kyoto

 une dépêche AFP a mis en lumière le travail d’un journaliste historien. Ray Waru s’est plongé dans les archives de la Nouvelle-Zélande « qui occupent une centaine de kilomètres d’étagères à Wellington » pour y dénicher des dossiers oubliés et souvent passionnants. C’est ainsi qu’il a retrouvé, entre autres perles, les documents du projet Seal, un programme militaire top-secret développé par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande en 1944 et 45. Le but de Seal ? Créer une bombe à tsunami.

Mais, contrairement à ce que laisse entendre la dépêche de l’AFP, Ray Waru n’est pas le seul redécouvreur du projet Seal. Le dossier tourne depuis 2000, année de sa déclassification, sur les forums conspirationnistes  On peut télécharger l’intégralité des documents scannés en version PDF ici : www.wanttoknow.info/documents/project_seal.pdf

Le but de Seal est décrit sans la moindre ambiguïté :

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« Le mot « raz-de-marée n’est pas strictement correct. Toutefois, l’objectif étant de produire des effets similaires à ceux d’un raz-de-marée naturel, nous conserverons ce terme en l’absence d’un mot mieux approprié. »

Quant à la technique développée par les scientifiques et militaires, elle est assez « brut de fonderie » :

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«Avec une quantité d’environ 2000 tonnes de TNT, divisées en, disons, dix charges égales disposées convenablement, nous pouvons créer des vagues d’une amplitude de 10 à 12 mètres.»

Et le rapport conclut :

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« Une inondation offensive est possible sous certaines conditions favorables. »

La bombe tsunami est un cas d’école qui pose avec acuité le problème de la construction des théories conspirationnistes. Car, si l’interprétation des faits est le plus souvent tendancieuse et/ou délirante, les éléments dont elles se nourrissent méritent parfois d’être pris en considération.

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/politique-economie/complots-et-realite-l-etrange-cas-de-la-bombe-a-tsunami.html#VQbB2o4Lg2hDK5IV.99