Pavlopetri, la plus ancienne cité engloutie.

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Il s’agit de la plus ancienne cité engloutie connue à ce jour…

En 2009, l’ Ephorate des antiquités sous-marines du ministère grec de la Culture, le Centre hellénique pour la recherche maritime de l’Université de Nottingham en vertu d’une école britannique d’archéologie à Athènes à permis a lancé un projet de 5 ans de collaboration pour présenter l’histoire et le développement de la partie immergée de l’ancienne ville de Pavlopetri dans le sud de la Laconie, en Grèce.

Au cours des années à venir, le projet Pavlopetri d’archéologie sous-marine vise à établir à quelle date le site a été occupé, comment il a été utilisé et, grâce à une étude systématique de la géomorphologie de la région, comment la ville et le détroit Elaphonisos a été submergé.

A l’extrême sud-est du Péloponnèse dans la région de la Laconie, sur la côte ouest de la péninsule du Cap Malée, se trouvent les vestiges sous-marins de ce qui est sans doute la plus ancienne cité humaine engloutie. Ses ruines reposent à quelques mètres du rivage dans la baie de Voies (ou baie de Vatika ou encore de Néapoli), au plus près de la petite île d’Élafonissos.

À l’exception d’un îlet situé à environ 50 mètres de la côte, le site est complètement immergé à 3 ou 4 mètres de profondeur depuis au moins 2 000 ans.

Pavlopetri aurait pu inspirer le mythe de l’Atlantide, mais comment tout à commencé?

1967, Comment tout à commencé?

En 1967, Nic Flemming de l’Institut d’océanographie de l’Université de Southampton, a découvert les ruines immergées au large de la côte du sud-est de Laconia à l’extrémité ouest de la baie de Vatika juste en face de l’île de Elaphonisos.

En 1968, une équipe de l’Université de Cambridge a sondé les restes pendant plus de six semaines à l’aide d’un système de grille fixe et cassettes main. Ils ont produit le plan (ci-dessous) d’une ville préhistorique, supposée être mycénienne, couvrant une superficie d’environ 300m par 150m, couché dans un à quatre mètres d’eau. Au moins quinze bâtiments séparés (consistant en une série de pièces), des cours, rues, deux tombes ceintes,  et au moins 37 tombes à ciste ont été identifiés. 

Le site sous-marin continue vers le sud sur Pavlopetri île sur laquelle les restes de murs et le matériel archéologique étaient encore visibles. Le "projet 1968" a remonté une petite quantité d’objets à la surface trouvés dans les fonds marins (principalement la poterie, mais aussi lames de l’obsidienne et des silex, ainsi qu’une figurine de bronze), qui suggère une plage de dates à partir du début de l’âge du Bronze final (c. 2800-1180 BC). Par comparaison avec d’autres sites archéologiques connus, cependant, les édifices immergés à Pavlopetri laissaient penser jusqu’à présent qu’il s’agissait principalement de la période mycénienne (1650-1180 avant JC), bien que cela ne pouvait pas être confirmée à partir des seules données de l’enquête.

Plan of the Pavlopetri site in 1968

Comme une ville mycénienne probablement, le site offre un potentiel de nouvelles connaissances sur le fonctionnement de la société mycénienne, l’interprétation de ce qui est actuellement dominé par la preuve des palais les plus connus et les citadelles de l’époque. Pavlopetri a une importance accrue par le fait qu’elle était une colonie maritime susceptible d’avoir été un port d’où les habitants coordonnaient le commerce local et longue distance – sa baie de sable fin et bien protégé aurait été idéale pour l’échouage des navires de l’âge du bronze. Malgré l’importance potentielle internationale de Pavlopetri, aucun travail supplémentaire a n’été réalisée sur le site après qu’il a été cartographié en 1968.

plus rien jusqu’en 2007…

En 2007 (près de 40 ans après l’enquête originale) un chercheur post-doctoral dans le département d’archéologie de l’Université de Nottingham, le Dr Chrysanthi Gallou, a commencé une réévaluation de découvertes de 1968 de Pavlopetri dans le cadre de sa recherche plus large sur Laconia préhistorique. Elle a entamé des discussions avec le Dr Jon Henderson, directeur du Centre de recherche archéologie sous-marine, également basé au sein du ministère, au sujet de la possibilité de revenir sur le site pour poursuivre les travaux archéologiques.

En 2008, le Dr Jon Henderson, le Dr Chrysanthi Gallou et le Dr Flemming NC ont à nouveau visité le site et fait une inspection visuelle des ruines sur le plancher océanique. Les grandes lignes des murs du bâtiment, des rues et des tombes taillées dans la roche étaient encore visibles. La plupart des tombes à ciste submergées ont été endommagées ou perturbées. Ils ont vite compris que les nouveaux travaux d’enquête sous-marine en collaboration avec le ministère grec de la Culture était nécessaire pour évaluer avec précision l’état actuel de conservation et d’identifier le niveau futur de la menace sur le site des vagues et des courants.

Les plongeurs ont découvert en 2009 des objets en céramique datant du Néolithique ce qui démontre que Pavlopetri fut occupée dès le IVe millénaire avant notre ère, bien avant la période dite mycénienne à la fin de l’Âge du Bronze. Une surface supplémentaire de 150 mètres carrés a été mise au jour, de nouveaux bâtiments, un Mégaron et un pilier de crypte.

Le professeur Henderson et son équipe doivent réaliser une cartographie numérique du site détaillée grâce à un scanner acoustique.

2009

Plus de deux semaines et demie de mai à Juin 2009, une équipe conjointe grecque et britannique de plongeurs archéologiques et les archéologues sous la direction générale de M. Elias Spondylis (Ephorate des antiquités sous-marines, Ministère hellénique de la Culture) et le Dr Jon Henderson (Université de Nottingham) a commencé la première étape essentielle du projet: enregistrer avec précision, en utilisant des techniques modernes numériques, les vestiges d’architecture retrouvés sur le site ainsi que de récupérer et d’étudier une gamme de surface archéologiques de l’ensemble du site.

Une enquête détaillée numérique sous-marine des vestiges structuraux a été réalisée (utilisant des stations côtières et de la technologie sonar totaux balayage sectoriel) aux côtés d’échantillonnage de la matière artéfactuelle sur le site. En plus de l’enregistrement numérique de 300 par 150 mètres des bâtiments déjà connus, plus de 9000 mètres carrés de nouveaux bâtiments ont été découverts au cours de l’enquête de 2009, y compris une grande salle rectangulaire et une nouvelle rue bordée de bâtiments.De nouvelles tombes ont également été découvertes à côté d’une sépulture pithos récemment exposés. Les céramiques récupérées confirment l’occupation mycénienne du site mais permettent aussi de proposer tout au long de l’âge du bronze, une occupation pendant au moins 3000 à 1100 ans avant J.C. Plus surprenant, certaines remontent Néolithique final, et une poterie a également été retrouvé indiquant l’activité depuis au moins 3 500 ans avant JC.

2010…

Du 31 mai au 26 Juin 2010, l’équipe arempli le questionnaire détaillé numérique du site, en enregistrant 40.000 mètres carrés de bâtiments déjà connus ainsi que plus de 10.000 mètres carrés de bâtiments neufs qui ont été découverts cette année. En outre nombreux matériaux artefactuelle de l’ensemble du site ont été levé, selon une grille virtuelle, dans les zones qui seront sélectionnés pour l’excavation en 2011. Des découvertes importantes dans les nouvelles zones de bâtiments inclus tuiles, gouttières de la rue et de grandes cuves de stockage intactes. Les découvertes récupéré à ce jour confirment l’occupation mycénienne du site, mais aussi confirmer l’occupation dès 3500 avant J.C, Pavlopetri, a plus de 5000 ans, ce qui en fait la plus ancienne ville submergée connue dans le monde.

En plus d’assurer la poursuite du projet, l’argent donné par un mécène permis à une équipe du Centre australien pour Field Robotics (ACFR) d’utiliser la fine pointe stéréo-photogrammétrique, un équipement stéréo qui combinent l’imagerie photo-réaliste avec une précision millimétrique des modèles tridimensionnels des surfaces sous-marines et de nombreuses autres fonctionnalités. Les résultats de ces travaux étaient incroyables – "nous avons réussi à enregistrer plus de la moitié du site à 1:1 et nous travaillons maintenant à travers les données pour produire des photo-enregistrement sur le site en 2010 en utilisant une plate-forme de stéréo-photogrammétrique  réalistes modèles en trois dimensions du site". 
C’était la première fois qu’un tel équipement a été utilisé sur un site submergées et les données recueillies jusqu’à présent suggèrent qu’il a le potentiel de révolutionner complètement la pratique de la prospection archéologique sous-marine.
Parallèlement à l’enquête numérique détaillée du site, la recherche océanographique a été réalisée par le Centre hellénique pour la recherche maritime afin de reconstruire l’ancien rivage et la géomorphologie des fonds marins entre Elaphonisos et Viglafia. 
Un objectif majeur de la saison 2010 a été de déterminer comment et quand le site a été submergé et les données recueillies cette année seront analysées au cours des prochains mois pour tenter de répondre à cette question. A ce stade, il semble que le site a été submergé dans trois ou quatre événements distincts tremblement de terre – le premier
De travail sur les stéréo-photogrammétriques numériques de données quelque temps après 1000 avant JC et le dernier événement avant 1700 AD.

Le projet a été filmé par la BBC et Discovery Channel cette année et sera présenté comme un grand un documentaire heure en 2012.


Pavlopetri, la cité engloutie par prophecy-come-sometimes


Les monuments de Petra auraient été construits selon des orientations astronomiques

Les monuments de Petra seraient construits selon des orientations astronomiquesGrande

Lors du solstice d'hiver, le soleil est filtré dans le monastère de Petra, en Jordanie, illuminant le podium d'une divinité. Au même moment, la silhouette de la montagne d'en face dessine la tête d'un lion, une bête sacrée.

Ce sont là quelques uns des exemples tirés d'une étude menées par des chercheurs de l'Institut d'Astrophysique des Canaries et le CSIC (Espagne). Ils ont montré comment les événements célestes ont influencé l'orientation des grandes constructions des Nabatéens.

 Au cours du solstice d'hiver, la lumière du soleil couchant illumine le podium  du monastère de Petra, depuis lequel on peut voir la silhouette de la tête d'un lion. / J. A. Belmonte – A. C. González-García


Le mouvement du Soleil dans le ciel de Petra a déterminé la manière dont les monuments de cette ville (et d'autres villes Nabatéennes) ont été érigés.

Il s'agit d'une analyse statistique de la position spatiale de leurs palais, temples et tombeaux, menée par les chercheurs de Institut d'Astrophysique des Canaries (IAC), la SCCI en Espagne, et l'Université de Pérouse (Italie).


La religion nabatéenne.

Les résultats, publiés par le Nexus Network Journal, montrent que ces grands bâtiments ont été construits en tenant compte des équinoxes, des solstices et autres événements astronomiques significatifs pour la religion nabatéenne.

Les Nabatéens ont prospéré au cours du premier siècle avant JC et du premier siècle de notre ère dans ce qui est aujourd'hui la Jordanie et les pays voisins.
"Les monuments nabatéens sont de merveilleux laboratoires où les caractéristiques du paysage et les événements du soleil, de la lune et des autres étoiles interagissent," souligne Juan Antonio Belmonte, chercheur et coordinateur de l'étude, "les orientations astronomiques font souvent partie d'un plan élaboré, et, sont la possible marque de la nature astrale de leur religion (...)".


Les marqueurs de Solstice 

Un exemple frappant, celui d'Ad Deir, le monastère de Petra.
Lors du solstice d'hiver, la lumière du soleil couchant entrant par la porte du monument illumine le Motab sacré. Il s'agit d'un podium où des blocs de pierre, représentant des divinités (comme le dieu Dushara), sont placés.
"L'effet est spectaculaire, et n'aurait pas été observable les quelques jours les plus proches de ce solstice", a commenté Belmonte, qui souligne également comment, juste à ce moment, un autre phénomène curieux se produit...

Observé depuis le Motab lui-même, le coucher du soleil recrée l'aspect de la tête d'un lion, la bête de la déesse nabatéenne Al Uzza, sur les rochers d'en face.

Les calculs mathématiques montrent aussi que le tombeau de l'Urne suit un plan astronomique: il s'agit d'un autre monument célèbre où le roi Malichos II serait enterré.

Sa porte principale est centrée sur le coucher de soleil de l'équinoxe, quand le jour est égal à la nuit. De plus, les rayons de soleil pendant les solstices d'été et d'hiver, pointent sur les deux angles du bâtiment.

 Les alignements dans le tombeau de l'Urne à  Petra. Image: J. A. Belmonte-A. C. González-García – Creative Commons

"Cet ensemble étonnant de trois alignements dans le plan de la tombe, en combinaison avec des caractéristiques importantes dans l'horizon lointain ne peut guère être attribué au hasard," Souligne Belmonte.

Lorsqu'en 446  après JC, l’évêque chrétien Jason convertit le tombeau de l'Urne en cathédrale de Petra, les marqueurs du solstice ont également servi de référence dans la détermination du réveillon de Noël (24 Décembre) et de Saint-Jean-Baptiste (24 Juin), date à laquelle le monument fut consacré à la nouvelle religion.

Source:

Le miracle de VASTA

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Localisée dans la région Vasta en Grèce, l’église Sainte-Théodora est l’une des églises les plus belles et les plus célèbres dans le monde : elle est unique par le fait que plusieurs arbres géants ont miraculeusement poussé de ses parois sans les abîmer du tout. Sainte-Théodora, à la mémoire de laquelle a été construite cette église, a vécu au XIe siècle, à l’époque byzantine. Lorsque la région où elle vivait fut assaillie par des bandits, Sainte-Théodora se déguisa en soldat et rejoignit les rangs des combattants pour défendre le village. La Sainte ne survécut pas à la bataille, mais il est dit qu'avant son dernier souffle, elle avait murmuré ces mots : « Que mon corps devienne église, que mon sang devienne une rivière et que mes cheveux deviennent une forêt d’arbres. »

Les habitants de Vasta, émus par l’héroïsme de la sainte et en douleur à cause de sa perte, construisirent une église en pierre, sur le lieu même de la bataille dans laquelle la sainte était décédée. La légende raconte qu’une rivière de la région a changé son cours pour couler sous la fondation même du bâtiment construit en sa mémoire. Par la suite, des arbres ont commencé à pousser du toit de l’église, sans que leur racines ne se voient à l’intérieur de l’église, ni sous le plafond ou sur les murs extérieurs du bâtiment. De nos jours, les arbres ont déjà des centaines d’années, mais leurs racines ne sont toujours pas visibles. Au total, 17 arbres énormes ont poussé sur le toit de l’église. La plupart d’entre eux ont plus de 30 pieds de haut, certains plus d’un mètre d’épaisseur et pesant plus d’une tonne.

Bien que le toit de l’église a seulement quelques centimètres d'épaisseur et pas de renfort spécial, il résiste comme par miracle. Les scientifiques qui ont étudié ce cas admettent qu’il leur est impossible d’expliquer comment ces arbres poussent sur un toit si mince sans que l’église ne s’effondre. Sainte-Théodora de Vasta est devenue bientôt très connue et aimée par les chrétiens de la région. Les miracles ne tardèrent pas à apparaître, nombreux étant ceux qui ont trouvé le confort auprès de sa tombe. L’Église orthodoxe grecque l’a canonisé et les pèlerinages à Vasta sont de plus en plus nombreux.

Des scientifiques sur le miracle de Vasta

En 2003, lors du quatrième Symposium d’Archaeometrie en Grèce a été présenté un rapport géophysique sur l’église de Vasta. Des chercheurs de l’Université de Patras en Grèce sont venus spécialement pour étudier le miracle. L’église se trouve sous le patronage de l’archidiocèse et sous la protection du Ministère de la Culture, étant considéré comme un monument byzantin d’importance nationale.

Le miracle de l’église de Vasta peut être vu à l’œil nu : les racines des 17 arbres énormes ne se voient d’aucun côté. Le toit a seulement quelques centimètres d’épaisseur, les murs sont en pierre, sans fissures ni trous. Les racines ne se voient ni à l’intérieur ni à l’extérieur. A cause d’elles, le petit bâtiment est sous une pression immense. Avec le temps, l’Église a eu besoin de quelques travaux mineurs de restauration, qui ont été nécessaires en particulier à cause de la curiosité de certains qui ont tenté de comprendre le mystère.

Un test avec ultrasons a aussi été mené. Les murs ont été analysés morceau par morceau. Ainsi, il a été possible de voir comment les racines des arbres « circulent » à travers les petits espaces libres entre les pierres des murs jusqu’au sol. La petite église est devenue un « corps vivant ». Les archéologues admettent que c’est une merveille unique au monde. Il n’y a pas encore d'explication scientifique sur la façon dont les racines des arbres suivent exactement les écarts entre les pierres pour pousser dans les murs sans les endommager en aucune façon, et comment l’église et son toit sont restés intactes.

Les affirmations de quelques spécialistes

Constantine Loukas, géologue: « Il n’y a pas d’explication de la part de la géologie. C’est un miracle continu. » (1987).
Gheorghe Raptis, forestier: « Tout le phénomène est au-delà de toute explication logique, naturelle et scientifique de l’homme. » (1992).
Elefterie Beligiannis, ingénieur: « Comme les vents qui soufflent par là ont la force de déraciner des arbres, nous ne pouvons clairement comprendre la force avec laquelle 17 arbres s'appuient sur le toit. » (1986).

Elena Stavrogiannis, architecte 
: « Phénomène inexpliqué scientifiquement. Le poids des arbres et la force des vents auraient dû, en raison de la position de l’église et de la fragilité de la construction, la démolir depuis longtemps compte tenu de son âge. Mais elle tient debout depuis tant de siècles sans dommages graves. » (1993).

Anastasie Tinka, théologien, archéologue, historien:
« La croissance, l’existence et la vie des arbres sur le toit de l’église de Sainte-Théodora étonne et surpasse toute raison et explication. Cela montre un trait rare : l’intervention de Dieu pour Sa création en réalisant le miracle. »

Makrigiannis, géologue : « Dix-sept géants appuyés sur rien. Tous ces immenses arbres sont enracinés dans rien ou, pour mieux dire, dans les quelques centimètres d’épaisseur du toit ! Mais la plus grande surprise nous attend à l’intérieur. Pas de racine, même de la moindre taille, ne sort des vieux murs de l’église. Il n’y aucune fissure qui soit causée par eux ! Quand le vent souffle à travers un arbre immense de l’église, ses racines forment des leviers si puissants que le petit bâtiment devrait s’effriter. Comme géologue, je suis très bien capable de savoir que les murs auraient du être détruits, même par l’action d’un seul arbre, d’autant plus qu’ils sont dix-sept. » (1993).


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une pièce d’art médiéval extrêmement rare : le reliquaire de Saint-Maur.

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Direction aujourd'hui la commune de Bečov nad Teplou, à une trentaine de kilomètres au sud de la ville thermale de Karlovy Vary. C’est là, dans le château de Bečov, que se trouve une pièce d’art médiéval extrêmement rare : le reliquaire de Saint-Maur. Retour sur l’histoire plus que mouvementée de cet objet de dévotion qui a traversé les siècles.

Le château de Bečov, photo: Archives de Radio PragueLe château de Bečov, photo: Archives de Radio Prague Niché au creux de la forêt de Slavkov, dans la vallée de la rivière Teplá, le château de Bečov nad Teplou se dresse au-dessus de la petite commune éponyme, massif ensemble architectural composite, avec le palais baroque d’un côté et la puissante forteresse médiévale de l’autre. Si celle-ci est à l’heure actuelle en travaux et inaccessible au grand public, le palais, lui, vit au rythme des visites de particuliers ou de groupes scolaires.

C’est le palais qui sert d’écrin à l’un des objets d’art les plus précieux de République tchèque : le reliquaire de Saint-Maur. Alena Švehlová, directrice d’exploitation du château de Bečov revient sur les origines du reliquaire, lointaines dans le temps et dans l’espace :

« D’après les analyses qui ont été effectuées sur le reliquaire, celui-ci a dû être fabriqué entre 1225 et 1230. On dit en général qu’il date du premier tiers du XIIIe siècle. C’est l’abbaye bénédictine de Florennes, sur l’actuel territoire de la Belgique, qui l’a commandé à l’époque. Le reliquaire s’y est trouvé jusqu’à la Révolution française. C’est à la fin du XVIIIe siècle que commence son histoire mouvementée : le monastère de Florennes est fermé, le reliquaire est alors caché dans une petite église de la ville. C’est là que l’a découvert, en 1838, le duc Alfred Beaufort-Spontin, issu de la dernière famille propriétaire de la seigneurie de Bečov. »

C’est le père d’Alfred, Friedrich, qui achète le château de Bečov en 1813. Fonctionnaire à la cour d’Autriche, le duc comprend vite que l’atmosphère dans la France postrévolutionnaire n’est guère favorable à l’aristocratie. Au cours du XIXe siècle, Friedrich Beaufort-Spontin vide peu à peu ses propriétés de France et de Belgique et transfère ses collections au château de Bečov nad Teplou, dans une Bohême bien plus conservatrice et proche de ce monde qui s’effondre plus à l’Ouest. Et c’est donc ainsi que se retrouve à Becov, le reliquaire roman, acheté pour une bouchée de pain par son héritier Alfred. Alena Švehlová :

« Alfred Beaufort-Spontin travaillait à l’époque comme directeur du Musée de Florennes. On peut donc imaginer qu’il s’orientait plutôt bien sur le marché de l’art et qu’il connaissait la valeur du reliquaire. Cela ne l’a pas empêché pour autant de l’acheter pour un prix ridiculement bas, 2 500 francs seulement. Néanmoins, l’Eglise a vendu le reliquaire. Il est toutefois intéressant de savoir qu’après un certain temps, l’Eglise a essayé de récupérer le reliquaire car dans le contrat de vente, les Beaufort-Spontin avaient promis que le reliquaire ne quitterait pas Florennes. C’était donc une violation de contrat. Finalement, les Beaufort-Spontin ont réglé cela à l’amiable avec l’Eglise, donc je pense que le reliquaire leur a coûté un peu plus cher. Mais c’était toujours un achat plus qu’avantageux, la valeur du reliquaire étant incalculable aujourd’hui. »

Le reliquaire était caché sous le sol de la chapelle du château-fort, photo: Barbora KmentováLe reliquaire était caché sous le sol de la chapelle du château-fort, photo: Barbora Kmentová Une valeur incalculable qui n’empêchera pas le reliquaire de disparaître : la fin de la seconde guerre mondiale est un tournant. Les Beaufort-Spontin, qui ont collaboré avec les nazis, doivent quitter la Tchécoslovaquie suite aux décrets Beneš. Le reliquaire, qui n’a jamais été montré au public et pendant la guerre, est d’autant plus dissimulé par la famille qui ne souhaite guère en faire la publicité, est finalement caché sous le sol de la chapelle du château-fort.

De manière générale, peu de gens savait quel était précisément le contenu des collections privées de la noblesse. Au moment des confiscations de l’après-guerre, il ne vient donc à l’esprit de personne de rechercher ce qui peut manquer ou pas. Il faudra attendre une quarantaine d’années pour que le trésor de Becov soit redécouvert. Alena Švehlová :

« En 1984, un homme d’affaires américain, Denis Douglas, se rend en Tchécoslovaquie, avec une très bonne proposition, au premier abord : il propose 250 000 dollars pour l’achat et le transport d’un objet se trouvant sur le territoire, un objet qui ne manque à personne dans le pays et qui n’est recherché par personne. »

Si le régime communiste de l’époque a besoin de devises, cette étrange proposition d’un homme qui ne souhaite pas donner plus d’informations suscite les interrogations. Un enquêteur de la police criminelle assiste incognito aux tractations commerciales. Finalement, Denis Douglas repartira sans l’objet désiré, mais suite à une enquête et la collecte de nombreux indices révélés çà et là par l’homme d’affaires, les enquêteurs finissent par retrouver la trace du reliquaire dans un ouvrage des années 1930 qui mentionne le château de Bečov et où se trouve une photo de l’œuvre d’art. Alena Švehlová :

« Grâce à ce livre, les experts arrivent le 4 novembre 1985 à Becov. Ils commencent à faire des recherches, tout d’abord assez infructueuses car ils creusent dans les jardins et ne trouvent que des choses insignifiantes. Le soir, face à la situation, ils repensent à une des informations de Denis Douglas, entendu pendant les négociations. Le lendemain, ils se concentrent donc sur l’intérieur et c’est finalement ainsi qu’ils découvrent le reliquaire dans la chapelle du château. »

Photo: Barbora KmentováPhoto: Barbora Kmentová En mauvais état après quarante ans dans un sous-sol humide, le reliquaire doit être évidemment restauré. Les travaux ne pourront commencer qu’en 1991, après la révolution de velours et après le règlement des questions de propriété, et dureront 11 ans. Un travail long et compliqué car les restaurateurs doivent pour cela retrouver les gestes et les techniques d’époque qui ont permis la création de cet objet exceptionnel. Alena Švehlová :

« En ce qui concerne la fabrication du reliquaire, il est très difficile de savoir qui l’a réalisé. Tous les documents d’époque liés au reliquaire n’existent plus depuis longtemps. Il est très probable que plusieurs ateliers d’orfèvrerie y ont participé. Ces reliquaires en forme de maisonnette, comme le reliquaire de Saint-Maur, se fabriquaient dans l’espace rhénan et mosellan. Sinon, les archives nous disent que les reliques placées à l’intérieur, sont celles de saint Maur, l’ensemble du corps, sauf la tête. On y trouvait également le crâne de saint Timothée, une phalange de saint Jean-Baptiste et des restes de saint Apollinaire non-spécifiés, tous reçus par l’abbaye de Florennes au XIe siècle. Au moment de la restauration du reliquaire, des analyses des reliques ont été effectuées, qui ont montré qu’il y avait bel et bien des restes d’individus de sexe masculin, qui correspondraient à l’époque où les saints sont censés avoir vécu. Mais on y aussi retrouvé des os de femme et d’animaux. Mais ceci n’est pas un phénomène inhabituel. »

Photo: Le château de Bečov, photo: Site officiel du château de BečovPhoto: Le château de Bečov, photo: Site officiel du château de Bečov En 2002, la restauration du reliquaire est achevée et il est depuis exposé au château de Bečov. Ce n’est qu’en 2005, lors d’une visite de Denis Douglas en République tchèque, que celui-ci confirmera les soupçons des experts : sa visite mystérieuse de 1984 avait été en réalité faite à la demande du dernier propriétaire de Bečov, Heinrich Beaufort-Spontin, décédé en 1986.

Aujourd’hui, le reliquaire est l’une des attractions majeures du château de Becov et des animations spéciales pour les enfants ont même été imaginées pour les familiariser avec un objet qui ne fait certainement pas partie de leur quotidien. Situé dans une salle sombre, seul objet trônant au centre de celle-ci, le reliquaire de Saint-Maur est mis en valeur comme le clou de la visite du château. Et pour cause, que l’on soit sensible ou moins à l’orfèvrerie, on ne peut que s’arrêter, prendre le temps de méditer et d’admirer le minutieux et délicat travail des artistes qui imaginèrent ce précieux écrin, symbole d’une dévotion passée.

Anna Kubišta

la cité perdue de Palenque au Mexique

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Au coeur de la jungle mexicaine, se trouve la cité perdue de Palenque, construite par la civilisation maya il y a 1500 ans. Elle a été mystérieusement abandonnée par ses habitants au IXe siècle de l'ère chrétienne. Sa redécouverte, mille ans plus tard, au XIXe siècle, a permis aux historiens et aux archéologues d'approfondir leurs connaissances sur la civilisation maya, et en particulier sa maîtrise de la géométrie, de l'astronomie ou encore de l'hydraulique. Les édifices très élaborés, notamment certains temples, ont aussi apporté de nombreux renseignements sur les techniques de construction particulières employées par les Mayas.


Les ruines de Mahabalipuram (Inde)

 

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Des sites paléolithiques de 20,000 ans un peu partout sur les côtes indiennes.   

Les traditions du peuple Dravidien racontent que ce peuple serait arrivé en Inde vers -9.500 avant J.C. après avoir échappé à un cataclysme qui aurait englouti leur continent situé au Sud de l’Inde et à l’Est de Madagascar, en plein milieu de l’Océan Indien.

VILLES SOUS-MARINES

Depuis, des scientifiques ont découvert un vaste continent englouti de la taille de l'Australie gisant sous les eaux de l'océan Indien confirmant ainsi la tradition dravidienne. Les Dravidiens seraient donc les survivants d’un cataclysme qui, vers -9.500 aurait englouti leurs terres de l’Océan Indien... Une cité engloutie de 10.000 ans. 

Découverte de ruines sous-marines d'une Cité très vaste au large de la côte au sud-est de l’Inde dans le Golfe de Cambay. Sous 30 mètres d'eau, la cité très vaste fait plus de 8 kilomètres de long et 3 de larges. Elle aurait été construite plus de 5000 ans avant les constructions les plus vieilles de la Terre. Cette découverte met en évidence les légendes locales concernant un "déluge" dévastateur qui aurait entraîné autrefois plusieurs temples à la mer.   

  Suivant la légende locale, autrefois cette région avait sept magnifiques temples, mais six d’entre eux auraient été engloutis par la mer comme rétribution divine, laissant le septième temple, seul sur la rive. Le septième temple existe encore sur la plage. Depuis des siècles, des pêcheurs locaux sur la côte de Mahabalipuram racontaient des histoires à propos d’un grand déluge qui aurait détruit une cité il y a plus de 10.000 ans.

L’histoire a été enregistrée par l’explorateur anglais, J. Goldingham, qui explorait la région en 1978. Plus de cinq sites furent trouvés par différentes équipes assignées à ces recherches ont démontré la présence de construction de pierre, reste de murs, et de blocs de pierre rectangulaire, une grande plate-forme surmontant une formation géologique. La plupart de ces structures sont en mauvais état et recouvertes d'une vie sous-marine très active.  

La trouvaille a été annoncée par des indigènes à Mahabalipuram, dans le Tamil Nadu, au sud de l’Inde, quand ils ont rapporté avoir vu une structure de temple mis à jour par les eaux qui se retiraient juste avant le raz-de-marée de Tsunami le 26 décembre. Le Tsunami découvrait aussi sur une plage des ruines d’une maison démembrée en pierre, un éléphant en rocher et deux lions géants en granite.

 L’archéologue marin anglais, Graham Hancock, a passé des années à cataloguer les ruines sous-marines autour du monde. M. Hancock a pris part à une expédition pour étudier la région sous-marine près de Mahabalipuram en 2002, conjointement parrainée par la Société d’exploration scientifique anglaise (SES) et l’Institut national d’océanographie de l’Inde (NIO).


Les temples de Mahabalipuram, patrimoine mondial par Autour_du_Monde

 

 L’expédition a révélé la présence de maçonnerie en pierre, des restants de murs, des blocs carrés et rectangulaires de pierre éparpillés et une large plateforme avec des marches y conduisant. La plupart des structures étaient très endommagées et s’éparpillaient sur une région de plusieurs miles carrés. Deux complexes structuraux montraient une architecture et une dimension similaires. Le NIO estime l’âge des ruines à 1500-1200 ans a-c, quand la dynastie Pallava régnait dans la région et construisait des temples semblables. Cependant, suivant le géologue Glenn Milne de Durham University, les ruines pourraient remonter jusqu’à 6000 ans puisqu’il y a eu très peu de mouvements tectoniques dans la région depuis 5000 ans. Pour d'autres les ruines remontent à 10.000 ans.

 Si les ruines à Mahabalipuram sont reconnues comme appartenant au même groupement de temples que le temple qu’on retrouve sur la plage, cela donnerait foi aux histoires locales que les étrangers considèrent comme des légendes.

 Entre la période de 5000 avant J.C. et 15.000 avant JC, à la fin du dernier âge glacière, des choses terribles sont arrivés au monde ou vivaient nos ancêtres. Les grandes couvertures de glace qui recouvraient le nord de l'Europe et l'Amérique du nord ont fondu en laissant une quantité d'eau phénoménale derrière. Les eaux de la planète ont monté de plus de cent mètres traversant les terres. Approximativement 25 millions de mètres carrés, de terres cultivables et habitables furent avalées par la mer.  

Source :  secretebase

300 sculptures monumentales ont été découvertes à San Agustin, en Colombie

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Des divinités aux visages menaçants et des guerriers brandissant des massues règnent sur un territoire de plus de 2 000 km2, sous des cimes enneigées culminant à 4 500 M. Plus de 300 sculptures monumentales, dont certaines mesurent 4 m de hauteur et pèsent plusieurs tonnes, ont été découvertes à San Agustin, en Colombie, sous des tertres de 30 m de diamètre.

Ces gardiens hiératiques veillent sur des chambres funéraires, des sarcophages monolithiques et des sépultures contenant des corps étendus dans diverses positions, accompagnés d'objets usuels ou cérémoniels.

Inspiré par le lieu, où alternent soleil de plomb et violentes tempêtes, et où les plus grands fleuves du pays naissent en de vertigineuses cascades, un peuple précolombien édifia ici le panthéon de ses divinités et la demeure de ses ancêtres mythiques.

Les volcans eux-mêmes étaient encore actifs aux premiers siècles de l'ère chrétienne. Les couches de cinérite (roche poreuse formée de cendres volcaniques) découvertes autour des sarcophages monolithiques et entre les dalles couvrant les grands sépulcres, en témoignent. Ainsi que le racontait, en 1960, l'archéologue colombien Luis Duque Gómez, « les aborigènes ont dû voir le ciel obscurci par d'épais nuages de cendres, qui tombaient, comme une pluie, sur leurs champs et leurs fermes » .

SAN AGUSTÍN CULTURE

Cette culture s'est développée près des sources du Magdalena (département du Huila), dans le sud-ouest de la Colombie. Mal connue, elle semble s'être développée entre ~ 500 et 1100 après J.-C.( ?). Les structures funéraires et la statuaire y sont exceptionnelles (environ 300 sculptures connues, parfois hautes de plus de 5 mètres, provenant d'une quarantaine de gisements dispersés sur environ 500 km2). Les sépultures, des tumulus en forme de dolmens ou d'allées couvertes, contenaient un sarcophage de bois ou de pierre. Le mort était accompagné d'offrandes : céramique, bijoux, parures, objets utilitaires. La tombe était ensuite recouverte par un tertre. Certaines tombes sont complétées par des statues, placées à l'intérieur et à l'extérieur.

Les statues ont en commun un style massif caractérisé par une attitude rigide ; les membres ne sont pas séparés du corps et elles sont faites pour être vues de face. Elles représentent des chefs et des divinités ; des statues zoomorphes évoquent peut-être des créatures mythiques semi-humaines, d'autres semblent plutôt des créatures monstrueuses. En plus du thème principal de l'homme à face et crocs de félin, on trouve ceux de l'être humain protégé par un alter ego, des créatures dévorant un enfant ou des guerriers arborant une tête trophée. Dans les années 1980, des statues peintes en rouge, ocre et noir ont été mises au jour, et on peut supposer que d'autres sculptures avaient à l'origine un décor polychrome. De petits temples paraissent avoir servi d'oratoires : deux statues de guerriers armés, surmontés d'un alter ego, entourent une statue principale, avec des crocs de félin, placée sous une grande dalle horizontale reposant sur les statues latérales. Une dalle verticale ferme l'espace arrière.

La fontaine de Lavapatas est un grand affleurement rocheux au bord d'un torrent. L'eau circulait, rituellement, dans d'étroits canaux entaillant la roche, sculptée de personnages et d'animaux (serpents, lézards, singes), sans doute en rapport avec le culte de l'eau. L'orfèvrerie (diadèmes, colliers, fragments de fils et de plaques) est rare dans cette région. Les habitations étaient des cabanes rondes, aux murs de terre et au toit de paille ayant complètement disparu. Parfois, des tombes étaient creusées dans leur sol. Bien que l'occupation de cette région soit attestée depuis le ~ vie siècle, les datations obtenues pour les tombes et les sculptures sont proches du xiie siècle de notre ère. À l'époque de la Conquête, les représentants de la culture San Agustín avaient disparu, remplacés par des indigènes qui n'avaient pas conservé leurs traditions funéraires.

En raison de l'abondance de la végétation et des accidents du terrain, une grande partie de ce territoire reste encore inexplorée.

Le parc archéologique de San Agustín est inscrit sur la liste du patrimoine mondial culturel de l'UNESCO depuis 1995.

Liens complémentaires:

Photos:

  • 1) Le professeur Paul Rivet et le ministre de la culture belge lors d'une expédition à San Augustin en 1938 (archivo fotográfico Gregorio Hernández de Alba)
  • 2) Statue en pierre "le flutiste" (colombia.travel)

Deux chercheurs allemand ont ont prouvé que la pyramide de kheops a plus de 15 OOO ans

kheops

Les autorités égyptiennes sont vent debout contre deux archéologues allemands. Leur crime? Avoir vandalisé la pyramide de Khéops pour prouver leur thèse.

Deux chercheurs de l'Université de Dresde ont en effet mené une expédition non-autorisée dans la célèbre pyramide dans le but de prouver que la grande pyramide de Gizeh n'a pas 4500 ans mais... 20.000 ans.

Pour ainsi faire, ils ont "gratté" le cartouche rouge contenant le nom du pharaon sur un mur d’une chambre funéraire, puis transporté les échantillons pour les faire analyser dans leur pays. Depuis, les deux Allemands affirment que les fragments expertisés confirment leur théorie et que les pyramides de Gizeh sont bien plus anciennes que le règne de Khéops.

Comme le rapporte le site News.com, cette méthode a été vivement condamnée par les experts et les autorités égyptiennes. "C'est totalement faux et absurde", a déclaré Ahmed Saeed, professeur de civilisation ancienne de l'Université du Caire.

Leurs travaux ont ainsi été invalidés fin novembre, mais au-delà de leur thèse, les deux archéologues sont accusés d'avoir enfreint la loi égyptienne et la convention de l'Unesco en s'introduisant dans la pyramide et en ramenant des échantillons sans autorisation.

Après cette atteinte à l'une des 7 merveilles du monde, le ministère de la Culture et le Conseil des Antiquités égyptiennes ont interdit toute coopération avec l'université de Dresde qui soutenait les deux chercheurs, ainsi qu'avec le laboratoire où les échantillons volés ont été analysés.

Les noms des apprentis archéologues ont été ajoutés à la liste de surveillance des aéroports, a précisé News.com. S'ils retournent en Egypte, ils seront arrêtés.

Source :

Doc sur les pyramides de Lambayèque de la civilisation Sican

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A l’ombre de la cordillère des Andes, en Amérique du Sud, la vallée de Lambayèque a été le théâtre de la naissance et du déclin d’un peuple baptisé Lambayèque (également connu sous le nom de Sicàn). Cette civilisation pré-inca est beaucoup moins connue que celle des Mayas ou des Incas.
Les Lambayèques étaient obsédés par la construction des pyramides. Aujourd’hui, seuls quelques vestiges témoignent du nombre impressionnant de monuments qu’abritait cette vallée.
Pourquoi cette civilisation était-elle obsédée par la construction de ces pyramides ? Pourquoi ont-ils abandonné les trois sites ? Pourquoi il y a-t-il tant de squelettes ensevelis à côté des temples ?
Et enfin, que s’est-il passé de si tragique pour qu’une telle civilisation s’effondre en si peu de temps ?
C’est à toutes ces questions que l’équipe internationale d’archéologues a pu répondre ces dernières années.
Archéologues, climatologues et experts en médecine légale ont uni leurs efforts pour résoudre les mystères du peuple Lambayèque.

Une véritable obsession pour les pyramides

De nombreuses civilisations, à travers le monde, ont construit des pyramides mais aucune n’était à ce point obsédée par ce type de constructions.
On a dénombré environ 250 monuments dans la vallée. Erodées au fil du temps, ces pyramides ont fini par se fondre dans le paysage sous forme de collines. Dans la vallée de Lambayèque, trois grands sites se détachent :

  • Lampa Grande avec une immense pyramide de plus de 50 m de haut sur 200 m de large
  • Batan Grande avec une bonne douzaine de pyramides
  • Túcume avec ses 26 pyramides

Túcume est le plus grand complexe archéologique du peuple Lambayèque.

Grands bâtisseurs, ce peuple ne connaissait pas l’écriture. Leur nom leur a été donné par les archéologues en référence à la vallée.
Les Lambayèques ont prospéré dans cette région à partir de 700 de notre ère.

Au moins 12 autres civilisations ont construit des pyramides mais aucune ne ressemble à celles de cet étrange peuple.

Les datations au carbone 14 montrent que la première pyramide de Túcume a été construite autour de 1100 de notre ère.
Pendant 400 ans, ce peuple en a construit d’autres et ajouter des extensions à celles existantes.

Pourquoi les Lambayèques ont-ils construit autant de pyramides et à quoi servaient tous ces monuments ?

La fonction des pyramides Lambayèques

Quand on pense aux pyramides, le premier exemple qui vient à l’esprit est celui des pyramides d’Egypte.
Ces tombeaux pointus étaient destinés à accueillir les souverains après leur mort.
Les pyramides aztèques ou mayas pouvaient éventuellement abriter un tombeau mais leur principale fonction était d’être le siège de rituels bien précis.

Les pyramides construites par les Lambayèques sont totalement différentes. A Túcume, les 26 monuments sont de tailles différentes et construites en cercle autour d’une montagne, le Cerro la Raya.

Le site couvre plus de 1 500 km². Une construction se détache des autres : une gigantesque plate-forme rectangulaire, la Huaca Larga.
C’est la plus grande pyramide du monde avec ses 700 m de long sur plus de 20 m de haut. La terrasse est aussi grande que 7 terrains de football.

L’intérieur des pyramides est dépourvu de salles. Aplanie au sommet, une rampe permettait d’y accéder. Des couloirs et des espaces ouverts s’enchevêtrent en haut du monument.

Des milliers de personnes ont travaillé jour après jour à l’édification de ces gigantesques pyramides. Les briques étaient confectionnées à partir de boue séchée puis cuites au soleil.

C’est le sommet des pyramides qui a permis aux chercheurs d’en comprendre la fonction. Contrairement aux Egyptiens, il ne s’agissait nullement de tombeaux.
En fait, le sommet était habité par un seigneur. On a mis au jour de nombreux vestiges dont des salles richement décorées, des fours ou des restes alimentaires.
Les pyramides étaient donc des lieux de résidence permanentes aux seigneurs qui gouvernaient la région.

Le devant des pyramides, constitué d’un immense espace à ciel ouvert, était réservé aux grandes cérémonies publiques.

Mais, à Túcume, il y a 26 pyramides ce qui signifie que 26 seigneurs étaient rassemblés au même endroit.
Pourquoi un tel rassemblement ? Et pourquoi construire de tels monuments simplement pour héberger un seigneur ?

Pyramides et montagnes sacrées

Dans l’ancien Pérou, les montagnes sont sensées abriter des pouvoirs religieux et magiques.
Les dieux, vraiment puissants, vivent dans les montagnes. Quand ils étaient en colère, ils terrorisaient la population.
Un dieu avait le pouvoir de vie ou de mort. C’est lui qui donnait la vie grâce à l’eau qu’il faisait descendre des Andes. Sans cette eau, la vallée n’aurait été qu’un immense désert.

Ce n’est pas un hasard si les 26 pyramides de Túcume sont construites autour d’une montagne. D’après les scientifiques, quand les Lambayèques construisaient une pyramide, ils construisaient en fait une réplique de la montagne, dotée des mêmes pouvoirs surnaturels et capable de contrôler les forces de la nature.

C’est pourquoi les Lambayèques se sont tués à la tâche pour construire des monuments qu’ils croyaient investis des pouvoirs magiques des montagnes.

Et tout comme les dieux vivaient au sommet des montagnes, les seigneurs vivaient au sommet des pyramides pour protéger le peuple.

Mais qu’est ce qui les effrayait tant dans cette vallée ? Et pourquoi avaient-ils besoin d’autant de pyramides pour se protéger ?

De mystérieux abandons

Les datations au carbone 14 révèlent quelque chose de surprenant. Les trois principaux sites n’ont jamais été habités en même temps.
Chaque ville a été bâtie après que la précédente a été abandonnée :

  • Pampa Grande (600-750 de notre ère)
  • Batan Grande (750-1100 de notre ère)
  • Túcume (1100-1500 de notre ère)

L’abandon de Túcume sonna le glas du peuple Lambayèque.

Il existe cependant un lien commun dans ces trois villes. Un incendie a ravagé le sommet des monuments juste avant l’abandon de la ville.
Ces monuments en portent encore la trace. En effet, la couleur rouge des murs est due à un feu très intense.
On n’a retrouvé aucune trace d’invasion, ni de combats. Ce sont donc les habitants eux-mêmes qui ont mis le feu aux pyramides, détruisant ce qu’ils avaient mis des centaines d’années à construire.

Pour comprendre un tel comportement, il faut savoir que dans les croyances d’Amérique du Sud, le feu était utilisé pour purifier les endroits maudits.

Cette vallée était-elle maudite ? D’une certaine manière, on peut répondre « oui » car les catastrophes naturelles s’y sont succédées.
Les strates archéologiques de Batan Grande révèlent que la ville a été frappée de plein fouet par un mur d’eau.
Le site proche de Moche a été enseveli par une gigantesque et fulgurante tempête de sable.

On sait aujourd’hui que ces catastrophes climatiques sont provoquées par le phénomène appelé El Nino.
Cette région en est d’ailleurs toujours la cible.

Mais, pour les gens, ces catastrophes ne pouvaient être que l’expression de la colère des dieux.
Donc, si ces phénomènes se produisaient, c’est que les seigneurs et les pyramides n’avaient pas su les protéger.

A chaque nouvelle catastrophe qui provoquait de nombreux morts, des famines et des épidémies, la population quittait la ville pour trouver protection ailleurs.
Devenue maudite, la pyramide était incendiée.

C’est ce qui explique qu’autant de pyramides émaillent la vallée.

Cependant, à Túcume, les choses sont bien différentes.

Les sacrifices rituels de Túcume

A Túcume, il n’existe aucune trace de catastrophe naturelle. C’est durant l’été 2005 que les archéologues ont découvert pourquoi cette cité a été abandonnée et surtout pourquoi ce peuple a brutalement disparu.

Tout a commencé par la découverte des vestiges d’un passage à deux voies bordé de murs qui menait autrefois à la ville.
Cette ruelle en forme de labyrinthe tournait plusieurs fois autour de la cité pour déboucher devant un endroit précis : un temple de taille modeste, le temple de la Piedra Sagrada.
La population de Túcume y faisait ses offrandes pour les dieux.

Mais, dans les dernières semaines, ce temple est devenu le théâtre d’offrandes beaucoup plus sinistres.

Ce sont les nombreux corps découverts à l’extérieur du temple qui ont fourni les réponses. 119 corps ont été découverts, ensevelis sur cinq niveaux.
La plupart de ces gens ont été décapités. Parmi eux, il y avait quelques femmes et des enfants.
Le dernier niveau correspond aux derniers jours avant l’abandon de la ville. Les corps sont beaucoup plus nombreux à ce dernier niveau ce qui montre que les sacrifices se sont multipliés.

Grâce au travail des archéologues et aux récits d’anciens chroniqueurs espagnols, on sait comment les rituels se déroulaient.

L’élite des seigneurs Lambayèque et le gouverneur inca se rassemblaient autour du temple. Le grand prêtre soufflait des poudres colorées sur la pierre sacrée, symbolisant le dieu de la montagne.
En se parant d’un masque, il montrait qu’il endossait le rôle d’un dieu.

Les victimes étaient droguées. La drogue administrée paralysait le corps mais laissait la victime consciente.
Elle savait qu’elle allait mourir mais était incapable d’opposer la moindre résistance. Elle s’agenouillait et le prêtre se tenait derrière elle.
Une fois la gorge tranchée et la tête coupée, le prêtre retirait le cœur pour l’offrir aux dieux.

Un couteau sacrificiel, le tumi, a été découvert sur le site.

On sait que les peuples amérindiens pratiquaient le sacrifice humain mais pourquoi les Lambayèques ont-ils autant intensifié ces sacrifices ?

Du sang pour les dieux

L’effarante histoire des Lambayèques trouve sa source dans l’arrivée des conquistadors en 1532. Ils ont débarqué au Pérou, très loin de la vallée.
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Vénérés à leur arrivée car assimilés à des dieux, ils ont très vite été craints, d’autant plus qu’ils arrivaient sur des chevaux, un animal inconnu en Amérique du Sud.

Les éléments retrouvés sur le site montrent que lorsque les Espagnols sont arrivés au Pérou, les Incas avaient déjà pris le contrôle de la vallée. Or, les Lambayèques partageaient avec les Incas une même croyance, à savoir que les envahisseurs étaient le signe de la colère des dieux. Il fallait donc les apaiser.

Un an après l’arrivée des envahisseurs, Les Lambayèques ont appris qu’ils avaient tué leur chef suprême, le demi-dieu incas.
Cette mort déclencha une vague de panique. Les habitants de la vallée devaient offrir aux dieux ce qu’ils avaient de plus précieux : des êtres humains.

Il fallait nourrir les dieux avec du sang humain pour les apaiser et repousser l’invasion.

Mais, les sacrifices n’ont pas stoppé les Espagnols. Plus la peur grandissait, plus cette peur devenait incontrôlable.
Vers la fin, les corps s’empilaient devant le temple.

Pour ce peuple, les pyramides avaient perdu leur pouvoir surnaturel. Elles n’avaient pu les protéger.
Ils y mirent donc le feu pour purifier la ville.


Le peuple Lambayèque (1 de 3) par rochelion
Le peuple Lambayèque (2 de 3) par rochelion
Le peuple Lambayèque (3 de 3) par rochelion

GLOZEL controverses archéologiques du XXe siècle car elle remet en cause l'origine de l'ecriture

glozel

Glozel, petit hameau de la montagne Bourbonnaise, est situé sur la commune de Ferrières/Sichon dans l'Allier à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Vichy.

Le 1er mars 1924, dans le champ Duranthon rebaptisé plus tard le champ des morts ), un jeune agriculteur de 17 ans, Emile, et son grand-père, Claude Fradin, font une découverte impossible qui déclenche l'une des plus violentes controverses archéologiques du XXe siècle car elle remet en cause ce que l'on savait sur les origines de l'écriture.

En défrichant un morceau de terrain, l'une des vaches tirant la charrue tombe dans un trou, à l'intérieur duquel Emile trouve des ossements humains. Avec la découverte de ce tombeau, ils pensent avoir mis la main sur un trésor, les premières fouilles se font à coups de pelle et de pioche. Ils trouvent divers objets, des urnes, des vases, des haches et des tablettes gravées. Ils brisent les urnes mais elles ne contiennent que de la terre, déception, le trou est rebouché et l'avoine est semée.

Au cours de l'été, la Société d'Emulation du Bourbonnais se déplace, recueille des échantillons et les envoie au Dr Capitan des Beaux-Arts.
A l'époque, le Dr Capitan, l'abbé Breuil et le conservateur du musée des Eyzies, M. Peyroni, composaient le triumvirat incontournable de la préhistoire.

Entre temps, en 1925, Antonin Morlet, médecin à Vichy, passionné d'archéologie, entend parler de la découverte et se rend sur place avec son épouse. Fasciné par ce qu'il trouve, il obtient le droit de publication sur les objets qui restent la propriété de M. Emile Fradin.

13 mois après avoir reçu les premières pièces, le Dr Capitan se rend sur place. "Vous avez là un gisement merveilleux..", il demande au Dr Morlet un rapport détaillé.

Mais au lieu d'envoyer son rapport, le Dr Morlet le publie le 23 septembre 1925 sous le titre "Nouvelle station néolithique". Morlet est convoqué par Capitan, furieux, "...mettez mon nom à la place de celui d'Emile Fradin..", ( fait rapporté et publié par le chanoine Cote, "Glozel, 30 ans après", 1959 ; toutes les personnes "baignant" dans le milieu scientifique savent l'importance d'avoir son nom au sein d'une publication ) ; Morlet refuse.
Puis l'abbé Breuil écrit un article en faveur de Glozel mais sans citer le nom du Dr Morlet, qui à son tour s'insurge et accuse l'abbé de vouloir s'approprier la découverte. L'abbé se retournera alors lui aussi contre Glozel.
On est bien loin des argumentations scientifiques !

Les grands pontes de la préhistoire, tout d'abord très favorables à Glozel, pris de court par cette fabuleuse découverte, se retrouvant "hors jeu", prennent alors position contre Glozel.
D'autant plus qu'à cette même période un éminent épigraphiste, René Dussaud, vient de publier officiellement que l'écriture est née en Phénicie, 1 600 ans av. J.C. ( après la mise à jour du sarcophage du roi Ahiram de Byblos, recouvert d'inscriptions ).
Or le Dr Morlet estime les tablettes gravées à 5 ou 6 000 ans av. J.C..

Les deux découvertes sont contradictoires et cela va déclencher une véritable guerre chez les hommes de science. Les glozeliens et les anti-glozeliens s'affrontent, Glozel devient l'affaire Dreyfus de l'archéologie.

Et dans cette guerre, tous les coups ( bas ) sont permis, lettres anonymes, injures, etc. ; un jour le Dr Morlet surprend même miss Garrod, secrétaire de l'abbé Breuil, en flagrant délit de truquage lors d'une enquête sur place de la Commission des fouilles ( nommée par le Dr. Capitan, impartialité quand tu nous tiens !!! ).
Le Dr Morlet, Emile Fradin sont traînés dans la boue, tout est mis en oeuvre pour les déshonorer, "calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose".

Le Président de la Société Préhistorique de France se rend à Glozel, il paye 4 francs pour entrer dans le musée ( mis en place sommairement par Emile Fradin pour satisfaire le nombre croissant de visiteurs, curieux de voir ces fantastiques objets si controversés ), puis il prétend qu'on lui montre des choses fausses. Il porte plainte contre X pour "entreprise pécuniaire pour montrer les produits d'une mystification".

Le 25 février 1928, la police de Clermond-Ferrand fait une descente pour perquisitionner chez les Fradin ; leur but, trouver l'atelier où Emile fabrique ses objets. Ils brisent les vitrines, certains objets, ils molestent le pauvre Emile et emportent plus de 200 objets, soit disant pour les faire dater mais à l'époque il n'y a aucun moyen pour faire cela.

Le 4 juin 1929, Emile Fradin est inculpé d'escroquerie, le juge d'instruction va le cuisiner pendant les 63 heures de l'interrogatoire.
On veut qu'il avoue avoir fabriqué ces objets, mais ce jeune paysan du Bourbonnais, ignorant tout de la préhistoire, a sa conscience pour lui, il n'a pas fabriqué ces objets surgis de la nuit des temps.

Son courrier est ouvert, il est constamment surveillé par la police qui veut le surprendre en flagrant délit de fabrication et vérifier s'il enterre lui-même les objets.

Finalement, deux ans plus tard, l'inculpation finit par un non-lieu.
Emile Fradin peut enfin profiter de la vie, il se marie et a des enfants.
Le Dr Morlet continue ses fouilles, toujours à ses frais, pendant 16 ans. Il trouvera plus de 3000 objets, jusqu'en 1941 où la loi Carcopino est votée. Il est désormais interdit de fouiller le sol français sans l'autorisation de l'Etat. Ceci met fin au fouilles de Glozel.
Le Dr Morlet meurt en 1966, il ne verra pas la reconnaissance de Glozel.

En 1972, Henri François, ingénieur au Commissariat à l'Energie Atomique, en visite à Glozel, fait des prélèvements et les envoie à 3 laboratoires étrangers pour datation. On utilisera la méthode de datation au carbone 14 pour les os gravés et la thermoluminescence pour les céramiques et la terre cuite.
Pour les trois laboratoires indépendants ,les résultats sont clairs et irréfutables, Glozel est ancien !
Henri François écrira à Emile Fradin :
"...Seuls quelques attardés mal informés pourront encore prétendre que vous êtes un faussaire, les regroupements des mesures faites indépendamment dans chaque laboratoire sont parfaits et indiscutables..."

Les résultats sont les suivants :

  • les ossements ont entre 15 000 et 17 000 ans,
  • les céramiques ont 5 000 ans,
  • les tablettes gravées ont 2 500 ans.

En 1974, une équipe du Centre de Recherche Nucléaire de Grenoble passe le site au magnétomètre, montrant qu'il existerait encore des objets enfouis.

En 1975, après un congrès d'archéométrie tenu à Oxford, la lumière est enfin faite sur l'authenticité du site. L'Etat reconnaît l'authenticité de Glozel, mais la communauté scientifique continue de douter.

De 1983 à 1990, de nouvelles fouilles sont entreprises, bizarrement, à plusieurs kilomètres du champ des morts, ensuite, aucun résultat n'est publié (?).

Alors pourquoi ?
Je cite M. Remy Chauvin, biologiste, "père spirituel des hérétiques en France" :
"...S'ils ne publient pas c'est qu'ils ont probablement trouvé des choses qui les ennuient, alors pourquoi ?
De quoi a-t-on peur ?
On a peur de contrarier quelques vieux professeurs, on a peur de démolir les théories en cours ?
Mais, est-ce que les théories scientifiques sont des monuments religieux ?
Qu'y a-t-il donc à Glozel qui soit responsable d'une telle levée de boucliers ?
Faisons donc des fouilles méthodiques et raisonnées à l'endroit où Emile Fradin les fit ! ...
"

M. Emile Fradin s'est vu proposé des sommes fabuleuses pour ses découvertes mais il n'a cédé aucun objet. Le 16 juin 1990, il reçut les Palmes Académiques.

En 1995, suite à la diffusion d'une émission télévisée,  le résumé provisoire des recherches précédentes est enfin publié mais ne révèle rien, si ce n'est ce que l'on savait déjà, qu'il y a une grande disparité dans l'âge des objets de Glozel.


Plus de 3000 objets ont été retrouvés, des poteries, des tablettes gravées, des pierres polies, des bijoux en os, des têtes de flèches, des aiguilles, et il ne semble pas que les signes écrits aient été superposés à des gravures animalières antérieures.

Tous les ossements, humainsn'appartenant pas à des squelettes d'homme moderne ), et d'animauxayant été transformés en outils, bijoux, certains portant des signes d'écriture ), tous, présentent une fossilisation avancée.

Les haches en pierre polie ont leur tranchant trop peu usé et sont donc certainement votives.

Les galets, gravés notamment de splendides rennes, ont soulevé l'admiration des spécialistes en art préhistorique.

Les objets en céramique, idoles, vases mortuaires aux masques étranges dépourvus de bouche et les fameuses tablettes couvertes d'inscriptions toujours inconnues, ont été fabriqués dans un four ovale qui fut tout d'abord pris pour une tombe. 


Même s'il n'y a plus de doute sur l'authenticité du site, Glozel conserve encore de nombreux mystères.

En effet, sans doute à cause de la très forte radioactivité naturelle de la région, les datations sont extrêmement disparates, et on a du mal à comprendre et à fortiori à expliquer la présence sur le même lieu, d'objets âgés de 17 000 ans, de 5 000 ans, de 2 500 ans, de 1 500 ans, et même du moyen âge !

Reste également l'énigme de l'écriture que l'on retrouve sur des os gravés de 17 000 ans, toujours non déchiffrée...
Elle présente de grandes ressemblances avec :

  • des formes très anciennes de l'écriture phénicienne.
  • Mais aussi avec un certain nombre d'inscriptions alphabétiformes retrouvées dans des sites magdaléniens, au Portugal, en Roumanie et en France.

Glozel serait peut-être un ancien lieu de culte, magique, où auraient été regroupés des objets de diverses provenances ? ...



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Avec la découverte de ce tombeau, ils pensent avoir mis la main sur un trésor, les premières fouilles se font à coups de pelle et de pioche. Ils brisent les urnes mais elles ne contiennent que de la terre, déception, le trou est rebouché et l’avoine est semée. Les voisins en revanches commencent aussi à fouiller aux alentours ou viennent voir les trouvailles, beaucoup ramènent des objets chez eux. Voilà comment briser la chaine de l’histoire en peu de temps, la plupart des objets qui ne seront pas sauvegardé par la famille Fradin seront d’ailleurs perdus, ou détruits.

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Au cours de l’été 1924, la Société d’Emulation du Bourbonnais, avertie de la découverte, se déplace, recueille des échantillons qu’elle expédie au Dr Capitan des Beaux-Arts. A l’époque, le Dr Capitan, l’abbé Breuil, grand découvreur de la grotte de Lascaux et le conservateur du musée des Eyzies, M. Peyroni, composaient le triumvirat incontournable de la préhistoire. Entre temps, en 1925, Antonin Morlet, médecin à Vichy, passionné d’archéologie, entend parler de la découverte et se rend sur place avec son épouse. Fasciné par ce qu’il trouve, il obtient le droit de publication sur les objets qui restent la propriété de M. Emile Fradin. Bien entendu entre temps, le Dr Capitan a eu largement le temps d’examiner les objets et échantillons qu’on lui a fait parvenir et se rend donc sur les lieux pour constater par lui-même l’étendue du champ de fouilles et ses possibilités. Ebahi par ce qu’il a sous les yeux.

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Il déclare au Fradin : - vous avez là un gisement merveilleux. Il commande d’ailleurs au Dr Morlet un rapport complet et détaillé sur les artefacts de Glozel.

Mais le Dr Morlet préfère finalement publier tous seul son rapport, comme un grand, ce qui va déclencher la ire des scientifiques reconnus, à commencé par le Dr Capitan, qui, furieux, demandera à Morlet d’apposer son nom en lieu et place de ceux d’Emile Fradin et de son grand-père fait rapporté et publié par le chanoine Cote, Glozel, 30 ans après, 1959. En effet, chacun sait à l’époque, depuis les découvertes récentes de l’archéologie préhistorique Lascaux, Niaux, les Eyzies, Tautavel, qu’avoir son nom en tête d’un rapport initiant une découverte majeure est un passeport pour la gloire scientifique et ses avantages, forts nombreux.

Le Dr Morlet s’y refusant, le Dr Capitan en prend ombrage et n’aura de cesse dès lors de monter une cabale contre le site de Glozel et la moralité de ses découvreurs. Il entrainera d’ailleurs dans son sillage l’essentiel de la communauté scientifique de l’époque… dont l’Abbé Breuil, qui publie d’abord un article élogieux sur Glozel, avant de se rétracter, car, ayant hormis de citer le Dr Morlet, auteur du premier et seul rapport, celui-ci le lui fera remarquer, ce qui ne sera pas du tout apprécié par le grand découvreur de Lascaux.

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1-Chasseur sculpté sur os/ 2-Représentation animale sur ivoire: Renne blessé, flèche dans la gorge et le cœur




Petit à petit, ce sont toutes les têtes de liste de l’archéologie préhistorique française qui, se retrouvant soudain en dehors de la fabuleuse découverte, évincé par d’obscurs paysans et un docteur malicieux, chercheront à démontrer à tout prix que les découvertes de Glozel ne sont que supercheries et faux.

Cela leur est d’autant plus facile qu’à cette même période un éminent épigraphiste, René Dussaud, vient de publier officiellement dans un rapport que l’écriture est née en Phénicie, 1 600 ans avant J.C. après la mise à jour du sarcophage du roi Ahiram de Byblos, recouvert d’inscriptions. Or le Dr Morlet estime la datation les tablettes gravées découvertes à Glozel entre 5 ou 6 000 ans avant J.C...


LA POLEMIQUE


Cette découverte va déclencher une véritable guerre dans le milieu archéologique, ou les antis glozeliens et glozeliens s’attaqueront à coup d’articles et de rapport, de thèses et de mémoires. Glozel devient, pris dans une tempête médiatique rarement vue pour une découverte scientifique, la controverse de Valladolid de la préhistoire. Une littérature abondante sera d’ailleurs produite sur le sujet, témoignant de l’importance de l’empoignade, la seule bibliographie française représente déjà plus de 85 pages.

Et dans cette guerre, tous les coups sont permis, lettres anonymes, injures, etc. ; un jour le Dr Morlet surprend même miss Garrod, secrétaire de l’abbé Breuil, en flagrant délit de truquage lors d’une enquête sur place de la Commission des fouilles nommée par le Dr. Capitan. Le Dr Morlet, Emile Fradin sont traînés dans la boue, tout est mis en œuvre pour les déshonorer, même les procédés les plus bas. René Dussaud, conservateur du Musée du Louvre et épigraphiste célèbre, accuse Émile Fradin de contrefaçon. Le 10 janvier 1928, Fradin intente un procès pour diffamation à l’encontre de Dussaud.

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artéfacts




Le Président de la Société Préhistorique de France, Félix Regnault, se rend à Glozel, il paye 4 francs pour entrer dans le musée mis en place sommairement par Emile Fradin pour satisfaire le nombre croissant de visiteurs, curieux de voir ces fantastiques objets si controversés, puis il prétend qu’on lui montre des choses fausses. Il porte plainte contre X pour entreprise pécuniaire pour montrer les produits d’une mystification. Avec 4 francs de droit d’entrée, la démonstration du profit pécuniaire n’a pas du être aisée pour les demandeurs.

Le 25 février 1928, la police de Clermont-Ferrand, conformément à l’instruction, se rend chez les Fradin, leur mission étant de trouver l’atelier où Emile fabrique les objets qu’il expose, puisque ceux-ci sont faux . Ils brisent les vitrines, certains objets, ils molestent le pauvre Emile et emportent plus de 200 objets, soit disant pour les faire dater. Le 4 juin 1929, Emile Fradin est inculpé d’escroquerie, le juge d’instruction va le cuisiner pendant les 63 heures de l’interrogatoire. On veut qu’il avoue avoir fabriqué ces objets, mais ce jeune paysan du Bourbonnais, ignorant tout de la préhistoire, à sa conscience pour lui, il n’a pas fabriqué ces objets surgis de la nuit des temps. Son courrier est ouvert, il est constamment surveillé par la police qui veut le surprendre en flagrant délit de fabrication et vérifier s’il enterre lui-même les objets. Finalement, deux ans plus tard, l’inculpation finit par un non-lieu.

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On ne pourra lever le voile du mystère que si l'on étudie sérieusement et systématiquement ce site exceptionnel.http://www.secret-realite.net/index.php?mod=articles&ac=commentaires&id=700