Bundesarchiv_B_145_Bild-P106816_Paris_Unterzeichnung_Elysée-Vertrag


LE TRAITÉ DE VERSAILLES Nous avons déclaré précédemment que le Traité de Versailles fut un des docu- ments les plus iniques jamais signé par les représentants des soi-disant nations civi- lisées. L'injustice des clauses de ce «Traité de Paix», dont le peuple allemand fut la victime, rendait une autre guerre mondiale inévitable' 1261 . Il nous faut comprendre les circonstances qui entourèrent la signature de l'Armis- tice du 11 Novembre 1918. Le Haut Commandement Allemand ne demanda pas l'Ar- mistice parce que ses années étaient sur le point d'être défaites. Lorsque l'Armistice fut signé, les Armées allemandes n'avaient subi aucun revers définitif sur le champ de bataille. Le Haut Commandement Allemand demanda l'armistice de façon à pouvoir consacrer ses efforts à prévenir la Révolution Communiste. Rosa Luxemburg et son Spartacus Bund à direction Juive avaient prévu de repro- duire en Allemagne ce que Lénine avait réalisé en Russie une année auparavant. L'Armistice fut signé en tant que «prélude à une Paix négociée». Il est de la plus grande importance de se souvenir de ce fait, car un Armistice conclu selon ces termes est tout à fait différent d'une capitulation sans condition. Le Haut Commandement Allemand prit conscience du danger intérieur qui le me- naçait à la suite d'une grave série d'événements : les révolutionnaires de Rosa Luxem- burg avaient réussi à s'infiltrer dans la flotte allemande de Haute Mer et devinrent très actifs en 1918. Ils firent circuler des rumeurs selon lesquelles les bateaux et les équipages devaient être sacrifiés lors d'une ultime bataille (suicide) contre les marines britanniques et américaines. Les individus qui firent circuler ces rumeurs déclarèrent que l'objectif de la bataille serait d'immobiliser les flottes alliées de telle sorte qu'il leur serait impossible de défendre les côtes britanniques face à une invasion militaire, donnant ainsi la victoire aux Seigneurs de la Guerre Allemands. Les «Cellules» com- munistes poussèrent les marins allemands à la mutinerie, en clamant que l'invasion programmée de la Grande-Bretagne était vouée à l'échec, car les savants britanniques avaient fabriqué une aime secrète. Selon ces rumeurs, la force d'invasion se verrait cer- 126 — L'injustice perpétrée à Versailles ne fut dépassée que par les accords qui entrèrent en vigueur par la suite : Téhéran, Potsdam et Yalta. Nous prouverons que les mêmes influences maléfiques furent à l'œuvre dans toutes ces négociations (n.d.a.). - 143 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER née par une mer de flammes, produite à partir de compositions chimiques tirées grâce à des canons installés sur la terre ferme, ou lancés à partir d'avions. Le feu, la chaleur et le manque d'oxygène rendraient impossible la survie. Les subversifs prétendirent que la seule façon d'éviter un tel sort, c'était de faire une révolution qui mettrait un terme à la guerre. Les marins allemands se mutinèrent le 3 Novembre 1918. Le 7 Novembre un important Corps de marins déserta alors qu'il se rendait sur le Front de l'Ouest. On les avait persuadés qu'ils seraient utilisés comme «fer de lance» de la prétendue invasion de la Grande-Bretagne. Pendant ce temps, des soulèvements avaient entraîné des fermetures d'usines dans de nombreux centres industriels allemands. Les «subversifs» parlaient de défaitisme. La situation se détériora jusqu'à l'abdication du «Kaiser», le 9 Novembre 1918. Le Parti Social-Démocrate constitua immédiatement un Gouvernement Républi- cain et l'Armistice fut signé le 11 Novembre 1918. Les chefs communistes du Sparta- cus Bund avaient placé leurs «Cellules» en des endroits-clés à l'intérieur du nouveau gouvernement et parmi les forces armées. Leurs actions créèrent partout une situa- tion de chaos. Rosa Luxemburg joua alors son atout. Elle obligea le gouvernement socialiste à donner l'ordre de démobilisation immédiate des forces armées allemandes. Cette action empêcha le Haut Commandement Allemand d'utiliser ses troupes très disciplinées pour prévenir la révolution (imminente) qui éclata en Janvier 1919. Avant d'usurper le pouvoir en Allemagne, Rosa Luxemburg avait reçu la promesse d'une aide financière et militaire de la part des Banquiers Internationaux, aide qu'ils avaient accordée à Lénine et à Trotsky un an auparavant. Les phases préliminaires de son coup d'état révolutionnaire furent financées par le fonds qu'ils avaient consti- tué chez l'ambassadeur soviétique Joffe. Le coup d'état révolutionnaire ne put aboutir au résultat auquel Lénine était arrivé en Russie car l'aide promise ne lui parvint pas alors que Rosa Luxemburg déclenchait sa première attaque. Elle réalisa alors que les hommes qu'elle considérait comme ses amis avaient trahi son Spartacus Bund Juif. Ce simple incident prouverait que «le Pouvoir Occulte» derrière le Mouvement Révolu- tionnaire Mondial sert uniquement ce qui favorise ses intérêts et lâche qui il veut au moment où il veut. La majorité des directeurs du Mouvement Révolutionnaire Mon- dial descend des Khazars, Tartares et autres races mongolo-asiatiques non-sémites qui adoptèrent entre le VIl ème et le VIII ème siècles la religion juive, celle-ci convenant à leurs desseins égoïstes [127] . Ces individus ont manipulé les Juifs et les Gentils comme des «Pions sur l'Échiquier». Le dessein de ces tristes personnages était double. Les hommes qui pensèrent et dirigèrent le Mouvement Révolutionnaire Mondial ne voulaient pas que lAllemagne fut «soviétisée» AVANT d'avoir utilisé le peuple allemand pour une autre guerre contre la Grande-Bretagne. Ils calculèrent qu'une Deuxième Guerre Mondiale épuiserait complètement les deux Empires, leur donnant ainsi la possibilité de les subjuguer facilement grâce aux ressources de l'U.R.S.S. qu'ils contrôlaient depuis la dictature de Lénine. Afin de pouvoir déclencher une Deuxième Guerre Mondiale, ils pensèrent qu'il était nécessaire d'instaurer 127 — Consulter «Thelron Curtain over America» (Le Rideau de Fer sur l'Amérique) du Prof. John Beaty. Wilkinson Publishing Compagnie, Dallas, Texas, pages 15-16 (n.d.a.). - 144 - LE TRAITE DE VERSAILLES en Allemagne une profonde haine antisémitique dans le but de diviser l'Europe en deux camps opposés : fascistes et antifascistes. Le Plan réclamait de tous les pays communisés qu'ils restent neutres, du point de vue militaire, pendant que leurs agents feraient tout leur possible pour aggraver la situation que des esprits supérieurs avaient créée chez l'adversaire. Après que la révolution, dominée par les Juifs ait échoué par manque d'aide, le peuple aryen allemand eut pleinement sa revanche sur le peuple Juif. Des milliers de Juifs, hommes, femmes et enfants furent rassemblés au cours de la nuit et exécutés. Rosa Luxemburg et son bras droit Karl Liebknecht furent capturés et tués d'une balle dans la tête comme des chiens enragés par un lieutenant allemand. Une fois de plus, un grand nombre de Juifs durent payer l'addition pour les crimes d'un petit groupe de «gangsters» internationaux qui les utilisaient comme des «pions» sur le jeu de l'in- trigue internationale. Afin de prolonger et d'intensifier la haine du peuple allemand envers les Juifs, la propagande les accusa d'avoir provoqué la défaite des armées allemandes ainsi que les termes injustes et humiliants imposés par le Traité de Versailles. La propagande ren- força en Allemagne la tendance vers le National-Socialisme en présentant la Grande- Bretagne, la France et les États-Unis comme des pays capitalistes avares influencés et contrôlés par les Banquiers Juifs Internationaux. Ainsi, la voie était préparée pour l'avènement d'Hitler. Peu après la signature de l'Armistice, les Banquiers Internationaux donnèrent comme instruction à Lénine de consolider l'acquit communiste et de préparer les États Soviétiques à se défendre contre une agression capitaliste. Lénine annonça que ce serait sa politique, mais Trotsky désapprouva fortement. Il recommanda la révolu- tion immédiate dans tous les pays européens qui n'avaient pas été subjugués. Il voulait aider le Spartacus Bund en Allemagne Afin de maintenir la flamme de l'esprit révolu- tionnaire. Lénine déclara fermement que leur premier devoir était d'établir la zone d'influence communiste dans tous les pays du monde situés entre les 35ème et 45ème parallèles de l'hémisphère Nord. Il annonça qu'il soutiendrait l'action révolutionnaire uniquement dans les pays compris entre ces limites. Les pays les plus importants étaient l'Espagne, l'Italie, la Grèce, certaines régions d'Asie Mineure comprenant la Palestine, certaines régions de la Chine et la zone comprise de part et d'autre de la frontière du Canada et des États-Unis. Lénine avertit la Troisième Internationale qu'il était du devoir des dirigeants révolutionnaires de tous ces pays d'organiser leurs partis Afin d'être prêts à renverser leurs gouvernements lorsque les forces extérieures auraient créé la situation propice à la révolution. L'échec de Rosa Luxemburg fut cité en exemple, montrant ce qui arriverait si l'on menait une action révolutionnaire indépendante. Le plan stratégique de Lénine est connu dans les cercles militaires sous le nom de «Plan du Bœuf Musqué» parce que ces animaux du Nord ont pu survivre aux attaques de leurs ennemis grâce au simple expédient qui consiste à former un cercle en se ras- semblant et à faire face aux ennemis. Les veaux étaient placés à l'intérieur du cercle. Les loups et les ours ne pouvaient attaquer le troupeau de flanc ou par l'arrière. S'ils avaient attaqué de face, ils auraient été blessés à mort par les cornes ou taillés en lam- - 145 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER beaux par les sabots des bœufs, tranchants comme des rasoirs 11281 . Lénine justifia son abandon de Rosa Luxemburg en prétextant qu'il avait pu ainsi organiser les Armées Soviétiques et résister aux redoutables attaques des pays capi- talistes de 1919 à 1921. En 1921, Lénine déclara aux membres de la Troisième In- ternationale que l'Espagne devait être le prochain pays «soviétisé» et accusa Rosa Luxemburg d'avoir été responsable de la vague d'anti-sémitisme qui avait déferlé sur l'Allemagne. La Troisième Internationale envoya alors Karl Radek en Allemagne pour diriger le mouvement communiste. Il avait l'autorisation d'agir selon ses propres initia- tives quant au recrutement, à l'organisation et à la formation du parti, mais on l'avertit de «ne pas entreprendre» d'action révolutionnaire sauf sur ordre du Komintern. Le Komintern était sous la coupe de Lénine et en conséquence, des Banquiers Interna- tionaux. Après avoir défini les lignes directrices pour que la situation intérieure en Alle- magne coïncide avec leur Plan à longue échéance, les «gangsters» internationaux por- tèrent ensuite leur attention sur la Palestine qui occupait une position géographique centrale dans leurs plans généraux de conquête mondiale. De plus, ils savaient que des géologues réputés avaient localisé d'énormes gisements de minéraux dans une zone qui englobait la Mer Morte. (Il s'agissait de Cunningham-Craig dont nous avons parlé précédemment.) Ils décidèrent pour cette raison de subventionner le Sionisme Poli- tique afin de favoriser leur double dessein : 1. Contraindre les nations du monde entier à faire de la Palestine un Foyer Natio- nal pour les Juifs qui disposeraient d'un «État Souverain» contrôlé par leur richesse et leur pouvoir. Si leur Plan à longue échéance aboutissait à une Troi- sième Guerre Mondiale, ils auraient la possibilité d'utiliser leur «État Souve- rain» pour étendre le contrôle qu'ils exerçaient sur les nations communisées, à l'ensemble du monde. Une fois cette opération accomplie, ils pourraient cou- ronner le «Roi de l'Univers, dieu sur la terre» 11291 . Le plan à longue échéance tel que nous l'avons exposé dans le chapitre 8 prouve que c'est bien là leur intention. 2. Assurer le contrôle de la richesse minérale estimé à cinq billions de dollars qu'ils savaient cachée dans et aux alentours des rivages de la Mer Morte. Les événements qui se produisirent montreront comment ils arrivèrent à leur double visée. Après que la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis eurent reçu la tâche de constituer un Foyer National pour les Juifs en Palestine, suite à la Déclaration Balfour d'Avril 1917, Lord Allenby reçut l'ordre de chasser les Turcs d'Asie Mineure et d'occuper la Terre Sainte. Le fait que la Palestine dût être cédée aux Juifs ne fut connu qu'après que les Arabes eurent aidé Allenby à accomplir sa tâche. De l'avis général, la Palestine ne pouvait devenir qu'un Protectorat britannique. Aussitôt après l'entrée triomphale de Lord Allenby à Jérusalem, les Banquiers In- ternationaux «persuadèrent» les gouvernements Alliés d'obliger leurs émissaires poli- 128 — Le temps avait bien fait mûrir ce plan à longue échéance et cela explique pourquoi la Chine est tombée aux mains des communistes (n.d.a.). 129 — A l'heure actuelle, il semblerait que ce personnage soit Maitreya (n.d.l.r.). - 146 - LE TRAITE DE VERSAILLES tiques à se constituer en Commission Sioniste. Officiellement, les membres de cette Commission étaient envoyés en Palestine pour maintenir une liaison entre l'adminis- tration militaire et les Juifs. Leur véritable dessein était de «conseiller» le général Clay- ton de façon à ce que son administration militaire puisse favoriser leurs plans secrets. La Commission Sioniste commença à fonctionner dès Mars 1918. Siégeaient parmi les membres de la Commission Sioniste : - Le Major Ormsby-Gore qui devint par la suite Lord Harlich. Le major était directeur de la Midland Bank, de la Standard Bank of South Africa et de l'Union Corporation [130] . Le Major James de Rothschild, fils d'Edmond de Rothschild, de Paris, qui possédait auparavant les colonies Rothschild en Palestine et fut membre Libéral au Parlement britannique. Il occupa cette fonction de 1929 à 1945, et fut nommé ministre parlementaire dans le Gouvernement de coalition Churchill/travaillistes . Le lieutenant Edwin Samuel qui devint par la suite le Chef de la censure du gouvernement britannique pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il fut nommé directeur en chef de la Radiodiffusion de Palestine après la fonda- tion de l'État d'Israël, en 1948 [131] . - M. Israël Sieff, qui était directeur de «Marks and Spencers», les gigantesques magasins départementaux britanniques. Sieff était un proche associé des Banquiers Internationaux. Il fin nommé directeur du Comité de Planifica- tion Economique et Politique. Il était membre permanent du «Brain Trust» qui «conseilla» les Gouvernements britanniques successifs. Sa position en Grande-Bretagne fut comparable à celle de Bernard Baruch aux États-Unis d'Amérique de 1918 à ce jour. M. Sieff rendit aux Banquiers Internationaux des services si éminents qu'on le fit «Commandeur de l'Ordre des Macca- bées». Léon Simon, qui fut anobli par la suite et placé à la tête des Postes Générales britanniques, contrôlait tous les moyens télégraphiques, téléphoniques et les câblogrammes. Les autres membres de la Commission étaient le Dr Elder, M. Joseph Cowen et M. Chaïm Weizmann, tous amis intimes des richissimes Sionistes d'Amérique [132] . Sir R. Storrs déclara qu'on avait envoyé la Commission Sioniste en Palestine «avant» que la Conférence de la Paix ne débute ses travaux, ceci afin de créer une atmosphère 130 — Les directeurs de la Standard Bank aidèrent à provoquer la Guerre des Bœrs pour s'ar- roger le contrôle des gisements diamantaires et aurifères en Afrique (n.d.a.). 131 — Il attrait été beaucoup plus exact de lui attribuer le titre de «Directeur en chef de la Pro- pagande des Banquiers Internationaux» (n.d.a.). 132 — La Palestine revêt une telle importance dans les plans des dirigeants du Mouvement Révolutionnaire Mondial que plusieurs livres ont été écrits sur le sujet. Les lecteurs qui dé- sirent en apprendre davantage devraient lire : «La Palestine, la réalité» de J.M.N. Jeffries ; «Le Complot Palestinien» de B. Jensen ; «Le Sionisme et la Palestine» de Sir Ronald Storrs (qui fut le premier gouverneur de Jérusalem). ; «Genève contre la Paix» du Comte de St Aulaire (qui fut ambassadeur de France au Palais de St James en Angleterre). ; «La Conférence de la Paix, de Paris» du Dr Dillon, Londres 1919 ; «Dossier d'Accusation» du Major C. H. Douglas (n.d.a.). - 147 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER favorable à l'établissement d'un Foyer National pour les Juifs mais également pour sti- muler les financiers qui l'appuyaient. Les Banquiers Internationaux dominèrent la Conférence qui aboutit au Traité de Versailles. Nous en avons la preuve dans le fait qu'en Janvier 1919, M. Paul Warburg (qui avait instauré le Système de la Réserve Fédérale aux États-Unis) arriva à Paris à la tête de la délégation américaine. Son frère, Max, arriva à la tête de la délégation alle- mande. Le Comte de St Aulaire nous apprend : «Ceux qui cherchent la vérité ailleurs que dans les documents officiels savent que le Président Wilson, dont les élections avaient été financées par la Grande Banque de New York (Kuhn-Lœb et Compagnie), fit preuve d'une obéissance presque aveugle aux ordres des ces Messieurs». Le Docteur Dillon déclare : «La série d'expédients manigancés et imposés dans ce but, le fia par les Juifs (= représentants des Banquiers Internationaux) rassemblés à Paris dans le dessein d'exécuter leurs programmes méticuleusement élaborés. Ils réus- sirent en grande partie». Le Mandat de Palestine a été élaboré par le Professeur Félix Frankfurter, éminent Sioniste américain qui devint par la suite Conseiller en Chef du Président Roosevelt à la Maison Blanche. Il était secondé par le très Honorable Sir Herbert Samuel, le Dr Jacobson, le Dr Fiewel, M. Sacher, M. Landman, M. Ben Cohen et M. Lucien Wolfe [133] qui exerçait une influence terrible sur M. David Lloyd George. On disait qu'il avait en sa possession tous les secrets du ministère des Affaires Etrangères (Foreign Office) britannique 11341 . Aux conférences préparatoires, M. Mandel (dont le vrai nom était Rothschild) fut le secrétaire privé du français M. Clemenceau. M. Henry Morgenthau occupait dans la délégation des États-Unis la fonction de contrôleur général. Il était le père du futur ministre des Finances du Président Roosevelt. Un autre homme associé aux Banquiers Internationaux, M. Oscar Strauss, joua un rôle important dans la constitution de la Société des Nations et dans l'élaboration de ses politiques pour qu'elles coïncident avec le Plan à longue échéance des «gangsters» internationaux : la domination mondiale absolue. M. Lucien Wolfe nous dit à la page 408 de ses «Essais sur l'Histoire Juive» qu'un «petit groupe d'autres juifs éminents furent les signataires du Traité de Paix. Louis Klotz signa le Traité de Versailles pour la France (il fut impliqué par la suite dans des transactions financières louches et se retira de la vie publique), le Baron Sonino pour l'Italie etEdwin Montague pour l'Inde». M. Harold Nicolson, auteur de «La Construction de la Paix 1919-1944» déclare à la page 243 que Wolfe lui affirma que tous les Juifs bénéficieraient d'une protection internationale tout en conservant les droits nationaux. M. Georges Batault, quant à lui, nous apprend dans «Le Problème Juif, à la page 38 : «Nous devons accuser les Juifs de 133 — M. Lucien Wolfe publia en 1934 : «Essais sur l'Histoire Juive» (n.d.a.). 134 — Voir le Jewish Guardian, numéro de Juin 1920 ; « The Sunender ofan Empire» (La Capi- tulation d'un Empire) de Nesta H. Webster p. 357, 1933 ; «Le Complot Palestinien» de B. Jen- sen, p. 60 (n.d.a.). - 148 - LE TRAITE DE VERSAILLES l'entourage de Lloyd George, Wilson et Clemenceau, d'avoir créé une Paix Juive». Une fois de plus, la race Juive fut accusée des crimes de quelques financiers impitoyables. Au printemps de 1919, Bêla Kun usurpa le pouvoir en Hongrie et essaya de mettre en pratique les idées de Lucien Wolfe. La dictature de Bêla Kun dura seulement trois mois, mais au cours de ce laps de temps des dizaines de milliers de chrétiens furent expropriés et assassinés sauvagement. On compta parmi les victimes des ouvriers, des officiers, des marchands, des propriétaires fonciers, hommes et femmes, prêtres et laïcs. Le «Nouveau Livre International de l'armée 1919» déclare entre autres : «Le gou- vernement de Bêla Kun était composé presque exclusivement de Juifs qui occupaient aussi des postes administratifs. Les communistes s'étaient associés d'abord aux socia- listes qui ne constituaient pas un parti radical extrémiste mais ressemblait plutôt aux partis ouvriers ou aux groupes syndicalistes des autres pays. Toutefois Bêla Kun ne choisit pas son équipe chez eux mais se tourna vers les Aie et constitua en fait une bureaucratie juive». L'Histoire nous rapporte qu'après trois mois de pillage systématique, d'enlève- ments, d'assassinats en tous genres, Bêla Kun fut déposé. «Au lieu de l'exécuter on l'interna dans un asile d'aliénés». Des agents du groupe qu'il avait si bien servi s'arran- gèrent pour le faire libérer et il retourna en Russie. On le mit à la tête de la Tchéka qui terrorisait les Ukrainiens afin de les soumettre et ce, au moment où on donnait l'ordre à Staline de collectiviser l'agriculture des Soviets. Cinq millions de paysans moururent de faim pour avoir refusé d'obéir aux diktats. Plus de cinq autres millions furent en- voyés aux Travaux Forcés en Sibérie. Lorsque Staline essaya de transformer l'Espagne en une dictature communiste, en 1936, il choisit Bêla Kun pour y organiser «le Règne de la Terreur». Voici maintenant un bel exemple du pouvoir des Banquiers Internationaux. Il s'agit d'un incident qui se produisit au cours des conférences préparatoires à Paris, en 1919. Les négociateurs tendaient à s'écarter de la politique fixée par les Banquiers Inter- nationaux. Sur ce, Jacob Schiff de New- York adressa au Président Wilson qui était présent à la Conférence de Paris, un télégramme de deux mille mots. Il donnait des «instructions» au Président des États-Unis sur ce qu'il fallait faire quant au mandat de Palestine, aux réparations allemandes, à la Haute Silésie, à la Sarre, au Corridor de Dantzig et pour Fiume. Le câblogramme était daté du 28 Mai 1919. Schiff l'envoya au nom de l'Association de la Société des Nations Libres [135] . Dès qu'il reçut le câblogramme, le Président Wilson modifia aussitôt le sens des négociations. A propos de cet incident, le Comte de St Aulaire déclara : «Le Traité de Versailles, au sujet de ces cinq questions, fut dicté par Jacob Schiff et ses coreligion- naires» [136] . Nous devons remarquer à nouveau que le petit peuple Juif n'avait absolu- ment rien à voir quant à l'élaboration de la politique que les Banquiers Internationaux voulaient faire appliquer par Lloyd George, le Président Wilson et le Premier ministre Clemenceau. 135 — Cette Société était financée et sous la coupe de cinq Banquiers Américains (n.d.a.) 136 — Voir «Genève contre la Paix», page 90 (n.d.a.). - 149 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Dès qu'on eut «persuadé» les Gouvernements alliés de faire de la Palestine un Pro- tectorat britannique (comme le demandait le télégramme), les Banquiers Internatio- naux donnèrent comme instructions à leurs agents de rendre les tenues du Traité de Paix si rigoureux qu'il serait impossible au peuple allemand de les tolérer plus long- temps. Il s'agissait de la partie du plan qui visait à susciter chez les Allemands une haine des Britanniques, des Français, des Américains et des Juifs de façon à ce qu'ils fussent de nouveau prêts à se battre pour récupérer ce qui leur appartenait de droit. Aussitôt le Traité de Versailles signé, la drôle de guerre «Capitalistes contre Bol- cheviks» commença. Cette guerre permit à Lénine de justifier sa politique d'aban- don des révolutionnaires allemands et de consolider les résultats auxquels il était déjà arrivé en Russie. On ne permit jamais à la guerre contre le Bolchevisme de mettre en danger la dictature de Lénine. Elle se termina en 1921, et le résultat fut que les Bolche- viks s'en tirèrent avec un énorme prestige, tandis que les pays capitalistes perdaient de leur crédibilité. Cette situation prépara le chemin aux agents des Banquiers Interna- tionaux qui suggérèrent d'admettre les États Soviétiques à la Société des Nations dans «l'intérêt d'une paix stable». Le gouvernement britannique, toujours enclin à obéir aux «exigences» des Ban- quiers Internationaux, fut le premier à se conformer à la nouvelle «requête». La France le suivit le 28 Octobre 1924. Après que l'infâme Litvinov eut travaillé Henry Morgenthau et Dean Acheson (tous deux sous la coupe de Félix Frankfurter et de Louis D. Brandeis), le Président Roosevelt reconnut les Soviétiques le 16 Novembre 1933. La Société des Nations les accepta alors comme membres. A partir de ce moment-là, la Société des Nations ne fut, plus ou moins, qu'un instrument entre les mains de Staline. Ses agents façonnèrent sa politique et ses activités pour qu'elles cadrent avec les Plans à longue échéance des dirigeants du Mouvement Révolutionnaire Mondial [137] . Une fois que les pays communistes eurent été admis à la Société des Nations, les Francs-Maçons du Grand Orient qui étaient délégués ou faisaient partie du personnel, s'en chargèrent 11381 Henry Wickham Steed, ancien rédacteur-en-chef du Tintes de Londres, qui était considéré comme l'un des hommes les mieux informés du monde, mentionna à plu- sieurs reprises le fait que les Banquiers Internationaux dominaient les affaires mon- diales. Il fit la déclaration suivante aussitôt après la signature du Traité de Versailles : «J'affirme que les premiers instigateurs (qui obligèrent les Puissances Alliées à recon- naître la dictature bolchevik) étaient Jacob Schiff; Warburg et d'autres financiers inter- nationaux qui souhaitaient par dessus tout soutenir les Bolcheviks Juifs de la Russie « [139] . 137 — Pour de plus amples détails, lire «Le Jour Mémorable de Moscou dans l'Histoire Améri- caine» par Wm La Varre ; numéro d'Août de la revue de la Légion Américaine. Et aussi le livre de Trotsky intitulé «Staline» (n.d.a.). 138 — Lire «The Hidden Hand» (La Main cachée) du Colonel A.H. Lane, page 28. Nahum Sokolov qui était Président du Comité Exécutif du Congrès Sioniste fit cette déclaration le 25 Août 1952 : «La Société des Nations est une idée Juive» 139 — Lire «Ihrough thirty years» (Trente années de vie politique en Europe) de Henry Wic- kham Steed ; Londres, Tome II, pages 301-302 (n.d.a.). - 150 - LE TRAITE DE VERSAILLES Léo Maxse écrivait dans le numéro d'Août 1919 de la «Revue Nationale» : «Quel que soit celui qui tient le pouvoir à Downing Street: conservateur, radical, ligueur ou pseudo-bolchevik, les Juifs internationaux font la loi. Voilà le mystère de la «Main ca- chée» que personne n'a expliqué intelligemment». Une fois de plus, le mot «Juif» aurait pu être remplacé par celui de «Banquier» ou de «Gangster». Dans le même genre, il aurait été aussi injuste d'accuser tous les catholiques romains des crimes perpétrés par certains chefs de la «Mafia romaine» qui avaient abandonné depuis longtemps la pratique de leur religion [140] . Lorsque M. Winston Churchill visita la Palestine en Mars 1921, on lui demanda de recevoir une délégation de dirigeants musulmans. Ils protestèrent parce que l'objectif final du Sionisme Politique était de donner les ressources naturelles de la Palestine aux seuls Juifs. Ils firent remarquer que les Arabes occupaient la Palestine depuis plus de mille ans et demandèrent (à Churchill) qu'il usât de son influence pour réparer ce qu'ils considéraient comme une grande injustice. On rapporte que Churchill leur au- rait répondu : « Vous me demandez de désapprouver la Déclaration Balfour et d'arrêter l'immigration (Juive). Ce n'est pas en mon pouvoir... et ce n'est pas dans mes intentions... Nous pensons que c'est bon pour le monde, pour l'Empire britannique et aussi pour les Arabes... et nous veillerons à ce que cela soit» [141] . Lorsque Churchill fit cette réponse aux Arabes, il pensait selon toute probabilité à la menace qu'avait proférée Chaïm Weizmann, agent des Banquiers Internationaux depuis de nombreuses années. Un an avant là visite de Churchill en Palestine, Weiz- mann avait fait une déclaration officielle, publiée dans le «Judische Rundschau», nu- méro 4 de 1920 qui avertissait : «Nous nous établirons en Palestine que vous le vouliez ou non... Vous pouvez hâter notre arrivée ou aussi bien la retarder. Il est toutefois dans votre intérêt de nous aider pour que notre puissance constructrice ne se transforme pas en une puissance destructrice qui renverserait le monde». Nous devons étudier cette déclaration de Weizmann en relation avec une autre déclaration, celle d'un Banquier International lors d'un rassemblement de Sionistes à Budapest en 1919. Le Comte de St Aulaire en fait mention en évaluant les chances d'un gouvernement mondial : «Dans l'aménagement du Monde Nouveau, nous donnons les preuves de notre organisation à la fois pour la révolution et pour la construction, par la S.D.N qui est aussi notre oeuvre. Le bolchevisme est l'accélérateur, l'autre le frein de la mécanique dont nous sommes le moteur et la direction... Le but ? Il est marqué par notre mission» [142] . C'est le Gouvernement Mondial. 140 — Ce furent les allusions à la «Puissance Secrète» et à la «Main cachée» faites par Steed, Léon de Poncins, Mme Webster, Maxse et d'autres qui me poussèrent à enquêter sur le sujet afin de trouver la bonne réponse (n.d.a.). 141 — L'auteur n'appréciera le sens de cette déclaration qu'en 1954 lorsque le Premier ministre Churchill -au cours de sa visite à Bernard Baruch déclara : «Je suis un Sioniste et j'ai toujours encouragé le Sionisme» et poursuivit en recommandant fortement la «coexistence pacifique avec les Nations communistes». Comme les États communistes ne sont en fait que des dic- tatures soutenues par la Finance Internationale, nous devons supposer qu'en 1921 comme en 1954, Churchill savait déjà secrètement que ces États étaient les mieux adaptés, les plus capables de fonctionner sous la loi [communiste] de notre époque (n.d.a.). 142 — Voir «Genève contre la Paix» à la page 91 (n.d.a.). - 151 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Ces deux déclarations réunies nous font comprendre l'extension internationale de leurs visées secrètes. Huit ans après avoir terminé ce chapitre du manuscrit originel, je reçus des Services de Renseignements Canadiens, le rapport qui va suivre. Les décla- rations faites à la Conférence de Budapest du 12 Janvier 1952 corroborent parfaite- ment mes affirmations de 1944 et confirment les conclusions auxquelles j étais arrivées en 1924. J'insère donc ici le discours prononcé en 1952, mot pour mot. Il fut originelle- ment publié dans une revue américaine «Common Sensé» de M. Eustace Mullins, une autorité en matière de conspiration marxiste [143] . « Un rapport en provenance d'Europe cite le discours suivant du Rabbin Emmanuel Rabinovitch lors d'une réunion spéciale du Conseil d'Urgence des Rabbins Européens tenue à Budapest (Hongrie), le 12 Janvier 1952 : Salutations, mes enfants. Nous vous avons appelé ici afin de récapituler les princi- pales étapes de notre nouveau programme. Comme vous le savez, nous avions espéré disposer de vingt années entre les deux guerres afin de consolider les gains énormes que nous avons réalisés grâce à la Deuxième Guerre Mondiale. Mais l'accroissement de notre population dans certaines zones vitales provoque une opposition contre nous. Nous devons maintenant travailler en usant de tous les moyens mis à notre disposition pour précipiter la Troisième Guerre Mondiale dans un délai de cinq ans. Le but pour lequel nous avons tant halé, tous unis, depuis trois mille ans, est enfin à notre portée et son accomplissement est d'une telle évidence qu'il est dans notre intérêt d'accroître nos efforts et notre prudence davantage encore. Je puis sans crainte vous promettre qu'avant dix ans, notre race aura pris la place qui lui revient dans le monde, à savoir que tout Juif sera Roi, et tout Gentil, esclave [U4] . (Applaudissements dans l'assistance) Vous vous rappelez du succès de notre campagne de propagande dans les années 1930 qui exacerba les passions anti-américaines en Allemagne et les passions anti-al- lemandes en Amérique et qui aboutit à la Deuxième Guerre Mondiale. Une campagne de propagande semblable est menée de façon intensive dans le monde, actuellement. Nous développons une fièvre guerrière en Russie par une incessante campagne anti- américaine pendant qu'une panique anticommuniste à l'échelle de la nation déferle sur l'Amérique. Cette campagne oblige toutes les petites nations à choisir entre une associa- tion avec la Russie ou une alliance avec les États-Unis. Notre problème le plus urgent, en ce moment, est d'enflammer l'esprit militariste «à la traîne» des Américains. L'échec de la Loi de Service Militaire fut un grand revers pour nos plans, mais nous sommes assurés qu'une mesure appropriée set-a prise par le Congrès aussitôt après les élections de 1952. Les Russes, aussi bien que les peuples asiatiques sont tout à fait sous notre contrôle et ne s'opposeront pas à la guerre. Mais nous devons attendre pour circonve- nir les Américains. Nous espérons le faire grâce à la résurgence de l'antisémitisme qui travailla si bien à unifier les Américains contre l'Allemagne. Nous comptons fortement sur des rapports de violences antisémites en Russie [U5] pour nous aider à susciter une 143 — Eustace Mullins est l'auteur de «La Conspiration de la Réserve Fédérale", Publiée par Common Sensé, New Jersey, États-Unis (n.d.a.). 144 — Ce plan est en voie de réalisation, et ce dans tous les domaines : religieux, politique, économique, social, artistique (n.d.l.r.). 145 — Cet éclairage expliquerait-il pourquoi le leader russe Jirinovski (pourtant d'origine - 152 - LE TRAITE DE VERSAILLES indignation aux États-Unis et amener un front de solidarité contre la puissance sovié- tique. Simultanément, afin de démontrer aux Américains la réalité de l'antisémitisme, nous prêterons, grâce à de nouvelles sources, d'importantes sommes d'argent aux éléments fortement antisémites d'Amérique, pour augmenter leur efficacité. Puis nous provoquerons des réactions antisémites dans plusieurs de leurs grandes villes qui serviront notre double dessein qui consiste à révéler les mouvements réactionnaires en Amérique — nous leur imposerons alors le silence — et de souder les États-Unis en un bloc homogène anti-russe. En l'espace de cinq ans, l'objectif de ce programme sera atteint : une Troisième Guerre Mondiale qui surpassera en destruction tous les conflits antérieurs. Israël bien sûr, res- tera neutre, et lorsque les deux partis seront dévastés et épuisés, nous nous poserons en arbitres, grâce à notre Commission de Contrôle qui visitera tous les pays ruinés. Cette guerre mettra fin une fois pour toutes à notre combat contre les Gentils. Nous révélerons au grand jour notre identité et celles des races d'Asie et d'Afrique. Je peux déclarer avec assurance que la dernière génération d'enfants blancs vient de naître. Nos commissions de contrôle, dans l'intérêt de la paix et dans celui d'effacer les tensions inter-raciales, interdiront aux Blancs de se marier avec des Blancs. Les femmes Blanches devront co- habiter avec des hommes de Races Foncées, et les hommes Blancs avec des Femmes Noires. Ainsi, la race Blanche disparaîtra car mélanger le Noir avec le Blanc signifie la fin de l'homme Blanc [U6] . Notre ennemi le plus dangereux ne sera plus qu'un souve- nir. Nous nous embarquerons pour une ère de dix mille ans de paix et d'abondance, la Pax Judaïca, et notre Race exercera un contrôle absolu sur le monde. Notre intelligence supérieure nous permettra facilement de régner en Maîtres sur un monde de peuples foncés». Question de l'assistance : «Rabbi Rabinovitch, qu'en sera-t-il des différentes reli- gions après la Troisième Guerre Mondiale ?» Rabinovitch : «Il n'y aura plus de religions. Non seulement l'existence d'une classe de prêtres demeurerait un danger perpétuel pour notre domination, niais la croyance en une vie après la mort donnerait une force spirituelle aux éléments inconciliables dans de nombreux pays et leur permettrait de nous résister. Nous maintiendrons toutefois les rites et les coutumes du Judaïsme en tant que signe de notre caste dirigeante héré- ditaire, et nous renforcerons les lois raciales de façon à ce qu'aucun Juif ne se marie en dehors de notre race et qu'aucun étranger ne soit accepté. Nous pourrions être amenés à laisser se reproduire les jours sinistres de la Deuxième Guerre Mondiale — lorsque nous fûmes obligés de laisser les bandits hitlériens sacrifier une partie de notre peuple — pour disposer des prétextes ou des témoignages adéquats et justifier ainsi dans la légalité les procès et les exécutions des dirigeants d'Amérique et de Russie, jugés en tant que criminels de guerre, après que nous ayons dicté la paix. juive) a obtenu un large financement après un voyage éclair à New York au début des années 90 ? (n.d.l.r.). 146 — Il est évident que le déclin démographique de la population blanche, accompagné d'une politique d'immigration massive en Occident, d'une perversion des mœurs et de l'apostasie religieuse, s'est développé avec célérité depuis le début des années 80... La mise en pratique d'une telle politique exécutée par les gouvernants répond bien à l'exécution d'un Plan (datant au moins de 1952). ! Voir l'ouvrage 2000 : L'année charnière (n.d.l.r.). - 153 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Je suis sûr que vous avez, que vous aurez besoin d'un peu de I préparation pour un tel ouvrage, car le sacrifice a toujours été le mot d'ordre de notre peuple et «la mort de quelques milliers de Juifs en échange de la domination mondiale est vraiment un prix infime à payer. » Afin de vous convaincre de la certitude de cette domination, laissez-moi vous faire remarquer comment nous avons transformé toutes les inventions de l'homme blanc en amies qui se sont retournées contre lui. Ses imprimeries et ses radios sont les porte- paroles de nos désirs, «et ses industries lourdes, les instruments avec lesquels il arme l'Asie et l'Afrique contre lui». Nos intérêts à Washington soutiennent magnifiquement les Programmes en quatre points concernant le développement de l'industrie dans les zones reculées du monde de façon à ce qu'après la destruction des industries et des villes d'Europe et d'Amérique par la guerre atomique, les Blancs ne puissent résister aux importantes masses de peuples de couleurs qui maintiendront une supériorité techno- logique incontestée 11 " 1 . Ainsi, en ayant la vision de la victoire mondiale devant vos yeux, retournez dans vos pays et intensifiez votre admirable travail jusqu'à ce jour proche où Israël se révélera dans sa destinée glorieuse comme la Lumière du Monde». Le mot Illuminati a pour signification «porteur de lumière» ! Ce discours confirme bien ce que j'ai toujours dit, à savoir que le Pouvoir Occulte a délibérément suscité l'antisémitisme, et aussi l'anticommunisme, pour l'accomplis- sement de ses desseins. Il prouve également que les Illuminati ont utilisé le commu- nisme, le Sionisme et le Fascisme pour favoriser leurs visées secrètes. Et ils utilise- ront, s'ils le peuvent, la Démocratie Chrétienne contre le communisme pour amener la phase suivante de leur Plan à longue échéance : la Troisième Guerre Mondiale ! Mais le trait le plus éclairant du discours est celui qui dévoile la façon dont les Illuminati se servent d'un Rabbin Juif pour convaincre d'autres coreligionnaires qu'ils seront la classe dirigeante du Nouvel Ordre Mondial, fait très douteux comme nous le montrera l'Histoire... C'est le Luciférianisme qui dirigera et non pas les Juifs ! Par les termes du Traité de Versailles, en 1919, les Banquiers Internationaux ob- tinrent le contrôle du réarmement de l'Allemagne et de son redressement économique. Une fois cette tâche accomplie, ils passèrent des accords («Abmachungen») avec le Haut Commandement Allemand et acceptèrent que les Soviétiques fournissent secrè- tement aux généraux allemands toutes les armes et munitions dont ils avaient besoin pour équiper une armée moderne de plusieurs millions d'hommes. Ils obtinrent égale- ment du dictateur soviétique de grandes facilités pour l'entraînement de leurs années mais aussi pour leur permettre de former les officiers et les sous-officiers dont ils au- raient besoin pour encadrer cette nouvelle armée qu'ils voulaient constituer lorsqu'ils jugeraient le moment opportun. Les grands projets en cours d'élaboration issus des «Abmachungen», étaient finan- cés par les Banquiers Internationaux [148] . Ils permirent ainsi aux pays communistes et fascistes de bâtir leur économie et de constituer leur potentiel militaire. Ces mêmes 147 — Étudiez cette déclaration en relation avec le rassemblement des dirigeants de toutes les races «foncées» et «Noires» qui eut lieu à Bandung en Avril 1955 et avec la politique d'envois d'armes à Israël et à l'Egypte (n.d.a.). 148 — Cela se passait avant l'avènement d'Hitler (n.d.a.). - 154 - LE TRAITE DE VERSAILLES Banquiers Internationaux permirent de ce fait au Haut Commandement Allemand, d'échapper à toutes les restrictions militaires imposées par le Traité de Versailles [149] . Les gigantesques usines de munitions et d'armements Krupp, construites chez les Soviétiques, derrière les montagnes de l'Oural, reçurent pour nom de Code «Manych», et les firmes d'armements allemandes eurent toutes les concessions qu'elles deman- daient. L'intrigue internationale à une telle échelle ne pouvait signifier qu'une seule chose. Ceux qui étaient impliqués se préparaient pour la Deuxième Guerre Mondiale. Les gouvernements des soi-disant nations alliées furent parfaitement informés de ce qui se tramait dans les coulisses comme je le découvris lorsque je visitai Londres pen- dant la Conférence sur le Désarmement Naval en 1930. Voilà une preuve supplémen- taire qui confirme le mot de Disraeli : «Les gouvernements élus ne gouvernent pas». L'Histoire révèle que de 1920 à 1934, le Pouvoir Occulte dirigea l'intrigue interna- tionale de telle manière que les dirigeants du communisme à direction présumée juive, en Russie, travaillèrent la main dans la main avec les dirigeants du nazisme à direction présumée aryenne, en Allemagne. Cette phase de l'Histoire est assez compliquée et le simple citoyen éprouvera de la difficulté à la comprendre [150]. Le communisme et le nazisme ont de nombreux points en commun : tous les deux sont athées, tous les deux nient l'existence d'un Dieu Tout Puissant, tous les deux ont recours la guerre, à la haine et à la force. Les dirigeants des deux idéologies athées et matérialistes ne peuvent être en conséquence que les agents du démon. Ils favorisent la conspiration diabolique qui vise à détourner les âmes humaines de la fidélité et de l'obéissance envers notre Dieu Tout Puissant. Ils utilisent tous les deux une sorte de Franc-Maçonnerie du Grand Orient à des fins de propagande' 1511 . Le Chef du Conseil des Trente-Trois est le Président du Conseil Exécutif des Treize auxquels nous avons fait référence précédemment. Les cérémonies d'initiation de toutes les Loges du Grand Orient exigent du candidat de jurer qu'il ne reconnaîtra aucun autre mortel au-dessus du Chef de l'organisation ; ce «Chef» est par conséquent «Dieu sur terre». Les Banquiers Internationaux ont toujours été, au Sommet, les Chefs de la Franc-Maçonnerie du Grand Orient, depuis 1770. Les Seigneurs de la Guerre Aryens ont toujours été, au Sommet, les Chefs des Loges allemandes. Ils ont choisi respectivement leurs propres successeurs. Une analyse des événements historiques de 1914 à 1934 indique que les Banquiers Internationaux ont bien fomenté la Première Guerre Mondiale : 1. afin d'amener une situation favorable à l'action révolutionnaire et leur per- mettre ainsi d'obtenir le contrôle absolu de l'Empire Russe ; 149 — Il a été prouvé que les généraux allemands et les officiers haut placés qui négocièrent les «Abmachungen» furent condamnés à mort au procès de Nuremberg en tant que «criminels» de guerre... Ils en savaient beaucoup trop (n.d.a.). 150 — Toutefois, la lumière a été faite en grande partie sur ce sujet grâce à M. Cecil F. Melville auteur d'une étude sérieuse sur cette phase particulière du Mouvement Révolutionnaire Mon- dial : «La façade russe de l'Allemagne» (n.d.a.). 151 — Les Loges du Grand Orient allemand n'ont jamais admis les Juifs pour la raison évidente que les Puissances Secrètes n'auraient jamais pu mettre à exécution un complot internatio- nal de la nature et des dimensions des «Abmachungen» si leur politique avait été différente (n.d.a.). - 155 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER 2. afin de destituer les Têtes Couronnées d'Europe. Ces dirigeants devaient être destitués avant qu'un des groupes n'impose ses visées totalitaires ; 3. afin d'obliger les gouvernements britannique et français à accepter l'établisse- ment d'«un Foyer National pour les Juifs, en Palestine». Le gouvernement de Grande-Bretagne fut obligé d'apporter son aide au plan des Banquiers Internationaux (la Révolution Bolchevique de 1917, en Russie), afin d'obte- nir, selon leur promesse, l'entrée en guerre de l'Amérique aux côtés des Alliés. Nous pouvons présumer que le «Lusitania» fut coulé pour fournir l'incident nécessaire à la justification du changement de politique américaine, comme Pearl Harbour fut l'ex- cuse de l'Amérique pour entrer dans la Deuxième Guerre Mondiale. Le projet originel du mandat de Palestine portait en titre : «transformer la Pa- lestine en un foyer national pour les juifs». Il fut changé à la dernière minute en foyer national du juif en Palestine. Ainsi les ambitions des Sionistes étaient masquées. Les Banquiers Internationaux dissimulèrent de façon délibérée la vérité quant aux énormes gisements minéraux que les géologues avaient découverts en Palestine jusqu'à ce que les gouvernements de Grande-Bretagne, de France et des États-Unis aient accepté leur Mandat sur la Palestine [152] . Les Banquiers Internationaux ont utilisé le Sionisme pour obtenir le contrôle d'un État souverain occupant une position centrale, à partir duquel il leur serait possible d'étendre au monde entier le contrôle qu'ils exercent actuellement sur l'U.R.S.S. Les conspirateurs ont dirigé les affaires internationales de 1921 à 1934 et réussi à diviser l'Europe en deux camps opposés — fascistes et antifascistes — en prévision de la Deuxième Guerre Mondiale. 152 — On ne permit pas à la vérité de filtrer quant à la valeur des ressources minérales. Il fal- lut attendre que les Nations Unies aient démembré la Palestine en 1948 de telle façon... que les minéraux représentant une valeur supérieure à cinq billions de dollars se trouvent dans le sous-sol de l'État d'Israël. Le Comte Bernadotte, de Suède, proposa que les Juifs abandonnent tout le Sud et reçoivent la Galilée de l'Ouest, au Nord. On rejeta son plan et en Septembre 1947 le Comte Bernadotte fut assassiné par des extrémistes Juifs (n.d.a.). - 156 - CHAPITRE XI Staline Staline — Joseph Vissarionovitch Djougachvili — naquit dans le village monta- gnard de Gori, province de Géorgie, en 1879. Son père était un paysan originaire de Dido-Lilo. Sa mère, Ekaterine Geladze, était une femme très dévote dont les ancêtres avaient été serfs au village de Gambarouli. On sait très peu de choses au sujet du père de Staline, sauf qu'il travaillait parfois comme manœuvre et de temps en temps comme cordonnier dans une usine de chaus- sures, à Adelkhanov. Il a laissé l'impression d'un individu nonchalant aimant bien boire. La mère de Staline était toutefois une femme dévouée qui travaillait dur. Elle lavait du linge pour gagner un peu plus d'argent pour la famille. Son ambition était que Staline devienne prêtre. Chiche, elle économisait tout ce qu'elle pouvait pour lui donner une bonne éducation. Le jeune Staline suivit l'école élémentaire à Gori pendant quatre ans et acquit une bourse qui lui permit d'entrer au Séminaire Théologique de Tiflis. Mais Staline n'était pas fait pour la vie religieuse. Il avait continuellement des ennuis avec les autorités du séminaire et en fut exclu au bout de quatre années d'études [153] . Il rejoignit alors un groupe de jeunes révolutionnaires. Staline se maria d'abord avec Ekaterina Svanidze qui lui donna un fils : Yasha Jacob Djougachvili. Ce garçon ne fut jamais très doué ; son père devenu dictateur, il tra- vaillait comme électricien et mécanicien. La deuxième femme de Staline, Nadya Alliluyeva, lui donna deux enfants : un fils, Vassili et une fille, Svetlana. Vassili devint Général de Division dans l'Armée de l'Air Soviétique. Il dirigeait habituellement les manifestations aériennes lors des cérémo- nies étatiques après l'accession de son père au pouvoir dictatorial. A la mort de Staline, il fut exécuté. Staline et sa deuxième femme, Nadya, ne semblent guère s'être entendus : il eut une liaison avec une belle Juive, Rosa Kaganovitch qui aurait vécu avec lui après le suicide de sa deuxième épouse. Dans le chapitre «affaires de cœur» de Staline, il faut ajouter que Nadya sombra dans la dépression, sans doute après les impitoyables massacres de ses coreligionnaires qu'il accusait de déviationnisme. 153 — En fait, Staline est devenu un révolutionnaire athée à la lecture de Darwin et de sa théo- rie diabolique de levolutionnisme. En parcourant les écrits de Darwin il eut, en effet, l'impres- sion que l'homme n'était pas une créature de Dieu (n.d.l.r.). - 157 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Le frère de Rosa, Lazar Kaganovitch, était un grand ami de Staline. Il fut membre du Politburo et occupa ce poste jusqu'à la mort du dictateur. Kaganovitch donna des preuves de ses capacités de Commissaire à l'Industrie lourde lorsqu'il développa les champs pétrolifères du bassin du Donetz et construisit le métro de Moscou. Le fils de Kaganovitch, Mikhaël, épousa Svetlana, la fille de Staline. LAssociated Press du 15 Juil- let 1951 fit mention du mariage de Svetlana Staline avec Mikhaël Kaganovitch. Ce qu'il advint du premier mari de Svetlana demeure un mystère. Il apparaîtrait que le premier époux de Svetlana était parti ou qu'on l'aurait aidé à partir afin de permettre au fils de Kaganovitch d'épouser la fille de Staline. De la même façon, la deuxième femme de Staline était partie ou aurait été «aidée» à partir pour que Staline puisse épouser la sœur de Kaganovitch, Rosa. On rapporte que Staline épousa Rosa après le suicide de sa femme. Molotov, vice-Premier ministre de Staline, avait épousé une Juive Américaine, sœur de Sam Karp, propriétaire de la Karp Exporting Company de Bridgeport dans le Connecticut. La fille de Molotov, elle, se fiança avec le fils de Staline en 1951 ; le Politburo ressemblait d'une certaine manière à un «Conseil de famille». Comme nous l'avons montré et mentionné précédemment, Staline était devenu un membre du gratin du Parti Révolutionnaire Russe uniquement parce qu'au cours des phases préparatoires de la Révolution Russe, beaucoup de dirigeants parmi les plus connus étaient en prison. Staline n'occupa jamais de poste de première importance à l'intérieur du Parti Communiste pendant la dictature de Lénine. Au moment de la der- nière maladie de Lénine, Staline manœuvra pour s'emparer d'une position de choix. Alors bien placé, il put éliminer Trotsky et d'autres concurrents Juifs. Une fois les rênes du pouvoir saisis, il ne les lâcha plus jusqu'à sa mort. Comment Staline a-t-il pu arriver au pouvoir ? L'histoire mérite d'être rapportée. Lénine subit une attaque en Mai 1922 qui lui paralysa la parole et les réflexes moteurs. En Décembre de cette année-là, il nomma un triumvirat composé de Zinoviev, de Kamenev et de Staline, qui devait s'occuper des problèmes du gouvernement. Peu de temps après, il eut une nouvelle attaque et mourut. Trotsky a suggéré, et ses adeptes le croient volontiers, que Staline aurait «hâté» la mort de Lénine, parce qu'il s'irritait de la maladie prolongée et de l'incapacité de son chef. Lorsque le triumvirat commença à exercer ses fonctions à Moscou, le Politburo comprenait Lénine, Zinoviev, Kamenev, Trotsky, Boukharine, Tomsky et Staline. Zi- noviev et Kamenev, bras droits de Lénine depuis le moment où il était devenu dicta- teur, se considérèrent naturellement comme les membres principaux du triumvirat et logiquement comme ses successeurs. Zinoviev traitait Staline avec condescendance et Kamenev le considérait toujours avec ironie [154] . Zinoviev et Kamenev virent en Trotsky leur véritable concurrent pour la dictature, après la mort de Lénine. Dans son livre «Staline», Trotsky rapporte que Zinoviev et Kamenev utilisèrent Staline comme un contrepoids vis à vis de lui, et dans une moindre mesure par les autres membres du Politburo. A ce moment-là, aucun membre du Po- litburo ne pensait que Staline s'élèverait un jour au-dessus de leurs têtes. 154 — Lire «Staline» de Trotsky, page 337 (n.d.a.). - 158 - Staline Zinoviev était considéré comme le membre principal du triumvirat ; il fut donc dé- légué à l'ouverture du douzième Congrès du Parti, fonction que Lénine s'était réservée lors des précédentes cérémonies. Zinoviev n'alla pas bien loin car Staline prit rapide- ment l'avantage. Avant la fin du Congrès, Staline contrôlait la machine du Parti Com- muniste et occupait une position dominante dans le triumvirat. Telle était la situation lorsque Lénine mourut en 1924. En avril 1925, Staline écarta Trotsky du poste de Commissaire à la Guerre. Il cessa alors toute relation avec Zinoviev et Kamenev, et s'allia à Boukharine, Rykov, Tomsky. Zinoviev, Kamenev et Trotsky s'unirent pour s'opposer à Staline, mais ils avaient ma- nœuvré trop tard. En Février 1926, Staline exclut Zinoviev du Politburo, puis de la pré- sidence du Soviet de Petersburg (Leningrad) et enfui de la présidence de la Troisième Internationale. En Octobre 1926, Staline exclut Kamenev et Trotsky du Politburo. L'année suivante, Staline écarta ses trois ennemis du Comité Central du Parti Com- muniste et peu de temps après, les exclut élu Parti. En 1927, Trotsky essaya de provoquer une révolte contre Staline, au motif qu'il s'écartait de l'idéologie marxiste et substituait une dictature totalitaire impérialiste à une authentique Union des Républiques Socialistes Soviétisées. Ce que l'on ne semble pas avoir remarqué, c'est le fait que Staline agissait avec l'accord des Banquiers Inter- nationaux pour diriger les Soviétiques. Il dut épurer la Russie de tous les hommes qui pouvaient faire obstruction à leurs Plans à longue échéance. Pendant la purge, plusieurs millions de personnes furent massacrées et à peu près un nombre équivalent envoyées en travail forcé. De nombreux hommes qui avaient été des dirigeants du mouvement révolutionnaire depuis la constitution de la Première Internationale furent traqués jusqu'à la mort ou emprisonnés. Parmi les dirigeants qui subirent l'épuration de Staline, on trouvait Trotsky, Zinoviev, Kamenev, Martynov, Za- sulich, Deutch, Parvus, Axelrod, Radek, Uritzky, Sverdlov, Dan, Lieber et Martov. Les seuls Juifs qui vivaient dans une relative intimité avec Staline, à l'époque de sa mort, étaient Kaganovitch, son beau-frère, et Rosa, sa troisième femme. Staline poursuivit la politique de Lénine, à savoir l'établissement d'une zone d'in- fluence communiste, entre les 35 ème et 45 ème parallèles, enserrant l'hémisphère Nord. De nombreux dirigeants révolutionnaires d'autres pays Rirent convaincus que Sta- line avait conçu des idées impérialistes et avait des velléités d'exercer les fonctions de dictateur totalitaire à l'échelle du monde. Ils avaient raison. Staline prit ses ordres, comme Lénine l'avait fait, auprès des hommes qui sont «Le Pouvoir Occulte» derrière le Mouvement Révolutionnaire Mondial, et ce jusqu'en 1936. A partir de ce moment- là, il commença à ignorer leurs commandements, comme nous le prouverons. Staline ne voulait pas impliquer ses années dans des guerres contre d'autres na- tions. Sa politique était d'entretenir des feux révolutionnaires dans tous les pays du Sud, entre les 35 ème et 45 ème parallèles. Tactique qui s'avéra extrêmement rentable. Au moment de sa mort, l'influence communisante s'exerçait sur la moitié du territoire de l'hémisphère Nord ; la moitié de la population mondiale, environ, avait été asservie. Lénine avait déclaré en 1921 que l'Espagne devait être le prochain pays soviétisé. Staline hérita de l'idée de la soviétisation de l'Espagne comme d'un pieux legs. Une fois l'Espagne transformée en une dictature - 159 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER prolétarienne, il serait facile d'asservir la France et la Grande-Bretagne. L'Allemagne serait alors dans la situation du casse-noix. Si par malchance l'asservissement de l'Espagne échouait, la manœuvre servirait à provoquer la Deuxième Guerre Mondiale. Tandis qu'il se préparait à la Révolution Espagnole, Staline reçut des Banquiers Internationaux l'ordre de prendre part activement à une guerre économique qu'ils avaient projetée en 1918, aussitôt après la signature de l'armistice. A vrai dire, les peuples qui ne s'étaient pas engagés activement dans le combat avaient prospéré au cours de la Première Guerre Mondiale. Lorsque les hostilités prirent fin, les peuples des pays alliés jouirent de deux années de prospérité. Ensuite, lorsque les investisse- ments spéculatifs eurent atteint des sommets, on retira d'énormes sommes d'argent de la circulation. On limita les crédits et l'on fit des rappels de fonds sur les emprunts. En 1922-25 on ressentit une dépression de peu d'importance 11551 . Cette jonglerie éco- nomique fut une expérience préliminaire avant que le Pouvoir Occulte provoque la grande dépression de 1930. Après 1925, on renversa la politique financière et on dopa constamment la situation jusqu'à ce que la prospérité eût atteint un niveau jamais vu en Amérique, en Grande- Bretagne, au Canada et en Australie. La spéculation sur les titres (actions et obliga- tions) et sur les biens immobiliers devint sauvage. Puis, vers la fin de 1929, arriva brus- quement le Krach et la plus grande dépression jamais connue s'abattit sur le «monde libre». Des millions de personnes se retrouvèrent dans l'indigence. Des milliers se sui- cidèrent. On accusa le «mauvais» gouvernement du bouleversement économique qui avait réduit à l'indigence des dizaines de millions de personnes et avait transformé «en milliardaires trois cents personnes qui étaient déjà millionnaires». En 1925, Staline démarra ses plans industriels quinquennaux pour accroître la croissance intérieure des pays soviétisés. Le plan prévoyait l'exploitation des res- sources naturelles, la transformation des matières premières en produits de première nécessité et la modernisation des machines dans l'agriculture et dans l'industrie. Ce vaste plan quinquennal était financé grâce aux prêts des Banquiers Internationaux. Ce programme, ajouté au développement du potentiel de guerre allemand et russe prévu par les accords («Abmachungen») auxquels nous avons fait référence précédemment, donna un sérieux coup de fouet à l'économie soviétique. Les dirigeants de la Russie avaient ainsi la possibilité d'employer des millions d'hommes et de femmes, véritables esclaves, ce qui leur donna un avantage supplé- mentaire par rapport aux nations qui payaient leurs employés et maintenaient un haut niveau de vie. L'objectif suivant fut la collectivisation des fermes. Pendant des siècles, les Serfs russes eurent un statut proche de l'esclavage. Lénine avait réussi à obtenir leur soutien en leur promettant de plus grandes concessions que celles accordées sous le «règne» bienveillant du Premier ministre Peter Arkadyevitch Stolypine, de 1906 à 1914. Plus de 2.000.000 de familles paysannes avaient quitté les «Villages-Mir» et étaient devenues propriétaires terriens. Au 1 er Janvier 1916, le nombre de familles s'était accru jusqu'à atteindre le nombre de 6.200.000. 155 — Ceci est expliqué dans les chapitres 1 et 2 de «Red Fog over America» (n.d.a.). - 160 - Staline Mais afin de garantir les emprunts qu'ils avaient concédés lors des «Abmachun- gen» et des programmes de développement industriel, les Banquiers Internationaux exigèrent le contrôle du commerce d'import-export des nations soviétisées. Ils récla- mèrent également la collectivisation des fermes en tant qu'unique moyen d'augmenter de façon appréciable la production agricole. On sait ce qui arriva lorsque Staline imposa par la force ces décrets. On l'a tou- jours accusé personnellement des atrocités inhumaines qui obligèrent les paysans à se conformer aux lois. On a écrit de nombreux ouvrages sur cette terrible période. La vé- rité, telle que je l'ai présentée aux Journaux Américains en 1930 n'a jamais été publiée à ce jour. Plus de 5.000.000 de paysans furent exécutés ou condamnés systématiquement à mourir de faim car ils refusaient d'obéir ou essayaient d'échapper aux décrets de col- lectivisation. Plus de 5.000.000 d'autres furent envoyés aux travaux forcés en Sibérie. Ce qui est généralement très peu connu c'est le fait que le blé confisqué aux paysans russes s'en alla grossir les énormes quantités de blé achetées par les agents des Ban- quiers Internationaux partout dans le monde sauf au Canada et aux États-Unis. Après avoir accaparé le blé, les Banquiers Internationaux achetèrent des quantités colossales de viandes traitées et congelées en Argentine et dans d'autres pays producteurs de viandes. Résultat : le Canada et les États-Unis ne purent trouver de débouchés pour leur bétail ou leur blé dans des marchés saturés de produits... Au cours de la période 1920-1929, les Banquiers Internationaux subventionnèrent les marines marchandes de la plupart des pays à l'exception des marines de Grande- Bretagne, du Canada et des États-Unis. Le résultat de cette piraterie commerciale fut que les bateaux de Grande-Bretagne, du Canada et des États-Unis ne purent concur- rencer les bateaux des autres pays. Des milliers de navires restèrent immobilisés dans leurs ports d'attache et les exportations chutèrent de façon vertigineuse. On n'avait jamais vu une telle chose auparavant. La chute des exportations des nations alliées s'accompagna d'une augmentation des importations de denrées fabriquées à bon marché en Allemagne, au Japon et dans les pays d'Europe Centrale. Pour vivre dans une aisance normale, cinq salariés sur huit, au Canada, doivent recevoir leur paye, directement ou indirectement du commerce d'exportation. Dès que les exportations chutent, les cinq-huitièmes de la population connaissent une baisse de leur pouvoir d'achat, baisse qui affecte plus gravement et plus rapidement les personnes qui travaillent dans les services. Si les exportations se maintiennent à la baisse, la récession se transforme alors en dépression. Pour s'assurer que les cales des navires étaient bien verrouillées par les structures économiques des pays alliés, les hommes qui avaient accumulé le blé et la viande commencèrent à déverser leurs stocks sur les marchés mondiaux à des prix large- ment inférieurs aux coûts de production du Canada, de l'Amérique et de l'Australie. Cette action amena la situation suivante : les greniers à blé des pays alliés pendant la Première Guerre Mondiale, regorgeaient de blé qu'ils ne pouvaient vendre alors que les peuples d'autres pays mouraient de faim par manque de pain et de viande. La Grande-Bretagne devait encaisser £85.000.000 par an grâce à ses services maritimes. Ces rentrées compensaient chaque année sa balance commerciale déficitaire. L'écono- mie britannique reçut un choc violent lorsque la concurrence déloyale ne lui permit pas de gagner cet argent et le peuple britannique dut acheter son pain et sa viande sur - 161 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER les marchés les moins intéressants. Les hommes qui étaient les maîtres de l'intrigue internationale utilisèrent cet état de confusion économique artificiel pour provoquer de graves malentendus parmi les différentes nations du Commonwealth Britannique et réduire ainsi les liens à l'intérieur de l'Empire [156] . Le résultat de cette guerre économique fut que les activités maritimes, industrielles et agricoles des pays alliés ou capitalistes se retrouvèrent de fait en quasi-stagnation tandis que les États Soviétiques et les Puissances de l'Axe travaillaient à plein rende- ment. Une fois de plus, nous devons toujours avoir en mémoire le principe fondamen- tal suivant : les guerres se «terminent» en dépressions et «préparent la voie» à l'action révolutionnaire dans les pays qui ne sont pas encore asservis. Cela dit, il était essentiel pour l'avancement de leur Plan à Longue Échéance, d'organiser les affaires internatio- nales de telle façon qu'ils puissent provoquer la Deuxième Guerre Mondiale lorsqu'ils le jugeraient bon. Lénine et Staline avaient indiqué que l'Espagne occupait une posi- tion-clé; en conséquence, nous étudierons dans le chapitre suivant la manière dont ils tentèrent d'asservir l'Espagne. 156 — Cette phase de l'Histoire sera étudiée plus en détail ailleurs (n.d.a.). - 162 - CHAPITRE XII LA REVOLUTION ESPAGNOLE Le Plan à Longue Échéance pour l'asservissement complet de l'Espagne commença, comme pour beaucoup d'autres pays, peu après la mort du Christ. Voulant écraser la puissance de l'Église chrétienne en Espagne, les prêteurs d'argent ordonnèrent à leurs agents de s'infiltrer dans les congrégations et de se faire passer pour des chrétiens 11571 . Ces hommes se trouvèrent de la sorte en position de détruire les organisations ecclé- siastiques de l'intérieur. Lorsque cette conspiration devint manifeste au XIII ème siècle, le Pape Innocent III institua l'Inquisition. Le dessein de l'Inquisition était de détecter et de questionner les infidèles suspectés de se faire passer pour des chrétiens 11581 . L'Espagne avait été particulièrement bienveillante pour les Juifs qui avaient été autorisés à exercer des emplois publics et à être percepteurs. Mais comme cela se produisit dans tous les pays d'Europe, on accusa l'ensemble de la population juive des crimes des banquiers et de leurs agents. Entre 1475 et 1504, sous le règne d'Isabelle et de Ferdinand, l'Inquisition repéra et supprima tous les traîtres qui complotaient pour renverser la puissance de l'Église et de l'État. Les Inquisiteurs, sous la direction de Torquemada, découvrirent que l'« Underground» subversif était si étendu et si organisé qu'en 1492 l'Espagne suivit l'exemple d'autres pays européens et expulsa tous les Juifs. Cette action donna à certains extrémistes l'occasion de susciter des violences populaires à l'encontre des israélites et de nombreux massacres regrettables eurent lieu. Ces tueries illégales furent condamnées publiquement par les Autorités Ecclésiastiques à Rome. Les Banquiers Internationaux, qui s'étaient réorganisés au cours des années 1600, et leurs agents, s'infiltrèrent dans le Ministère du Trésor espagnol. Ayant été parti- culièrement actifs lors des révolutions anglaise et française, ils essayèrent ensuite de détruire l'économie espagnole pour préparer la voie aux actions révolutionnaires dans ce pays. 157 — Rappelons-nous des prescriptions adressées en 1489 par le Sanhédrin de Constanti- nople à Chamor, Rabbin d'Arles-en-Provence (n.d.a.). 158 — De nombreux Juifs ont, en effet, simulé des conversions au catholicisme pour s'intro- duire dans les séminaires et devenir ecclésiastiques de haut rang. Si, en public, ils donnaient l'impression d'être des catholiques très pieux, en revanche, ils continuaient à pratiquer la reli- gion juive dans le secret (lire l'ouvrage Histoire des Marranes, de Cecil Roth.) De telles per- sonnes ont été qualifiées de marranes. On compte aujourd'hui plusieurs de ces Juifs, introduits dans le sein de l'Église catholique pour mieux la détruire (n.d.l.r.). - 163 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Il est utile d'étudier l'intrigue politique qui sévit en Espagne de 1839 à 1939, car elle nous offre une vue très claire de la technique révolutionnaire mise en oeuvre pour réaliser l'asservissement de tous les pays. Dans toutes les tentatives révolutionnaires, on observe trois phases : 1. l'infiltration d'agents du parti révolutionnaire dans le gouvernement, les ad- ministrations, les forces années, les syndicats ouvriers, afin d'être en mesure de détruire le Gouvernement de l'intérieur lorsqu'on donnera le signal de la révolte. 2. l'association du parti révolutionnaire avec le parti socialiste ou le parti libéral de centre gauche afin de renverser le gouvernement établi, qu'il s'agisse d'une monarchie ou d'une république. 3. les activités subversives pour instaurer l'anarchie, en vue de discréditer le Gou- vernement de Front Populaire et de fournir une justification à la mise en place de la Dictature Prolétarienne. Une fois le programme réalisé, des purges la transforment en une Dictature Totalitaire, comme nous l'avons vu en Russie en 1917. Les agents de Karl Marx organisèrent la première grève politique générale en 1865. En 1868, les directeurs du M.R.M. expédièrent le «Senior Fanelli» en Espagne pour af- filier les anarchistes aux révolutionnaires marxistes. Fanelli était un ami intime de Ba- kounine, lui-même proche associé de Marx et d'Engels. En 1878, Bakounine se brouilla avec Marx sur la politique et on l'exclut de la Première Internationale du M.R.M. [159] . En 1872, Bakounine réussit à influencer les dirigeants révolutionnaires espagnols et leur fit constituer l'Alliance Socialiste-Démocratique' 1601 . Le gouvernement espagnol décréta que les organisations extrémistes de Bakounine étaient illégales, mais elles continuèrent à exister souterrainement, d'autant plus que les Loges du Grand Orient constituaient de parfaits quartiers généraux. Lors d'un congrès tenu à Saragosse, la section espagnole de l'Internationale Marxiste accepta de s'allier à l'Internationale Anarchiste. A la suite de cette association, les deux groupes s'appliquèrent à réunir les différents Organismes Ouvriers en une grande «Camorra». Leurs efforts combinés aboutirent à une révolution qui instaura la Première République Espagnole, en 1873. Le coup de force des dirigeants révolutionnaires fut accompagné comme d'habi- tude du règne de la terreur. L'Anarchie se développa sauvagement et l'on assista à de nombreux excès. Finalement, le général Pavia réussit un «Coup d'État» et les révolu- tionnaires retournèrent dans l'«Underground». Afin de pouvoir revenir à l'air libre, les membres de l'« Underground» révolution- naire soutinrent les «dirigeants» d'un mouvement Libéral modéré de façon à récupé- rer le pouvoir politique. Les dirigeants révolutionnaires profitèrent de la querelle entre les partisans de Don Carlos et ceux d'Isabelle pour provoquer une guerre civile. Cette guerre se termina par la défaite des Carlistes en 1876. [161] 159 — Lire «Bakounine» par le Professeur E.H. Carr, livre qui donne beaucoup de détails (n.d.a.). 160 — L'ouvrage «La Quiebra Fraudulenta de la Republica» de C. Domi donne des précisions sur cette période de l'Histoire espagnole (n.d.a.). 161 — Voilà un exemple typique qui nous montre comment on se sert de n'importe quelle - 164 - LA REVOLUTION ESPAGNOLE Les Ouvriers espagnols désiraient vraiment organiser leur propre défense, mais la majorité n'acceptait pas la politique extrémiste que recommandaient les Anarchistes. Les anti-révolutionnaires organisèrent en conséquence 1' «Association des Ouvriers» mais les révolutionnaires s'attaquèrent aussitôt à ces modérés' 1621 . Cette persécution continua jusqu'en 1888 lorsque Pablo Iglesia proposa aux modérés d'adopter le nom d'Union Générale des Ouvriers», en espagnol, l'U.G.T. Mais les membres de cette organisation ne reçurent pas plus de soutien, même après que le gouvernement eut déclaré hors la loi la Fédération Anarchiste Ibérique. Les éléments syndicalistes collaborèrent avec le parti républicain radical jusqu'en 1908. Ils constituèrent alors la «Solidaridad Obrera» (Solidarité Ouvrière), et fon- dèrent deux ans plus tard, en 1910, la Fédération Régionale du Travail, en espagnol, la C.R.T. Aussitôt après, ils constituèrent la Fédération Nationale du Travail (C.N.T.). En 1913, la C.R.T. et la C.N.T furent suspendues pour avoir provoqué de nom- breuses grèves. Le gouvernement ne s'opposait pas aux principes de la convention collective, mais à la politique extrémiste et aux actions révolutionnaires des dirigeants. Toutes les organisations de défense des travailleurs furent alors interdites, parce que les extrémistes cherchaient à obtenir les postes de décision dans les Organisations (Unions). La réaction fut exactement celle qu'espéraient les conspirateurs de la Révolution Mondiale. Leur mouvement syndicaliste révolutionnaire acquit une puissance consi- dérable et combattit contre tous les partis politiques et même contre l'État. La poli- tique de ces extrémistes était «l'action directe», dans la plus grande violence. En 1916, le C.R.T. fut réorganisée par Angel Pestana et Salvador Segui. En 1918, ces deux diri- geants ouvriers constituèrent à Barcelone un seul Grand Syndicat. Au cours de la Première Guerre Mondiale, l'Espagne en tant que pays neutre se constitua d'importantes réserves monétaires, mais à vrai dire, les classes ouvrières ne reçurent pas la moindre miette de la prospérité nationale. Cet incident fut peut-être le facteur qui jeta les classes ouvrières des organisations ouvrières modérées dans les bras des dirigeants révolutionnaires, c'est-à-dire des groupes ouvriers extrémistes. Toutefois, les dirigeants ouvriers de haut niveau et plus modérés n'abandonnèrent pas le combat contre les radicaux et le résultat de leurs efforts fut qu'ils mirent sur pied un nouvel organisme ouvrier en 1920 : «Le Syndicat Libre». Au cours des trois années suivantes, on assista à une lutte continuelle entre les organisations ouvrières de «Droite» et celles de «Gauche» : grèves locales, grèves générales, destruction de propriétés, meurtres à grande échelle pour réduire la force des organisations adverses, assassinats discrets afin de remplacer les dirigeants ouvriers. Tous ces crimes furent commis au nom de la «Liberté». En 1923, la situation avoisinait le chaos. Afin d'em- pêcher le Parti Communiste de provoquer une nouvelle révolution, le Roi d'Espagne demanda au général Primo de Rivera de prendre la tête d'une Dictature Militaire. situation pour diviser les citoyens d'une nation et les obliger à se combattre. Le principe est que toutes les guerres préparent le chemin à la révolution (n.d.a.). 162 — Cet exemple nous montre comment les agents des Banquiers Internationaux sont im- plantés dans le secteur privé, afin d'aider leurs dirigeants révolutionnaires à évincer les diri- geants modérés qu'ils ne peuvent acheter ou contrôler d'une autre façon (n.d.a.). - 165 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Un des premiers résultats de la dictature de Primo de Rivera fut la victoire et la fin de la guerre au Maroc. Ce fut au cours des phases ultimes de cette guerre que le général Franco se signala particulièrement sur le champ de bataille. II transforma ce qui allait rapidement devenir une déroute militaire en une brillante victoire. Alliant la justice à la pitié il s'acquit l'admiration et la fidélité d'un grand nombre de marocains et se fit remarquer par le peuple, en Espagne. Mais les ennemis de Primo de Rivera l'accu- sèrent d'avoir fait tout ce qu'un homme ne devrait pas faire. Signalons avec objectivité qu'il restaura la loi et l'ordre, et institua nombre de réformes sociales. Il coopéra avec Largo Caballero pour améliorer les conditions de travail et se dépensa tellement que seules ses difficultés de santé de 1929 peuvent expliquer les erreurs de jugement qu'il fit en 1930. Fatigué et épuisé, et comme pour se décharger rapidement de ses respon- sabilités, il appela deux «dirigeants socialistes» : Beisteiro et Saborit. Il leur confia la tâche de réorganiser le système électoral de la nation pour que le peuple puisse décider entre une monarchie ou un gouvernement républicain. Les raisons qui déterminèrent De Rivera à confier à Besteiro et Saborit la tâche de réorganiser le système électoral en Espagne ne seront probablement jamais connues. Les deux socialistes fabriquèrent un système électoral sur mesure pour instaurer un Gouvernement Républicain Socialiste. A Madrid seulement, le nombre de votants fictifs dépassa les 40.000 [163] . La corruption était présente dans toutes les grandes villes. Les Loges du Grand Orient souhaitaient la disparition de la monarchie en Es- pagne ; elles organisèrent en conséquence une «Union Fraternelle Militaire» parti- culière, grâce à laquelle elles obtinrent de vingt et un généraux espagnols sur vingt trois la promesse de soutenir la cause républicaine. Le général Mola qui était le Chef de la Sécurité Intérieure Espagnole nous informe dans son livre « Tempestad Calma, Intriga YCrisis» que les généraux furent initiés au Grand Orient et «reçurent un mil- lion et demi de pesetas pour les aider à fuir à l'étranger au cas où le mouvement répu- blicain échouerait». Franco fut l'un des deux généraux qui refusèrent de se joindre à l'Union Fraternelle Militaire». Confirmant la déclaration de Mola, Cano Lopez décla- ra au Cortes Espagnol (Parlement) : «Depuis 1925 la Franc-Maçonnerie a regroupé sous la dénomination «Union Fraternelle Militaire» la plupart des officiers supérieurs de l'armée. Parmi les membres on trouve Cabanellas, Sanjurjo, Goded, Mola, Lopez, Ochoa, Queipo de Llana et d'autres... Sur vingt trois généraux divisionnaires, vingt et un étaient francs-maçons... Tous avaient prêté serment au Grand Orient». («Je jure une obéissance inconditionnelle au Chef du Conseil des Trente-Trois... Je jure de ne reconnaître aucun mortel au-dessus de lui».) Lopez ajouta : «A deux reprises, en 1929 pour l'abolition de la dictature de ce Rivera et en 1931 pour l'abolition de la monarchie, le Grand Orient ordonna et les généraux obéirent» [164] . Le général Mola raconta comment lui et la plupart des autres généraux rompirent leur serment au Grand Orient lorsqu'ils furent convaincus qu'on ne les utilisait que pour favoriser les plans secrets de Staline et transformer l'Espagne en une autre dicta- ture communiste 11651 . 163 — Voir «LArène Espagnole», page 56 (n.d.a.). 164 — Voir Jean Daurays : «L'Oeuvre Latine», Janvier 1937 (n.d.a.). 165 — Ce que le général Mola déclara fut confirmé par une émission radiophonique en prove- - 166 - LA REVOLUTION ESPAGNOLE Les Banquiers Internationaux aidèrent à financer l'effort révolutionnaire en Es- pagne, sans être impliqués pour autant. En Février 1932, le «Journal» rapporta que Staline avait promis $200.000 d'aide pour financer les Écoles d'Entraînement Révolu- tionnaire d'Espagne. Les compte-rendus financiers présentés au Congrès de l'Internationale Commu- niste de 1931 nous révèlent qu'ils avaient reçu £240.000. C'était l'aide destinée aux révolutionnaires espagnols' 1661 . Ajoutons à tout cela que deux millions et demi de pesetas furent allouées pour l'achat d'armes et de munitions. Le général Mola déclara qu'en 1938 plus de deux cents dirigeants révolutionnaires arrivèrent en Espagne après avoir suivi un entraînement à l'Institut Lénine de Moscou. De 1930 à la date des élections, on orchestra une campagne d'«Infamies» contre le Roi d'Espagne et la Famille Royale de la même façon qu'on avait procédé vis-à-vis de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Un des mensonges les plus ridicules jamais inven- tés, que l'on faisait partout circuler, racontait que chaque jour, on saignait à mort un soldat espagnol pour maintenir en vie le Prince d'Asturie, qui souffrait d'hémophilie. D'autres calomnies accusaient le Roi d'être libertin, comme de la même façon on avait faussement accusé l'Impératrice de Russie d'être la «maîtresse» de Raspoutine. Les bulletins de vote (tamponnés) des grands centres industriels balayèrent le vote rural massif en faveur de la monarchie. Après la publication des résultats déclarant l'instauration d'un gouvernement républicain, le Roi Alphonse XIII d'Espagne fit sa dernière déclaration publique en déclarant : «Les élections qui ont eu lieu dimanche m'ont prouvé que je n'ai plus l'amour et l'affection de mon peuple. Ma conscience m'incline à penser que ce ne sera pas pour toujours pat- ce que je me suis toujours efforcé de servir l'Espagne et mon peuple, de tout mon cœur. Un Roi peut commettre des erreurs. J'en ai sans doute fait à l'occasion, mais je sais que notre pays s'est toujours montré généreux vis-à-vis de ceux qui ont commis des fautes sans malveillance. Je suis le Roi de tous les Espagnols et je suis espagnol. Je pourrais trouver de nom- breux moyens pour maintenir mes «prérogatives royales» et résister efficacement à ceux qui les attaquent, mais je préfère me tenir résolument de côté plutôt que de provoquer un conflit qui pourrait jeter mes compatriotes l'un contre l'autre dans une guerre civile et une lutte parricide. Je ne renonce à aucun de mes droits qui, plutôt que d'être miens, ne sont qu'une accumulation de legs de l'Histoire pour une tutelle dont j'aurai strictement à rendre compte un jour. J'attendrai la véritable et entière expression de la conscience collective nance de Moscou, le 13 Mars 1938. Le présentateur, qui expliquait pourquoi la guerre civile ne penchait pas en faveur des communistes (Loyalistes) déclara : «La Grande Œuvre en Espagne a été sérieusement compromise par les généraux félons lorsqu'ils ont rompu leur engagement au Grand Orient» (n.d.a.). 166 — Nous prouverons dans les passages et chapitres suivants que les dirigeants révolution- naires ont répandu de faux billets de banque anglais pour financer la révolution dans les autres pays (n.d.a.). - 167 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER et jusqu'à ce que la nation pat-le, je suspends délibérément l'exercice de mes «préroga- tives royales» et quitte l'Espagne, reconnaissant par là qu'elle est seule maîtresse de ses destinées. Je persiste à croire, aujourd'hui même, que j'accomplis le devoir que me dicte l'amour de mon pays. Je prie Dieu pour que les Espagnols puissent sentir et accomplir leur devoir aussi sincèrement que je le fais» [167] . Des nombreux socialistes qui instaurèrent le gouvernement républicain espagnol, beaucoup étaient sincères dans leurs convictions. Ils ne voulaient aucune participation du communisme «rouge» ou du nazisme «noir». Mais ils s'avérèrent impuissants à empêcher les communistes et les anarchistes de mettre à exécution la deuxième partie de leur programme révolutionnaire. La tactique adoptée par les dirigeants révolutionnaires fut de doubler les socialistes à chaque occasion. Les «Cellules Rouges» infiltrées dans le gouvernement l'obligèrent à commettre des erreurs stupides. Les «Rouges» de l'extérieur condamnèrent alors le gouvernement et le qualifièrent d'incompétent de corrompu et d'inefficace. Les com- munistes et les anarchistes déclarèrent que seule une dictature du prolétariat serait en mesure de mettre en place un gouvernement stable... Et les agents de Moscou com- mirent toutes sortes de crimes pour jeter le discrédit sur les responsables de la sécurité intérieure. Le général Primo de Rivera avait souvent eu recours aux services de Largo Ca- ballero afin de réduire les inégalités entre les «ouvriers» et les «employeurs», pen- dant sa dictature. A l'avènement du gouvernement républicain, Largo Caballero jeta le masque. En 1935, il se vanta ouvertement d'avoir placé «des dizaines de milliers de cellules communistes dans toute l'Espagne». Au Onzième Plénum de l'Exécutif de l'Internationale Communiste, les délégués espagnols reçurent des félicitations parce que les «conditions préalables d'une crise révolutionnaire étaient en train d'être mises en place à grande vitesse en Espagne» [168] . Au Douzième Plénum, le libellé de félicitations aux délégués espagnols était rédigé comme suit : «En Espagne, nous avons pu observer de vigoureux efforts dégrève révolu- tionnaire menés sans interruption pendant de nombreux mois. Le prolétariat espagnol n'avait jamais expérimenté de telles choses auparavant. Ce qui est en train de se réaliser grâce à ces luttes, c'est l'avancée de la Révolution Espagnole». Un vieux dicton nous apprend que «la vérité surgit lorsque les voleurs se que- rellent». C'est exactement ce qui se produisit en Espagne. Les trois dirigeants de l'Un- derground» moscovite en Espagne étaient Joaquin Maurin, Victor Serges et Andres Ninn. Tous trois avaient reçu une formation spéciale aux activités révolutionnaires à l'Institut Lénine de Moscou. On leur confia ensuite la direction de ces activités en 167 — Ce document nous prouve que la Presse Internationale mentait à ses lecteurs lorsqu'elle rapportait que le Roi d'Espagne avait abdiqué. Le Roi d'Espagne n'a jamais abdiqué. D'autre part, si le général Franco a la haute main sur le gouvernement, c'est parce que les conspirateurs internationaux ont toujours l'intention de transformer l'Espagne en une Dictature Totalitaire (n.d.a.). 168 — Voir l'édition anglaise du rapport du Onzième Plénum page 11 et du Douzième Plénum page 37 (n.d.a.). - 168 - LA REVOLUTION ESPAGNOLE Espagne. Maurin était impliqué dans le mouvement séparatiste, en Catalogne, depuis lage de seize ans. A dix-sept ans, cet «intellectuel» avait reçu l'ordre d'enseigner au peuple espagnol la solution soviétique pour résoudre les difficultés économiques mondiales. A l'âge de vingt-et-un ans il fut placé à la tête des anarchistes. Il prêcha et pratiqua la religion de la haine et de la violence. En 1914, il fut condamné à vingt ans d'emprisonnement, mais il n'avait pas atteint l'âge légal pour une telle peine. Maurin fut délégué au Troisième Congrès de l'Internationale Communiste qui eut lieu à Mos- cou en 1921. Il s'y fit remarquer en bien. A la chute de Primo de Rivera, Maurin retourna en Espagne. Il avait vécu en exil en France et à Moscou. Il était allé en prison, en était sorti, s'était évadé, avait été blessé en 1925, enfermé à la citadelle Montjuich, etc., ... On dit que le seul moment de tran- quillité dont il put jouir furent les trois années qu'il passa avec sa jeune femme, à Paris, de 1927 à 1930. Maurin écrivit un livre, en 1936, dont Victor Serges rédigea la préface. Dans ce livre — «Hacia la Segunda Révolution» — il révélait que Staline avait dévié de l'idéologie marxiste et l'accusait de se servir des forces du communisme pour hâter ses propres visées impérialistes, totalitaires et secrètes 11691 . Bien que Maurin, Serges et Ninn aient rompu ouvertement avec Staline, en 1936, leur pouvoir et leur influence sur les classes ouvrières étaient si importants que Staline donna l'ordre de laisser en vie jusqu'à ce qu'ils aient servi au grand œuvre. . . Il les utilisa jusqu'au début de la guerre civile espagnole puis les fit disparaître. Il donna comme instruction de «camoufler leur mort de telle façon que la population penserait que tous les trois étaient tombés comme martyrs de la cause communiste». Maurin fut trahi, livré aux forces de Franco, jugé et exécuté. Serges fut tué par les Loyalistes tandis qu'il combattait ; Ninn subit le même traitement. On attribua leur mort, avec grand tapage, aux violences commises par les ennemis du communisme. Victor Serges écrivit que «l'évolution du Communisme Soviétique s'acheva en 1936... passant de l'internationalisme révolutionnaire à un nationalisme de grande puissance militaire, appuyé dans de nombreux pays par un des partis qu'il avait sous sa coupe. Après Juillet 1936, les Staliniens constituèrent un Parti Socialiste Unifié, affilié à la Troisième Internationale... L'objectif du Stalinisme consistait à établir un nouveau pou- voir à caractère fasciste pour encercler la France, alliée probable de la Russie dans la guerre qui se préparait». Maurin précisa : «La politique traditionnelle de l'Angleterre est de ruiner ses adver- saires pour se poser ensuite en protectrice et rendre impossible la renaissance du vassal conquis. L'Espagne est d'abord la victime de l'Angleterre puis aussitôt après, celle de la France. Lorsque l'Espagne hésite, l'Angleterre et la France l'attaquent farouchement. Si elle penche du côté de l'Angleterre, la France accroît la persécution. Aussi longtemps que la France et l'Angleterre seront des pays capitalistes, ils ne pourront être les alliés naturels de l'Espagne. L'axe logique pourrait passer par le Portugal, l'Allemagne, l'Italie et la Russie. Un «bloc» de cette nature neutraliserait la France et l'Angleterre» im . 169 — Maurin et Serges eux-mêmes n'ont pas suspecté que Lénine et Staline ne faisaient que véhiculer les ordres des banquiers internationaux, qui à leur tour obéissent aux Illuminati (n.d.a.). 170 — Là encore nous avons un exemple typique de la façon dont les Banquiers Internationaux - 169 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Serges explique bien pourquoi on voyait une intense propagande «loyaliste» dans la presse «universelle», alors qu'on faisait si peu de place aux communiqués de Fran- co : «on n'a jamais confronté des méthodes aussi basses et démoralisantes, des mé- thodes utilisées par Staline et son instrument, la Troisième Internationale, véritable flot ininterrompu de propagande à long terme et sans aucun souci pour la vérité. La méthode de la répétition et du cynisme est devenue presque mécanique... La bureau- cratie soviétique est en train de d'instituer cette procédure à l'échelle internationale. Toute «ineptie» inventée par un correspondant des «Izvestia» à Valence est aussitôt reprise en chœur par les journaux très spéciaux de Paris, Stockholm, Oslo, Bruxelles, Londres, New-York, Melbourne et Buenos Aires... Des millions d'exemplaires colpor- tant des mensonges infâmes sont diffusés et constituent la seule information que des millions d'ouvriers soviétiques reçoivent. Les journaux anglais, américains, chinois et néo-zélandais reproduisent ces mensonges (sur ordre). Des intellectuels avancés, anti- fascistes, arriveront à les croire. On voit qu'une formidable entreprise de démoralisa- tion est à l'œuvre dans l'univers et je comprends combien est juste le mot impitoyable de Trotsky qualifiant la propagande du Kominterm Stalinien de «Syphilis du Mouvement Ouvrier»» (Victor Serges dans l'ouvrage de Maurin : «Révolution et Contre révolution en Espagne»). Ce que Maurin et Serges écrivirent en 1936 ne fait que confirmer ce que le Pape Pie XI déclarait dans son encyclique «Divini Redemptoris» paru en Mars 1937. Un chapitre de ce document célèbre nous apprend qu «il y a une autre explication pour la diffusion rapide des idées communistes... une propagande dirigée par un «centre unique» et qui s'adapte très habilement aux conditions des différents peuples ; pro- pagande qui dispose de «grands moyens financiers», d'organisations gigantesques, de Congrès Internationaux, de forces nombreuses et bien disciplinées ; propagande qui se fait par des tracts et des revues, par le cinéma, le théâtre et la radio, dans les écoles et même dans les universités, qui envahit peu à peu tous les milieux même les meilleurs, si bien que le poison pénètre presque insensiblement et toujours davantage les esprits et les cœurs. Un facteur puissant contribue largement à la diffusion du communisme, c'est la conjuration du silence dans une grande partie... de la «presse mondiale» non catholique... Nous disons «conjuration» car on ne saurait expliquer autrement le fait qu'une presse aussi avide de commenter les menus incidents de la vie quotidienne ait pu si longtemps garder le silence au sujet des horreurs commises en Russie, au Mexique et dans une grande partie de l'Espagne, qu'elle parle relativement peu d'une organisa- tion mondiale aussi vaste que le communisme dirigé par Moscou. Cette conjuration est due en partie à des raisons inspirées par une politique à courte vue ; elle est favorisée par diverses organisations secrètes (forces occultes) qui depuis longtemps cherchent à détruire l'Ordre Social Chrétien. Cependant les douloureux effets de cette propagande sont sous nos yeux. Là où le communisme a pu s'affirmer et dominer — et ici Nous songeons avec une particulière attention paternelle aux peuples de la Russie et du Mexique — il s'est efforcé par tous gardent parfaitement leur secret. Maurin accusa les gouvernements d'Angleterre et de France des crimes internationaux perpétrés contre l'humanité par les Banquiers, sous la direction des Illuminati. Par ailleurs, ceci confirme ce que nous avons révélé précédemment, à savoir qu'une fois établie la Zone d'Influence entre les 35 ème et 45 ème parallèles, les pays compris dans ce périmètre seront asservis (n.d.a.). - 170 - LA REVOLUTION ESPAGNOLE les moyens de détruire (et il le proclame ouvertement) la civilisation et la religion chré- tiennes jusque dans leurs fondements, d'en effacer tout souvenir du cœur des hommes, spécialement de la jeunesse... En Espagne, ce n'est pas l'une ou l'autre église, tel ou tel couvent qu'on a abattus, mais quand ce fut possible, ce sont toutes les églises et tous les couvents et toute trace de la religion chrétienne qu'on a voulu détruire. La fureur communiste ne s'est pas contentée de tuer des évêques et des milliers de prêtres, de religieux et de religieuses, s'en prenant plus particulièrement à ceux et à celles qui juste- ment s'occupaient avec plus de zèle des ouvriers et des pauvres, mais elle fit un nombre beaucoup plus grand de victimes parmi les laïcs de toute classe... destruction perpé- trée avec une haine, une barbarie, une sauvagerie qu'on n'aurait pas cru possible en notre temps. Aucun particulier de jugement sain, aucun homme d'État, conscient de sa responsabilité, ne peut, sans frémir d'horreur, penser que les événements d'Espagne pourraient se répéter demain en d'autres nations civilisées... Un frein est nécessaire à l'homme pris individuellement comme à l'homme vivant en société... Mais lorsque du cœur des hommes l'idée même de Dieu s'efface, leurs passions débridées les poussent à la barbarie la plus sauvage». Nous allons examiner les événements d'Espagne sur lesquels le Pape Pie XI essaya en vain d'attirer l'attention du inonde chrétien dès 1937. - 171 - CHAPITRE XIII LA GUERRE CIVILE D'ESPAGNE Le général Mola nous apprit que «suite à l'élection du gouvernement socialiste en Espagne, et au départ du Roi, un nombre considérable de personnalités sollicitèrent leur admission dans les Loges du Grand Orient. Elles pensaient qu'elles pourraient ainsi échapper à la persécution des Francs-Maçons du gouvernement. Leur but était de mon- trer leur attachement à la République et défaire en sorte que leurs carrières ne soient point brisées». Aussitôt après le départ du Roi, Franco déclara aux membres de l'Académie Mili- taire qu'il commandait : «la République a été proclamée en Espagne. Il est maintenant du devoir de tous de coopérer avec discipline et fidélité pour que la paix puisse régner et que la nation ait la possibilité de se gouverner par les voies juridiques habituelles. Jusqu'à présent, à l'Académie, il y a toujours eu de la discipline et un parfait accomplis- sement du devoir. Aujourd'hui, ces qualités sont plus que nécessaires ; l'Armée a besoin, avec sérénité et dans un esprit d'union, de sacrifier toute pensée idéologique au bien de la nation et à la tranquillité de lapatrie». Cette proclamation nous montre que Franco n'était point un Nazi «Noir» comme a bien voulu le faire croire au grand public la pro- pagande communiste. Mais le «Pouvoir Occulte» ne voulait pas que le gouvernement républicain gou- verne de façon efficace et démocratique. Churchill nous en donne la preuve : «Les communistes aidèrent à son établissement non seulement pour le renverser de nouveau mais surtout pour amplifier le chaos politique et économique. Lorsqu'ils eurent amené le pays et le peuple à l'anarchie, les dirigeants recommandèrent avec raison la solution de la dictature du prolétariat qui, seule pourrait restaurer la loi, l'ordre, et sauver la situation». La Monarchie renversée en Espagne, la suite logique ne pouvait être que le combat contre la religion du peuple. On introduisit la laïcisation dans les écoles et on lança une campagne destinée à détruire l'autorité parentale et celle de l'Église. Ayant formé des milliers de jeunes Bolcheviks antireligieux et antisociaux, il suffisait d'attendre l'occa- sion de jeter ces masses déboussolées contre les forces de l'ordre lors d'une révolte bien préparée à l'avance. Le 14 Mai 1931, une réunion fut organisée au Club Ateno à Madrid et la discus- sion porta sur le nouveau programme politique. Les huit points examinés étaient les suivants : - 173 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER 1. La création d'une dictature républicaine. 2. La punition immédiate de toutes les personnes responsables d'agissements illé- gaux en temps de dictature. 3. La dissolution de la Garde Civile, de l'Armée, de la Police, etc. et la substitution de groupes républicains armés choisis dans les classes ouvrières et dans les Clubs républicains. 4. La confiscation des propriétés des Ordres Religieux. 5. La nationalisation de la terre. 6. L'interdiction de toutes les agences de presse hostiles à la cause républicaine. 7. L'utilisation des écoles techniques et d'autres bâtiments en vue du bien public. 8. L'ajournement des séances du Cortès jusqu'à ce que ce programme ait été adopté. Le libéral intellectuel Azatia, le socialiste Prieto et le communiste Caballero étaient trois des plus éminents dirigeants politiques du moment. En public, Azafia s'opposa avec une légère ironie à des mesures aussi radicales bien qu'il les approuvât secrète- ment. Et lorsqu'il arriva au pouvoir, il mit ce programme à exécution. En fin de compte les «Cortes Constituyentes» furent élus. Sous couvert d'une «Loi pour la défense de la République» fut mise en place une dictature impitoyable ; son seul caractère démocratique en était le nom : «La République des Ouvriers». Un révo- lutionnaire formé à Moscou, Jiminez Asua, prépara le projet de Nouvelle Constitu- tion' 1711 . Azana concentra alors tous ses efforts sur la destruction des églises et sur la persécution envers les ordres religieux. En décembre 1932, il fonda la «Ligue de l'Athéisme» dont le périodique «Sin Dios» (Sans Dieu) était financé par les deniers publics. Tous ces mauvais coups étaient accomplis au nom de la Démocratie. Les diri- geants déclarèrent au peuple qu'il serait libéré de la tutelle des ordres religieux et du clergé qui restaient les alliés des monarques féodaux et tyranniques. En Catalogne, les activités révolutionnaires que le général Primo de Rivera avait ju- gulées, reprirent de plus belle. En Janvier 1933, un correspondant londonien du Mor- ningPost rapporta que «la police avait découvert de gigantesques dépôts de bombes, de fusils et de munitions dans toute l'Espagne et qu'on dépensait de très importantes sommes d'argent pour appuyer la cause révolutionnaire. De nombreuses personne arrê- tées, qui ne «payaient pas de mine» si l'on se fiait à leur aspect extérieur, transportaient des mallettes pleines de billets de banque» ll72] . On organisa ensuite un soulèvement en Asturie, et le 14 Septembre 1934, un rap- port mentionnait que des fonctionnaires du ministère de la guerre et des officiers de l'Année étaient impliqués dans des ventes d'armes. Le général Franco fit un effort désespéré pour essayer de réorganiser l'Armée Es- pagnole et pour mettre fin à l'anarchie, mais il fut très peu soutenu par les autorités gouvernementales. Pour montrer à quel point la subversion communiste était bien organisée, on mit le feu à plus de trois cents églises au même moment, dans une cen- 171 — Tout comme les agents du M.R.M. avaient rédigé la législation bancaire de la Fédéral Reserve aux États-Unis en 1910 et en 1913, ainsi que le «Mandat de Palestine» en Angleterre, en 1916 (n.d.a.). 172 — La Police saisit 90.000 fusils, 33.000 revolvers, 500.000 cartouches et une quantité astro- nomique d'argent falsifié (n.d.a.). - 174 - LA GUERRE CIVILE D'ESPAGNE taine de villes et de villages différents. Les assassinats de personnes dont les révolu- tionnaires voulaient prendre la place devinrent si courants qu'il y eut concurrence entre les «Pistoleros» professionnels. Il était possible de faire liquider un ennemi pour 50 pesetas (un peu plus de 5 dollars U.S. de 1967). Les agents de Moscou exploitèrent cette situation de confusion pour appliquer la sentence de Lénine : «La légalité chez les communistes consiste à baser le terrorisme sur des principes fondamentaux» [173] . La torture, les mutilations, les viols, les enlèvements, les incendies, les effusions de sang et la mort furent les méthodes qu'employa le communisme pour tenter d'arriver au pouvoir. La situation se détériora de mal en pis. Au début de l'année 1936, le pays dans son ensemble était en état d'agitation. Le Président Alcala Zamora prononça la dissolution des Cortes. Le 16 Février fut la date de l'élection générale. Gil Robles et Calvo Sotelo haranguèrent le pays sous l'étiquette anticommuniste. La propagande Bolchevik, pour cette élection, était dirigée quant à elle par «Les Amis de la Russie». Largo Caballero était en prison à ce moment-là pour le rôle qu'il avait joué lors d'un enlèvement qui impliquait des révolutionnaires. M. Edward Knoblaugh qui écrivit par la suite «Correspondant in Spain» l'interviewa : «Nous remporterons au moins 265 sièges. Tous les règlements existants seront changés. Azatia jouera le rôle de Kérensky face à Lénine (moi-même). En l'espace de cinq ans la république sera si bien organisée que mon parti pourra l'utiliser facilement comme tremplin pour notre objectif: Une Union des Républiques Ibériques... voilà notre but. La Péninsule Ibérique sera de nouveau un seul pays. Le Portugal y entrera paisiblement, nous l'espérons, mais par la force s'il le faut. Vous voyez derrière ces barreaux le futur maître de l'espagne. Lénine déclarait que l'Espagne serait la Deuxième République Soviétique en Europe. La prophétie de Lénine va se vérifier. Je serai le deuxième Lénine et je ferai de cette prophétie une réalité». Suite à cette élection foncièrement malhonnête — l'Espagne n'en avait jamais connu de telle — le Président Zamora écrivit : «Le Front Populaire se hissa au pou- voir le 16 Février, grâce à un système électoral aussi absurde que déloyal, qui donnait un avantage extraordinaire à une majorité relative qui aurait très bien pu être une minorité. Ainsi, dans une certaine circonscription électorale, le Front Populaire, avec 30.000 votes «de moins» par rapport à l'opposition fut néanmoins capable de rempor- ter 10 sièges sur les 13, alors qu'en aucun autre endroit de la circonscription électorale le nombre de votes dépassait déplus de 2% ceux de son plus grand adversaire. Des cas paradoxaux de ce type étaient assez répandus». Malgré l'illégalité des moyens employés, le premier dépouillement ne donna que 200 sièges sur 465 au Front Populaire qui devint en conséquence le plus important groupe «minoritaire» du parlement : L'objectif suivant des membres du Front Popu- laire fut de combiner leurs forces avec celles des Basques et autres groupes minori- taires. Ils élirent un Comité de vérification des élections dans chaque circonscription électorale et s'assurèrent que l'examen final des votes serait favorable au Parti du Front Populaire. A plusieurs reprises, on disqualifia des candidats de Droite et on élit à leur place des candidats du Front Populaire aux sièges de députés. Lorsque le «battage» fut ter- miné, le Front Populaire avait les 265 sièges que Caballero lui avait prédits... Mais 173 — Consulter «Le Bolchevik», numéro d'Octobre 1930 (n.d.a.). - 175 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER après la proclamation de ce résultat, le décompte final des votes révéla : Pour les partis de «Centre» et de Droite : 4.910.000 votes. Pour le «Front Populaire» : 4.356.000 votes. Ce qui faisait apparaître une Majorité de «Centre Droit» de 554.000 votes. Il est bien évident que les candidats du Front Populaire élus aux Cortes espagnols représentaient un éventail allant du socialiste inoffensif au Bolchevik forcené. Les Staliniens créèrent un tel chaos qu'une situation infernale se répandit par toute l'Espagne. Avant les élections de Février 1936, le rapport gouvernemental espagnol mentionna ce qui suit : A partir de la chute de la dictature de Primo de Rivera en 1931, il se produisit une révolution qui tua 2.500 personnes, sept révoltes, 9.000 grèves, cinq «prorogations du budget» ; il y eut deux milliards de pesetas de supplément de dépenses publiques, un millier de municipalités furent mises en sommeil, 114 journaux interdits, deux années et demi d'État d'exception» (équivalent de notre état de Loi Martiale). Après six semaines de Front Populaire sous la direction d'Azafia, Caballero et Prie- to, le rapport faisait les comptes : Agressions et vols : Aux quartiers généraux politiques, 50 ; dans des établissements privés et publics, 105 ; dans les églises, 36. Incendies : Aux quartiers généraux politiques, 12 ; dans les établissements privés et publics, 60 ; dans les églises, 106. Troubles : Grèves générales, 11 ; soulèvements et révoltes, 169 ; personnes tuées, 76 ; blessées, 346. Caballero, parlant à Zaragoza, déclara : «Nous devoirs détruire l'Espagne de façon à la refaire selon nos vues. Le jour de la vengeance, nous ne laisserons pas pierre sur pierre». Caballero avoua également : «Avant les élections nous demandons ce que nous voulons. Après les élections nous prendrons ce que !rom voudrons, par n'importe quel moyen «la Droite» ne doit pas espérer-de pitié de la part des «ouvriers». Nous n'épar- gnerons pas de nouveau la vie de nos ennemis». Azafia proclama tout heureux : «L'Espagne a cessé d'être catholique». La dirigeante communiste Marguerite Nelken annonça : «Nous réclamons une révolution. Celle qui a eu lieu en Russie ne nous sera d'aucune aide. Nous voulons des flammes que l'on apercevra par toute la planète et un déluge de sang qui rougira les mers». Le correspondant du Times, quant à lui, nota la situation à Barcelone. En Février 1936, il rapporta : «Un Comité de Vigilance a averti le 20 courant un certain nombre de hauts fonctionnaires d'abandonner leurs postes. Le Comité a été obéi». Un mois plus tard, il écrivit : «La dictature du prolétariat est maintenant le but évident de tous les «Rouges». Et un peu plus tard : «Le socialisme espagnol s'est vu entraîner vers le communisme et c'est parmi la jeune génération que Marx et Lénine ont recruté la plu- part de leurs disciples. Ces jeunes gens croient que la conquête du pouvoir est l'exigence immédiate du socialisme espagnol; la violence, le seul moyen pour l'obtenir ; et la dic- tature du prolétariat, la seule façon de garder le pouvoir. La doctrine subversive est inlassablement prêchée». En Mars 1936, il rapporta : «Des députés du Cortes (Parle- - 176 - LA GUERRE CIVILE D'ESPAGNE ment espagnol), les poings serrés pour le salut communiste, ont chanté l'hymne national soviétique en ce lieu même». Pourquoi la jeunesse espagnole s'est-elle tournée en si grand nombre vers le com- munisme ? Si nous avons compris la technique des dirigeants du M.R.M., la réponse est à notre portée : c'est parmi les classes ouvrières et la jeunesse de la nation que les dirigeants révolutionnaires tirent leurs troupes de choc. Une enquête a révélé qu'Azarla se prenait pour un intellectuel qui croyait sincère- ment au socialisme. Il était ouvertement antireligieux mais protesta toutefois et montra son désaccord face au terrorisme que recommandaient et pratiquaient les anarchistes et les communistes. Une fois qu'il eut en main le pouvoir politique... il l'employa et fit abolir par le gouvernement républicain les règlements d'enseignement religieux dans les écoles et chargea Francisco Ferrer de les laïciser. Au lieu de commencer la journée d'école par une prière au Dieu Tout Puissant, les nouveaux enseignants laïcs commen- çaient leur classe en faisant chanter aux élèves : «Nous sommes les fils de la révolution, nous sommes les fils de la liberté. Avec nous pointe l'aube d'une nouvelle humanité». Voici la traduction d'un autre «hymne» chanté au début et à la fin des journées de classe dans les écoles de Barcelone : «Lance la bombe; dispose bien la mine; tient solidement le pistolet. Fais circuler le mot de la révolution... Aide les anarchistes. Résiste jusqu'à la mort avec tes armes ; détruis le gouvernement avec l'essence et la dynamite». Les rédacteurs-en-chef des journaux britanniques et américains refusèrent de publier la vérité tant elle leur semblait hallucinante. Moscou diffusa par la radio des «hymnes» très semblables en langue anglaise pour l'instruction des communistes an- glais en 1937-1938. La preuve la plus accablante des méthodes systématiques employées pour retour- ner et pervertir les jeunes et en faire des révolutionnaires, c'est Francisco Ferrer lui- même qui nous la fournit. Dans une lettre adressée à un camarade révolutionnaire, il écrit : «Afin de ne pas effrayer le peuple et de ne pas donner au gouvernement (républi- cain) un prétexte pour fermer mes établissements, je les appelle «Ecole Modernes» et non pas Ecoles pour Anarchistes. Nous voulons provoquer la révolution. En ce moment, toutefois, nous devons nous préoccuper d'enraciner l'idée d'un soulèvement violent dans les esprits des jeunes. Ils doivent apprendre que contre la police et le clergé, il n'y a qu'un seul moyen d'action... la bombe et le poison» [174] . Lorsque les forces de Franco capturèrent Ferrer au cours de la Guerre Civile, il fut jugé comme traître à l'Espagne et la lettre que nous avons citée un peu plus haut fut versée au dossier comme charge. Reconnu coupable, il fut exécuté. Le Suprême Conseil du Grand Orient de France protesta auprès de toutes les Loges Maçonniques du monde, prétendant que l'on avait assassiné Ferrer à cause de ses activités anti-ca- tholiques. Une enquête sur le programme d'entraînement destiné à la jeunesse nous révèle également les méthodes employées pour corrompre la morale chez les jeunes. Lénine avait bien dit que «Le meilleur révolutionnaire est un jeune dénué de toute morale». 174 — Ce fut pour financer les «Ecoles d'Entraînement» pour la jeunesse, de Ferrer, que Mos- cou versa les $200.000 auxquels nous avons fait référence précédemment. A Toronto, en 1954, il y avait dix-sept «Ecoles d'Entraînement» de ce type. Il y en avait plusieurs à Sudbury, Onta- rio. Tous les grands centres urbains en sont dotés (n.d.a). - 177 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Son mot d'ordre était devenu une loi dans les Organisations Communistes et tous les membres travaillaient secrètement à faire des jeunes gens des deux sexes, des asociaux et des débauchés. On enseigna ouvertement aux adolescents la rébellion envers la discipline fami- liale. On fit croire aux enfants que leurs parents étaient des personnes vieux-jeu et l'autorité parentale fut objet de risée. Les démolisseurs prétendaient que les parents avaient menti à leurs enfants depuis le moment où ils avaient été en âge de com- prendre, prenant comme exemples le Père Noël et l'«origine» des bébés. Les subversifs prétendirent que les parents avaient été victimes des enseignements réactionnaires et de l'exploitation capitaliste et l'enfant éduqua ses parents dans les idées modernes et progressistes. On les avertit que, pour leur propre bien, ils devaient refuser la domina- tion et la discipline enseignée par les parents. Le dessein de cette campagne subversive était de détruire le caractère sacré et l'unité de la famille qui est le fondement de notre civilisation. Pour que les enfants n'aient plus de respect envers les ministres du culte, les sub- versifs les présentèrent d'abord comme les personnes de leurs familles les moins intel- ligentes et les moins bien bâties physiquement. Puis ils les ridiculisèrent, les présen- tant comme des mollusques, des efféminés et des serviteurs des classes dirigeantes. Citant Marx à l'appui, on raconta aux enfants que «la Religion est l'opium du peuple parce qu'elle enseigne que l'acceptation de la pauvreté, de la maladie et des travaux pénibles est un bien pour l'âme». On monta l'enfant chrétien contre les prêtres catholiques en lui racontant les ca- lomnies les plus extravagantes à leur sujet, notamment sur leur vie privée. Ils étaient présentés comme des «loups déguisés en moutons», comme des «corbeaux noirs» se repaissant de la jobardise de leurs paroissiens. Si un ministre ou un prêtre était impli- qué dans un scandale, comme cela arriva, on en tirait tout ce qu'il était possible d'en tirer pour la cause révolutionnaire. On ridiculisa la religion chrétienne de la façon la plus écœurante qui soit. Le Christ était présenté comme un fils illégitime de Marie, une jeune Juive qui pour sauver la face, attrapa Joseph et lui fit croire que son enfant avait été conçu par le Saint-Esprit. Le Christ adulte était dépeint comme un falsificateur. Ses miracles n'étaient que des illusions, des tours savamment exécutés comme les magiciens savent en faire de nos jours. Les douze Apôtres étaient tout simplement ses complices. On fit souvent usage de la soi-disant bande dessinée «Mandrake le Magicien» pour illustrer les procédés employés par les hypnotiseurs et les magiciens afin de berner le public. Une de ces ritournelles expliquait aux enfants chrétiens que le Christ fut un contre- bandier (en alcools) dès son plus jeune âge. Les subversifs affirmaient qu'il avait fait semblant de réaliser un miracle aux noces de Cana pour vendre son vin de contre- bande. Ils accusèrent même le Christ et tous les catholiques romains d'être des canni- bales, en s'appuyant sur la citation évangélique du Christ lorsqu'il exhorta ses disciples en ces termes : «A moins que vous ne mangiez ma chair et ne buviez mon sang, vous n'aurez point la vie éternelle». Les jeunes adolescents étaient présentés à des compagnons qui leur enseignaient le libéralisme. Celui-ci tournait bien vite au dévergondage. On leur enseignait la concep- tion anarchiste de la vie : «Moins il y a de lois, mieux c'est. Faites ce que vous voulez». - 178 - LA GUERRE CIVILE D'ESPAGNE D'après les enseignants subversifs, il n'y avait qu'un «seul» péché, à savoir la désobéis- sance aux ordres des dirigeants expérimentés et «deux» crimes irrémissibles : l'aban- don de poste et la divulgation des secrets du «parti». La phase suivante consista à lancer la jeunesse antisociale dans un véritable conflit avec la police. Ils commencèrent par l'impliquer dans des «gangs». Les jeunes diri- geants communistes «incitaient» les autres membres à agir en dehors de la loi. Ils les obligeaient à se battre pour démontrer leur courage, les entraînaient dans des crimes sans importance et les conduisaient alors encore plus loin dans la jungle de l'«Unde- rworld» communistes [175] . La publication de bandes dessillées axées sur le Crime et le Sexe est une des nom- breuses cordes de l'arc de la guerre psychologique communiste. Ces bandes dessinées sont calculées de façon à réveiller les tendances sadiques cachées et réprimées chez l'enfant et à affaiblir la «barrière» morale des enfants par ailleurs normaux. Tout «pro- fesseur» qui prétend que les bandes dessinées sur le Crime et le Sexe n'influencent pas les enfants, selon les décisions des Illuminati, est un fou ou bien un valet de ces individus. Les jouets qui représentent des fusils, des soldats, des revolvers et les films farcis de crimes et d'exécutions sont tous calculés de façon à ébranler les sentiments les plus délicats des enfants chrétiens normaux et à les accoutumer à l'utilisation d'armes ainsi qu'aux scènes de violence et de mort violente. Les livres et les revues pornographiques sont diffusés abondamment et à bas prix car cette littérature est destinée à faire sauter la fine couche de vertu et de décence, principes moraux que la civilisation chrétienne nous avait inculqués. Peu de gens ont conscience du rôle important que joue le cinéma moderne dans le retournement de la jeunesse, l'éloignant de ses foyers, de son pays et de sa religion. De nombreux cinémas projettent des films dans lesquels, pendant une «heure», des criminels «dangereux», hommes et femmes, font tout ce qui est interdit par nos lois et nos principes moraux puis consacrent une «minute» à leurs démêlés avec la justice ou à leur mort, suite logique de leurs «crimes». Des prises de vues de combats qui se produisirent pendant la Révolution mexicaine en 1913, furent présentées à Galveston au Texas. Le spectacle d'hommes tués au combat ou entraînés de force hors de leurs maisons et massacrés par les révolutionnaires fit hurler et évanouir les femmes tandis que les hommes vomissaient, si bien que l'opinion publique fit interdire ces exhibi- tions. Aujourd'hui, de telles scènes sont présentées couramment dans des films desti- nés «aux enfants» lors des séances du samedi après-midi 11761 . Cette simple illustration 175 — L'orgie sexuelle qui eut lieu à l'Hôtel Ford, de Toronto, le 23 Octobre 1954, à la suite du Match de football de la «Plume Rouge» impliquait des douzaines d'adolescents des deux sexes. Exemple typique de l'influence communiste, exercée secrètement, sur la jeunesse d'une nation (n.d.a.). 176 — Que dirait l'auteur aujourd'hui alors que la jeunesse est dans une fange d'immoralisme sans commune mesure avec le passé ? Ce lamentable processus qui entraîne ces jeunes âmes en enfer est aujourd'hui alimenté par l'abandon des parents, soucieux de plaire à l'esprit du inonde ; la trahison des pasteurs ; la télévision ; le comportement des adultes ; la perversion des familles ; et surtout par ce vecteur essentiel pour les communistes maquillés en mondia- listes sociaux, démocrates : l'école ! Un châtiment terrible nous menace, car nous sommes maintenant en guerre contre Dieu lui-même (n.d.l.r.). - 179 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER nous montre comment on a systématiquement endurci le grand public et particuliè- rement les enfants, comment on leur a fait accepter le spectacle de la violence ou bien de morts sanglantes, spectacle que l'on a fait passer pour tout à fait normal. Tout ceci corrobore la devise révolutionnaire selon laquelle «on ne peut provoquer rapidement les réformes urgentes que par l'action révolutionnaire». Dans chaque pays qui n'est pas encore asservi, les directeurs du Mouvement Révo- lutionnaire Mondial ont monté des Agences Cinématographiques privées qui diffusent les images les plus obscènes dans le cadre de réunions privées. Ces films montrent toutes les sortes de dépravations sexuelles dont l'homme est capable. De tels films sont conçus pour démoraliser la jeunesse et pour mieux la circonvenir dans les organisa- tions révolutionnaires. Ces révélations sont confirmées par le fait qu'en U.R.S.S. les lois qui interdisent ces exhibitions sont strictement respectées. Les jeunes asociaux, antireligieux, endurcis et abrutis sont envoyés à Moscou et on leur enseigne «la Guerre Révolutionnaire ainsi que l'Art du Combat de Rue». Il s'agit d'un enseignement différent par rapport à celui qui est dispensé aux dirigeants ouvriers et aux intellectuels en vue. La Guerre Psychologique Révolutionnaire travaille, en Occident, à l'accomplisse- ment de ses objectifs comme elle le fit en Espagne. La preuve en est qu'aujourd'hui per- sonne ne perd son sommeil après avoir entendu des nouvelles traitant de catastrophes aériennes, d'accidents d'automobiles, de crimes et de massacres. Une série d'informa- tions de ce type aurait fortement perturbé le sommeil, il y a seulement cinquante ans. Personne n'entreprend plus d'action lorsque les journaux rapportent sans broncher que des milliers de Juifs ont été massacrés et des milliers de chrétiens martyrisés par Bêla Kuhn ou des Chinois sadiques, à cause de leurs convictions anticommunistes. On accepte maintenant de telles horreurs comme de simples accidents de la vie quo- tidienne. Nous avons été immunisés et n'avons plus les mêmes réactions qu'autrefois face aux violences de toute sorte. Nous ne sommes plus troublés par les coups d'état. Si nous l'avions été, nous aurions fait quelque chose pour mettre fin à ces impostures. Les hommes écoutent ceux qui ne cessent crier — comme en Espagne — que «le com- munisme ne pourra jamais provoquer une révolution ici». Ils écoutent ceux qui leur procurent un sentiment de fausse sécurité. La majorité des citoyens est comparable aux enfants qui dissimulent leurs têtes sous les couvertures lorsqu'ils sentent le danger. On devrait pourtant savoir que tirer les draps et les couvertures au-dessus de sa tête n'a jamais protégé d'un assassin, d'un violeur ou de l'explosion d'une bombe. Quelques faits nous montreront comment la guerre psychologique a procédé en Espagne. A ce sujet, nous devons toujours garder en mémoire ce mot de Lénine : «Une des phases de l'entraînement de tous les jeunes révolutionnaires doit comprendre le cam- briolage d'une banque, la destruction d'un poste de police et l'élimination d'un traître ou d'un espion. Tant qu'un jeune n'aura pas été sevré du lait de la bonté humaine et de tout sentiment de philanthropie, nous ne le considérerons pas digne «d'être membre du parti». Voilà un statut tout à fait différent de celui de «Compagnon de Route» (du communisme). Au fur et à mesure que la date choisie pour la Révolution, en Espagne, approchait, les pourvoyeurs de littérature pornographique et en images obscènes devenaient si hardis qu'ils plaçaient leurs «stands» à l'entrée des églises et offraient leur marchan- - 180 - LA GUERRE CIVILE D'ESPAGNE dise aux personnes qui entraient et sortaient. Les couvertures de ces publications re- présentaient généralement des prêtres et des religieuses dans des activités que nous ne nommerons pas. M. Edward Knoblaugh, grand spécialiste en matière de Guerre Civile espagnole fut tellement sidéré par cette campagne anticléricale qu'il rapporta quelques faits : «De temps en temps, des délégués Protestants venaient en Espagne Loyaliste afin d'enquêter sur les histoires d'activités anticléricales dont ils avaient entendu parler. Ces délégations étaient chaleureusement accueillies. On faisait alors de grands efforts pour les persuader qu'ils avaient été scandaleusement abusés. Des guides «choisis» leur étaient affectés et conduisaient les visites. Ils ne voyaient que ce que les autorités com- munistes voulaient bien qu'ils vissent. Un ou deux jours plus tard, ils étaient renvoyés chez eux, impressionnés dans le bon sens». [177] Mais un jour, il se produisit une bévue. Une délégation d'ecclésiastiques protes- tants s'arrêta devant un stand de livres pour admirer quelques ouvrages rares et an- ciens. Avant que le guide ait pu intervenir, ils aperçurent également des exemplaires de «La Trace» et de «Bicharracos Cléricales» [«Sales Bêtes Cléricales»]. Les couvertures représentaient des orgies ecclésiastiques et l'on y voyait des religieuses à moitié nues. Les deux revues étaient illustrées à profusion d'images obscènes. M. Knoblaugh com- menta : «Les délégués s'en retournèrent fort kritës ». La situation en Espagne basque, entre 1923 et 1936, était très semblable à celle qui existe actuellement au Canada parmi les populations de langue française et de langue anglaise. Le peuple basque a sa propre langue, sa propre culture et ses propres tradi- tions qui remontent à l'antiquité. Il est profondément religieux et très fier. Comme de nombreux Canadiens Français, les Basques croyaient qu'ils méritaient l'Indépen- dance Nationale. Pour hâter cet objectif, ils organisèrent un Mouvement Séparatiste afin de libérer le peuple Basque du joug de l'Espagne. Comme on pouvait s'en douter, les conspirateurs du mouvement révolutionnaire espagnol ne perdirent pas de vue une telle situation. Le peuple Basque était catholique romain à fond. Il croyait qu'il était en droit de combattre pour son indépendance politique s'il le fallait. La grande majorité, toutefois, ne se serait jamais associée au parti communiste, «en connaissance de cause», pour réaliser cette opération. C'est pourtant ce qui arriva. Les «Cellules» marxistes s'étaient infiltrées dans la société Basque et dissimulèrent leur véritable identité avec une telle maestria qu'elles dirigèrent les «Séparatistes» comme elles l'entendirent. Elles menèrent alors les Basques au massacre. Sous le couvert d'un patriotisme et d'une fer- veur religieuse intenses, les dirigeants Basques — le Président Aguirre, Giral et Negrin — firent fondre et frappèrent sur une croix massive, le «pistolet» de l'Anarchisme ainsi que la «faucille» et le «marteau» du communisme. Lorsque la révolution éclata, les masses furent abandonnées à leur sort. Aguirre devint «Chef» de l'État Basque et «Generalissimo» des années Basques. Pendant qu'il travaillait dans son bureau à Bil- bao, on assassinait des centaines de prêtres catholiques et d'autres dirigeants Basques. Leur martyre accrut naturellement la haine qui existait entre Basques et Espagnols. EJ. Olondriz, qui rédigea la préface du livre de José Echendis : «La persécution Rouge au Pays-Basque» écrivit: «Lorsque le jour arriva, les Séparatistes Basques, aveuglés par la colère — beaucoup d'entre eux oubliant leur foi et leurs sentiments de catholiques — se retrouvèrent étroitement et solidement unis aux communistes, aux 177 — M. Knoblaugh fut «Correspondant en Espagne». Il écrivit un livre qui portait ce titre (n.d.a.). - 181 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER athées et aux anarchistes... Ils se jetèrent dans la guerre, firent responsables de mas- sacres et crurent que tous les moyens étaient licites, oubliant dans leur révolte les mots péremptoires de leur chef religieux, le Pape Pie XI, qui avertissait dans son Encyclique «Divini Redemptoris» que «Le Communisme est intrinsèquement pervers et que l'on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne». Combien nos grands hommes d'État auraient dû se souvenir de ces paroles de sagesse alors qu'ils coopéraient avec Staline pendant la Deuxième Guerre Mondiale !... Une autre vérité que les chefs de Gouvernements ne devraient jamais oublier, c'est le fait que les communistes et «tous» les autres mou- vements internationaux sont manipulés par les Illuminât! pour faire progresser leurs visées et leurs plans secrets. - 182- CHAPITRE XIV Franco Pour comprendre ce qui se produisit en Espagne en 1936, il nous faut d'abord sa- voir quelques éléments caractéristiques de sa vie. Franco entra dans l'Année Espa- gnole avec l'intention d'y faire carrière. Sa vie professionnelle est un véritable roman : il se distingue dès sa nomination dans la Légion Espagnole en transformant la défaite infligée par les Maures au général Sylvestre en une victoire éclatante. Non seulement il mena ses troupes avec courage, mais il leur inspira une grande confiance par son génie stratégique. Il gagna aussi le respect de ses ennemis par ses victoires militaires et sa remarquable politique administrative au Maroc si bien que les Maures le consi- dérèrent presque comme «un dieu». Ils finirent par l'appeler le «Victorieux», le «Chef des Chefs», «Brave comme un Lion». Toutes ces raisons permettent de comprendre pourquoi les marocains se rallièrent à lui lorsqu'en Juillet 1936, il leur demanda s'ils lui étaient fidèles. Franco ne fut jamais très bien vu des autres généraux, mais il bénéficiait toutefois de l'estime de la plupart d'entre eux. Cette raison, importante, fit que le gouvernement de Front Populaire ne se transforma jamais en une Dictature Totalitaire. La situation politique au début de 1936 était la suivante : Azaila, Caballero et Car- los Prieto dominaient le gouvernement de Front Populaire. Gil Robles et Calvo Sotelo étaient à la tête de l'opposition de Droite. Le jour des élections, en Février 1936, le général Franco avait téléphoné au général Pozas qui commandait alors la Garde Civile. Il le prévint que les communistes élus aux Cortes avaient projeté d'exciter la foule dans l'intention de provoquer un coup d'état révolutionnaire et de renverser le gouvernement républicain. Le général Pozas déclara au général Franco que ses craintes lui paraissaient exagérées. Le général Éranco télé- phona ensuite au général Molero, Ministre de la Guerre et l'informa du danger mena- çant. Franco suggéra qu'il fallait lui donner la permission de déclarer la Loi Martiale. Il rédigea ensuite les instructions qui lui donneraient le pouvoir de faire face aux excès et à la violence de la foule. Seules les signatures du Conseil des Ministres étaient indis- pensables pour lui permettre de maintenir la loi et l'ordre, et de protéger le gouverne- ment républicain de l'action révolutionnaire. Mais Portela qui exerçait alors la fonc- tion de Premier Ministre allégua qu'il était trop âgé pour faire appliquer la décision du ministère. Franco répliqua : « Vous avez mis l'Espagne dans cette triste situation. Il est maintenant de votre devoir d'essayer de l'en sortir». - 183 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Le général Franco reçut l'ordre de se rendre aux Iles Canaries. Cet :ordre signifiait en clair son exil d'Espagne. Avant de partir, il eut une réunion avec les généraux Mola et Varela. Ils lui certifièrent qu'ils étaient absolument certains que lorsque les autres généraux qui avaient rejoint les Loges Militaires du Grand Orient, connaîtraient la vérité, la plupart d'entre eux rompraient avec le Grand Orient et l'accepteraient à leur tête. Avant de se quitter, Mola et Franco mirent au point un moyen de communication secret. Dès que Franco fut parti aux Iles Canaries, les agents de Staline redoublèrent d'activité. Le 23 Juin 1936, Franco écrivit une longue lettre au Ministre de la Guerre dans laquelle il insistait à nouveau sur les dangers du moment [178] . Mais ces avertissements tombèrent comme lettre morte. Il était évident que les membres communistes du gou- vernement républicain imprimaient leur politique et agissaient en conséquence. Lorsque Sotelo révéla aux «Cortes» qu'entre Février et Juin 1936, il y avait eu 113 grèves générales, 218 grèves partielles, 284 bâtiments, 171 églises, 69 clubs et 10 lo- caux de journaux incendiés, et plus de 3.300 assassinats, Casares Quiroga, Premier ministre de l'époque, sursauta et lui répliqua avec emportement : «On vous tiendra personnellement responsable de l'émoi que suscitera votre discours». Dolores Ibarruri, une communiste dénommée la «Pasionaria» à cause de ses dis- cours incendiaires et de ses actions fanatiques était aussi membre du Cortes espagnol. Elle aussi sursauta et, pointant son doigt en direction de Sotelo, hurla littéralement : «Cet homme a prononcé son dernier discours». C'était vrai. Le 13 Juillet 1936, Sotelo fut traîné hors de sa maison par une quinzaine de Gardes d'Assaut sous le commande- ment du Capitaine Don Angel Moreno. On l'emmena dans un cimetière tout proche et on l'assassina. Ce fut cet événement qui incita de nombreux généraux espagnols à rompre leurs serments vis à vis du Grand Orient et qui les poussa à demander à Franco de prendre le pouvoir en Espagne. Dolores Ibarruri était un agent de Staline : on lui avait confié la tâche de corrompre les «raids» sur les fabriques d'armes gouvernemen- tales et d'équiper en armements les forces révolutionnaires espagnoles. Elle s'acquitta de ces différentes tâches avec beaucoup de compétence. Les Gardes d'Assaut firent des descentes dans les maisons des anticommunistes notoires et nombreux, suite à l'assassinat de Sotelo. Mais la plupart d'entre eux avaient été avertis et avaient fui. Le meurtre de Calvo Sotelo, le 13 Juillet 1936, décida Franco. Il envoya un message codé aux généraux qui avaient juré de se battre pour sauver l'Espagne et l'empêcher de devenir un État satellite de la Russie. Parnii les généraux que Franco avaient contac- tés, figuraient Mola, Goded, Fanjul, Sanjurjo, Saliquet, quelques officiers de la Marùie Espagnole et Queipo de Llano. Aussitôt le message envoyé, Franco s'envola des Cana- ries et se rendit à Tetuan où il savait qu'il pouvait compter sur la fidélité des troupes marocaines. Le 21 Juillet 1936, Franco fit une courte proclamation qui définissait l'enjeu du combat, en un langage concis : «il est du devoir de tout homme de participer à ce com- bat évident entre la Russie et l'Espagne». Ainsi commença la Guerre Civile. Le profes- seur Unamuno résuma la situation d'une autre façon, plus succincte : «C'est le combat du christianisme contre la barbarie». Il aurait dû préciser «Contre l'Illuminisme». 178 — Voir les détails dans l'ouvrage d'Arrara : «Franco» (n.d.a.). - 184 - Franco D'autres faits ont prouvé que le Komintern de Staline conspirait pour asservir l'Es- pagne et provoquer une guerre totale entre la Grande-Bretagne et ses alliés d'un côté, et l'Allemagne et ses alliés, de l'autre. Il existe un rapport d'une réunion du Secrétariat Politique du Komintern qui eut lieu le 25 Janvier 1938. Le but de la réunion était «de discuter des différents moyens d'accroître l'effort révolutionnaire en Espagne et en Afrique du Nord». Les représentants du Profintern assistaient à la réunion ainsi que les Branches Etrangères du G. PU. (la Police Secrète Soviétique). La plupart des diri- geants révolutionnaires expérimentés de Moscou étaient présents : Iejov, chef de la section secrète du Komintern ; Georges Dimitrov, l'incendieur du Reichstag ; le chef de la Ligue des Sans-Dieu et celle des Libres-Penseurs ; le Secrétaire de l'Internatio- nale Communiste d'alors ; Schick, Manuilsky et Lozovsky du Profintern ; Popescu, Weintrauben, Gourovitch, Liémann, Turrini, Adami et Valdez qui représentaient le Soviet des Affaires Etrangères au Bureau Politique du Komintern. Ce sont les noms des hommes qui ont travaillé activement à étendre la zone d'influence communiste dans le monde ces dernières années — [1958/1967] — Dès l'ouverture de la réunion, Dimitrov prononça un discours enflammé. Il dénonça le manque d'énergie missionnaire parmi les envoyés spéciaux militaires qui avaient été «parachutés» en Espagne pour aider à corrompre le Gouvernement du Front Populaire et pour diriger les opérations mili- taires des années loyalistes. Il déclara que leur action «n'avait pas engendré l'énergie nécessaire et l'élan révolutionnaire propres à convaincre les masses européennes. Les résultats obtenus n'ont pas justifié les risques importants qui ont été pris. Le combat primordial qui est de provoquer un conflit armé entre les deux groupes d'États capita- listes n'est pas arrivé à terme. » Il en vint à ordonner ensuite «que le Commandant Mi- litaire Soviétique en Espagne soit placé, comme les ambassadeurs, sous le contrôle des Emissaires du Komintern qui sauraient lui imprimer les sentiments révolutionnaires adéquats». (Rapporté dans «Gringoire», numéro du 11 Février 1938.) Pendant la Guerre Civile d'Espagne, la propagande tenta de persuader «l'homme- de-la-rue» qu'un petit groupe de généraux avait organisé une révolte pour renverser le Gouvernement Républicain de Front Populaire et mettre en place une dictature mili- taire. Les Forces du Front Populaire s'étaient intitulées «Loyalistes» et celles de Fran- co, «Nationalistes». Les «Loyalistes» comprenaient tous les groupements politiques à partir du Centre «Gauche» et les «Nationalistes» comprenaient tous les mouvements à partir du Centre «Droit». Les communistes espagnols étaient divisés en deux groupes : ceux qui voulaient transformer la Dictature Prolétarienne en un État Totalitaire Stalinien, et ceux qui souhaitaient faire du Soviet Espagnol une composante de l'Internationale des Répu- bliques Soviétiques comme le recommandait la Théorie Marxiste. Les Forces Natio- nalistes comprenaient des hommes qui avaient soutenu le Mouvement Carliste qui, depuis 1837 avait l'intention de restaurer le Trône d'Espagne au profit des descendants de Don Carlos. Les Carlistes étaient surtout présents dans la Province de Navarre et soutinrent l'Armée Nationaliste de Franco parce qu'ils ne voulaient pas que le commu- nisme s'installe en Espagne. Parmi les Forces de «Droite», il y avait aussi les Phalangistes, les mouvements d'Ex- trême Droite» où figuraient sans aucun doute des hommes de tendance «Nazie» qui pensaient subjuguer leurs ennemis de «Gauche», grâce à la «Guerre Totale». Pour- tant, malgré toutes ces factions, les gens simplifiaient : les gens de «Droite» accusaient - 185 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER les gens de «Gauche» d'être des communistes et les gens de «Gauche» accusaient tous ceux de «Droite», même s'ils étaient du «Centre» d'être des «Fascistes». Les commu- nistes commirent les atrocités les plus horribles : tortures, mutilations, viols, assassi- nats par milliers de victimes innocentes. Tout cela faisait partie du plan revu et corrigé de Règne de la Terreur. Quelques extrémistes de chez Franco commirent également des atrocités. Toutes les guerres civiles en arrivent à transformer un grand nombre d'hommes en brutes inhumaines qui deviennent des «bêtes» dès qu'on a excité en elles le désir du sang. On ne peut justifier en aucun cas la Guerre Civile et l'on devrait exé- cuter tous ceux qui recommandent les guerres révolutionnaires. Les témoignages les plus dignes de foi nous démontrent que le Roi d'Espagne, en 1931, et le Général Franco en 1936, firent tout ce qui était en leur pouvoir pour éviter la guerre civile. Franco n'invita pas les citoyens Espagnols à se rallier à lui avant qu'il ait épuisé tous les autres moyens d'empêcher le coup d'état communiste du 26 Juillet 1936. Le Gouvernement du Front Populaire avait fortement diminué les effectifs de l'Armée de métier espagnole, qui avait été quasiment remplacée par une Force de Police Natio- nale que contrôlait le gouvernement de «Gauche». Il est extraordinaire de constater que la promesse de Franco de réduire le complot communiste n'ait pas échoué car des enquêtes effectuées après la guerre révélèrent qu'en 1936, les forces années étaient minées par les traîtres, officiers et soldats, que les agents de Moscou, présents à l'inté- rieur du gouvernement de Front Populaire espagnol, avaient placés à des postes-clés. - Le 21 Juillet 1936, l'organisation dirigée par Moscou pour mettre la main sur l'Espagne était fin prête. Franco savait que Julio Alvarez del Vayo, Ministre des Affaires Etrangères dans le gouvernement républicain et Commissaire Général, avait nommé des centaines de commissaires politiques dans l'année républicaine. La majorité de ces hommes était communiste et Vayo avait agi sans consulter le Premier Ministre. Les commissaires obligeaient les soldats à rejoindre le Parti Communiste, leur offraient des avantages et des promotions s'ils acceptaient, et les menaçaient de toutes les sanctions qui étaient en leur pouvoir s'ils ne s'exécutaient pas. Luis Araquistain, ex-ambassadeur de la Ré- publique Espagnole à Paris, publia ces faits dans le New-York Times du 19 Mai 1939. Personne ne les contesta. Indalecio Prieto, député Socialiste Espagnol, Ministre de la Défense Nationale pendant la Guerre Civile d'Espagne, mena la guerre contre Franco. Dans un rapport publié à Paris en 1939 et intitulé «Comment et pourquoi j'ai quitté le Ministère de la Défense Nationale», il déclarait : «Il était difficile d'être sur ses gardes parce que des communistes occupaient certains postes confidentiels et afin de ne pas être suspectés, avaient reçu l'ordre de dissimuler leur appartenance et parfois même, de s 'affilier à d'autres partis pour la réalisation de leurs objectifs. Le Dr Juan Negrin était de ceux-là. Il fut l'un des hommes les plus puissants en Espagne pendant la Guerre Civile». Prieto écrivit à son sujet : «Parce que je refusais .d'obéir aux ordres de Moscou, Juan Negrin m'exclut du gouvernement qu'il présidait le 5 Avril 1938. J'occupais le poste de Ministre de la Défense Nationale dans son gouvernement. On entreprit deux actions simultanées contre moi : l'une fut confiée à la police secrète russe et aux militaires qui opéraient dans notre pays ; l'autre, aux communistes espagnols... Les Russes donnaient les ordres et les communistes espagnols obéissaient». - 186 - Franco Le Dr Juan Negrin certifiait qu'il n'était pas communiste, mais ce fut lui qui donna l'ordre de livrer les 7.000 caisses d'or espagnol à Staline. Les caisses furent chargées sur les bateaux «Kine», «Neve» et «Vôlgiles» ; tous les trois arborant le pavillon sovié- tique. José Velasco et Arturo Candela accompagnèrent le chargement à Odessa, en tant qu'hommes de confiance. Tout cela se fit avec la plus grande discrétion et les «autres membres du gouvernement de Front Populaire ne firent pas au courant de cette affaire». Pendant que Negrin exerçait ses fonctions, on nomma trois communistes aux postes de sous-secrétaires à la défense, qui furent les véritables maîtres de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air républicaines 11791 . Largo Caballero était un communiste notoire, mais lorsqu'il refusa d'obéir aux ordres des émissaires de Moscou, ceux-ci gouvernèrent pratiquement à sa place «alors même qu'il exerçait les fonctions de Président». Quand il essaya de rectifier ses erreurs, il s'aperçut qu'il était trop tard. Comment les agents de Moscou pouvaient-ils exercer un contrôle aussi absolu sur les dirigeants de «Gauche» dans un pays étranger ? Prieto nous l'explique : «La quasi totalité des postes de commandement dans l'armée du gou- vernement de Front Populaire furent occupés en fait par des communistes ; ils avaient entre leurs mains tous les rênes du «pouvoir». Comment un tel phénomène a-t-il pu se produire ? Par le biais d'un système coercitif ponctué d'avancement individuel pour ceux qui courbaient la tête, d'assassinat pour ceux qui se révoltaient». Théo Rogers dans son «Espagne, un voyage tragique» fait référence à une saisie de documents qui prouvaient irréfutablement qu'une révolution à grande échelle avait été programmée et devait éclater en Juillet 1936. Rogers écrivait : «La découverte chez des Miliciens, Militants Communistes et Anarchistes, de documents et de plans montra qu'un complot soigneusement préparé avait été mûri en vue d'un soulèvement qui renverserait jusqu'au gouvernement central de Madrid et établirait une Dictature Soviétique». On ne peut qu'y voir la griffe des Illuminati. La déclaration de Rogers s'avéra tout à fait exacte. Des documents confirmèrent que les généraux Franco et Mola savaient dès Avril 1936 qu'un Coup d'État commu- niste était prévu, d'abord pour le 1 er Mai, reporté ensuite au 29 Juin et remis à nouveau au 22 Juillet. On repoussa les délais pour permettre à ceux qui avaient la tâche de déclencher la Révolution, de disposer d'un peu plus de temps pour mettre au point les ultimes et indispensables détails. Le monde entier aurait dû être au courant du complot dirigé par Moscou contre l'Espagne parce que les ordres ultimes furent interceptés au moment où ils étaient adressés par le Komintern aux dirigeants du mouvement révolutionnaire espagnol. Les Documents furent livrés à l'Echo de Paris qui les publia en Avril 1936. L'article de l'Echo de Paris informait : «Instructions destinées a la milice rouge. Ces instructions destinées aux chefs de la Milice Rouge Espagnole... n'émanent pas d'une Organisation Centrale Espagnole, mais des «Services Techniques» de Paris qui les ont envoyées en Espagne à cette époque. Ces «Services Techniques» sont ceux du Parti Communiste français qui travaille en étroite coopération avec le Komintern et ses délé- 179 — Le vol de cet or est encore un problème international en 1955, puisque Franco exige, encore aujourd'hui que les Soviétiques le lui restituent (n.d.a.). - 187 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER gués en France. Le document que nous publions «est actuellement entre les mains du gouvernement» ; mais nous ne lui avons communiqué en aucune façon. Nous sommes convaincus que M. Daladier, Ministre de la Guerre et de la Défense a donné des ordres pour qu'on prenne des mesures préventives de défense et de protection». Le texte abrégé est le suivant : (1) Renforcer les troupes de choc et la garde dans les casernes et leur fournir des pistolets automatiques. «Ces troupes de choc et ces gardes sont membres du Parti Com- muniste et servent dans les forces gouvernementales permanentes ainsi que dans la réserve». (2) Ces troupes seront mises en relation avec les «groupes» qui investiront les ca- sernes. «Ces derniers seront en uniforme et sous les ordres de nos officiers en lesquels nous avons une entière confiance». (3) Lorsque le combat commencera, nos officiers pourront entrer en contact secrète- ment avec leurs groupes. Ils prendront contact avec les comités respectifs et mettront à exécution le «plan d'attaque programmé à l'avance, à l'intérieur des casernes». (4) Les comités provisoires, dans les casernes, devront renouveler tous les deux jours leurs listes d'ennemis, de neutres, de sympathisants et d'experts. Lorsque les casernes auront été investies, les personnes classées comme ennemies — c'est-à-dire en priorité tous les commandants et officiers» — seront rapidement éliminées et sans hésitation. (5) Chaque membre des comités recevra une liste de noms répertoriant les individus qu'il devra exécuter. (6) Après avoir exécuté tous les ennemis, on soumettra les neutres à des tests sévères pour éliminer en eux cette habitude que l'on rencontre chez les caractères indécis : l'hési- tation. (7) Les comités qui traiteront les neutres feront le nécessaire pour que les groupes de vigilance, à l'extérieur, puissent entrer dans les casernes.. Le prétexte sera «l'aide à apporter pour mettre fin à la rébellion». (8) [Consigne sans importance}. (9) Les groupes qui auront pour fonction de liquider les généraux d'activé se com- poseront de dix hommes armés de revolvers. Les généraux ont à leur disposition deux adjudants-majors et un secrétaire que l'on devra exécuter chez eux. Ceux qui seront chargés de les éliminer ne se déroberont pas, quels que soient les obstacles ou l'opposi- tion, «l'âge ou le sexe». (10) Les groupes qui auront pour fonction d'éliminer des généraux «qui ne sont pas en situation d'activé» seront constitués dégroupes de trois hommes et mèneront à terme leur mission telle qu'elle a été définie dans le paragraphe précédant. (11) & (12) Précisions sur la façon dont les habitations et les emplacements situés sur des positions stratégiques doivent être occupés par les militants communistes pour être secrètement armés et fortifiés afin de tendre des embuscades aux troupes qui pourraient réussir à s'échapper des casernes. Les instructions mentionnent: «Puisque des officiers de l'armée disposent de voitures blindées, certains groupes de nos militants devront se rendre aux points stratégiques tels que les carrefours dans des voitures et des camions armés de mitrailleuses afin d'empêcher qu'une aide soit apportée aux personnes qui résident au centre des villes. Les camions devront transporter des stocks de grenades». (13) Nos militants mettront rapidement les uniformes qu'ils auront obtenus aupré- - 188 - Franco diable et recevront des fusils. (14) Lorsque la révolte éclatera, nos groupes de militants revêtus des uniformes de la Garde Civile et de la Garde d'Assaut, dotés de l'équipement qui a déjà été préparé à leur intention, arrêteront les dirigeants de tous les partis politiques. Ils brandiront le prétexte de la protection personnelle pour justifier leur façon d'agir. Une fois en déten- tion, le processus d'élimination des généraux qui ne sont pas en situation d'activé sel-a appliqué. Les groupes en uniforme arrêteront également et mettront en prison les capi- talistes importants dont les noms sont mentionnés dans l'appendice «B» de la Circu- laire numéro 32. (15) Nous n'emploierons pas la violence contre ces capitalistes «sauf s'ils résistent» ; nous les obligerons toutefois à nous livrer le solde de leurs comptes courants bancaires et leurs valeurs. En cas de dissimulation nous les éliminerons sans exception, y compris leur famille. Il est nécessaire que les «Cellules» travaillent à leur service en tant que domestiques ou ouvriers, là où ils peuvent nous être très utiles ll80] . (16) Insignifiant. (17) En ce qui concerne les membres des forces arillées qui se prétendent sympathi- sants, nous emploierons la même tactique qui fût employée en Russie. D'abord, utiliser leurs services et ensuite les éliminer comme des ennemis. Pour le succès de notre cause et sa pérennité, un officier ou un soldat neutre est préférable à un officiel ou à un soldat qui a abandonné son uniforme parce qu'il craignait pour sa vie. Il est probable qu'un homme agissant ainsi n'hésiterait pas à nous trahir si l'occasion se présentait. (18) Les Instructions à notre milice relatives à la mobilisation, aux mouvements de transports, à l'utilisation des armes et à l'habileté au tir doivent être intensifiées^ 1 ^. (19) La milice postée aux carrefours doit éliminer les troupes qui viennent d'être défaites et qui essayent de s'échapper. (20) Les nids de mitrailleuses seront situés dans des bâtiments sur la ligne de front et derrière les arsenaux, les postes de police, les casernes de pompiers, aux abords et aux sorties des villes. Si, malgré ces consignes l'ennemi arrive à sortir, nous devrons l'atta- quer à la grenade à main. (21) D'autres miliciens attendront dans des véhicules blindés, placés en des positions stratégiques dans les villes à une distance n'excédant pas un kilomètre. Ils seront égale- ment armés de mitrailleuses. (22) Les liaisons se feront par voitures express et par cyclistes armés de revolvers. (23) Non significatif. (24) Les détails les plus intimes concernant la vie et la réputation des neutres et des sympathisants doivent être collectés et soigneusement répertoriés, y compris leurs besoins familiaux et le poids que l'amour de leurs enfants et le désir de leurs besoins nécessaires peuvent exercer sur eux. Si des membres de notre milice, des neutres ou des sympathisants font preuve d'un quelconque signe de faiblesse ou de résistance aux ordres, ils doivent être dénoncés au Comité le plus élevé de l'organisation comme coupables de complicité et/ou de réaction. 180 — Cet ordre de protéger les Banquiers et les capitalistes qui travaillaient en tant qu'agents des Illuminati fut en tous points comparables à ceux qu'on donna pour protéger les Rothschild pendant la Révolution Française (n.d.a.). 181 — En 1947, l'auteur rapporta aux autorités concernées qu'on avait importé au Canada 303 fusils (armes réformées).. De la même façon, le Cabinet des Ministres du Canada permit l'ex- portation d'armes reformées au Moyen-Orient en 1956 (n.d.a.). - 189 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER (25) Nos miliciens doivent être organisés de façon à pouvoir travailler loin de leurs foyers et lieux d'origine : l'expérience nous a enseigné qu'au dernier moment, par senti- mentalisme, les hommes qui travaillent clans leurs propres villages, au milieu de leurs familles et de leurs amis ne peuvent mener à terme nos instructions et manquent d'en- thousiasme. (26) Tous les propriétaires de dépôts de marchandises seront considérés comme des capitalistes importants. Ces dépôts devront être organisés pour subvenir aux besoins du prolétariat par le biais des groupes administratif s [1&2] . (27) Diverses instructions concernant l'utilisation de l'arme de la famine, capable de réduire rapidement l'opposition et confirmant ce qui a été dit quant à son emploi dans les conflits nationaux et la guerre internationale. Il précise : «Au cours de la Pre- mière Semaine et jusqu'à ce que la situation soit devenue normale, la fourniture de boisson et de nourriture aux bourgeois est interdite». (28) Les stocks de vivres dans les casernes et ceux qui sont aux mains de nos enne- mis, mais qui ne peuvent être saisis, devront être rendus inutilisables par adjonction de paraffine, pétrole ou d'autres substances. Depuis que ces ordres ont été donnés, les dirigeants révolutionnaires de tous les pays ont reçu des instructions spéciales pour établir des plans méticuleux et agir parmi les membres de la police et des pompiers, car l'expérience a montré que la majorité de ces employés municipaux restaient fidèles à leurs patrons bourgeois». L'action que nous recommandons vise à : 1 . S'infiltrer dans les deux partis. 2. Corrompre les hommes de la base. 3. Faire rapidement acheter ou louer par les membres du Parti des propriétés si- tuées aux abords (faisant face ou placées à l'arrière) des postes de police et des casernes de pompiers de façon à ce que leurs membres puissent être éliminés s'ils «changent de chemise». L'heure de la révolte devra coïncider avec le moment où la police changera de camp. Les ordres adressés aux dirigeants du Parti Communiste Espagnol précisaient comment ils devaient occuper toutes les fonctions, les services publics ainsi que les administrations civiles. L'objectif était d'obtenir dans les plus brefs délais le contrôle absolu de tous les dépôts de vivres et des moyens de communication. Des consignes révolutionnaires interceptées à Majorque en Octobre 1936 furent traduites par Jacques Bardoux, qui écrivit par la suite «Le Chaos en Espagne». Elles étaient destinées aux dirigeants révolutionnaires d'Espagne. 182 — Cet ordre nous montre clairement que les Illuminati sont les véritables dirigeants dans toute Révolution. Ils sont toujours placés aux postes les plus importants dans les gouverne- ments, dans la société, dans l'industrie et dans les forces armées. Les ouvriers, la foule ne sont que des «Pions sur l'Échiquier». Ils sont utilisés et ensuite subjugués. Prouvez-leur la réalité de cette conspiration et le complot communiste échouera (n.d.a.). - 190 - Franco Document espagnol Afin de pouvoir contrôler les plus petits détails du mouvement à partir du 8 Mai, seuls les agents de liaison auront la possibilité de donner des ordres et communique- ront entre eux au moyen du Code chiffré E.L.M. 54-22. Les dirigeants locaux devront donner des instructions verbales au comité à l'aide du code suivant : 1.2.1. Ordre de commencer la Mobilisation. 2.1.2. Ordre de commencer la révolte. 2.2.1.1.1. Ordre d'attaquer des points déterminés à l'avance. 3.3.3. S'occuper des contre-révolutionnaires. 2.4.3. Mobilisation des syndicats. 2.5.5. Grève Générale. 2.6.5. Actes de Sabotage, par ex. Faire sauter des voies ferrées, etc.. 1.3.2. Signal pour retarder la révolte. 1.1.0. Ordre de ravitaillement. 1.0.0. La Réorganisation est terminée. 0.0. Fermer les frontières et les ports. 1.1. Exécution de ceux dont les noms sont sur la liste noire. Tous ces ordres seront diffusés le jour qui précédera la révolte, le 1er Mai ou le 29 à minuit, par l'émetteur installé à la Casa del Pueblo, à Madrid, dont la longueur d'onde est presque la même que celle de la Radio Générale de Madrid [183] . 'Organisation de Madrid' : La ville doit être divisée de la façon suivante : A.B. Chamartin de la Rosa, Quartier Général (Q.G.) à la Casa del Pueblo — Mai- son du Peuple — de ce district. CD. Cuatro Caminos, Q.G. au Club Socialiste du district. E.F District du Palais, Q.G. aux imprimeries du Mundo Obrero (Monde Ouvrier). G. H. District de l'université, Q.G. aux bureaux de la rédaction d'«El Socialista». I. J. Quartier Latina, Q.G. à la Casa del Pueblo. M.N. Quartier Inclusa, Q.G. au Centre Socialiste. N.O. Quartier Pardinas, Q.G. au Garage Castello 19. PQ. District du Sud, Q.G. au Centre Socialiste de Vallecas. R.S. District de Carabanchel, Q.G. au Club Socialiste. T.U.V. Centre de Madrid, Q.G. à la Casa del Pueblo. secrétariat. X.Y.Z. Bureaux numéros 2,3,4,6,8,10,12 (pièce du balcon). Plan de Campagne de Madrid — La révolte sera annoncée par l'explosion de cinq bombes à l'heure du crépus- cule. Aussitôt, nous simulerons une attaque Fasciste sur l'un des centres du C.N.T. (Ouvrier). Ensuite, une grève générale sera déclenchée ; les soldats et les chefs qui nous soutiendront accentueront la révolte. Les groupes entreront en action. — Ceux qui sont affectés à "T.U.V." investiront le Centre des Communications, 183 — Ce fut après la diffusion de ces ordres que la date de la révolte fut reportée au 22 Juillet (n.d.a.). - 191 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER la présidence et le ministère de la Guerre. Ceux qui sont affectés au district attaque- ront les commissariats (intendance militaire) et la section "X.Y.Z." investira la Sécurité Publique. — Un groupe spécial composé exclusivement de mitrailleurs doté de grenades à main se rendra aux quartiers généraux du Gouvernement et les attaquera par les routes suivantes : Carretas, Montera, Mayor, Correos, Paz, Alcala, Arena !, Preciados, Carmen et San Jeronimo. Les groupes, composés de cinquante cellules de 10 hommes chacune, entreront en action dans les rues de deuxième et troisième importance. Les groupes composés de deux cellules seulement combattront dans les rues de première importance et dans les avenues. — Les ordres stipulent l'exécution immédiate de tous les contre-révolutionnaires arrêtés. — Nous demanderons aux républicains du Front Populaire de soutenir le mouve- ment ; et dans le cas d'un refus de leur part, nous les expulserons d'Espagne. Document français — Secret. — Aux Chefs de Groupes et de Sections. — Cellule de St George du Bois, Poste de Guet. Premier groupe : Q.G. Hôtel de Ville. Chef de Groupe, A. Président. Première Section : B. 4 volontaires, 5 fusils, 1 revolver, 70 cartouches pour les fusils, 20 pour les revol- vers, 15 grenades. Deuxième Section : C. 6 volontaires, 4 fusils, 3 revolvers, 70 cartouches pour les fusils, 20 pour les revol- vers. Troisième Section : D. Chef, C. 4 volontaires pour distribuer les armes et les munitions et pour fabriquer des mu- nitions, 6 revolvers, 15 bidons d'essence, 25 bidons (de 5 litres chacun) de réserve destinés au Camarade C. Deuxième groupe : Q.G. Gare de Chemin de Fer. Chef, D.E.P 7 volontaires, 8 fusils, 80 cartouches, 20 bâtons de dynamite destinés au Camarade E. Troisième groupe : A la Gare. Chef, FE. 5 volontaires (2 experts), 6 fusils, 1 revolver, 60 cartouches pour les fusils, 20 pour les revolvers, 1500 mètres de fil de téléphone isolé destinés au Camarade F. Quatrième groupe : (d'attaque) Q.G. Sous-sol de l'Hôtel de Ville. Chef, G. Première Section : H. 4 volontaires, 4 fusils, 50 cartouches, 10 couteaux, 12 cordes. Deuxième Section : I. 4 volontaires, 4 fusils, 50 cartouches, 10 couteaux, 10 cordes. - 192- Franco Instructions Spéciales Deuxième groupe : Faire sauter les voies ferrées et les convois fascistes. Troisième groupe : Relier immédiatement les Centraux Téléphoniques, la Poste, la Gare et l'Hôtel de Ville. A tous les groupes : Economiser les munitions dès qu'arriveront les armes et les munitions en provenance de la Cellule de Rochefort. Premier groupe : doit s'occuper de toutes les provisions, des animaux et du fourrage dès l'arrivée des instructions en provenance de Rochefort, en vue de la dis- tribution [184] . Le camarade Président. Commentaire de l'auteur : Des événements historiques récents ont prouvé que les instructions données par les Illuminati via Moscou pour passer l'Espagne en coupe réglée ont été mises à jour et appliquées dans tous les pays d'Europe asservis depuis 1936. Il n'y a aucune raison de croire que la Sème Colonne n'est pas aussi bien organisée et structurée au Canada et aux États-Unis, ni qu'elle ne soit prête à exécuter les ordres des Illuminati dès que les dirigeants du Mouvement Révolutionnaire Mondial jugeront le moment opportun. De nombreux indices nous portent à croire que les membres du Parti Communiste, au Canada et aux États-Unis, ont pratiqué depuis 1948 des exercices d'évacuation rapide des grandes villes et des zones industrielles, de façon à pouvoir être en rase campagne lorsqu'arriveront les premières vagues de bombardiers soviétiques 11851 . Les prétextes invoqués étaient incontournables. Ils prévoyaient de revenir et de tout investir lorsque la situation serait dans un chaos indescriptible et que les habitants seraient encore en état de choc. Puisqu'il est nécessaire de mettre un terme à l'illuminisme en Europe et en Asie, ce serait une grave et coûteuse erreur de ne pas avoir conscience du danger que repré- sente leur 5 ème Colonne. Nous devons éloigner ce danger interne ou bien tous nos plans de défense civique d'urgence seront inutiles. Nous devons d'abord nous occuper de l'ennemi pour que nos plans de défense et nos solutions soient parfaitement à l'abri des traîtres et des saboteurs. Nous devons nous rappeler que les communistes sont utilisés pour déclencher la révolte. Ceux qui dirigent les communistes constituent ensuite une Dictature du Prolétariat qui, à son tour, est investie par les agents des Illuminati. 184 — L'information présentée ci-dessus fut communiquée à la «Presse indépendante du. Monde {Libre).» par des écrivains non-conformistes et des correspondants accrédités, dès qu'elle fut en leur possession — après avoir été contrôlée -, mais elle ne fut jamais publiée. Pourquoi ? (n.d.a.). 185 — A l'époque, cette perspective était la plus probable. Aujourd'hui, comme on peut le lire dans l'ouvrage intitulé Maitreya, les choses vont se faire, très probablement, différemment (n.d.l.r.).