Début à Londres du procès du fonds souverain libyen contre Goldman Sachs et Société générale

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La Libyan Investment Authority a intenté deux procès contre l'américain Goldman Sachs et le français Société générale, deux groupes bancaires qu'il accuse de lui avoir vendu des produits financiers toxiques et auxquels les gestionnaires du fonds demandent quelque 2,5 milliards de dollars de compensation. Le procès s'ouvre ce lundi devant la Haute Cour de justice de Londres.


Le procès du fonds souverain libyen Libyan Investment Authority (LIA) contre le français Société générale et la banque d’investissement américaine Goldman Sachs s’ouvre ce lundi devant la Haute Cour de justice de Londres.

LIA, créé en 2007 sous le régime du Colonel Khadafi pour faire fructifier les gains du pétrole, a porté plainte au Royaume-Uni contre les deux banques en 2014 les accusant de lui avoir vendu des produits financiers toxiques.

La LIA, dans une plainte introduite auprès de la Haute Cour de justice de Londres en mars 2014, réclame 1,5 milliard de dollars de dommages et intérêts à la Société générale. Le fonds libyen accuse le groupe français d’avoir versé des pots-de-vin à un des proches d’un fils du colonel Kadhafi en contrepartie de supposés services de conseil portant sur l’investissement par la LIA de 2,1 milliards de dollars dans des obligations émises par Société générale et plusieurs de ses filiales fin 2007 et mi-2009.

En janvier 2014, Goldman Sachs était elle attaquée à Londres par la LIA pour « avoir tiré parti du manque de sophistication financière du personnel du fonds souverain libyen pour l’encourager à investir plus d’un milliard de dollars dans des transactions sans intérêt pour lui », selon le texte de la plainte rapporté par Reuters.

Les deux établissements bancaires contestent le bien-fondé des plaintes.

67 milliards de dollars d’actifs

La dernière valorisation de LIA, réalisée début 2013 par le cabinet Deloitte, fait état de 67 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

Un trésor que réclament les deux gouvernements opposés en Libye. La légitimité de Hassan Bouhadi, nommé par le gouvernement de Tobrouk à la présidence du fonds, est contestée par Abdulmagid Breish, basé à Tripoli, qui soutient avoir été investi à ce poste en juin 2013 alors que le pays n’avait qu’un seul gouvernement.

En juillet 2015, pour permettre à la justice britannique de statuer sur leurs plaintes contre Goldman Sachs et Société générale, Hassan Bouhadi et Abdulmagid Breish ont, via leurs avocats respectifs, conjointement demandé à la justice britannique de nommer BDO, le cabinet d’audit et de conseil international basé à Bruxelles, pour être le récepteur et le gestionnaire des dossiers litigieux du fonds souverain libyen.

Cependant, faute de la reconnaissance par le Parlement internationalement reconnu de Tobrouk, du gouvernement d’union nationale libyen annoncé au Maroc le 14 février 2016, le juge britannique William Blair (frère de l’ancien Premier ministre Tony Blair) devra d’abord décider de la partie jugée légitime pour représenter les intérêts de la LIA. Le procès doit durer jusqu’au 16 mars et aucun jugement ne sera rendu immédiatement.

Estimée à quelques centaines de milliards de dollars, la fortune des Kadhafi fait l'objet d'une véritable chasse au trésor.

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Quelle est la valeur du magot des Kadhafi ? « Quelque 400 milliards de dollars » (environ 360 milliards d’euros), estime l’homme d’affaires tuniso-suédois Erik Iskander Goaied, qui se consacre depuis trois ans à cette chasse au trésor. « Pour la seule Libyan Investment Authority [la LIA, principal fonds souverain à l’époque du « Guide »], les avoirs représentent entre 60 et 65 milliards de dollars, évalue quant à lui l’expert américain Michael Bosco, du cabinet DLA Piper. Pour le reste, notamment le Libyan African Portfolio [un fonds officiellement rattaché à la LIA, mais en réalité très autonome], les avoirs sont beaucoup plus difficiles à évaluer, car leur gestion était plus opaque. » De son côté, Éric Vernier*, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), à Paris, pense que le total des avoirs Kadhafi ne doit pas dépasser 100 milliards de dollars.

L’Afrique du Sud, premier pays d’accueil des fonds Kadhafi

Quelle que soit la somme, elle suscite toutes les convoitises. Depuis 2013, beaucoup de regards se tournent vers l’Afrique du Sud, où, selon la presse, de nombreux actifs libyens sont dissimulés dans une demi-douzaine de banques locales. « C’est le premier pays d’accueil des fonds Kadhafi, devant les États-Unis, la Suisse et l’Italie, confirme Éric Vernier. Du temps du Guide, il y avait beaucoup d’investissements croisés entre la Libye et l’Afrique du Sud. De plus, ce pays est stable politiquement et relativement opaque sur le plan financier. C’est l’endroit idéal pour ce genre de transferts. »

En attendant de savoir qui est légitime en Libye, il vaut mieux que cet argent soit gelé là où il est, assure Éric Vernier

Pour essayer de récupérer ces fonds, les premiers gouvernements libyens post-Kadhafi ont mobilisé quelques hommes d’affaires bien introduits auprès de l’ANC, le parti au pouvoir à Pretoria. En avril 2013, deux d’entre eux ont même réussi à être reçus par le président Jacob Zuma. Mais ensuite, celui-ci a fait la sourde oreille. Surtout, « depuis le début de la guerre civile en Libye, à la mi-2014, tout est bloqué, affirme Michael Bosco. D’ailleurs, c’est aussi bien. Aujourd’hui, si des fonds étaient transférés à Tripoli, ils arriveraient dans les caisses d’une banque centrale où tout le monde peut venir se servir comme il veut, sans aucun contrôle ». Et Éric Vernier de renchérir : « En attendant de savoir qui est légitime en Libye, il vaut mieux que cet argent soit gelé là où il est. » Sous-entendu : si des islamistes touchaient le magot, ils s’arrogeraient un pouvoir exorbitant.

À qui profite le gel du magot ?

Premiers bénéficiaires de ce gel : les grandes banques internationales, qui conservent pour l’instant cet argent libyen sur leurs comptes. Puis les ex-associés américains et européens – italiens, notamment -, qui, pour certains, ont servi de prête-noms au colonel Kadhafi et à ses proches afin de camoufler certains placements. Enfin, bien entendu, ce trésor permet aux rescapés du clan Kadhafi de financer leur cavale. Avant sa capture en Mauritanie, en mars 2012, Abdallah Senoussi, le chef des services de renseignements du régime Kadhafi, se soignait dans les meilleures cliniques du Maroc grâce à des fonds d’origine inconnue. Aujourd’hui, Béchir Saleh, l’ancien directeur de cabinet du « Guide », vit confortablement du côté de Johannesburg. Comme il était l’un des grands argentiers du régime Kadhafi, on devine aisément pourquoi il a choisi l’Afrique du Sud comme pays-refuge…

Si la guerre civile s’arrête un jour, les Libyens reverront-ils l’argent de leur ancien dictateur ? CCFD-Terre solidaire en doute. En 2009, l’association s’était aperçue qu’après la chute de grands despotes comme le Philippin Ferdinand Marcos ou l’Haïtien Jean-Claude Duvalier « moins de 5 % des avoirs avaient été restitués »…

* Éric Vernier, auteur de Techniques de blanchiment et Moyens de lutte (Dunod, 2013) et de Fraude fiscale et Paradis fiscaux (Dunod, 2014).

http://www.jeuneafrique.com/mag/300221/economie/libye-piste-milliards-clan-kadhafi/

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Histoire du pouvoir occulte, d'inspiration satanique, 3 e partie

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INTRIGUE POLITIQUE 1914 ~ 

Le général Erich von Ludendorff (qui était chef d'État Major et partageait avec le général Lindenburg le Commandement des Forces Militaires Allemandes) étudia éga- lement les circonstances relatives à la perte du H.M.S. Hampshire, ainsi que la mort de Lord Kitchener. Il déclara formellement «qu'aucune action d'Unités Navales Alle- mandes, de sous-marins ou bien de poseurs de mines, n'était responsable de la perte du navire». Il déclara être arrivé à la conclusion que la mort de Lord Kitchener ne pouvait être «qu'un acte de Dieu parce-que s'il avait vécu, il attrait sans aucun doute réorganisé les Armées Russes et en aurait fait les Armées les plus redoutables». Le général remarqua alors que «s'il avait pu réaliser cet objectif les Bolcheviks se- raient entrés en possession d'une des plus redoutables machines de guerre que le monde ait jamais connu. Une telle force aurait permis au communisme de déferler sur le monde entier». Je maintiens que les Banquiers Internationaux ne pouvaient se permettre d'accep- ter la réorganisation des Armées Russes qu'APRÈs le soulèvement Menchevik et après le renversement du Gouvernement Provisoire de Kérensky en 1917. Lénine et Trotsky n'auraient jamais réalisé ce qu'ils accomplirent si Lord Kitchener avait pu réorgani- ser, discipliner et entraîner les Armées Russes en 1916. L'Histoire rapporte aussi que Winston Churchill et Lord Kitchener s'étaient sérieusement brouillés à propos de la politique militaire au cours des années 1914-1916. Lord Kitchener s'était âprement opposé à la volonté de W. Churchill d'envoyer une escadre navale à Anvers en 1914 et au plan d'occupation des Dardanelles. Deux entreprises qui s'étaient avérées de coûteuses erreurs. L'aventure des Dardanelles aurait pu réussir et aurait probablement mit fin à la guerre en 1916 si Churchill avait attendu que l'armée et la marine, fussent prêtes à entrer en opération conjointement. Lorsque Churchill insista pour que les forces navales, seules, attaquent les Dar- danelles, l'ennemi saisit immédiatement la stratégie qu'il projetait d'appliquer sur le terrain. Après avoir commis cette première bévue, Churchill donna l'ordre à l'armée de terre d'y prendre part. On passa outre aux objections de Lord Kitchener et on ignora ses conseils. Les forces militaires alliées destinées à prendre d'assaut les Dardanelles étaient insuffisantes en nombre, mal entraînées, pauvrement équipées pour une telle entreprise et mal assistées en renforts, en vivres et en aide médicale. Elles furent obli- gées d'attaquer des troupes de première classe dont les chefs avaient été mis au cou- rant du danger que représentait le projet allié. Nos forces militaires et navales durent affronter des obstacles qui n'existaient pas lorsque Churchill avait ordonné le premier assaut naval. La campagne des Dardanelles était vouée à l'échec dès le commencement. Plus nous étudions les méthodes qu'emploient les «Puissances Secrètes» derrière les affaires internationales, plus il est évident — et nous le constatons dans tous les cas — qu'elles font passer des assassinats isolés pour des accidents ou des suicides ; des sabotages pour des négligences ou des erreurs de jugement, et des bévues involon- taires pour des circonstances atténuantes. La seule considération qui pouvait justifier la politique de coalition gouvernemen- tale en 1916 à propos de la Russie est la suivante : le gouvernement savait qu'il ne pourrait obtenir d'aide financière ou militaire de l'Amérique qu'APRÈs le renversement du gouvernement russe. Une telle déclaration semble absurde, mais elle est corroborée par les faits suivants :

- 129 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Les Mencheviks déclenchèrent la Révolution Russe en février 1917. Le Tsar abdiqua le 15 Mars 1917. Jacob M. Schiff, associé principal de Kuhn-Lœb & Co de New-York, annula im- médiatement les restrictions qu'il avait imposées quant à la prorogation d'une aide financière aux Alliés. Mortimer Schiff reçut alors de son père Jacob, l'ordre de télégraphier à Sir Ernest Cassels : «Du fait de l'action récente en Allemagne et des événements en Russie, nous ne nous abstiendrons pas plus longtemps de financer les gouvernements alliés». Le 5 Avril, le gouvernement britannique annonça qu'il envoyait le Très Hono- rable Arthur James Balfour, Ministre des Affaires Etrangères, aux États-Unis, afin de faire savoir aux Banquiers Américains que le gouvernement britannique était prêt à soutenir officiellement leurs plans vis-à-vis du Sionisme Politique, à condition qu'ils fassent entrer l'Amérique en guerre aux côtés des Alliés. L'Amérique entra aussitôt en guerre : le 7 Juin 1917, les premières troupes amé- ricaines débarquaient sur le sol de France. Le 18 Juillet 1917, Lord Rothschild écrivit à M. Balfour ce qui suit : «Cher M. Balfour, Je puis enfin vous envoyer les conditions que vous me demandiez. Si le gouvernement de Sa Majesté m'envoie un message les acceptant et que vous les approuviez également, je le transmettrai à la Fédération Sioniste lors d'une réunion qu'on organisera pour en discuter. Les conditions étaient les suivantes : 1. «Le gouvernement de Sa Majesté accepte le principe selon lequel la Palestine sera transformée en un foyer national pour le peuple juif [115] ». 2. «Le gouvernement de Sa Majesté fera tout son possible pour garantir la réali- sation de cet objectif et discutera des méthodes et des moyens à employer avec l'organisation Sioniste [116] M. Balfour et le gouvernement britannique acceptèrent les termes dictés par Lord Rothschild et ses confrères Sionistes. On en a la preuve par le fait que le 28 Août, Sir Herbert Samuel (qui fut nommé Vicomte par la suite), Sir Alfred Mond (qui devint Lord) et Lord Rothschild persuadèrent le Gouvernement Britannique d'envoyer Lord Reading aux États-Unis en tant que Chef de la Mission Economique. Lord Reading, lorsqu'il était Sir Rufus Isaacs, avait été mêlé au scandale Marconi. Les détails de l'accord qu'il négocia avec le gouvernement des États-Unis en Sep- tembre 1917 n'ont jamais fait l'objet d'un compte-rendu public. On sait toutefois que la «négociation» avait trait à la Banque d'Angleterre car elle fut complètement réorgani- sée, sous contrôle américain, et matériellement reconstruite après 1919 [117] . En Septembre, Jacob Schiff de Kuhn-Lœb & Co écrivit une longue lettre traitant de la question Sioniste à un certain M. Friedman. On y trouvait le passage suivant : «Je crois vraiment qu'il faudrait s'assurer la bonne volonté de l'Amérique, de la Grande-Bretagne 115 — Remarquez que le mot employé est Palestine et non israel, (n.d.a). 116 — M. Stokes, membre du Parlement, cita cette lettre au Parlement Britannique au cours du débat sur la Palestine, le 11 Décembre 1947 (n.d.a.). 117 — Lire «Programme for the Third World War» (Programme pour la Troisième Guerre Mondiale)., de C.H. Douglas, Liverpool, 1944 (n.d.a.).

- 130 - INTRIGUE POLITIQUE 1914  et de la France, [118] quels que soient les événements, pour que notre peuple puisse s'établir en grand nombre en Palestine... ensuite pour qu'il soit possible d'obtenir de ces Puissances l'assurance formelle que la Palestine deviendra indépendante dès que sa population se sera accrue en des proportions suffisantes pour la justifier». Le 26 Septembre 1917, Louis Marshall, représentant légal de Kuhn-Lœb & Co écrivit à son ami Max Senior — autre Sioniste important — ce qui suit : «Le Major Lionel de Rothschild, de la Société des Juifs britanniques m'informe que son organisa- tion est en plein accord avec le Comité Juif américain... La Déclaration Balfour, avec le consentement des Puissances, est un acte de la plus haute diplomatie. Le Sionisme n'est qu'une étape d'un plan à longue échéance : c'est un piédestal sur lequel on peut installer une arme puissante. Toutes les protestations que les opposants pourraient faire seront vaines et les soumettraient individuellement à des sanctions détestables et concrètes, mais très impressionnantes. Je préfère ne pas penser aux conséquences qui pourraient en résulter. » Nous avons ici un aveu brutal de la part de Louis Marshall, que «le Sionisme n'est qu'une étape d'un plan à longue échéance... c'est un piédestal sur lequel on peut ins- taller une arme puissante». Le plan à longue échéance auquel il fait référence ne peut être que le Plan à longue échéance dont nous avons déjà parlé et auquel nous avons continuellement fait référence. C'est un Plan au moyen duquel les Financiers Interna- tionaux espèrent remporter le contrôle absolu des richesses, des ressources naturelles et du potentiel humain du monde entier. Voici quelques événements historiques parmi les plus importants qui confirment la déclaration que nous venons de citer : Le 28 Janvier 1915, M. Asquith, Premier Ministre d'Angleterre écrivit dans son journal : «Je viens de recevoir de Herbert Samuel un mémorandum intitulé «L'Avenir de la Palestine»... Il pense que nous devrions implanter sur ce territoire à peu près trois ou quatre millions de Juifs européens. On a presque l'impression de lire une nouvelle édition mise à jour de «Tancred». Je confesse ne point être séduit par cette proposition d accroissement de nos responsabilités. ..etc.». Le Premier ministre Asquith se présentait donc comme antisémite. Des Sionistes éminents possédaient la plupart, sinon la totalité des principales in- dustries de guerre en Grande-Bretagne. Sans aucune raison valable, en 1915-1916, la Grande-Bretagne se trouva subitement à court de produits chimiques dans la fabrica- tion d'explosifs si bien que les canons et les munitions qu'on avait promis à nos alliés Russes ne purent être fabriqués. Les obus destinés à nos canons étaient devenus telle- ment rares que nous fûmes contraints de les rationner et le gouvernement Asquith fut accusé de saboter l'effort de guerre. Mais examinons les faits. Sir Frederik Nathan était le responsable de la production chimique. M.M. Brunner et Mond reçurent la tâche de faire tout ce qui était en leur possible pour redresser cette situation délicate. Utilisant les fonds du gouvernement, ils construisirent une grande usine chimique à Silverstown. Sir Alfred Mond, pendant ce temps-la, fia nommé Com- missaire des Ateliers de Sa Majesté et devint par la suite Chef de l'Agence Juive en Palestine. 118 — M. Cambon, du Ministère des Affaires Étrangères français, accepta dès cette époque la Déclaration Balfour en ce qu'elle soutenait le Sionisme (n.d.a.).

- 131 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER On lança le travail à toute vapeur dans l'usine et elle revint au niveau de production en un temps record. Les félicitations ne manquèrent pas et l'on gratina d'honneurs les richissimes financiers Sionistes qui, soi-disant, œuvraient pour l'effort de guerre britannique. Mais, dès que l'usine de Silverstown se mit à produire, elle «sauta», cau- sant la mort de quarante personnes. Plus de huit cents bâtiments et habitations furent détruits. (Pour des précisions supplémentaires sur cet aspect de la guerre, lire « The Brieffor the Prosecution» (Le Dossier d'Accusation), de C.H. Douglas.) La Grande-Bretagne ne put fournir des armes et des munitions à la Russie comme elle le lui avait promis et cette dernière expérimenta de sérieux revers militaires sur le front de l'Est. Les journaux rapportèrent que les troupes russes combattaient avec des bâtons et à poings nus avant d'être massacrées par des troupes allemandes bien armées. Une lettre du Professeur Bernard Pares (qui fut anobli par la suite) destinée à Lloyd George sous-entendait que les canons et les munitions promis au gouvernement impérial russe furent délibérément gardés afin de créer les conditions favorables à la révolution que complotaient alors les Banquiers Internationaux à Genève et à New- York. La lettre du Professeur Pares écrite en 1915 révèle en partie : «Je dois déclarer à mon humble avis que l'échec malheureux de M. M. Vickers-Maxim & Co quant à la fourniture de munitions à la Russie, qui auraient dû arriver dans ce pays il y a cinq mois, met gravement en danger les relations entre les deux pays et en particulier leur coopération dans la guerre actuelle. Je déclare formellement que jusqu'ici, aucun ravi- taillement en provenance d'Angleterre a atteint la Russie». David Lloyd George, à l'époque où la lettre fut écrite, était Chancelier de l'Échiquier (Ministre des Finances) et responsable du financement de la guerre. Sir Ernest Cassels contrôlait MM. Vickers-Maxim & Co et était associé aux affaires de Kuhn-Lceb & Co de New-York, eux-mêmes associés aux Rothschild et aux Banquiers Internationaux d'Angleterre, de France, d'Allemagne, etc. Lorsqu'on parla de la lettre du Professeur Pares au Gouvernement, Lloyd George aurait pris la défense de sa politique en déclarant que «charité bien ordonnée com- mence par soi-même. Nos soldats britanniques qui combattent en France ont seulement quatre mitrailleuses par bataillon. On ferait mieux de les équiper avant d'exporter des armes en Russie». Lord Kitchener aurait répondu : «Je considère que c'est un luxe d'avoir plus de quatre mitrailleuses par bataillon alors que nous ne pouvons fournir les armes pro- mises à la Russie. Le résultat, c'est que les Russes n'ont qu'un fusil en état de fonction- nement pour six hommes». Les agents des conspirateurs internationaux reçurent l'ordre de salir Lord Kitche- ner et ils firent circuler la rumeur suivante dans le monde entier : Lord Kitchener au- rait déclaré qu'il considérait que plus de quatre mitrailleuses par bataillon de soldats britanniques combattant en France était un luxe ! Cette atteinte à la réputation de Lord Kitchener, véritable contre-vérité, a eu la vie dure jusqu'à aujourd'hui. On la trou- vait encore dans la biographie de David Lloyd George publiée récemment et dans un compte-rendu de biographie publié il y a quelque temps dans le Toronto Star Weekly. J'ai envoyé au rédacteur-en-chef du Star Weekly tous les renseignements véridiques concernant cet important événement historique. Il me répondit que c'était de la dyna- mite, beaucoup trop dangereuse à manier pour lui et me signala qu'il avait transmis ma correspondance au Daily Star. Inutile de dire qu'on ne publia jamais la vérité.

- 132 - INTRIGUE POLITIQUE 1914 C'est un exemple typique qui nous montre comment les conspirateurs internatio- naux salissent la réputation d'hommes honnêtes, même décédés, afin de dissimuler leurs propres agissements nuisibles, exemple qui illustre parfaitement comment leurs agents influencent la presse du monde entier pour informer la population dans le mau- vais sens, pour l'inciter à accuser des hommes innocents, jusqu'au gouvernement de leur pays, le rendant responsable de malheurs qui sont le résultat de leurs conspira- tions. Afin de prouver que Vickers-Maxim & Co étaient sous la coupe de Kuhn-Lceb & Co, à cette époque, Boris Brazol déclare : «Le 4 Février 1916, le Parti Révolutionnaire Russe d'Amérique tint une réunion à New-York à laquelle assistaient 62 délégués... On y révéla que des rapports secrets venaient juste de parvenir au siège du Parti en prove- nance de Russie et signalaient que le moment était propice... On donna l'assurance à l'assemblée que des fonds substantiels seraient accordés par des personnes sensibles à la libération du peuple russe. A ce sujet, on mentionna fréquemment le nom de Jacob Schiff»™. Jacob Schiff était à cette époque associé principal de Kuhn-Lœb & Co de New- York. Une cinquantaine de révolutionnaires sur les soixante deux qui assistèrent à la réunion du 4 Février 1916 étaient des hommes qui avaient eu un rôle actif lors de la Révolution de 1905. On les utilisa une fois de plus pour fomenter des troubles révolu- tionnaires, mais Jacob Schiff avait prévu que Lénine usurperait les fruits de la victoire dans l'intérêt des Banquiers Internationaux.  Encyclopédie du Savoir Juif déclare à propos du Sionisme : «La Guerre Mondiale eut pour conséquence l'abandon de Berlin en tant que centre d'organisation, et l'autorité suprême fut transférée au Comité d'Urgence Sioniste Provisoire établi à New-York sous la direction de «Justice» L.D. Brandeis». Jacob de Haas écrivit dans son livre «Louis Deinbitz Brandeis» : «Le Service (Sio- niste) des Transferts... ses ramifications s'étendaient dans toutes les zones militaires occupées par les Alliés, en Turquie, en Syrie, en Palestine et en TransJordanie ainsi qu'à Bagdad. Pas un seul «cent» (US.) sur les millions brassés ne fut perdu... En com- mençant par utiliser les services des bureaux adéquats du Département d 'État des États-Unis (Ministère des Affaires étrangères) comme moyen de communication et de cautionnement, ce service obtint le succès et l'efficacité nécessaires si bien que le Trésor des États-Unis l'employa pour transmettre des fonds et des messages que le gouvernement ne pouvait communiquer avec succès... les ambassades des capitales européennes avançaient du liquide à la demande du ministre de l'Exécutif (Sioniste) de New-York». L. Fry déclare à ce propos, à la page 51 de son livre «Le Retour des Flots vers l'Orient» ( Waters flowing Eastward) : «A partir de ce moment, on ressentit de plus en plus leur influence dans les cercles politiques d'Europe et d'Amérique. En particulier le «Zionist Transfer Department» comme on l'appelait, avait la possibilité de transférer des fonds et des informations aux éléments subversifs des pays ennemis». Ensuite nous retrouvons les Loges du Grand Orient sur la scène du Mouvement 119 — Boris Brasol est l'auteur de «The World ofthe Cross Roads» — Un monde à la croisée des chemins (n.d.a).

- 133 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Révolutionnaire Mondial. M. Erzberger déclare aux pages 145-146 de «Mon expé- rience de la Guerre Mondiale» : «le 16 Mars 1916, l'Alliance Israélite versa au Grand Orient de Paris la somme de 700.000 francs et dans les archives du Grand Orient de Rome, on peut constater que «le 18 Mars 1916 eut lieu le transfert d'un million de lires au Grand Orient de Rome». Je ne suis pas assez naïf pour imaginer que «l'Alliance Israélite» utilise les deux Grands Orients uniquement dans le dessein défaire parvenir un million de lires aux Juifs italiens». Sur les événements qui suivirent la démission d'Asquith en 1916, A.N. Fields déclare à la page 104 de «AU Thèse Things» (Toutes ces choses) que «l'influence juive dans la politique britannique se fit davantage ressentir après l'accession au pouvoir de M. Lloyd George». L. Fry, à la page 55 du «Retour des Flots vers l'Orient», déclare : «La première réunion officielle du... Comité Politique eut lieu le 7 Février 1917 dans la demeure du Dr Moses Gaster. Etaient présents Lord Rothschild, James de Rothschild (fils d'Edmond de Rothschild de Paris ; ancien propriétaire des Colonies Rothschild en Palestine), Sir Mark Sykes (dont la maison aux portes de Buckingham était le quartier général de la Cause Sioniste, centre parfaitement équipé en appareils télégraphiques, etc.), Sir Her- bert Samuel, Herbert Bentwich (par la suite Procureur Général de Palestine), Harry Sacher, Joseph Cowen, Chaïm Weizmann et Nahum Sokolov [120] . On y discuta tous les aspects du programme Sioniste qui devait servir de base aux négociations officielles englobant les futurs mandats, Palestine, Mésopotamie et Royaume du Hedjaz». J.M.N. Jeffries (Op. cit.) vient corroborer cette information : «Les minutes de cette réunion furent chiffrées et communiquées sur le champ à l'Organisation Sioniste des États-Unis... A partir de ce moment-là, sa branche Politique des États-Unis commença à façonner et à diriger la politique britannique et les affaires britanniques». Afin de démontrer la réalité du pouvoir qu'exercent les Banquiers Internationaux dans les affaires du gouvernement britannique, nous citerons Samuel Landmann [mI . Landman écrivait : «Un accord fut conclut entre Sir Mark Sykes, Weizmann et Sokolov fut alors décidé d'envoyer un message secret à «Justice» Brandeis stipulant que le Cabi- net britannique aiderait les Juifs à acquérir la Palestine en échange, Outre-Atlantique, d'un actif soutien Juif en faveur de la Cause Alliée. Il fallait susciter aux États-Unis un soutien à une aussi noble cause. On expédia ce message chiffré, via le ministère des Affaires Etrangères britannique. On expédia également des messages secrets aux dirigeants Sionistes de Russie par le biais du général Mac Donogh... Le Dr Weizmann (un des fondateurs du Sionisme Politique) put s'assurer du gouvernement le service d'une demi-douzaine de jeunes Sionistes en vue d'œuvrer activement pour le Sionisme. A cette époque, la conscription était en vigueur et seuls ceux qui exerçaient une profes- sion d'intérêt national pouvaient être retirés du service actif du service au front. Je me souviens du Dr Weizmann écrivant une lettre au général Mac Donogh (directeur des opérations militaires) et invoquant son appui pour obtenir l'exemption du service actif de Léon Simon, de Harry Sacher, de Simon Marks, de Hyamson, de Tolkowsky et de moi- même. A la demande du Dr Weizmann, on me transféra du Ministère de la Guerre... au ministère de la Propagande... et plus tard au Bureau Sioniste... vers Décembre 1916. A 120 — Le même Sokolov qui écrivit «Histoire du Sionisme» (n.d.a.). 121 — Son livre «La Juiverie Mondiale» parut à Londres le 22 Février 1936. Nous verrons que l'intrigue internationale a créé une situation semblable au commencement de la Deuxième Guerre Mondiale (n.d.a.).

- 134 - INTRIGUE POLITIQUE 1914 ~ 1Ç19 partir de ce moment-là, et pendant plusieurs années, on considéra le Sionisme comme un allié du gouvernement britannique... Les problèmes de déplacement et de passeport n'existaient pas lorsqu'un homme était recommandé par notre bureau. Par exemple, un certificat qui portait ma signature était reconnu par le Ministère de l'Intérieur et un Juif Ottoman devait être considéré comme un allié de notre cause et non pas comme un ennemi, ce qui était le cas pour les simples sujets Turcs». Une étude de la vie de Disraeli nous apprend qu'il passa de nombreux dimanches soirs en compagnie des Rothschild de Londres. Il y est révélé que lorsque Kuhn-Lœb & Co de New-York financèrent les révolutionnaires Juifs en Russie, les Rothschild de Londres furent les gestionnaires de l'Administration tsariste à Londres. Nous appre- nons aussi que les Rothschild londoniens étaient «libéraux» et que de 1840 à 1917 la «Presse Libérale» contrôlée par eux était évidemment anti-russe, Disraeli nous in- forme qu'en Allemagne on considérait les dirigeants de la politique et de la finance comme réactionnaires, car ils ne permettaient pas aux Banquiers Internationaux de faire exactement ce qu'ils voulaient, Le Baron von Bleichroeder, de Berlin, et les War- burg de Hamburg étaient les représentants des Rothschild en Allemagne. En Russie, les Weinstein d'Odessa secondaient les Ginzberg de St Petersburg dans la protection des intérêts des Rothschild. Un autre homme très actif pour la cause des Banquiers Internationaux fut Otto Kahn. Il dissimula soigneusement ses véritables couleurs de révolutionnaire mondial derrière les drapeaux de plusieurs pays dans lesquels il vécut et dont il se prétendit «citoyen patriote». Otto Kahn était né en Allemagne et émigra aux États-Unis comme Paul Warburg. Comme lui, il devint associé de Kuhn-Lœb & Co dès son arrivée en Amérique, et obtint un emploi de clerc chez Speyer & Co afin de ne pas attirer l'atten- tion. Il épousa par la suite la petite fille de M. Wolf, un des fondateurs de Kuhn-Lœb & Co. Lorsque M me Kahn visita Moscou en 1931, le gouvernement soviétique la reçut officiellement et donna en son honneur un grand dîner et plusieurs réceptions fas- tueuses. L'Armée Rouge de Staline se mettait au garde-à-vous sur les routes lorsqu'elle passait et les soldats présentaient les armes 11221 . Le 2 Avril 1934, dans un article du Daily Herald, M. Hannen Swaffer écrivit : «Je connaissais depuis de nombreuses années Otto Kahn, le multimillionnaire. Je l'ai connu lorsqu'il était un allemand patriote et lorsqu'il fut un américain patriote. Naturelle- ment, lorsqu'il voulut faire partie de la Chambre des Communes (britannique), il rejoi- gnit le «Parti Patriotique». M. Otto Kahn serait devenu Président de l'Union des Pays de langue anglaise si l'on n'avait accidentellement dévoilé ses activités révolutionnaires : il fut prouvé que sa demeure était le centre de réunion d'agents soviétiques tels que Nina Smorodine, Claire Sheridan, Louis Bryant et Margaret Harrisson». Au cours de l'été 1917, il devint impératif de savoir qui financerait Lénine et Trots- ky pour leur coup d'état révolutionnaire. Les Banquiers Internationaux décidèrent que leurs représentants se rencontreraient à Stockholm (Suède) parce que ce pays était neutre et relativement peu fréquenté par les espions internationaux. Parmi les per- sonnes qui assistèrent à la réunion, se trouvaient des hommes qui représentaient les intérêts bancaires de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de France, de Russie et des États- 122 — Lire «Toutes ces choses» de A.N. Fields (n.d.a.).

- 135 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Unis d'Amérique. M. Protopopoff, le ministre russe de l'Intérieur y était, de même que M. Warburg de Hamburg, frère de Paul Warburg, associé de Kuhn-Lœb & Co de New- York, qui avait mis au point la législation du Système de Réserve Fédérale en 1910. Nous verrons que dans le but de savoir comment on s'entendrait sur le financement de Lénine et de Trotsky pour renverser le gouvernement russe, des délégués vinrent de toutes les nations en guerre. Il fut décidé finalement que Kuhn-Lœb de New-York mettrait $50.000.000 à la disposition de Lénine et de Trotsky à la Banque de Suède. En 1917, les officiers des Renseignements britanniques et américains rapportèrent ces faits à leurs Gouvernements respectifs. Ce fut à ce moment tragique que le Com- mander E.N. Cromie mourut en repoussant une foule de révolutionnaires qui attaquait le Consulat de Grande-Bretagne à St Petersburg. Il retint ces enragés afin de donner à ses collègues le temps de brûler des documents qui avaient trait à ces questions et à d'autres sujets 11231 . Le gouvernement américain expédia au gouvernement britannique les rapports qu'il avait reçus de ses officiers des services de renseignement. M. Oudendyke, ministre des Pays-Bas à Petrograd (qui veillait sur les intérêts bri- tanniques en Russie après que le Commander Cromie ait été assassiné), avertit égale- ment le gouvernement britannique. Son avertissement fut publié en Avril 1919 dans le «Livre Blanc» sur la révolution bolchevique édité par les imprimeurs du Roi. Les plans que Jacob Schiff avait dressés pour permettre à Trotsky et à sa cohorte de révolutionnaires professionnels de revenir à St Petersburg via New York «tombèrent à l'eau» lorsque Trotsky fut emprisonné par le gouvernement canadien à Halifax (Nou- velle Ecosse). Le pouvoir que les Banquiers Internationaux exercent sur les gouverne- ments constitutionnels est ainsi prouvé par le fait qu'ils protestèrent aussitôt auprès des gouvernements concernés. Trotsky et son «gang» de révolutionnaires furent relâ- chés et ils reçurent un sauf-conduit pour traverser la Zone de blocus britannique. Nous avons une preuve supplémentaire de la complicité des politiciens britan- niques dans la Révolution Russe de 1917, grâce à D. Petrovsky qui nous expose le rôle joué par Sir G. Buchanan, ambassadeur de Grande-Bretagne  . Petrovsky prouve que bien que parfaitement informé de tout ce qui se tramait dans les coulisses, le gouver- nement de Lloyd George aida les Banquiers Internationaux à faire entrer Trotsky et ses révolutionnaires en Russie pendant qu'au même moment le Haut Commandement allemand aidait les Banquiers Internationaux à faire passer Lénine et son «gang» de révolutionnaires de Suisse à Petrograd. On fournit à Lénine ainsi qu'à ses hommes de main un wagon de chemin de fer privé pour leur voyage à travers l'Allemagne. M. Petrovsky révèle que Milioukoff, qui avait été nommé ministre des Affaires étrangères par le gouvernement républicain russe au printemps de 1917, fut l'homme qui négocia cette intrigue qui impliquait des nations en guerre. Il est aussi mentionné qu'en remerciement de la coopération du Haut-État-Major allemand, le gouvernement de Grande-Bretagne accepta la requête de Milioukoff, à savoir la libération de M. M. 123 — Le Commander Cromie servit dans les sous-marins britanniques à la même époque que l'auteur. Ses exploits en faveur des Russes sont rapportés dans «By Guess and by God», livre que nous avons publié en 1931 (n.d.a).. 124 — Lire «La Russie sous les Juifs», pages 25-26 et 34-35 (n.d.a.).

- 136 - INTRIGUE POLITIQUE 1914 ~ 1Ç1Ç Litvinov. Ce dernier avait été arrêté par les officiers du renseignement britannique en tant qu'espion de l'Allemagne. Les origines de M. Litvinov s'avèrent d'un grand intérêt ; ses parents portaient le nom de Finkelstein. Lorsqu'il rejoignit le Mouvement Révo- lutionnaire Mondial, il changea son nom en celui de Meyer Wallach. Lorsqu'il décida de s'associer avec Lénine et son parti bolchevique, il changea de nouveau son nom en celui de Maxim Litvinov. C'est le même homme qui fut l'espion des Allemands et c'est encore le même homme qui sera arrêté lorsqu'il essayera de changer les billets de banque de 500 roubles qu'il avait dérobés après avoir lancé une bombe lors du cam- briolage de la Banque de Tiflis. Après sa libération par les autorités britanniques, Litvinov retourna en Russie. Il aida Lénine à renverser le Gouvernement Provisoire de Kérensky et le Soviet Men- chevik instauré à St Petersburg avant octobre 1917. Litvinov fut le Commissaire des Affaires étrangères de Staline de 1930 à 1939 et fut nommé membre dû Comité Cen- tral du Parti Communiste en 1935. Assassin, receleur d'argent volé, espion, gangster international et Chef d'orchestre des menées révolutionnaires dans de nombreux pays, toutes ces qualités furent acclamées par les nations du monde lorsqu'il fut élevé à la fonction de Président du Conseil des Nations Unies. Seul un groupe international, tel que les Banquiers Internationaux, pouvait sauver la vie de cet homme et lui assurer la liberté lorsqu'il exécutait les mots d'ordre criminels des comploteurs internationaux. Seuls le pouvoir et l'influence des Banquiers Internationaux ont pu le faire élire Pré- sident du Conseil des Nations Unies. Voici une bonne preuve pour montrer que les Illuminati contrôlent les hommes qui dirigent les Nations Unies ! Une autre preuve qui vaut la peine d'être citée établit que les Banquiers Internatio- naux du Royaume-Uni, des États-Unis, d'Allemagne et de Russie travaillèrent ensemble même après que l'Allemagne et la Grande-Bretagne se soient déclaré la guerre. Nous trouvons cette preuve dans une brochure intitulée «Trotsky» (Defender Publishers, Wichita, Kansas), citant une lettre de J.M. Dell et adressée personnellement à Lloyd George. Mais pourquoi continuer ? Il faudrait des livres entiers pour citer toutes les preuves établissant que les Banquiers Internationaux organisèrent, financèrent et diri- gèrent la Révolution Russe afin d'obtenir le contrôle d'un énorme territoire pour que les Illuminati puissent y tester à fond leurs théories totalitaires. En pratiquant des ex- périences sur un territoire aussi gigantesque que la soi-disant U.R.S.S., ils pouvaient déceler les erreurs et les faiblesses du procédé par tâtonnements. Il aurait été vraiment stupide de leur part d'essayer de diriger le monde entier avant d'avoir accompli cette expérience qui coûta des millions de vies humaines. De telles actions ont toujours fait partie de leur Plan à longue échéance. Ce plan a commencé il y a cinq mille ans et fut remis à jour lors de la réunion qui eut lieu dans l'Orfèvrerie Bauer à Francfort en 1773. «A moins que l'on ne décide d'agir en commun, il est probable que ce plan arrivera à échéance lorsqu'ils auront obtenu le contrôle économique et politique après la Troisième Guerre Mondiale». Nous verrons que le gouvernement de coalition qui avait accusé le Premier Mi- nistre Asquith pendant la Première Guerre, en Décembre 1916 ne fit aucun effort pour arrêter les Banquiers Internationaux dans l'exécution de leurs plans, qui concernaient la Révolution Russe alors que ce gouvernement savait que leur succès entraînerait le retrait des Armées russes de la guerre. Les Sionistes de Grande-Bretagne acceptèrent

- 137 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER le renversement du gouvernement impérial russe, nous en avons la preuve dans le fait suivant : dès que Lénine eut annoncé qu'il venait d'établir sa dictature, en Novembre 1917, Lloyd George annonça également que la politique du gouvernement britannique appuierait le Plan Rothschild pour l'établissement d'un Foyer National du Peuple Juif en Palestine. Lloyd George n'éprouvait donc aucun ressentiment vis-à-vis des Ban- quiers Internationaux qui avaient pourtant retiré la Russie de la guerre, pays allié de la Grande-Bretagne. Les révolutionnaires Mencheviks dirigés par les Juifs, en Russie, avaient combattu lors de la révolution avortée de 1905. Les mêmes révolutionnaires déclenchèrent la révolution en Février 1917. Une fois de plus, ils allèrent au devant de grands succès au cours des premières phases du coup d'état révolutionnaire. Ils constituèrent de fait un Soviet à Petersburg. Les Banquiers Internationaux ne se soucièrent pas de qui menait ce soviet jusqu'à ce qu'il soit près du but ; mais dès qu'il fut en position de marquer, ils s'interposèrent et prirent la partie en main. Leur but était de mettre en place une Dictature Totalitaire fonctionnant selon le principe de la société anonyme. On fit de Lénine un «dictateur» et le soviet retourna dans les coulisses. Ensuite, on accusa la foule communiste de leurs crimes contre l'humanité... Le 17 Juillet 1917, les Bolcheviks, sous la direction de Lénine, lancèrent une agi- tation anti-gouvernementale en Russie. Il en résulta un soulèvement de la population échauffée des villes, qui était composée d'ouvriers et de soldats. Cette révolte sans lendemain prit le nom de «Journées de Juillet». Kérensky fit face à la situation avec fermeté. Il fit tirer sur les foules ; plusieurs centaines de personnes furent tuées niais on restaura l'ordre. Les dirigeants Bolcheviks s'enfuirent et quelques-uns d'entre eux furent arrêtés. Lénine et Zinoviev se cachèrent à Sestroretsk. Trotsky, Kamenev et Lu- natcharsky faisaient partie des révolutionnaires arrêtés. Staline qui était à cette époque rédacteur-en-chef de la «Pravda» ne fut pas malmené. Après la révolte, le Prince Lvov abdiqua et Kérensky, le «Napoléon Juif» devint Premier ministre. Kérensky, qui était un grand orateur, essaya de relancer l'enthousiasme pour l'effort de guerre parmi les soldats et les ouvriers. Toutes les tentatives oratoires de Kérensky échouèrent. L'influence de Kérensky commença à décliner régulièrement. Lénine était affairé et convoqua le Sixième Congrès du Parti Ouvrier Social-Démocrate Russe pour le 8 Août. Ce congrès dura jusqu'au 16 Août. Il en sortit responsable des groupes révolu- tionnaires unifiés. C'est pendant cette année-là que le parti révolutionnaire uni prit le nom de Parti Communiste. Au Congrès, un comité secret se constitua et s'intitula Comité Central d'Octobre. Il comprenait 26 membres qui devaient préparer la Révo- lution d'Octobre, et diriger ensuite le coup d'état révolutionnaire dans toutes ses diffé- rentes phases. Staline se montra à la hauteur de la situation, et à la clôture du Congrès on l'élut au Praesidium du Sixième Congrès du Parti. Les étudiants, en leur majorité, croient qu'on n'aurait jamais remarqué Staline si de nombreux autres dirigeants révo- lutionnaires expérimentés n'avaient été emprisonnés. Mais la vérité, c'est que Lénine agissait comme Agent Principal du Pouvoir Occulte qui avaient des vues sur Staline : il devait supplanter les autres à terme. Le Comité Central, en organisant la Révolution d'Octobre, voulait devancer le Gouvernement Provisoire et en appeler à une élection générale où l'on emploierait le bulletin secret pour élire un gouvernement constitutionnel représentatif qui dirige-

- 138 - INTRIGUE POLITIQUE 1914 ~ de l'Empire Russe. La tentative de prise du pouvoir par Lénine devait, pour réussir, être accomplie avant que l'Assemblée Constitutionnelle ne se réunisse en Janvier pour mettre au point cette élection à l'échelle de la nation. Si cette élection venait à être organisée, la population aurait des représentants au gouvernement. Il sentit qu'il serait plus difficile d'obtenir le soutien nécessaire pour le renversement d'un gouvernement du peuple que de renverser le Gouvernement Provisoire. Son raisonnement s'avéra juste. Aussi étrange que cela puisse paraître, à la lumière des événements qui se dérou- lèrent par la suite, Kamenev fut libéré le 17 Août et Trotsky, un mois plus tard. Le 24 Septembre, Trotsky fut élu Président du Soviet de Petersburg à la place de Cheidze. Le 26 Septembre, le Soviet de Petersburg vota le transfert du pouvoir militaire à un Comité Révolutionnaire Militaire dirigé par Trotsky. La véritable révolution de Lé- nine n'était alors qu'une question de jours. Lénine démontrait ce qu'une préparation minutieuse et une précision d'horlogerie, soutenue par des moyens financiers illimités pouvaient accomplir. Il savait comment utiliser à son avantage l'élément de surprise et convainquit rapidement de nombreux dirigeants d'autres groupes révolutionnaires qu'il était l'homme de la guerre révolutionnaire. Il eut bientôt tout le monde sous sa coupe et les chefs durent obéir à ses ordres avec efficacité et sans poser de question. Les dirigeants révolutionnaires firent circuler une rumeur qui disait que le Deu- xième Congrès Pan-Russe des Soviets aurait lieu le 7 Novembre. C'était pour détourner l'attention et faire croire au grand public qu'il n'y avait aucune action révolutionnaire prévue à court terme. Le 4 Novembre, toutefois, le Comité Révolutionnaire Militaire organisa de gigantesques manifestations de masse, sorte de préparation à la véritable révolte. Le jour suivant, le 5 Novembre, la garnison de Pierre et Paul choisit de prendre le parti des Bolcheviks. Le 6 Novembre, Kérensky fit un effort désespéré pour prévenir la révolution en ordonnant l'arrestation du Comité Révolutionnaire Militaire. Il inter- dit toutes les publications des Bolcheviks et ordonna à des troupes fraîches de rempla- cer la garnison de Pierre et Paul. Mais Lénine avait trop bien organisé sa Cinquième Colonne. Les ordres de Kérensky ne furent jamais transmis. Les officiels en qui il avait confiance le laissèrent tomber. Lénine sortit discrètement de son repaire. 11 rejoignit le Comité Révolutionnaire Militaire à l'Institut Smolny dès qu'il sut l'échec des mesures contre-révolutionnaires de Kérensky. L'Institut servait de quartier général aux révolutionnaires. Le 7 Novembre à 14 heures, on donna le signal pour le déclenchement de la révolution. La nuit arri- vée, Lénine avait bien en main St Petersburg. A 15 heures, il fit un discours enflammé au Soviet de Petersburg. A 21 heures, les troupes Bolcheviques assiégèrent le quar- tier général du Gouvernement Provisoire au Palais d'Hiver. A 23 heures, le Deuxième Congrès Pan-Russe des Soviets se réunit et les Bolcheviks s'assurèrent la majorité. Le Congrès devint ainsi le Gouvernement Officiel de la Russie. Kamenev en fut élu pre- mier Président et Lénine, Premier ministre. Trotsky devint Commissaire aux Affaires étrangères. Le 21 Novembre, un Juif du nom de Sverdlov succéda à Kamenev. Il était dans le Parti Bolchevik depuis six mois seulement et on le considérait comme un élé- ment de peu d'importance, mais après avoir été élu Président, il exerça rapidement un contrôle absolu sur l'économie russe. Sverdlov était un expert financier formé dans un but particulier, en fait un agent des Banquiers Internationaux.

- 139 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER De nombreux événements dont on ne sut jamais l'explication se déroulèrent dans les cercles révolutionnaires. Sverdlov, qui était très jeune, mourut deux années seule- ment après avoir réorganisé l'économie intérieure russe. Il avait accompli sa «tâche» et il en savait beaucoup trop. En conséquence, il «mourut». L'Histoire ne fait que se répéter... Lénine appliqua la théorie selon laquelle une organisation implacable de terreur, comportant des souffrances physiques, des angoisses mentales et une dégradation morale, représente une valeur économique précise : les Bolcheviks obtinrent en effet le contrôle absolu de Petersburg après quelques jours de batailles sanglantes qui méritent le nom de massacres universels et d'impitoyable «Terreur». Lénine ne se laissa pas gri- ser par le succès. L'Empire Russe était grand. Il décida avec habileté que les élections programmées par le Gouvernement Provisoire auraient lieu le 25 Novembre. Ce Gouvernement avait prévu que la convocation de l'Assemblée des représentants librement élus serait organisée par une Commission spéciale. Lénine laissa tout se dérouler selon les prévisions puis il arrêta les membres de cette Commission spéciale et lui substitua un «commissaire à l'Assemblée Constitutionnelle». La seule différence entre les deux assemblées, c'était que les Bolcheviks dirigés par Uritzky dominaient l'assemblée qu'avait constituée Lénine. Grâce à cette action, les Bolcheviks étaient en position d'exercer leur autorité sur l'Assemblée nouvellement élue, dès qu'elle serait convoquée. Lorsqu'enfin l'Assemblée fut réunie, Sverdlov prit en main les débats, bien qu'il ne fût point délégué. Les Bolcheviks eurent alors recours à des tactiques qui met- taient les délégués aux prises à un tumulte constant et instituèrent un désordre com- plet. Au bout d'une dizaine d'heures, tous les Bolcheviks sortirent brusquement et leurs troupes firent irruption. Elles éjectèrent les délégués qui restaient et bouclèrent les portes du bâtiment. Ce fut la fin du Gouvernement Constitutionnel en Russie. En Mars 1918, les Bolcheviks et leur «Parti Ouvrier Social-Démocate Russe» par- tirent pour Moscou, changèrent le nom de leur parti et l'intitulèrent Parti Commu- niste. Le Deuxième Congrès Pan-Russe des Soviets devint alors le conseil d'adminis- tration officiel. Le Parti Social-Révolutionnaire contrôlé par des Juifs ne voulut pas de Lénine comme numéro Un en Russie. Le 30 Août 1918, deux membres Juifs de ce groupe essayèrent de l'assassiner. Lénine fut blessé et Uritzky, qu'il avait nommé chef de sa «Tchéka», fut tué. Cet incident servit de prétexte à Lénine pour supprimer ceux qui le gênaient. Il nettoya le pays à fond. Les «raids» nocturnes devinrent fréquents. Aucune personne ne savait lorsqu'elle allait se coucher si elle serait en vie le lendemain matin. David Shub, dans son livre pro-marxiste «Lénine», déclare : «On ne perdait pas de temps à passer au crible les faits ou à trier les personnes prises dans une rafle lors de ces raids nocturnes... Les prisonniers étaient généralement poussés dans le vieux poste de police à proximité du palais d'Hiver et fusillés». Le meurtre, la torture, les mutilations, les viols, l'incendie et tous les autres attentats à l'honneur et à la pudeur furent les pierres de touche sur lesquelles on fonda la République Socialiste Soviétique. Des mil- lions de citoyens russes moururent. On estime que plus de 12.000.000 d'autres furent condamnés à servir l'État par les Travaux Forcés. Seule la mort les en délivrait...

- 140 - INTRIGUE POLITIQUE 1914 ~ Pendant que les Alliés, exténués, combattaient le Bolchevisme sur quatre fronts, Lénine réorganisait le Mouvement Révolutionnaire Mondial. En Mars 1919, il convo- qua la Troisième Internationale et la présida. Zinoviev fut élu Président. Le but de la réunion était de renforcer les partis révolutionnaires dans chaque pays du monde et de prendre des dispositions pour fournir une aide financière aux dirigeants, les conseiller et les aider en de nombreux autres points considérés comme nécessaires au succès de la Révolution Mondiale Populaire' 1251 . 125 — On peut disposer d'une information beaucoup plus abondante, du côté russe, en lisant «Bellind Communism» (Derrière le Communisme)., de Franck Britton (n.d.a.). - 141 - CHAPITRE X LE TRAITÉ DE VERSAILLES Nous avons déclaré précédemment que le Traité de Versailles fut un des docu- ments les plus iniques jamais signé par les représentants des soi-disant nations civi- lisées. L'injustice des clauses de ce «Traité de Paix», dont le peuple allemand fut la victime, rendait une autre guerre mondiale inévitable' 1261 . Il nous faut comprendre les circonstances qui entourèrent la signature de l'Armis- tice du 11 Novembre 1918. Le Haut Commandement Allemand ne demanda pas l'Ar- mistice parce que ses années étaient sur le point d'être défaites. Lorsque l'Armistice fut signé, les Armées allemandes n'avaient subi aucun revers définitif sur le champ de bataille. Le Haut Commandement Allemand demanda l'armistice de façon à pouvoir consacrer ses efforts à prévenir la Révolution Communiste. Rosa Luxemburg et son Spartacus Bund à direction Juive avaient prévu de repro- duire en Allemagne ce que Lénine avait réalisé en Russie une année auparavant. L'Armistice fut signé en tant que «prélude à une Paix négociée». Il est de la plus grande importance de se souvenir de ce fait, car un Armistice conclu selon ces termes est tout à fait différent d'une capitulation sans condition. Le Haut Commandement Allemand prit conscience du danger intérieur qui le me- naçait à la suite d'une grave série d'événements : les révolutionnaires de Rosa Luxem- burg avaient réussi à s'infiltrer dans la flotte allemande de Haute Mer et devinrent très actifs en 1918. Ils firent circuler des rumeurs selon lesquelles les bateaux et les équipages devaient être sacrifiés lors d'une ultime bataille (suicide) contre les marines britanniques et américaines. Les individus qui firent circuler ces rumeurs déclarèrent que l'objectif de la bataille serait d'immobiliser les flottes alliées de telle sorte qu'il leur serait impossible de défendre les côtes britanniques face à une invasion militaire, donnant ainsi la victoire aux Seigneurs de la Guerre Allemands. Les «Cellules» com- munistes poussèrent les marins allemands à la mutinerie, en clamant que l'invasion programmée de la Grande-Bretagne était vouée à l'échec, car les savants britanniques avaient fabriqué une aime secrète. Selon ces rumeurs, la force d'invasion se verrait cer- 126 — L'injustice perpétrée à Versailles ne fut dépassée que par les accords qui entrèrent en vigueur par la suite : Téhéran, Potsdam et Yalta. Nous prouverons que les mêmes influences maléfiques furent à l'œuvre dans toutes ces négociations (n.d.a.).

- 143 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER née par une mer de flammes, produite à partir de compositions chimiques tirées grâce à des canons installés sur la terre ferme, ou lancés à partir d'avions. Le feu, la chaleur et le manque d'oxygène rendraient impossible la survie. Les subversifs prétendirent que la seule façon d'éviter un tel sort, c'était de faire une révolution qui mettrait un terme à la guerre. Les marins allemands se mutinèrent le 3 Novembre 1918. Le 7 Novembre un important Corps de marins déserta alors qu'il se rendait sur le Front de l'Ouest. On les avait persuadés qu'ils seraient utilisés comme «fer de lance» de la prétendue invasion de la Grande-Bretagne. Pendant ce temps, des soulèvements avaient entraîné des fermetures d'usines dans de nombreux centres industriels allemands. Les «subversifs» parlaient de défaitisme. La situation se détériora jusqu'à l'abdication du «Kaiser», le 9 Novembre 1918. Le Parti Social-Démocrate constitua immédiatement un Gouvernement Républi- cain et l'Armistice fut signé le 11 Novembre 1918. Les chefs communistes du Sparta- cus Bund avaient placé leurs «Cellules» en des endroits-clés à l'intérieur du nouveau gouvernement et parmi les forces armées. Leurs actions créèrent partout une situa- tion de chaos. Rosa Luxemburg joua alors son atout. Elle obligea le gouvernement socialiste à donner l'ordre de démobilisation immédiate des forces armées allemandes. Cette action empêcha le Haut Commandement Allemand d'utiliser ses troupes très disciplinées pour prévenir la révolution (imminente) qui éclata en Janvier 1919. Avant d'usurper le pouvoir en Allemagne, Rosa Luxemburg avait reçu la promesse d'une aide financière et militaire de la part des Banquiers Internationaux, aide qu'ils avaient accordée à Lénine et à Trotsky un an auparavant. Les phases préliminaires de son coup d'état révolutionnaire furent financées par le fonds qu'ils avaient consti- tué chez l'ambassadeur soviétique Joffe. Le coup d'état révolutionnaire ne put aboutir au résultat auquel Lénine était arrivé en Russie car l'aide promise ne lui parvint pas alors que Rosa Luxemburg déclenchait sa première attaque. Elle réalisa alors que les hommes qu'elle considérait comme ses amis avaient trahi son Spartacus Bund Juif. Ce simple incident prouverait que «le Pouvoir Occulte» derrière le Mouvement Révolu- tionnaire Mondial sert uniquement ce qui favorise ses intérêts et lâche qui il veut au moment où il veut. La majorité des directeurs du Mouvement Révolutionnaire Mon- dial descend des Khazars, Tartares et autres races mongolo-asiatiques non-sémites qui adoptèrent entre le VIl ème et le VIII ème siècles la religion juive, celle-ci convenant à leurs desseins égoïstes [127] . Ces individus ont manipulé les Juifs et les Gentils comme des «Pions sur l'Échiquier». Le dessein de ces tristes personnages était double. Les hommes qui pensèrent et dirigèrent le Mouvement Révolutionnaire Mondial ne voulaient pas que lAllemagne fut «soviétisée» AVANT d'avoir utilisé le peuple allemand pour une autre guerre contre la Grande-Bretagne. Ils calculèrent qu'une Deuxième Guerre Mondiale épuiserait complètement les deux Empires, leur donnant ainsi la possibilité de les subjuguer facilement grâce aux ressources de l'U.R.S.S. qu'ils contrôlaient depuis la dictature de Lénine. Afin de pouvoir déclencher une Deuxième Guerre Mondiale, ils pensèrent qu'il était nécessaire d'instaurer 127 — Consulter «Thelron Curtain over America» (Le Rideau de Fer sur l'Amérique) du Prof. John Beaty. Wilkinson Publishing Compagnie, Dallas, Texas, pages 15-16 (n.d.a.).

- 144 - LE TRAITE DE VERSAILLES en Allemagne une profonde haine antisémitique dans le but de diviser l'Europe en deux camps opposés : fascistes et antifascistes. Le Plan réclamait de tous les pays communisés qu'ils restent neutres, du point de vue militaire, pendant que leurs agents feraient tout leur possible pour aggraver la situation que des esprits supérieurs avaient créée chez l'adversaire. Après que la révolution, dominée par les Juifs ait échoué par manque d'aide, le peuple aryen allemand eut pleinement sa revanche sur le peuple Juif. Des milliers de Juifs, hommes, femmes et enfants furent rassemblés au cours de la nuit et exécutés. Rosa Luxemburg et son bras droit Karl Liebknecht furent capturés et tués d'une balle dans la tête comme des chiens enragés par un lieutenant allemand. Une fois de plus, un grand nombre de Juifs durent payer l'addition pour les crimes d'un petit groupe de «gangsters» internationaux qui les utilisaient comme des «pions» sur le jeu de l'in- trigue internationale. Afin de prolonger et d'intensifier la haine du peuple allemand envers les Juifs, la propagande les accusa d'avoir provoqué la défaite des armées allemandes ainsi que les termes injustes et humiliants imposés par le Traité de Versailles. La propagande ren- força en Allemagne la tendance vers le National-Socialisme en présentant la Grande- Bretagne, la France et les États-Unis comme des pays capitalistes avares influencés et contrôlés par les Banquiers Juifs Internationaux. Ainsi, la voie était préparée pour l'avènement d'Hitler. Peu après la signature de l'Armistice, les Banquiers Internationaux donnèrent comme instruction à Lénine de consolider l'acquit communiste et de préparer les États Soviétiques à se défendre contre une agression capitaliste. Lénine annonça que ce serait sa politique, mais Trotsky désapprouva fortement. Il recommanda la révolu- tion immédiate dans tous les pays européens qui n'avaient pas été subjugués. Il voulait aider le Spartacus Bund en Allemagne Afin de maintenir la flamme de l'esprit révolu- tionnaire. Lénine déclara fermement que leur premier devoir était d'établir la zone d'influence communiste dans tous les pays du monde situés entre les 35ème et 45ème parallèles de l'hémisphère Nord. Il annonça qu'il soutiendrait l'action révolutionnaire uniquement dans les pays compris entre ces limites. Les pays les plus importants étaient l'Espagne, l'Italie, la Grèce, certaines régions d'Asie Mineure comprenant la Palestine, certaines régions de la Chine et la zone comprise de part et d'autre de la frontière du Canada et des États-Unis. Lénine avertit la Troisième Internationale qu'il était du devoir des dirigeants révolutionnaires de tous ces pays d'organiser leurs partis Afin d'être prêts à renverser leurs gouvernements lorsque les forces extérieures auraient créé la situation propice à la révolution. L'échec de Rosa Luxemburg fut cité en exemple, montrant ce qui arriverait si l'on menait une action révolutionnaire indépendante. Le plan stratégique de Lénine est connu dans les cercles militaires sous le nom de «Plan du Bœuf Musqué» parce que ces animaux du Nord ont pu survivre aux attaques de leurs ennemis grâce au simple expédient qui consiste à former un cercle en se ras- semblant et à faire face aux ennemis. Les veaux étaient placés à l'intérieur du cercle. Les loups et les ours ne pouvaient attaquer le troupeau de flanc ou par l'arrière. S'ils avaient attaqué de face, ils auraient été blessés à mort par les cornes ou taillés en lam-

- 145 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER beaux par les sabots des bœufs, tranchants comme des rasoirs 11281 . Lénine justifia son abandon de Rosa Luxemburg en prétextant qu'il avait pu ainsi organiser les Armées Soviétiques et résister aux redoutables attaques des pays capi- talistes de 1919 à 1921. En 1921, Lénine déclara aux membres de la Troisième In- ternationale que l'Espagne devait être le prochain pays «soviétisé» et accusa Rosa Luxemburg d'avoir été responsable de la vague d'anti-sémitisme qui avait déferlé sur l'Allemagne. La Troisième Internationale envoya alors Karl Radek en Allemagne pour diriger le mouvement communiste. Il avait l'autorisation d'agir selon ses propres initia- tives quant au recrutement, à l'organisation et à la formation du parti, mais on l'avertit de «ne pas entreprendre» d'action révolutionnaire sauf sur ordre du Komintern. Le Komintern était sous la coupe de Lénine et en conséquence, des Banquiers Interna- tionaux. Après avoir défini les lignes directrices pour que la situation intérieure en Alle- magne coïncide avec leur Plan à longue échéance, les «gangsters» internationaux por- tèrent ensuite leur attention sur la Palestine qui occupait une position géographique centrale dans leurs plans généraux de conquête mondiale. De plus, ils savaient que des géologues réputés avaient localisé d'énormes gisements de minéraux dans une zone qui englobait la Mer Morte. (Il s'agissait de Cunningham-Craig dont nous avons parlé précédemment.) Ils décidèrent pour cette raison de subventionner le Sionisme Poli- tique afin de favoriser leur double dessein : 1. Contraindre les nations du monde entier à faire de la Palestine un Foyer Natio- nal pour les Juifs qui disposeraient d'un «État Souverain» contrôlé par leur richesse et leur pouvoir. Si leur Plan à longue échéance aboutissait à une Troi- sième Guerre Mondiale, ils auraient la possibilité d'utiliser leur «État Souve- rain» pour étendre le contrôle qu'ils exerçaient sur les nations communisées, à l'ensemble du monde. Une fois cette opération accomplie, ils pourraient cou- ronner le «Roi de l'Univers, dieu sur la terre» 11291 . Le plan à longue échéance tel que nous l'avons exposé dans le chapitre 8 prouve que c'est bien là leur intention. 2. Assurer le contrôle de la richesse minérale estimé à cinq billions de dollars qu'ils savaient cachée dans et aux alentours des rivages de la Mer Morte. Les événements qui se produisirent montreront comment ils arrivèrent à leur double visée. Après que la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis eurent reçu la tâche de constituer un Foyer National pour les Juifs en Palestine, suite à la Déclaration Balfour d'Avril 1917, Lord Allenby reçut l'ordre de chasser les Turcs d'Asie Mineure et d'occuper la Terre Sainte. Le fait que la Palestine dût être cédée aux Juifs ne fut connu qu'après que les Arabes eurent aidé Allenby à accomplir sa tâche. De l'avis général, la Palestine ne pouvait devenir qu'un Protectorat britannique. Aussitôt après l'entrée triomphale de Lord Allenby à Jérusalem, les Banquiers In- ternationaux «persuadèrent» les gouvernements Alliés d'obliger leurs émissaires poli- 128 — Le temps avait bien fait mûrir ce plan à longue échéance et cela explique pourquoi la Chine est tombée aux mains des communistes (n.d.a.). 129 — A l'heure actuelle, il semblerait que ce personnage soit Maitreya (n.d.l.r.).

- 146 - LE TRAITE DE VERSAILLES tiques à se constituer en Commission Sioniste. Officiellement, les membres de cette Commission étaient envoyés en Palestine pour maintenir une liaison entre l'adminis- tration militaire et les Juifs. Leur véritable dessein était de «conseiller» le général Clay- ton de façon à ce que son administration militaire puisse favoriser leurs plans secrets. La Commission Sioniste commença à fonctionner dès Mars 1918. Siégeaient parmi les membres de la Commission Sioniste : - Le Major Ormsby-Gore qui devint par la suite Lord Harlich. Le major était directeur de la Midland Bank, de la Standard Bank of South Africa et de l'Union Corporation [130] . Le Major James de Rothschild, fils d'Edmond de Rothschild, de Paris, qui possédait auparavant les colonies Rothschild en Palestine et fut membre Libéral au Parlement britannique. Il occupa cette fonction de 1929 à 1945, et fut nommé ministre parlementaire dans le Gouvernement de coalition Churchill/travaillistes . Le lieutenant Edwin Samuel qui devint par la suite le Chef de la censure du gouvernement britannique pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Il fut nommé directeur en chef de la Radiodiffusion de Palestine après la fonda- tion de l'État d'Israël, en 1948 [131] . - M. Israël Sieff, qui était directeur de «Marks and Spencers», les gigantesques magasins départementaux britanniques. Sieff était un proche associé des Banquiers Internationaux. Il fin nommé directeur du Comité de Planifica- tion Economique et Politique. Il était membre permanent du «Brain Trust» qui «conseilla» les Gouvernements britanniques successifs. Sa position en Grande-Bretagne fut comparable à celle de Bernard Baruch aux États-Unis d'Amérique de 1918 à ce jour. M. Sieff rendit aux Banquiers Internationaux des services si éminents qu'on le fit «Commandeur de l'Ordre des Macca- bées». Léon Simon, qui fut anobli par la suite et placé à la tête des Postes Générales britanniques, contrôlait tous les moyens télégraphiques, téléphoniques et les câblogrammes. Les autres membres de la Commission étaient le Dr Elder, M. Joseph Cowen et M. Chaïm Weizmann, tous amis intimes des richissimes Sionistes d'Amérique [132] . Sir R. Storrs déclara qu'on avait envoyé la Commission Sioniste en Palestine «avant» que la Conférence de la Paix ne débute ses travaux, ceci afin de créer une atmosphère 130 — Les directeurs de la Standard Bank aidèrent à provoquer la Guerre des Bœrs pour s'ar- roger le contrôle des gisements diamantaires et aurifères en Afrique (n.d.a.). 131 — Il attrait été beaucoup plus exact de lui attribuer le titre de «Directeur en chef de la Pro- pagande des Banquiers Internationaux» (n.d.a.). 132 — La Palestine revêt une telle importance dans les plans des dirigeants du Mouvement Révolutionnaire Mondial que plusieurs livres ont été écrits sur le sujet. Les lecteurs qui dé- sirent en apprendre davantage devraient lire : «La Palestine, la réalité» de J.M.N. Jeffries ; «Le Complot Palestinien» de B. Jensen ; «Le Sionisme et la Palestine» de Sir Ronald Storrs (qui fut le premier gouverneur de Jérusalem). ; «Genève contre la Paix» du Comte de St Aulaire (qui fut ambassadeur de France au Palais de St James en Angleterre). ; «La Conférence de la Paix, de Paris» du Dr Dillon, Londres 1919 ; «Dossier d'Accusation» du Major C. H. Douglas (n.d.a.).

- 147 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER favorable à l'établissement d'un Foyer National pour les Juifs mais également pour sti- muler les financiers qui l'appuyaient. Les Banquiers Internationaux dominèrent la Conférence qui aboutit au Traité de Versailles. Nous en avons la preuve dans le fait qu'en Janvier 1919, M. Paul Warburg (qui avait instauré le Système de la Réserve Fédérale aux États-Unis) arriva à Paris à la tête de la délégation américaine. Son frère, Max, arriva à la tête de la délégation alle- mande. Le Comte de St Aulaire nous apprend : «Ceux qui cherchent la vérité ailleurs que dans les documents officiels savent que le Président Wilson, dont les élections avaient été financées par la Grande Banque de New York (Kuhn-Lœb et Compagnie), fit preuve d'une obéissance presque aveugle aux ordres des ces Messieurs». Le Docteur Dillon déclare : «La série d'expédients manigancés et imposés dans ce but, le fia par les Juifs (= représentants des Banquiers Internationaux) rassemblés à Paris dans le dessein d'exécuter leurs programmes méticuleusement élaborés. Ils réus- sirent en grande partie». Le Mandat de Palestine a été élaboré par le Professeur Félix Frankfurter, éminent Sioniste américain qui devint par la suite Conseiller en Chef du Président Roosevelt à la Maison Blanche. Il était secondé par le très Honorable Sir Herbert Samuel, le Dr Jacobson, le Dr Fiewel, M. Sacher, M. Landman, M. Ben Cohen et M. Lucien Wolfe [133] qui exerçait une influence terrible sur M. David Lloyd George. On disait qu'il avait en sa possession tous les secrets du ministère des Affaires Etrangères (Foreign Office) britannique  . Aux conférences préparatoires, M. Mandel (dont le vrai nom était Rothschild) fut le secrétaire privé du français M. Clemenceau. M. Henry Morgenthau occupait dans la délégation des États-Unis la fonction de contrôleur général. Il était le père du futur ministre des Finances du Président Roosevelt. Un autre homme associé aux Banquiers Internationaux, M. Oscar Strauss, joua un rôle important dans la constitution de la Société des Nations et dans l'élaboration de ses politiques pour qu'elles coïncident avec le Plan à longue échéance des «gangsters» internationaux : la domination mondiale absolue. M. Lucien Wolfe nous dit à la page 408 de ses «Essais sur l'Histoire Juive» qu'un «petit groupe d'autres juifs éminents furent les signataires du Traité de Paix. Louis Klotz signa le Traité de Versailles pour la France (il fut impliqué par la suite dans des transactions financières louches et se retira de la vie publique), le Baron Sonino pour l'Italie etEdwin Montague pour l'Inde». M. Harold Nicolson, auteur de «La Construction de la Paix 1919-1944» déclare à la page 243 que Wolfe lui affirma que tous les Juifs bénéficieraient d'une protection internationale tout en conservant les droits nationaux. M. Georges Batault, quant à lui, nous apprend dans «Le Problème Juif, à la page 38 : «Nous devons accuser les Juifs de 133 — M. Lucien Wolfe publia en 1934 : «Essais sur l'Histoire Juive» (n.d.a.). 134 — Voir le Jewish Guardian, numéro de Juin 1920 ; « The Sunender ofan Empire» (La Capi- tulation d'un Empire) de Nesta H. Webster p. 357, 1933 ; «Le Complot Palestinien» de B. Jen- sen, p. 60 (n.d.a.).

- 148 - LE TRAITE DE VERSAILLES l'entourage de Lloyd George, Wilson et Clemenceau, d'avoir créé une Paix Juive». Une fois de plus, la race Juive fut accusée des crimes de quelques financiers impitoyables. Au printemps de 1919, Bêla Kun usurpa le pouvoir en Hongrie et essaya de mettre en pratique les idées de Lucien Wolfe. La dictature de Bêla Kun dura seulement trois mois, mais au cours de ce laps de temps des dizaines de milliers de chrétiens furent expropriés et assassinés sauvagement. On compta parmi les victimes des ouvriers, des officiers, des marchands, des propriétaires fonciers, hommes et femmes, prêtres et laïcs. Le «Nouveau Livre International de l'armée 1919» déclare entre autres : «Le gou- vernement de Bêla Kun était composé presque exclusivement de Juifs qui occupaient aussi des postes administratifs. Les communistes s'étaient associés d'abord aux socia- listes qui ne constituaient pas un parti radical extrémiste mais ressemblait plutôt aux partis ouvriers ou aux groupes syndicalistes des autres pays. Toutefois Bêla Kun ne choisit pas son équipe chez eux mais se tourna vers les Aie et constitua en fait une bureaucratie juive». L'Histoire nous rapporte qu'après trois mois de pillage systématique, d'enlève- ments, d'assassinats en tous genres, Bêla Kun fut déposé. «Au lieu de l'exécuter on l'interna dans un asile d'aliénés». Des agents du groupe qu'il avait si bien servi s'arran- gèrent pour le faire libérer et il retourna en Russie. On le mit à la tête de la Tchéka qui terrorisait les Ukrainiens afin de les soumettre et ce, au moment où on donnait l'ordre à Staline de collectiviser l'agriculture des Soviets. Cinq millions de paysans moururent de faim pour avoir refusé d'obéir aux diktats. Plus de cinq autres millions furent en- voyés aux Travaux Forcés en Sibérie. Lorsque Staline essaya de transformer l'Espagne en une dictature communiste, en 1936, il choisit Bêla Kun pour y organiser «le Règne de la Terreur». Voici maintenant un bel exemple du pouvoir des Banquiers Internationaux. Il s'agit d'un incident qui se produisit au cours des conférences préparatoires à Paris, en 1919. Les négociateurs tendaient à s'écarter de la politique fixée par les Banquiers Inter- nationaux. Sur ce, Jacob Schiff de New- York adressa au Président Wilson qui était présent à la Conférence de Paris, un télégramme de deux mille mots. Il donnait des «instructions» au Président des États-Unis sur ce qu'il fallait faire quant au mandat de Palestine, aux réparations allemandes, à la Haute Silésie, à la Sarre, au Corridor de Dantzig et pour Fiume. Le câblogramme était daté du 28 Mai 1919. Schiff l'envoya au nom de l'Association de la Société des Nations Libres [135] . Dès qu'il reçut le câblogramme, le Président Wilson modifia aussitôt le sens des négociations. A propos de cet incident, le Comte de St Aulaire déclara : «Le Traité de Versailles, au sujet de ces cinq questions, fut dicté par Jacob Schiff et ses coreligion- naires» [136] . Nous devons remarquer à nouveau que le petit peuple Juif n'avait absolu- ment rien à voir quant à l'élaboration de la politique que les Banquiers Internationaux voulaient faire appliquer par Lloyd George, le Président Wilson et le Premier ministre Clemenceau. 135 — Cette Société était financée et sous la coupe de cinq Banquiers Américains (n.d.a.) 136 — Voir «Genève contre la Paix», page 90 (n.d.a.).

- 149 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Dès qu'on eut «persuadé» les Gouvernements alliés de faire de la Palestine un Pro- tectorat britannique (comme le demandait le télégramme), les Banquiers Internatio- naux donnèrent comme instructions à leurs agents de rendre les tenues du Traité de Paix si rigoureux qu'il serait impossible au peuple allemand de les tolérer plus long- temps. Il s'agissait de la partie du plan qui visait à susciter chez les Allemands une haine des Britanniques, des Français, des Américains et des Juifs de façon à ce qu'ils fussent de nouveau prêts à se battre pour récupérer ce qui leur appartenait de droit. Aussitôt le Traité de Versailles signé, la drôle de guerre «Capitalistes contre Bol- cheviks» commença. Cette guerre permit à Lénine de justifier sa politique d'aban- don des révolutionnaires allemands et de consolider les résultats auxquels il était déjà arrivé en Russie. On ne permit jamais à la guerre contre le Bolchevisme de mettre en danger la dictature de Lénine. Elle se termina en 1921, et le résultat fut que les Bolche- viks s'en tirèrent avec un énorme prestige, tandis que les pays capitalistes perdaient de leur crédibilité. Cette situation prépara le chemin aux agents des Banquiers Interna- tionaux qui suggérèrent d'admettre les États Soviétiques à la Société des Nations dans «l'intérêt d'une paix stable». Le gouvernement britannique, toujours enclin à obéir aux «exigences» des Ban- quiers Internationaux, fut le premier à se conformer à la nouvelle «requête». La France le suivit le 28 Octobre 1924. Après que l'infâme Litvinov eut travaillé Henry Morgenthau et Dean Acheson (tous deux sous la coupe de Félix Frankfurter et de Louis D. Brandeis), le Président Roosevelt reconnut les Soviétiques le 16 Novembre 1933. La Société des Nations les accepta alors comme membres. A partir de ce moment-là, la Société des Nations ne fut, plus ou moins, qu'un instrument entre les mains de Staline. Ses agents façonnèrent sa politique et ses activités pour qu'elles cadrent avec les Plans à longue échéance des dirigeants du Mouvement Révolutionnaire Mondial [137] . Une fois que les pays communistes eurent été admis à la Société des Nations, les Francs-Maçons du Grand Orient qui étaient délégués ou faisaient partie du personnel, s'en chargèrent 11381 Henry Wickham Steed, ancien rédacteur-en-chef du Tintes de Londres, qui était considéré comme l'un des hommes les mieux informés du monde, mentionna à plu- sieurs reprises le fait que les Banquiers Internationaux dominaient les affaires mon- diales. Il fit la déclaration suivante aussitôt après la signature du Traité de Versailles : «J'affirme que les premiers instigateurs (qui obligèrent les Puissances Alliées à recon- naître la dictature bolchevik) étaient Jacob Schiff; Warburg et d'autres financiers inter- nationaux qui souhaitaient par dessus tout soutenir les Bolcheviks Juifs de la Russie « [139] . 137 — Pour de plus amples détails, lire «Le Jour Mémorable de Moscou dans l'Histoire Améri- caine» par Wm La Varre ; numéro d'Août de la revue de la Légion Américaine. Et aussi le livre de Trotsky intitulé «Staline» (n.d.a.). 138 — Lire «The Hidden Hand» (La Main cachée) du Colonel A.H. Lane, page 28. Nahum Sokolov qui était Président du Comité Exécutif du Congrès Sioniste fit cette déclaration le 25 Août 1952 : «La Société des Nations est une idée Juive» 139 — Lire «Ihrough thirty years» (Trente années de vie politique en Europe) de Henry Wic- kham Steed ; Londres, Tome II, pages 301-302 (n.d.a.).

- 150 - LE TRAITE DE VERSAILLES Léo Maxse écrivait dans le numéro d'Août 1919 de la «Revue Nationale» : «Quel que soit celui qui tient le pouvoir à Downing Street: conservateur, radical, ligueur ou pseudo-bolchevik, les Juifs internationaux font la loi. Voilà le mystère de la «Main ca- chée» que personne n'a expliqué intelligemment». Une fois de plus, le mot «Juif» aurait pu être remplacé par celui de «Banquier» ou de «Gangster». Dans le même genre, il aurait été aussi injuste d'accuser tous les catholiques romains des crimes perpétrés par certains chefs de la «Mafia romaine» qui avaient abandonné depuis longtemps la pratique de leur religion [140] . Lorsque M. Winston Churchill visita la Palestine en Mars 1921, on lui demanda de recevoir une délégation de dirigeants musulmans. Ils protestèrent parce que l'objectif final du Sionisme Politique était de donner les ressources naturelles de la Palestine aux seuls Juifs. Ils firent remarquer que les Arabes occupaient la Palestine depuis plus de mille ans et demandèrent (à Churchill) qu'il usât de son influence pour réparer ce qu'ils considéraient comme une grande injustice. On rapporte que Churchill leur au- rait répondu : « Vous me demandez de désapprouver la Déclaration Balfour et d'arrêter l'immigration (Juive). Ce n'est pas en mon pouvoir... et ce n'est pas dans mes intentions... Nous pensons que c'est bon pour le monde, pour l'Empire britannique et aussi pour les Arabes... et nous veillerons à ce que cela soit» [141] . Lorsque Churchill fit cette réponse aux Arabes, il pensait selon toute probabilité à la menace qu'avait proférée Chaïm Weizmann, agent des Banquiers Internationaux depuis de nombreuses années. Un an avant là visite de Churchill en Palestine, Weiz- mann avait fait une déclaration officielle, publiée dans le «Judische Rundschau», nu- méro 4 de 1920 qui avertissait : «Nous nous établirons en Palestine que vous le vouliez ou non... Vous pouvez hâter notre arrivée ou aussi bien la retarder. Il est toutefois dans votre intérêt de nous aider pour que notre puissance constructrice ne se transforme pas en une puissance destructrice qui renverserait le monde». Nous devons étudier cette déclaration de Weizmann en relation avec une autre déclaration, celle d'un Banquier International lors d'un rassemblement de Sionistes à Budapest en 1919. Le Comte de St Aulaire en fait mention en évaluant les chances d'un gouvernement mondial : «Dans l'aménagement du Monde Nouveau, nous donnons les preuves de notre organisation à la fois pour la révolution et pour la construction, par la S.D.N qui est aussi notre oeuvre. Le bolchevisme est l'accélérateur, l'autre le frein de la mécanique dont nous sommes le moteur et la direction... Le but ? Il est marqué par notre mission» [142] . C'est le Gouvernement Mondial. 140 — Ce furent les allusions à la «Puissance Secrète» et à la «Main cachée» faites par Steed, Léon de Poncins, Mme Webster, Maxse et d'autres qui me poussèrent à enquêter sur le sujet afin de trouver la bonne réponse (n.d.a.). 141 — L'auteur n'appréciera le sens de cette déclaration qu'en 1954 lorsque le Premier ministre Churchill -au cours de sa visite à Bernard Baruch déclara : «Je suis un Sioniste et j'ai toujours encouragé le Sionisme» et poursuivit en recommandant fortement la «coexistence pacifique avec les Nations communistes». Comme les États communistes ne sont en fait que des dic- tatures soutenues par la Finance Internationale, nous devons supposer qu'en 1921 comme en 1954, Churchill savait déjà secrètement que ces États étaient les mieux adaptés, les plus capables de fonctionner sous la loi [communiste] de notre époque (n.d.a.). 142 — Voir «Genève contre la Paix» à la page 91 (n.d.a.). - 151 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Ces deux déclarations réunies nous font comprendre l'extension internationale de leurs visées secrètes. Huit ans après avoir terminé ce chapitre du manuscrit originel, je reçus des Services de Renseignements Canadiens, le rapport qui va suivre. Les décla- rations faites à la Conférence de Budapest du 12 Janvier 1952 corroborent parfaite- ment mes affirmations de 1944 et confirment les conclusions auxquelles j étais arrivées en 1924. J'insère donc ici le discours prononcé en 1952, mot pour mot. Il fut originelle- ment publié dans une revue américaine «Common Sensé» de M. Eustace Mullins, une autorité en matière de conspiration marxiste [143] . « Un rapport en provenance d'Europe cite le discours suivant du Rabbin Emmanuel Rabinovitch lors d'une réunion spéciale du Conseil d'Urgence des Rabbins Européens tenue à Budapest (Hongrie), le 12 Janvier 1952 : Salutations, mes enfants. Nous vous avons appelé ici afin de récapituler les princi- pales étapes de notre nouveau programme. Comme vous le savez, nous avions espéré disposer de vingt années entre les deux guerres afin de consolider les gains énormes que nous avons réalisés grâce à la Deuxième Guerre Mondiale. Mais l'accroissement de notre population dans certaines zones vitales provoque une opposition contre nous. Nous devons maintenant travailler en usant de tous les moyens mis à notre disposition pour précipiter la Troisième Guerre Mondiale dans un délai de cinq ans. Le but pour lequel nous avons tant halé, tous unis, depuis trois mille ans, est enfin à notre portée et son accomplissement est d'une telle évidence qu'il est dans notre intérêt d'accroître nos efforts et notre prudence davantage encore. Je puis sans crainte vous promettre qu'avant dix ans, notre race aura pris la place qui lui revient dans le monde, à savoir que tout Juif sera Roi, et tout Gentil, esclave [U4] . (Applaudissements dans l'assistance) Vous vous rappelez du succès de notre campagne de propagande dans les années 1930 qui exacerba les passions anti-américaines en Allemagne et les passions anti-al- lemandes en Amérique et qui aboutit à la Deuxième Guerre Mondiale. Une campagne de propagande semblable est menée de façon intensive dans le monde, actuellement. Nous développons une fièvre guerrière en Russie par une incessante campagne anti- américaine pendant qu'une panique anticommuniste à l'échelle de la nation déferle sur l'Amérique. Cette campagne oblige toutes les petites nations à choisir entre une associa- tion avec la Russie ou une alliance avec les États-Unis. Notre problème le plus urgent, en ce moment, est d'enflammer l'esprit militariste «à la traîne» des Américains. L'échec de la Loi de Service Militaire fut un grand revers pour nos plans, mais nous sommes assurés qu'une mesure appropriée set-a prise par le Congrès aussitôt après les élections de 1952. Les Russes, aussi bien que les peuples asiatiques sont tout à fait sous notre contrôle et ne s'opposeront pas à la guerre. Mais nous devons attendre pour circonve- nir les Américains. Nous espérons le faire grâce à la résurgence de l'antisémitisme qui travailla si bien à unifier les Américains contre l'Allemagne. Nous comptons fortement sur des rapports de violences antisémites en Russie [U5] pour nous aider à susciter une 143 — Eustace Mullins est l'auteur de «La Conspiration de la Réserve Fédérale", Publiée par Common Sensé, New Jersey, États-Unis (n.d.a.). 144 — Ce plan est en voie de réalisation, et ce dans tous les domaines : religieux, politique, économique, social, artistique (n.d.l.r.). 145 — Cet éclairage expliquerait-il pourquoi le leader russe Jirinovski (pourtant d'origine

- 152 - LE TRAITE DE VERSAILLES indignation aux États-Unis et amener un front de solidarité contre la puissance sovié- tique. Simultanément, afin de démontrer aux Américains la réalité de l'antisémitisme, nous prêterons, grâce à de nouvelles sources, d'importantes sommes d'argent aux éléments fortement antisémites d'Amérique, pour augmenter leur efficacité. Puis nous provoquerons des réactions antisémites dans plusieurs de leurs grandes villes qui serviront notre double dessein qui consiste à révéler les mouvements réactionnaires en Amérique — nous leur imposerons alors le silence — et de souder les États-Unis en un bloc homogène anti-russe. En l'espace de cinq ans, l'objectif de ce programme sera atteint : une Troisième Guerre Mondiale qui surpassera en destruction tous les conflits antérieurs. Israël bien sûr, res- tera neutre, et lorsque les deux partis seront dévastés et épuisés, nous nous poserons en arbitres, grâce à notre Commission de Contrôle qui visitera tous les pays ruinés. Cette guerre mettra fin une fois pour toutes à notre combat contre les Gentils. Nous révélerons au grand jour notre identité et celles des races d'Asie et d'Afrique. Je peux déclarer avec assurance que la dernière génération d'enfants blancs vient de naître. Nos commissions de contrôle, dans l'intérêt de la paix et dans celui d'effacer les tensions inter-raciales, interdiront aux Blancs de se marier avec des Blancs. Les femmes Blanches devront co- habiter avec des hommes de Races Foncées, et les hommes Blancs avec des Femmes Noires. Ainsi, la race Blanche disparaîtra car mélanger le Noir avec le Blanc signifie la fin de l'homme Blanc [U6] . Notre ennemi le plus dangereux ne sera plus qu'un souve- nir. Nous nous embarquerons pour une ère de dix mille ans de paix et d'abondance, la Pax Judaïca, et notre Race exercera un contrôle absolu sur le monde. Notre intelligence supérieure nous permettra facilement de régner en Maîtres sur un monde de peuples foncés». Question de l'assistance : «Rabbi Rabinovitch, qu'en sera-t-il des différentes reli- gions après la Troisième Guerre Mondiale ?» Rabinovitch : «Il n'y aura plus de religions. Non seulement l'existence d'une classe de prêtres demeurerait un danger perpétuel pour notre domination, niais la croyance en une vie après la mort donnerait une force spirituelle aux éléments inconciliables dans de nombreux pays et leur permettrait de nous résister. Nous maintiendrons toutefois les rites et les coutumes du Judaïsme en tant que signe de notre caste dirigeante héré- ditaire, et nous renforcerons les lois raciales de façon à ce qu'aucun Juif ne se marie en dehors de notre race et qu'aucun étranger ne soit accepté. Nous pourrions être amenés à laisser se reproduire les jours sinistres de la Deuxième Guerre Mondiale — lorsque nous fûmes obligés de laisser les bandits hitlériens sacrifier une partie de notre peuple — pour disposer des prétextes ou des témoignages adéquats et justifier ainsi dans la légalité les procès et les exécutions des dirigeants d'Amérique et de Russie, jugés en tant que criminels de guerre, après que nous ayons dicté la paix. juive) a obtenu un large financement après un voyage éclair à New York au début des années 90 ? (n.d.l.r.). 146 — Il est évident que le déclin démographique de la population blanche, accompagné d'une politique d'immigration massive en Occident, d'une perversion des mœurs et de l'apostasie religieuse, s'est développé avec célérité depuis le début des années 80... La mise en pratique d'une telle politique exécutée par les gouvernants répond bien à l'exécution d'un Plan (datant au moins de 1952). ! Voir l'ouvrage 2000 : L'année charnière (n.d.l.r.).

- 153 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Je suis sûr que vous avez, que vous aurez besoin d'un peu de I préparation pour un tel ouvrage, car le sacrifice a toujours été le mot d'ordre de notre peuple et «la mort de quelques milliers de Juifs en échange de la domination mondiale est vraiment un prix infime à payer. » Afin de vous convaincre de la certitude de cette domination, laissez-moi vous faire remarquer comment nous avons transformé toutes les inventions de l'homme blanc en amies qui se sont retournées contre lui. Ses imprimeries et ses radios sont les porte- paroles de nos désirs, «et ses industries lourdes, les instruments avec lesquels il arme l'Asie et l'Afrique contre lui». Nos intérêts à Washington soutiennent magnifiquement les Programmes en quatre points concernant le développement de l'industrie dans les zones reculées du monde de façon à ce qu'après la destruction des industries et des villes d'Europe et d'Amérique par la guerre atomique, les Blancs ne puissent résister aux importantes masses de peuples de couleurs qui maintiendront une supériorité techno- logique incontestée 11 " 1 . Ainsi, en ayant la vision de la victoire mondiale devant vos yeux, retournez dans vos pays et intensifiez votre admirable travail jusqu'à ce jour proche où Israël se révélera dans sa destinée glorieuse comme la Lumière du Monde». Le mot Illuminati a pour signification «porteur de lumière» ! Ce discours confirme bien ce que j'ai toujours dit, à savoir que le Pouvoir Occulte a délibérément suscité l'antisémitisme, et aussi l'anticommunisme, pour l'accomplis- sement de ses desseins. Il prouve également que les Illuminati ont utilisé le commu- nisme, le Sionisme et le Fascisme pour favoriser leurs visées secrètes. Et ils utilise- ront, s'ils le peuvent, la Démocratie Chrétienne contre le communisme pour amener la phase suivante de leur Plan à longue échéance : la Troisième Guerre Mondiale ! Mais le trait le plus éclairant du discours est celui qui dévoile la façon dont les Illuminati se servent d'un Rabbin Juif pour convaincre d'autres coreligionnaires qu'ils seront la classe dirigeante du Nouvel Ordre Mondial, fait très douteux comme nous le montrera l'Histoire... C'est le Luciférianisme qui dirigera et non pas les Juifs ! Par les termes du Traité de Versailles, en 1919, les Banquiers Internationaux ob- tinrent le contrôle du réarmement de l'Allemagne et de son redressement économique. Une fois cette tâche accomplie, ils passèrent des accords («Abmachungen») avec le Haut Commandement Allemand et acceptèrent que les Soviétiques fournissent secrè- tement aux généraux allemands toutes les armes et munitions dont ils avaient besoin pour équiper une armée moderne de plusieurs millions d'hommes. Ils obtinrent égale- ment du dictateur soviétique de grandes facilités pour l'entraînement de leurs années mais aussi pour leur permettre de former les officiers et les sous-officiers dont ils au- raient besoin pour encadrer cette nouvelle armée qu'ils voulaient constituer lorsqu'ils jugeraient le moment opportun. Les grands projets en cours d'élaboration issus des «Abmachungen», étaient finan- cés par les Banquiers Internationaux [148] . Ils permirent ainsi aux pays communistes et fascistes de bâtir leur économie et de constituer leur potentiel militaire. Ces mêmes 147 — Étudiez cette déclaration en relation avec le rassemblement des dirigeants de toutes les races «foncées» et «Noires» qui eut lieu à Bandung en Avril 1955 et avec la politique d'envois d'armes à Israël et à l'Egypte (n.d.a.). 148 — Cela se passait avant l'avènement d'Hitler (n.d.a.).

- 154 - LE TRAITE DE VERSAILLES Banquiers Internationaux permirent de ce fait au Haut Commandement Allemand, d'échapper à toutes les restrictions militaires imposées par le Traité de Versailles [149] . Les gigantesques usines de munitions et d'armements Krupp, construites chez les Soviétiques, derrière les montagnes de l'Oural, reçurent pour nom de Code «Manych», et les firmes d'armements allemandes eurent toutes les concessions qu'elles deman- daient. L'intrigue internationale à une telle échelle ne pouvait signifier qu'une seule chose. Ceux qui étaient impliqués se préparaient pour la Deuxième Guerre Mondiale. Les gouvernements des soi-disant nations alliées furent parfaitement informés de ce qui se tramait dans les coulisses comme je le découvris lorsque je visitai Londres pen- dant la Conférence sur le Désarmement Naval en 1930. Voilà une preuve supplémen- taire qui confirme le mot de Disraeli : «Les gouvernements élus ne gouvernent pas». L'Histoire révèle que de 1920 à 1934, le Pouvoir Occulte dirigea l'intrigue interna- tionale de telle manière que les dirigeants du communisme à direction présumée juive, en Russie, travaillèrent la main dans la main avec les dirigeants du nazisme à direction présumée aryenne, en Allemagne. Cette phase de l'Histoire est assez compliquée et le simple citoyen éprouvera de la difficulté à la comprendre [150]. Le communisme et le nazisme ont de nombreux points en commun : tous les deux sont athées, tous les deux nient l'existence d'un Dieu Tout Puissant, tous les deux ont recours la guerre, à la haine et à la force. Les dirigeants des deux idéologies athées et matérialistes ne peuvent être en conséquence que les agents du démon. Ils favorisent la conspiration diabolique qui vise à détourner les âmes humaines de la fidélité et de l'obéissance envers notre Dieu Tout Puissant. Ils utilisent tous les deux une sorte de Franc-Maçonnerie du Grand Orient à des fins de propagande' 1511 . Le Chef du Conseil des Trente-Trois est le Président du Conseil Exécutif des Treize auxquels nous avons fait référence précédemment. Les cérémonies d'initiation de toutes les Loges du Grand Orient exigent du candidat de jurer qu'il ne reconnaîtra aucun autre mortel au-dessus du Chef de l'organisation ; ce «Chef» est par conséquent «Dieu sur terre». Les Banquiers Internationaux ont toujours été, au Sommet, les Chefs de la Franc-Maçonnerie du Grand Orient, depuis 1770. Les Seigneurs de la Guerre Aryens ont toujours été, au Sommet, les Chefs des Loges allemandes. Ils ont choisi respectivement leurs propres successeurs. Une analyse des événements historiques de 1914 à 1934 indique que les Banquiers Internationaux ont bien fomenté la Première Guerre Mondiale : 1. afin d'amener une situation favorable à l'action révolutionnaire et leur per- mettre ainsi d'obtenir le contrôle absolu de l'Empire Russe ; 149 — Il a été prouvé que les généraux allemands et les officiers haut placés qui négocièrent les «Abmachungen» furent condamnés à mort au procès de Nuremberg en tant que «criminels» de guerre... Ils en savaient beaucoup trop (n.d.a.). 150 — Toutefois, la lumière a été faite en grande partie sur ce sujet grâce à M. Cecil F. Melville auteur d'une étude sérieuse sur cette phase particulière du Mouvement Révolutionnaire Mon- dial : «La façade russe de l'Allemagne» (n.d.a.). 151 — Les Loges du Grand Orient allemand n'ont jamais admis les Juifs pour la raison évidente que les Puissances Secrètes n'auraient jamais pu mettre à exécution un complot internatio- nal de la nature et des dimensions des «Abmachungen» si leur politique avait été différente (n.d.a.).

- 155 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER 2. afin de destituer les Têtes Couronnées d'Europe. Ces dirigeants devaient être destitués avant qu'un des groupes n'impose ses visées totalitaires ; 3. afin d'obliger les gouvernements britannique et français à accepter l'établisse- ment d'«un Foyer National pour les Juifs, en Palestine». Le gouvernement de Grande-Bretagne fut obligé d'apporter son aide au plan des Banquiers Internationaux (la Révolution Bolchevique de 1917, en Russie), afin d'obte- nir, selon leur promesse, l'entrée en guerre de l'Amérique aux côtés des Alliés. Nous pouvons présumer que le «Lusitania» fut coulé pour fournir l'incident nécessaire à la justification du changement de politique américaine, comme Pearl Harbour fut l'ex- cuse de l'Amérique pour entrer dans la Deuxième Guerre Mondiale. Le projet originel du mandat de Palestine portait en titre : «transformer la Pa- lestine en un foyer national pour les juifs». Il fut changé à la dernière minute en foyer national du juif en Palestine. Ainsi les ambitions des Sionistes étaient masquées. Les Banquiers Internationaux dissimulèrent de façon délibérée la vérité quant aux énormes gisements minéraux que les géologues avaient découverts en Palestine jusqu'à ce que les gouvernements de Grande-Bretagne, de France et des États-Unis aient accepté leur Mandat sur la Palestine [152] . Les Banquiers Internationaux ont utilisé le Sionisme pour obtenir le contrôle d'un État souverain occupant une position centrale, à partir duquel il leur serait possible d'étendre au monde entier le contrôle qu'ils exercent actuellement sur l'U.R.S.S. Les conspirateurs ont dirigé les affaires internationales de 1921 à 1934 et réussi à diviser l'Europe en deux camps opposés — fascistes et antifascistes — en prévision de la Deuxième Guerre Mondiale. 152 — On ne permit pas à la vérité de filtrer quant à la valeur des ressources minérales. Il fal- lut attendre que les Nations Unies aient démembré la Palestine en 1948 de telle façon... que les minéraux représentant une valeur supérieure à cinq billions de dollars se trouvent dans le sous-sol de l'État d'Israël. Le Comte Bernadotte, de Suède, proposa que les Juifs abandonnent tout le Sud et reçoivent la Galilée de l'Ouest, au Nord. On rejeta son plan et en Septembre 1947 le Comte Bernadotte fut assassiné par des extrémistes Juifs (n.d.a.). - 156 - CHAPITRE XI Staline Staline — Joseph Vissarionovitch Djougachvili — naquit dans le village monta- gnard de Gori, province de Géorgie, en 1879. Son père était un paysan originaire de Dido-Lilo. Sa mère, Ekaterine Geladze, était une femme très dévote dont les ancêtres avaient été serfs au village de Gambarouli. On sait très peu de choses au sujet du père de Staline, sauf qu'il travaillait parfois comme manœuvre et de temps en temps comme cordonnier dans une usine de chaus- sures, à Adelkhanov. Il a laissé l'impression d'un individu nonchalant aimant bien boire. La mère de Staline était toutefois une femme dévouée qui travaillait dur. Elle lavait du linge pour gagner un peu plus d'argent pour la famille. Son ambition était que Staline devienne prêtre. Chiche, elle économisait tout ce qu'elle pouvait pour lui donner une bonne éducation. Le jeune Staline suivit l'école élémentaire à Gori pendant quatre ans et acquit une bourse qui lui permit d'entrer au Séminaire Théologique de Tiflis. Mais Staline n'était pas fait pour la vie religieuse. Il avait continuellement des ennuis avec les autorités du séminaire et en fut exclu au bout de quatre années d'études [153] . Il rejoignit alors un groupe de jeunes révolutionnaires. Staline se maria d'abord avec Ekaterina Svanidze qui lui donna un fils : Yasha Jacob Djougachvili. Ce garçon ne fut jamais très doué ; son père devenu dictateur, il tra- vaillait comme électricien et mécanicien. La deuxième femme de Staline, Nadya Alliluyeva, lui donna deux enfants : un fils, Vassili et une fille, Svetlana. Vassili devint Général de Division dans l'Armée de l'Air Soviétique. Il dirigeait habituellement les manifestations aériennes lors des cérémo- nies étatiques après l'accession de son père au pouvoir dictatorial. A la mort de Staline, il fut exécuté. Staline et sa deuxième femme, Nadya, ne semblent guère s'être entendus : il eut une liaison avec une belle Juive, Rosa Kaganovitch qui aurait vécu avec lui après le suicide de sa deuxième épouse. Dans le chapitre «affaires de cœur» de Staline, il faut ajouter que Nadya sombra dans la dépression, sans doute après les impitoyables massacres de ses coreligionnaires qu'il accusait de déviationnisme. 153 — En fait, Staline est devenu un révolutionnaire athée à la lecture de Darwin et de sa théo- rie diabolique de levolutionnisme. En parcourant les écrits de Darwin il eut, en effet, l'impres- sion que l'homme n'était pas une créature de Dieu (n.d.l.r.).

- 157 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER Le frère de Rosa, Lazar Kaganovitch, était un grand ami de Staline. Il fut membre du Politburo et occupa ce poste jusqu'à la mort du dictateur. Kaganovitch donna des preuves de ses capacités de Commissaire à l'Industrie lourde lorsqu'il développa les champs pétrolifères du bassin du Donetz et construisit le métro de Moscou. Le fils de Kaganovitch, Mikhaël, épousa Svetlana, la fille de Staline. LAssociated Press du 15 Juil- let 1951 fit mention du mariage de Svetlana Staline avec Mikhaël Kaganovitch. Ce qu'il advint du premier mari de Svetlana demeure un mystère. Il apparaîtrait que le premier époux de Svetlana était parti ou qu'on l'aurait aidé à partir afin de permettre au fils de Kaganovitch d'épouser la fille de Staline. De la même façon, la deuxième femme de Staline était partie ou aurait été «aidée» à partir pour que Staline puisse épouser la sœur de Kaganovitch, Rosa. On rapporte que Staline épousa Rosa après le suicide de sa femme. Molotov, vice-Premier ministre de Staline, avait épousé une Juive Américaine, sœur de Sam Karp, propriétaire de la Karp Exporting Company de Bridgeport dans le Connecticut. La fille de Molotov, elle, se fiança avec le fils de Staline en 1951 ; le Politburo ressemblait d'une certaine manière à un «Conseil de famille». Comme nous l'avons montré et mentionné précédemment, Staline était devenu un membre du gratin du Parti Révolutionnaire Russe uniquement parce qu'au cours des phases préparatoires de la Révolution Russe, beaucoup de dirigeants parmi les plus connus étaient en prison. Staline n'occupa jamais de poste de première importance à l'intérieur du Parti Communiste pendant la dictature de Lénine. Au moment de la der- nière maladie de Lénine, Staline manœuvra pour s'emparer d'une position de choix. Alors bien placé, il put éliminer Trotsky et d'autres concurrents Juifs. Une fois les rênes du pouvoir saisis, il ne les lâcha plus jusqu'à sa mort. Comment Staline a-t-il pu arriver au pouvoir ? L'histoire mérite d'être rapportée. Lénine subit une attaque en Mai 1922 qui lui paralysa la parole et les réflexes moteurs. En Décembre de cette année-là, il nomma un triumvirat composé de Zinoviev, de Kamenev et de Staline, qui devait s'occuper des problèmes du gouvernement. Peu de temps après, il eut une nouvelle attaque et mourut. Trotsky a suggéré, et ses adeptes le croient volontiers, que Staline aurait «hâté» la mort de Lénine, parce qu'il s'irritait de la maladie prolongée et de l'incapacité de son chef. Lorsque le triumvirat commença à exercer ses fonctions à Moscou, le Politburo comprenait Lénine, Zinoviev, Kamenev, Trotsky, Boukharine, Tomsky et Staline. Zi- noviev et Kamenev, bras droits de Lénine depuis le moment où il était devenu dicta- teur, se considérèrent naturellement comme les membres principaux du triumvirat et logiquement comme ses successeurs. Zinoviev traitait Staline avec condescendance et Kamenev le considérait toujours avec ironie [154] . Zinoviev et Kamenev virent en Trotsky leur véritable concurrent pour la dictature, après la mort de Lénine. Dans son livre «Staline», Trotsky rapporte que Zinoviev et Kamenev utilisèrent Staline comme un contrepoids vis à vis de lui, et dans une moindre mesure par les autres membres du Politburo. A ce moment-là, aucun membre du Po- litburo ne pensait que Staline s'élèverait un jour au-dessus de leurs têtes. 154 — Lire «Staline» de Trotsky, page 337 (n.d.a.). - 158 - Staline Zinoviev était considéré comme le membre principal du triumvirat ; il fut donc dé- légué à l'ouverture du douzième Congrès du Parti, fonction que Lénine s'était réservée lors des précédentes cérémonies. Zinoviev n'alla pas bien loin car Staline prit rapide- ment l'avantage. Avant la fin du Congrès, Staline contrôlait la machine du Parti Com- muniste et occupait une position dominante dans le triumvirat. Telle était la situation lorsque Lénine mourut en 1924. En avril 1925, Staline écarta Trotsky du poste de Commissaire à la Guerre. Il cessa alors toute relation avec Zinoviev et Kamenev, et s'allia à Boukharine, Rykov, Tomsky. Zinoviev, Kamenev et Trotsky s'unirent pour s'opposer à Staline, mais ils avaient ma- nœuvré trop tard. En Février 1926, Staline exclut Zinoviev du Politburo, puis de la pré- sidence du Soviet de Petersburg (Leningrad) et enfui de la présidence de la Troisième Internationale. En Octobre 1926, Staline exclut Kamenev et Trotsky du Politburo. L'année suivante, Staline écarta ses trois ennemis du Comité Central du Parti Com- muniste et peu de temps après, les exclut élu Parti. En 1927, Trotsky essaya de provoquer une révolte contre Staline, au motif qu'il s'écartait de l'idéologie marxiste et substituait une dictature totalitaire impérialiste à une authentique Union des Républiques Socialistes Soviétisées. Ce que l'on ne semble pas avoir remarqué, c'est le fait que Staline agissait avec l'accord des Banquiers Inter- nationaux pour diriger les Soviétiques. Il dut épurer la Russie de tous les hommes qui pouvaient faire obstruction à leurs Plans à longue échéance. Pendant la purge, plusieurs millions de personnes furent massacrées et à peu près un nombre équivalent envoyées en travail forcé. De nombreux hommes qui avaient été des dirigeants du mouvement révolutionnaire depuis la constitution de la Première Internationale furent traqués jusqu'à la mort ou emprisonnés. Parmi les dirigeants qui subirent l'épuration de Staline, on trouvait Trotsky, Zinoviev, Kamenev, Martynov, Zasulich, Deutch, Parvus, Axelrod, Radek, Uritzky, Sverdlov, Dan, Lieber et Martov. Les seuls Juifs qui vivaient dans une relative intimité avec Staline, à l'époque de sa mort, étaient Kaganovitch, son beau-frère, et Rosa, sa troisième femme. Staline poursuivit la politique de Lénine, à savoir l'établissement d'une zone d'in- fluence communiste, entre les 35 ème et 45 ème parallèles, enserrant l'hémisphère Nord. De nombreux dirigeants révolutionnaires d'autres pays Rirent convaincus que Sta- line avait conçu des idées impérialistes et avait des velléités d'exercer les fonctions de dictateur totalitaire à l'échelle du monde. Ils avaient raison. Staline prit ses ordres, comme Lénine l'avait fait, auprès des hommes qui sont «Le Pouvoir Occulte» derrière le Mouvement Révolutionnaire Mondial, et ce jusqu'en 1936. A partir de ce moment- là, il commença à ignorer leurs commandements, comme nous le prouverons. Staline ne voulait pas impliquer ses années dans des guerres contre d'autres na- tions. Sa politique était d'entretenir des feux révolutionnaires dans tous les pays du Sud, entre les 35 ème et 45 ème parallèles. Tactique qui s'avéra extrêmement rentable. Au moment de sa mort, l'influence communisante s'exerçait sur la moitié du territoire de l'hémisphère Nord ; la moitié de la population mondiale, environ, avait été asservie. Lénine avait déclaré en 1921 que l'Espagne devait être le prochain pays soviétisé. Staline hérita de l'idée de la soviétisation de l'Espagne comme d'un pieux legs. Une fois l'Espagne transformée en une dictature

- 159 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER prolétarienne, il serait facile d'asservir la France et la Grande-Bretagne. L'Allemagne serait alors dans la situation du casse-noix. Si par malchance l'asservissement de l'Espagne échouait, la manœuvre servirait à provoquer la Deuxième Guerre Mondiale. Tandis qu'il se préparait à la Révolution Espagnole, Staline reçut des Banquiers Internationaux l'ordre de prendre part activement à une guerre économique qu'ils avaient projetée en 1918, aussitôt après la signature de l'armistice. A vrai dire, les peuples qui ne s'étaient pas engagés activement dans le combat avaient prospéré au cours de la Première Guerre Mondiale. Lorsque les hostilités prirent fin, les peuples des pays alliés jouirent de deux années de prospérité. Ensuite, lorsque les investisse- ments spéculatifs eurent atteint des sommets, on retira d'énormes sommes d'argent de la circulation. On limita les crédits et l'on fit des rappels de fonds sur les emprunts. En 1922-25 on ressentit une dépression de peu d'importance  . Cette jonglerie éco- nomique fut une expérience préliminaire avant que le Pouvoir Occulte provoque la grande dépression de 1930. Après 1925, on renversa la politique financière et on dopa constamment la situation jusqu'à ce que la prospérité eût atteint un niveau jamais vu en Amérique, en Grande- Bretagne, au Canada et en Australie. La spéculation sur les titres (actions et obliga- tions) et sur les biens immobiliers devint sauvage. Puis, vers la fin de 1929, arriva brus- quement le Krach et la plus grande dépression jamais connue s'abattit sur le «monde libre». Des millions de personnes se retrouvèrent dans l'indigence. Des milliers se sui- cidèrent. On accusa le «mauvais» gouvernement du bouleversement économique qui avait réduit à l'indigence des dizaines de millions de personnes et avait transformé «en milliardaires trois cents personnes qui étaient déjà millionnaires». En 1925, Staline démarra ses plans industriels quinquennaux pour accroître la croissance intérieure des pays soviétisés. Le plan prévoyait l'exploitation des res- sources naturelles, la transformation des matières premières en produits de première nécessité et la modernisation des machines dans l'agriculture et dans l'industrie. Ce vaste plan quinquennal était financé grâce aux prêts des Banquiers Internationaux. Ce programme, ajouté au développement du potentiel de guerre allemand et russe prévu par les accords («Abmachungen») auxquels nous avons fait référence précédemment, donna un sérieux coup de fouet à l'économie soviétique. Les dirigeants de la Russie avaient ainsi la possibilité d'employer des millions d'hommes et de femmes, véritables esclaves, ce qui leur donna un avantage supplé- mentaire par rapport aux nations qui payaient leurs employés et maintenaient un haut niveau de vie. L'objectif suivant fut la collectivisation des fermes. Pendant des siècles, les Serfs russes eurent un statut proche de l'esclavage. Lénine avait réussi à obtenir leur soutien en leur promettant de plus grandes concessions que celles accordées sous le «règne» bienveillant du Premier ministre Peter Arkadyevitch Stolypine, de 1906 à 1914. Plus de 2.000.000 de familles paysannes avaient quitté les «Villages-Mir» et étaient devenues propriétaires terriens. Au 1 er Janvier 1916, le nombre de familles s'était accru jusqu'à atteindre le nombre de 6.200.000. 155 — Ceci est expliqué dans les chapitres 1 et 2 de «Red Fog over America» (n.d.a.).

- 160 - Staline Mais afin de garantir les emprunts qu'ils avaient concédés lors des «Abmachun- gen» et des programmes de développement industriel, les Banquiers Internationaux exigèrent le contrôle du commerce d'import-export des nations soviétisées. Ils récla- mèrent également la collectivisation des fermes en tant qu'unique moyen d'augmenter de façon appréciable la production agricole. On sait ce qui arriva lorsque Staline imposa par la force ces décrets. On l'a tou- jours accusé personnellement des atrocités inhumaines qui obligèrent les paysans à se conformer aux lois. On a écrit de nombreux ouvrages sur cette terrible période. La vé- rité, telle que je l'ai présentée aux Journaux Américains en 1930 n'a jamais été publiée à ce jour. Plus de 5.000.000 de paysans furent exécutés ou condamnés systématiquement à mourir de faim car ils refusaient d'obéir ou essayaient d'échapper aux décrets de col- lectivisation. Plus de 5.000.000 d'autres furent envoyés aux travaux forcés en Sibérie. Ce qui est généralement très peu connu c'est le fait que le blé confisqué aux paysans russes s'en alla grossir les énormes quantités de blé achetées par les agents des Ban- quiers Internationaux partout dans le monde sauf au Canada et aux États-Unis. Après avoir accaparé le blé, les Banquiers Internationaux achetèrent des quantités colossales de viandes traitées et congelées en Argentine et dans d'autres pays producteurs de viandes. Résultat : le Canada et les États-Unis ne purent trouver de débouchés pour leur bétail ou leur blé dans des marchés saturés de produits... Au cours de la période 1920-1929, les Banquiers Internationaux subventionnèrent les marines marchandes de la plupart des pays à l'exception des marines de Grande- Bretagne, du Canada et des États-Unis. Le résultat de cette piraterie commerciale fut que les bateaux de Grande-Bretagne, du Canada et des États-Unis ne purent concurrencer les bateaux des autres pays. Des milliers de navires restèrent immobilisés dans leurs ports d'attache et les exportations chutèrent de façon vertigineuse. On n'avait jamais vu une telle chose auparavant. La chute des exportations des nations alliées s'accompagna d'une augmentation des importations de denrées fabriquées à bon marché en Allemagne, au Japon et dans les pays d'Europe Centrale. Pour vivre dans une aisance normale, cinq salariés sur huit, au Canada, doivent recevoir leur paye, directement ou indirectement du commerce d'exportation. Dès que les exportations chutent, les cinq-huitièmes de la population connaissent une baisse de leur pouvoir d'achat, baisse qui affecte plus gravement et plus rapidement les personnes qui travaillent dans les services. Si les exportations se maintiennent à la baisse, la récession se transforme alors en dépression. Pour s'assurer que les cales des navires étaient bien verrouillées par les structures économiques des pays alliés, les hommes qui avaient accumulé le blé et la viande commencèrent à déverser leurs stocks sur les marchés mondiaux à des prix large- ment inférieurs aux coûts de production du Canada, de l'Amérique et de l'Australie. Cette action amena la situation suivante : les greniers à blé des pays alliés pendant la Première Guerre Mondiale, regorgeaient de blé qu'ils ne pouvaient vendre alors que les peuples d'autres pays mouraient de faim par manque de pain et de viande. La Grande-Bretagne devait encaisser £85.000.000 par an grâce à ses services maritimes. Ces rentrées compensaient chaque année sa balance commerciale déficitaire. L'écono- mie britannique reçut un choc violent lorsque la concurrence déloyale ne lui permit pas de gagner cet argent et le peuple britannique dut acheter son pain et sa viande sur

- 161 - DES PIONS SUR L ECHIQUIER les marchés les moins intéressants. Les hommes qui étaient les maîtres de l'intrigue internationale utilisèrent cet état de confusion économique artificiel pour provoquer de graves malentendus parmi les différentes nations du Commonwealth Britannique et réduire ainsi les liens à l'intérieur de l'Empire [156] . Le résultat de cette guerre économique fut que les activités maritimes, industrielles et agricoles des pays alliés ou capitalistes se retrouvèrent de fait en quasi-stagnation tandis que les États Soviétiques et les Puissances de l'Axe travaillaient à plein rende- ment. Une fois de plus, nous devons toujours avoir en mémoire le principe fondamen- tal suivant : les guerres se «terminent» en dépressions et «préparent la voie» à l'action révolutionnaire dans les pays qui ne sont pas encore asservis. Cela dit, il était essentiel pour l'avancement de leur Plan à Longue Échéance, d'organiser les affaires internatio- nales de telle façon qu'ils puissent provoquer la Deuxième Guerre Mondiale lorsqu'ils le jugeraient bon. Lénine et Staline avaient indiqué que l'Espagne occupait une posi- tion-clé; en conséquence, nous étudierons dans le chapitre suivant la manière dont ils tentèrent d'asservir l'Espagne.

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Des économistes du FMI analysent les faits: les pays qui ont fait défaut sur leur dette ont vu leur situation s’améliorer

Dans leur rapport « A distant mirror of Debt, Default and Relief », Carmen M. Reinhart et Christoph Trebesch analysent une cinquantaine de cas de crises de la dette dans des économies dites « émergentes » et « avancées ». Leurs conclusions sont éloquentes : les pays qui ont procédé à une réduction de leur dette (via un défaut et/ou une restructuration) ont vu leurs revenus nationaux et leur croissance |1| augmenter, la charge de leur dette diminuer et leur accès aux marchés financiers s’améliorer.

Reinhart et Trebesch, qui ont tous deux travaillé dans les services d’études du Fonds monétaire international (FMI), ont publié ce rapport en octobre 2014 pour l’Université de Munich. Il se penche sur les conséquences pour de nombreux pays d’une réduction de leur dette souveraine. Nous en résumons ici les éléments principaux.

Deux périodes sont étudiées : celle allant de 1920 à 1939, qui concerne les défauts de paiement dans l’entre-deux-guerres, et celle allant de 1978 à 2010 qui concerne la crise de la dette dans plusieurs pays dits émergents. Comme souligné par les auteur.e.s, de nombreux parallèles entre ces deux périodes, mais également avec la crise de la dette actuelle en Europe, peuvent être faits |2|.

Les réductions de dette étudiées pour les pays de l’entre-deux-guerres concernent des créanciers publics (Angleterre et États-Unis) |3|, ont été négociées ou unilatérales selon les cas et ont culminé dans un « défaut généralisé » en 1934 (la chronologie de ces événements est disponible dans le tableau 1 en annexe de l’article).

Les réductions de dette étudiées pour la période 1978-2010 concernent principalement des créanciers privés et se sont faites en plusieurs étapes (le détail de celles-ci est disponible dans le tableau 2 en annexe de l’article).

Le rapport retient certains indicateurs à observer après une réduction de la dette : le PIB par habitant.e ; la notation des dettes souveraines sur les marchés internationaux ; la charge du service de la dette (intérêts + capital arrivant à échéance) et le stock de cette dette.

Les résultats se résument comme suit :

- L’importance de la réduction de dette s’élève en moyenne à 21 % du PIB pour les économies « avancées » et à 16 % du PIB pour les économies « émergentes » |4| (voir le graphique ci-dessous). Les auteur.e.s expliquent cependant que pour plusieurs raisons – dont le fait que les calculs se basent le plus souvent sur des dettes préalablement renégociées – ces chiffres sous-estiment l’envergure réelle des réductions.

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- L’augmentation du PIB par habitant.e dans les années qui suivent la réduction est en moyenne de 16 % pour les économies « avancées » (après une chute prolongée d’en moyenne 7% les années précédant la réduction) et de 9 % pour les économies « émergentes ». Sur 47 cas étudiés, seuls 6 pays n’ont pas vu de changement significatif et 2 ont vu une diminution de leur PIB par habitant.e |5|. Il y a des preuves évidentes de reprise économique marquée suivant les épisodes d’effacement ou d’échelonnement de dette |6|.

- L’amélioration du « rating » sur les marchés (la note accordée à la dette souveraine du pays par les agences de notation) est en moyenne de 38 % à la quatrième année qui suit la réduction de dette dans les pays « émergents » |7|. Les auteur.e.s ne donnent pas de données concernant les économies « avancées » mais montrent que leurs notes n’ont pas été dévaluées malgré les défauts à répétition de cette période |8|. Comme les auteur.e.s le soulignent, ces résultats dénotent face aux nombreux commentateurs influents sur la question qui prétendent qu’un défaut amène forcément à compromettre sa « réputation » et à se couper des marchés internationaux. On sait, au contraire, que les gouvernements qui ont fait défaut ont récupéré leur capacité d’emprunter encore et encore |9|.

- La diminution du service de la dette en rapport aux revenus nationaux est en moyenne de 34 % pour les années 1920 et de 24 % pour les années 1930. Pour les épisodes concernant les pays « émergents », on observe une diminution du service de la dette en rapport aux exportations d’en moyenne 37 % dans les trois années précédant le défaut et de 19 % dans les trois années suivant le défaut |10|. Comme le rappellent les auteur.e.s, plusieurs tentatives de réductions préalables (jusqu’à 18 pour le Pérou) et des suspensions de paiement précédent souvent une restructuration ou un défaut « final », ce qui explique que le service de la dette diminue avant celui-ci. Pour le CADTM, il s’agit bien sûr ici d’un des objectifs majeurs d’une réduction de dette : diminuer la part des richesses allouées au paiement de la dette.

- La diminution du stock de la dette (externe) en rapport au PIB est en moyenne de 19 % sur les 9 ans entourant le défaut de paiement de 35 pays « émergents » et « avancés » étudiés. Cette moyenne cache des extrêmes allant d’une réduction cumulée de 125 % à une augmentation de 37 % (voir le graphique ci-dessous). En fait, on observe une réduction pour 27 cas et une augmentation pour 8 cas |11|.

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Enfin, notons que d’autres mesures complémentaires à la réduction de dette ont été prises par certains pays, comme la dévaluation de la monnaie, le contrôle des changes ou la lutte contre la fuite de capitaux.

CONCLUSION

Comme les auteur.e.s l’expliquent, elle et il avaient montré dans d’autres travaux que les importantes crises financières des économies « avancées » ou « émergentes » partagent de nombreux points communs. Ils ont montré dans ce rapport-ci qu’il en est de même pour les résolutions de crise de la dette et leurs conséquences – même lorsque celles-ci sont séparées de cent ans |12|.

cette étude montre clairement que la catastrophe tant décriée par les tenant.e.s du discours dominant en cas de défaut ou de restructuration ne se base pas sur les faits

Si les différentes conséquences décrites plus haut peuvent bien entendu être corrélées à d’autres facteurs que la réduction de la dette seule, cette étude montre clairement que la catastrophe tant décriée par les tenant.e.s du discours dominant en cas de défaut ou de restructuration ne se base pas sur les faits.

L’étude ne se penche malheureusement pas sur les différences à observer entre les cas où la réduction fut le résultat d’un acte unilatéral ou d’une négociation avec les créanciers. Elle ne spécifie pas non plus si ces réductions ont eu lieu dans le seul but de rendre la dette économiquement « soutenable », c’est-à-dire payable, ou pour d’autres raisons. Les auteur.e.s passent par ailleurs sous silence le fait que nombre de ces réductions de dette ont été accordées pour des raisons géo-stratégiques. Pensons à la Serbie des années 2000, au Chili de Pinochet ou l’Argentine des années 1980 : tous ont été remerciés pour services rendus aux intérêts des grandes puissances et des multinationales (le « consensus de Washington »)…

Pour le CADTM, les pays – tant du « Sud » que du « Nord » – devraient auditer leurs dettes souveraines pour en définir les origines et en identifier les caractères illégaux, odieux et/ou illégitimes en vue d’annulations unilatérales. Ces annulations doivent bien entendu servir à améliorer les conditions de vie de la population et devraient être accompagnées de mesures anticapitalistes complémentaires.

Jérémie Cravatte

Notes

|1| Si besoin est, précisons que le CADTM ne prône pas la « croissance », mais nous retenons ici les indicateurs utilisés et analysés par les économistes dans leur rapport.

|2| Nous ne les développerons pas ici, voir : Reinhart & Trebesch, A distant Mirror of Debt, Default and Relief, octobre 2014, pp. 3-5

|3| Notons que ce défaut ne concernaient pas exclusivement les alliés anglo-saxons, mais également les dettes de réparation de l’Allemagne envers la France, l’Italie, la Belgique, etc. Ces dettes, instituées par le Traité de Versailles, avaient déjà été restructurées en 1924 (Dawes Plan) et en 1929 (Young Plan).

|4ibid., pp. 27-31

|5ibid., pp. 31-35

|6ibid., p.34

|7| Le seul cas où cette évolution a été négative est l’Équateur post-allégement de 1995 (-10%). Mais, comme le spécifient les auteur.e.s, cela ne reflète pas un accès tari aux marchés financiers sinon le fait qu’une nouvelle crise de la dette était déjà sur les rails. Voir : ibid., p.7

|8ibid., pp. 35-39

|9ibid., p.35

|10ibid., pp. 39-42

|11ibid., pp. 43-48

|12ibid., p.49

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Basile Zaharoff: l'homme mystère de l'Europe

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Basil Zaharoff, alias Basil Bazaroff pour Hergé

C’est lui que le dessinateur Hergé représente, dans l’album de Tintin « L’Oreille cassée », sous les traits du vendeur d’armes incitant le général Alcazar à s’armer pour prendre le contrôle d’une région riche en pétrole, avant de s’envoler pour l’État voisin et vendre les mêmes armes au dictateur voisin !

Une façon de faire dans laquelle Zaharoff était effectivement passé maître ! Avec son chapeau rond, sa barbichette blanche, sa canne et son loden vert, le personnage créé par le dessinateur belge ressemble d’ailleurs en tout point à son illustre modèle ! Caricaturée par Hergé, sa méthode se révèle d’une redoutable efficacité : vendre des armes à un pays en amplifiant la menace représentée par son voisin et ennemi, puis aller voir ce dernier et jouer exactement la même partition !

Sa vie est un véritable roman, parsemé d’aventures incroyables et de zones d’ombre qui lui valurent son surnom d’« homme mystère de l’Europe ». Zacharias Basiléos Zarapoulos naît en Turquie en 1849, dans une famille grecque misérable installée depuis des lustres à Constantinople.

Sur sa jeunesse d’enfant des rues du quartier pauvre de Tatavla, le futur marchand d’armes refusa toujours de lever le voile. Fut-il guide touristique, comme il le prétendit plus tard, ou rabatteur pour un bordel de marins, une version sans doute plus conforme à la vérité ? Entre 1866 et 1870, il disparaît totalement de la circulation.

Selon certains, il aurait travaillé quelque temps chez l’un de ses oncles propriétaire d’une petite boutique de fripes dans le quartier de Galata, avant de devenir l’homme de main d’un gang grec opérant à Constantinople. Compromis dans plusieurs affaires – vol, diffusion de fausses monnaies et même, semble-t-il, meurtre d’un policier -, il aurait été contraint de quitter la Turquie. En 1870, on le retrouve en France, puis en Belgique et enfin en Angleterre, muni d’un confortable pécule sans doute fort mal acquis.

Se faisant passer – à vingt ans à peine ! – pour un certain général de Kieff, exhibant de fausses décorations et des états de service totalement inventés, il vit en important des produits de Turquie et de Grèce, qu’il revend fort cher à Londres. Bien introduit dans les salons de la bourgeoisie anglaise, il parvient à séduire et à épouser la fille d’un prospère petit industriel du bois. Las!

Au moment où il pense toucher les fruits de ses manœuvres, il est poursuivi par la justice anglaise pour opérations commerciales illégales. Libéré sous caution, mais obligé de demeurer à Londres, il estime plus prudent de quitter clandestinement l’Angleterre. Abandonnant sa jeune épouse, il s’installe à Chypre, puis à Athènes en 1874.

Propriétaire d’un petit commerce lui rapportant tout juste de quoi vivre, habitué des bars et des hôtels de luxe d’Athènes, où il se répand en anecdotes flatteuses sur son compte et se faisant désormais appeler Basil Zaharoff – la consonance russe est alors du meilleur effet -, l’ancien gamin des rues de Constantinople se lie d’amitié avec Étienne Skouloudis, un journaliste politique en vue à Athènes.

C’est Skouloudis qui, en 1877, présente Zaharoff à l’un de ses amis, un ancien capitaine suédois de la marine marchande devenu le représentant du fabricant d’armes suédois Nordenfelt pour la Grèce et les Balkans.

L’homme, qui s’apprête à quitter son poste, est à la recherche d’un successeur. Polyglotte – il parle couramment le français, l’anglais, le russe, l’allemand, l’italien, le grec, le turc et comprend la plupart des langues des Balkans, un reste de l’époque où il guidait les marins jusqu’aux bordels de Constantinople -, sachant s’adapter à toutes les situations, Zaharoff est le candidat idéal. Le 14 octobre 1877, il est officiellement intronisé par Nordenfelt comme son représentant pour la Grèce et les Balkans. Il y ajoutera un peu plus tard la Russie, avant de prendre en main toute l’Europe, puis le Japon.

La fortune de Zaharoff est en marche. De 1877 à son retrait des affaires, au début des années 1920, elle se nourrira de tous les conflits, et notamment des guerres balkaniques incessantes qui, entre 1870 et 1913, opposent les États des Balkans entre eux, mais aussi à la Grèce et à la Turquie.

Son plus beau succès, le « Nordenfelt I »

L’un de ses plus beaux succès, Zaharoff l’obtient ainsi au début des années 1880, lorsqu’il réussit à vendre à la Grèce l’un des tout premiers sous-marins de l’histoire – le « Nordenfelt I » à propulsion à vapeur – en jouant sur la menace turque, puis, dans les semaines qui suivent, à en placer deux autres à la marine turque en mettant en garde ses interlocuteurs contre la menace représentée par le sous-marin grec !

Pour permettre à ces deux États presque totalement impécunieux de financer ses acquisitions, Zaharoff est le premier marchand d’armes de l’histoire à proposer des crédits étalés sur plusieurs années. Quant aux trois submersibles, ils couleront tous au bout de quelques sorties…

Passé maître dans la corruption – au début des années 1910, la distribution de 40.000 livres de pots-de-vin à l’amiral japonais Fuji fera scandale -, ayant su nouer des relations au plus haut niveau des appareils politico-militaires, sachant flatter les épouses et les maîtresses des officiels – « Les femmes sont nos meilleures alliées », dit-il souvent -, ayant lui-même de nombreuses liaisons avec des femmes bien en cour, Basil Zaharoff est devenu le représentant le plus efficace de la firme Nordenfelt. Mais, déjà, un nouveau concurrent a fait son apparition : Maxim. Fondée par un ancien boxeur devenu ingénieur, Hiram Maxim, la firme a mis au point une mitrailleuse très performante et représente une réelle menace pour le suédois.

Un temps, Zaharoff parvient à maintenir à distance ce redoutable concurrent, redoublant de pots-de-vin pour fidéliser sa clientèle, allant même jusqu’à saboter la mitrailleuse Maxim à la veille d’une démonstration publique. Mais le marchand d’armes est trop intelligent pour s’obstiner dans une opposition frontale.

En homme d’affaires avisé, il sait que Nordenfelt n’a pas la taille critique pour résister aux grands groupes d’armement que sont l’allemand Krupp, le français Schneider ou l’anglais Vickers et que, à l’heure où de plus en plus de pays s’engagent dans une course aux armements, il faut consolider le secteur.

En 1888, au nom de l’efficacité commerciale, il orchestre le rapprochement entre Maxim et Nordenfelt, prenant soin au passage de convertir une partie des commissions qui lui sont dues en actions. Moins de dix ans plus tard, en 1897, il se montre à nouveau l’un des plus ardents partisans de la reprise de Nordenfelt-Maxim par le groupe Vickers, qui donne naissance à un géant de l’armement. Zarahoff y gagne sur tous les tableaux : membre du conseil d’administration de la nouvelle compagnie, il peut offrir à ses clients un catalogue d’armes d’une grande diversité, des capacités industrielles démultipliées et des facilités de crédit…

Le marchand d’armes est devenu industriel, un « maître des forges », comme il aime à se définir lui-même. A la vente d’armes, il préfère désormais les opérations d’envergure, celles qui engagent des États. Au lendemain de la défaite de la Russie contre le Japon, en 1905, il pilote ainsi la création, à Tsaritsyn, sur la Volga, d’un important complexe industriel voué à la production d’armement et dont Vickers détient la majorité des parts.

Maître dans l’art de la propagande

Installé à Paris avenue Hoche, propriétaire du château de Balincourt, où il reçoit discrètement hommes politiques et chefs militaires, Zaharoff s’attache également à promouvoir l’industrie de l’armement, devenant maître dans l’art de la propagande. C’est ainsi que, peu avant la Première Guerre mondiale, il prend le contrôle de deux journaux – l’« Excelsior » et « L’Écho de Paris » -, qui lui servent à diffuser toutes sortes de rumeurs. En 1907, par exemple, il fait publier des articles signés par des gradés mettant en valeur le réarmement de la France en vue de contrer la menace grandissante de l’Allemagne.

Lus au Reichstag, le Parlement allemand, ces articles entraînent une augmentation des crédits militaires outre-Rhin. L’affaire a entièrement été pilotée par Zaharoff et Paul Von Gontard, un industriel allemand de l’armement qui a fait entrer la Vickers dans son capital et qui en attend une augmentation substantielle de ses ventes. Des campagnes du même type sont organisées pour convaincre Français et Anglais de poursuivre la course aux armements…

Sans autre patrie que celle de ses clients, Zarahoff saura néanmoins choisir son camp lors de la Première Guerre mondiale, soutenant la France et la Grande-Bretagne dans leur combat contre les empires centraux et la Turquie. Entre 1914 et 1918, la Vickers livrera ainsi aux Alliés 4 bâtiments de ligne, 3 croiseurs, 53 sous-marins, 62 bâtiments légers, 2.400 canons, 5.500 avions, 100.000 mines et plus de 120.000 mitrailleuses.

Cet engagement – au demeurant très profitable – lui vaudra de recevoir la Légion d’honneur, l’Ordre du bain et d’être élevé, en Angleterre, au rang de baron. Le marchand d’armes pourra désormais se faire appeler sir Basil Zaharoff.

A près de soixante-dix ans, il aurait pu aspirer au repos et profiter enfin de son immense fortune. Il n’en est rien ! En 1919, Zaharoff se met en effet en tête de soutenir le Premier ministre grec Elefthérios Vénizélos dans sa campagne militaire contre la Turquie. Pour vendre des armes ? Bien sûr ! Mais aussi par patriotisme, lui qui s’enorgueillit désormais de ses origines grecques. Zaharoff partage en fait les mêmes fantasmes que Vénizélos, qui rêve de reconstituer la grande Grèce antique et de remettre la main sur l’Asie mineure!

Installé à Athènes, n’écoutant guère les consignes de prudence que lui dispensent Anglais et Français – qui considèrent d’un œil de plus en plus critique les initiatives du marchand d’armes-, Zaharoff planifie de concert avec le Premier ministre grec les grandes offensives de 1919 et de 1920, avançant de sa poche l’achat d’armement.

L’échec de cette aventure – l’armée grecque subit une défaite cinglante, en 1922, face aux nationalistes turcs conduits par Mustafa Kemal Atatürk – met un terme définitif à sa carrière de marchand d’armes. Elle entame également sérieusement son crédit et sa fortune.

Retiré à Paris, Zaharoff se livre désormais à des affaires moralement moins contestables. En 1918, il s’est porté acquéreur d’une petite banque, la Banque de la Seine. Elle lui permet de prendre des participations dans le secteur pétrolier en plein essor. Proche de Louis II de Monaco, il rachète également la Société des Bains de Mer, en charge de la gestion du casino de Monte-Carlo, et qui croule alors sous les dettes.

Il lui faudra quelques mois à peine pour redresser l’entreprise. Mais la grande affaire de l’ancien marchand de mort, c’est sa liaison avec Maria del Pilar, l’ancienne épouse du duc de Marchena, interné pour folie.

Il l’avait rencontrée trente ans plus tôt, à bord de l’Orient-Express lorsque la jeune duchesse, alors âgée de dix-sept ans, s’était réfugiée dans son wagon pour échapper à son mari, pris d’une crise de folie. Tombés éperdument amoureux, ils ont dû attendre la mort du duc pour pouvoir enfin convoler en juste noce. Pour Zaharoff, c’est son troisième mariage.

Après avoir abandonné sa première épouse anglaise, il s’était en effet marié – sans divorcer ! – avec une riche héritière américaine, ce qui avait provoqué un scandale qu’il était parvenu non sans mal à étouffer. C’était au début des années 1880. Depuis, Zaharoff avait vécu seul, enchaînant les aventures de circonstances.

Son bonheur avec la belle Maria del Pilar ne dure guère. Moins de dix-huit mois après leur mariage, elle est emportée par une mauvaise fièvre. Brisé, Zaharoff liquide alors tous ses biens et s’attelle à la rédaction de ses Mémoires, dans lesquels il promet de faire des révélations. Volés par un domestique, discrètement récupérés par la police, dont Zaharoff achète fort cher le silence, ils sont finalement brûlés par leur auteur. Basil Zaharoff meurt, amer et solitaire, en novembre 1936.

Les Échos

http://fortune.fdesouche.com/37666-lhomme-mystere-de-leurope

Alerte : première application de la directive permettant la ponction des comptes bancaires

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Nous avions alerté ici en décembre 2013 à propos de la Directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires (BRRD pour Bank Recovery and Resolution Directive). Ce texte européen inscrit dans la loi ce qui s’est produit à Chypre en avril 2013, on s’en rappelle : le système bancaire en faillite s’était renfloué en sollicitant les actionnaires et les détenteurs d’obligations – rien de plus normal – mais aussi en ponctionnant les déposants avec la confiscation des comptes de plus de 100.000 euros. Il s'agit là d'un vol pur et simple, une remise en cause du droit de propriété. Et si le plancher de 100.000 euros peut rassurer la plupart des épargnants, il s’agit pourtant d’une illusion qui pourrait s’évanouir devant l’ampleur des pertes : Chypre à l’époque avait bénéficié de 10 milliards d’euros d’aide de l’UE et du FMI (soit les deux tiers de son PIB), mais qui pourrait verser une somme équivalente à un grand pays comme l’Espagne, l’Italie ou la France s’il connaissait une crise comparable ?

L’épisode chypriote a servi de répétition générale et désormais tous les pays européens peuvent recourir à cette méthode. La transposition de la directive dans les droits nationaux doit intervenir au 1er janvier 2016 au plus tard, mais l’Autriche a devancé cette date car, justement, une de ses banques connait de graves difficultés. Hypo Alpe Adria a été nationalisée en 2009 suite à des investissements hasardeux, notamment dans les Balkans (son chiffre d'affaires est passé de 1,87 milliard d'euros en 1992 à 43,3 milliards d'euros en 2008 !). Après plusieurs renflouements pour un total de 5,5 milliards d’euros, le gouvernement autrichien a annoncé dimanche dernier qu’il ne verserait plus un euro et que la banque était placée "en résolution". Celle-ci a immédiatement annoncé qu'il pourrait lui manquer jusqu'à 7,6 milliards d’euros de fonds propres…

Ce ne sont pas les actionnaires qui assumeront la perte (l’Etat détient la banque en totalité) mais ceux qui ont souscrit les obligations émises par la banque, et pour eux le préjudice sera de l’ordre de 50 à 70%. C’est bien joué : sans cette directive, l’Etat aurait du payer ! A priori les déposants ne seraient pas concernés cette fois, mais l’avertissement doit porter : la directive "BRRD" a été appliquée en Europe pour la première fois, sans prévenir, sans concertation, en l’espace d’un week end. Pour un Etat la tentation s’avère très forte, il peut arrêter les frais et faire reposer la perte sur les actionnaires, les détenteurs d’obligations et, éventuellement, les déposants. On ne prendra pas un grand risque en pariant que cette directive sera à nouveau utilisée en Europe.

La décision du gouvernement autrichien ce 1er mars se révèle, à proprement parler, historique mais, comme c’est bizarre, les grands médias n’en disent pas un mot… Désormais nul épargnant européen ne doit ignorer que sa banque peut être mise "en résolution" et ses comptes possiblement ponctionnés, le temps d’une annonce au journal télévisé un dimanche soir. Non la crise n’est pas terminée, mais désormais les Etats reportent le renflouement des banques sur les actionnaires, les détenteurs d’obligations bancaires, et les épargnants, le plus légalement du monde, chacun est prévenu.

https://www.goldbroker.fr/actualites/alerte-premiere-application-directive-permettant-ponction-comptes-bancaires-734

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1,8 milliard de dollars par jour, c’est le budget militaire US officiel, financé par le reste du monde

budget usa guerre

« En 2014, le budget militaire américain pour l’armée et les opérations militaires s’est élevé à 661,29 milliards de dollars, soit plus de 1,8 milliard de dollars par jour, ou près de 21.000 dollars par seconde ! Cela représente 17,3% du budget américain, et plus de 4 % du Produit intérieur brut du pays, ce qui en fait le premier budget militaire du monde. Qui finance ce budget militaire extravagant des USA ? En théorie, ce sont les contribuables américains et ceux des pays alliés. En pratique, ce sont surtout ces mêmes alliés, et le reste du monde, qui financent, par le système de Ponzi du dollar, l’armée même qui va les surveiller, voire les attaquer [1].

us army

Le 11 décembre 2014, le président Obama a envoyé une lettre au Président de la Chambre des représentants des États-Unis (le speaker), John Boehner, précisant les théâtres d’opérations et les forces correspondant au budget militaire états-unien [2].

Cette information correspond à une obligation faite au président, depuis 1973 et le retrait du Vietnam, d’informer le Congrès du déploiement des forces américaines engagées dans des opérations combattantes [3]. On notera que ce décompte n’inclut pas les différentes opérations, officielles et plus souvent déguisées (covert), assurées par la CIA, par un grand nombre d’Organisations non gouvernementales travaillant pour elle et d’autres agences, ainsi que par les très nombreux mercenaires militaires financés sur des budgets inconnus de tous, même des parlementaires. Par exemple, de tels mercenaires mènent aujourd’hui la guerre, pour le compte des États-Unis, en Ukraine, contre les séparatistes, et en Syrie, contre le régime en place.

 

La lettre d’Obama mentionne un nombre d’opérations bien supérieur à celles connues du grand public, en Afghanistan et dans le conflit Iraq-Syrie. Le décompte inclut en effet le déploiement de troupes américaines dans des zones dites de non combat, ainsi que les manœuvres communes avec les alliés des États-Unis, au sein de l’Otan ou dans le Pacifique. À tout moment, de telles zones de non combat peuvent se transformer en zones de combat, ce que le Congrès, les médias et le public ne découvriraient qu’avec retard.

La carte ci-dessus montre les différentes zones où sont déployés les moyens militaires américains (source WSWS). Elle ne comprend pas les pays du continent américain proprement dit, l’Amérique du Nord et les Amériques centrale et du Sud. Celles-ci relèvent des Northern et Southern Commands, Pour le reste du monde, trois commandements sont en charge, l’Africa Command, le Central Command et le Pacific Command. Nous n’examinerons ici que les opérations et implantations relevant du Central Command au Moyen-Orient. Mais le même exercice s’imposerait dans les zones Europe, Afrique et Asie, où sont déployés des forces américaines de plus en plus importantes.

L’implantation militaire officielle des USA au Moyen-Orient

Au Moyen-Orient, selon le document de la Maison Blanche, c’est la guerre globale contre la terreur, présentée comme conduite par Al-Qaïda, qui justifie les opérations américaines. Un examen de détail montre qu’il n’en est rien. Ainsi, une partie des opérations conduites au Moyen-Orient visent en fait à combattre Bashar al Assad en Syrie, considéré comme un allié de la Russie. La présence américaine vise aussi à contenir l’influence de l’Iran, également considérée comme alliée de la Russie, tout en évitant que Bagdad ne se rapproche de l’Iran.

En Afghanistan, malgré l’annonce d’un retrait officiel, plus de 10.000 agents militaires et civils relevant de l’US Central Command semblent destinés à y rester un temps indéterminé. Dans ce cadre, les troupes américaines continuent à emprisonner et interroger un grand nombre de prisonniers provenant des États voisins, dont le tort, semble-t-il, n’est pas de servir Al-Qaïda, mais de s’opposer aux visées économiques américaines dans la zone.

Les 3.100 hommes déployés dans le cadre de la coalition internationale censée lutter contre l’État islamique (Daech/Isis/EIIL) conduisent certes des opérations terrestres et aériennes semblant avoir eu une certaine efficacité, ce dont personne ne se plaindra. Mais comme toujours en ce cas, ils mènent des opérations déguisées, sur demande de la Turquie, des États du Golfe, et sans doute d’Israël. Au Yémen, les interventions américaines se déployant dans un État ayant perdu toute autorité, visent à protéger et étendre les intérêts américains. Il n’est pas exclu que cela débouche sur une vraie guerre civile. En Jordanie, prétendument à la demande du Roi Abdullah, totalement manipulé, l’armée américaine a mis en place des missiles Patriot, des moyens aériens et 1.700 hommes. Quel ennemi potentiel visent exactement ces moyens ?

En ce qui concerne la présence de l’US Army dans les États pétroliers du Golfe, elle est en place depuis longtemps, et beaucoup plus massive : 2.500 hommes au Qatar, ainsi qu’une base aérienne, le quartier général de la 5e flotte à Bahreïn, 2.500 militaires dans la base d’Eskan en Arabie saoudite. L’aviation et la marine de guerre américaines utilisent aussi des bases à Oman et dans les Émirats. Comme il ne s’agit pas officiellement de zones de combat, le document remis par Obama au Congrès ne mentionne pas ces moyens. Enfin, plusieurs centaines d’hommes sont basés dans le Sinaï, avec l’accord d’Israël et, semble-t-il, de l’Égypte.

On imagine la réaction belliqueuse des Etats-Unis si la Russie avait mis en place le dixième de ces moyens dans des régions qui intéressent tout autant, sinon plus, ses intérêts vitaux que ceux des États-Unis ».

Jean-Paul Baquiast

The French Saker, le 3 janvier 2015


Notes

[1] Selon le système décrit par Pierre Jovanovic dans son livre « 666 » , la Réserve fédérale des États-Unis émet des dollars pour acheter les bons du trésor destinés à couvrir les dépenses de l’État. Mais ce sont les épargnants du reste du monde qui achètent lesdits bons du trésor en dollar, n’ayant pas, jusqu’à ce jour, de perspectives permettant de placer en toute sécurité leur épargne. Jusqu’à quand durera ce système de Ponzi ? Il s’agit d’une autre question. Pour approfondir ce point, lire l’article La Bête de l’Apocalypse, selon Pierre Jovanovic (vineyarsaker, français, 02-01-2015)

[2] Letter from the President — Six Month Consolidated War Powers Resolution Report(whitehouse.gov, anglais, 11-12-2014)

[3] War Powers Resolution, Public Law 93-148 (Wikipédia, anglais)


source : http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/01/04/18-milliard-de-dollars-par-jour-cest-le-budget-us-officiel-finance-par-le-reste-du-monde/

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Doc : Le choix de la défaite française de 1940 et l’engagement des banquiers et industriels dans la " collaboration

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Quelles sont les causes de la défaite française de 1940 ? Comment comprendre l’engagement des banquiers et industriels dans la " collaboration économique " avec les Allemands entre la défaite et la libération de Paris sans s’interroger sur la phase précédente ? Les classes dirigeantes françaises ont-elles planifié dans la décennie 1930, comme leurs homologues belges guidées par la Banque nationale de Belgique, l’occupation prochaine de leur pays par l’Allemagne de Hitler ?
À la lumière d’archives françaises et étrangères, pour la plupart jamais encore dépouillées, Annie Lacroix-Riz revient sur les origines de Vichy. Un essai très engagé, qui bouleverse notre connaissance de cette période de l’histoire de France et au-delà, des relations internationales. Cet ouvrage défend la thèse que les hommes de Vichy ont préparé leur arrivée au pouvoir et que la transformation des institutions, rendue nécessaire par la crise, passait par la défaite française. L’ouvrage montre ainsi, dans une approche nouvelle, que les causes de l’Occupation sont avant tout intérieures. Il aborde la question de la nature des actions menées de 1933 à 1939 en faveur de l’axe Rome-Berlin. Surtout, il met en exergue le caractère déterminant de l’économie dans le fonctionnement de la société française des années 30.

DVD original disponible sur : www.historiographie.info


Le choix de la défaite. par worldhistoria

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Et encore un autre banquier mort dans des conditions suspectes ! Le Directeur général de Goldman Sachs Nicholas Valtz

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Nicolas Valtz, directeur général des ventes inter-actifs à Goldman Sachs Group Inc. (GS) à New York, a été retrouvé mort hier par les membres de la famille qui sont allés le chercher après qu’il ne revenait pas d’une promenade de kitesurf.

Valtz, 39, a été trouvé dans Napeague Port près de l’extrémité est de Long Island , selon les East Hampton , New York, la police. Il était un «kiteboarder novice » et a été retrouvé flottant dans l’eau fixée à son cerf-volant, a indiqué la police dans un communiqué publié hier. Autres engins de cerf-volant a été trouvé dans une zone herbeuse du port, a indiqué la police.

«Nous sommes profondément attristés par cette tragédie et nos pensées sont avec la famille de Nick, » Michael DuVally , un porte-parole basé à Manhattan Goldman Sachs, a déclaré dans un communiqué envoyé par courriel.

Valtz, qui a rejoint l’entreprise en 2000, a été promu directeur général en 2010. Comme un directeur des ventes croisées d’actifs, il a contribué à la gestion des commandes pour les clients commerciaux et Pitch les produits et d’idées entre les différents types de titres. Sa femme, Sashi Valtz, travaille aussi chez Goldman Sachs en tant que chef des ventes mondiales tiers recherche, selon son profil LinkedIn.

Nicholas Andrew Valtz est né en Septembre 1974 et a obtenu un diplôme de baccalauréat de l’Université de Harvard en 1996, selon le New York dossiers de vote et le site Web de Harvard. L’école présente lui aussi gagner des lettres en escrime depuis trois ans.

La police enquête toujours sur la mort, selon le communiqué.

Source: Bloomberg.com
Traduction Franck pour les moutons enragés

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BlackRock, le fonds d’investissement qui a la puissance d’un Etat

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Petite devinette : quel est l’homme qui contrôle plus de 3 600 milliards de dollars, soit bien plus que le PIB de la France ? Warren Buffett ?Lloyd Blankfein, le patron de Goldman Sachs ? Pas du tout ! Il s’appelle Larry Fink et dirige BlackRock, la plus grosse firme de gestion d’actifs du monde. Vous n’en aviez jamais entendu parler ? Normal, BlackRock est à peu près inconnu en dehors de Wall Street. Ce qui chagrine d’ailleurs Larry Fink, ."Avec un peu d’espoir, nos familles sauront un jour ce qu’est BlackRock", déclarait-il récemment à ses employés.

 

La discrétion a au moins un mérite. Alors que les banquiers, attaqués de toutes parts pour leur rôle dans la crise financière, se font tout petits, Larry Fink continue à s’attabler tranquillement tous les midis au San Pietro, un restaurant chic de Manhattan. Pourtant, il a traficoté dans les subprimes, milite ardemment contre les projets de réglementation. Comme les autres, surtout, il a empoché selon le Wall Street Journal pas moins de 22,6 millions de dollars en 2010. Mais ce grand type de 58 ans au front dégarni, qui parle en agitant les mains, répète à qui veut l’entendre qu’il n’est pas l’un de ces patrons flambeurs. Il voyage en avion de ligne, occupe un bureau presque modeste par rapport à ses congénères et vit avec la même femme depuis trente-cinq ans. Rassurez-vous, Fink ne loge pas sous les ponts. Il possède un appartement à New York, une résidence à Aspen, la station de ski la plus chic du pays, et une propriété de 10 hectares au nord de New York. Sans parler d’une magnifique collection d’art américain.

Golden boy et paria. Pas mal, pour un personnage qu’on disait fini il y a vingt-cinq ans… En 1976, ce fils d’un marchand de chaussures et d’une prof d’anglais se fait embaucher, à la sortie de la fac, par la banque First Boston comme trader en obligations. On lui confie bientôt un tout nouveau secteur, la titrisation des crédits hypothécaires : en clair le rhabillage de prêts immobiliers en obligations revendues à des investisseurs, qui seront à l’origine de la débâcle financière de 2007. Il y fait des merveilles et, à 31 ans, devient le plus jeune directeur de la firme. Mais, à un retour de vacances, en 1986, il découvre que, en suivant ses conseils, son département vient de subir plus de 100 millions de dollars de pertes, une somme colossale à l’époque. Il avait parié sur une hausse des taux d’intérêt, ils ont baissé. Le golden boy traité en paria se retrouve à la porte. Une humiliation cuisante qu’il n’a toujours pas digérée.

Larry Fink en tire au moins une leçon. Ni Wall Street ni les investisseurs n’ont la moindre idée des risques qu’ils encourent. Il lance donc, avec quelques partenaires, une société qui, promet-il, va aider les clients à gérer leurs placements obligataires, mais aussi à évaluer leurs risques. BlackRock, soutenu financièrement par Blackstone, un gros fonds d’investissements, démarre en 1988 dans un petit bureau. Une dizaine d’années plus tard, en 1999, la société entre en Bourse. La croissance est ensuite dopée par une série d’acquisitions. En 2004, BlackRock rachète State Street Research – Management. Deux ans plus tard, il reprend la branche gestion d’actifs de Merrill Lynch. Et, en 2009, double sa taille en s’offrant, pour 13,5 milliards de dollars, Barclays Global Investors.

Au fil des rachats, ce mastodonte, émancipé de Blackstone, s’aventure sur le terrain des actions, des hedge funds, de l’immobilier…"C’est une rareté dans l’industrie. Il a réussi à grandir par acquisitions en gardant sa culture maison et est aujourd’hui l’une des firmes de gestion d’actifs les plus diversifiées", observe Greg Warren, analyste chez Morningstar. La différence avec une banque d’affaires comme Goldman Sachs, c’est que BlackRock n’investit pas (ne spécule pas…) pour son compte. Il se contente de gérer l’argent de ses clients, des multinationales, des banques centrales étrangères, des fonds souverains comme celui d’Abou Dhabi, des grands fonds de pension de New York ou de Californie qui lui ont confié quelque 1 000 milliards de dollars d’épargne-retraite des Américains…."C’est la plus grosse compagnie financière de la planète et l’une des plus influentes", résume Michael Rosen, chez Angeles Investment Advisors.

Merci la crise ! Alors que les géants de Wall Street vacillent, Fink devient l’homme providentiel. Il est pressenti pour prendre la direction de Citigroup et de Merrill Lynch. Tout le monde l’appelle au secours pour jouer les pompiers volants, JP Morgan, AIG, Morgan Stanley… mais aussi la Fed et le Trésor américain. En mars 2008, lorsque la banque Bear Stearns s’effondre, le patron de JP Morgan Chase, qui veut la racheter, appelle Fink. Tout le week-end, cinquante analystes de BlackRock dissèquent le portefeuille de la banque. Le dimanche soir, c’est au tour de Timothy Geithner, alors patron de la Fed de New York, de lui téléphoner. Il lui demande de prendre en charge les 30 milliards de créances pourries dont JP Morgan ne veut pas.

Si banques et gouvernements se raccrochent à BlackRock comme au Bon Dieu, c’est qu’il reste peu d’institutions financières solides. Lorsque Lehman Brothers plonge à son tour en septembre 2008, Fink, en voyage à Singapour, fait aussitôt demi-tour."Je me sentais comme Charlton Heston atterrissant sur la planète des Singes. Mon monde avait changé", confie-t-il dans la presse.

L’arme secrète de BlackRock, c’est un outil d’évaluation du risque baptisé poétiquement Aladdin. Ce système informatique ultrasophistiqué, géré par une armée d’ingénieurs, de mathématiciens et de physiciens, permet d’analyser des millions de transactions sur les marchés et de déterminer, grâce à des simulations, comment les titres de chaque client peuvent être affectés par la moindre perturbation, d’une hausse des taux à un éternuement du roi d’Arabie saoudite. Fink s’appuie sur Aladdin pour lancer une nouvelle branche d’activité, le conseil aux investisseurs mal inspirés. BlackRock Solutions est spécialisée dans l’évaluation et la gestion de portefeuilles flageolants, mis à mal notamment par les crédits immobiliers. Exactement ce que recherchent gouvernements et banques, qui ne savent que faire de leurs milliards de créances pourries. Récemment, la Banque d’Irlande a fait appel à BlackRock.

Sénateurs indignés. Les montants vertigineux gérés par les hommes de Fink ont fini par attirer l’attention sur le groupe."Est-ce que BlackRock dirige le monde ?" se demande Reuters. Car Fink fait la pluie et le beau temps non seulement sur les marchés, mais à Washington aussi. La Réserve fédérale et le Trésor le chargent d’évaluer et de vendre les 130 milliards d’actifs toxiques d’AIG et de Bear Stearns. Dans la foulée, il est appelé à la rescousse de Citigroup et de Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants du crédit hypothécaire, et devient une sorte de ministre des Finances bis. Il est constamment en communication avec la Fed, le Trésor… aidant à mettre en place – à influencer, selon ses détracteurs – le plus gros plan de sauvetage financier de l’Histoire. Fink ne s’en cache pas."C’est une grande marque de reconnaissance. On nous a demandé d’aider à piloter une nouvelle politique", déclare-t-il à des analystes fin 2008."BlackRock s’est très bien débrouillé dans la panique financière", résume Gary Townsend, de Hill Townsend Capital.

Mais cette influence grandissante suscite des critiques. Au Congrès, plusieurs sénateurs se sont indignés du fait que BlackRock ait raflé autant de contrats publics sans appel d’offres et dans la plus totale opacité."Comment se fait-il que BlackRock soit la seule firme qualifiée pour gérer ces actifs récupérés par le gouvernement ?" demande Chuck Grassley, un sénateur républicain."Ils ont une réputation de classe internationale", répond Timothy Geithner, qui refuse de dévoiler le montant des commissions versées. Devant la fureur des parlementaires, il finira par lâcher quelques chiffres, mais bien trop alambiqués pour que l’on sache combien Black-Rock a réellement touché. Plus que l’argent, ces contrats publics confèrent au groupe un fabuleux prestige."Cela met nos clients à l’aise, explique Larry Fink aux mêmes analystes.On nous a demandé des conseils dans ces temps difficiles".

Même si personne ne va jusqu’à accuser BlackRock de corruption, on lui reproche de manger à trop de râteliers. Jugez plutôt. ll conseille le Trésor au sujet de mesures financières qui vont avoir un vaste impact sur le patrimoine de ses clients privés. Encore plus fort : il est payé par le gouvernement pour déterminer la valeur d’actifs que, dans le même temps, il rachète pour le compte de ses clients."BlackRock touche des centaines de millions de dollars des deux côtés… Sur quelle planète est-on ?" ironise Tom Adams, auteur d’un blog. Fink jure qu’il a érigé une "muraille de Chine", une séparation étanche entre les équipes qui travaillent pour le gouvernement et celles chargées du privé."Mais nous ne sommes pas sûrs que ces pare-feu fonctionnent", remarque Michael Smallberg, du Project on Government Oversight, un groupe qui enquête sur  la corruption publique."L’argument du gouvernement, c’est qu’il n’a pas la compétence pour gérer ces tâches complexes et doit donc se tourner vers des firmes comme BlackRock. Mais il existe un risque potentiel de conflit d’intérêts". Encore plus controversé, le lobby agressif que mène Larry Fink. Il fait des pieds et des mains pour que BlackRock soit exclue de la catégorie "établissement présentant un risque systémique", ce qui l’exposerait à plus de contrôles. Nous ne sommes pas une banque, plaide-t-il."Vu la taille de la firme, ils sont pourtant interconnectés avec le secteur bancaire", rétorque Janet Tavakoli, une consultante financière très critique.

Paris douteux. D’autant que BlackRock n’est pas infaillible, malgré son fameux Aladdin."La firme a perdu des plumes pendant la crise financière à cause de quelques mauvais paris sur les prêts immobiliers résidentiels et commerciaux", écrit Eric Jacobson, autre analyste de Morningstar. Le groupe a par exemple acheté des titres Lehman Brothers peu de temps avant la faillite. Il a aussi fait perdre beaucoup d’argent à ses clients sur l’achat d’un complexe immobilier à New York et nombre de ses CDO, ces titres adossés à des crédits hypothécaires à risque, se sont effondrés."BlackRock a été impliqué dans la gestion de CDO très douteux qui auraient dû faire l’objet d’enquêtes, ce qui a suscité des questions avant que le gouvernement ne leur octroie tous ces contrats", poursuit Janet Tavakoli."Quand vous gérez de l’argent, vous faites des erreurs. On ne peut être parfait à 100 %", se défend Larry Fink dans Vanity Fair. Mais ce qui inquiète surtout les analystes, c’est la croissance du groupe."La taille devient une faiblesse au bout d’un moment. On perd en spécialisation, on ne peut accorder aux clients la même attention ni être compétitif sur tout", estime un financier. En attendant, BlackRock, qui a doublé ses bénéfices l’an dernier, continue à grossir. Il songe même à créer sa propre Bourse d’échanges de valeurs pour réduire sa dépendance envers les courtiers de Wall Street. Larry Fink peut être rassuré. Sa famille finira bien par savoir où il travaille. Pour le meilleur ou pour le pire…

source : lepoint.fr

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Bilderberg : Fuite de documents : Plan pour une monnaie unique Européenne dès 1955.

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L’Elite mondialiste avait discuté d’un agenda pour la création de l’Euro près de 40 ans avant que cela ne soit codifié par le Traité de Maastricht en 1992.

Une fuite de documents de la conférence du groupe Bilderberg de 1955 qui s’est tenue en Allemagne, révèle qu’il a été discuté d’un agenda pour créer l’UE et sa monnaie unique l’Euro, des décennies avant que ces plans ne soient présentés, contredisant les affirmations des démystificateurs qui affirment que le groupe Bilderberg n’a aucune influence sur les événements mondiaux.

Une fuite de documents de la rencontre qui a eu lieu les 23-25 Septembre 1955, au Grand Hotel Sonnenbichi à Garmisch-Partenkirchen en Allemagne de l’Ouest, a permis qu’ils soient publiés par le site Wikileaks hier.

Comme nous l’avions d’abord rapporté en 2003, une équipe enquêtant pour la BBC avait été autorisée à avoir accès aux données de Bilderberg confirmant que l’UE et l’Euro ont été les créations intellectuelles de Bilderberg. Ils ont probablement lu les mêmes documents publiés par Wikileaks.

Ce n’est que le mois dernier que le vicomte de Belgique, actuel président du groupe Bilderberg, Etienne Davignon, s’est vanté que Bilderberg avaient aidé à créer l’Euro en introduisant l’agenda politique pour une monnaie unique au début des années 90.

Cependant, les documents montrent que l’agenda pour créer un marché commun européen et une monnaie unique remonte à plusieurs décennies plus tôt.

Le sommaire du rapport des discussions de la rencontre de 1955 parle d’un  » besoin pressant de rassembler le peuple allemand et les autres peuples d’Europe dans un marché commun. »

Le document donne un aperçu du plan  » pour arriver le plus rapidement possible à un degré d’intégration des plus élevés, à commencer par un marché commun européen. »

Juste deux ans plus tard, en 1957, la première incarnation de la Communauté Economique Européenne (CEE) était née, qui créait un marché unique entre la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie; le Luxembourg, et les Pays Bas. La CEE s’est graduellement élargie les décennies suivantes jusqu’à devenir la Communauté européenne, l’un des trois piliers de l’Union européenne, officiellement créée en 1993.

Le sommaire du texte de Bilderberg 1955, parle brièvement d’un consensus comme quoi  » il serait peut être mieux de procéder au développement d’un marché commun par traité plutôt que par la création de nouvelles institutions supérieures ». La CEE a été effectivement créée via le Traité de Rome, signé le 25 Mars 1957.

Le même processus continue d’être suivi jusqu’à maintenant avec le Traité de Lisbonne, qui livre de vastes pans de souveraineté nationale à l’UE avec l’accord des présidents et premiers ministres des pays européens, plutôt que via la création arbitraire de nouvelles institutions, méthode qui révèlerait le fait que la création d’un super état fédéral de l’UE est de par sa nature même totalitaire.

Malgré cela, les démystificateurs essaieront encore d’affirmer que l’idée d’un marché commun européen était dans l’air dans les années 50 et que Bilderberg ne faisaient que discuter des idées politiques contemporaines.

Cependant, on ne peut pas dire la même chose de la monnaie unique européenne, qui n’a même pas été introduite sous forme de billets et pièces avant Janvier 2002, ayant d’abord été codifiée dans le Traité de Maastricht de 1992. Les documents prouvent que les membres de Bilderberg avaient poussé à son introduction quelque 40 ans plus tôt.

Le sommaire du document stipule que « le porte parole européen a exprimé son inquiétude sur le besoin d’une monnaie unique, et a indiqué que de son point de vue cela impliquerait nécessairement la création d’une autorité politique centrale ».

Effectivement, la monnaie unique européenne, l’Euro, n’a été introduite qu’après la création d’une autorité politique centrale, l’Union européenne.

Le document insiste également sur « la nécessité d’amener le peuple allemand dans un marché commun européen aussi rapidement que possible » ajoutant que le futur était en danger sans une « Europe Unie ».

Nous apprenons également que  » un participant des US a confirmé que le soutien enthousiaste des Etats Unis pour l’idée d’intégration n’avait pas faibli, bien qu’il y ait eu en Amérique une hésitation considérable sur comment manifester cette enthousiasme. Un autre participant des US a pressé ses collègues européens d’aller de l’avant avec l’unification de l’Europe en s’attachant moins aux considérations idéologiques, et, par dessus tout, en étant concret et en oeuvrant rapidement ».

Malgré une pléthore d’exemples qui s’appuient effectivement sur des preuves de l’implication de l’agenda Bilderberg dans les politiques actuelles et les développements géopolitiques sur la scène mondiale, les démystificateurs des médias de l’establishment continuent de dénigrer des chercheurs indépendants qui osent affirmer que les rencontres secrètes de 150 des personnes les plus influentes et les plus puissantes qui discutent du futur de la planète, ne seraient que des ateliers de débats informels, dénonçant de telles affirmations comme étant des  » théories du complot ».

Pourtant, la « théorie du complot » la plus risible jamais émise c’est bien celle de ces démystificateurs suggérant stupidement qu’un évènement qui attire des titans des gouvernements, de l’industrie, des banques, des affaires et du monde universitaire, où les problèmes mondiaux les plus urgents de l’actualité sont discutés, tout ceci dissimulé derrière un black out médiatique conjointement accepté, n’a rien à voir avec les évènements futurs mondiaux.

L’agenda Bilderberg 2009 a déjà fait surface avant la rencontre du 14-17 Mai, à Vouliagmen en Grèce. Selon le journaliste d’investigation Daniel Estulin, l’un des objectifs de Bilderberg c’est de dénigrer les activistes et politiciens qui s’opposent au Traité de Lisbonne en plantant dans les médias des histoires désobligeantes afin de réduire au silence ceux qui s’opposent à un super état fédéral de l’UE que le groupe Bilderberg a minutieusement cultivé depuis ses premières rencontres dans les années 50, un fait, prouvé par les propres documents internes de Bilderberg, et non pas une théorie du complot.

Paul Joseph Warson

Source : https://wikileaks.org/wiki/Bilderberg_meeting_report_Garmisch-Patenkirchen,_1955

http://www.wikibusterz.com/bilderberg-fuite-de-documents-plan-pour-une-monnaie-unique-europeenne-des-1955/