulgation ?


Notes

1. Robert McNamara, « Apocalypse Soon », Foreign Policy, mai/juin 2005.
2. Dépêche Associated Press, Iranian Alert - 26 décembre 2004 - « Unclear UFO’s worry Tehran », 26 décembre 2004.
3. http://www.wycliffe.com.au/ufo/index.htm
4. Voir http://www.ntnews.com.au/article/2008/05/03/4021_ntnews.html
5. Jean-Jacques Velasco & Nicolas Montigiani, OVNI, L’Évidence, Editions Carnot, « Orbis enigma », 2004.
6. http://www.project1947.com/forum/Do_Nuclear_Facilities_Attract_UFOs.html
7. U.S. Departement of the Air Force, Air Force Inspector General, « DoD and the Air Force Set the Standards High for A Reason – NSI, » TIG Brief, November-December, 2003.
8. Edward J. Ruppelt, The Report on Unidentified Flying Objects, New York, Doubleday & Company, 1956, page 157.
9. Walter Webb, « Allen Hynek As I Knew Him », Intern. UFO Reporter, janv. 1993.

Découvrez ICI l'article tel qu'il est apparu dans le magazine "TOP SECRET".

http://extraterrestres.org/index.html 
fabrice Bonvin

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