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Des accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea ou Pepsi, afin de minimiser leurs impôts, sont révélés jeudi par 40 médias internationaux s’appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

Ces accords, passés entre 2002 et 2010, représentent des milliards d’euros de recettes fiscales perdues pour les Etats où ces entreprises réalisent des bénéfices, selon l’ICIJ et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, leSüddeutsche Zeitung en Allemagne, l’Asahi Shimbun au Japon.

Des milliards d’euros d’économies chaque année

Dans son enquête de six mois baptisée «Luxembourg Leaks» ou «LuxLeaks», l’ICIJ a eu accès à 28.000 pages de documents de «tax ruling» montrant comment des grandes entreprises «s’appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les déficiences de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu’ils n’y soient pas taxés, ou très faiblement», écrit Le Monde.

Les groupes concernés – sont cités notamment Apple, Amazon, Verizon, AIG, Heinz, Pepsi, Ikea ou les Français Axa et Crédit agricole – réalisent ainsi des milliards d’euros d’économies chaque année grâce à la création d’une filiale, d’une holding ou au déplacement d’un siège social sur le territoire du Grand-Duché. Avec pour but de payer le moins d’impôt possible.

«Le Luxembourg garde ces accords fiscaux secrets» et «ne le notifie pas à ses partenaires européens» bien qu’il soit «mis au courant, de fait, par ces multinationales, de leur stratégie d’évitement de l’impôt», poursuit Le Monde. Les documents obtenus par l’ICIJ ont été établis entre 2002 et 2010 par le cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC), «qui les a rédigés et en a négocié les termes avec l’administration luxembourgeoise», ajoute le quotidien français.

20minutes.fr

 

Le lien Jean-Claude Juncker ( nouveau président de la Comission Européenne) :

Bruxelles aussi, l’affaire fait du bruit. La position de Jean-Claude Juncker, nouveau chef de la Commission européenne mais aussi Premier ministre du Luxembourg à l’époque où ces accords ont été signés, est des plus délicates, alors que l’UE a lancé une enquête sur les pratiques fiscales du grand-duché. Juncker peut-il enquêter sur lui-même ?, interroge la Süddeutsche Zeitung.

courrierinternational.com

 

Les révélations de « LuxLeaks » sur les pratiques d’évasions fiscales mises en place au Luxembourg au profit de diverses multinationales plongeront-elles l’ancien premier ministre du Grand-Duché 1995-2013) aujourd’hui président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans le spleen qu’il a traversé lorsqu’il fut chassé du pouvoir ?

La mauvaise gestion des services de renseignements avait coûté à ce dinosaure de la politique son poste de chef du gouvernement luxembourgeois en 2013. Choqué, il aurait passé 48 heures sans passer un seul coup de fil, dit-on, fumant cigarette sur cigarette. Prendre la tête de la Commission lui avait offert un second souffle. Mais voilà que le passé le rattrape.

lemonde.fr

Compléments en fin d’articles : #UE #CreationUE #UEdesLobbies #Juncker #CIA #Carlyle (#911 / #BUSH / #Laden)

EXPLORE THE DOCUMENTS: LUXEMBOURG LEAKS DATABASE

ICIJ’s Luxembourg Leaks investigation is based on a confidential cache of secret tax agreements approved by Luxembourg authorities, that provide tax-relief for more than 340 companies around the world. These private deals are legal in Luxembourg.

In this interactive application ICIJ has created a visual and searchable database of 548 tax rulings that have been approved by Luxembourg officials with a stamped and signed confirmation letter. In addition, ICIJ is publishing 16 other documents — such as corporate tax returns — related to companies in Luxembourg.

http://www.icij.org/project/luxembourg-leaks/explore-documents-luxembourg-leaks-database