montagne gif

 

Depuis quelques années déjà, je m’interroge tout spécialement sur le rôle de l’alimentation sur notre santé. Quelle influence véritable a notre alimentation sur notre organisme ?

J’ai lu beaucoup de livres, épluché quantité de données de sources diverses, mais n’empêche, il est difficile de s’y retrouver. Ce qui est certain, c’est que notre alimentation a bien une incidence sur notre corps. Comment donc vouloir faire fonctionner une machine si nous l’alimentons d’un carburant pollué et de mauvaise qualité ? Mais alors, quelles sont les meilleures ressources pour notre corps ? Les uns affirment une chose, et les autres le démontent de l’autre coté. Bref, aucun scientifique ne semble d’accord. Chacun prêche pour sa chapelle.

 

Et puis il y a des gens ordinaires qui démontrent des possibilités qu’aucun scientifique n’aurait jamais approuvées (sauf quelques irréductibles, mais sont-ils entendus ?).

 

Installez-vous confortablement. Le reportage dure plus d’une heure. Si dans la première partie du film vous avez l’impression d’avoir tout vu, la seconde partie est encore plus incroyable.

 

Découvrez comment guérir de nos maladies de civilisation avec une méthode à la portée de tous.

 

Les idées clefs du reportage

Le principe de la cure est d’une simplicité déconcertante :

  • Ne prendre aucun aliment solide pendant 2 mois ;
  • Ne boire que des jus de fruits et légumes, que l’on presse juste avant consommation ;
  • Pratiquer une activité physique ;

On remarque dès les premiers jours, les premiers signes de désintoxication, ou de manque : des déchets métaboliques circulent dans le sang et apparaît un état de mal-être profond pendant les premiers jours.

Un sang pollué se ressent immédiatement au niveau du cerveau et des muscles et donc retentit profondément sur l’état d’être tout entier (déprime, mal-être, impatience, colère, etc.)

Cet état est momentané. Au bout de quelques jours, n’ayant plus besoin de porter toute son attention sur la digestion, l’organisme se mobilise pour nettoyer les toxines. D’où la fatigue.

Le plus dur ensuite est de se convaincre que les jus suffisent à se nourrir.

En réalité, il ne faut pas grand-chose pour le corps. Celui-ci fonctionne de manière très économique, sauf s’il est obligé de lutter contre des déchets qu’on ingurgite à tire-larigot (par méconnaissance essentiellement).

Une cure qui a fait ses preuves

Le film est tout simplement spectaculaire. L’auteur partage avec nous, d’une manière simple et épurée, une méthode à portée de tous. Le voir en vrai, comme ça, en vidéo, c’est tout simplement époustouflant, d’autant qu’il ne faut rien, ou pas grand chose, pour la faire, ce qui est très motivant. Nul doute que je la ferai.

 

Mais cette cure n’a rien de révolutionnaire. En 1978, l’Autrichien Rudolph Breuss publiait un ouvrage, « Cancer, leucémie et autres maladies apparemment incurables guéries grâce aux moyens naturels », dans lequel il présente sa méthode et affirme avoir traité avec succès 2 000 cancéreux. En 1990, on dénombre 40 000 cas répertoriés ayant pu guérir grâce à sa cure (ce qui laisse présager qu’il y a beaucoup plus de cas).

 

Et là, ce n’est pas deux mois, mais 42 jours de cure.

 

Il paraît que tout se joue au 35ème jour. Une profonde démotivation apparaît où l’on a envie de tout balancer et de tout arrêter. C’est justement là qu’il faut persévérer. Je pense que l’état psychique ici trahit un profond remaniement métabolique. Le savoir change tout.

 

J’ai d’ailleurs rencontré au cours de mon métier quelques braves qui l’avaient faite et qui avaient guéri de cancer alors qu’ils étaient condamnées. C’est rassurant de savoir qu’il existe une solution à des problèmes aussi complexes !

Rudolph Breuss l’appela « la cure de jus ». Aujourd’hui, on l’appelle de son nom : « la cure Breuss ».  Elle diffère du reportage dans ce sens qu’elle comporte l’adjonction de tisanes, dont l’une pour les reins, et de gouttes d’aubépine pour fortifier le cœur. Tous les légumes ne sont pas recommandés. Certains sont proscrits.

 

Le livre « Pratique de la cure de Breuss, Expériences, conseils et recommandations », de Jürgen H. R. Thomar, résume remarquablement la cure. L’auteur a lui même guéri d’un cancer avancé de la prostate grâce à elle. Comme dans le film, il a guéri en même temps de son hypothyroïdie vieille de 20 ans, et de son hypertension artérielle. D’une pierre, trois coups ! Il y détaille la cure d’une manière simple et accessible, en y ajoutant des remarques personnelles utiles et pertinentes (il faut dire que le livre de Breuss est un peu brouillon).

Je voulais la faire il y a une quinzaine d’années – juste pour l’expérimenter – mais je n’avais pas pu la tenir dans le temps. Il faut dire qu’elle est contraignante au début : beaucoup de notions à retenir, etc. Bref, il vaut mieux bien planifier dès le début, au risque de se démotiver et de ne pas la poursuivre.

 

Et puis, j’ai découvert qu’on pouvait aussi acheter les jus en bouteille (spécialement pour cette cure) dans les magasins diététiques. Mais elles n’auront jamais la qualité du jus tout frais (même biodynamisé), préparé soi-même, au jour le jour. Et puis ce n’est pas la confection du jus qui est le plus dur, mais le respect à la lettre des diverses consignes (telle tisane le matin, unetelle à une heure précise, une autre l’après-midi, etc.).

 

Du coup, la cure présentée dans ce reportage reste une alternative de choix : simple, facile et réalisable par n’importe qui, sans se prendre la tête.

Pourquoi arrêter les produits carnés ?

Si vous avez déjà consulté des naturopathes, le premier conseil que l’on vous donne le plus souvent, est d’arrêter les produits laitiers et de réduire la consommation de viande. Ce sont eux qui produisent le plus de déchets dans notre corps, exception faite des médicaments (dont la fameuse et arrangeante pilule contraceptive).

 

Il y a d’autres arguments. Mais si on vous explique qu’il y a quelques générations, la viande ne se consommait qu’une fois par semaine, le dimanche, je vous avouerai que ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas en manger comme on le fait aujourd’hui, c’est-à-dire quotidiennement. Et alors, si on ne se lavait qu’une fois par semaine autrefois – et encore ! – faudrait-il aussi en faire autant, par fidélité aux générations précédentes qui vivaient plus naturellement ?

 

Certes, on mange trop, et trop de viande. Certains en arrivent même à penser qu’un repas sans viande n’en est pas un. Du coup, ils s’empiffrent de viande midi et soir, oubliant qu’entre deux coups de fourchette carnée, ce qu’ils ont porté à la bouche est aussi une nourriture. Une porte ouverte, donc, aux exagérations.

 

index

Petite nuance tout de même… Les professionnels de la diététique ne sont pas tous d’accord. Taty, dont les ouvrages font référence dans le domaine, désapprouve complètement : certaines personnes en sont arrivées à un stade de délabrement de l’intestin tel qu’ils ne supporteraient ni le cru, ni les fruits, ni les légumes ! La viande bouillie serait, pour elle, dans un premier temps, indispensable pour mettre au repos la paroi intestinale et lui permettre de se régénérer (les protéines animales se digérant plus facilement que tout autres aliments).

 

Dans le même registre, Dr Franz Xaver Mayr – médecin allemand du début du siècle dernier, spécialiste de la régénération intestinale – stipulait que « l’intestin doit être nettoyé en douceur au préalable. Il utilise pour cela une diète à base de lait et de petits pains qu’il a reprise de la médecine russe: le patient n’absorbe que du lait, qu’il boit à petites gorgées, le «mastique» à fond et le fait saliver. Selon le Dr Mayr, le lait contient toutes les substances nutritives dont l’homme a besoin. Les petits pains secs ne servent pas d’aliments mais permettent de réguler le flux de salive car ils stimulent la salivation. »1

 

Je rappelle qu’il s’agit de lait de vaches de l’époque. Pas celles d’aujourd’hui ! Des vaches qui pâturaient encore dans les près, qui se nourrissaient d’herbe et ne connaissaient ni antibiotiques, ni hormones. Il me semble d’ailleurs que la prescription portait sur du petit lait (ou lactosérum2), la partie liquide issue de la coagulation du lait cru par des bactéries lactiques. Comparez le petit lait à un lait prédigéré extrêmement enrichissant du point de vue nutritionnel : un liquide qui n’a rien à voir avec nos laits U.H.T. achetés dans le commerce. Quant aux biscuits, étaient-ils complets ? Je n’ai trouvé aucune précision à ce sujet.  Quoi qu’il en soit, Dr Mayr était un clinicien hors pair. Au fil des années, ce savoir-faire s’est effiloché, puis perdu, et la médecine classique n’a pas trouvé bon de préserver cette connaissance. Les cliniciens ont été remplacés par des techniciens.

 

 

Qui croire ? Que faire ?

 

Lenquête-Campbell

Ce qui est certain, c’est que parmi les quatre principaux constituants du vivant C.H.O.N., Carbone (C) – Hydrogène (H) – Oxygène (O) et Azote (N), ce sont les produits azotés (N.) qui donnent le plus de déchets. Et lesquels sont-ils ? Les protéines animales : viande, œufs, lait (notez que le poisson fait partie des viandes. Pourtant, il semblerait que le monde aquatique nous apporte des éléments indispensables qui manqueraient aux végétariens). Leur dégradation est à l’origine de purines qui donneront des dépôts d’urate, lesquels encrassent pompeusement l’organisme, et particulièrement nos articulations. Et on le sait depuis longtemps, sans détour !3 Pour soulager vos articulations, réduisez votre consommation de produits animaux. A en croire le reportage, on ferait plus que soulager les articulations !

 

Pour information, le médecin interviewé dans le reportage est le docteur Joel Fuhrman, spécialiste en médecine nutritionnelle, dont voici le site : www.drfuhrman.com

 

 

Cuit ou cru ?

Là aussi, attention, tous les intestins ne supportent pas le cru. Plus le système digestif est abîmé, moins il le supporte. Il est donc nécessaire de cuire les aliments dans certains cas, mais sans exagération. Malheureusement, au delà de 58° de cuisson, les vitamines s’altèrent.

 

Notre alimentation actuelle, rien que de par sa cuisson excessive – même si elle est succulente au goût – ne nous comble plus en vitamines. Il faut donc la chercher ailleurs. Les jus représentent la solution de choix.

 

Quant au cuit, difficile de cuire en dessous de 58°C. D’où cette astuce de mon frère, sportif et végétalien : réchauffez les légumes seulement après les avoir mixés, sans dépasser 60°C. Vous obtiendrez ainsi une délicieuse soupe qui a préservé tous ses éléments nutritifs.

 

 

 

Pourquoi des jus plutôt que le fruit ou le légume en lui-même ?

Parce que :

1 – Les fruits et les légumes sont riches en nutriments essentiels qu’on ne trouvera jamais dans les produits industrialisés, et qui sont la base même de la constitution de nos cellules.

 

2- 0n peut en assimiler beaucoup plus : matériellement, il est tout simplement impossible d’ingurgiter autant de légumes autrement que par un extracteur ou une centrifugeuse (de ce fait, l’achat d’un bon appareil, ou sa location, est donc nécessaire). Il y a bien plus de légumes dans un verre que dans une assiette !

 

3 – Pour ne pas enclencher le processus de la digestion : on met donc au repos l’organisme qui peut mobiliser ses ressources pour autre chose que digérer (parce qu’aussi étrange que cela puisse paraître, la digestion est un processus cher en énergie. La preuve quand vous piquez du nez après un repas. La fatigue montre bien que la dégradation des aliments est un effort, et coûte donc en énergie. Et la fatigue est d’autant plus grande que vous ne mâcher pas !)

 

Bien sûr, cette alimentation est provisoire. C’est une cure ! Elle n’est pas à faire à vie.

 

 

 

Ce que ne dit pas le reportage

Dans le film, Joe Cross, l’Australien, s’approvisionne, au fil de son périple, chez des producteurs locaux. Son ami, Phil, le routier, presse ses légumes, avec une préférence pour le chou. De tout le film, on n’en dit pas plus.

 

Je m’interroge quand même sur la qualité de ces légumes. On peut penser que Jim ne tient pas compte s’ils sont pollués de pesticides et autres produits chimiques. Est-ce que ça marcherait avec des fruits et légumes achetés en grandes surfaces ? Parce que, si Phil le routier démarre avec des produits à portée de main, il finit quand même dans les magasins diététiques.

 

Un conseil : si vous êtes vraiment mal en point, cherchez avant tout la qualité. Votre corps est une merveille. S’il a ce qu’il faut, il ronronnera comme une Rolls-Royce. Donc optez, si déjà vous le faites, pour des produits bios, frais et bien entendu arrivés à maturité !

 

paysage rusty gif

 

 

 

Oui, la cure présentée dans ce reportage est motivante. Je vous ai, en plus, livré ici certaines données à connaître, parce que tout le monde ne la supporterait pas d’emblée. Elle reste tout de même une arme efficace pour se désencrasser et permettre à son corps de retrouver sa forme. Elle est accessible à tous. Vous avez donc là un outil remarquable pour désintoxiquer et redonner à votre corps toute sa vitalité, et donc, retrouver votre santé.

 

En assimilant des fruits et des légumes sous forme de jus, vous supprimez toutes productions de toxines dans votre corps et vous le ressourcez d’éléments indispensables pour le régénérer.

 

Cependant, il est une autre donnée essentielle à connaître, que je vous partagerai dans le prochain article. Vous verrez que c’est étonnant que la médecine n’en tienne pas compte. Une donnée extrêmement simple, mais fondamentale et évidente… une fois que l’on sait.

 

 

Wladislas BARATH


 

1http://d-inside.drogoserver.ch/f/1210/cure.pdf

2 http://fr.wikipedia.org/wiki/Lactos%C3%A9rum

http://conscience-et-sante.com/guerir-grace-a-la-cure-de-jus-de-legumes/

3 L’enquête Campbell, du professeur T. Collin Campbell et docteur Thomas M. Campbell, édition Broché