19 avril 2011

Le Japon coule ! Vidéos qui annonce un phénomène géologique majeur

73958_a_man_looks_at_the_damage_caused_by_the_earthquake_and_tsunami_in_ofunLe Japon est une terre « aux premières loges » d’un phénomène géologique majeur, le
plongement (subduction*) d’une plaque lithosphérique* océanique sous une autre,
continentale. Et même à double titre puisque à son niveau, ce ne sont pas une mais deux
plaques, la plaque Pacifique, à l’Est, et la plaque Philippines, au Sud-Est, qui s’enfoncent sous
les plaques Eurasie et Nord-Amérique, dont le Japon représente un avant-poste (figure cidessous).
En plus de cela, ces deux plaques plongeantes n’ont pas le même comportement, ce
qui a des conséquences directes sur la répartition géographique des risques géologiques sur
l’archipel.Comme la plaque Pacifique plonge presque « spontanément », elle s’engage sous l’Eurasie
sans beaucoup de frottements. Au contraire, même, en s’enfonçant, elle « crée un vide » (la
fosse du Japon) et « aspire » littéralement les sédiments qui se déposent dans cette fosse,
issus de l’érosion des terres japonaises et eurasiennes (ces sédiments gorgés d’eau et meubles
lubrifient encore le contact des deux plaques, diminuant encore les frottements entre elles). De
ce fait, la moitié Nord du Japon (au Nord de la péninsule d’Izu) est relativement peu
sismique : les secousses sont surtout superficielles, de faible intensité, et se produisent
principalement en mer, vers la fosse du japon, plus que sur les terres (ils peuvent néanmoins
s’avérer dangereux s’ils sont à l’origine de tsunami).
Des séismes violents ont pourtant été enregistrés dans cette région : leur cause n’est pas la
subduction* proprement dite, mais le glissement horizontal vers le Nord, lent mais réel, de la
plaque d’Okhosk [une sous-unité de la plaque Nord-Amérique] par rapport à la plaque
Eurasie, le long d’une grande faille, la « ligne tectonique d’Itoigawa-Shizuoka »,qui se
prolonge dans la mer du Japon. Elle se traduit en surface par une grande dépression, la
« Fossa Magna » qui coupe Honshû en deux.
Enfin, à l’aplomb de cette portion du territoire, les roches et les sédiments de la plaque
Pacifique se déshydratent en s’enfonçant vers les profondeurs et l’eau qu’ils libèrent favorise
la fusion des roches de l’asthénosphère qui les surplombent