Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne : le début d'une dictature ?

b41f87097aac7c43e496b1d8db6d9cd69ffede75photos : la Une de la depeche.


Brisons le silence sur ce qui se passe en Espagne

Astrid Menasanch Tobieson, dramaturge

Sous couvert de l’inattaquable excuse de la sécurité, le gouvernement de Mariano Rajoy considère préventivement le manifestant comme dangereux. Il est ainsi automatiquement regardé comme une menace à la loi grâce au nouveau projet législatif de « Sécurité citoyenne » adopté par le conseil des ministres le 29 novembre dernier.


Des policiers arrêtent des manifestants lors d’un défilé contre la réforme du droit à l’avortement, le 20 décembre 2013 à Madrid (Andres Kudacki/AP/SIPA)

Metteur en scène et dramaturge, Astrid Menasanch Tobieson travaille entre la Suède et l’Espagne. Elle est membre du groupe de théâtre Sta ! Gerillan. La lettre ci-dessous était initialement adressée aux journalistes suédois et a été publiée le 19 décembre. Avec l’autorisation de l’auteure, la traductrice a pu la retranscrire en français.

Mathilde Rambourg

La lettre d’Astrid Menasanch Tobieson

Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation. L’Espagne, dans peu de temps, empruntera le chemin qui mène d’une démocratie ouverte à ce qui risque de devenir une démocratie fasciste et autoritaire.

Je vous écris après les événements qui se sont produits dans le quartier de Kärrtorp à Stockholm (où un groupe néonazi ultraviolent a attaqué une manifestation antirasciste il y a quelques jours).

Je vous écris à propos de qui se trame en Espagne. Je crois en tout cas que la Suède et l’Espagne se ressemblent en un point : l’avancée du fascisme devant l’indifférence de la société. Le 19 novembre, le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression.

Avortement non, sécurité citoyenne oui ?

Le 29 novembre dernier, le Conseil des ministres du gouvernement conservateur espagnol a approuvé le projet de loi « Sécurité citoyenne » qui réforme le code pénal. Le texte, qui réduit les droits et libertés civiles (mais pas celle de faire l’apologie du franquisme) est unanimement rejeté par les mouvements sociaux, les syndicats, l’opposition, les organisations professionnelles comme celles des juges pour la démocratie, l’association unifiée des gardes civils ou la fédération des journalistes d’Espagne.

 

Alors que le Parti socialiste espagnol a demandé à ses alliés européens de se mobiliser contre le projet de loi réduisant les droits d’accès des femmes à l’avortement, certains se demandent pourquoi il n’a pas entrepris la même démarche sur la loi « Sécurité citoyenne ». Blandine Grosjean

 

 

Je vous demande maintenant de l’aide, je vous demande d’informer. Le samedi 14 décembre à Madrid s’est déroulé une des 6 000 manifestations qui se sont organisées cette année en Espagne. Je le répète : une des 6 000.

Ces dernières années, le réseau de protection sociale a été ébranlé : privatisation des théâtres, tentatives de privatiser les hôpitaux, droit du travail ébranlé et transformé depuis sa base, licenciements innombrables, familles chassées de leur domicile, éducation civique suspendue dans les écoles, etc. Et afin de clore une longue liste, le vendredi 20 décembre, le gouvernement a approuvé la réforme du droit à l’avortement.

Ce que l’on a désigné comme une crise économique est, depuis le début, avant tout une crise démocratique. La couverture médiatique en Suède et en France sur la situation en Espagne a été très faible, et son analyse d’un point de vue social, inexistante.

La manifestation qui s’est tenue au pied du Congrès de Madrid le samedi 14 décembre, avait pour but de protester contre une nouvelle proposition de loi : la « ley de Seguridad Ciudadana », loi de Sécurité citoyenne.

Un groupe Facebook : 30 000 euros

Cette loi, qui contient 55 articles et punit autant d’actes différents, prévoit des amendes pour le manifestant, allant de 100 à 600 000 euros. Les infractions ?

  • Pour commencer, toutes les manifestations non-déclarées et prenant place devant le Congrès ou autre édifice appartenant à l’Etat – comme celle qui s’est déroulée samedi 14 à Madrid – seront interdites et la sanction ira jusqu’à 30 000 euros par participant. Cela sera le cas lorsque plusieurs personnes seront considérées comme un groupe.
  • L’interdiction des manifestations non-déclarées s’appliquera également aux réseaux sociaux. Se rassembler en tant que groupe sur Internet, autour d’une opinion, sera sanctionné de 30 000 euros. Créer un groupe, sur les réseaux sociaux ou dans un lieu public, autour de symboles ou de drapeaux, sera interdit : 30 000 euros d’amende.
  • Si dans une manifestation, un citoyen manifeste avec une capuche ou avec le visage couvert : 30 000 euros d’amende.

Capture d’écran du Huffington Post espagnol qui montre huit photos prises en 2013, qui ne pourront être diffusées en 2014 (Huffingtonpost.es)

  • Refuser de décliner son identité devant un policier : 30 000 euros.
  • Empêcher un policier de remplir sa fonction : 30 000 euros, ce qui, dans la pratique, signifie que les sit-in comme ceux qui initièrent le mouvement du 15-M en Espagne [ « Les Indignés », ndlr], seront strictement interdits.
  • Déshonorer le drapeau espagnol : 30 000 euros [en France, cet acte est passible de 1 500 euros d’amende, ndlr].
  • Réaliser un dessin satirique, prenant pour sujet, par exemple, un politique, sera interdit.
  • Utiliser des pancartes critiquant la nation espagnole : 30 000 euros.
  • Filmer ou photographier un policier en service : 30 000 euros.
Note de la traductrice

Les dénonciations faites par des policiers bénéficient de la présomption de véracité. Par conséquent, c’est celui qui fait l’objet de l’accusation qui devra démontrer la non-véracité de ce qui est avancé par les agents. Le système d’accusation fonctionnait ainsi également sous la dictature franquiste.

 

Selon l’écrivain Javier Marias, c’est une négation de la justice : cela revient à condamner directement l’accusé car il sera incapable de démontrer qu’il n’a pas pas commis l’acte dont on l’accuse puisque l’on part de la base que si, il l’a fait. Il sera d’autant plus difficile à l’accusé d’apporter des preuves à cause de la loi qui interdit de photographier ou de filmer des agents de l’ordre.

Et la liste n’est pas exhaustive. Dans tous les cas, le témoignage d’un policier ou d’un agent de sécurité sera suffisant pour infliger une amende au citoyen.

D’aucuns peuvent par conséquent se demander : l’Espagne fait-elle face à un mouvement de manifestations violentes ? Eh bien non. Le chef de la police Ignacio Casido a déclaré que ces 6 000 manifestations sont jusqu’à ce jour le mouvement le plus pacifique de l’histoire de l’Espagne.

Il n’y a pas si longtemps, l’Espagne était encore une dictature. Il n’y a pas si longtemps non plus que la guerre civile a eu lieu. Tous les débats sont politiques. Informer d’un événement est un acte politique. Ne pas le faire est un acte politique. Le silence est, au plus haut point, un acte politique. Le choix de garder le silence se fige dans la mémoire des générations. Cette loi néofasciste qui va être votée n’est pas sans lien avec la montée des fascismes en Europe. Cela nous concerne tous.

Je m’adresse à tous les journalistes, aux éditorialistes en France. Vous qui détenez l’espace médiatique. Je vous demande sincèrement de briser le silence vis-à-vis du régime qui est en train de s’imposer en Espagne.

Je vous demande de commencer à informer. Je vous demande de soutenir la liberté d’expression avec vos articles et vos apports au débat, je vous demande d’y apporter des analyses rigoureuses et profondes. Informez ! Informez sur tout !

Aller plus loin
http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/10/brisons-silence-passe-espagne-248918


Texte définitif de l’accord secret de libre échange entre le Canada est l’UE

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Le dévoilement d’une partie de l’accord commercial intervenu entre le Canada et l’Union européenne ne dit rien qui vaille aux mouvements altermondialistes.

L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) conclu la semaine dernière affaiblira notamment les pouvoirs des gouvernements face aux investisseurs étrangers, empêchera de lever une taxe sur les transactions financières et augmentera le prix des médicaments, déduit le Réseau québécois d’intégration continental (RQIC) d’un premier examen de ce qui serait une partie du texte de l’entente et qui a coulé dans les médias. Le regroupement québécois de syndicats, d’organismes d’aide au développement et d’autres organisations altermondialistes craint également qu’on ait fait des concessions importantes en matière de pouvoir des gouvernements provinciaux et locaux de se servir des contrats publics comme levier de développement économique, mais également de gestion de l’eau et de politique agricole.

« Il faudra plus de temps pour analyser tout cela »,a précisé d’emblée au Devoir le coordonnateur du RQIC, Pierre-Yves Serinet, à propos des quelque 520 pages dévoilées mercredi par une chaîne de télévision allemande. En plus d’être complexe et rédigé dans le langage hermétique propre aux négociateurs commerciaux, le document pose notamment comme problème de ne pas venir avec toutes ses annexes dans lesquelles les parties indiquent, entre autres, les secteurs qu’ils soustraient aux règles du traité.

 Le contenu de l’entente

 

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Il apparaît cependant déjà, si le document est véridique, que l’accord aura une disposition accordant, comme dans l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), aux investisseurs étrangers de poursuivre les gouvernements s’ils se sentent lésés. « On avait promis que ce droit serait plus étroitement encadré, mais ça ne paraît pas être le cas »,déplore Pierre-Yves Serinet.

La définition d’investisseur retenue se révèle très large. La future réglementation des gouvernements devra tenir compte de leurs « attentes légitimes » et des risques qu’ils courent. Les investisseurs conserveront tous leurs recours jusqu’à 20 ans après l’éventuelle sortie de l’une des parties de l’entente.

Tout indique aussi que les compagnies européennes ne seront pas soumises aux mêmes seuils à partir desquels Ottawa se donne le droit, s’il le juge souhaitable, d’empêcher des projets d’investissement et d’acquisition au Canada.

Le Conseil des Canadiens, une autre organisation altermondialiste, a aussi noté, mercredi, que l’entente reprend le libellé des demandes européennes sur l’allongement de la durée de la protection des brevets pharmaceutiques. On dit craindre que cela se traduise par une augmentation du coût des médicaments au Canada en plus d’ouvrir la porte à des poursuites de l’industrie.

Un rapide examen du document confirme aussi l’augmentation au Canada des quotas d’importation de fromage européen en échange du même geste d’ouverture pour le porc et le boeuf canadiens en Europe. Une période de transition de six ans semble avoir été prévue.

 

Le débat à venir

Ottawa a refusé de confirmer ou d’infirmer l’authenticité du document mercredi soir. « Le Canada ne commente pas les fuites de documents de négociations,a écrit par courriel à La Presse canadienne un porte-parole du ministre du Commerce international, Ed Fast. Nous avons déjà publié des communiqués complets décrivant les éléments de l’entente et démontrant clairement les bénéfices significatifs qu’elle procurera à toutes les régions du Canada dès qu’elle sera en vigueur. »

 Le Canada et l’Europe ont d’abord annoncé en octobre la conclusion d’une entente de principe, après quatre ans et demi de négociations, puis une entente sur un texte complet, la semaine dernière. Il resterait encore à traduire ce texte en langage juridique, puis en 25 langues, avant de le soumettre à la ratification des Parlements nationaux et européen, un exercice qui pourrait prendre encore deux ans.

 

Considéré comme le projet de traité commercial le plus ambitieux entrepris par le Canada, l’AECG porte sur un vaste ensemble d’enjeux, dont le commerce des biens et services, la coopération réglementaire, les contrats publics, l’agriculture, la protection des investisseurs et la mobilité de la main-d’oeuvre.

 Pierre-Yves Serinet se dit convaincu que le reste du texte de l’entente coulera bientôt. « C’est une bonne chose parce que cela permettra aux élus et à la population de mieux savoir de quoi il retourne et d’entreprendre enfin un débat démocratique. Il est encore temps, sinon on nous placera devant un fait accompli. »

Energies: Dragonfly, le Nouveau Virus Informatique

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Après le virus Stuxnet, qui avait espionné les centrales nucléaires iraniennes et mis hors service les centrifugeuses, c'est au tour des grands groupes énergétiques (pétrole, gaz, producteurs et transporteurs d'électricité, entreprises énergétiques, etc),  installés majoritairement aux Etats-Unis, en France, en Espagne, en Allemagne, en Italie, en Turquie et en Pologne d'être infectés par un nouveau virus. Au total, 84 pays sont concernés et plus de 1'000 entreprises.

Identifié sous le nom de Dragonfly, ce virus prend pour cible les systèmes informatiques de groupes et pourrait causer des dommages ou des perturbations dans l'alimentation en énergie dans ces pays.

Une fois ce virus installé dans l'ordinateur de la victime, il récolte toutes les informations du système et peut extraire les données du carnet d'adresses de l'ordinateur et tout autre liste de noms.

 

Alors que Stuxnet avait été développé par les américains et Israël, l'origine de ce virus et pour l'instant inconnu mais les pays de l'Est sont montrés du doigt.

Dragonfly a tous les aspects d'une opération financée par un Etat car il trahit des capacités techniques élevées dont l'objectif principal semble être le cyberespionnage, le potentiel de sabotage représentant une capacité secondaire.

Dragonfly, connu aussi sous le nom Energetic Bear, semble venir d'Europe de l'Est, vu les horaires d'activité de ceux qui le contrôlent. Le groupe derrière Dragonfly a utilisé différentes formes d'infection: des spams contenant de pièces jointes infectées et des outils de navigateur pouvant installer des logiciels malveillants, selon Symantec.

Les différents pays touchés par ce virus:

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http://2000watts.org/index.php/energytrend/petrole/1051-energies-dragonfly-le-nouveau-virus-informatique.html

Une autre Manhattan chinoise vient s’ajouter à la liste des villes désertes .

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Une ville déserte



Les immeubles du district de Conch Bay, à Tianjin, en Chine.

Les cas comme celui-ci sont exactement la raison pour laquelle la Chine n’est pas prête de prendre le pas sur les Etats-Unis.

La croissance chinoise est exagérée, les mal-investissements abondent, les prix relèvent de l’absurde, et les opérations bancaires parallèles qui financent ces développements finiront par imploser.

 

En Chine, le mal-investissement ne cesse plus de prendre de l’ampleur. Techniquement, cette croissance vient s’ajouter au PIB, mais viendra un jour où elle devra être amortie.

Les villes fantômes, les centres commerciaux déserts et les gares vides de Chine font la une de journaux depuis des années. Le plus gros centre commercial du monde est inoccupé, et des villes entières sont complètement désertes.

Une autre ville vient désormais s’ajouter à la liste des villes désertes, et pas des moindres.

Le projet de la Chine de construire sa propre Manhattan voit le jour sur un fond d’immeubles de bureaux vides et d’hôtels inachevés, et vient souligner le risque d’un ralentissement de l’économie chinoise perchée au sommet d’un boom de l’investissement sans précédent.

Le paysage aux mille gratte-ciels du district de Conch Bay, dans la ville portuaire de Tanjin, n’a vu de près rien du tout de l’agitation d’une métropole, avec ses vitres de verre couvertes de poussière et ses constructions en suspens. La région a échoué à attirer de nouveaux locataires dès la fin de la construction du premier immeuble en 2010, chose qui s’avère être de mauvais augure pour le projet d’Yujiapu, situé de l’autre côté du fleuve Hai, qui prend exemple sur Manhattan et dont la construction est encore en progrès.

La zone déserte souligne les difficultés à laquelle se heurte la Chine, à l’aube du ralentissement d’une orgie de l’investissement financée par le crédit, pour soutenir la croissance et l’emploi au sein de la deuxième économie du monde. Un véhicule de financement gouvernemental de la région de Tianjin lié au développement a vu ses revenus chuter de 68% en 2013 pour passer à une quantité à peine aussi élevée que le tiers de ses dettes annuelles pour 2014.

« Des comptes devront être réglés », a expliqué Stephen Green, directeur de recherche chez Standard Chartered Plc, à Hong Kong. La vente d’obligations par les gouvernements locaux pour rembourser les prêts bancaires ne servent qu’à acheter du temps. « Les gens devront payer » pour ces erreurs grâce à des bail-outs, à une recapitalisation des fonds publics et à l’inflation.

Conch Bay a présenté quelques signes de vie le 19 juin à l'occasion d'une visite de journalistes de Bloomberg. La construction de Glorious Oriental, un complexe résidentiel et de bureaux composés de deux gratte-ciels, a été suspendue. Au nord de Conch Bay, le bâtiment principal de l’hôtel Country Garden Phoenix, l’un des plus gros hôtels d’Asie, n’est qu’une carcasse déserte qui ne présente aucun signe de travaux en cours.

 

Les appels passés aux bureaux du Glorious Oriental à Pékin et à Tianjin sont restés sans réponse.

Wang Wei, un résident de Tianjin de 34 ans, s’est rendu en voiture dans la région pour se faire une idée du prix des propriétés, simplement pour les y trouver six fois plus élevés que ce qu’il aurait été prêt à payer. « J’ai entendu beaucoup de choses à propos de Conch Bay, mais ce n’est pas un endroit où vivre – du moins pas pour le moment », a-t-il dit. Il n’y a pas de magasins, pas d’écoles, pas d’hôpitaux et pas de voisins ».

 

 

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-une-ville-fantome-de-plus-en-chine.aspx?article=5603815972H11690&redirect=false&contributor=Mish.

Jean-Marie Le Pen voit dans le virus Ebola un moyen de réduire l'immigration

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La tête de liste FN aux européennes dans le sud-est a déclaré que le virus Ebola pouvait "régler en trois mois" la question de l'explosion démographique. Une déclaration qui pourrait lui faire perdre son immunité de député européen sitôt réélu. 

 

Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front national et tête de liste aux européennes, a de nouveau dérapé en déclarant que le virus Ebole pouvait régler en trois mois le problème de l'immigration.

 

afp.com/Lionel Bonaventure

A 85 ans, Jean-Marie Le Pen ne changera pas. En marge de ce qui était peut-être son dernier meeting de campagne, mardi soir, à Marseille, le président d'honneur du FN a jugé que "Monseigneur Ebola peut régler en trois mois" la question de "l'explosion démographique".  

Jean-Marie Le Pen, qui discutait notamment avec le maire FN de Cogolin, Marc-Etienne Lansade et était entouré de plusieurs personnes dont deux journalistes de l'AFP, expliquait lors de ce cocktail de presse la teneur de son discours prévu une heure plus tard au Palais de l'Europe du Parc Chanot de la cité phocéenne. C'est dans cadre qu'il a expliqué que le virus Ebola, qui sévit actuellement en Afrique occidentale, pourrait régler la question de l'immigration.  

En déplacement à Valence, dans la Drôme, Le Pen père est revenu sur ses déclarations de la veille. "Je ne vois pas comment on peut polémiquer sur un tel sujet. Moi, je suis un adversaire résolu de tout ce qui touche à l'intégrité des populations, mais on n'y peut rien (...) Moi, je dis que la France doit se préparer à subir le choc, le torrent migratoire, par l'extension continue de la population mondiale", a-t-il expliqué.  

Le virus Ebola est, selon lui, une "maladie terrible". "Comme les guerres nucléaires ou internes, il est de nature à modifier cette évolution [démographique] qui en elle-même est catastrophique." 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/fn/jean-marie-le-pen-voit-dans-le-virus-ebola-un-moyen-de-reduire-l-immigration_1545213.html#SUSgGdqtcRy2Dcmd.99


DOC : L'effondrement du monde Materialiste vers un monde Spirituel

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Partie 1 Film documentaire réalisé par Jean-Baptiste Cousin à propos de la chute du système économique, (qui engendrera guerre civile, 3eme guerre mondiale et nouvel ordre mondial ) et la venue du monde Spirituel. PLAN Partie 1: -Début de la crise en Septembre 2008 - lien avec L'apocalypse de St Jean - La marque de la Bête = Puce RFID = Nouvel Ordre Mondial = Projet Sataniste. Partie 2: -Bête Masse Média = Télévision - controlé par les Banques (corruption) - exemple de Dieudonné et le chantage à l'antisémitisme. Masse Media force à vouloir toujours plus (travail, argent, croissance). Apocalypse - Hécatombe d'animaux - 3eme Guerre Mondial, guerre civile. Partie 3: -Conclusion (le problème n'est pas d'ordre économique, politique ou militaire mais Spirituel) - Conscience nouvelle - Enfants Indigos - Dieu : Religion et Spiritualité - Changements de dimension (énergie) - vers une conscience spirituel - Les grands Maîtres - Nous sommes Tous Maîtres. Intervention de : Alain Soral Pierre Jovanovic Dieudonné M'Bala M'bala Pierre Hillard Aaron Russo Mr Mondialisation Lilou Mace Sylvie Simon Neal Donald Walsh

 

Italie : le député Buonanno se mouche avec le drapeau de l’UE !

Il l’a fait devant le ministre Lupi. Le député de la Lega Nord est déjà suspendu pour avoir amené un poisson (un bar commun, ou loup) dans l’hémicycle.

 

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Le député a déchiré le drapeau européen avant de s’en servir pour se moucher. Devant le ministre Maurizio Lupi, invité tout comme lui à Mattino 5, le député de la Lega Nord Gianluca Buonanno a exprimé son mécontentement contre l’Europe « dirigée par les banques, qui s’en fout de l’immigration clandestine et qui a appauvri les italiens avec sa devise monétaire criminelle », ajoutant : « Elle me dégoûte ! ».

« Le drapeau de l’Union Européenne », a-t-il expliqué tout en effectuant le geste, « ne sert qu’à se moucher. Telle qu’elle est, elle est dégoûtante, nous devons aller en Europe pour changer les règles. Ça suffit, ce nazisme financier imposé par Angela Merkel », a-t-il conclu.

Buonanno est un habitué des gestes provocateurs : amener dans l’hémicycle de Montecitorio (chambre des députés à Rome) un poisson (bar commun) d’environ un demi-kilo, et le brandir fièrement devant les caméras dans la tribune de presse, voici l’un de ses faits d’armes qui a valu au député du Carroccio dix jours de suspension et une amende de plus de 2 000 euros à payer pour avoir provoqué la suspension de l’ordre du jour.

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Le député de la Lega Nord, avec un poisson en main dans l’hémicycle de Montecitorio

 

 

Buonanno est désormais considéré comme le « perturbateur » de la législature du fait de ses fréquentes et bruyantes interventions dans l’hémicycle, symbole du pouvoir législatif, et a été suspendu deux journées supplémentaires pour avoir traité de « clandestin » le ministre de l’Intérieur, Angelino Alfano, avec son collègue Massimiliano Fedriga pendant une séance d’information sur le problème de l’immigration.

Après cette suspension, durant le rassemblement de la Lega Nord à Pontida, Buonanno a amené une canne à pêche avec un poisson en plastique et le visage de la présidente, Laura Boldrini, accroché dessus.

Note de la rédaction de Croah

La Lega Nord est un parti italien qui axe sa politique sur les citoyens du nord de l’Italie, considérant le reste de l’Italie (Rome comprise) comme un poids inutile et néfaste pour le Nord. Sans parler du reste du monde…

Nous ne partageons pas les opinions politiques de ce parti, nous relayons uniquement le geste de désaveux humoristique de l’Union Européenne telle qu’elle est.

Traduit de l’article de l’ANSA par Fabio Coelho de Ficientis pour Croah.fr

Europe : La crise humanitaire

 

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par Quentin VANBAELEN

 

Récolte de vêtements pour les plus démunis à Athènes, en Grèce

Le titre de l’introduction du nouveau rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge plante le décor : « Cinq ans après –de mal en pis ». La situation humanitaire en Europe est plus qu’inquiétante. Par rapport à 2009, des millions de personnes supplémentaires doivent faire la queue pour se nourrir et n’ont pas de quoi acheter des médicaments, se faire soigner, se chauffer. Ce sont ces besoins qui doivent devenir les priorités des politiques. Sinon, la catastrophe ne peut qu’empirer.


« Par rapport à 2009, peut-on lire dans le rapport, des millions de personnes supplémentaires doivent faire la queue pour se nourrir et n’ont pas de quoi acheter des médicaments ou se faire soigner ». 3,5 millions d’européens ont ainsi reçu de l’aide alimentaire de la Croix-Rouge en 2012. Aujourd’hui, le rapport indique que 12 % des parents sondés ont avoué que leurs enfants devaient régulièrement se passer d’un des repas de la journée. En Espagne, 26,3 % des personnes ayant fait appel à l’aide de la Croix-Rouge ont moins de trois repas riches en protéines par semaine, et 43,2 % ne peuvent pas se permettre de se chauffer durant l’hiver. Ces problèmes ont bien évidemment des conséquences importantes sur l’état de santé de la population. Celui-ci se détériore d’autant plus en raison des coupes dans les budgets des États : « Les conséquences des coupes dans les dépenses de santé se font durement sentir, un nombre croissant de personnes se tournant vers les dispensaires et les centres sociaux de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour obtenir un traitement ou une aide financière pour acheter des médicaments ».

http://www.interet-general.info/spip.php?article18883

Etats-Unis : les fermiers armés font reculer les forces armées fédérales !

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« C’est une affaire qui a été littéralement censurée dans les grands médias alignés, mais qui provoque un buzz et une onde de choc historiques aux Etats-Unis et au-delà :

En effet, des citoyens armés étasuniens, armés jusqu’aux dents, sont parvenus à faire reculer les Fédéraux armés eux aussi jusqu’aux dents dans une sombre affaire de bétail et de redevance au Névada, dans le Grand Ouest des Etats-Unis où les milices armées sont autorisées.

Tout a commencé lorsque le fils d’un puissant fermier dirigeant le « Bundy Ranch » s’est opposé physiquement, en pleine steppe désertique du Névada à la saisie de plusieurs centaines de têtes de bétail par le BLM, le Bureau fédéral en charge du prélèvement de la taxe sur le fermage :

Cliven Bundy, 67 ans, rancheur au Névada, refusait de longue date de verser un droit pour faire paître ses bêtes au BLM (Bureau of Land Management), estimant qu’en bon patriote américain il n’a pas à entretenir des fonctionnaires « étrangers » à sa terre, jusqu’au moment où la police fédérale est venue saisir des centaines de bêtes sur le terrain : A ce moment, le fils a décidé de bloquer le passage du convoi qui emmenait ses bêtes et a été attaqué par un chien policier lancé contre lui.

Tout a très vite dégénéré, puisque les habitants du secteur ont immédiatement afflué pour apporter leur soutien au Ranch Bundy, obligeant la police Fédérale à déployer des blindés et des hélicoptères pour tenter d’imposer le calme.

Face à ce déploiement de force fédérale particulièrement démonstratif, des milices armées ont décidé à leur tour de s’inviter dans ce face à face sans précédent, affluant par dizaines de tout le pays, avec notamment le site anti-NWO Infowars.com comme médiateur (au sens attalien du terme) de cette affaire :

Très vite des snipers armés jusqu »aux dents ont été déployés par la police fédérale, tandis qu’en face d’autres snipers « citoyens », eux-mêmes armés jusqu’aux dents, se déployaient autour des policiers et les tenaient en joue.

 

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En haut : sniper et spotter du BLM tenant en joue les protestataires
En bas : sniper et spotter miliciens en position de tir vers les forces paramilitaires du BLM

Crainte d’un nouveau Wacco et recul des Feds

La tension est devenue extrêmement vive entre les agents fédéraux représentant le gouvernement US et les milices armées représentant les citoyens US, au point qu’à la moindre étincelle, tout pouvait dégénérer et provoquer un drame pire peut-être que la tragédie de Wacco.

C’est pourquoi le gouvernement d’Obama a semble-t’il capitulé face à la démonstration de force des citoyens rassemblés autour du Ranch Bundy, décidant non seulement de quitter les lieux, mais aussi de laisser paître  les animaux saisis puis repris de force par les fermiers locaux !

Cette capitulation historique des agents fédéraux face à des citoyens étasuniens organisés et armée a été totalement censurée dans les médias alignés US comme européens : il faut dire qu’elle illustre de manière spectaculaire la défiance de plus en plus grande et déterminée des populations étasuniennes « de base » face au Pouvoir et aux élites US. »chevaux

Source

http://rt.com/usa/nevada-ranch-armed-feds-520/

Manifestations anti-austérité monstres à Bruxelles

                                                                                                                                                                        

manifestation

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants venus d'une vingtaine de pays européens ont parcouru la capitale belge vendredi. Leur message était simple : "l'austérité ne fonctionne pas".
 
La recette de l'austérité chère à Bruxelles et à la BCE a toujours fait grimacer. Désormais elle fait hurler, même dans les calmes artères de la capitale belge. Vendredi ce sont ainsi plusieurs dizaines de milliers de manifestants, venus d'une vingtaine de pays européens, qui ont défilé à Bruxelles à l'appel des syndicats pour dénoncer une austérité inefficace et réclamer aux dirigeants de l'UE une "autre voie" plus sociale pour l'Europe.
 
La première "euro-manifestation" de l'année a rassemblé "plus de 52.000 personnes de 21 pays", s'est réjoui Bernadette Ségol, la secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui misait sur la présence de 40.000 personnes. Ils étaient 25.000 selon la police.
 
"Austérité = pauvreté durable"
 
Parti de la gare du Nord, le cortège - aux couleurs des syndicats belges - a parcouru les boulevards de la capitale belge pour se rendre jusqu'au quartier abritant les institutions européennes. Il a réclamé une Europe plus sociale : "Mesures d'austérité = pauvreté durable", "People, not profit", pouvait-on entre autres lire sur les panneaux brandis.
 
"Les responsables européens ne veulent pas entendre notre message, pourtant simple : leurs politiques en réponse à la crise financière ne suffisent pas et ont en réalité aggravé la crise sociale et économique. Notre message est que l'austérité ne fonctionne pas", a expliqué Bernadette Ségol.
 
Affrontements et lancers de pavés
 
Si la plupart des manifestants, Belges mais aussi venus de France, de Pologne, du Danemark, d'Espagne ou de Grèce, ont marché dans la calme, scandant leurs slogans et lançant des pétards, quelques affrontements sévères ont toutefois eu lieu.
 
Les dockers (ouvriers portuaires) d'Anvers et de Gand se sont notamment désolidarisés de la marche pacifique pour prendre la tête du cortège dès le départ et ont cherché la confrontation en lançant des projectiles, notamment des pavés, en direction des forces de l'ordre. En réponse, celles-ci ont utilisé un canon à eau et des gaz lacrymogènes.
 
Pour un "virage à gauche"
 
L'objectif du rassemblement était "d'offrir une nouvelle voie à l'Europe, sans austérité mais avec des investissements forts pour une croissance durable et des emplois de qualité", a commenté Emanuela Bonacina, porte-parole de la CES.
 
"Un virage à gauche est indispensable", a plus clairement estimé la chef du syndicat socialiste belge FGTB, Anne Demelenne, en réclamant un "plan Marshall" pour relancer l'économie européenne.
 
Plus de 26 millions d'Européens sont sans emploi. Il y a 10 millions de chômeurs de plus qu'en 2008, et dans 18 des 28 pays de l'UE les salaires réels ont chuté, font remarquer les syndicats européens.
 
"Et la situation des jeunes est pire encore: 7,5 millions de jeunes Européens ne travaillent pas, ne suivent pas d'études ou de formation", a souligné Bernadette Ségol, en évoquant le risque d'une "génération perdue". 
Les manifestants ont également dénoncé la concurrence des travailleurs venus de pays de l'UE où les salaires sont plus faibles, et ont réclamé la mise en place d'un Smic européen.
 
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140404trib000823719/manifestations-anti-austerite-monstres-a-bruxelles.html