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La dérive autoritaire de l’Inde à l’origine des massacres des musulmans
Le gouvernement de Narendra Modi est devenu, depuis sa réélection en juin à la majorité absolue, beaucoup plus autoritaire. Il a ainsi abrogé en août, de manière unilatérale, l’autonomie de l’Etat du Jammu-et-Cachemire, un territoire musulman. C’est ainsi qu’un drame humanitaire se poursuit dans cette région où les communications sont coupées et les élus sont emprisonnés.

Le Premier ministre indien, a tardé à réagir sur les événements. D’ailleurs, la visite du président américain n’a pas changé ma situation et le sujet n’a même pas été abordé. C’est seulement mercredi, que le ministre autoritaire a demandé aux hindous de retrouver « la paix et la fraternité ». Pourtant, cela n’a pas suffi à stopper les massacres.

Par ailleurs, les musulmans accusent la police indienne d’avoir appuyé les extrémistes hindous dans les massacres. Néanmoins, 106 personnes ont été arrêtées.

En réalité, ces violences s’inscrivent dans la tension croissante autour de l’adoption de la loi sur la citoyenneté, le 11 décembre, par le Parlement indien. En effet, celui-ci a décidé d’accorder la nationalité indienne aux immigrés y compris illégaux mais à condition qu’ils ne soient pas musulmans. De facto, l’accès à la nationalité est soumis à des critères religieux en excluant les musulmans.

Les moines hindous agissent en toute liberté

Ces arrestations sont un écran de fumée pour les musulmans dans la mesure où les juges indiens ne poursuivent pas les dirigeants du BJP, qui ont appelé ces derniers jours leurs partisans à « tuer les traîtres ». Tous les manifestant contre cette la loi sur la citoyenneté sont considérés des traîtres par les radicaux hindous. D’ailleurs, ils n’hésitent pas à inciter leurs partisans à descendre dans la rue pour « faire leur propre loi ». Dans les faits, ces appels finissent donc par des massacrent des musulmans en Inde.