La question des OGM atteint son point d'ébullition en Inde.cultures génétiquement dangereuses

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l'éminente biologiste américaine Nina Federoff aurait déclaré qu'il était temps que l'Inde accorde aux agriculteurs l'accès aux cultures génétiquement modifiées (GM). Dans une interview avec le site, elle dit qu'il n'y a aucune preuve que les cultures GM sont dangereuses lorsqu'elles sont consommées par des personnes dans des aliments ou par des animaux dans des aliments. Federoff a déclaré que le gouvernement indien avait suspendu la publication de diverses cultures génétiquement modifiées en Inde en raison de l'opposition d'activistes écologistes.

Elle ajoute que nous sortons rapidement du régime climatique dans lequel nos cultures primaires ont été domestiquées, affirmant qu'elles s'aggravent de plus en plus et qu'elles produiront de moins en moins à mesure que les températures extrêmes se généraliseront et que les populations de parasites et d'agents pathogènes changeront. Elle dit que GM deviendra plus ou moins essentiel dans une ère de changement climatique.

Ces dernières semaines, outre l'intervention de Federoff, GM a été un sujet brûlant en Inde. À la fin du mois de novembre, un article paru dans la revue  Current Science  affirmait que l'Inde n'avait pas besoin de cultures génétiquement modifiées et que les antécédents en matière d'agriculture transgénique étaient très discutables. Le document est remarquable non seulement pour ce qu'il dit, mais aussi pour qui le dit: le scientifique distingué PC Kesavan et MS Swaminathan, agronome et généticien de renom et largement considéré comme le père de la révolution verte en Inde.

J'ai récemment parlé à Aruna Rodrigues, une militante de premier plan, de l'évolution de la situation en Inde, en particulier de celle de Federoff. Rodrigues est le principal requérant dans une affaire devant la Cour suprême de l'Inde qui demande un moratoire sur les cultures génétiquement modifiées et les interdictions sélectives.

CT: Que pensez-vous des récents commentaires de Nina Federoff en faveur de GM en Inde?

AR: Nina Federoff est une partisane de longue date des OGM. La dernière fois qu'elle a donné des conseils à l'Inde (en tant que conseillère scientifique auprès de Hilary Clinton), c'était lorsque le brinjal Bt (aubergine) était poussé à la commercialisation. Elle a dit que le brinjal Bt serait bon pour l'Inde!

CT: C'est une scientifique de haut niveau. Les fonctionnaires ont-ils suivi son conseil?

AR: Son conseil a été ignoré par le ministre du Ministère de l'Environnement et des Forêts de l'époque, Jairam Ramesh. Il a institué une enquête scientifique et des audiences publiques uniques de quatre mois. Sa décision de rejeter la commercialisation du brinjal Bt a été confortée par les conseils qu’il a reçus de plusieurs scientifiques de renommée internationale. Leurs évaluations collectives ont mis en évidence de graves problèmes d’environnement et de biosécurité, notamment en ce qui concerne la toxicité des protéines Bt résultant de leur mode d’action sur le système intestinal humain.

CT: Quelles autres raisons ont-ils invoquée pour rejeter le brinjal Bt?

AR: La contamination génétique était la préoccupation majeure. L'Inde est un centre d'origine du brinjal avec la plus grande diversité génétique. La contamination était une certitude. Dans son résumé de la non-durabilité du brinjal Bt et de ses implications en cas d’introduction, le professeur Andow, un des experts impliqués, a déclaré que cela posait plusieurs problèmes uniques en raison de la probabilité élevée que la résistance évolue rapidement. Il a ajouté que sans gestion de l'évolution de la résistance, le brinjal Bt devrait échouer d'ici 4 à 12 ans. Jairam Ramesh a déclaré un moratoire sur le brinjal Bt en février 2010, fondé sur ce qu'il a appelé «une approche prudente fondée sur des principes de précaution». 

CT: Il est donc clair que, malgré les affirmations de Federoff, il existe des raisons valables pour lesquelles GM n'a pas été commercialisé en Inde, mis à part le coton. Pouvez-vous dire quelque chose sur les aspects de sécurité sanitaire des cultures GM? Federoff affirme que les cultures GM sont sans danger pour la consommation humaine et animale. Est-elle correcte?

AR: Elle a tort. Il existe de nombreuses études indiquant la possibilité d'un préjudice. Tous les principaux organismes scientifiques du monde, y compris les US National Academies, l’Organisation mondiale de la santé et l’American Medical Association, conviennent que le potentiel d’effets néfastes est réel et que ces cultures, tant existantes que nouvelles, doivent être être testés de manière plus approfondie que par le passé (par exemple, pour la toxicité à long terme pour le cancer). Dans le même temps, une agroécologie qui minimise l'utilisation de pesticides et n'utilise pas d'OGM a fait ses preuves en matière de sécurité et de nutrition et produit des OGM à un prix bien inférieur à son coût.

CT: Federoff fait une déclaration générale sur la sécurité. Mais chaque modification génétique pose des risques uniques et en tant que technologie, selon le généticien moléculaire Michael Antoniou, GM est  fondamentalement défectueux sur le plan scientifique . Il est donc impossible d'affirmer d'emblée qu'ils sont tous en sécurité - ou en fait que ceux sur le marché ont été soumis à des tests rigoureux, car ils ne l'ont pas encore été. Mais une culture vivrière ne se consomme pas. Il y a aussi des effets sur l'environnement.

AR: Federoff ne résout pas tous les problèmes de sécurité des cultures GM. Les cultures génétiquement modifiées existantes n'ont pas été utilisées de manière sûre dans l'environnement. Même un examen superficiel du système de culture américain suffit à prouver que l'héritage des cultures GM pesticides a alimenté les épidémies de mauvaises herbes résistantes aux herbicides et de nouveaux ravageurs résistants aux insecticides. Cela prouve que vous ne pouvez pas sauver des méthodes de culture scientifiquement défectueuses en introduisant des technologies GM qui n'exacerbent que les pratiques agricoles les plus dommageables.

CT: Federoff affirme que nous avons besoin de GM si nous voulons atténuer les effets du changement climatique et produire suffisamment de nourriture.

AR: Ce sont des ordures. L'agroécologie a déjà démontré beaucoup plus d'efficacité que même les meilleurs espoirs hypothétiques des cultures GM. Mais plus précisément, c’est la machine que nous appelons l’agriculture industrielle qui est une cause majeure du changement climatique. Donner à cette machine plus de carburant sous forme de cultures GM n'est pas une solution mais une distraction dangereuse de ce qui est nécessaire pour mettre fin au changement climatique.

CT: Le document de Kesavan et Swaminathan a coïncidé avec une marche de masse organisée par des agriculteurs à Delhi à la fin du mois de novembre. Les agriculteurs indiens ont une liste de griefs, les effets du coton Bt étant particulièrement importants. Compte tenu de la dévastation causée par le coton Bt (que les deux auteurs disent «a échoué en Inde»), l'introduction de plus de cultures GM à l'heure actuelle causerait davantage de difficultés aux agriculteurs. Le document de ces deux scientifiques éminents pourrait être considéré comme une intervention opportune.

AR: C’est certainement courageux de la part de Nina Federoff, compte tenu de l’échec du coton Bt et de son précédent conseil malheureux, de se livrer à une nouvelle série de directives erronées au gouvernement indien. Je dois également exprimer mon inquiétude et ma surprise devant le fait que le professeur Vijay Raghavan (conseiller scientifique du Premier ministre) a lancé une accusation audacieuse contre ce document, qu’il qualifie de «profondément imparfaite». On s’attend à ce que de telles déclarations soient étayées par des données et des données scientifiques fiables, en particulier lorsqu’il s’adresse à des scientifiques de la stature de Swaminathan et de Kesavan. Par conséquent, sans justification, une réponse spécifique à Raghavan n'est pas possible.

Toutefois, il est pertinent dans le contexte d’affirmer que le coton Bt a échoué et dans un délai inférieur à 12 ans. Il suffit de regarder les travaux de  M. K Kranthi , ancien directeur de l'Institut central de recherche sur le coton, et de  MM. Gutierrez et al.  Dans l'article intitulé "Déconstruire le coton indien: conditions climatiques, rendements et suicides".

CT: Il a été prédit que le brinjal Bt échouerait d'ici 4 à 12 ans. Il semble que ce soit précisément ce qui est arrivé au coton Bt en Inde. L’Inde a donc besoin en dernier lieu d’une autre expérience de GM mal conçue, qui n’a pas été menée à bien par des évaluations indépendantes tenant compte des conséquences pour la santé et l’environnement ou de leurs effets sur les moyens de subsistance des agriculteurs et des communautés rurales. Mais n'est-ce pas ce qui est à l'horizon? Pendant de nombreuses années, vous avez souligné les mécanismes de réglementation imparfaits en Inde en ce qui concerne GM. Je suis le cas en cours concernant la moutarde GM tolérante aux herbicides (HT). Il est dérangeant de dire le moins que l'on puisse dire sur les conflits d'intérêts profondément ancrés dans l'ensemble du cadre réglementaire et sur ce que vous décrivez comme une «délinquance réglementaire», ainsi que des malversations scientifiques d'une telle ampleur.

AR: Les mésaventures collectives en matière de réglementation avec le coton Bt doivent inculper les régulateurs pour les suicides d’agriculteurs «connectés» dans des cultures de coton Bt pluviales. Ils doivent prendre leurs responsabilités. Malgré cette histoire d'aventurisme réglementaire avec le coton hybride Bt et le brinjal Bt, cela n'a pas dissuadé nos régulateurs de tenter d'introduire de la moutarde génétiquement modifiée HT. Il est préoccupant de constater que des documents du domaine public révèlent des essais de terrain clairs, inopérants, voire frauduleux, dont les résultats ont néanmoins été acceptés par les régulateurs. Le plus grand mystère de la réglementation réside peut-être dans le fait que les régulateurs eux-mêmes admettent que le gouvernement ne prétend pas que la moutarde hybride HT (OGM) surpasse les hybrides sans OGM. Par conséquent, il n'y a pas de «besoin» pour cette moutarde GM. Le «besoin» doit être établi comme une étape réglementaire préalable de l’évaluation des risques.

CT: Nina Federoff dit que le désaccord politique et les activistes empêchent l'adoption généralisée de GM en Inde. C'est une tactique bien utilisée: essayez de formuler des critiques valables à l'encontre de GM comme étant «non scientifiques» et motivées par des considérations politiques. Toutefois, comme vous l’avez indiqué, il existe des raisons valables de prévenir l’introduction de cultures vivrières génétiquement modifiées en Inde.

AR: Il ressort de nombreux témoignages de la Cour suprême au cours des 13 dernières années que nos régulateurs sont sérieusement en conflit: ils promeuvent ouvertement les OGM, les financent (comme pour la moutarde HT et d'autres OGM du secteur public), puis les réglementent. La vérité est une victime énorme. Ce n'est pas dit à la légère. Il serait également prudent de reconnaître que les cultures HT et Bt non durables (maïs Bt dans les systèmes industriels occidentaux) et le coton hybride Bt raté en Inde servent à mettre les agriculteurs sur un tapis roulant à mesure que les niveaux de résistance aux ravageurs deviennent manifestes. En fait, un  nouvel article publié  dans la revue Pest Management Science et fondé sur des recherches menées sur une période de sept ans montre une résistance progressive du champ de croissance du ver de la capsule rose au coton Bt en Inde.

Le  Professeur Andrew Paul Gutierrez a récemment rédigé une  nouvelle communication selon laquelle l'extension de la mise en œuvre de la technologie hybride génétiquement modifiée à d'autres cultures en Inde ne ferait que refléter l'application désastreuse du coton Bt dans le pays, resserrant ainsi le nœud économique d'une subsistance accrue agriculteurs pour des raisons de profits.

CT: Federoff et d’autres sont friands d’affirmations sur ce que GM a ou va réaliser. Les cultures GM sont sur le marché depuis plus de deux décennies. Voyez-vous une validité dans ces types de réclamations?

AR: La plupart des OGM sur le marché proposent désormais des solutions technologiques pour éliminer les mauvaises herbes ou les parasites. Ils n'ont aucun trait de rendement. Ensemble, ils représentent près de 98% de tous les OGM plantés dans le monde. Les données officielles des États-Unis sur 25 ans de cultures HT montrent que celles-ci ont entraîné des problèmes insolubles de super mauvaises herbes, une augmentation significative de l'utilisation des herbicides en raison de la résistance des mauvaises herbes, des coûts plus élevés pour les agriculteurs et aucun avantage en termes de rendement. Les allégations concernant des OGM présentant des caractéristiques variées, par exemple, résistantes à la sécheresse ou aux solutions salines, offrant un rendement ou une amélioration nutritionnelle, sont futuristes. Doug Gurian-Sherman, un scientifique réputé, a surpassé les techniques de sélection traditionnelles pour ce qui est de la résistance à la sécheresse et de quelques autres caractéristiques  .

Colin Todhunter est un contributeur fréquent à la recherche mondiale.

Arun Rodrigues est le pétitionnaire principal dans une affaire devant la Cour suprême de l'Inde qui demande un moratoire sur les cultures GM et les interdictions sélectives.


Les peuples indigènes du monde se réunissent en ce moment. Leur but : préserver la planète !

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Le Congrès Mondial de la Nature 2016 a débuté le 1er Septembre à Hawaii. Pendant 10 jours, plusieurs milliers d’acteurs politiques, d’universitaires, de responsables d’entreprises et de citoyens, le tout appartenant à des communautés indigènes du monde entier se réunissent autour d’un même objectif. Au programme : partage de connaissances, et réflexion commune à des moyens de répondre aux enjeux climatiques actuels, pour préserver les richesses offertes par notre planète et lutter contre l’accaparement des terres.

NB : Āina Momona signifie textuellement les « terres grasses » qui nourrissent les familles hawaïennes. Comme ailleurs, celles-ci sont atteintes par l’activité humaine. La délégation The Pacific Northwest du Congrès Mondial de la Nature 2016 s’est jointe à différents leaders des peuples indigènes pour participer à un projet local de restauration des stocks de poissons et diverses activités culturelles. Les photographies qui suivent sont proposées par l’organisation Sustainable Southeast Partnership (Bethany Goodrich et Michael Reid).

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Se réunir pour être acteurs du changement

Les 28 et 29 août dernier, Honolulu et ses alentours ont vu débarquer des membres de communautés indigènes de plus de 30 pays du monde entier venus dans le but d’assister au grand rassemblement d’ouverture du Congrès Mondial de la Nature (ou UICN). Pendant près de deux semaines, la Nature et les moyens à notre disposition pour la préserver seront au centre des discussions.

Créé en 1948, l’UICN a depuis lors participé à tous les principaux débats mondiaux sur l’environnement et le développement durable. Ses recommandations et sa philosophie intègrent les enjeux de développement durable dans nos modes de vie et de production et appellent les acteurs du monde entier à les intégrer à leurs politiques. Dans cette optique, l’UICN fournit des connaissances scientifiques et offre un espace de débat international où se rejoignent des acteurs divers et engagés.

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La planète à un carrefour décisif 

Cette année, les discussions porteront une fois encore sur les défis que l’humanité est amenée à relever si elle veut préserver son environnement actuel. Un point d’orgue sera cependant mis sur le tournant décisif qu’il s’agit de prendre à une heure où la population mondiale approche dangereusement des 8,4 milliards d’êtres humains estimés en 2030. Prenant connaissance des changements drastiques intervenus dans nos économies mondialisées ces 15 dernières années, l’UICN a rappelé son inquiétude quant à une nature de plus en plus sous pression. Les inégalités grandissantes entre riches et pauvres sont également soulevées dans l’annonce de la thématique du Congrès de cette année.

Au programme du forum, un éventail très large de thèmes et de conférences qui se dérouleront sur 10 jours du 1er au 10 Septembre au centre des Congrès de Honolulu. Méthodes de cartographie, protection des aires marines, implication des jeunes dans la préservation de l’environnement, impact environnemental des conflits armés, réflexion autour des outils à disposition… autant de problématiques qui feront l’objet de sessions dédiées. Pourtant, l’évènement hautement symbolique et au combien vital pour l’avenir de l’humanité reste peu médiatisé en occident.

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Apprendre les uns des autres

Le rassemblement d’ouverture, dont le nom « E Alu Pu » signifie « Avancer tous ensemble », a quant à lui témoigné d’une implication renouvelée des populations indigènes et des associations et entreprises. Des délégations indigènes venues d’Alaska, de Colombie-Britannique, de Washington ou d’Hawaii ont ainsi pu partager leurs savoirs au cours d’échanges et d’ateliers réalisés en pleine nature. Ainsi, les divers membres d’associations ont bénéficié des connaissances traditionnelles de ces peuples qui continuent de vivre en harmonie avec la nature. Cérémonie de bénédiction du bassin de lei limu, ateliers d’architecture traditionnelle hawaïenne, cours sur la construction de pièges à poissons étaient au programme dans une ambiance conviviale.

Directement concernés par la protection de la nature, et premières victimes de la destruction de leur environnement, les peuples autochtones continuent pourtant de constituer une source de savoir inestimable. Acteurs centraux d’une conservation en harmonie avec leurs modes de vie, ces communautés nous montrent humblement qu’une cohabitation respectueuse avec la nature est possible mais surtout souhaitable. Malheureusement, dans un capitalisme de connivences, ils sont encore et toujours les victimes des déplacements et des expropriations infligées par des États qui nient toute responsabilité au nom de l’économie triomphante.

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Les limites de l’IUCN

Si les activités proposées par ce grand rassemblement annuel sont infiniment positives et résilientes, l’organisation tentaculaire qu’est l’IUCN n’est pas sans zone d’ombre. Englobant plus de 1200 organisation gouvernementales ou non, l’IUCN joue un rôle de consultance et d’observateur pour les Nations Unies. Certains lui reprochent sa coopération avec des multinationales comme Danone, Nokia, Shell ou encore Nespresso. L’International Union for Conservation of Nature servirait également de facilitateur pour lisser les réglementations environnementales au niveau mondial en gagnant notamment la sympathie des communautés locales.

L’IUCN étant un acteur majeur de la projection de l’environnement au niveau des institutions mondiales, aux côtés du WWF, celui-ci oriente dès lors la nature même que doit prendre la protection de l’environnement chez les gouvernements, avec toutes les influences qui gravitent au sein des institutions fréquentées. Ainsi, on lui reproche notamment l’expulsion du peuple Maasai du parc national Serengeti au nom de la protection de la nature. Un motif potentiel poussant probablement aujourd’hui l’organisation à se tourner vers les peuples indigènes en leur offrant une tribune inespérée.

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Sources : TNCCanada.ca / Kuahawaii.org / IUCNWorldConservationCongress.org / Reporterre.nethttps://mrmondialisation.org/les-peuples-indigenes-du-monde-se-reunissent-en-ce-moment/ / Photographies à la discrétion de Sustainable Southeast Partnership (Bethany Goodrich et Michael Reid).

L’Inde prévoit de planter 2 milliards d’arbres, l’effet que cela aura est incroyable

INDE

En Inde, ils ont identifié deux problèmes majeurs :le chômage des jeunes et la mauvaise qualité de l’air. Heureusement, ils ont trouvé une solution innovatrice qui résout les deux problèmes en même temps.

Le pays de l’Asie du sud a fait l’ébauche d’un plan où 300.000 jeunes seront recrutés pour planter 2 milliards d’arbres sur les bords des autoroutes.

« La longueur des autoroutes nationales du pays est de 100 000 kilomètres environ . J’ai demandé aux responsables de trouver un moyen de planter 2 milliards d’arbres sur toute cette longueur, qui, en retour, créera un emploi pour les chômeurs d’une part et d’autre part protégera l’environnement » a déclaré le ministre du transport maritime et développement rural en Inde, Nitin Jairam Gadkari.

Une étude récente, publié dans Chemical & Engineering News, a trouvé que les feuilles des arbres peuvent attraper une quantité considérable de particules polluantes sur la routes, une amélioration de 50%.

 

La recherche, menée au Royaume-Uni, a mesuré le niveau de la pollution de l’air qui se retrouvait dans les maisons à Lancaster utilisant des appareils qui mesurent la poussière et analysent le résidu de surface en séparant les particules de fer grâce à des techniques magnétiques.

Après que les premières données ont été récupérées, les scientifiques ont installé une ligne d’arbres de 30 bouleaux verruqueux immatures devant chaque maison pendant deux semaines.

Les maisons avec cette barrière avaient jusqu’à 65% de concentration en particules de métal en moins, et une réduction de 50% de toute la poussière, comparés au groupe témoin.

 

Ils ont confirmé que la surface poilue des feuilles piégeait les particules métalliques après une étude au microscope électronique.

Il semblerait que l’Inde est en train de tracer une route que le reste du monde pourrait suivre afin d’aider à réduire la pollution dans les grandes agglomérations du monde.

http://sain-et-naturel.com/

Les Vraies Raisons de la Déforestation de l'Amazonie

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« Il y a peu, le congrès brésilien a voté un projet qui réduira de 50% la taille de la forêt amazonienne. La zone qui sera déboisée équivaut à 4 fois la surface du Portugal et sera destinée à l'agriculture et à l'élevage. Le bois sera vendu par des multinationales sur les marchés internationaux. L'élevage et l'agriculture sont la principale cause de la déforestation en Amazonie. Le but est de produire plus de viande et de céréales destinées aux marchés des pays industrialisés, dont les productions sont déjà largement excédentaires. Chaque année en Europe, d'immenses stocks de céréales sont détruits. Nul besoin de vous expliquer les autres dangers de cette déforestation, comme la disparition de la biodiversité, car vous les connaissez déjà . »

Ce cri d’alarme est parfaitement fondé, mais en ne voulant prendre en compte que l’avidité des prédateurs, les écologistes restent à la surface du problème. Voyons quelles sont les véritables raisons de la déforestation.

L’ÉCOLOGIE POLITIQUEMENT CORRECTE EST UN LEURRE

On dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Rien n’est plus juste lorsque les causes qu’on veut défendre sont des causes justes. Depuis trente ans, les écologistes nous avertissent avec vigueur que les forêts se réduisent comme une peau de chagrin. Plus on nous le dit et plus cela s’aggrave. On a organisé le sommet de Rio pour « réfléchir » aux problèmes de l’environnement. Cette grande conférence internationale s’est déroulée dans le pays où le saccage est le plus alarmant. Quelques années plus tard, on réalise que le Brésil est en voie de devenir le plus grand destructeur de nature sauvage de tous les temps. Il faut s’arrêter sur cette coïncidence pour comprendre combien nous sommes manipulés, et combien les écologistes sont candides, ce qui est par ailleurs un gage de moralité. Or, en la matière, les prédateurs se moquent de notre idéalisme et savent jouer avec habileté de nos bons sentiments. On discute, on réfléchit, on déblatère, et on se réunit de colloque en congrès international, mais tout va de mal en pis. L’effarante complexité des problèmes qui se posent à l’humanité fait l’objet de palabres dérisoires ou de chicaneries politiciennes. C’est un jeu macabre. Une petite victoire ici fait oublier la plaie béante par-là. Ajoutant à la confusion, des écologistes vont même jusqu’à prétendre que tout va de mieux en mieux. Pour leur carrière, certainement. Comment les choses pourraient-elles s’améliorer quand nous vivons sur des poudrières nucléaires ? Ah, oui, on a réduit les émissions de plomb ! Et on entend la vieille rengaine : « La science est en mesure de régler tous les problèmes qu’elle crée. » Les plus optimistes voient la société humaine évoluer vers l’état de termitière. Tout cela révèle la haine de la nature et l’impiété spirituelle de l’Âge Noir.

L’AMAZONIE SOUS SURVEILLANCE

Dans la semaine où l’on apprend que le gouvernement brésilien s’apprête à sacrifier l’Amazonie sur l’autel du dieu du progrès – ou de l’argent – on m’informe qu’une batterie de satellites va être disposée au-dessus de cet océan de verdure inviolé. Pourquoi ce déploiement de systèmes de surveillance ? J’entends déjà nos amis scientistes nous répondre avec condescendance que cette surveillance depuis l’espace permettra de maîtriser les problèmes de l’environnement. Il y a même des écologistes qui en seront convaincus. Pour notre part, nous hésitons à commenter ce genre de raisonnement. S’agit-il de bêtise ou de perversité ? Comment peut-on croire que les gouvernements puissent organiser la dévastation en même temps que la protection ? Cessons de nous voiler la face : la finance et la politique sont une seule et même chose, et c’est pure hypocrisie d’insinuer qu’on veuille détruire et réparer en même temps.
Alors, pourquoi veut-on désertifier ces zones impénétrables – sous le prétexte d’exploitation économique – et mettre en place un système de surveillance au-dessus des territoires sauvages ?
La réponse est limpide : il est nécessaire de contrôler les dernières zones de forêts sauvages, soit en les dénaturant, soit en les plaçant sous l’observation permanente de radars.
Rappelons que les forêts sont des réserves offrant toutes les ressources vitales. Ce sont les seuls refuges où pourraient survivre les dissidents à la robotisation généralisée.
Aux États-Unis, les monstrueux incendies de forêts ont permis au gouvernement fédéral de délimiter de nouvelles zones d’interdiction de chasser, de pêcher, et même de se promener. Tous les prétextes sont bons pour interdire l’accès aux forêts. Les anciens abris forestiers et les cabanes de trappeurs ont été détruits, avec interdiction de camper et de faire du feu. On a délimité des réserves, on a grillagé, on a créé des parcs pour « protéger des espèces », et finalement, on a convaincu le public que ces « réserves naturelles » étaient les seuls lieux sauvages qui méritaient d’être conservées. Et le tour est joué.

LA FORÊT : LE DERNIER REFUGE

On veut couper l’accès aux lieux sauvages pouvant dissimuler des centres où pourraient s’organiser des sociétés libres, bénéficiant de ressources infinies. Car la forêt où naquit la civilisation est le dernier refuge. Les sages et les exclus de tous les temps y ont trouvé leur salut. Des communautés « hérétiques » y ont prospéré pendant de longs siècles dans le secret, et aujourd’hui encore, certains groupes s’y sont réfugiés. Jusqu’à quand, lorsqu’on sait que le gouvernement canadien vend ses forêts aux multinationales et que le barbelé militaire pousse comme de la ronce ?
Certaines tribus « primitives » n’ont été découvertes au siècle dernier qu’à la suite de déforestation, en Inde, à Bornéo ou en Amazonie. Et peut-être existe-t-il encore des sociétés inconnues qui vivent repliées dans l’ombre épaisse des jungles, comme c’est le cas en Inde où des indigènes n’avaient jamais vu d’homme blanc jusqu’à une date récente. Il est donc possible que ces forêts impénétrables dissimulent des transfuges de la civilisation actuelle. Ils se seraient organisés pour survivre, soit pour se faire définitivement oublier ou pour se préparer à ressurgir un jour. Ou bien encore pour servir de bases de repli où seront conservés les germes d’une civilisation future. D’où le mot d’ordre : « Rasez ces forêts malsaines qui nous donnent le paludisme et qui ne rapportent rien ! »

L’EXEMPLE D’UNABOMBER

Spéculation ? Pas vraiment. Prenons l’exemple de l’anarchiste américain surnommé Unabomber. Ce brillant mathématicien, transfuge de Harvard et de Berkeley, se cacha pendant dix-sept ans dans un coin perdu du Montana alors qu’une brigade spéciale du FBI était à ses trousses.
De son vrai nom, Theodore Kaczynski, l’anarchiste invisible commit plus de vingt attentats contre des scientistes et des « prédateurs » de l’environnement, sans que sa cabane perdue dans la forêt ne soit identifiée. Il survivait en cultivant des légumes, et fabriquait ses explosifs avec des matériaux recyclés, sans électricité ni aucun outil moderne. Il ne quittait sa cabane en bois construite de ses propres mains que pour s’en aller poster ses « cadeaux ». Seul, sans soutien moral et financier, il avait déclaré la guerre au monde technologique. Il mettait d’abord en garde par courrier les collabos du système, en les incitant à renoncer à leurs expérimentations, avant de leur envoyer un paquet signé « Freedom Club ». Souvent, la bombe ne causait que de la panique, mais pas toujours. Le terroriste recherché pendant dix-sept ans pour un million de dollars ne fut capturé que sur la dénonciation de son frère.
Loin de nous l’idée de faire l’apologie d’une démarche violente, mais nous voulons simplement montrer par cet exemple surprenant qu’il est possible d’échapper au contrôle de la police la mieux organisée du monde, et de survivre à partir d’une base située en forêt. Le gouvernement américain est décidé à mettre bon ordre à cette situation, et les lieux de refuge se raréfient sur le territoire des États-Unis, comme partout ailleurs. L’Amazonie était-elle supposée devenir une zone de repli et de refuge pour les réfractaires à la société technocratique ?

LES FORÊTS SOUS SURVEILLANCE

Quoiqu’il en soit, la rage de déforestation, alors que les terres cultivables ne manquent pas, ainsi que la mise en place de la batterie de satellites au-dessus du Brésil, n’ont pas pour objectif le profit économique, mais la surveillance.
C’est pourquoi l’ONU, qui proclame à travers ses organisations écologiques fantoches son souci de « protéger l’environnement », tolère cette dévastation.
Lorsque l’on apprend que des satellites vont ausculter en permanence les recoins des derniers sanctuaires naturels comme l’Amazonie, notre pressentiment s’avère fondé : il ne peut s’agir que de contrôle et de répression.

PRENDRE CONSCIENCE

La science matérialiste ne recule jamais. Il suffit d’observer pour remarquer que c’est toujours à l’être humain de s’y soumettre. On nous a dit que la science est au service de l’homme, mais c’est exactement le contraire qui est vrai. Comprendre cela, c’est savoir que la science actuelle est antihumaine. Et si elle est antihumaine, ce n’est pas qu’elle soit accidentellement entre des mains mal intentionnées, mais qu’elle est issue d’une intelligence qui n’est pas humaine. Sinon, elle ne causerait pas de telles nuisances envers la nature, comme dans les millénaires écoulés. Notre technologie est le plus bas aspect de la Science véritable en usage dans d’autres civilisations. Réalisons-nous que l’idée même de déforestation n’est pas humaine ? Ne peut-on comprendre qu’à chaque fois qu’on abat un arbre, une puissance ténébreuse jubile ?
Les anciens perses représentaient le Diable comme un démon qui court à toute vitesse à travers le désert. Vitesse et désolation, voilà les deux mamelles du dieu du progrès.
À quand une révolte spirituelle, seule expression de notre dignité ? Si l’on ne s’aide pas soi-même, le ciel ne nous aidera pas.

LE PROPHÈTE DE LA FORÊT

Un prophète habillé en guérillero est sorti de la forêt épaisse, et il s’adressa à l’esprit qui se cache derrière le radar et le bulldozer : « Mon ami, ce que tu as à faire, fais-le vite, car il est évident que nos mains nues n’arrêteront pas tes machines et tes ondes. Mais, sache que nous avons l’intention de te rendre la monnaie de ta pièce. Nous en avons assez de tes beaux gestes humanitaires et de tes concertations « démocratiques ». Nous connaissons ta bonté lorsque tu plantes dix sapins de Noël à la place du chêne que tu as fait abattre. Les écologistes applaudissent derrière leurs ordinateurs, et annoncent fièrement les « chiffres du reboisement ». Mais avec nous, ça ne marche plus.
Je t’entends déjà ricaner : « Ah ! Mais voilà de nouveaux contestataires. Comme c’est amusant ! Aidons-les à organiser leur sympathique mouvement et convions-les à un congrès international. Accordons-leur un statut d’ONG aux Nations Unies. Les plus lucides se décourageront vite, et les autres seront nos plus fidèles alliés. » C’est ainsi que tu procèdes, mon ami, à chaque nouvelle génération d’idéalistes qui « veulent sauver le monde », et qui bêlent stupidement « la paix, la paix ! » alors que tu as déclaré une guerre totale au genre humain. Tu veux nous interdire de posséder un fusil, alors que tu disposes de réservoirs de poison bactériologique et de canons à ondes électromagnétiques capables de modifier nos pensées et nos rêves. Et les pacifistes te félicitent lorsque tu promets le « désarmement nucléaire ».
Ils ne savent pas que chacun de tes renoncements cache une avancée encore plus perfide.
À la longue, deux ou trois endormis se réveillent ici et là. Ils sont sortis de ton jeu, et n’épuiseront plus leurs forces pour « un monde meilleur » ou l’une des innombrables fariboles que tu inventes pour les amuser. Quelques-uns, encore peu nombreux, réalisent que TOUTES les « solutions » renforcent ton système. Certes, ils seront incompris, et rencontreront l’animosité des idéalistes qui se rallieront finalement à toi. Qu’importe. Nous t’avons déclaré la guerre en conscience, et nous avons les siècles devant nous. Nous t’avons échappé, et c’est ce qui te rend furieux, prêt à ravager la terre entière pour nous réduire. Mais, lorsqu’assis sur ta termitière grouillante de clones, tu contempleras ton pitoyable empire, la peur continuera à te ronger. Mais nous, nous n’avons plus peur. Nous n’avons rien à perdre et la mer éthérique nous attend. »

Sur ces mots, le prophète-guérillero retourna dans la jungle.

Joël LaBruyère

~choix réalité

Peinture de Josephine Wall : "No More" Novapolis

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En Bretagne, des déchets radioactifs en plein air ont été dispersés dans l’indifférence

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 Franck Baudouin

Entre 1956 et 1984, vingt-deux mines d’uranium ont été exploitées entre Guern et Le Faouët, dans le Morbihan. Les déchets ont été déposés sans grande attention de la Cogema ou des autorités, et les remblais radioactifs ont été dispersés. Mais la radioactivité est toujours là...


Photo : Ici, dans un chemin de randonnée près de Ty-Gallen, le scintillomètre de Patrick Boulé affiche 1 075 chocs par seconde... au lieu de 150.

Patrick Boulé, président de l’association Rozglas, sort du coffre de sa voiture un scintillomètre. Un compteur à scintillation, cousin du fameux compteur Geiger-Müller. Nous sommes dans la cour d’une ancienne ferme aujourd’hui inhabitée à quelques centaines de mètres de l’ancienne mine d’uranium de Ty-Gallen, entre Persquen et Bubry.

« C’est là », dit Patrick Boulé en montrant un tas de sable. Il y a encore un an, ce tas de sable devait avoisiner les 15 m3. Aujourd’hui, il en reste à peine un quart. « Presque tout a été volé. » Patrick Boulé met en marche le scintillomètre au-dessus de ce qui reste du tas de sable. L’appareil crépite et marque 1 337 chocs par seconde. « La normale, c’est 150 chocs par seconde. Mieux vaut ne pas s’attarder ici… » Quand bien même, ici tout est contaminé. Et le scintillomètre va aller de surprise en surprise.

A quelques dizaines de mètres du tas de sable, dans un bois, le compteur indique 2 200 chocs par seconde. Et ce n’est pas fini : près de l’ancien potager, au pied d’une source qui alimente le Blavet, c’est le record absolu : 8 000 chocs par seconde. Le compteur s’affole. Patrick Boulé, lui, ne s’éternise pas et s’éloigne illico.

Galeries comblées en 1993

Cette contamination aux particules radioactives trouve son origine de l’autre côté de la butte, à Ty-Gallen. Là, entre 1976 et 1981, une mine d’uranium a été exploitée par la société Simura (Société industrielle des minerais d’uranium). Des galeries ont été creusée sur trois niveaux, compris entre 15 et 50 mètres sous la surface du sol. 18 700 tonnes de minerais ont été extraits de la mine de Ty-Gallen, qui ont fourni 48,7 tonnes d’uranium métal.

Pour vider l’eau des galeries souterraines, des pompes ont été installées. Mais l’eau ainsi récupérée n’a jamais été stockée et encore moins traitée : elle a été tout simplement rejetée dans la nature, de l’autre côté de butte. Direction, la ferme au tas de sable…

La concession de Ty-Gallen a appartenu à la Simura jusqu’en 1991, puis elle est passée en 2001 dans le giron de la Cogema (Compagnie générale des matières nucléaires), devenue depuis Areva. En 1993, la Cogema a comblé les galeries souterraines. Aujourd’hui, à part un panneau de type tourisme industriel (seules quatre anciens sites sont équipés de ces panneaux), absolument rien ne prévient les promeneurs et les cueilleurs de champignons du danger qu’ils courent. Quant aux riverains…

Une aire de boules radioactive

Le tas de sable provient directement de la mine de Ty-Gallen. Pendant des années, les propriétaires de la ferme ont joué aux boules dessus. « On a découvert que ce sable était radioactif. Le propriétaire en a parlé à une personne d’Areva et ce dernier lui a dit d’en faire un tas et qu’Areva l’enlèverait lorsqu’ils décontamineront le sol. » Areva n’est pas repassé et le sable s’est envolé. « On a même volé la pancarte que j’avais installée pour prévenir du danger !, raconte Patrick Boulé. Plus sérieusement, cela signifie qu’il y a du sable radioactif dans la nature et que des gens s’en servent sans savoir que c’est dangereux pour leur santé. »

Dans les chemins, les cours…

Cette histoire de sable radioactif est l’arbre qui cache la forêt. Si les mines ont été fermées et rebouchées plusieurs années après, si les terrains sont aujourd’hui régulièrement débroussaillés afin de permettre aux techniciens d’Areva d’effectuer des mesures de radioactivité, le danger ne se cantonne pas aux 22 anciens sites miniers.

Pendant des années, les remblais issus de ces mines ont été dispersés ici et là. « On s’est servi de toute cette caillasse sous des routes, pour renforcer des chemins, on en a aussi mis dans des cours de ferme du secteur, comme à Lignol, à Guern ou encore à Bubry… On en retrouve dans des chemins de randonnée… Les exploitants des mines en distribuaient à qui voulait… »

D’où la campagne, en septembre 2010, du recensement de ces remblais effectué par hélicoptère. Areva aurait comptabilisé 87 zones, réparties sur douze communes, contaminées par ces anciens remblais. « Areva doit décontaminer. Mais, elle minimise les facteurs de contamination pour ne pas intervenir sur ces zones », accuse le président de Rozglas. Il y a pourtant urgence… Le scintillomètre de Patrick Boulé n’arrête pas de crépiter.

22 mines exploitées entre 1956 et 1984


Cette carte montre les sites des anciennes mines d’uranium -

L’exploitation des mines d’uranium dans le pays du Roi Morvan remonte à 1952. Le gouvernement Pinay adopte alors un plan quinquennal de développement de l’énergie atomique, avec la participation de l’industrie privée. Résultat : certaines parties du territoire français sont retirées du monopole de Commissariat à l’énergie atomique (CEA). La Bretagne en fait partie. Des prospecteurs privés se lancent dans la recherche et l’exploitation de l’uranium.

Les premiers travaux de prospection débutent en Bretagne en 1954 : Joseph Monpas, originaire de Lignol, découvre le premier gisement de la région, à Kersegalec.
Entre 1954 et 1962, les principaux gisements découverts en Bretagne aboutissent à l’exploitation de 22 sites miniers (vingt dans le Morbihan et deux dans le Finistère). De 1956 à 1984, les gisements bretons ont produit 1 108 tonnes d’uranium métal, à partir de 275 974 tonnes de minerai d’une teneur moyenne de 4,01 kg d’uranium par tonne.


Source et photos : Pontivy Journal

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09 mai 2011

Résolution Européenne A4-0005/99 signée en 1998 révéle toute la dangerosité de HAARP

  aurores7  Pour preuve que les risques existent, des Parlementaires Européens commencent depuis 1998, à se préoccuper des problèmes de la manipulation du comportement humain, ou plus exactement de l'esprit, par des micro-ondes, par des ELF (extrêmemnt basses fréquences) ou de la HF modulée et autres. Ces ondes peuvent provenir de systèmes de télécommunication ou de détection comme les radars. Les inquiétudes de ces parlementaires reposent sur les révélations de l'existence des recherches faites aussi bien par les services secrets, que par certaines unités militaires spécialisées américaines ou russes. Mais d'autres pays sont impliqués dans ces recherches secrètes. Un premier procès verbal sur une résolution européenne a été élaboré provisoirement. Les quelques articles présents, sont suffisants pour prouver à ceux qui auraient encore un doute, que des risques pour la santé existent. On est par contre encore moins conscient des possibilités qui peuvent aussi concerner la manipulation mentale ou de l'esprit, par l'utilisation de certaines technologies utilisant des ondes radioélectriques ou ELF. On sait en effet dans les services technologiques des services secrets russes ou américains comme la CIA notamment, qu'en utilisant des modulations spécifiques, on peut rendre des individus cancéreux, dépressifs, léthargiques, paranoïaques, irritables, violents, et que l'on peut aussi provoquer leur mort discrètement par ces moyens. Cela fait longtemps que l'on sait que les ondes pulsées des systèmes radars sont capables d'endommager les systèmes immunitaires, de stresser, ou de modifier le comportement des individus. Je dispose d'ailleurs d'un document déclassifié dans ce domaine. Ce qui veut dire que les réseaux de téléphonie mobile, sont capables de provoquer les mêmes effets, puisqu'ils utilisent eux aussi des micro-ondes pulsées, puisqu'ils font appel à l'agilité de fréquence appelée aussi saut de fréquence. Même si plusieurs grands systèmes radioélectriques américains ont pour objectif les télécommunications, il n'en demeure pas moins qu'ils ont des effets biologiques sur le métabolisme, que nul ne peut nier. Ils peuvent être dévoyés de leur fonction initiale pour des applications militaires. Certains sont déjà mis en cause par des cabinets d'avocats américains et accusés de générer des troubles du comportement. Deux systèmes de communication militaire US basés au Mexique, ont dû être stoppés et redémontés par les américains à la suite des troubles qu'ils occasionnaient, pour éviter un incident diplomatique et une interdiction d'utilisation des autres moyens encore installés sur leur territoire.

    
    Résolution Européenne  A4-0005/99

           Résolution sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère
           Le Parlement européen,

    
    -  vu la proposition de résolution déposée par Mme Rehn sur l'utilisation potentielle des           ressources à caractère militaire pour les stratégies environnementales (B4-0551/95),

    -  vu l'étude des Nations unies "Charting potential uses of resources allocated to military activities for civilian endeavours to protect the environment", (UN A-46/364, 17 septembre 1991),

    -  vu sa résolution du 29 juin 1995 sur "les mines terrestres antipersonnel: un obstacle meurtrier au développement"(1),

    -  vu ses résolutions précédentes sur la non-prolifération des armes nucléaires et les essais nucléaires et sur le rapport de la commission de Canberra d'août 1996 concernant l'abolition des armes nucléaires,

    -  vu la décision unanime de la Cour internationale de justice concernant l'obligation qui incombe aux États nucléaires de conclure un accord sur l'interdiction des armes nucléaires (avis consultatif nº 96/22 du 8 juillet 1996),

    -  vu son avis du 19 avril 1996 sur la proposition de décision du Conseil instituant un programme d'action communautaire en faveur de la protection civile (COM(95) 0155 - C4-0221/95 - 95/0098) (CNS) (2),

    -  vu ses résolutions précédentes sur les armes chimiques,

    -  vu les résultats des conférences des Nations unies de Kyoto en 1997 et de Rio de Janeiro en 1992,

    -  vu l'audition sur le projet HAARP et les armes non létales convoquée à Bruxelles, le 5 février 1998, par la sous-commission "sécurité et désarmement" de la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense,

    -  vu l'article 148 de son règlement,

    -  vu le rapport de la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense et l'avis de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des consommateurs (A4-0005/99);
    

    A.  constatant que la fin de la guerre froide a profondément modifié la situation géopolitique sur le plan de la sécurité et que, dans le domaine militaire, la détente a conduit à un désarmement général et, en particulier, à une limitation des armements nucléaires, ce qui a entraîné une réduction notable des budgets de défense,

    B.  considérant qu'en dépit de ce bouleversement total de la situation géostratégique depuis la fin de la guerre froide, le risque d'une atteinte désastreuse à l'intégrité et à la durabilité de l'environnement global n'a pas sensiblement diminué, tant sur le plan des tirs d'armes nucléaires accidentels ou non autorisés que sur celui de l'utilisation licite d'armes nucléaires dans la crainte infondée d'une attaque imminente,

    C.  considérant qu'il serait possible de limiter considérablement ce risque en très peu de temps si tous les États possédant un arsenal nucléaire mettaient en oeuvre rapidement les six mesures prévues par le rapport de la Commission de Canberra, en particulier s'ils retiraient toutes les armes nucléaires du dispositif d'alerte rouge et transféraient progressivement toutes les armes dans la réserve stratégique,

    D.  considérant que l'article VI du traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 1968 invite toutes les parties signataires à s'engager à "continuer à négocier de bonne foi ... un traité sur un désarmement général et complet" et notant que les principes et les objectifs adoptés lors de la Conférence de 1995 sur la non-prolifération des armes nucléaires réaffirmaient que l'objectif ultime du traité était l'abolition complète des armes nucléaires,

    E.  notant que les menaces sur l'environnement, l'affluence de réfugiés, les conflits ethniques, le terrorisme et le crime international constituent de nouvelles menaces très graves contre la sécurité et que la faculté de gérer différentes formes de conflit prend de l'importance à mesure que se modifie le contexte de la sécurité,

    F.  constatant que l'exploitation outrancière des ressources de la planète est responsable de la fréquence accrue à laquelle surviennent les catastrophes naturelles et environnementales, notant que des problèmes écologiques locaux et régionaux de cette nature peuvent avoir des incidences considérables sur les relations internationales et déplorant que les États membres n'en aient pas davantage tenu compte dans la mise en oeuvre de leur politique étrangère, de sécurité et de défense,

    G.  considérant que, dans le monde, les conflits se déroulent essentiellement à un niveau intraétatique plutôt qu'à un niveau interétatique et que, lorsqu'éclatent des conflits interétatiques, ces derniers concernent de plus en plus l'accès aux ressources vitales ou leur disponibilité, en particulier l'eau, la nourriture et les combustibles,

    H.  considérant que l'accès à ces ressources naturelles vitales et leur disponibilité sont étroitement liés à la détérioration et à la pollution de l'environnement, en ce qui concerne la cause aussi bien que l'effet, et que la prévention des conflits doit donc de plus en plus être axée sur ces questions,

    I.  considérant que l'ensemble de ces facteurs, qui affectent avant tout les populations les plus pauvres et les plus vulnérables de la terre, favorisent de plus en plus l'apparition de réfugiés dits "environnementaux", ce qui fait naître une pression directe sur les politiques de l'immigration et de la justice de l'Union européenne (UE), sur l'aide au développement et sur les ressources affectées à l'aide humanitaire, tout en accroissant indirectement les problèmes de sécurité de l'UE du fait de l'existence de foyers d'instabilité régionale dans d'autres parties du monde,

    J.  considérant que, selon les résultats d'une recherche internationale détaillée menée à bien et publiée par le Climate Institute de Washington, le nombre de "réfugiés environnementaux" dépasse maintenant celui des "réfugiés traditionnels" (25 millions contre 22 millions) et devrait doubler d'ici 2010, voire davantage dans la pire des hypothèses,

    K.  considérant que, depuis la fin de la guerre froide, bien que le contexte idéologique qui prédominait auparavant ait largement disparu de la gestion des questions globales et que cette dernière dépende beaucoup moins de la question de l'équilibre militaire, il n'en reste pas moins que cette situation devrait encore se refléter dans le système de gestion globale des Nations unies en mettant l'accent sur la cohérence et l'efficacité des éléments à la fois militaires et non militaires de la politique de sécurité,

    L.  considérant néanmoins qu'une part croissante des travaux des Nations unies dans le domaine des questions de politique et de sécurité globale est essentiellement d'ordre non militaire et porte avant tout sur les relations entre le commerce, l'aide, l'environnement et un développement durable,

    M.  constatant qu'il y a lieu de mobiliser d'urgence des ressources appropriées afin de relever les défis environnementaux et notant que les ressources disponibles en matière de protection de l'environnement sont très limitées, ce qui implique une nouvelle conception de l'utilisation des ressources déjà existantes,

    N.  notant que les forces armées ont une opportunité unique et une capacité énorme de soutenir les efforts du secteur civil en vue de maîtriser les problèmes environnementaux accrus à mesure que les ressources militaires sont libérées,

    O.  constatant que les ressources militaires relèvent du domaine national, alors que les défis environnementaux ont un caractère global et que, dès lors, il y a lieu de poser les jalons d'une coopération internationale en matière de transfert et d'utilisation des ressources militaires à la fin de protéger l'environnement,

    P.  considérant que les coûts à court terme de la protection de l'environnement doivent être évalués par rapport aux coûts à long terme de l'inertie dans ce domaine et constatant que s'affirme la nécessité de procéder à une analyse du rapport coût-efficacité de différentes stratégies environnementales,

    Q.  constatant qu'il ne sera pas possible de réaliser l'objectif commun de l'assainissement des écosystèmes endommagés de la planète sans veiller à l'exploitation équitable des ressources mondiales; qu'il est nécessaire de faciliter la coopération technique internationale et de promouvoir le transfert de technologies militaires appropriées,

    R.  considérant que la recherche militaire porte actuellement sur la manipulation de l'environnement à des fins militaires, et ce en dépit des conventions existantes; c'est le cas, par exemple, du système HAARP basé en Alaska,

    S.  considérant que la crainte générale d'un déclin écologique et d'une crise environnementale doit inciter les États à fixer des priorités dans leur processus de décision et encourager les nations à réagir conjointement et efficacement à l'égard des catastrophes environnementales;
    

    1.   invite la Commission à présenter au Conseil et au Parlement une stratégie commune telle que prévue dans le traité d'Amsterdam qui, d'ici 2000 à 2010, établisse les liens entre les aspects de la politique de l'UE liés à la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et ses politiques dans les domaines du commerce, de l'aide, du développement et de l'environnement au plan international, de manière à aborder les questions suivantes et à examiner leur interaction:


           a)  la production agricole et alimentaire et la détérioration de l'environnement,

           b)  la pénurie d'eau et l'approvisionnement transfrontalier en eau,

           c)  la déforestation et le rétablissement des puits de carbone,

           d)  le chômage, le sous-emploi et la pauvreté absolue,

           e)  le développement durable et les changements climatiques,

           f)  la déforestation, la désertification et la croissance démographique,

    g)  l'interaction entre l'ensemble des facteurs susmentionnés et le réchauffement de la planète, de même que l'impact de phénomènes climatiques de plus en plus extrêmes sur l'homme et l'environnement;

    2.   constate que les actions environnementales préventives représentent un instrument important sur le plan de la politique de sécurité; invite, par conséquent, les États membres à introduire des objectifs environnementaux et sanitaires dans leurs évaluations, leur recherche militaire et leurs plans d'action à long terme dans les domaines de la défense et de la sécurité;

    3.   reconnaît le rôle important que joue l'armée dans la société démocratique et ses tâches pour la défense du territoire, de même que le fait que des initiatives visant à garantir et à rétablir la paix peuvent dans une large mesure contribuer à éviter les préjudices environnementaux;

    4.   fait observer que les essais nucléaires atmosphériques et souterrains comportent des retombées radioactives qui ont entraîné la dispersion d'énormes quantités de césium 137 radioactif, de strontium 90 et d'autres isotopes cancérigènes sur l'ensemble de la planète, et qu'ils ont été terriblement préjudiciables à l'environnement et à la santé dans  les zones d'essai;

    5.   demande au Conseil et à la Commission, considérant que plusieurs régions du monde sont menacées par le stockage et l'immersion incontrôlés, dangereux et inappropriés de sous-marins et de bâtiments de surface nucléaires, avec leur combustible nucléaire et leurs réacteurs nucléaires fissurés, de prendre des initiatives vu qu'il est hautement probable que de vastes régions pourraient être rapidement contaminées par les radiations qui s'en dégagent;

    6.   demande également que soit résolu le problème des armes chimiques et conventionnelles immergées à de multiples endroits dans les mers européennes après les deux guerres mondiales, l'immersion étant une solution de facilité pour se débarrasser de ces stocks; constate que personne ne sait à ce jour quelle peut en être l'incidence sur l'environnement à long terme, notamment sur les poissons et la vie balnéaire;

    7.   invite le Conseil et la Commission à apporter leur contribution au règlement du problème causé par la guerre qui continue de ravager des régions entières d'Afrique, où les structures sociales et agricoles ont été détruites et où un désastre environnemental frappe à présent les terres du fait de la désertification résultant de la déforestation et de l'érosion;

    8.   demande à l'armée de mettre un terme aux activités qui contribuent à la détérioration de l'environnement et de la santé, et de prendre toute mesure qui s'impose afin de nettoyer et d'assainir les zones polluées;

    S'agissant de l'affectation de ressources militaires à des fins environnementales,

    9.   considère que les ressources disponibles pour assainir et sauver l'environnement ravagé sont insuffisantes pour relever les défis écologiques globaux; demande en conséquence que les États membres s'engagent à affecter des ressources militaires à la protection de l'environnement par le biais de:

    a)  l'évaluation des ressources militaires pouvant être mises à la disposition des Nations unies à titre provisoire, à long terme ou en cas de besoin, en tant qu'instrument de coopération internationale dans le cas de désastres ou de crises écologiques,

    b)  la mise sur pied de programmes de protection internationaux et européens utilisant du personnel, des équipements et des installations militaires mises à leur disposition au titre du partenariat pour la paix en cas de situation de crise environnementale,

    c)  l'introduction des objectifs du développement durable respectueux de l'environnement dans leur concept de sécurité,

    d)  la garantie que les forces armées respectent les règles environnementales établies et que les dégâts antérieurs causés par celles-ci à l'environnement seront réparés,

    e)  l'introduction de considérations environnementales dans leurs programmes militaires de recherche et de développement;

    10.   au regard de l'expérience concrète lacunaire dans ce domaine, prie instamment la Commission:

    a)  de promouvoir l'échange d'informations concernant l'expérience acquise sur le plan national dans le domaine de l'affectation de ressources militaires à la protection de l'environnement,

    b)  de faciliter, dans le cadre des Nations unies, la diffusion globale de données environnementales, en ce compris celles fournies par leurs satellites militaires ou obtenues par le biais d'autres plates-formes de collecte d'informations;

    11.   invite les États membres à appliquer la législation environnementale en vigueur pour la société civile à l'ensemble de l'activité militaire et à assumer la responsabilité et le coût de l'examen et de l'assainissement des zones endommagées du fait d'activités militaires antérieures, de manière à pouvoir les réaffecter à des fins civiles; une telle démarche revêt une importance particulière pour les vastes entrepôts de munitions chimiques et conventionnelles le long des côtes de l'UE;

    12.   invite l'ensemble des États membres à fixer des objectifs environnementaux et sanitaires ainsi que des plans d'action visant à améliorer les mesures de protection de l'environnement et de la santé prises par leurs forces armées respectives;

    13.   prie instamment les gouvernements des États membres d'améliorer progressivement la protection de l'environnement dans le secteur militaire par le biais de la formation, du développement technique et d'une initiation fondamentale de l'ensemble du personnel des forces armées et de tous les appelés à la connaissance de l'environnement;

    14.   considère que les stratégies environnementales devraient comporter le contrôle de l'environnement de la terre, l'évaluation des données collectées, la coordination des activités scientifiques, la diffusion de l'information et l'exploitation des données pertinentes fournies par les systèmes d'observation et de contrôle nationaux afin d'établir un bilan continu et exhaustif de l'état de l'environnement;

    15.   souligne que la réduction drastique des dépenses militaires peut conduire à d'importantes crises au plan régional et invite de ce fait les États membres à accroître leurs efforts de conversion de la production et de la technologie militaires en faveur de produits et d'applications civiles grâce à des programmes nationaux et à des initiatives communautaires comme le programme KONVER;

    16.   souligne l'importance d'un renforcement des activités environnementales préventives afin de pouvoir lutter contre les catastrophes environnementales et naturelles;

    17.   invite le Conseil à accroître ses efforts pour que les États-Unis, la Russie, l'Inde et la Chine signent l'accord conclu à Ottawa en 1997 sur l'interdiction des mines anti-personnel;

    18.   considère que l'UE devrait renforcer ses mesures de soutien aux victimes de mines terrestres et encourager le développement de techniques de déminage; est d'avis que le développement desdites techniques doit être accéléré;

    19.   prie instamment les États membres de développer des technologies de destruction d'armes compatibles avec l'environnement;

    20.   souligne qu'une des menaces environnementales les plus graves qui existent à proximité de l'UE est le manque de contrôle des déchets de l'industrie nucléaire et des stocks d'armes biologiques et chimiques, de même que l'absence de mesures d'assainissement à l'issue d'activités militaires; souligne qu'il importe que les États membres oeuvrent en faveur d'un renforcement de la coopération internationale, par exemple dans le cadre des Nations unies ou du Partenariat pour la paix, de manière à ce que ces armes soient détruites d'une manière aussi compatible que possible avec la protection de l'environnement;

    21.   est d'avis que toutes les négociations futures sur la limitation et l'abolition éventuelle des armements nucléaires devront tendre à la réduction mutuelle et équilibrée des stocks d'armes;

    22.   estime, compte tenu de la situation particulièrement difficile des pays de l'ancienne Union soviétique, que la menace que la détérioration de l'état des armes et des matériaux nucléaires encore détenus par ces pays représente pour l'environnement aux niveaux tant mondial que local rend encore plus urgente la conclusion d'un accord sur la poursuite de l'élimination progressive des armes nucléaires;

    S'agissant des aspects juridiques des activités militaires

    23.   demande à l'Union européenne de faire en sorte que les nouvelles techniques d'armes dites non-létales et le développement de nouvelles stratégies d'armements soient également couverts et régis par des conventions internationales;

    24.   considère que le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en raison de son impact général sur l'environnement, est un problème d'une portée mondiale et demande que ses implications juridiques, écologiques et éthiques soient examinées par un organe international indépendant avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d'essais; déplore que le gouvernement des États-Unis ait à maintes reprises refusé d'envoyer un représentant pour apporter un témoignage sur les risques que comporte pour l'environnement et la population le projet HAARP financé actuellement en Alaska, durant l'audition publique ou à l'occasion d'une réunion subséquente de sa commission compétente;

    25.   demande à l'organe chargé de l'évaluation des choix scientifiques et techniques (STOA) d'accepter d'examiner les preuves scientifiques et techniques fournies par tous les résultats existants de la recherche sur le programme HAARP aux fins d'évaluer la nature et l'ampleur exactes du danger que HAARP représente pour l'environnement local et mondial et pour la santé publique en général;

    26.  invite la Commission à examiner les incidences éventuelles sur l"environnement et la santé publique du programme HAARP pour l"Europe arctique et à lui faire rapport sur le résultat de ses investigations;

    27. demande que soit établi un accord international visant à interdire à l'échelle mondiale tout développement et déploiement d"armes qui pourraient ouvrir la porte à toute forme de manipulation de l'homme;

    28.   demande au Conseil et à la Commission d'oeuvrer à la conclusion de traités internationaux visant à protéger l'environnement contre des destructions inutiles en cas de conflit;

    29.   demande au Conseil et à la Commission de veiller à ce que les incidences environnementales des activités des forces armées en temps de paix soient également soumises à des normes internationales;

    30. demande au Conseil de prendre une part active à la mise en oeuvre des propositions de la Commission de Canberra et de l'article VI du TNP;

    31.   invite le Conseil et les gouvernements britannique et français en particulier, à prendre la tête dans le contexte du TNP et de la conférence sur le désarmement en ce qui concerne la poursuite de négociations en vue d'une application intégrale des engagements pris quant à la réduction des armes nucléaires et à un désarmement aussi rapide que possible, de façon à atteindre un niveau où, provisoirement, le stock global des armes encore existantes ne constitue plus une menace pour l'intégrité et la durabilité de l'environnement mondial;

    32.   invite le Conseil, la Commission et les gouvernements des États membres à défendre la position adoptée dans la présente résolution à l'occasion de toutes les prochaines réunions des Nations unies placées sous les auspices du TNP ou en rapport avec celui-ci, et de la Conférence sur le désarmement;

    33.   invite le Conseil et la Commission, conformément à l'article J.7 du traité sur l'Union européenne, à lui faire rapport sur la position exprimée par l'Union concernant les points spécifiques contenus dans la présente résolution, au cours des prochaines réunions des Nations unies, de ses agences et de ses organes, en particulier celles de la commission préparatoire du TNP de 1999, de la conférence sur le désarmement et de tous les autres forums internationaux compétents;

                                                                       º
                                                                      º º

    34. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres de l'Union européenne et aux Nations unies.

http://filterman.ifrance.com/europe.htm

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16 décembre 2010

Des arbres phosporescent pour éclairer les villes dans les années a venir

45755986c'est une équipe de chercheurs de l’université de Cambridge qui a mis au point un tout nouveau procédé permettant de transférer les propriétés phosphorescentes de certains êtres vivants dans des végétaux. Le but final, et souhaité, serait naturellement de pouvoir obtenir une espèce d’arbre bio-luminescents, qui peuplerait alors nos villes afin de minimiser l’utilisation de l’éclairage électrique, et pourquoi pas de s’en passer totalement à long terme. Nous aurions alors des rues entières totalement éclairées par des arbres phosphorescents !

C’est en modifiant le génome de lucioles et de bactéries sous-marines, la Vibrio fischeri, que ces chercheurs ont tout d’abord réussi à augmenter leur capacité à produire de la lumière. Après cette première étape, ils ont insérer ce génome modifié dans une autre bactérie, Escherichia coli, qui devenait alors suffisamment lumineuse pour permettre la lecture d’un livre en utilisant une culture de cette dernière dans une simple bouteille. Toujours selon ces mêmes scientifiques, un arbre biolumineux n’aurait finalement besoin que de 0,02% de l’énergie qu’il absorbe pour éclairer une rue de façon suffisante. Bien qu’il ne soit pas encore au point – certains problèmes inhérents aux végétaux restants à régler – les recherches continuent et il ne serait pas impossible de voir apparaître les premiers arbres phosphorescents dans quelques années.

06 février 2010

Haïti semble être la victime d’un énième processus d’ingérence US

Un rapport du Parlement européen accrédite la thèse de l’utilisation de HAARP sur Haïti

Article placé le 24 jan 2010, par Julien Teil

Les récents évènements d’Haïti ont laissé libre cours aux thèses les plus diverses. Haïti semble être la victime d’un énième processus d’ingérence US comme l’ont révélé les quelques informations concernant le déploiement de troupes afin de « sécuriser les opérations humanitaires ». Les scénarios craints par Jean Bricmont et critiqués dans son ouvrage « Impérialisme humanitaire » se déroulent sous nos yeux et bien que de nombreuses critiques soient proférées, elles demeurent minoritaires. Hugo Chavez quant à lui estime que les États Unis sont à l’origine du séisme, évoquant le sulfureux programme de recherche HAARP (High Frequency Active Auroral Research Program) financé par l’US NAVY et l’US AIR FORCE.

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Les informations officielles sur le programme, bien qu’existantes sont rares et souvent critiquées. Néanmoins, un document pour le moins intéressant et faisant office de rapport du parlement européen sur l’environnement, la sécurité et la politique étrangère, explique parfaitement en quoi consiste ce programme, n’hésitant pas à révéler ses objectifs les plus obscurs.


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RAPPORT

sur l’environnement, la sécurité et la politique étrangère

Parlement Européen

Commission des affaires étrangères, de la sécurité
et de la politique de défense
Rapporteur : Mme Maj Britt Theorin, députée européenne

Depuis les années 50, les États-Unis procèdent à des explosions nucléaires dans les ceintures de Van Allen afin d’examiner les effets des impulsions électromagnétiques qu’elles déclenchent sur les communications radio et le fonctionnement des équipements radars.

Ces explosions ont généré de nouvelles ceintures de rayonnement magnétique qui ont pratiquement entouré la terre tout entière.

Les électrons se déplaçaient le long de lignes de champs magnétiques et créaient une aurore boréale artificielle au-dessus du pôle nord. Ces essais militaires risquent de perturber à long terme les ceintures de Van Allen.

Le champ magnétique terrestre pourrait s’étendre sur de vastes zones et empêcher toute communication radio. Certaines scientifiques américains estiment qu’il faudra plusieurs centaines d’années avant que les ceintures de Van Allen retrouvent leur état initial.

HAARP peut bouleverser les conditions climatiques. Tout l’écosystème peut être menacé, en particulier dans l’Antarctique où il est fragile.

Les trous dans l’ionosphère causés par les ondes radio puissantes qui y sont envoyées constituent un autre effet très grave d’HAARP. L’ionosphère est notre bouclier contre le rayonnement cosmique.

L’on espère que ces trous se refermeront, mais l’expérience acquise suite à la modification de la couche d’ozone donne à penser le contraire. Le bouclier de l’ionosphère est fortement percé à plusieurs endroits.

En raison de l’ampleur de ces incidences sur l’environnement, HAARP constitue un problème global et il faudrait évaluer si les avantages que procure ce système compensent les risques encourus. Ses incidences écologiques et éthiques doivent être évaluées avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d’essais. L’opinion publique ignore pratiquement tout du projet HAARP et il est important qu’elle soit mise au courant.

HAARP est lié à la recherche spatiale intensive menée depuis 50 ans à des fins clairement militaires, par exemple en tant qu’élément de la « guerre des étoiles » en vue du contrôle de la haute atmosphère et des communications. Ces travaux de recherche doivent être considérés comme extrêmement néfastes pour l’environnement et la vie humaine. Personne ne saît avec certitude ce que peuvent être les effets de HAARP. Il faut lutter contre la politique du secret en matière de recherche militaire. Il faut promouvoir le droit à l’information et au contrôle démocratique des projets de recherche militaire ainsi que le contrôle parlementaire.

Une série d’accords internationaux ( »la convention sur l’interdiction d’utiliser à des fins militaires ou à d’autres fins hostiles des processus modifiant l’environnement, le traité sur l’Antarctique, l’accord établissant les principes des activités des États en matière de recherche spatiale, en ce compris la lune et d’autres corps spatiaux ainsi que la convention des Nations unies sur le droit maritime) font que HAARP est un projet hautement contestable non seulement sur les plans humain et politique mais aussi du point de vue légal. En vertu du traité sur l’Antarctique, l’Antarctique ne peut être utilisée qu’à des fins pacifiques(28), ce qui signifie que HAARP enfreint le droit international.

Tous les effets des nouveaux systèmes d’armement doivent être évalués par des organes internationaux indépendants. Il faut encourager la conclusion d’autres accords internationaux afin de protéger l’environnement contre toute destruction inutile en temps de guerre (…)

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