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LE MOUVEMENT MATRICIEN : http://matricien.org
Inceste fantasmé (théorie de la séduction) : l'imposture de Freud pour cacher les vices de la bourgeoisie patriarcale

Pour cacher la réalité du fléau de l'inceste père-fille

La
psychanalyse n'est pas une science, c'est une doctrine. Elle serait
resté au fond des tiroirs de son Père, et nul n'en aurait jamais entendu
parlé, si Freud n'avait pas intégré la loge franc-maçonnique de la
B'Naï B'Rith.D'autre part, sur le plan purement technique, elle repose
sur un mensonge: "la théorie de la séduction", pierre de fondation de la
psychanalyse elle-même, posée en 1880, inverse, purement et simplement
la vérité. Avant cette date, la psychanalyse était tout simplement une
écoute. Freud s'assayait à côté de ses patientes et leur demandait "quel
est ton mal?". Il les écoutait, et accordait crédit à leur parole. Le
B-A-BA de la médecine en somme. Mais personne ne l'avait jamais fait;
car son publique, c'était les hystériques, des folles en somme. Le
problème, c'est que ce qu'elles lui ont raconté été problématique: elles
relataient des maltraitances, notamment sexuelle, commise par des
membres de leur famille...

La société bourgeoise complice

Et
c'est là qu'il a commencé à avoir des problèmes. Car en rapportant ces
témoignages récurrents de pédophilie intra-familiale, qui renvoyait
nécessairement à une complicité des institutions à tous les échelons par
leur silence il faisait tomber les masques de la morale bourgeoise. Et
pire encore, ses patientes étaient de bonnes familles... (l'histoire ne
dit pas si il avait en charge plus particulièrement les patientes de sa
communauté...).

Les victimes sont coupables

Il lui a donc fallu faire un choix: défendre ses patientes, ou sa carrière. Il a fait un choix.
Sandor
Ferenczi, confronté à la même situation, a fait le choix opposé. C'est
alors que Freud a inventé la "théorie de la séduction": Ces femmes ne
serait pas devenues folles des abus subis, mais, elles se rendent
elle-même malade parce qu'elles fantasment de coucher avec leur père, et
c'est ce fantasme qui les rendent malade !

La culpabilité est
rendu à la victime. Bravo ! C'est classique... Il faudra attendre un
siècle avant de briser le mur du silence, avec le travail extraordinaire
d'Eva Thomas, victime d'inceste, auteur du "Viol du Silence" et du
"Sang des Mots", et fondatrice de l'association SOS Inceste, qui toute
sa vie a réclamé l'imprescriptibilité de l'inceste. Le sang des mots a
été écrit après un procès gagné en diffamation d'un père incestueux
contre sa fille qui l'avait accusé de viol après le délais de
prescription.

L'hérétique de la psychanalyse

Elle a
survécu, et elle a voulu comprendre d'où venait la surdité de ses
thérapeutes à sa souffrance. Il lui a fallu surmonter les abus de deux
de ses psychanalystes, puis déboulonner le dogme freudien; aller à la
racine du mal pour l'arracher. Elle en est venu en toute logique à
réhabiliter Sandor Ferenczi. Celui-ci a fait le choix opposé de Freud :
il a continué de croire en ce que lui racontaient ses patientes.

L'inceste comme norme de la société patriarcale

Description
de cette image, également commentée ci-aprèsPour les exégètes de cette
doctrine, les parallélismes de destins entre Sandor Ferenczi et Wilhelm
Reich sont plus qu'éloquents. La Réalité, la Vérité, c'est que nous
sommes dans une société incestueuse, que tout le monde s'en fout, que
c'est bien pour cela que c'est la société tout entière qui l'est, par
complicité passive, et pas seulement quelques uns de ses membres. Le
problème, c'est que rien n'a changé.
La psychanalyse au service
de la domination patriarcale

par Sylvie Vermeulen 

 

Résumé : En organisant sa théorie sexuelle, Freud refoule la terreur relationnelle suscitée par son père. Les projections qu’il fait sur la nature féminine, loin de libérer les hommes, les éloignent de leur capacité à jouir de la vie.

 

La psychanalyse pointe des souffrances humaines tout en verrouillant l'accès à leurs causes. Ainsi, sa vulgarisation sert le patriarcat car elle focalise l'esprit sur des interprétations orientées dans le but non conscient d'éviter les responsabilités du père dans la mise en scène des schémas relationnels dont il a souffert. L’utilisation des notions erronées de supériorité et d'infériorité en sont des exemples. Ces torsions du rapport à soi et aux autres résultent de tout un processus de refoulement et de gestion du rôle attribué à l'enfant dans la relation au père, à la mère et à la communauté. Le déni de la primauté de la conscience commune aux deux sexes qui est à l’origine de ces torsions, lutte insidieusement contre le processus de libération et de réalisation de cette conscience. Il entérine une relation de pouvoir qui est, au regard de notre nature, une aberration.

 

Culpabilité et châtiments

La relation de pouvoir engendre un sentiment de culpabilité vécu le plus souvent comme endogène. En fait, ce dernier est un avertissement de l’abandon d’un état conscient au profit d’une adaptation structurée à la névrose parentale et sociale. Notre nature étant consciente, elle manifeste par un état spécifique les entraves à sa spontanéité. Lorsque les mères se culpabilisent d'abandonner leurs bébés à une nourrice ou à la crèche, c'est que leur place d'êtres conscients est d'être auprès d'eux. La culpabilité que les parents ressentent à vivre inconscients - et de plus, à le revendiquer - est projetée sur l'enfant qui, à leurs yeux, est rendu alors coupable de ne pas s'adapter suffisamment vite à leur structure névrotique.

Dans la mise en place des rejouements collectifs, les représentants du pouvoir entérinent cette conception perverse. Ils l’entérinent  et se servent du sentiment de culpabilité pour se légitimer de juger et de punir afin d'asservir, au lieu de résoudre ce dernier en lui reconnaissant ses causes réelles. Les châtiments infligés aux déviants sont toujours la manifestation crue des causes de l’aveuglement collectif : humiliations, coups, isolement, emprisonnement, voire exécution.  Mais en pratiquant ce raccourci, les gens de pouvoir créent un choc psychique qui interdit de réaliser les liens libérateurs entre conséquences et causes, et imposent le refoulement de ce sentiment par la soumission aux règles qui assurent sa pérennité.

 

Prouesse de la conscience

La psychanalyse, qui ménage les rôles imposés par le père, introduit une force négative s'opposant à une force positive au coeur de la spontanéité de l'enfant. L’idée de « force négative » définit en fait l’ensemble des entraves au bon développement physique de l'enfant et à la bonne réalisation de sa conscience. Dès lors, la lutte intérieure que mène l'enfant pour rester en vie et tenter de sauvegarder son intégrité, malgré les dénis subis et les exigences imposées, est une prouesse de sa conscience. Tous les comportements de l’enfant - ses appels au secours, ses colères, ses affirmations, ses reflets, son accompagnement… -  sont interprétés en fonction du refus des adultes de reconnaître la monstruosité des exigences masculines sur les femmes, sur les mères et sur les enfants.

Nous aspirons tous à vivre pleinement ce que, au fond de nous, nous savons pouvoir vivre. Par la voix des médias et de la publicité, les classes dominantes veulent nous faire croire que nous voulons être plus heureux, plus riches, plus beaux et plus intelligents. Mais comment pourrions-nous vouloir être autres que ce que nous renions être, si ce n'est pour compenser la souffrance qu’engendre ce reniement ?

La nature consciente de l'être humain est jouissance, joie, plénitude, abondance, amour... Le summum de la manipulation consiste à enfermer celle-ci, par des pratiques éducatives et des fantasmes de consommation, dans la croyance que la vie est souffrance, insatisfaction, renoncement, lutte, maîtrise de soi et dans l’idée que le but honorable de l'homme serait d'humaniser cette misère humaine. Cette conception de la vie n’a pour objectif que le refoulement impératif du sentiment d'impuissance vécu face à l'obstination névrotique du père.

 

Complexe de castration

Pour ne pas remettre en cause les projections des hommes sur la nature féminine - a fortiori celles qu’ils opèrent sur leur propre nature masculine - et ne pas reconnaître l'existence d'une conscience sensible aux deux principes, Freud et tous ses disciples, ont confirmé le mal au plus intime de l'être féminin : au centre de sa sexualité.  En réalité, lorsque la petite fille pense que sa nature est mauvaise, c'est que ses parents l'y ont contrainte. Tous les enfants manifestent à leurs parents que ceux-ci agissent aveuglément, mais au lieu de remettre en cause leur comportement, ces derniers font porter à l'enfant qu’il est  méchant ou mauvais. La petite fille ne peut pas penser que sa nature est mauvaise sans qu'une persécution psychique et physique l'y ait contrainte.

Des générations d'hommes ont entretenu la croyance que les femmes sont des êtres inférieurs, sans âme, obsédés par le sexe, qu'il faut soumettre, surveiller, maîtriser, enfermer, interdire de parole. Cette dévalorisation constante de leur nature sensible et consciente est tellement omniprésente dans les civilisations qu’elles-mêmes en arrivent à porter atteinte psychologiquement ou physiquement à leur sexe jusqu'à en nier l’activité. C’est une façon d'exprimer la souffrance et son origine projective.

Pour la psychanalyse, la différence anatomique entre le garçon et la fille serait, avant même que cette dernière ne gère les conséquences des projections faites sur sa féminité, la preuve de sa mauvaise nature psychologique. Ces projections destructrices, loin de libérer les hommes, les éloignent de leur capacité à jouir de la vie. Ceux-ci deviennent les compagnons d'une misère qu'ils provoquent et entretiennent eux-mêmes. Leur insupportable incompréhension les fait projeter sur l'autre sexe les causes et les conséquences de leur propre vécu. Ainsi, Freud organise-t-il son complexe de castration sur deux réalités de niveaux différents. L'une, niée, est la conscience de l'enfant, et l'autre, théorisée, est l'organisation conceptuelle autour d’un traumatisme. La première étant la connaissance innée de l'anatomie féminine commune aux deux sexes et la deuxième, universalisée de force par un besoin impératif de résolution, étant sa propre circoncision.

Face à l’intégrité physique du sexe féminin, l'enfant mutilé est emporté par une réminiscence du traumatisme vécu. Il lui faut précipitamment organiser un monde qui prenne en compte sa véritable nature, les passages à l'acte subis et les exigences parentales, notamment celle, impitoyable, d'être vus comme de bons parents innocents. C'est ce que fit Freud. Mais le père effrayant n'était pas imaginaire. Il était bien là, dans toute sa réduction, obéissant aux lois de la compulsion névrotique masculine et déniant la spontanéité de la vie.

Sylvie Vermeulen

 

LE MOUVEMENT MATRICIEN : http://matricien.org
Inceste fantasmé (théorie de la séduction) : l'imposture de Freud pour cacher les vices de la bourgeoisie patriarcale

Pour cacher la réalité du fléau de l'inceste père-fille

La
psychanalyse n'est pas une science, c'est une doctrine. Elle serait
resté au fond des tiroirs de son Père, et nul n'en aurait jamais entendu
parlé, si Freud n'avait pas intégré la loge franc-maçonnique de la
B'Naï B'Rith.D'autre part, sur le plan purement technique, elle repose
sur un mensonge: "la théorie de la séduction", pierre de fondation de la
psychanalyse elle-même, posée en 1880, inverse, purement et simplement
la vérité. Avant cette date, la psychanalyse était tout simplement une
écoute. Freud s'assayait à côté de ses patientes et leur demandait "quel
est ton mal?". Il les écoutait, et accordait crédit à leur parole. Le
B-A-BA de la médecine en somme. Mais personne ne l'avait jamais fait;
car son publique, c'était les hystériques, des folles en somme. Le
problème, c'est que ce qu'elles lui ont raconté été problématique: elles
relataient des maltraitances, notamment sexuelle, commise par des
membres de leur famille...

La société bourgeoise complice

Et
c'est là qu'il a commencé à avoir des problèmes. Car en rapportant ces
témoignages récurrents de pédophilie intra-familiale, qui renvoyait
nécessairement à une complicité des institutions à tous les échelons par
leur silence il faisait tomber les masques de la morale bourgeoise. Et
pire encore, ses patientes étaient de bonnes familles... (l'histoire ne
dit pas si il avait en charge plus particulièrement les patientes de sa
communauté...).

Les victimes sont coupables

Il lui a donc fallu faire un choix: défendre ses patientes, ou sa carrière. Il a fait un choix.
Sandor
Ferenczi, confronté à la même situation, a fait le choix opposé. C'est
alors que Freud a inventé la "théorie de la séduction": Ces femmes ne
serait pas devenues folles des abus subis, mais, elles se rendent
elle-même malade parce qu'elles fantasment de coucher avec leur père, et
c'est ce fantasme qui les rendent malade !

La culpabilité est
rendu à la victime. Bravo ! C'est classique... Il faudra attendre un
siècle avant de briser le mur du silence, avec le travail extraordinaire
d'Eva Thomas, victime d'inceste, auteur du "Viol du Silence" et du
"Sang des Mots", et fondatrice de l'association SOS Inceste, qui toute
sa vie a réclamé l'imprescriptibilité de l'inceste. Le sang des mots a
été écrit après un procès gagné en diffamation d'un père incestueux
contre sa fille qui l'avait accusé de viol après le délais de
prescription.

L'hérétique de la psychanalyse

Elle a
survécu, et elle a voulu comprendre d'où venait la surdité de ses
thérapeutes à sa souffrance. Il lui a fallu surmonter les abus de deux
de ses psychanalystes, puis déboulonner le dogme freudien; aller à la
racine du mal pour l'arracher. Elle en est venu en toute logique à
réhabiliter Sandor Ferenczi. Celui-ci a fait le choix opposé de Freud :
il a continué de croire en ce que lui racontaient ses patientes.

L'inceste comme norme de la société patriarcale

Description
de cette image, également commentée ci-aprèsPour les exégètes de cette
doctrine, les parallélismes de destins entre Sandor Ferenczi et Wilhelm
Reich sont plus qu'éloquents. La Réalité, la Vérité, c'est que nous
sommes dans une société incestueuse, que tout le monde s'en fout, que
c'est bien pour cela que c'est la société tout entière qui l'est, par
complicité passive, et pas seulement quelques uns de ses membres. Le
problème, c'est que rien n'a changé.

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