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Très intéressantes révélations reconnues comme officielles et qui nous en disent beaucoup sur nos journaleux et autres menteurs professionnels…

Chris-Coleman-maroc-wikileaksLa masse de documents publiés par le compte anonyme Chris Coleman depuis le 3 octobre est une mine d’informations sur la diplomatie marocaine, rapporte le site marocain Tel Quel. Pourtant, relève-t-il, tous les regards se détournent de leur contenu, aussi bien les officiels que la presse. Explications d’un mystère bien marocain.

Depuis le début du mois d’octobre dernier, le Maroc vit, à son échelle, son propre WikiLeaks. Sous le faux profil de Chris Coleman, un compte anonyme distille sur Twitter des centaines de documents de la diplomatie marocaine et aussi des courriels où apparaissent des think tanks, des sociétés de relations publiques, des journalistes, marocains et étrangers, et des collaborateurs de la DGED, les services secrets tournés vers l’extérieur. Certains remontent à 2008 mais la plupart sont récents. Les derniers remontent au 2 octobre.

 

  • Source :
    http://rue89.nouvelobs.com/
  • Lorsque, fin novembre 2010, les premiers câbles du Département d’État ont commencé à être publiés par le New York Times aux États-Unis et d’autres journaux en Europe, ce fut le branle-bas de combat à Washington. D’abord la Maison Blanche puis, à tour de rôle, le chef du Pentagone Robert Gates, celui du Département d’État Hillary Clinton, et bien d’autres se mobilisèrent pour dénoncer l’ « irresponsabilité » de Julien Assange et de ses acolytes journalistes.(pipeaux)

    Tous se sont alors efforcés d’atténuer les critiques envers tel ou tel homme politique étranger qui apparaissait dans les dépêches ; de rassurer les partenaires sur l’invulnérabilité des communications américaines en accélérant l’enquête sur l’origine de la fuite. Le Congrès a, quant à lui, promulgué une législation interdisant, entre autres, de rendre publics les noms des confidents des différents services secrets américains.

    Du coté de la presse et de la société civile, en revanche, d’autres journaux américains ont tenté de concurrencer le New York Times. Parallèlement, universités et fondations organisèrent des débats sur les répercussions de ces révélations sur la politique étrangère des États-Unis, son image dans le monde ou le droit de la presse de tout dire.

    Depuis le début du mois d’octobre dernier, le Maroc vit, à son échelle, son propre Wikileaks. Sous le faux profil de Chris Coleman, un compte anonyme distille sur Twitter des centaines de documents de la diplomatie marocaine et aussi des courriels où apparaissent des think-tanks, des sociétés de relations publiques, des journalistes, marocains et étrangers, et des collaborateurs de la DGED, les services secrets tournés vers l’extérieur. Certains remontent à 2008 mais la plupart sont récents. Les derniers remontent au 2 octobre.

    Un désintérêt surprenant

    Mais une chape de plomb couvre, au Maroc, cette masse de documents accessibles pourtant à tous sur Internet. A part quelques rares déclarations officielles, comme celle de la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, qui a accusé des « éléments pro Polisario » d’avoir agi avec l’appui de l’Algérie, aucun membre du gouvernement, aucun sécuritaire, aucun parti politique ne s’est prononcé sur un sujet aussi majeur. Il n’y a eu, par ailleurs, aucun démenti de l’authenticité des câbles.

    Même prudence pour ce qui est de la presse. Certes il y a eu quelques « papiers » mais, en général, c’était pour s’en prendre à l’Algérie ou reprendre les propos, de cet été, de Christopher Ross, l’Envoyé personnel de Ban Ki-moon pour le Sahara, sur la mauvaise passe que traverse le Front Polisario. Les journaux n’ont pas épluché en détail les télégrammes, les politologues marocains n’ont pas analysé cette manne d’information riche d’enseignements sur la politique étrangère du Maroc, sur la façon dont travaille la diplomatie marocaine ou la DGED sur le Sahara, etc. Personne ne se demande publiquement quelles seront les conséquences de ce déballage sur les conversations entre le Maroc et le Polisario sous l’égide de l’ONU.

    Les dessous de la diplomatie marocaine

    Pourtant il y a matière à débat. D’abord sur cette énorme brèche dans les communications confidentielles du Maroc qu’un service étranger ou un simple hacker pro Polisario, – les paris sont ouverts – , a réussi à ouvrir. Ensuite et surtout sur ce que ces documents nous apprennent.

    Ils nous renseignent avec précision sur l’hostilité de la diplomatie marocaine envers Ross, qui est même décrit comme un alcoolique, malgré son discret appui à la proposition d’autonomie marocaine ; sur le veto marocain (depuis mai 2014) à ce que Kim Bolduc prenne ses fonctions à Laâyoune comme Représentante de Ban Ki-moon ; sur les tensions que tout cela entraîne avec le Secrétariat général de l’ONU et même avec le Département d’État américain; sur les raisons de fond qui incitent Rabat à refuser que le mandat de la Minurso soit élargi et que ce contingent de « casques bleus » puisse s’occuper des droits de l’Homme.

  • çà ressemble a une vengeance de services secrets quin'ont pas eu ce q'ils voulaient à avoir
  • implanter des casques bleus dans cette région frontalière avec l'algérie , je pense que c'est en fait l'Algérie le but final le maroc ne servant que de base de destabilisation frontalière.......