En Grèce, une panique bancaire a débuté, et les citoyens ne payent plus leurs impôts

Greek_bank_run

Le journal grec Kathimerini rapporte que les recettes de l’Etat grec se sont écroulées sur les derniers jours, en raison de l’incertitude liées aux élections qui doivent se tenir dans le pays le 25 janvier prochain. La plupart des Grecs choisissent de différer le paiement de leurs impôts en attendant d’être fixés sur la situation de leur pays.

Le parti donné gagnant dans les sondages, SYRIZA, a en effet promis d’annuler la taxe sur les propriétés immobilières (ENFIA), et d’annuler les dettes en souffrance.

Selon Kathimerini, l'état grec s’attend à collecter 4,5 milliards d’euros d’impôts pour le mois de janvier, mais les paiements reçus au cours des 10 premiers jours du mois étaient en baisse de 70 à 80% par rapport aux montants qui avaient été collectés à la même époque il y a un an.

Au mois de décembre de l’année dernière, les recettes des impôts avaient déjà accusé un manque à gagner de près de 620 millions d’euros, et pour l’ensemble de l’année 2014, cet écart s’était monté à 1,3 milliard d’euros.

Pire, dans ce qui semble être une répétition de la crise de 2011, ces derniers jours, deux banques grecques auraient sollicité l'ELA (Emergency Liquidity Assistance).

L’ELA consiste en un prêt d’urgence que les banques centrales nationales de la zone euro peuvent attribuer à des banques connaissant des pénuries de liquidités ponctuelles de nature à perturber gravement le système, avec l’aval de la BCE. Ces pénuries de liquidités peuvent notamment survenir lorsqu’un grand nombre d'épargnants se présentent simultanément pour récupérer leurs économies, ce que l’on appelle une panique bancaire, ou 'bank run'.

En décembre, les retraits sur les comptes d’entreprises et de particuliers des banques grecques se sont montés à 3 milliards d’euros, en nette accélération, et ce mouvement s’est poursuivi depuis le début du mois de janvier.

Selon Euractiv, depuis 2010, les banques grecques ont perdu 69 milliards d’euros de dépôts, soit près de 30% du total.

http://www.express.be/business/fr/economy/en-grece-une-panique-bancaire-a-debute-et-les-citoyens-ne-payent-plus-leurs-impots/210659.htm

Posté par rusty james à 02:13 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,


Contre la dictature de la finance : la bombe atomique suisse !

Très grande

coffre-suiss-banque-change-158e0

 

Avant-hier, en parcourant ce « cerveau collectif » qu’est Facebook, je suis tombé sur la publication d’un de mes amis et par la même occasion, je suis tombé des nues. Les médias « main stream », si prompts à sortir l’artillerie lourde contre les votations des Suisses sur les minarets ou l’immigration massive, se sont bien gardés de nous informer de cette initiative en cours, qui a recueilli à ce jour près de 50 000 signatures mais il lui en faudra le double pour déboucher sur un référendum. C’est de la bombe. J’en ai rêvé, et les Suisses sont peut-être en train de le faire. Il faut absolument qu’ils aboutissent. Non seulement pour eux mais pour nous tous. C’est pourquoi nous devons les soutenir. J’invite tous ceux d’entre nous qui ont des amis et connaissances au pays des Helvètes de les contacter et de faire la promotion de cette initiative citoyenne. Si l’insurrection des fils (et des filles) de Guillaume Tell contre les Banksters (et les banques suisses sont puissantes !) est couronnée de succès, alors tout espoir sera permis pour nous-mêmes et les générations futures.

ADVERTISEMENT

http://www.zeitpunkt.ch/news/artikel-einzelansicht/artikel/die-geldwende-in-der-schweiz-steht-am-start.html

J’ai traduit l’essentiel de l’article ci-après :

« L’initiative citoyenne la plus importante des 20 dernières années devrait être lancée le 1er mai : la transformation du franc suisse d’argent-dette en « plein argent » [100 % money comme disent les économistes anglo-saxons]. C’est ce qu’ont décidé hier [le 8 janvier 2014 puisque l’article est daté du 9] à Zurich les responsables de l’association pour la modernisation de la monnaie. L’initiative « Plein argent – pour un argent à l’abri de la crise dans l’intérêt de tous : la création monétaire à la seule banque centrale » veut mettre fin à la création de la monnaie par les banques privées.

90 % de l’argent – la plupart des gens n’ont pas conscience de cette monstruosité – est créé littéralement à partir de rien par les banques. Le monopole de la banque centrale ne s’étend qu’à la monnaie fiduciaire [pièces et billets]. L’argent scripturaire, utilisé pour la plupart des paiements, est créé par les banques elles-mêmes chaque fois qu’elles octroient un crédit. Elles ne prêtent pas l’argent des épargnants – ceux-ci le conservent et peuvent s’en servir pour leurs paiements – , mais créent de l’argent qui n’existait pas par un simple jeu d’écritures. (…) La loi ne les oblige qu’à avoir 2,5 % du montant des prêts en dépôt. [c’est ce qu’on appelle le système des « réserves fractionnaires »]

Le revers de la médaille n’est pas seulement l’insécurité de nos dépôts bancaires, mais une montagne de dettes qui grossit sans cesse, qui est de plus en plus difficile à rembourser et dont souffrent principalement les salariés. Car la plus grande partie de la richesse nouvellement créée n’irrigue pas l’économie réelle, où la majorité gagne son pain quotidien, mais la finance qui permet de réaliser des gains rapides. (…)

Le privilège de la création monétaire draine des sommes considérables dans des poches privées alors qu’elles devraient revenir à la collectivité. L’article 99 de la Constitution (…) n’inclut pas la monnaie scripturaire (…). C’est cette lacune que les initiateurs veulent corriger. Le 100 % monnaie est ainsi appelé car toute la monnaie, même la monnaie scripturaire, est garantie par la banque centrale, et pas seulement 2.5 %. C’est pourquoi cet argent est à l’abri des faillites bancaires. L’idée selon laquelle un tel scénario ne pourrait se produire que dans les pays du Sud de l’Europe, fortement endettés, mais pas dans l’opulente Suisse est malheureusement une illusion. (…)

Bien qu’il paraisse révolutionnaire, ce concept n’est pas nouveau. Dans les années 1930, une large majorité de professeur d’économie américains se sont prononcés pour le « 100 % money » pour sortir de la crise. Dans une étude du FMI de 2012, le contrôle étatique de la création monétaire a été préconisé. (…)

Pourtant, les obstacles à cette initiative sont considérables : la compréhension générale de la vraie nature de l’argent bancaire est faible, même parmi les banquiers et politiciens qui devraient bien connaître le sujet. Les médias y portent peu d’intérêt, en particulier ceux qui vivent de la publicité pour les banques. Et les banquiers n’ont absolument pas intérêt à se soumettre à un débat public sur leurs privilèges insoupçonnés (…). Les initiateurs et leurs conseillers économiques (dont quelques professeurs émérites) sont ainsi dépendants du soutien des rares personnes qui sont conscientes des énormes enjeux de la création monétaire. Jusque là, 40 000 signatures [47 500 à ce jour] et 30 000 francs de dons ont été recueillis, ce qui est encore insuffisant. (…) »

Pour plus de renseignements et un suivi de cette initiative : http://www.vollgeld-initiative.ch/?&L=1

En quoi est-ce révolutionnaire ? Comme l’expliquent André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder dans La dette publique, une affaire rentable, (1) le système bancaire vampirise littéralement l’économie réelle en ponctionnant des sommes considérables et parfaitement indues, par l’entremise de la dette publique. Un Etat n’a pas besoin d’emprunter aux banques privées, il peut se prêter à lui-même, sa banque centrale peut créer la monnaie dont il a besoin pour financer les services publics, puis la détruire en se remboursant (l’opération n’est donc pas inflationniste). Le tout sans intérêts.

Or, voici que notre souveraineté monétaire a été transférée à l’Europe donc la banque centrale s’interdit de financer directement les Etats (art. 104 du traité de Maastricht, confirmé par l’art. 123 du traité de Lisbonne), les obligeant à emprunter à des banques privées moyennant des intérêts dont le taux varie en fonction de la confiance des investisseurs dans la capacité de remboursement du pays : la crise grecque n’a pas d’autre origine. Quant à nous, qui bénéficions d’un taux faible, notre stock de dette avoisinant les 2000 milliards d’euros nous coûte quand-même près de 50 milliards d’intérêts par an ! Oui, vous avez bien lu : cela fait une saignée de 130 millions PAR JOUR, et sans que le premier centime du principal ne soit remboursé ! La dette publique n’est d’ailleurs pas faite pour être remboursée, mais pour assurer une rente ad vitam aeternam aux titulaires des emprunts d’Etats, qui ne peut être extorquée qu’en sacrifiant les besoins légitimes de la population en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures, etc. En ce sens, il est (à moitié) faux d’affirmer que la dette pèsera sur les générations futures : elle pèsera sur les enfants des pauvres (ceux dont les services publics sont le seul patrimoine) mais profitera aux enfants des riches qui pourront continuer à ponctionner une part considérable de la richesse nationale. C’est pourquoi les milieux populaires et les classes moyennes ont un INTERÊT VITAL à ce que la monnaie soit déprivatisée !

Si cette initiative suisse réussit, elle ne manquera pas de donner des idées à toute l’Europe, et l’outil qui aura permis d’arracher la création monétaire aux banques, le référendum d’initiative citoyenne, deviendra une revendication incontournable (2). Autrement dit : c’est l’avenir de la démocratie sur tout le continent qui est en jeu !

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/contre-la-dictature-de-la-finance-148262

2 millions d’Espagnols dans la rue pour réclamer un peu de dignité des manifestants venus de toutes les régions d'Espagne

 

120329- MANIF ESPAGNE EMEUTETrès grande

"On voit la dichotomie entre les discours et la réalité. On voit 2 millions d’Espagnols qui sont allés réclamer un peu de dignité… C’est quand même énorme ! Ils ne sont pas allés réclamer des sous, ils sont allés réclamer un peu de dignité (…) C’est sûr que Monsieur Rajoy, quand il dit que ça va mieux, ça va mieux !" Des milliers de manifestants venus de toutes les régions d'Espagne ont défilé samedi dans les rues de Madrid contre la politique du gouvernement Rajoy. Des affrontements avec les forces de l'ordre ont fait des dizaines de blessés dans la soirée. Ils dénoncent "l'urgence sociale". Des dizaines de milliers de manifestants venus de toutes les régions d'Espagne ont défilé, samedi 22 mars, à Madrid, pour réclamer la fin de la politique d'austérité du gouvernement Rajoy - imposée par l'Union européenne. Certains manifestants de cette "marche de la dignité" avaient traversé le pays et parcouru à pied des centaines de kilomètres pour venir crier leur mécontentement. Agitant des drapeaux, une immense foule a envahi le centre de la capitale pour le plus grand défilé organisé depuis ceux de 2012. Tous avaient le sentiment d'une grande injustice.

Les manifestants s'indignaient de payer le marasme économique, les déficits publics et le sauvetage bancaire européen de plus de 40 milliards tandis que, selon eux, les responsables de l'explosion de la bulle immobilière, de la corruption et des abus bancaires continuent de s'enrichir. Comme un symbole, un gigantesque doigt d'honneur a surgi de la foule. "Le peuple se réveille. C'est fini la fête", assurait une pancarte accrochée au doigt. "Nous voulons du travail. Nous ne pouvons pas accepter que des millions de personnes au chômage doivent retourner chez leurs parents", a lancé Jorge Balbas, un chômeur de 24 ans de Burgos (nord) rappelant que plus d'un jeune actif espagnol sur deux est au chômage. En fin de soirée, des affrontements entre protestataires et forces de l'ordre ont éclaté. La police a chargé à plusieurs reprises et tiré des balles en caoutchouc contre des jeunes qui jetaient des projectiles, montaient des barricades, cassé les vitrines des banques et enflammé des poubelles. Les incidents ont fait 71 blessés légers dont 30 policiers et 41 manifestants, selon les services de secours Samur, précisant que 13 personnes avaient été hospitalisées. La police a interpellé 17 personnes. L'austérité sans précédent appliquée par le gouvernement depuis son arrivée fin 2011 a donné lieu à deux grèves générales en 2012, avec des centaines de milliers de personnes dans la rue. La mobilisation s'est ensuite essoufflée, dans un pays asphyxié par la récession, la crise de l'emploi et un plan d'économies de 150 milliards d'euros.

Posté par rusty james à 22:46 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

2016 :Les banques en difficulté pourront ponctionner les comptes de leurs clients pour se refaire

292309_502252293136768_1468810177_n

Jesus-Bankers-Temple

Ce n'est plus une utopie : L'Europe l'a acté : Les banques en difficulté pourront ponctionner les comptes de leurs clients pour se refaire, exactement comme à Chypre en mars dernier. Faut-il se précipiter à la banque et vider son compte ? Rassurez vous : cela n'arrivera pas avant 2016. Enfin, seulement si...

 

Pour intervenir en Centrafrique il aura fallut à la France trois bons mois pour obtenir un feu vert du Conseil de Sécurité de l'ONU. Ce qui est rapide. François Hollande a beau ne plus vouloir que la France soit le gendarme de l'Afrique, on ne peut pas pour autant jeter le famas dans le fossé et tourner le dos aux massacres. D'où le la Libye, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Centrafrique, le tout en quatre ans et deux présidents.

Pour sauver des banques, ou mieux, le système bancaire mondial, la théorie voudrait qu'il faille des mois ou des années, vu le nombre de protagonistes impliqués. Seulement voilà : des hommes des femmes et des enfants qui se font massacrer peuvent attendre. L'économie mondiale, non. Si demain, une nouvelle crise -probable, malheureusement - survient, et que les banques - sûrement - se retrouvent à nouveau en première ligne, les chefs d'Etat des grands pays industrialisés qui représentent 80 % de l'économie mondiale - en gros, le G20 - n'auront que quelques heures pour intervenir.En ce sens, l'accord conclu au niveau européen le 11 décembre dernier est une bonne chose. La directive en cours de préparation, et qui s'appliquera à compter de janvier 2016, prévoit le mécanisme dit de "bail-un", par opposition au "bail-out". Bail-in, bail-out kesako ? Le bail-out, c'est ce qui a été fait en 2008, quand les Etats sont venus au secours de leurs banques, en leur prêtant massivement de l'argent, en entrant à leur capital, ou carrément en les nationalisant. C'est l'argent public (du moins, la garantie apportée par les Etats qui ont emprunté pour refinancer les banques) qui a sauvé les banques. Il n'a fallut que quelques heures pour décider  des modalités du (des) sauvetage(s). Quelques jours pour les mettre en oeuvre. 

Mais voilà : en l'état des finances publiques, et surtout de leurs taux d'endettement, les Etats ne veulent plus prendre le risque de devoir à nouveau intervenir pour sauver les banques, et risquer de "partir avec l'eau du bain" comme dit le proverbe américain. En 2016, donc, ce seront les actionnaires des banques, puis, les détenteurs d'obligations, et enfin, les déposants, qui seront mis à contribution. 
Si vous n'êtes pas sûrs d'avoir bien compris, voici en substance ce qui se passera "le jour où" les banques seront en difficulté : Constatant l'impasse dans laquelle la Banque Duchtruc se trouve, menaçant par contrecoup les banques Duchmol et Duchnou, les autorités décideront de chercher l'argent là où il se trouve. J'avoue ne pas avoir bien compris comment l'on irait pomper du cash aux détenteurs d'actions des banques en question, alors même que les cours des dites banques seront forcément en chute libre, voire suspendus. Peut-être en décrétant que tout détenteur de 10 actions ou obligations n'en détiendra plus que 9 ou 8, les autres servant, par leur revente, à apporter du cash à la banque. Mais qui en voudra ? Et quand ? 

Non, là où l'argent se trouve, si vous aviez encore un doute, c'est.. sur votre compte en banque. Et pour le coup, là, c'est facile. Le patron de la banque, équipé de son mot de passe de super administrateur, n'aura qu'à taper un ordre sur son ordinateur, et ponctionner les comptes de ses clients. De combien ? Le texte européen prévoit d'autoriser jusqu'à 8 % de "confiscation". Mais si cela ne suffit pas, et que la banque coule malgré tout ? Plutôt que de devoir honorer la garantie les dépôts bancaires, plafonnée à 100 000 euros, il sera bien plus rationnel pour l'Etat et les autorités bancaires d'autoriser une confiscation par palîers.. comme à Chypre.

 

A Chypre, les dépots supérieurs à 100 000 euros ont été  taxés à .... 37,5 %, et dans certains cas (origines des fonds douteuses et placement sur des produits d'épargne vendus par la banque dont le capital n'était pas garanti) jusqu'à 60 %. Nul doute que de 8 %, le plafond autorisé par l'accord européen, on n'hésitera pas à monter à 10, 15, ou 20. Ou, moins douloureux, à passer deux fois, à quelques semaines d'écart, tout en bloquant les sorties de cash entre les deux. 

 Prévoir un plan de sauvetage pour les banques est évidemment responsable. Mais là où le bat blesse, c'est que les règles de fonctionnement des dites banques n'ont, elles, pas vraiment évoluées. La manière dont les banques prennent des risques, d'un côté, pour faire de "l'argent facile", on parle de spéculation financière, et de l'autre, ne jouent pas leur rôle dans l'économie réelle, refusant de financier les entreprises et l'innovation est choquante.

 Dans une grande banque, quelques centaines de personnes - pour ne pas dire quelques dizaines - jouent avec l'argent des millions de clients en le plaçant sur les marchés sur des produits à haut rendement, mais à fort risque. Et dans le même temps, les milliers de conseillers bancaires, conseillers d'entreprises comme de particuliers, rechignent à accorder un prêt car les règles de prise de risque de la banque ont changées... On préfere espérer gagner 50 % (ou les perdre) sur un placement, que de n'en gagner 3 ou 4, avec un risque pourtant très limité, alors même que c'est la fonction première de la banque, accompagner l'économie réelle, et non pas jouer avec des milliards avec des ordinateurs ultra-puissants sur des marchés boursiers virtuels.

 En 2016, voire avant, votre compte en banque pourra servir à sauver une banque dont les turpitudes dans l'économie virtuelle auront précipité sa chute. A vous de voir si vous vous sentez solidaire.

Pole emploi autorisé à consulter vos comptes bancaires

Pôle-Emploi-File-dattente-680x365

Un arrêté du 17 octobre dernier, publié ce matin au Journal officiel, ajoute Pôle Emploi à la liste des organismes autorisés à interroger les informations contenues dans le Fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba), qui recense l’ensemble des comptes bancaires ouverts en France, et leurs titulaires.

Le Ficoba a pour objet de fournir à certaines personnes et organismes habilités, dans le cadre de l’exercice de leurs missions, des informations sur les comptes bancaires ouverts en France. Il recense ainsi, selon la Cnil, plus de 80 millions de particuliers, français ou non, qui détiennent au moins un compte (courant, d’épargne, etc.) en France. De même source, la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui détient et gère le fichier, traite chaque année environ 100 millions de déclarations de comptes. Les droits d’accès à ce fichier particulièrement sensible (1) sont évidemment strictement encadrés. Son fonctionnement est notamment régi par l’arrêté du 14 juin 1982 « relatif à l’extension d’un système automatisé de gestion du fichier des comptes bancaires ».

Qui peut consulter le fichier ? En premier lieu, évidemment, les agents du fisc, des douanes, de la répression des fraudes et de Tracfin, afin de lutter contre la fraude fiscale et le blanchiment. C’est aussi le cas de la police judiciaire, dans le cadre de la lutte contre le travail clandestin. La Banque de France y a également accès, pour gérer les interdictions de chéquier, et leurs levées. Les établissements de crédit, plus généralement, peuvent depuis peu l’interroger, dans le cadre de la lutte contre la double détention de produits d’épargne réglementée, comme le Livret A. Enfin certains organismes, comme la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou les différentes caisses de retraites, qui ont en commun de verser des prestations au public, sont aussi habilités.

A cette longue liste s’ajoute désormais un nouvel organisme : Pôle Emploi. Un arrêté du 17 octobre 2013, publié ce matin, lui ouvre en effet le droit de consulter Ficoba, afin d’obtenir les informations nécessaires à l’exercice de sa mission, et dans la mesure où il le juge nécessaire. Pour mémoire, l'article L152 du Livre des procédures fiscales autorise notamment Pôle Emploi à exercer ce droit pour apprécier les conditions d'ouverture et de maintien de droits pour un demandeur d’emploi, pour calculer les indemnités auxquelles il peut prétendre ou encore pour obtenir le recouvrement de prestations indûment versées.

(1) Il recense, pour chaque compte déclaré, le nom et l’adresse de l’établissement qui le détient, le numéro et la nature du compte, la date d’ouverture et/ou de fermeture et le nom, la date et le lieu de naissance, l’adresse des titulaires.

Mise à jour (31 octobre 2013) - A la suite de la publication de l'article, Pôle Emploi nous a fait parvenir la précision suivante : « Tous les agents n’auront pas cet accès à ce fichier, seuls les auditeurs de la prévention des fraudes pourront y accéder et seulement si il y a une suspicion de fraude. La consultation de ce fichier est en effet d’un usage très strict et contrôlé. Par ailleurs, le fichier Ficoba ne renseigne que l’identité des personnes et les comptes qu’ils possèdent, mais aucune information concernant ni le solde ni les mouvements qui y sont opérés. »

Posté par rusty james à 22:57 - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,


230 milliards d’euros de pertes éventuelles pour les seuls établissements espagnols et italiens

336807_un-euro-et-le-drapeau-espagnol

LUXEMBOURG (Reuters) – La zone euro s’apprête à débattre lundi à Luxembourg de la manière de raccommoder son secteur bancaire qui subira l’année prochaine de nouveaux examens de santé qui risquent de dévoiler de nouvelles pertes pour l’industrie européenne du crédit.

Personne ne sait avec exactitude à combien s’élèvent les perte potentielles des banques européennes, mais le Fonds monétaire international a donné quelques indices ce mois-ci en évoquant 230 milliards d’euros de pertes éventuelles pour les seuls établissements espagnols et italiens au cours de deux prochaines années.

Alors que les Etats-Unis ont demandé il y a cinq ans déjà à leurs banques d’adopter de nouvelles normes pour rassurer les investisseurs, l’Europe cherche encore comment remettre de l’ordre dans ses banques.

"L’efficacité de la démarche dépendra des mesures qui seront mises à disposition pour recapitaliser les banques, notamment grâce à des contributions publiques", a déclaré la semaine dernière le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi.

La zone euro a déjà effectué deux cycles de tests de résistance qui n’ont, de l’avis de beaucoup d’observateurs, pas servi à grand-chose. On leur reproche notamment d’avoir validé les comptes des banques irlandaises quelques mois à peine que leur situation de dégrade jusqu’à conduire l’Irlande au bord de la faillite.

Les nouveaux examens qui seront réalisés par la Banque centrale européenne sont présentés comme une dernière chance pour que la zone euro au moment où elle tente de mettre sur pieds une union bancaire.

"Nous devons trouver une solution aujourd’hui", a prévenu Michel Barnier, commissaire européen chargé de la régulation financière. "La prochaine crise financière ne nous attendra pas."

Parmi les obstacles qui se posent sur la route de la zone euro figurent les divergences entre pays. La Grande-Bretagne refuse par exemple de valider le premier pilier de l’union bancaire qui prévoit une supervision du secteur par la BCE.

Avant de prendre en charge la supervision des banques, la BCE examinera la santé financière d’environ 130 banques et cette question sera au coeur des débats qui s’ouvriront lundi.

Les pays devront déterminer comment combler les bilans des banques en particulier dans des pays comme l’Espagne ou l’Italie.

Si Madrid et Rome aimeraient sans doute pouvoir accéder facilement au fonds de sauvetage permanent de la zone euro, d’autres pays, comme la Finlande ou l’Allemagne, ont dit souhaiter que chaque pays règle de lui même les difficultés de ses banques nationales.

Il est probable que les actionnaires, les créanciers et les déposants les plus aisés seront mis à contribution comme ce fut le cas lors du sauvetage du secteur bancaire chypriote.

Mais si ces efforts se révélaient insuffisants, les gouvernements risquent de devoir en dernier lieu mettre eux aussi la main à la poche.

John O’Donnell et Robin Emmott

Nicolas Delame pour le service français /// http://www.boursorama.com/actualites/l-eurogroupe-une-nouvelle-fois-au-chevet-de-ses-banques-b0fff7a65bf4a86b9a6d99e54977630f

Posté par rusty james à 21:01 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Le cartel de la réserve fédérale: les franc-maçons et la maison Rothshchild .

 

464769_la-banque-centrale-americaine-fed





par Dean Henderson



 Le cartel de la réserve fédérale: les huit familles


En 1789, Alexandre Hamilton devint le premier secrétaire au trésor (NdT: ministre des finances) des Etats-Unis d’Amérique. Hamilton était un des nombreux pères fondateurs qui étaient franc-maçons. Il avait des relations étroites avec la famille Rothschild, qui était propriétaire de la Banque d’Angleterre et était le leader du mouvement franc-maçon européen. Georges Washington, Benjamin Franklin, John Jay, Ethan Allen, Samuel Adams, Patrick Henry, John Brown, et Roger Sherman étaient tous franc-maçons. Roger Livingston aida Sherman et Franklin a écrire la déclaration d’indépendance des Etats-Unis. Il donna à George Washington ses voeux de prises de fonction alors qu’il était le grand maître de la grande loge maçonnique de New York. Washington lui-même était le grand maître de la loge de Virginie. Des généraux de la révolution américaine, 33 étaient des franc-maçons.

Ceci était très symbolique puisque les maçons du 33ème degré deviennent Illuminés. [1]Les pères fondateurs populistes emenés par John Adams, Thomas Jefferson, James Madison et Thomas Paine, dont aucun d’entr’eux n’était franc-maçon, voulaient couper complètement les ponts avec la couronne britannique, mais furent subjugués par la faction maçonnique emenée par Washington, Hamilton et le grand maître de la loge St Andrews de Boston, le général Joseph Warren, qui voulurent “défier le parlement, mais rester loyal à la couronne.” La loge St Andrews était au cœur de la franc-maçonnerie du nouveau monde et commença à distribuer des degrés de chevaliers du temple en 1769.[2]

Toutes les loges maçonniques américaines sont jusqu’à aujourd’hui garanties par la couronne britannique, qu’elles servent en tant que centre de renseignement global et de réseau de contre-révolution et de subversion. Leur initiative la plus récente est le programme maçonnique d’identification infantile (NdT:CHIP pour Child Identification Program). D’après Wikipedia, les programmes CHIP donnent l’opportunité aux parents de créer gratuitement un kit de matériaux d’identification de leur enfant. Ce kit contient une carte avec les empreintes digitales, une description physique, une vidéo, un DVD de l’enfant, une impression dentaire et un échantillon d’ADN.

Le premier congrès continental se rassembla à Philadelphie en 1774 sous la présidence de Peyton Randolph, qui succéda à Washington comme grand maiitre de la loge de Virginie. Le second congrès eut lieu en 1775 sous la présidence du franc-maçon John Hancock. Le frère de Peyton, William, lui succéda comme grand maître de la loge et devint le chef de file des supporteurs de la centralisation et du fédéralisme à la première convention de 1787. Le fédéralisme qui est au cœur de la constitution américaine est identique au fédéralisme exprimé dans la constitution franc-maçonne anderson de 1723. William Randolph devint le premier ministre de la justice de la nation et secrétaire d’état de Georges Washington.

Sa famille retourna en Angleterre, loyale à la couronne. John Marshall, le premier juge de la cour supême de la nation était aussi un franc-maçon.[3]

Quand Benjamin Franklin voyagea en France pour trouver un financement pour les révolutionnaires américains, tous ses meetings eurent lieu dans les banques Rothschild. Il passa des contrats d’armement avec le franc-maçon allemand le baron Von Steuben. Ses comités de correspondance opéraient au travers des couloirs de communication maçoniques et étaient en parallèle d’un réseau d’espionage britannique.

En 1776, Franklin devint le de facto ambassadeur en France. En 1779, il devînt le grand maître de la loge française des Neuf Sœurs, à laquelle appartenaient John Paul Jones et Voltaire. Franklin était aussi un membre de la plus secrète loge royale des commandeurs du temple ouest de Carcassonne, dont un des membres était Frederick Prince de Galles. Tandis qu’il prêchait la tempérance aux Etats-Unis, il s’encanaillait allègrement avec ses frères de loge en Europe. Franklin servit de 1750 à 1775 comme receveur général, un rôle souvent relégué aux espions britanniques.[4]

Avec le financement de Rothschild, Alexandre Hamilton fonda deux banques à New York, dont la banque de New York.[5] Il mourut dans un duel au pistolet avec Aaron Burr, qui fonda la banque de Manhattan avec l’aide financière de Kuhn Loeb. Hamilton épitomisait le dédain que les huit familles vouaient au commun des gens en disant: “Toutes les communautés se divisent entre le peu et le nombreux. Les premiers sont les riches et les bien-nés, les autres la masse du peuple… Les gens sont turbulents et changent sans cesse; ils ne peuvent bien juger que très rarement. Il faut donc donner à la première classe une part distinctive et permanente du pouvoir. Ils équilibreront le manque de stabilité de la seconde classe.”[6]

Hamilton ne fut que le premier d’une série de huit familles inféodées à devenir secrétaire au trésor (NdT ministre des finances). Plus récemment, le secrétaire au trésor de Kennedy était Douglas Dillon, venant de la famille Dillon Read (maintenant partie de UBS Warburg). Les secrétaires de Nixon David Kennedy et William Simon provenaient respectivement de la banque continentale de l’Illinois (maintenant sous contrôle de la Bank of America) et Salomon Frères (aujourd’hui partie de Citigroup). Le secrétaire au trésor de Carter Michaël Blumenthal venait de Goldman Sachs, celui de Ronald Reagan, Donald Regan, venait de Merill Lynch (maintenant Bank of America), celui de Bush père Nicholas Brady venait de Dillon Read (UBS Warburg), les deux secrétaires au trésor de Clinton et de Bush fils, respectivement Robert Rubin et Henry Paulson venaient de Goldman Sachs; Tim Geithner sous Obama venait de Kissinger Associates et ancien président de la banque fédérale de New York.

Thomas Jefferson a toujours défendu l’idée que les Etats-Unis devaient avoir une banque centrale publique de telle sorte que les monarques européens et les aristocrates ne puissent pas utiliser l’impression de la monnaie pour contrôler les affaires de la nation. Jefferson visionnairement déclara: “Un pays qui attend de rester ignorant et libre, attend ce qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Il n’y a pas un roi sur cent qui, s’il le pouvait, ne suivrait pas l’exemple des pharaons en prenant d’abord tout l’argent du peuple, puis toutes les terres pour faire du peuple et de ses enfants ses serviteurs à tout jamais… Les établissements banquiers sont plus dangereux que les armées ennemies. Ils ont déjà levé une aristocratie de l’argent.” Jefferson observa la prise de contrôle des Etats-Unis par la conspiration euro-bancaire, pesant dans la balance il déclara: “des actes de tyrannie simple peuvent être attribués à la conjoncture du moment, mais une série d’oppressions a débuté à un moment précis et de manière inaltérable au cours des changement de ministères et qui prouve de manière trop évidente le plan systémique de nous réduire tous en esclavage.”[7]

Mais les arguments de Hamilton sponsorisés par Rothschild en faveur d’une banque centrale états-unienne privée l’emportèrent. En 1791, la Banque des Etats-Unis (NdT que nous nommerons dorénavant ici BEU) fut fondée, avec les Rothschilds comment actionnaires principaux. La charte de la banque devait expirer en 1811. L’opinion publique était en faveur de révoquer la carte et de la remplacer par une banque centrale publique de type jeffersonien. Le débat fut repoussé alors que la nation fut plongée par les banquiers européens dans la guerre de 1812. Dans un climat de peur et de détresse économique, la charte de la BEU fut renouvelée jusqu’en 1816.

Old Hickory, Honest Abe & Camelot

En 1828, Andrew Jackson se présenta à la présidence des Etats-Unis. Tout au long de sa campagne électorale, il fustigea les banquiers internationaux qui contrôlaient la BEU. Jackson râlait: “Vous êtes un nid de vipères. J’ai l’intention de vous exposer et par dieu éternel, je vais vous extirper de là. Si le peuple comprenait le niveau d’injustice amené par notre système bancaire, il y aurait une révolution avant demain matin.” Jackson gagna les élections et révoqua la charte de la BEU. “L’acte de la charte semble être basé sur l’idée éronnée que les actionnaires actuels de la banque ont un droit prescriptif sur non seulement les faveurs du gouvernement, mais aussi sur ses récompenses.. Pour leur profit, l’acte exclut le peuple américain de la compétition à l’achat de ce monopole. Les actionnaires actuels et ceux qui héritent de leurs droits en tant que successeurs, établissent un ordre privilégié, habillé de grande puissance politique et jouissent d’immense avangages pécuniers de par leur connexion avec le gouvernement. N’y aurait-il pas péril en la demeure si par les vertus d’un tel acte légal qui concentre l’influence dans les mains d’un directoire auto-élu, dont les intérêts s’identifient à ceux d’actionnaires étrangers; N’y aurait-il pas sujet à trembler pour l’indépendance de notre pays en guerre… pour contrôler notre monnaie, recevoir nos budgets publics et retenir l’indépendance de milliers de nos citoyens; ceci serait plus dangereux et plus formidable que la puissance militaire et navale de l’ennemi. Il est regrettable que les riches et puissants plient trop souvent pour leur seul profit les actes du gouvernement… Pour rendre les riches plus riches et plus puissants. Beaucoup de nos riches citoyens ne sont pas satisfaits de la protection égalitaire et des bénéfices égaux, ils nous ont en revanche induit à les rendre plus riches par actes du congrès. J’ai rempli mon devoir envers mon pays.”[8]

Le populisme prévalut et Jackson fut ré-élu. En 1835, il fut la cible d’une tentative d’assassinat. Le tireur était un certain Richard Lawrence qui confessa qu’il “était en contact avec des puissances en Europe”.[9]

En 1836, Jackson refusa toujours de renouveler la charte de la BEU. Sous son mandat, la dette nationale états-unienne revînt à zéro pour la première et dernière fois de l’histoire de notre nation. Ceci rendît furieux les banquiers internationaux, qui dérivent une grosse partie de leurs revenus du repaiement des intérêts de la dette des nations. Le président de la BEU Nicholas Biddle coupa le robinet des fonds au gouvernement états-uniens en 1842, plongeant le pays dans une dépression économique. Biddle était un agent de la banque de Paris Jacob Rothschild.[10] De plus, la guerre avec le Mexique fut également déclanchée contre Jackson. Quelques années plus tard, la guerre civile fut déclanchée avec les banquiers de Londres finançant le Nord et les banquiers de France finançant le Sud.

La famille Lehman fit une fortune en passant des armes au Sud et du cotton au Nord. En 1861, les Etats-Unis étaient de nouveau endettés de 100 millions de dollars. Le nouveau président Abraham Lincoln se joua lui aussi des banquiers européens en faisant imprimer les fameux “Lincoln Greenbacks” pour payer les factures de l’armée du Nord.

Le journal des Rothschild “Times of London” écrivit: “Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. Ce gouvernement doit être détruit ou il va détruire toutes les monarchies de la planète.”[11]

Le Périodique, pamphlet des euro-banquiers “Hazard Circular” fut dénoncé par les populistes en colère. Le périodique déclarait: “La grande dettre que les capitalistes vont créer est faite de la dette générée par la guerre et doit être utilisée pour contrôler la valeur de la monnaie. Pour ce faire, des bons du trésor doivent être imprimés et utilisés comme base bancaire. Nous attendons maintenant le secrétaire au trésor Salmon chase qui doit faire cette recommandation. Cela ne permettra pas de faire circuler les greenbacks comme monnaie, car nous ne pouvons pas contrôler cela. Nous contrôlons les bons du trésor et à travers eux le système bancaire.” La loi sur la banque nationale de 1863 réinstaura la banque privée centrale américaine et des bons de guerre de Chase furent émis. Lincoln fut ré-élu l’année suivante, jurant de répudier cette loi après avoir pris ses fonctions en 1865. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, Lincoln fut assassiné au théâtre Ford par John Wilkes Booth. Booth avait des connexions importantes avec les banquiers internationaux. Sa petite fille écrivit un livre “Cet acte fou” qui décrit dans le détail les relations de Booth et ses contavts avec “de mystérieux européens” juste avant l’assassinat de Lincoln.

Après avoir tiré sur Lincoln, Booth fut aidé par des membres d’une société secrète connue sous le nom de Chevaliers du Cercle Doré (CCD). Cette société avait d’étroites relations avec la société française des saisons, qui produisit Karl Marx. CCD ont fomenté beaucoup de la tension qui causa la guerre civile et le président Lincoln avait ciblé particulièrement ce groupe. Booth était membre des CCD et était connecté par le truchement du secrétaire d’état de la confédération Judah Benjamin à la maison des Rothschild. Benjamin s’enfuit en Angleterre après la guerre civile. [12]

Près d’un siècle après l’assassinat de Lincoln pour a voir fait imprimer les greenbacks, le président John F. Kennedy se trouva lui aussi sous les feux des huit familles.

Kennedy avait annoncé une “descente” sur les paradis fiscaux et proposa une augmentation des impôts pour les grandes compagnies minières et pétrolières. Il supportait l’élimination des vides juridiques qui permettaient l’évasion fiscale des super-riches. Ses politiques économiques furent publiquement attaquées par le magazine “Fortune”, le Wall Street Journal et à la fois David et Nelson Rockefeller. Même le propre secrétaire au trésor de Kennedy Douglas Dillon, qui venait de la banque d’affaires Dillon Read (UBS Warburg) s’opposa aux propositions de Kennedy. [13]

Le destin de Kennedy fut scellé en Juin 1963 quand il autorisa l’impression par son département du trésor de la somme de 4 milliards de dollars dans une tentative de contre-balancer le taux d’intérête usurier pratiqué par la clique des banquiers internationaux en contrôle de la banque privée de la réserve fédérale. La femme de Lee Harvey Oswald, qui fut abattu par Jack Ruby, lui-mème abattu, dit à l’écrivain A.J. Weberman en 1994: “La réponse à l’assassinat de Kennedy est à chercher avec la banque fédérale. Ne sous-estimez pas ceci. Il est faux de blâmer l’assassinat sur Angleton et la CIA seulement. Ils ne sont qu’un doigt de la même main. Les gens qui fournissent l’argent sont au dessus de la CIA.”[14] Dû au zèle du nouveau président Lyndon Johnson qui de suite hypertrophia la guerre du Vietnam, les Etats-Unis s’enfoncèrent bien plus dans la dette. Ses citoyens furent terrorisés à garder le silence. S’ils peuvent tuer le président; ils peuvent tuer n’importe qui.

La maison Rothschild

La maison hollandaise des Orange fonda la Banque d’Amsterdam en 1609 comme étant la première banque centrale de l’histoire mondiale. Le prince William d’Orange se maria dans la maison anglaise des Windsor, prenant pour épouse Marie, la fille du roi James II. La confrérie de l’ordre d’Orange, qui a fomentée récemment la violence protestante en Irlande du Nord, mit William III sur le trône d’Angleterre d’où il régna sur à la fois l’Angleterre et la Hollande. En 1694, William III fît alliance avec l’aristocratie britannique pour lancer officiellement la Banque d’Angleterre. La vieille dame de la rue du chas d’aiguille, comme est connue la Banque d’Angleterre, est entourée de murs de 9 mètre de haut. Trois étages en dessous est stocké la réserve d’or la plus importante au monde.[15]

Les Rothschilds et leurs partenaires consanguinement dégénérés des huit familles prirent le contrôle graduellement de la banque d’Angleterre. L’établissement quotidien de la valeur de l’or à Londres s’effectua à la banque N.M. Rothschild jusqu’en 2004. Comme l’assistant gouverneur de la banque d’Angleterre Georges Blunden le fit remarqué: “La peur est ce qui rend la puissance de la banque si acceptable. La banque est capable d’exercer son influence quand les gens sont dépendants de nous et ont peur de perdre leurs privilèges, ou quand ils ont peur.”[16]

Mayer Amschel Rothschild vendit les mercenaires allemands hessiens du gouvernement britannique pour combattre contre les révolutionnaires américains, envoyant les dividendes à son frère Nathan à Londres, où la banque Nathan and Meyer Rothschild & fils (NdT: connue sous le vocable N.M Rothschild) était établie. Mayer était un élève sérieux de Cabala et commença sa fortune avec de l’argent sous-tiré d’un administrateur royal de William IX opérant dans la région du Hesse-Kassel et un franc-maçon connu.

Barings, contrôlée par Rothschild, domina le commerce de l’opium chinois et des esclaves africains. Il finança l’achat de la Louisianne (NdT: à Napoléon). Quand plusieurs états refusèrent de payer leurs dettes, Barings soudoya Daniel Webster pour faire des discours prônant le repaiement des dettes. Les états tinrent leur ligne de refus, et en 1842, la maison rothschils coupa le robinet d’argent plongeant les états-unis dans une dépression. Il a souvent été dit que la fortune des Rothschilds dépendaient de la banqueroute des nations. Mayer Amschel Rothschild déclara: “Je ne m’intéresse pas de savoir qui contrôle les affaires d’une nation, aussi loin que je puisse contrôler sa monnaie.”

La guerre ne fut pas néfaste à la fortune familiale non plus. La maison des Rothschild finança la guerre de Prusse, la guerre de Crimée et la tentative britannique de saisir le canal de Suez aux Français. Nathan Rothschild fît un gros pari financier sur Napoléon à la bataille de Waterloo, tout en finançant également la campagne péninsulaire du duc de Wellington contre ce même Napoléon. Les deux guerres aux Etats-Unis contre le Mexique et la guerre civile, furents de véritables mines d’or pour la famille.

Une biographie de la famille Rothschild mentionne une réunion à Londres où un “syndicat banquier international” décida de monter le Nord contre le Sud des Etats-Unis comme partie intégrante de la stratégie du “diviser pour mieux régner”. Le chancelier allemand Otto Von Bismark dit une fois: “La division des Etats-Unis en des fédérations de force égale fut décidée bien avant la guerre civile. Les banquiers craignaient que les Etats-Unis décoivent leur domination financière du monde. La voix des Rothschilds prévalut.” Le biographe de la famille Derek Wilson dit que la famille était le banquier officiel européen pour le gouvernement Etats-Unien et un grand supporteur de la BEU.[17]

Un autre biographe Neill Fergusson nota un “vide subatantiel et non expliqué” dans la correspondance des Rothschilds entre 1854 et 1860. Il a dit que toutes les copies des lettres émanant des Rothschilds de Londres pendant la période de la guerre civile américaine “furent détruites sur ordre de partenaires successifs”.[18]

Des troupes françaises et britanniques avaient encerclé les Etats-Unis au faîte de la guerre civile. Les britanniques envoyèrent 11 000 soldats au Canada, contrôlé par la couronne britannique et qui protégeait les agents confédérés. Napoléon III de France installa un membre de la famille autrichienne des Hapsbourg L’archiduc Maximilien comme empereur marionnette de Mexique, où les troupes françaises se massèrent à la frontière du Texas. Seule l’envoi et le déploiement à la 25ème heure de deux navires de guerre russes par le Tsar Alexandre II allié des Etats-Unis en 1863, empêcha une re-colonisation des Etats-Unis.{19]

La même année le Chicago Tribune écrivît: “Belmont (Auguste Belmont était un agent des Rothschilds et avait une course de chevaux de la triple couronne nommée après lui) et les Rothschilds… qui ont acheté les bons de guerre confédérés…”

Salmon Rothschild dit de Lincoln mort: “Il rejette toute forme de compromis. Il a l’apparence d’un paysan et ne peut raconter que des histoires de bars.” Le baron Jacob Rothschild était tout aussi flatteur à l’égard des citoyens américains, il commenta un jour au ministre états-unien envoyé en Belgique Henry Sanford à propos du plus du demi million de citoyens américains qui moururent lors de la guerre civile: “Quand votre patient est désespérément malade, vous essayez des mesures désespérées, y compris les saignées.” Salmon et Jacob ne faisaient que continuer une tradition familale. Quelques générations auparavant Mayer Amschel Rothscild avait dit à propos de sa stratégie d’investissement: “Lorsque les rues de Paris sont inondées de sang… J’achète.”[20]

Les fils de Mayer Rothschild étaient connus sous le nom des cinq de Francfort.

Le plus vieux Amschel, s’occuppa de la banque de Francfort avec son père, tandis que Nathan géra les affaires de Londres. Le plus jeune Jacob fut envoyé à Paris, tandis que Salomon dirigea la branche de Vienne et Karl celle de Naples. L’écrivain Frederick Morton estime que dès 1850, les Rothschilds pesaient 10 milliards de dollars.[21] Quelques chercheurs pensent que leur fortune aujourd’hui s’élèverait à plus de cent mille milliards de dollars.

Les Warburgs, Kuhn Loebs, Goldman Sachs, Schiffs, Rothschilds, se sont mariés entr’eux et forment une heureuse famille bancaire. La famille Warburg qui contrôle la Deutsche Bank et la BNP se lia avec les Rothschilds en 1814 à Hambourg, tandis que la puissante Jacob Schiff des Kuhn Loeb partagea ses quartiers avec les Rothschilds dès 1785. Schiff immigra aux Etats-Unis en 1865. Il joignit ses forces avec Abraham Kuhn et maria la fille de Salomon Loeb. Loeb et Kuhn épousèrent les sœurs de l’un l’autre ainsi fut scellée la dynastie Kuhn-Loeb. Felix Warburg se maria avec la fille de Jacob Schiff. Deux fille Goldman marièrent deux fils de la famille Sachs, créant ainsi Goldman Sachs. En 1806, Nathan Rothschild maria la plus âgée des filles de Levi Barent Cohen, un financier de renom à Londres.[22] Ainsi Abby Joseph Cohen de Merill Lynch et le secrétaire à la défense de Clinton William Cohen, sont des descendants probables des Rothschilds.

Aujourd’hui, les Rothschilds sont à la tête d’une empire financier extensif, qui implique des parts importantes dans la plupart des banques centrales mondiales. Le clan d’Edmond de Rothschild possède la Banque Privée SA à Lugano en Suisse et la banque Rothschild AG de Zürich.

La famille de Jacob Lord Rothschild possède la puissante Rothschild Italia De Milan. Ils sont les membres fondateurs du club très exclusif des Iles à dix mille milliards de dollars, qui contrôle les géants industriels tels la Royal Dutch Shell, les industries chimiques impériales, la banque Lloyds de Londres, Unilever, Barclays, Lonrho, Rio Tinto Zinc, BHP Billiton et la branche DeBeers anglo-américain. Le club domine la distribution mondiale de pétrole, d’or, de diamants et de bien d’autres matières premières vitales.[23]

Le Club des Iles donne le capital du Quantum Fund NV de George Soros, qui fît des gains substantiels en 1988-99 après l’effondrement des monnaies en Thailande, Indonésie et Russie. Soros fut un actionnaire principal de la compagnie pétrolière de Georges W. Bush Harken Engergy. Le Club des Iles est dirigé par les Rothschilds et inclut la reine Elisabeth II d’Angleterre et d’autres aristocrates européens et membres de familles royales.[24]

L’entité dépositrice du plus de richesses pour les Rotshschilds aujourd’hui est peut-être la Rothschilds Continuation Holdings AG, une holding bancaire secrète, basée en Suisse. Vers la fin des années 1990, les tenants de l’empire global Rothschild étaient les barons Guy et Elie de Rothschild en France et Lord Jacob et Sir Evelyn Rothschild en Grande-Bretagne.[25]

Evelyn était le président de la revue “Economist” et un directgeur de DeBeers et IBM GB.

Jacob fut derrière la campagne d’Arnold Schwarzenegger pour les élections de gouverneur de Californie. Il prît contrôle des parts de Khodorkovsky avec Yokos Oil juste avant que le gouvernement russe ne l’arrête. En 2010, Jacob rejoignit Ruppert Murdoch dans un partenariat d’extraction pétrolier en Israël par Genie Energy, une compagnie subsidiaire de IDT Corporation.[26]

Quelques mois plus tard, Sarah Palin s’aloua les services de l’ex-PDG de IDT comme chef de personnel.[27]

Sarah Palin est-elle le choix de Rothschild pour 2012 ?



Article original en anglais : The Federal Reserve Cartel: Freemasons and The House of Rothschild publié le 2 juin 2011.

Traduction par Résistance 71.



Notes

[1] The Temple & the Lodge. Michael Bagent & Richard Leigh. Arcade Publishing. New York. 1989. p.259

[2] Ibid. p.219

[3] Ibid. p.253

[4] Ibid. p.233

[5] The Robot’s Rebellion: The Story of the Spiritual Renaissance. David Icke. Gateway Books. Bath, UK. 1994. p.156

[6] Democracy for the Few. Michael Parenti. St. Martin’s Press. New York. 1977. p.51

[7] Fourth Reich of the Rich. Des Griffin. Emissary Publications. Pasadena, CA. 1978. p.171

[8] Ibid. p.173

[9] Rule by Secrecy: The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids. Jim Marrs. HarperCollins Publishers. New York. 2000. p.68 [10] The Secrets of the Federal Reserve. Eustace Mullins. Bankers Research Institute. Staunton, VA. 1983. p.179

[11] Human Race Get Off Your Knees: The Lion Sleeps No More. David Icke. David Icke Books Ltd. Isle of Wight. UK. 2010. p.92

[12] Marrs. p.212

[13] Idid. p.139

[14] Ibid p.141

[15] Icke. The Robot’s Rebellion. p.114

[16] Ibid. p.181

[17] Rothschild: The Wealth and Power of a Dynasty. Derek Wilson. Charles Schribner’s Sons. New York. 1988. p.178

[18] The House of Rothschild. Niall Ferguson. Viking Press New York 1998 p.28

[19] Marrs. p.215

[20] Ibid

[21] “What You Didn’t Know about Taxes and the Crown”. Mark Owen. Paranoia. #41. Spring 2006. p.66

[22] Marrs. p.63

[23] “The Coming Fall of the House of Windsor”. The New Federalist. 1994

[24] “The Secret Financial Network Behind ‘Wizard’ George Soros”. William Engdahl. Executive Intelligence Review. 11-1-96

[25] Marrs. p.86

[26] “Murdoch, Rothschild Invest in Israeli Oil Shale”. Jerusalem Post. November 22, 2010

http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=25179 Page 6 of 7

The Federal Reserve Cartel: Freemasons and The House of Rothschild 6/9/11 11:48 AM

[26] “Murdoch, Rothschild Invest in Israeli Oil Shale”. Jerusalem Post. November 22, 2010

[27] “Sarah Palin hires chief of staff for PAC », Huffington Post. February 2011

Articles de Dean Henderson publiés par Mondialisation.ca

Posté par rusty james à 16:31 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

Le Film Anti- Musulmans est-il un prétexte pour cacher une false flag sur le systeme boursier mondiale ?

internet_11-300x225

Des banques américaines attaquées par des hackers islamistes

A la suite de la mise en ligne du film L'Innocence des musulmans, des hackers islamistes ont commencé à s'en prendre à des institutions financières américaines, réclamant le retrait de la vidéo, dans une forme de jihad « par l'épée » numérique.


Depuis la publication en ligne du film amateur et islamophobe L’Innocence des musulmans, des vagues de violence ont déferlé dans les pays à majorité musulmane, notamment contre les Etats-Unis. Depuis une semaine, le combat s’est déporté en ligne, où les grandes institutions et banques américaines essuient des attaques régulières en déni de service distribué, principalement sur leurs sites Web et leurs systèmes informatiques.
Dès le 19 septembre 2012, les services financiers du Centre de partage d’information et d’analyse (FS-ISAC), qui veillent à la sécurité des organismes financiers américains, sonnaient l’alarme, montant le risque d’attaque au niveau « haut ». Depuis, ils maintiennent le niveau d’alerte dans le rouge à « cause de récents renseignements au sujet d’attaques en déni de service distribué et autres cyberattaques contre les institutions financières ».
Il faut dire que la liste des établissements attaqués est importante : Bank of America, JP Morgan Chase, New York Stock Exchange (NYSE), US Bank, PNC et, dernièrement, la Wells Fargo, qui s’est d’ailleurs excusée sur son compte Twitter de la gêne occasionnée.
Il n’en fallait pas beaucoup plus pour que l’ineffable sénateur Joe Lieberman, à l’origine de CISPA et des premières versions très décriées du CyberSecurity Act 2012, monte au créneau dans une émission sur C-Span et pointe du doigt l’Iran

 

La raison de ce film c'est de créer une diversion en accusant les musulmans de s'etre vengés du film contre leur prophète,  en  faisant chuter les bourses   et ainsi cela permettra aux élites  de créer une monnaie unique et le  NWO en faisant porter le chapeau a l'iran ..Ordo Ab Chaos n'aynt pu agir avec les JO tellement l'information sur la toile avait été très rapide merci au défunt Rick clay qui a payé de sa vie sa divulgation, le plan a du changé en cours de route faisant passer les blogger du monde entier pour des paranos ,dans ce monde il vaut mieux l'etre , prevenir c'est guérir et comme par hasard vous verrez pulluler sur le net des menaces de pseudo groupes crées de toute pièce pour servir d'alibi, oui le film stupide etait un prétexte et fait partie d'un plan de cyber attaque d'envergure .......RJ

Encore une fois les musulmans passent pour les méchants comme les indiens dans les westerns qui les dépeignés comme de sauvages sanguinaires qui scalpaient femmes et enfants sans pitiée légétimant le massacre de près de 20 millions d'entre eux , les règles ne changent pas juste les joueurs .RJ

Efficaces et redoutables. L'ancien patron de la CIA ne disait-il pas que l'électron
est la munition du XXIème siècle ? Et quand il parlait d'électron, il pensait aux
électrons des ordinateurs, à l'ère de l'information.
Pour lui, les pirates sont les nouveaux guerriers de l'Amérique.
L'arme numérique est très utile dans le cadre d'une confrontation.

voici les messages qui circulent sur le web ils vont tous dans le même sens : cyber terrorisme islamique en préparation c'est bien on connait à l'avance les coupables au moins ils sont forts .......

Toulon cyber djihadiste terroriste islamiste site internet administrateur Al Qaïda Aqmi

Un cyber-islamiste basé à Toulon arrêté - Libération

L'homme est suspecté d'être le webmaster du site « Shomoukh Al-Islam ... vue de préparer des actes de terrorisme et financement d'une entreprise terroriste ».

Les banques ne parviennent pas à repousser la menace cybernétique - lati

 

Feds Préparez-vous à cyberterrorisme comme les menaces, anciennes Fade

Furtifs, des infiltrations inopinées constituent la plus grande menace

Par Joshua Philipp
 
 
www.theblaze.com/.../what-did-fbi-director-say-is-americas-no-1-thr...

Le directeur du FBI, Robert Mueller, a réitéré son témoignage devant le Comité sénatorial sur le renseignement en Janvier que les cyber-menaces dépasserait le terrorisme comme principale préoccupation du pays.

Menaces De Cyber Terror à Supplant Dangers Guerre froide...

www.bloomberg.com/.../threats-from-cyber-to-terror-supplant-cold-.

security.blogs.cnn.com/.../coping-with-the-persistent-threat-of-terror/

 

  les cyber attaques terroristes et biologiques... la menace de la diaspora musulmane

La menace iranienne Cyber aux États-Unis - George Washington...

www.gwumc.edu/.../Iran%20Cyber%20Testimony%204.2... - États-Unis

Le terrorisme islamique est la principale menace: la police suédoise - La section locale

www.thelocal.se/35970/20110906/

Portée mondiale: Les terroristes et l'Internet

les terroristes utilisent Internet comme une plate-forme pour lancer des cyber-attaques...(IRA) avait préparé la police pour la nouvelle menace posée par le terrorisme islamiste a déclaré,...

www.globalpolitician.com/161-terror-threats
Langue du texte original : anglais

Le Dark Web Of Terror Cyber - La menace ...Cyber terrorisme représente une facetteinconnues du terrorisme islamique extrême.

et lisez les journaux le ton ne changera guère .............

 


Possible 'False-Flag' Cyber-Attaque Financière par GoldenAwaken

Posté par rusty james à 07:14 - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

28 décembre 2011

SURPRENANTES REVELATIONS PROVENANT D’UN INITIE BANCAIRE SUISSE

bancaire-suisse1

L'identité de ce mystérieux banquier n’ayant pas été révélée, il ne nous est pas possible de garantir la fiabilité de l’intégralité de ses révélations, un bon nombre s’avérant néanmoins vérifiables et d’autres plus que plausibles au vu de ce que nous savons déjà.
Surprenantes révélations d’un initié bancaire suisse

Peter Odintsov
Moscou,
(entretien avec un banquier suisse effectué à Mosсou
Q: Pouvez-vous nous parler de votre implication dans le secteur bancaire suisse?
R: J’ai travaillé pour les banques suisses durant de nombreuses années. J’ai été désigné comme l’un des meilleurs directeurs de l’une des plus grandes banques suisses. Au cours de mon travail, j’ai été impliqué dans le paiement direct en espèces d’une personne qui a tué le président d’un pays étranger. J’étais à la réunion où il a été décidé de verser cet argent en espèces au tueur. Cela m’a donné des maux de tête dramatiques et a troublé ma conscience. Ce n’était pas le seul cas qui était vraiment mauvais, mais c’était le pire.
Il s’agissait d’une instruction de paiement à la commande de la part d’un service secret étranger écrite à la main, donnant l’ordre de verser une certaine somme à une personne qui a tué le chef suprême d’un pays étranger. Et ce n’était pas un cas isolé. Nous avons reçu plusieurs lettres manuscrites du même genre provenant de services secrets étrangers donnant des ordres de paiement en espèces, à partir de comptes secrets, pour financer des révolutions ou pour le meurtre de personnes. Je peux confirmer ce que John Perkins a écrit dans son livre « Confessions of an Economic Hit Man » (Les Confessions d’un assassin financier, voir également cette vidéo ). Il existe vraiment un tel système, et les banques suisses sont impliquées dans de tels cas.
Q: Le livre de Perkins est également traduit et disponible en russe. Pouvez-vous nous dire de quelle banque il s’agit et qui était responsable?
A: C’était l’une des trois plus grandes banques suisses de l’époque, et il s’agissait du président d’un pays du tiers monde. Mais je ne veux pas donner trop de détails, car ils vont me trouver très facilement si je donne le nom du président et le nom de la banque. Je risquerais ma vie.
Q: Vous ne pouvez nommer personne de la banque non plus?
R: Non je ne le peux pas, mais je peux vous assurer que s’est arrivé. Nous étions plusieurs personnes dans la salle de réunion. La personne en charge du paiement physique de l’argent est venue vers nous, et nous a demandé s’il était autorisé à effectuer le paiement d’une si grande quantité en espèces à cette personne, et l’un des administrateurs a expliqué l’affaire et tous les autres ont dit ok tu peux le faire.
Q: Est-ce arrivé souvent? S’agissait-il d’une sorte de caisse noire?
A: Oui. Il s’agissait d’un fonds spécial géré dans un endroit spécial de la banque, où toutes les lettres codées provenaient de l’étranger. Les lettres les plus importantes étaient écrites à la main. Nous devions les déchiffrer, et en elles se trouvait l’ordre de payer une certaine somme d’argent à partir des comptes pour l’assassinat de personnes, le financement de révolutions, le financement de grèves, le financement de toutes sortes de parties. Je sais que certaines personnes qui sont membres du Bilderberg ont été impliquées dans de tels ordres. Je veux dire qu’ils ont donné l’ordre de tuer.

Q: Pouvez-vous nous dire en quelle année ou décennie c’est arrivé?
A: Je préfère ne pas vous donner l’année précise, mais c’était dans les années 80.
Q: Ce travail vous posait-il problème?
A: Oui, un très gros problème. Je n’ai pas pu dormir pendant plusieurs jours, et à un moment donné, j’ai quitté la banque. Si je vous donne trop de détails, ils me retrouveront. Plusieurs services secrets à l’étranger, principalement de langue anglaise, ont donné des ordres pour financer des actes illégaux, y compris le meurtre de personnes par le biais des banques suisses. Nous avons dû payer sur les instructions de puissances étrangères pour le meurtre de personnes qui n’ont pas suivi les ordres du Bilderberg, ou du FMI, ou de la Banque mondiale par exemple.
Q: C’est une révélation des plus surprenantes que vous faites. Pourquoi ressentez-vous le besoin de le dire maintenant?
R: Parce que le Bilderberg se réunit en Suisse. Parce que la situation mondiale s’aggrave de plus en plus. Et parce que les plus grandes banques en Suisse sont impliquées dans des activités contraires à l’éthique. La plupart de ces opérations se situent hors bilan. C’est le multiple de ce qui est officiellement déclaré. Ce n’est pas vérifié et échappe à toute taxation. Les chiffres en jeu ont un grand nombre de zéros. Il s’agit de quantités énormes.
Q: Donc, ça se chiffre en milliards?
A: C’est beaucoup plus, il s’agit de milliers de milliards, totalement non contrôlés, illégaux, et se situant en dehors du système fiscal. Fondamentalement, il s’agit d’un vol au dépend de tout le monde. Je veux dire, la plupart des gens normaux paient des impôts et respectent les lois. Ce qui se passe ici va totalement à l’encontre de nos valeurs suisses, comme la neutralité, l’honnêteté, et la bonne foi. Dans les réunions auxquelles j’ai participé, les discussions allaient complètement à l’encontre de nos principes démocratiques. Vous voyez, la plupart des directeurs des banques suisses ne sont plus des locaux, se sont des étrangers, principalement anglo-saxons, américains ou britanniques, ils ne respectent pas notre neutralité, ils ne respectent pas nos valeurs, ils sont contre notre démocratie directe, ils utilisent juste les banques suisses pour leurs buts illégaux.
Ils utilisent d’énormes quantités d’argent créées à partir de rien, et ils détruisent notre société et détruisent les personnes dans le monde juste par cupidité. Ils cherchent le pouvoir et détruisent des pays entiers, comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, ou l’Irlande, et la Suisse sera l’un des derniers sur la liste. Et ils utilisent les chinois comme travailleurs esclaves. Et une personne comme Josef Ackermann, qui est un citoyen suisse, est le grand patron d’une banque allemande et il utilise son pouvoir pour assouvir sa cupidité et ne respecte pas les gens ordinaires. Il a de très nombreux procès en Allemagne, et maintenant aussi États-Unis. C’est un Bilderberger, et il ne se soucie pas de la Suisse ou de tout autre pays.
Q: Voulez-vous dire, que certaines de ces personnes que vous mentionnez seront présentes à la réunion du Bilderberg qui se tiendra en juin à Saint-Moritz?
A: Oui.
Q: Donc, ils sont actuellement à une position de pouvoir?
A: Oui. Ils ont d’énormes quantités d’argent disponibles, et les utilisent pour détruire des pays entiers. Ils détruisent notre industrie et la construisent en Chine. D’un autre côté, ils ont ouvert les portes de l’Europe à tous les produits chinois. La population active d’Europe gagne de moins en moins. Le but réel est de détruire l’Europe.
Q: Pensez-vous que la réunion du Bilderberg à St-Moritz a une valeur symbolique? Parce qu’en 2009, ils étaient en Grèce, en 2010 en Espagne, et regardez ce qui leur est arrivé. Cela signifie-t-il que la Suisse peut s’attendre à quelque chose de mauvais?
A: Oui. La Suisse est l’un des pays les plus importants pour eux, parce qu’il y a tant de capitaux ici. Ils se réunissent là parce qu’entre autres choses ils veulent détruire toutes les valeurs que la Suisse défend. Vous voyez, c’est un obstacle pour eux, n’étant pas dans l’UE ou l’Euro, pas totalement contrôlée par Bruxelles, et ainsi de suite. En ce qui concerne les valeurs, je ne parle pas des grandes banques suisses, car elles ne sont plus suisses, la plupart d’entre elles sont dirigées par des Américains. Je parle de l’esprit réel suisse que les gens ordinaires chérissent et maintiennent en place.
Bien sûr, ceci a une valeur symbolique, comme vous le dites, en ce qui concerne la Grèce et l’Espagne. Leur objectif est d’être une sorte de club d’élite exclusif qui dispose de tout le pouvoir, et le reste du monde est appauvri et abaissé.
Q: Pensez-vous que le but du Bilderberg est de créer une sorte de dictature mondiale, contrôlée par les grandes sociétés mondiales, où il n’y aura plus d’états souverains?
R: Oui, et la Suisse est le seul endroit avec une démocratie directe, et elle se trouve en travers de leur chemin. Ils utilisent le chantage du « too big to fail » (trop grande pour échouer), comme dans le cas d’UBS, pour plonger notre pays dans une grande dette, tout comme ils l’ont fait avec beaucoup d’autres pays. En fin de compte, peut-être qu’ils veulent faire avec la Suisse ce qu’ils ont fait avec l’Islande, avec toutes les banques et le pays en faillite.
Q: Et aussi la faire entrer dans l’UE?
R: Bien sûr. L’UE est sous la poigne de fer du Bilderberg.
Q: Qu’est-ce qui pourrait stopper ce projet selon vous?
A: Eh bien, c’est la raison pour laquelle je vous parle. C’est la vérité. La vérité est la seule voie. Braquer la lumière du projecteur sur cette situation, les exposer. Ils n’aiment pas être sous le feu des projecteurs. Nous devons créer la transparence dans le secteur bancaire et à tous les niveaux de la société.
Q: Ce que vous dites, c’est qu’il y a un bon côté à l’activité bancaire suisse, et qu’il y a quelques grosses banques qui utilisent abusivement le système financier pour leurs activités illégales.
A: Oui. Les grandes banques forment leur personnel avec les valeurs anglo-saxonnes. Elles leur apprennent à être avides et impitoyables. Et la cupidité détruit la Suisse et le reste du monde. En tant que pays, nous avons la majorité des banques opérant de la façon la plus correcte dans le monde, si vous regardez les petites et moyennes banques. C’est juste les grandes qui opèrent au niveau mondial qui sont un problème. Elles ne sont plus suisses, et ne se considèrent pas comme tel.
Q: Pensez-vous que ce soit une bonne chose que les gens exposent le Bilderberg et montrent qui ils sont vraiment?
A: Je pense que le cas Strauss-Kahn est une bonne opportunité pour nous, car il montre que ces gens sont corrompus, mentalement malades, tellement malades qu’ils sont pleins de vices, et ces vices sont tenus secrets sur leurs instructions. Certains d’entre eux comme Strauss-Kahn violent les femmes, d’autres sont sado masos, ou pédophiles, et beaucoup sont impliqués dans le satanisme. Quand vous allez dans certaines banques vous voyez ces symboles sataniques, comme à la Banque Rothschild à Zurich. Ces personnes sont contrôlées par le chantage en raison de leurs points faibles. Elles doivent suivre les ordres ou elles seront exposés, détruites, ou même tuées. La réputation de M. Strauss-Kahn n’est pas seulement tuée dans les médias de masse, il pourrait être littéralement tué aussi.
Q: Puisqu’Ackermann fait partie du comité directeur du Bilderberg, pensez-vous qu’il y dispose d’un rôle de décideur important?
A: Oui. Mais il y en a beaucoup d’autres, comme Lagarde, qui sera probablement la prochaine tête du FMI, également membre du Bilderberg, puis Sarkozy et Obama. Ils ont un nouveau plan pour censurer l’Internet, car l’Internet est encore libre. Ils veulent le contrôler et utiliser le terrorisme, ou quoi que ce soit d’autre, comme prétexte. Ils se pourraient même qu’ils planifient quelque chose d’horrible de façon à avoir une excuse.
Q: C’est donc votre crainte?
A: Ce n’est pas seulement une crainte, j’en suis certain. Comme je l’ai dit, ils ont donné l’ordre de tuer, ils sont donc capables de choses terribles. S’ils ont le sentiment de perdre le contrôle, comme dans le cas du soulèvement maintenant en Grèce et en Espagne, et peut-être que l’Italie suivra, alors ils peuvent monter un autre Gladio. J’étais proche du réseau Gladio. Comme vous le savez ils ont instigué le terrorisme payé avec l’argent américain pour contrôler le système politique en Italie et d’autres pays européens. En ce qui concerne l’assassinat d’Aldo Moro, le paiement a été effectué via le même système dont je vous ai parlé.
Q: Est-ce qu’Ackermann avait part à ce système de paiement dans une banque suisse?
A: (Sourire)… vous êtes le journaliste. Regardez sa carrière et à quelle vitesse il a atteint le sommet.
Q: Qu’est-ce qui peut être fait selon vous pour les neutraliser?
A: Eh bien il y a beaucoup de bons livres qui expliquent le contexte et mettent en relation les éléments, comme celui que j’ai mentionné par Perkins. Ces gens disposent vraiment d’assassins économiques qui sont payés pour tuer. Certains d’entre eux obtiennent leur argent via les banques suisses. Mais pas seulement, ils ont un système en place partout dans le monde. Et exposer au public ces gens qui sont prêts à tout pour garder le contrôle. Et je dis vraiment tout.
Q: Grâce à l’exposition nous pourrions les arrêter?
A: Oui, dire la vérité. Nous sommes confrontés à des criminels vraiment impitoyables, de grands criminels de guerre également. C’est pire que le génocide. Ils sont prêts et capables de tuer des millions de personnes juste pour garder le pouvoir et le contrôle.
Q: Pouvez-vous expliquer selon vous, pourquoi les médias de masse à l’ouest restent plus ou moins complètement silencieux à propos du Bilderberg?
R: Parce qu’il y a un accord entre eux et les propriétaires des médias. Vous n’en parlez pas. Ils les achètent. En outre, certaines des personnalités des médias les plus importantes sont invitées aux réunions, mais on leur dit de ne pas rapporter ce qu’elles voient et entendent.
Q: Dans la structure du Bilderberg, y a t-il un cercle intérieur qui connaît les plans et puis la majorité qui suit juste les ordres?
A: Oui. Vous avez ceux du cercle intérieur qui sont impliqués dans le satanisme, et puis il y a les personnes naïves ou moins informées. Certains pensent même qu’ils agissent pour le bien, ceux du cercle extérieur.
Q: Selon des documents fuités et ses propres déclarations, le Bilderberg a décidé en 1955 de créer l’Union européenne et l’euro, ils ont donc pris des décisions importantes et de grande portée.
R: Oui, et vous savez que le Bilderberg a été fondé par le prince Bernhard, un ancien membre de la SS et du parti nazi, qui a également travaillé pour IG Farben, qui est la filiale qui a produit le Zyklon B. L’autre gars était à la tête d’Occidental Petroleum qui avait des relations étroites avec les communistes en Union Soviétique. Ils ont travaillé avec les deux côtés, mais ces gens sont vraiment des fascistes qui veulent tout contrôler, et tous ceux qui se mettent en travers de leur chemin sont éliminés.
Q: Est-ce que le système de paiement dont vous avez parlé se trouve en dehors des opérations normales, est compartimenté et secret?
A: Dans les banques suisses les employés normaux ne savent pas ce qui se passe. C’est comme un département secret en lui-même au sein de la banque. Comme je l’ai dit ces opérations se situent en dehors du bilan, sans aucune supervision. Certaines sont situées dans le même bâtiment, d’autres sont à l’extérieur. Ils disposent de leur propre sécurité et zone spéciale, où seules les personnes autorisées peuvent entrer.
Q: Comment peuvent-ils maintenir ces transactions en dehors système international Swift ?
A: Eh bien certaines des listes Clearstream étaient vraies au début. Ils ont juste inclus de faux noms pour faire croire aux gens que toute la liste est fausse. Vous voyez, ils font aussi des erreurs. La première liste était vraie, et vous pouvez reconstituer un tas de choses. Vous voyez, il y a des gens qui découvrent des irrégularités et la vérité et ils le disent. Ensuite, bien sûr il y a des poursuites judiciaires et ces gens sont forcés de se taire.
La meilleure façon de les arrêter c’est de dire la vérité, braquer les projecteurs sur eux. Si nous ne les arrêtons pas, nous finirons comme leurs esclaves.
Q: Merci pour cette interview.
Source: noviden.info

17 octobre 2011

Crise systémique globale - Quatrième trimestre 2011


crise systemic gmobale 2012 rusty jamesComme anticipé par LEAP/E2020 depuis Novembre 2010, et répété à plusieurs reprises jusqu'en Juin 2011, le second semestre de 2011 a bien débuté par une rechute brutale et majeure de la crise. Près de 10.000 milliards USD des 15.000 milliards d'actifs-fantômes annoncés dans le GEAB N°56 sont déjà partis en fumée. Le reste (et probablement beaucoup plus) va s'évanouir au cours du quatrième trimestre de 2011 qui sera marqué par ce que notre équipe appelle « la fusion implosive des actifs financiers mondiaux ». Ce sont les deux principaux centres financiers mondiaux, Wall Street à New York et la City de Londres, qui vont être les « réacteurs privilégiés » de cette fusion. Et, comme prévu par LEAP/E2020 depuis plusieurs mois, c'est la solution des problèmes de la dette publique de certains Etats de l'Euroland qui va permettre à cette réaction d'atteindre sa masse critique, après laquelle plus rien n'est contrôlable ; mais c'est aux Etats-Unis que se trouve l'essentiel du carburant qui va alimenter la réaction et la transformer en choc planétaire réel (1). Depuis Juillet 2011 nous n'avons fait qu'entamer le processus qui conduit à cette situation : le pire est donc devant nous et très proche !

Dans ce communiqué public du GEAB N°57, nous avons choisi d'aborder très directement l'immense opération de manipulation qui est organisée autour de la crise grecque et de l'Euro (2), tout en décrivant son lien direct avec le processus de fusion implosive des actifs financiers mondiaux. Par ailleurs, dans ce GEAB N°57, LEAP/E2020 présente ses anticipations du marché de l'or pour la période 2012-2014 ainsi que ses analyses sur le néo-protectionnisme qui va se mettre en place à partir de la fin 2012. Outre nos recommandations mensuelles sur la Suisse et le Franc suisse, les devises, l’immobilier et les marchés financiers, nous présentons également nos conseils stratégiques adressés aux dirigeants du G20 à moins de deux mois du sommet du G20 qui se tiendra à Cannes.

 

Evolution de l’indice de production économique US (1974-2011) (en grisé : récessions ; ligne pointillée bleue : niveau d’alerte à la récession ; en bleu : indice de production économique et en rouge, la projection pour les 3° et 4° trimestres 2011) - Source : Streetalk/Mauldin, 08/2011
Evolution de l’indice de production économique US (1974-2011) (en grisé : récessions ; ligne pointillée bleue : niveau d’alerte à la récession ; en bleu : indice de production économique et en rouge, la projection pour les 3° et 4° trimestres 2011) - Source : Streetalk/Mauldin, 08/2011
Crise grecque et Euro : état des lieux de la vaste opération de manipulation en cours

Mais, revenons donc à la Grèce et ce qui commence à être un « antique scénario très répétitif (3)», dont nous avons déjà expliqué qu'il revenait sur le devant de la scène médiatique chaque fois que Washington et Londres entraient dans de graves difficultés (4). D'ailleurs, comme par hasard, l'été a été catastrophique pour les Etats-Unis qui sont désormais entrés en récession (5), qui ont vu leur note financière dégradée (un événement jugé impensable par la totalité des « experts » il y a seulement six mois) et qui ont exposé au monde étonné l'état de paralysie générale de leur système politique (6), tout en étant incapables de mettre en place la moindre mesure sérieuse de réduction de leurs déficits (7). Parallèlement, le Royaume-Uni s'enfonce dans la dépression (8) avec des émeutes d'une rare violence, une politique d'austérité qui échoue à maîtriser les déficits budgétaires (9) tout en plongeant le pays dans une crise sociale sans précédent (10) et une coalition au pouvoir qui ne sait même plus pourquoi elle gouverne ensemble sur fond du scandale des collusions entre dirigeants politiques et l'empire Murdoch. Aucun doute, avec un tel contexte, tout était mûr pour une relance médiatique de la crise grecque et de son corollaire, la fin de l'Euro !

Si LEAP/E2020 devait résumer le scénario « façon Hollywood » ou « FoxNews » (11), on aurait le synopsis suivant : « Pendant que l'iceberg US est en train de percuter le Titanic, l'équipage entraîne les passagers à la recherche de dangereux terroristes grecs qui auraient posé des bombes à bord ! » En terme de propagande, la recette est connue : elle consiste à faire diversion pour permettre d'abord de sauver les passagers qu'on veut (les élites informées qui savent très bien qu'il n'y a pas de terroristes grecs à bord) puisque tout le monde ne pourra pas être sauvé ; et ensuite, de masquer le plus longtemps possible la vraie nature du problème pour éviter une révolte à bord (y compris d'une partie de l'équipage qui croit sincèrement qu'il y a bien des bombes à bord).

Pour se concentrer sur le fond, on doit souligner que les « promoteurs » d'une crise grecque qui serait une crise fatale pour l'Euro passent leur temps à répéter cela depuis maintenant près de deux ans sans que quoique ce soit de leurs prévisions ne se réalise (12) (mis à part continuer à parler du sujet). Les faits sont têtus : malgré ce déchaînement médiatique qui aurait emporté nombre d'économies ou de monnaies (13), l'Euro est stable, l'Euroland a fait des bonds de géant en matière d'intégration (14) et s'apprête à franchir de nouvelles étapes encore plus spectaculaires (15), les pays émergents continuent à se diversifier hors des Bons du Trésor US et à acheter des dettes de l'Euroland, et la sortie de la Grèce de la zone Euro est toujours totalement inenvisageable hormis dans les articles de médias anglo-saxons dont les auteurs n'ont en général pas la moindre idée du fonctionnement de l'UE et encore moins des tendances fortes qui l'animent.

Maintenant notre équipe ne peut rien faire pour ceux qui veulent continuer à perdre de l'argent en pariant sur un effondrement de l'Euro (16), une parité Euro-Dollar, ou une sortie de la Grèce de l'Euroland (17). Les mêmes ont dû dépenser beaucoup d'argent pour se prémunir contre la soi-disant « épidémie mondiale de grippe H1N1 » qu'experts, politiciens et médias en tout genre ont « vendu » pendant des mois aux populations mondiales et s'est avérée être une énorme mascarade alimentée en partie par les laboratoires pharmaceutiques et des cliques d'experts à leurs ordres (18). Le reste, comme toujours, est auto-alimenté par le manque de réflexion (19), le sensationnalisme et le conformisme des médias dominants. Dans le cas de la crise Euro-grecque, le scénario est analogue, avec Wall Street et la City dans le rôle des laboratoires pharmaceutiques (20).

 

Comparaison des données économiques Euroland-USA (2010) (Etat de la dette, chômage, croissance, balance des paiements) - Source : Spiegel, 07/2011
Comparaison des données économiques Euroland-USA (2010) (Etat de la dette, chômage, croissance, balance des paiements) - Source : Spiegel, 07/2011
Quand Wall Street et la City paniquent devant les solutions qu’est en train d’inventer l’Euroland

Nous rappelons en effet, que ce qui affole Wall Street et la City, ce sont les enseignements que sont en train de tirer les dirigeants et les peuples de l'Euroland de ces trois années de crise et des solutions inefficaces qui y ont été apportées. La nature de l'Euroland crée un espace de discussion sans équivalent au sein des élites et des opinions publiques américaines et britanniques. Et c'est bien ce qui gêne Wall Street et la City, qui systématiquement cherchent à tuer cet espace de discussion, soit en essayant de le plonger dans l'affolement avec des annonces sur la fin de l'Euro par exemple ; soit en le réduisant à une perte de temps et en en faisant une preuve d'inefficacité de l'Euroland, d'inaptitude à résoudre la crise. Ce qui est un comble compte tenu de la paralysie complète prévalant à Washington.

Pourtant, c'est bien cet espace de discussion qui permet aux Eurolandais d'avancer sur le chemin d'une solution durable à la crise actuelle. Cet espace de discussion fait partie intégrante de la construction européenne où des visions contradictoires des méthodes et des solutions s'affrontent avant in fine de s'entendre sur un compromis (et c'est toujours le cas comme le prouvent les décisions très importantes prises depuis Mai 2010). Il élargit ainsi le débat à une multitude d'acteurs, venus de 17 pays différents, de plusieurs institutions communes, et il s'ancre dans les débats de dix-sept opinions publiques (21). Or, c'est de la confrontation des idées que jaillit la lumière : de la confrontation brutale des idées, le philosophe grec Héraclite disait, il y a 2 500 ans, "de quelques-uns elle a fait des dieux de quelques-uns des hommes ; des uns des esclaves, des autres des hommes libres". Or les citoyens de l'Euroland refusent que cette crise les transforme en esclave et c'est pour cela que les débats intra-européens actuels sont nécessaires et utiles. En trois ans, entre 2008 et 2011, ils ont notamment permis deux choses essentielles pour l'avenir :

. ils ont relancé l'intégration européenne autour de l'Euroland et l'ont placé désormais sur une trajectoire d'intégration accélérée. Notre équipe anticipe désormais une forte relance de l'Europe politique à partir de la fin 2012 (analogue à celle des années 1984-1985) avec notamment un traité d'intégration politique de l'Euroland qui sera soumis à un référendum trans-Euroland d'ici 2015 (22).

. ils ont permis l'émergence progressive de deux idées simples mais très fortes : sauver les banques privées ne sert à rien pour résoudre la crise et il est nécessaire que les marchés (c'est-à-dire essentiellement les grands opérateurs financiers de Wall Street et de la City) assument intégralement leurs risques, sans plus de garantie de la part des Etats. Aujourd'hui, ces deux idées sont au cœur du débat eurolandais, aussi bien dans l'opinion publique que dans les élites … et elles gagnent chaque jour du terrain. C'est cela qui provoque la peur de Wall Street et de la City et des grands opérateurs financiers privés. C'est cela qui est la mèche déjà bien consommée qui va déclencher la fusion implosive des actifs financiers mondiaux au quatrième semestre (bien entendu dans le contexte dominant de la récession US et de l'incapacité de réduire les déficits publics). Si les marchés commencent à anticiper une décote de 50% des titres grecs ou espagnols, c'est qu'ils sentent bien la direction que prennent les événements dans l'Euroland. Pour LEAP/E2020, il ne fait aucun doute que les esprits sont mûrs, un peu partout dans l'Euroland, pour s'orienter vers une mise à contribution de 50%, voire plus, des créanciers privés pour résoudre les futurs problèmes d'endettement public. C'est un problème pour les banques européennes sans aucun doute, mais il sera géré pour garantir les épargnants. Les actionnaires eux vont devoir assumer pleinement leur responsabilité : c'est bien d'ailleurs le fondement du capitalisme !

Wall Street et la City, et leurs relais médiatiques, voudraient désespérément que ce débat n'ait pas lieu, qu'il soit clôt par la panique, que les gouvernants soient obligés d'écouter leurs « experts » qui leur assurent que le seul moyen est de continuer à recapitaliser les banques, à les inonder de liquidités (23) … comme c'est le cas à Washington et Londres. Deux pays où ces mêmes établissements financiers font la pluie et le beau temps dans les gouvernements.

D'ailleurs le combat fait rage autour de la BCE comme nous l'avions mentionné dans un GEAB précédent : la nomination de Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs, la démission de Jurgend Stark (24), … ressortent de ces tentatives de mettre Francfort sous la même tutelle que Londres et Washington. Mais, elles sont condamnées d'avance du fait même de cet espace ouvert, structurellement inscrit dans la construction européenne, où les discussions sont nourries par l'échec des politiques de 2008 et l'irruption croissante des opinions publiques dans le débat. « Chi va piano va sano e va lontano » (25) disent les Italiens. Cette crise est d'ampleur historique comme nous le rappelons depuis Février 2006. Les mesures à prendre pour la traverser au mieux et en sortir plus fort (des hommes libres et non pas des esclaves pour reprendre Héraclite) exigent donc des débats sérieux et profonds (26) … donc du temps. Et le temps pris par les Eurolandais, c'est de l'argent perdu pour les marchés … ce qui explique leurs craintes. LEAP/E2020 pense bien entendu qu'il faut aussi agir et nous avons souligné dès Mai 2010 que les actions entreprises dans l'Euroland étaient d'une ampleur sans précédent dans l'histoire européenne récente. Et nous estimons qu'il faut laisser le temps au second plan d'aide à la Grèce de se mettre en œuvre. Pour le reste, nous savons aussi que les dirigeants actuels sont pour la plupart en « fin de course » et qu'il faut attendre la mi-2012 pour assister à une nouvelle accélération majeure de l'intégration de l'Euroland (27).

Pendant ce temps, avec 340 Milliards USD à trouver en 2012 (28) pour se refinancer, les banques européennes et américaines vont continuer à s’entre-tuer tout en essayant de maintenir la situation pré-crise qui leur assurait un soutien illimité des banques centrales. Pour l’Euroland, ils risquent d’avoir une très mauvaise surprise.

 

Evolution comparée de l’indice de la Réserve de Philadelphie et de la production industrielle US (2002-2011) - Sources : Philadelphia Fed, MarketWatch, 08/2011
Evolution comparée de l’indice de la Réserve de Philadelphie et de la production industrielle US (2002-2011) - Sources : Philadelphia Fed, MarketWatch, 08/2011
Le quatrième trimestre 2011 marque la fin des deux paradigmes-clés du monde d'avant la crise

La fusion implosive du quatrième trimestre va ainsi directement résulter de la rencontre entre deux nouvelles réalités qui contredisent deux conditions fondamentales d'existence du monde d'avant la crise :

. l'une, née en Europe, consiste à rejeter désormais l'idée que les opérateurs financiers privés, dont Wall Street et la City sont l'incarnation par excellence, ne sont pas pleinement responsables des risques qu'ils prennent. Or, depuis plusieurs décennies, c'était l'idée dominante qui a alimenté le formidable développement de l'économie financière : « Pile je gagne, face tu me renfloues ». L'existence même des grandes banques et assurances occidentales est devenue intrinsèquement liée à cette certitude. Les bilans des grands acteurs de Wall Street et de la City (et de nombreuses grandes banques de l'Euroland et du Japon) sont incapables de résister à ce formidable changement de paradigme (29).

. l'autre, générée aux Etats-Unis, est la fin avérée du moteur US de la croissance mondiale (30) sur fond de paralysie politique complète du pays qui de facto va terminer l'année 2011 comme la Grèce a terminé l'année 2009 : le monde découvre peu-à-peu que le pays a une dette qu'il n'est plus capable d'assumer, que ses créanciers ne veulent plus prêter et que son économie est incapable de faire face à une austérité significative sans plonger dans une profonde dépression (31). D'une certaine manière, l'analogie peut aller plus loin : tout comme l'UE et les banques, de 1982 à 2009, ont prêté à la Grèce sans compter … et sans lui demander sérieusement des comptes, sur la même période, le monde a prêté sans compter aux Etats-Unis en croyant sur parole ses dirigeants quant à l'état de l'économie et des finances du pays. Et dans les deux cas, l'argent a été gaspillé dans des booms immobiliers sans avenir, dans des politiques de clientélisme dispendieuses (aux Etats-Unis, le clientélisme, c'est Wall Street, l'industrie pétrolière, les opérateurs de santé), dans des dépenses militaires improductives. Et dans les deux cas, tout le monde découvre qu’on ne peut pas en quelques trimestres réparer des décennies d’inconscience.

Le « perfect storm » politico-financier US de Novembre 2011

Ainsi, en Novembre 2011 les Etats-Unis se préparent un « perfect storm » politico-financier qui fera ressembler les problèmes de l’été à une légère brise de mer. Les six éléments de la future crise sont déjà réunis (32) :

. le « supercomité » (33) chargé de décider des coupes budgétaires pour lesquels il n’y a eu aucun accord cet été s’avèrera incapable de résoudre les tensions entre les deux partis (34)

. l’automatisme des coupes budgétaires censé se mettre en place faute d’accord entraînera une crise politique majeure à Washington et des tensions croissantes notamment avec les militaires et les bénéficiaires des aides sociales. Dans le même temps, cet « automatisme » (une véritable abdication du pouvoir décisionnel par le Congrès et la Présidence des Etats-Unis) génèrera des troubles majeurs dans le fonctionnement de l’appareil d’Etat.

. les autres grandes agences de notation rejoindront S&P dans la dégradation de la note US et la diversification hors des Bons du Trésor US s’accélèrera, sachant que les Etats-Unis dépendent désormais essentiellement de financements à court terme (35)

. l’incapacité de la Fed à faire autre chose que parler et à manipuler les bourses ou les prix de l’essence aux Etats-Unis (36), rend désormais impossible tout « sauvetage » de dernière minute

. au cours des trois mois à venir, le déficit public US va s’accroître considérablement car les revenus fiscaux sont actuellement déjà en train de s’effondrer sous l’effet de la rechute en récession (37). Autant dire que le plafond d’endettement accru voté il y a quelques semaines sera atteint largement avant les élections de Novembre 2012 (38) … et c’est une information qui va se répandre comme une traînée de poudre dès le quatrième trimestre 2011 … renforçant toutes les craintes des investisseurs de voir les Etats-Unis suivre l’exemple de l’Euroland pour la Grèce et obliger leurs créanciers à assumer de lourdes pertes

. le nouveau plan de Barack Obama en matière de lutte contre le chômage n’aura aucun effet significatif. D’une part, il n’est pas à la hauteur du défi et ne peut pas de ce fait mobiliser les énergies du pays ; et d’autre part, il va être taillé en pièces par les Républicains qui ne conserveront que les réductions d’impôts … dont le seul résultat sera d’accroître encore plus l’endettement du pays (39).

 

Connections des membres du super-comité US sur la dette avec les lobbyistes de Washington - Source : Washington Post, 09/2011
Connections des membres du super-comité US sur la dette avec les lobbyistes de Washington - Source : Washington Post, 09/2011
Pour LEAP/E2020, c'est donc la conjonction de tous ces éléments fin 2011 qui va déclencher ce grand choc financier … une sorte de choc ultime projetant définitivement la planète hors du monde d'avant la crise. Mais il restera à construire le monde d'après car plusieurs avenirs sont possibles, à partir de 2012. Comme l'anticipe Franck Biancheri dans son livre, la période 2012-2016 constitue un carrefour historique. Il faudra essayer de ne pas se tromper de chemin (40) !


-----------
Notes:

(1) Pour l'instant, et comme nous le répétons depuis plusieurs trimestres, l'hystérie médiatique et financière autour de la crise grecque appartient essentiellement au domaine de la propagande et de la manipulation. Pour s'en rendre compte, il suffit de constater que, hors de la Grèce, aucun citoyen de l'Euroland ne se rendrait compte qu'il y a une crise en Grèce si les médias ne faisaient pas régulièrement leurs titres sur ce sujet. Alors qu'aux Etats-Unis, les ravages quotidiens de la crise n'ont pas besoin de couverture médiatique pour être ressentis durement par des dizaines de millions d'Américains.

(2) Car elle vise à brouiller et manipuler la perception de la réalité alors que notre travail vise au contraire à essayer de dévoiler cette même réalité.

(3) Tous les 3 ou 4 mois, on a une « bouffée » de crise grecque/fin de l'Euro, qui s'évanouit aussi vite qu'elle est arrivée quand tout le monde constate qu'in fine il ne se passe rien d'autre que la poursuite du processus tortueux de décision de l'Euroland et de la lente sortie de la Grèce de son « trou noir budgétaire ». Les déclencheurs varient bien entendu car sinon le public ne marcherait plus : un trimestre on va utiliser « la révolte des Grecs contre l'austérité » pour expliquer que tout va s'enflammer … y compris l'Euro (les enchaînements qui conduisent d'Athènes à l'ensemble de l'Euroland sont toujours très vagues ou simplistes, mais peu importe puisque les journalistes ne se posent pas de questions) ; le trimestre suivant, comme cet été par exemple, on utilisera une chute des bourses mondiales pour désigner un coupable …. la Grèce … mille fois plus importante bien entendu que des événements aussi insignifiants que l'entrée des USA en récession ou la dégradation de la note US ! Et ainsi de suite. Les dieux grecs sont décidément toujours bien vivants et très puissants pour parvenir à faire trembler le monde de cette manière.

(4) Voir cet extrait du GEAB N°51

(5) Sources : MarketWatch, 14/09/2011 ; New York Times, 13/09/2011 ; USAToday, 07/09/2011 ; La Tribune, 05/09/2011 ; Mish’s, 29/08/2011 ; USAToday, 29/08/2011 ; CNBC, 17/06/2011

(6) Cela n'a pas dû surprendre les lecteurs du GEAB, puisque dans le GEAB N°49 de Novembre 2010, nous avions anticipé « la paralysie politique générale et l'entrée des USA dans l'austérité en 2011 ».

(7) Pour se détendre sur un sujet sérieux, on peut regarder ce clip de rap au thème très politique « Augmente le plafond de la dette ». Source : Telegraph, 29/07/2011

(8) Source : Telegraph, 31/08/2011

(9) Ainsi, en cumulant dette privée et publique, le Royaume-Uni est le pays le plus endetté au monde. Source : Arabian Money, 28/08/2011

(10) Les associations humanitaires et sociales du pays luttent actuellement pour leur survie financière faute de dons et subventions. Source : Guardian, 02/08/2011

(11) Les deux traitent l'information à peu près de la même manière.

(12) Même la Suisse « peg » sa devise à l’Euro désormais. Ce qui devrait faire réfléchir les Eurosceptiques comme le titre le Spiegel du 07/09/2011

(13) Imaginez l'état du Dollar ou de la Livre si les médias et experts consacraient la même énergie à décrire et fantasmer tous les problèmes des Etats-Unis ou du Royaume-Uni. Si par exemple, on tirait pour la Grande-Bretagne lors des émeutes de l'été, le même type de conclusions que celles tirées pour de bien sages manifestations grecques (comparées à la violence anglaise).

(14) Ainsi, l’UE augmente significativement son budget pour la recherche alors que les restrictions se multiplient aux Etats-Unis. Source : Nature, 05/07/2011

(15) Même le Wall Street Journal du 12/09/2011, peu suspect d’europhilie aigüe, reconnaît que l’Euroland s’apprête à passer une nouvelle étape d’intégration via un nouveau traité. Le Spiegel du 02/09/2011 confirme cette tendance.

(16) Comme l’explique clairement John Tammy dans Real Clear Markets du 25/08/2011 : « Le problème de l’Europe n’est vraiment pas l’Euro ».

(17) Nous soulignons à ce propos que l'anticipation politique, méthodologie sur laquelle sont fondés les travaux de LEAP/E2020, ne vise pas à se faire plaisir en prenant ses rêves (ou ses cauchemars) pour des réalités (approche idéologique par excellence), mais qu'elle est un instrument d'aide à la décision, bien ancré dans le monde réel. Et nous conseillons aux lecteurs de bien garder en mémoire un test très simple pour faire la différence entre les deux approches et déterminer ainsi quel degré de fiabilité accorder à une analyse sur l'évolution de la crise : les analyses passées ont-elles permis de prévoir justement et de manière régulière les développements de la crise ? Ou bien au contraire, rien ou presque de ce qui a été annoncé ne s'est réalisé ? Ensuite, à vous de choisir ce que vous voulez utiliser pour prendre vos décisions ; mais au moins le ferez-vous en connaissance de cause !

(18) A ce sujet, pour ce qui concerne la crise actuelle, LEAP/E2020 estime que la prise de conscience croissante, au sein des dirigeants et des opinions publiques de l'Euroland, du fait qu'il y a au minimum une opération de propagande venue d'outre-Manche et d'outre-Atlantique destinée à « casser la confiance dans l'Euro », va entraîner dans l'année à venir une révision radicale des références et de la crédibilité des journalistes et experts traitant de la crise. Car qui dit manipulation ou complot pour reprendre le mot de Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, organisme qui rassemble les patrons des grandes entreprises françaises, dit relais inconscients ou agents manipulateurs. Et l'Euroland qui se croyait, encore il y a peu, dans une grande fraternité avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni découvre que les choses sont beaucoup plus compliquées que cela. En 2012 nous estimons donc que nombre de médias de l'Euroland vont commencer à questionner l'objectivité, voire l'honnêteté, de journalistes formés quasi-exclusivement aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni et/ou dans des grands médias anglo-saxons en pointe en matière d'attaque contre l'Euro. France24, où la situation décrite ci-après est très fréquente, vient d'en fournir un exemple remarquable. Interviewant la présidente du MEDEF sur ses déclarations à propos d'un complot américain contre l'Euro (France24, 05/09/2011), la journaliste Stéphanie Antoine n'a eu de cesse de mettre en doute sans argument la position de Laurence Parisot, ajoutant des mines éloquentes pour montrer qu'elle ne croyait pas un mot de ce que disait son interlocutrice. Le CV de Stéphanie Antoine sur Wikipédia est clair : elle a travaillé à New York et Londres pour ABC, CNBC et Bloomberg. Comme Laurence Parisot accusait notamment les médias US, on comprend mieux l’absence d'objectivité de la journaliste sur ce sujet. Pour notre équipe, il est certain que les journalistes et experts dotés de ce type de références, essentiellement voire uniquement US et UK, vont être progressivement mis sur la touche au cours de l'année à venir, dans l'ensemble des grands médias de l'Euroland. Dans ce domaine aussi le monde d'avant est en train de disparaître.

(19) On en a un bon exemple avec l'interview de l'ancien ministre allemand des Finances Peer Steinbrück réalisée par deux journalistes du Spiegel le 12/09/2011. Le premier échange est éloquent : les journalistes commencent par affirmer que l'Euro ne peut pas être sauvé. L'ancien ministre leur demande d'où ils tiennent cette « vérité » et les journalistes se justifient en répétant un cliché véhiculé par les Eurosceptiques de tout bord depuis des années : « parce qu'en fait ça ne peut pas marcher car nos économies sont différentes ». Deux enseignements à tirer de cette exemple : les journalistes se positionnent en « experts » … c'est le politicien qu'ils interrogent qui est obligé de leur poser des questions sur la légitimité de leurs affirmations. Et en fait d'expertise, ils ne font que répéter des lieux communs sans aucune analyse du sujet qu'ils sont censés traiter. C'est hélas la situation dominante dans les médias européens depuis des mois sur ce sujet. A la décharge des journalistes, ils sont victimes de l'incapacité des dirigeants actuels de l'Euroland à présenter une vision de long terme. Ce simple fait permettrait de dissiper ce « brouillard de guerre » en une minute. Par ailleurs les commentaires de Peer Steinbrück sont très intéressants et décrivent, selon LEAP/E2020, assez fidèlement le processus des mois à venir.

(20) Et les Eurosceptiques de droite et de gauche à la manœuvre sur le continent européen, qui croient avoir trouvé la justification de leurs analyses même si elles sont démenties chaque jour pourtant par les faits et les progrès de l'intégration européenne. Ils seraient plus avisés de se concentrer sur la manière d'obtenir une démocratisation de la gouvernance de l'Euroland qui est en train de se mettre en place, plutôt que de rêver à leurs « lendemains qui chantent » et qui sont déjà tombés dans les oubliettes de l'Histoire.

(21) On peut lire ce très intéressant article repris de la Vanguardia par PressEurop du 08/09/2011 sur les deux manières d’être en crise, comparant l’Italie et l’Espagne.

(22) Nous reviendrons d'ici la fin 2011 sur l'anticipation détaillée de l'évolution de l'Euroland à l'horizon 2015 ; mais une chose est déjà certaine : Londres ne peut plus s'y opposer et on verra dans les prochaines semaines que le Royaume-Uni cherchera uniquement à négocier quelques avantages en échange de son inéluctable approbation à l'intégration accrue de l'Euroland. D’ailleurs, Londres ne peut plus s’offrir le moindre choc économique supplémentaire faute de voir l’économie britannique s’effondrer. Source : Telegraph, 15/09/2011

(23) La décision des banques centrales occidentales du 15/09/2011 de recommencer à inonder de Dollars les grandes banques n’aura pas plus d’effet durable que précédemment. Cela ne fait que confirmer la situation très fragile de tous ces établissements financiers … censés avoir passés des « stress tests » qui garantissaient leur solidité. Pour le reste, cela pousse les banques de la zone Euro à prêter en Euro : 2012 devrait voir cette situation s’imposer rapidement. Sources : MarketWatch, 15/09/2011 ; Les Echos, 12/09/2011

(24) Mais pas uniquement : avec Weber et Stark, on assiste aussi à la fin de la génération des « Bundesbankers » de la RFA. Leur vision des choses était certainement adaptée à la gestion de la banque centrale d'Allemagne de l'Ouest, mais les défis de la BCE pour les années à venir sont d'un autre ordre. La génération « Erasmus » des banquiers centraux doit maintenant prendre toute sa place. Et quelles que soit ses convictions, cette génération connaît l'importance stratégique du débat entre Européens avant de se lancer dans de grandes réformes. Entre l'urgence de la crise et le nécessaire débat de fond entre Européens, il est plus que temps de renouveler les élites allemandes et françaises en particulier puisqu'elles sont au cœur du processus : finies les certitudes « scientifiques » des experts/décideurs allemands et terminée l'arrogance brillante des technocrates/décideurs français. Des deux côtés, on a besoin de gens sachant travailler avec l'équipe Euroland : une qualité que tous les Eurolandais doivent garder en tête avant d'élire leurs prochains dirigeants.

(25) « Qui va lentement va sainement, et qui va sainement va loin »

(26) C'est d'ailleurs la grande évolution 2011 du débat sur la crise en Allemagne : finis les délires de 2010 sur le retour au Deutsche Mark, il existe désormais en Allemagne un débat réel et sérieux sur les meilleurs moyens de réussir la prochaine étape d'intégration de l'Euroland. Il est regrettable qu'en France un tel débat n'existe pas. Il faudra attendre l'élection du ou de la candidate socialiste en Mai 2012 pour pouvoir passer à cette étape. A ce moment-là, les deux pays pourront à nouveau jouer un vrai rôle moteur. Actuellement ils jouent surtout en position défensive : c'est nécessaire mais pas suffisant pour 2012.

(27) Cela dit les Eurobonds sont désormais à portée de main. Source : MarketWatch, 30/08/2011

(28) Source : International Financing Review, 02/09/2011

(29) Déjà les hedge funds sortent exsangues de l’été 2011. Source : Les Echos, 01/09/2011

(30) On peut lire cet article intéressant de The Nation du 19/07/2011 qui décrit le passage des Etats-Unis en 50 ans d’une prospérité de masse à une récession durable.

(31) Les ménages américains sont en effet encore plus endettés que leur gouvernement ! Sources : MSNBC, 09/09/2011 ; AlJazeera, 04/09/2011 ; Yahoo Finance, 28/07/2011

(32) Dans le prochain GEAB, notre équipe développera ses anticipations sur les Etats-Unis à l’horizon 2015.

(33) Source : Washington Post, 14/09/2011 ; The Hill, 08/09/2011

(34) Sources : Washington Post, 14/09/2011

(35) Sources : Financial Post, 01/09/2011 ; CNBC, 08/08/2011