image

Summit News rapporte qu'un Canadien n'a pas été arrêté après avoir refusé un test COVID dans un aéroport après avoir été arrêté il y a plusieurs mois dans la même situation .

«J'ai mes valises, nous allons sortir et refuser leur stupide test et dire à tout le monde de refuser leur stupide test», dit-il. "Ils ne peuvent pas vous arrêter, ils ne peuvent pas vous forcer, vous êtes un citoyen, vous avez des droits."

L'homme, identifié plus tard comme l'activiste anti-masque Chris Sky, a déclaré que la police l'avait autorisé à quitter l'aéroport cette fois. "Le test COVID est une violation de notre article 6 sur les droits de la Charte et une violation de la loi d'urgence 14.1 - donc je vais refuser votre test aujourd'hui. Si vous êtes citoyen de la région, ils ne peuvent pas vous arrêter, ils ne peuvent pas vous forcer, vous êtes un citoyen, vous avez des droits », a-t-il déclaré.

6. Les risques encourus ne devront jamais excéder l'importance humanitaire du problème que doit résoudre l'expérience envisagée. 7. On doit faire en sorte d'écarter du sujet expérimental toute éventualité, si mince soit-elle, susceptible de provoquer des blessures, l'invalidité ou la mort.

les quatre  chefs d’accusation.

Le premier concerne l’intention commune et le complot en vue de commettre les délits constituant les deuxième et troisième chefs d’accusation.
Le deuxième chef retient les crimes de guerre dans les prisons du Reich, sur des civils ou des militaires, et sans leur consentement. Il s’agissait de « meurtres, brutalités, cruautés, tortures, atrocités et autres actes inhumains », en violation des règlements de La Haye, des conventions de Genève, des lois et coutumes de la guerre, des lois des nations civilisées et de l’article 2 de la Loi n° 10. Dix crimes commis dans le cadre de camps de concentration ont été retenus.
Le troisième chef d’inculpation concerne les crimes contre l’humanité.
Le dernier chef d’inculpation est relatif à l’appartenance à la SS après le 1er septembre 1939, en violation de l’article II de la Loi n° 10. Cette accusation concerne 10 accusés.
 
Le procès des médecins a constitué un modèle d’organisation juridique, 32 témoins ont été présentés par l’accusation, 53 par la défense tandis que 1471 documents ont été cités. Très rapidement, au cours du procès de Nuremberg, les juges Walter Burgers Beals, ainsi que ses assistants (Harold Leon Sebring, Johnson Grawford, Victor Clearence Swearingen) comprennent qu’ils allaient devoir établir un jugement sur des actes de barbaries réalisés non pas par des monstres mais par des médecins qui avaient puisé dans le vivier des camps de concentration les sujets pour mener leurs projets expérimentaux de recherche. Ils prennent conscience de la dimension éthique particulière de ce procès et de l’importance du jugement qu’ils allaient être amené à rendre, non seulement pour les victimes des expérimentations médicales nazies mais surtout pour les générations à venir. Ils sont ébranlés par l’aplomb et l’assurance dont vont faire preuve dans leur argumentation les 23 accusés et leurs 27 avocats[5].
Les avocats de la défense qui disposent d’une entière liberté de parole exposent avec brio une argumentation qui déstabilise à de nombreuses reprises le ministère public. Leur système de  défense s’articule autour de sept axes : le caractère obsolète du serment d’Hippocrate, l’analogie avec les expériences menées aux États-Unis, la responsabilité du totalitarisme hitlérien,  le caractère désintéressé des chercheurs, le souhait d’améliorer le sort de l’humanité, la limite des modèles animaux expérimentaux et l’occasion pour les détenus de se racheter pour les crimes qu’ils avaient commis.
Plus de soixante ans après, cette argumentation n’a  pratiquement jamais fait l’objet d’une analyse complète, ainsi que le souligne Arthur Caplan qui évoque à ce propos le « silence relatifs » des spécialistes de l’éthique médicales : « Il est difficile d’accepter l’idée selon laquelle ceux qui sont jugés pour leurs actions soient en mesure de présenter des arguments d’ordre morale pour leur défense. Il est plus facile et moins dérangeant de rattacher les expérimentations médicales criminelles nazis à des actes de perversion menés par un petit groupe d’individus lunatiques, déviants et de second ordre. C’est plus facile, mais c’est faux. »[6]
 
En effet, il est important de souligner que les expériences médicales réalisées dans les camps de concentration l’ont été afin de servir l’effort de guerre allemand avec l’aval des autorités, à l’aide de crédits publics et en collaboration étroite avec les plus grandes institutions de recherche d’Allemagne. De nombreux médecins allemands prestigieux bénéficiant du fruit des recherches réalisées dans les camps n’ont jamais été inquiétés. D’illustres praticiens ont assisté à des conférences au cours desquelles étaient présentés les résultats préliminaires des expérimentations, sans émettre la moindre désapprobation sur l’utilisation d’êtres humains. Ainsi, les principaux responsables de la médecine aéronautique allemande assistaient aux “ journées du froid ”, les 26 et 27 octobre 1942, pendant lesquelles avaient été décidées des expériences sur le froid et évoquées celles sur la soif et sur les moyens de la combattre en cas de naufrage en mer[7]. Le célèbre professeur de chirurgie Ferdinand Sauerbruch et le directeur de l’Institut pharmacologique de l’université de Berlin, Wolfgang Heubner étaient présents à la conférence où ont été exposées les expérimentations sur les sulfamides réalisées à Ravensbrück.
On peut donc affirmer qu’une proportion importante du corps médical était au courant de ces expérimentations : leur silence est à rapprocher de l’adhésion de la majorité d’entre eux au National-Socialisme. Ainsi Alexander Mitscherlich écrit en 1947 que les 23 accusés du procès des médecins de Nuremberg ne représentaient « que la partie émergée de l’iceberg car le mal s’était étendu à l’ensemble du corps médical, ce qui semblait une évidence. »[8].

Le Code de Nuremberg - FRQSC