topelement

A mes yeux, le recours systématique à l’analgésie péridurale est un problème majeur de santé publique. Un réel manque d’information sur le sujet pousse la plupart des femmes à l’accepter d’office, si bien que la refuser est devenu quasi extra-ordinaire.

après chacune est libre de choisir car l'accouchement reste une épreuve pas facile et personne n'est ici pour culpabiliser

une femme qui désire un accouchement plus simple et moins douloureux cela reste son droit le plus absolu ,et il n'ya aucun

jugement sur les femmes qui pratiquent la péridurale juste la volonté d'informer comme d'habitude sans aucun jugement ....rJames 

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LA NAISSANCE, une révolution ! (Extrait 1)

 

Voir Naissance et Liberté en Streaming :

 

 

 

 

Le faux débat sur la péridurale

(par Bianca, Source : Co-Naissance)

1/ “Alors, tu penses prendre la péri?”



“Alors, tu penses prendre la péri?”, demande la cousine à celle qui vient à peine d’apprendre qu’elle portait la vie pour la première fois…


“Moi, la péri, c’est non-négociable, et c’est DÈS que je mets les pieds à l’hôpital!”, dit l’autre…


“La péri? Non, je ne la veux pas: je veux un accouchement naturel, moi! .. Mais je vais la prendre si ça fait vraiment trop mal…”, pouvons-nous entendre souvent…


Tout qu’un débat cette péridurale, non? D’un côté, on voit un mouvement, un fort mouvement, d’humanisation des naissances et la promotion d’un retour à un accouchement plus naturel. De l’autre côté, on se demande bien pourquoi on accepterait de souffrir, alors que la solution est là: elle est gratuite, ne demande qu’une courbure du dos, est disponible en tout temps ou presque, et nous permet de rester lucide, voire même de participer – dans une certaine mesure, et de façon bien différente – à l’accouchement. Après tout, on ne se fait pas enlever les dents de sagesse à froid, non? Mais pourquoi on se bat au juste? Qu’est-ce qui est SI important dans la réalisation d’un accouchement naturel? Qu’est-ce qui est SI grave dans la volonté d’accoucher “sans douleur”?


Personnellement, j’ai toujours trouvé, et je trouve encore que c’est un débat bien futile et inconsistant. Non pas parce que je me fous bien que la voisine ait accouché sans médication, ou que la fille du facteur ait pris l’épidurale dès son entrée à l’hôpital: en réalité, je ne m’en fous pas. Ce que je déplore de ce combat interminable, qui vire parfois en concours de “l’accouchement le plus long”, “de la tolérance à la douleur la plus élevée”, “de l’expérience la plus enrichissante”, c’est qu’on se chicane bien souvent – trop souvent – à propos de quelque chose qu’on ne connait pas. Il ne suffit pas de savoir qu’une épidurale amoindri, voire inhibe les douleurs de l’accouchement (quand elle fonctionne.. mais bon), rendant ainsi l’accouchement “confortable”, ni de savoir que les douleurs de l’accouchement sont normales et servent à quelque chose et que vivre un accouchement sans médication peut être une expérience grandissante…


Ce qu’il faut savoir, c’est QU’EST-CE QUE C’EST RÉELLEMENT que cette méthode de soulagement de la douleur que l’on désigne affectueusement “péri” et qui est si facilement vantée à gauche et à droite? Quelles sont ses indications médicales? Ses inconvénients? Ses conséquences sur le déroulement du travail, sur la mère, sur le bébé à naître? Qu’amène-t-elle, qu’empêche-t-elle? Quelles sont ses effets secondaires? De quelle façon peut-on l’éviter? Quelles sont ses alternatives? Pourquoi peut-il être bien de s’en passer? Et dans quels moments est-elle réellement indiquée?


Si, et seulement si, tout le monde avait accès et se donnait la peine d’avoir accès à une information complète, claire, basée sur les données probantes… Si, et seulement si, chacun et chacune se donnait la peine de s’informer, se préparer, de réfléchir, de peser les pours et les contres… Si, et seulement si, chaque femme prenait les moyens pour faire des choix éclairés… Alors là, ce débat en serait un!


La question n’est pas pour ou contre l’anesthésie péridurale? Mais la question est: Est-ce que oui, ou non, l’anesthésie péridurale est pour moi une bonne chose? Est-ce que j’en accepte les contre-coups? Suis-je bien informée sur ses indications, ses effets secondaires, ses alternatives? Ai-je fait un choix éclairé en décidant de la demander, ou de la refuser?


Lorsqu’on prend une décision en toute connaissance de cause, on prend la bonne décision, quelle qu’elle soit.


Et pour cela, et bien, il faut s’informer. Non, il ne faut pas s’informer. Il faut BIEN s’informer. Il faut s’informer complètement. Il faut s’informer à partir de sources fiables. Et ça, bien ça demande un peu d’énergie, oui. Un peu de temps aussi.


Combien de gens autour de vous peuvent passer des heures et des heures à lire les commentaires des acheteurs sur une telle voiture, à faire le tour des concessionnaires dans le but de bien connaître ce qui est disponible sur le marché, à demander conseil à l’oncle qui s’y connaît particulièrement bien en voitures, à se questionner à savoir quelle voiture répondrait le mieux à ses besoins personnels, laquelle a le meilleur rapport qualité-prix?


Combien en connaissez-vous qui prennent la peine de lire les “reviews” avant d’aller voir un film au cinéma, qui se tiennent au courant des nouvelles sorties?


En connaissez-vous beaucoup qui partent en voyage sans s’être renseigné sur la destination en lisant une multitudes de livres, sans rechercher les meilleurs tarifs sur les hôtel, sans s’informer sur les opportunités qui s’offrent à eux?


Pourquoi, lorsqu’il s’agit d’une intervention aussi répandue, aussi populaire et touchant un moment aussi important de notre vie – la naissance de notre enfant, quoi!), on se contente d’assimiler l’expérience de la voisine et celle de la soeur, de lire 2-3 paragraphes dans un magazine grand public et d’enregistrer la réponse de notre médecin: on n’en fait très souvent, il n’y a pas de risques.


Je ne dis pas que tout le monde devrait s’abonner aux revues médicales spécialisées en anesthésiologie. Je n’avance pas qu’un doctorat en médecine obstétrique soit nécessaire pour pouvoir faire un choix éclairé. Mais juste se donner la peine de connaître toutes les facettes d’un problème avant de donner son avis, est-ce si compliqué?


Cette série d’articles ne se veut pas accusatrice d’une pratique qui comporte tout de même certains avantages. Il n’est pas plus question d’une campagne de terreur contre la “méssante épidurale”, ni d’une occasion de jeter le blâme sur celles qui l’ont pris ou pensent la prendre. Il ne s’agit pas non plus d’un festival de louanges à l’égard de l’accouchement naturel. Il s’agit tout simplement d’une occasion écrite d’approfondir le sujet. Et comme c’est un gros sujet, complexe à souhait, un seul article ne serait jamais suffisant. Nous irons au fond des choses, dans la mesure du possible. Et si suite à tout ça, vous décidez de prendre l’épidurale, ce sera le bon choix, ce sera VOTRE choix et ce sera un choix éclairé!



2/ Parce que parfois, il le faut…



Parce que évidemment, comme toute intervention, certaines situations justifient quelques effets secondaires ou conséquences négatives que ce soit. Il existe en effet, certaines occasions où la péridurale peut être aidante, et pas seulement pour soulager la douleur…


Je vous propose un petit tour de ces situations, elles ne sont pas très nombreuses, vous allez voir.
Indications « médicales » :


Lorsqu’un accouchement est réellement trop long, que la douleur est devenu souffrance, que la femme éprouve une trop grande fatigue ou devient trop crispée sous l’effet de la douleur qui n’est plus gérée.


L’épidurale peut permettre de diminuer, voire inhiber les souffrances, de reprendre des énergies, de permettre à un évènement devenu désagréable de revenir agréable.


Lors d’un arrêt de progression du travail.


Une péridurale placée au bon moment peut effectivement aider un travail qui avait stagné pour quelque raison que ce soit (manque d’intimité, stress, froid, dérangement, fatigue, etc.) à condition de ne pas la placer trop tôt (on parle généralement de 4 centimètres de dilatation, mais cela peut être différent d’un endroit à l’autre et d’un cas à l’autre). Ce qu’il faut savoir, c’est que rien ne garanti que l’épidurale aura cet effet.


Quand la dilatation n’avance pas comme on le voudrait.


Par son effet antispasmodique sur le col, l’épidurale peut accélérer la dilatation, à condition qu’elle ne soit pas donnée trop tôt. Toutefois, rien ne garantie qu’elle fera avancer le travail, même si donnée plus tard.


Elle permet l’accouchement normal de certaines femmes qui, à cause d’une condition physique ou médicale, auraient dû subir une césarienne.


Si on recule un peu dans le temps, un femme qui devait subir une césarienne était alors endormie sur le champ, n’étant donc pas mentalement présente lors de la naissance de son enfant. L’épidurale rend possible extractions instrumentales, réparation des déchirures ou épisiotomies, césariennes d’urgence, etc.
Évidemment, c’est énormément résumé, et il existe autant de scénarios que de femmes qui accouchent.
Tout cela pour dire que la célèbre intervention, bien que jouant facilement le rôle du “loup dans la bergerie” PEUT avoir du bon… dans certaines situations!
Hors, de nos jours, elle est sur-utilisée, et surtout, banalisée. Il ne s’agit pas là d’un discours “pro-accouchement-naturel” se basant sur “l’expérience de la chose”, car bien que le côté “expérience” en soit un important, il s’agit surtout ici de décortiquer les bienfaits, conséquences, avantages et désavantages de l’épidurale.
Je me rends compte que les connaissances générales autour de cette intervention sont limitées. D’expérience, je peux même dire que parmi certains professionnels de la santé, la situation n’est pas meilleure. Je ne m’avance pas en tant que “grande spécialiste de la péri”. Je ne le suis pas et ne prévois pas le devenir. Mais un minimum de recherches auprès des ressources spécialisées permet de découvrir un univers beaucoup plus large que le simple “Pis, t’as pris la péri ou non?”.



3/ Parce que parfois, vaudrait mieux pas…



Effets sur les hormones du travail
Inhibition de la sécrétion d’ocytocines ou arrêt de son augmentation normale durant le travail. (4)(5)
Diminution de la sécrétion de prostaglandines F2 alpha (6)
Diminution de la sécrétion de beta-endorphines (7) (8)
Diminution de la sécrétion de catécholamines (9)


Effets sur le processus du travail
Ralentissement du travail : diminution ocytocine, affection direct du muscle utérin (10), diminution de la mobilité
Diminution de la mobilité et des possibilités de positions :augmentation des extractions instrumentales, entre autre
Inhibition du réflexe de Ferguson
Augmentation du temps de travail: léger
Engourdissement des muscles du plancher pelvien (12)
Persistence d’une mauvaise présentation (12)
Dystocie (augmentées par la péridurale, hypotonie du psoas et des muscles releveurs du périnée, sources de malrotation de la présentation foetale)
Augmentation du recours au oxytociques (Pitocin) 3 fois plus à risques sous péridurale (11)
Augmentation du recours à l’extraction intrumentale : risques 2 X plus élevé (11)
Augmentation du recours à la césarienne (11)(13)(14)


Effets sur la mère
Nécessite l’installation d’un soluté
Élévation e la température corporelle (fièvre) (44) (45) 5 fois plus présente sous péri 20-25% (1)
Hypotension artérielle (15) (16) peut amener des troubles allant de faiblesses à arrêt respiratoire (17) 12% à 23% (1)
Prurit (15) (16) 2/3
Excès de fluides (eodème pulmonaire)
Dépression respiratoire
Difficultés respiratoires (19) par rachi, même plusieurs heures après la naissance
Impression de difficultés respiratoires
Incapacité d’uriner nécessitant la mise en place d’un cathéter vésical, 2/3
Tremblements (18) à 1/3
Sédation (16), 1/5
Nausées et vomissements (16) 1/20
Tremblements
Augmentation des hémorragies du postpartum liées à l’augmentation du temps de travail (20-21-22-23-24-25) 2 fois plus à risque (20) pourrait être relié aux accouchements instrumentaux, traumatismes du périnée, et dérangements hormonaux
Soulagement inadéquat ou inexistant 10 à 15% des cas. (15)
Réinsertion du cathéter dans 5% des cas (26)
Perforation de la dure-mère chez environ 1% des femmes (27) (28) entraînant des céphalées aiguës pouvant durer jusqu’à 6 semaines
Injection par inadvertance d’anesthésiques dans le sang: effets toxiques, langage incohérent, somnolence et à forte dose, convulsions. 1/2800 (26)
Réactions menaçant la vie de la mère. 1/4000 (17-29)
Mort (64). Très rare, peut être causée par un arrêt cardiaque ou respiratoire, ou un abcès péridural qui se développe plusieurs jours ou semaines après la naissance.
Complications tardives. 4 à 18/10,000. (17)(30)
Paralysie. 1/3000 à 1/2 millions
Problèmes à long terme ou permanents, extrêmement rares. Abcès, hématome = compression de la moëlle, ou réaction toxique de la dure-mère. Paraplégie (17) The scientists discovered that 12 out of 18,100 patients developed major complications after receiving epidural pain relief. Six patients developed epidural abscesses, three suffered from meningitis, and three developed blood clots. (2)
Rachianesthésie totale
Injection intravasculaire
Hyperthermie maternelle (risques d’effets secondaires chez le foetus)
Lombalgies (pouvant durer jusqu’à quelques semaines) 10 à 15% (1)
Brèches dure-mériennes
Infection au site d’injection. Très rare. (1)
Augmentation de la fréquence des déchirures et épisiotomies (1)


Effets sur le bébé
Inhibition de la sécrétion d’endorphines
Anomalies de la fréquence cardiaque (31)
Bradycardie : 11% dans les 20 premières minutes après l’injection (1)
Hypotension (32)
Baisse de l’apport en oxygène au cerveau (33)
Indice APGAR faible (36)
Toxicité au médicaments utilisés (37) demie-vie plus longue, cerveau et foie: (38)
Taux d’ictères plus élevés (13) Instrumental, Pitocin
Anomalies neurocomportementales. Score plus faibles au NBAS (39-40-41)
Augmentation de l’utilisation du monitoring interne (1)


Fièvre chez la mère :
Indice APGAR faible (34)
Mauvais tonus musculaire (34)
Nécessité de ressucitation (11.5% versus 3%) (34)
Convulsions en période néonatale (34)
Encéphalopathie (dommage cérébraux) 10 fois plus élevés (35)
Faux diagnostique de septicémie (34) (34% contre 9.8%)
Somnolence
Risques accru de manipulations = risques accrus d’ecchymoses, blessures au visage, déplacement des os crâniens, hématomes (42) hémorragies intracrâniennes (43)


Effets sur l’allaitement
Difficultés dans l’établissement de l’allaitement (44)
Habiletés d’allaitement plus faibles : score IBFAT plus bas (45)
Perte quasi totale de la capacité à ramper vers le sein (46)
Comportements pré-allaitement désorganisés (47)

 

Références…
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Les risques cachés de la péridurale

(Par Sarah J Buckley)

Version française par Stéphanie Dupras – Illustrations par Brian Evans

La péridurale est une intervention communément pratiquée pour réduire la douleur durant le travail. Mais à quel coût? Une médecin australienne de renom discute comment, dans les faits, cette procédure invasive interfère avec le travail – et nuit à la mère et au bébé.

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La péridurale

(par Sylvie)

Aujourd’hui, la péridurale est proposée à la quasi-totalité des femmes et nombreuses sont les mamans qui y ont recours. Tout en ayant apporté un soulagement efficace de la douleur, elle laisse parfois aux mères le souvenir d’une insatisfaction et n’est pas dénuée d’effets secondaires. Cette page à pour but de vous donner différents avis, parfois peu nuancés, pour vous aider à répondre à cette question « faire ou pas la péri ? »

Lire la suite sur Accouchement Naturel…
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La péridurale

(par Catherine Gerbelli)

Actuellement au Québec la péridurale ne fait pas partie des prérogatives des sages-femmes. Cependant, nous nous y sommes trouvées confrontées à plusieurs reprises, dès lors qu’une femme en travail se trouvait en situation d’être transférée en milieu hospitalier. Nous avons remarqué que souvent, dès l’arrivée de la femme à l’hôpital et à peine installée dans sa chambre, le personnel infirmier ou médical propose l’utilisation de la péridurale comme moyen de contrôle de la douleur. Parfois la nécessité d’avoir recours à la péridurale est le motif du transfert, d’autres fois le transfert est nécessaire et justifié pour d’autres raisons. Dans tous les cas, nous avons pu constater qu’aucune information n’est présentée aux femmes concernant les risques associés (pour la mère et le bébé) à ce type d’anesthésie médicamenteuse. Au contraire, les femmes sont systématiquement rassurées quant à l’absence d’effets nocifs reliés à l’utilisation de la péridurale spécialement en ce qui a trait au bébé, l’emphase est mise sur les bénéfices potentiels qui y sont rattachés.


L’objectif de ce travail est de présenter un tableau général (certes moins idyllique que celui véhiculé dans les hôpitaux) simple et précis des réalités entourant l’utilisation de l’anesthésie péridurale lors de l’accouchement vaginal. Du fait du manque d’information mis à la disposition des femmes et de leurs partenaires confrontés à la décision d’y avoir recours ou non, nous avons délibérément choisi de nous attarder aux effets secondaires et aux complications qui y sont reliés, espérant ainsi pouvoir compléter de façon plus juste, sinon objective, le moment venu, les explications nécessaires afin que les femmes et leurs partenaires puissent faire, ce qu’il est convenu d’appeler, un choix éclairé.

Lire la suite sur portail.naissance.asso.fr…
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La péridurale, c’est pas automatique,
du moins, ça ne devrait pas l’être

(par Les Déchaînées)

Certains vont s’étouffer. « Comment ça ? Remettre en question l’usage de cet outil fabuleux permettant de soulager les femmes des douleurs parfois insoutenables de l’enfantement ? Mais c’est rejeter un acquis fondamental du féminisme ! ».


Que nenni. Ce n’est pas le propos. Pas du tout.

Lire la suite sur Les Déchaînées…
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La Péridurale en Question

(par La Diététique du Tao)

La péridurale est une anesthésie coûteuse, et il est certain qu’il est financièrement intéressant pour un service de maternité d’avoir un taux élevé d’accouchement sous péridurale. Elle est actuellement activement recommandée à toutes les femmes enceintes dans certains services.
Elle a commencé à se répandre largement dans les années 80, en raison de son efficacité.
A partir de là, son taux d’utilisation est monté en flèche …

 

Voilà suffisamment d’infos pour se faire une idée juste sur la péridurale,
et la choisir ou la refuser, en toute connaissance de causes.

Bien sûr, des alternatives à la chimie existent pour gérer la douleur de manière douce,
et cette question fera l’objet d’un prochain dossier, à suivre donc!

En rapport avec le sujet, je vous invite à visionner le documentaire Naissance et Liberté

Témoignages touchants, paroles sages, dommage que 20 après, ce film soit toujours d’actualité…

Naissances déclenchées sur rendez vous, péridurales, césariennes sont aujourd’hui le lot commun avec monitoring et imagerie à tout va. La naissance est devenue une affaire de planning, de marché et de technologie bien plus qu’une histoire de vie et de physiologie.

Pourtant, « Un peuple qui perd le sens de la naissance perd le sens de son humanité »…

En 1991, c’était déjà pour témoigner de leurs vécus et pour soutenir de nécessaires pratiques – alternatives à l’hyper médicalisation – que tous les acteurs de ce film nous interpellaient.

20 ans plus tard, ni leurs critiques ni leurs propositions n’ont pris une ride… Comment en aurait-il put être autrement ? Il nait des humains depuis déjà quelques millions d’années.

Pourtant, dans tous ces témoignages, on décèle l’espoir d’une prochaine prise de conscience partagée et il semble bien que, depuis, nous n’ayons, sur le fond, guère progressé…

Ces 20 ans, c’est peut être le temps nécessaire pour rendre audibles, aujourd’hui, ces paroles de pionniers…

 

KeïKo
Co-fondatrice d’Amsha, créatrice de Kaneh-Bosem, mère de deux enfants. Se consacre aujourd’hui à transmettre ses connaissances sur la dimension initiatique de l’enfantement et à informer sur les enjeux d’une naissance libre. -  son Site