Les rêves nous appartiennent en propre et nous définissent.

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Avoir des rêves et les poursuivre et important, entend-on souvent. On sait que nos rêves sont remplis d’espoir dans ce qu’on peut devenir, dans la création d’une nouvelle personne, d’une nouvelle identité, de nouvelles habitudes. Mais voici sept autres raisons de rêver sa vie.

(...) Près de 50% des Nord-Américains, bon an mal an, prennent des résolutions à la nouvelle année. Or, la majorité des gens ne réussissent pas à maintenir ces bonnes résolutions. 22% échouent après une seule semaine, 40% après un mois, 50% après trois mois, 60% après six mois et 81% après 2 ans. Une des raisons qui explique ces résultats, c’est qu’on prend des résolutions qui reposent sur des objectifs vagues, et qui, au lieu d’être orientées vers ce que l’on souhaite, sont plutôt l’expression de ce que l’on ne veut plus. Et croyez-moi, ce n’est pas la même chose. Alors, plutôt que de commencer une année en essayant de réparer ce qui ne fonctionne pas (mon poids, ma santé, ma consommation d’alcool ou de cigarette…), pourquoi ne pas prendre un peu de temps pour élaborer nos objectifs réels, en un mot pour rêver sa vie  et s’imaginer à son meilleur.

1- Il y a de la magie dans le rêve. 

L’enfance est souvent associée au rêve et à la magie et je crois que c’est bien ainsi, mais cela ne devrait pas être que l’apanage des enfants. Quand on arrête d’avoir des rêves parce qu’on s’est fait dire qu’il fallait être réaliste et devenir adulte ou parce qu’on a eu un échec et des difficultés, on grandit peut-être physiquement, mais on oublie comment c’est que de se sentir optimiste et jeune.

C’est la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. (Paulo Coelho)

2- Penser à son rêve peut nous distraire de nos pensées négatives. 

Notre état d’esprit dépend beaucoup de ce sur quoi nous centrons notre attention. D’ailleurs, les personnes qui ont une attitude positive se caractérisent, entre autres, par leur capacité à se concentrer sur leur cible, sur le résultat qu’elles souhaitent obtenir, sur leurs rêves. D’où l’importance de décider consciemment à qui et à quoi l’on veut faire cadeau de son attention: aux rêves qui nous enthousiasment et nous animent ou aux drames de la vie (il y en a toujours, et quand il n’y en a pas, on peut toujours s’en trouver). Or, les drames et pseudo-drames prennent leur juste place quand on est passionné par la poursuite d’un rêve. (...)

Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. (Eleanor Roosevelt)

3-  Avoir des rêves permet de mettre le cerveau à notre service

Toutes les personnes qui ont eu des rêves, petits ou grands, moi le premier, vous diront comment les astres s’alignent pour que notre rêve se réalise. C’est du hasard, soutiendront certains. Mais si c’était de la magie, cette magie qui fait que l’univers suit nos profonds désirs? Mon périple à pied sur les routes de St-Jacques-de-Compostelle a d’abord été un rêve qui m’inspirait. Dès sa formulation, une abondance d’informations ayant un lien avec cette marche millénaire s’est présentée à moi, comme si l’univers me faisait un formidable clin d’œil. Le plus cocasse fut sans doute quand, lors d’un séjour de pêche plusieurs mois avant le départ, je suis tombé sur un vieil exemplaire (1965) du Sélection du Reader’s Digest qui traînait au chalet loué pour l’occasion et dans lequel il y avait un article intitulé Sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Coïncidence? Peut-être aussi la magie d’un rêve bien défini qui mobilise les ressources insoupçonnées de notre subconscient.

Les rêves sont la nourriture des dieux (Paul Ohl, écrivain).

4- Les rêves nous appartiennent en propre et nous définissent.

Il y a un immense plaisir à assister à la réalisation d’un rêve chez une autre personne. Imaginez quand, au lieu de vivre cela par procuration, nous rêvons notre vie et expérimentons l’éclosion de notre propre projet! Cela nous aura sans doute demandé de vaincre des peurs, d’exercer notre courage, de développer notre créativité devant les insuccès, de combattre les éteignoirs et les envieux… Il arrive en effet que cela ne fonctionne pas comme on l’aurait souhaité. Mais cela rend sans doute la réalisation d’un rêve encore plus mémorable. Et, en ce faisant, nous avons fait reculer les frontières de ce qui nous définissait et influencé le déroulement du reste de notre vie.

Ne te crois pas pauvre parce que tes rêves ne se sont pas réalisés: vraiment pauvre est celui qui ne connaît pas le rêve. (Marie Von Ebner-Eschenbach, romancière)

5- Avoir des rêves et les poursuivre peut être une source d’inspiration pour les autres.

Avoir des rêves nous fournit des éléments importants à partager aux plus jeunes comme l’espoir, l’importance d’être inspiré et de donner un sens à sa vie. Une contribution importante qui se fait en offrant l’exemple que tout est possible quand on s’y met. Et n’avez-vous pas envie de battre en brèche les idées reçues comme Je suis trop vieux pour rêver ou J’ai passé l’âge d’apprendre? Il y a un plaisir certain à dépasser le statu quo. De plus, l’âge perd de son importance quand on sait ce que l’on veut et qu’on s’investit pour y arriver.

Une septuagénaire, qui se perçoit elle-même comme une femme ordinaire ayant vécu une vie ordinaire, décide à 75 ans de se mettre à l’écriture et entreprend de rédiger son autobiographie. Elle soumet son manuscrit à un concours destiné aux auteurs du troisième âge, mais le jury lui explique que cette histoire n’intéressera personne d’autre que sa famille. Sans se laisser arrêter, après trois refus d’autant d’éditeurs, elle décide de publier son livre à compte d’auteur pour célébrer ses quatre-vingts ans. Prix du grand public au Salon du livre de Montréal en 1996, Le tour de ma vie en 80 ans devient un best-seller québécois. L’auteur, Marguerite Lescop, récidivera deux ans plus tard avec un nouveau livre, puis en publiera même un troisième. (Bérubé, Marie et Vachon, Marc. Oser changer: mettre le cap sur ses rêves. Éd. OserChanger.com. p. 16)

Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. (Walt Disney)

6- Avoir des rêves développe l’imaginaire. 

Nos rêves n’ont souvent pour limites que celles que nous nous mettons nous-mêmes, et ils prennent tous racine dans notre imaginaire et dans le formidable potentiel d’énergie qu’il recèle. Pour chacun d’entre nous, comme pour ceux et celles dont les exploits font parfois la une des journaux, la pierre angulaire d’un changement réussi, c’est notre capacité à lever un coin du rideau qui masque nos rêves. Rappelez-vous: presque tout ce dont vous profitez présentement dans votre vie a commencé par un souhait sincère. Rien n’arrive qui n’a pas déjà été imaginé. Que ce soit la personne avec qui vous vivez, le bébé que vous portez, la maison ou l’appartement que vous habitez, le voyage d’agrément que vous allez entreprendre bientôt, le livre que vous êtes en train de lire ou les gens que vous fréquentez, rien n’est le fruit du seul hasard. Vous l’avez voulu et désiré à un moment donné.

Le rêve est la preuve qu’imaginer, rêver ce qui n’a pas été, est l’un des plus profonds besoins de l’homme. (Milan Kundera)

7- Il n’y a pas de plaisir à vivre du regret.

Quand on fait un bilan de sa vie, il n’y a probablement rien de plus désagréable comme émotion que celle qu’on peut ressentir en se disant J’aurais donc dû! On dit parfois qu’il vaut mieux avoir des remords que du regret… Personnellement, je crois que ce sont deux émotions désagréables et que l’une ne vaut pas mieux que l’autre. Parfois, il n’est pas mauvais de se poser cette question: qu’est-ce que je vais regretter demain que je n’ai pas fait aujourd’hui? (...)

Ayez des rêves et travaillez très fort pour les réaliser! Mais surtout, faites des choses que vous aimez parce qu’alors, les efforts pour les atteindre paraîtront moins exigeants. (Julie Payette, astronaute)

Contrairement à ce que l’on croit souvent, ce ne sont pas nécessairement les gens les plus talentueux qui persévèrent jusqu’à la réussite. Ce sont ceux qui sont animés, au départ, par un rêve. Nous sommes les créateurs de notre existence et nos rêves en sont un des moteurs principaux. Voilà sans doute pourquoi je vous propose de prendre d’abord le temps de rêver. Vous prendrez vos résolutions ensuite.

 Marc Vachon :

Psychologue, auteur et éditeur passionné par la recherche de moyens pratiques pour être heureux et traverser activement les changements. Il est co-auteur de Oser changer et Mettre le cap sur ses rêves.


10 trucs à faire tous les jours pour vivre longtemps et en bonne santé

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Plusieurs lecteurs m’ont indiqué que la chronique de Serons-nous immortels ? est intéressante, mais qu’il serait bien d’avoir une synthèse des conseils concrets que donne ce livre, étant donné la taille de celui-ci et de la chronique. C’est chose faite avec ces 10 choses qui pourront faire une différence énorme dans votre vie si vous les appliquez jour après jour, car il n’y a rien de plus puissant pour construire quelque chose que de le faire brique après brique, jour après jour : un jour nous nous retournons et contemplons étonné l’édifice de notre vie, composé de toutes ces briques, de tous ces jours que nous avons accumulés. En s’occupant de notre santé chaque jour, nous posons tous les jours une brique dans l’édifice de notre vie longue et pleine de santé. Voici dix de ses habitudes qui sont autant de briques à poser chaque jour. Suivez le guide.

Avertissement : je ne suis ni médecin, ni nutritionniste. Je m’appuie néanmoins sur deux livres écrits ou co-écrits par des médecins pour cet article :

  • Serons-nous immortels ?, co-écrit par le docteur Terry Grossman, qui s’appuie sur plus de 200 études scientifiques pour étayer ses propos.
  • Anticancer, du docteur David Servan-Schreiber

1 – Limitez au maximum votre consommation de viande rouge

Il est préférable d’éviter dans tous les cas la viande rouge, même maigre, car le bétail est en général saturé par les hormones et les antibiotiques utilisés par les élevages industriels, notamment parce qu’il faut plus de temps pour élever une vache ou un cochon qu’une poule. De plus cette viande est souvent riche en cholestérol, et il y a un risque d’infection par les prions, en raison de la maladie de la vache folle.

Au pire, mangez de la viande rouge bio, mais essayez de privilégier la viande blanche et les poissons riches en EPA/DHA, notamment le saumon. Prenez les bio si vous le pouvez.

2 – Privilégiez les bonnes graisses

C’est à dire les graisses Omega 3 et Omega 6 plutôt que saturées et les mauvaises graisses insaturées (pour une explication de ce que sont les graisses saturées et insaturées, voir le chapitre 6 : Graisses et protéines de Serons-nous immortels ?).

Pour cela, concentrez-vous sur les aliments suivants :

  • Les noix
  • Les poissons riches en EPA et DHA, notamment le saumon (le saumon sauvage en contient plus que le saumon d’élevage) et ayant des taux faible de mercure.
  • De l’huile d’olive extra-vierge (ce dernier point est très important).
  • Des graines de lin et de l’huile de lin pressée naturellement.
  • Des légumes.
  • Du tofu.
  • Les viandes maigres, et en particulier les viandes blanches (poulet, dinde). Evidemment, il est préférable de sélectionner des volailles fermières élevées sans hormones et sans antibiotiques.

Et évitez absolument :

  • Les graisses saturées des viandes grasses, du beurre, du lait et des autres produits animaux.
  • Les huiles de cuisine commerciales (toujours leur préférer de l’huile d’olive extra-vierge).
  • Les graisses hydrogénées de la margarine ou des graisses végétales, et de presque toutes les pâtisseries commerciales.
  • De frire en friteuse. Il est préférable de faire sauter à feu vif en utilisant de l’huile d’olive extra-vierge, et le mieux est de mettre de l’eau dans un wok, d’y ajouter une petite quantité de d’huile, et de faire cuire pendant un temps court à température moyenne ou modérée.

3 – Bien mâcher est très important pour notre santé

En effet, avaler de trop gros morceaux avant qu’ils n’aient été correctement broyés, et mélangés à de la salive, oblige le tube digestif à secréter des quantités plus importantes d’enzymes digestives puissantes, ce qui peut provoquer un excès de gaz et des ballonnements, et avec le temps léser l’estomac. Donc prenez votre temps lorsque vous mangez. (Je vous invite également à lire 5 excellentes raisons de manger plus lentement.)

4 – Mangez 5 fruits et légumes par jour

Voici le conseil phare donné par le programme officiel du Ministère de la Santé, Manger Bouger, avec raison.

Les bénéfices apportés par la consommation de légumes frais, naturels et pauvres en amidon sont innombrables : ils contiennent une myriade de nutriments précieux et des fibres, et ont un index glycémique et une densité calorique faible. Il faut toutefois faire attention à ne pas trop les faire cuire : une cuisson trop forte leur ferait perdre leurs vitamines, leurs produits phytochimiques et d’autres nutriments. L’idéal est une légère cuisson à la vapeur, ou une consommation crue pour certains d’entre eux.

Attention, il s’agit de 5 portions de fruits et légumes : manger 3 radis et deux raisins ne suffira évidemment pas ! Et il est tout à fait possible d’en manger 10 portions : 5 est le minimum recommandé. Astuce : plutôt que de compter le nombre de fruits et légumes que vous mangez, ce qui peut être pénible, pensez simplement à faire en sorte que la moitié de chaque repas soit composé de légumes ou de fruits.

Pensez à consommer des produits bien colorés : En mangeant tout une série de légumes naturellement colorés, vous obtenez toute une série de nutriments vitaux.

Vous pouvez également boire du jus de légume fraîchement pressé : en mettant des légumes frais, naturels et pauvres en amidon dans une centrifugeuse électrique, on obtient une des boissons les plus saines qui soit, pauvre en calories, très riche en vitamines et minéraux. Les meilleurs légumes pour cela sont le céleri, le concombre et le fenouil, et vous pouvez utiliser de petites quantités de feuilles rouges ou vertes de romaines, d’endive, de scarole, d’épinard, de persil ou de chou frisé. Evitez les légumes riches en sucre comme les betteraves ou les carottes.

5 – Buvez du thé à la place du café

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Crédit Photo emueses

De nombreux constituants du thé sont bons pour la santé. Une étude récente publiée dans le journal de L’American Hearth Association (Association Américaine pour le Coeur) a découvert que boire deux tasses de thé par jour réduisait le risque de mort par infarctus du myocarde dans la proportion remarquable de 44% (Tea consumption and mortality after acute myocardial infarction). Cette découverte s’applique au thé noir et au thé vert, mais pas aux tisanes. Le thé contient également de la L-thréonine, qui réduit le taux de cortisol et favorise la relaxation. Le thé le plus bénéfique est le thé vert, avec des antioxydants supplémentaires qui diminuent les risques de maladies cardiaques ou de cancer. Essayez de prendre votre thé sans sucre (voir conseil suivant).

6 – Réduisez fortement votre consommation de sucre

Lorsque nous consommons un repas contenant beaucoup de sucres, le taux de glucose sanguin s’élève rapidement et le pancréas réagit en secrétant immédiatement beaucoup d’insuline, qui régule le glucose, en contribuant notamment à le faire passer dans les cellules. Cela maintient le glucose sanguin sous contrôle, mais ces pics d’insuline temporaires dépassent souvent leur objectif et amènent le taux de glucose sanguin à un niveau trop bas, ce qui conduit à un besoin plus intense de sucres – un véritable cercle vicieux !

Avec le temps, un abus continuel de ce cycle fait que les cellules de notre organisme développent une sensibilité plus faible à l’insuline. Cette résistance à l’insuline est une des causes principales du syndrome métabolique, et peut également conduire au diabète de type 2, qui fait que quelque soit la quantité d’insuline produite par l’organisme, le glucose sanguin demeure toujours trop élevé.

De nombreux problèmes sont causés par des taux excessifs de glucose sanguin, comme une inhibition du système immunitaire, la favorisation de la croissance de cellules pathologiques comme les infections fongiques et les cancers, la compétition avec la vitamine C qui emprunte le même système de transport, et qui se voit ainsi gênée dans sa mission de lutte contre les infections et l’élaboration des tissus de l’organisme, etc.

Il faut donc éviter au maximum les aliments trop riches en sucre et privilégier ceux ayant un index glycémique (IG) bas. Vous pouvez consulter par exemple le tableau des aliments du site La Nutrition.

7 – Mangez Anticancer

Voici les recommandations des auteurs de Serons-nous immortels ? afin de prévenir au maximum l’apparition de cancers, qui rejoignent beaucoup ceux du  docteur David Servan-Schreiber dans Anticancer :

– Buvez des jus de légume : débutez votre journée avec un verre de 225 à 350 ml de jus de légume franchement pressé, comme partie intégrante de votre petit-déjeuner. Mélangez du jus de quelques concombres, brocolis, chou frisé, chou, d’une carotte (mais pas plus pour éviter des excès de sucre) et d’autres légumes verts. Cela vous apportera presque la moitié de vos besoins avant même d’avoir quitté votre domicile. Choisissez évidemment de préférence des légumes biologiques.

– Adoptez le régime alimentaire méditerranéen : pauvre en viande rouge et donnant la priorité aux céréales complètes, au poisson et aux fruits et légumes frais, il a été associé à de nombreux bénéfices, dont une réduction du risque de cancer. Le régime méditerranéen fait également appel à des quantités généreuses d’huile d’olive extra-vierge, de tomates fraîches, de sauce tomate, et de tomates cuites.

– Evitez le Satan blanc : le sucre blanc. Les cellules cancéreuses consomment très avidement ce sucre, et vous pouvez inhiber la formation d’un cancer en éviter les aliments dont la charge glycémique est élevée.

– Ayez une activité physique : l’activité physique a été associée à une plus faible incidence du cancer, au contraire d’un mode de vie sédentaire. Les adultes doivent pratiquer une activité modérée pendant un minimum de 150 minutes par semaine, obtenues selon toute combinaison possible, avec un minimum de 10 minutes par séance. Les enfants et adolescents doivent pratiquer une activité physique modérée à vigoureuse pendant au moins 60 minutes par jour.

– Evitez les pesticides : L’exposition aux produits chimiques agricoles a été liée à de nombreux cancers. Les agriculteurs ont un risque de cancer du l’estomac accru de 40%, du rectum de 50%, du larynx de 40% et de la prostate de 40%. Il est donc important de manger des aliments bio.

– Perdez votre excès de poids :  être en surcharge pondérale ou obèse est un facteur indépendant pour divers types de cancers.

– Évitez le tabac : cela paraît évident, et ça l’est. La liste des maladies liées à la fumée des cigarettes se lit comme le petit livre noir de l’Ange de la Mort. Fumer augmente le risque de cancer dans tous les tissus que touche la fumée du tabac au niveau de ses voies d’entrées (poumons, bouche, gorge, larynx), de ses voies de sorties (reins et vessie) et de différents endroits entre ces voies (col de l’utérus, pancréas). Fumer augmente également de manière très importante les risques de maladies cardiovasculaires, y compris l’infarctus du myocarde, la mort cardiaque subite et les accidents vasculaires cérébraux. Et fumer augmente de manière importante les risques de problèmes pulmonaires comme l’emphysème, l’asthme, la bronchite chronique, la broncho-pneumo-pathie chronique obstructive (BPCO), etc. Et ce n’est qu’une liste incomplète ! Les auteurs recommandent donc, si vous fumez, de vous engager immédiatement dans un programme d’arrêt du tabac.

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger le livret d’accompagnement de Anticancer, les réflexes anticancer au quotidien, ou lire le livre Anticancer (ou le livre audio si vous n’avez pas le temps de lire 😉 ).

8 – Faites du sport régulièrement

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Crédit Photo vramak

Voici les divers bénéfices de la pratique d’une activité régulière :

  • Diminution des risques de maladies
  • Réduction de la pression sanguine
  • Augmentation de la force des ligaments et des tendons
  • Réduction du stress et aide à la guérison et à la dépression
  • Amélioration du sommeil
  • Réduction du risque de plus types de cancer (dont ceux du côlon, de la prostate et du sein)
  • Amélioration de l’apparence physique
  • Amélioration de la confiance en soi
  • Renforcement des os, réduction du risque d’ostéoporose
  • Augmentation de l’énergie

Une étude a montré que le taux de décès global d’un groupe qui pratiquait une activité physique moyenne était de 60% inférieur à celui du groupe sédentaire témoin.

Le mieux est de pratiquer une activité physique aérobie (avec de l’oxygène) régulière. Celle-ci permet d’accélérer le rythme de votre coeur et de votre respiration, et d’augmenter la consommation d’air. Ce type d’activité regroupe des sports comme la marche, la natation, le vélo, l’aviron et le ski de fond. Un aspect clé de ce type d’activité est qu’elle implique au moins 20 minutes d’effort continu et rythmé des muscles les plus importants, dans toutes les parties du corps : bien que notre coeur bénéficie aussi de l’effort significatif mais bref demandé dans certains sports comme le tennis ou le basket, ces derniers ne sont pas des formes optimales d’activité physique aérobie.

9 – Massez et faites-vous masser

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Crédit Photo wanhoff

Le stress aboutit à la stimulation du cortex surrénal, qui produit une hormone : le cortisol. Le cortisol provoque une augmentation très importante mais temporaire de l’énergie, et un stimulation des centres de la mémoire du cerveau afin qu’ils travaillent plus rapidement. D’autres hormones sont secrétées lors du stress, notamment l’adrénaline et de la noradrénaline.

Ces hormones sont très puissantes : elles arrêtent presque le processus digestif, augmentent la pression sanguine, le sucre sanguin, le taux du cholestérol, le taux du fibriogène, le rythme des battements cardiaques et de la respiration. Ce mécanisme, prévu pour s’activer occasionnellement en cas de danger physique subit, est encore utile de temps en temps, mais son activation continue est un facteur majeur de maladies cardiaques, de diabète de type 2, d’accidents vasculaires cérébraux, de cancers, de polyarthrite rhumatoïde, de dépression et d’accélération du vieillissement.

Il y a de nombreux manières de lutter contre le stress, et le massage en est une qui n’est sans doute pas suffisamment utilisée dans notre société.

Cette pratique a de nombreux effets positifs reconnus :

  • Apaise et calme
  • Soulage la douleur
  • Améliore le sommeil
  • Augmente la capacité respiratoire
  • Améliore la digestion et réduit la constipation
  • Améliore la circulation sanguine et lymphatique, ce qui entraîne une meilleure oxygénation et une meilleure élimination des toxines
  • Améliore la santé de la peau
  • Accroît la conscience de ses émotions
  • Augmente l’estime de soi et la valorisation personnelle
  • Contribue à l’ouverture d’esprit et à la résistance au stress

Vous pouvez vous faire plaisir en vous offrant les services de masseurs professionnels, et évidemment faire cela “en amateur”, avec votre conjoint, ou même pratiquer vous-même de l’auto-massage : par exemple, massez-vous les épaules en allant chercher avec vos doigts les omoplates, et baillez pendant que vous vous faites ce massage. Ce petit auto-massage faisable en tout circonstance est très relaxant et vous permettra de vous détendre facilement dans presque toutes les situations.

Si vous massez ou vous faites masser en amateur, n’oubliez pas l’huile de massage, qui fait toute la différence entre les amateurs et les amateurs éclairés 😉 . Vous pouvez également vous faire des automassages avec de l’huile de massage : pour aller plus loin, lisez 50 auto-massages aux huiles essentielles.

10 – Méditez

Méditation

Crédit Photo alicepopkorn

Une autre voie royale pour lutter contre le stress est la méditation. Comme je l’indique dans ma chronique de L’art de la Méditation, de nombreuses études scientifiques – comme celle-ci (université d’Harvard), celle-ci (université de Montréal) ou celle-là (voir aussi les conférences du Mind & Life Institute ou toutes ces autres études) – ont découverts ou prouvés de nombreux bénéfices à la pratique de la méditation, comme :

  • Une réduction considérable du stress
  • Une réduction de l’anxiété, de la tendance à la colère, et des tendances dépressives
  • Un renforcement notable du système immunitaire
  • Un renforcement des émotions positives et des facultés d’attention
  • Une diminution de la tension artérielle chez les hypertendus
  • etc.

Lisez L’art de la Méditation ou la chronique pour apprendre à méditer, puis pratiquez. Il vaut mieux de petites séances régulières (de 10 à 15 minutes par exemple) que de grandes séances irrégulières.

Vivre longtemps: conclusion

Si vous arrivez à mettre en place ces habitudes au quotidien, les études sont formelles : vos chances de vivre longtemps, en bonne santé, heureux et relaxé seront grandement améliorées, et vos chances de mourir prématurément d’une maladie grave comme le cancer ou une maladie cardiaque seront grandement diminuées. Cela ne tient qu’à vous . Mais surtout n’oubliez pas : “Toute chose avec modération, y compris la modération”. Si vous tombez de cheval, remettez-vous en selle tout de suite : de nombreux programmes ont été abandonnés par des personnes découragées après une défaillance temporaire. Sachez faire de petits écarts, tant que le gros de votre régime alimentaire reste sain.

Cliquez ici pour télécharger gratuitement le livre de l’auteur de cet article  : cliquez ici pour télécharger le livre gratuitement ! :)

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l'Enfant Intérieur est un Enfant Libre: il est l'expression de la Vie qui jaillit.

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C'est notre Enfant de Vie

Imaginez! Imaginez un enfant (ou une enfant, peu importe) heureux de vivre sa vie d'enfant. Il joue, chante, court, saute. Il va se blottir contre sa mère quand il en a envie. Puis il repart plein de vie. Mais un jour, le voilà réprimandé parce qu'il bouge et crie, le voilà jugé inconvenant ou détestable quand il manifeste ses opinions et ses sentiments. Le voilà seul quand il appelle. Il n'a plus la possibilité de laisser sa vie se manifester spontanément. Il est en colère, triste, perdu. Cet enfant vit à l'intérieur de chacun d'entre nous. C'est notre Enfant Intérieur.

L'Enfant qui vit en nous

A l'origine, l'Enfant Intérieur est un Enfant Libre: il est l'expression de la Vie qui jaillit. Il manifeste spontanément le plaisir de vivre et la joie. Il ne lui vient pas à l'idée de juger ses comportements en bien ou en mal. Or son élan de vie a été sapé progressivement. Lorsqu'il laissait sa spontanéité s'exprimer, il recevait des blâmes et des retours négatifs et c'est devenu dangereux pour lui. Alors son énergie de vie s'est recroquevillée. L'Enfant de Vie est devenu un Enfant blessé. Enfant Libre et Enfant blessé sont les deux principaux aspects de notre Enfant Intérieur.

L'Enfant Intérieur est l'enfant qui vit en nous actuellement. Il n'est plus l'enfant que nous avons été dans notre enfance, même s'il en est issu. Il a évolué de jour en jour. Certaines blessures ont été renforcées par des douleurs de l'adolescence ou de l'adulte, de nouvelles ont été produites, d'autres se sont effacées, ont été pardonnées ou dépassées. Même s'il constitue un aspect à part entière de notre personnalité adulte, je l'appelle Enfant car il présente les caractères de l'enfant: la spontanéité, l'authenticité, le non-jugement, la confiance. L'Enfant Intérieur exprime des émotions authentiques, que ce soit sa joie ou sa douleur.

Le Comédien

Lorsque l'Enfant blessé est accueilli et consolé, tout revient en ordre. Mais c'est rarement le cas. Sa peine n'est pas écoutée, il est réprimandé parce qu'il est en colère ou boudeur. Lorsque cette situation persiste, il a le choix de tomber malade (ou de mourir) ou de composer avec la situation pour obtenir de l'attention et de l'amour de la part des autres. C'est ce qui se passe pour la majorité d'entre nous.

Alors, il se construit inconsciemment un personnage. Quelque chose en lui décrète qu'il est sans valeur et il cherche à satisfaire les autres. Ou bien il décide de démontrer sa valeur pour mériter l'admiration. Il peut décider d'être fort et de se débrouiller seul quoiqu'il arrive. Il devient un personnage fabriqué qui ne correspond plus à sa nature profonde. Il se forge un système de codes de conduite pour être en accord avec sa décision, puis il se juge par rapport à ce code et juge mauvais tous ceux qui ne suivent pas ce code. En obéissant à ce code, il cherche à être bien vu des autres et est très attaché à ce que veulent et pensent les autres. S'il n'y arrive pas, il se sent coupable et honteux. Il peut devenir un moralisateur. Il n'est plus authentique mais il ne s'en rend pas compte car il s'est identifié avec ce faux moi. C'est un Simulateur, un Comédien.Il n'en retire pas de joie. Il a plutôt le sentiment qu'il faut toujours travailler et qu'on "réussit sa vie" en souffrant dur.

Le Comédien ne se substitue pas complètement à l'Enfant Intérieur car la Vie ne peut pas être remplacée. Il se superpose à lui et l'étouffe plus ou moins. Aussi, les 2 entités, l'Enfant de Vie et le Comédien, coexistent en nous. Nos malaises, notre ennui, notre amertume, notre impression de ne pas être heureux, même pour ceux qui ont tout pour être heureux, viennent d'un conflit entre ces deux personnages, le vrai et le fabriqué, l'Enfant de Vie et le Comédien.

Dans cet article, je vous invite à vérifier la validité de cette description en vous observant, et à vous libérer de votre mal de vivre en changeant votre regard sur vous-même et sur les autres. Vous reconnaitrez le tiraillement entre l'Enfant Intérieur et le Comédien. Vous découvrirez également que vous avez le pouvoir de transformer leurs jeux de conflits afin de vivre une vie épanouissante et sereine.

La notion d'Enfant Intérieur a été déjà bien élaborée par certains auteurs, en premier Carl Gustav Jung. Je la présente ici à ma manière. J'y précise et clarifie certains des aspects évoqués dans la littérature. Je les replace et les synthétise dans un cadre qui intègre le corps et les apports de la psychologie biodynamique, la méthode de libération des cuirasses, certains enseignements spirituels et ma propre expérience.

L'appel de l'Enfant Intérieur

Le cas de LAURE: Laure "a tout pour être heureuse". Un métier valorisant. Elle a divorcé et vit avec l'homme qu'elle aime. Mais elle ne supporte pas que les grands enfants de son compagnon viennent lui ravir son attention. Quand cela se produit, elle se sent en colère. Bien sûr, elle s'en veut car elle estime que son comportement est égoïste. Que se passe-t-il? Elle est tiraillée entre ses deux personnages, l'un qui désire recevoir toute l'attention (l'Enfant Intérieur) et l'autre qui juge que c'est égoïste et pas convenable (le Comédien dans le rôle du Juge).

Laure désire se débarrasser de cet inconfort, mais comment? Lorsqu'elle repousse son besoin de recevoir l'attention et s'efforce d'être convenable comme le lui souffle son Juge, trouve-t-elle la paix? Bien évidemment NON. Ce n'est donc pas la bonne solution. Alors suivre le besoin impérieux de son Enfant Intérieur et réclamer toute l'attention? Ce n'est pas non plus la bonne solution car elle risque de lasser son compagnon. L'intolérance qu'elle lui manifeste n'est certes pas favorable à une vie conjugale épanouie.

Selon mes indications, en observant de façon attentive ce qui se passe profondément en elle, Laure découvre que son besoin d'attention n'est pas issu de sa volonté, ce n'est pas son choix conscient et réfléchi. C'est un mécanisme qui se met en marche à l'intérieur d'elle de façon incontrôlée dans certaines circonstances. Si mon compagnon s'occupe de quelqu'un d'autre, j'ai l'impression de ne plus exister. En constatant le caractère involontaire de cette émotion, elle peut d'abord enlever tout jugement sur elle-même. Elle n'est pas une égoïste.

Une introspection plus profonde sur son sentiment d'abandon lui révèle qu'elle est habitée par une grande peur d'être délaissée. Cette peur a été inscrite en elle pendant son enfance, lorsque elle était délaissée au profit de ses soeurs. Elle ne recevait pas suffisamment d'amour. Le sentiment d'abandon qu'elle éprouve est le signal d'appel de son Enfant Intérieur. Il lui dit qu'il existe et qu'il a besoin d'attention.

Nos besoins fondamentaux

Le sentiment d'abandon éprouvé par Laure est en relation directe avec le besoin fondamental de l'enfant de recevoir l'attention de quelqu'un. Qu'est-ce qu'un besoin fondamental? C'est ce qui est indispensable à un enfant ou à un adulte pour vivre et se développer, par exemple de la nourriture. Lorsque notre besoin est satisfait, par exemple si nous sommes bien nourris, nous nous sentons bien. Si nous sommes affamés, nous éprouvons des douleurs physiques, de l'angoisse, etc. Nos besoins consistent en nourritures physiques, affectives, mentales, spirituelles.

Les besoins fondamentaux de l'Enfant

En écoutant le langage des émotions exprimées par une multitude d'Enfants de Vie, nous constatons que les besoins fondamentaux sont à peu près identiques pour tout le monde et se réduisent à un petit nombre.

En premier lieu, disposer de nourriture alimentaire et d'un abri pour être protégé du climat. Mais il est un besoin tout aussi fondamental: l'enfant a besoin d'être accueilli, à sa naissance et par la suite. Notre premier grand besoin est qu'on reconnaisse notre existence. Nous avons également besoin d'attention, d'amour et de sécurité.

Ce n'est pas suffisant. Nous devons être considéré comme une personne à part entière avec son caractère unique, et non comme un objet. L'attitude inverse serait d'être nourri par une machine. C'est par son regard que l'autre nous reconnait en tant qu'être unique. D'autres sens que la vue participent à cette reconnaissance. Quand une mère allaite, elle nourrit le bébé non seulement par son lait, mais par le contact avec sa peau, avec sa main. La main est plus qu'un contact physique, elle parle, elle est calmante, agressive, possessive, encourageante. Bien plus qu'une simple transmission d'information sur le monde, la communication sensorielle (vue, ouïe, toucher) nous nourrit.

La blessure fondamentale

Ce qui peut nous étonner, c'est que le besoin de Laure est hors de propos avec la réalité extérieure. Son anxiété se déclenche de façon automatique chaque fois que l'attention de l'autre se détourne d'elle, même si en réalité elle n'est pas délaissée. C'est dans son enfance que Laure n'a pas été suffisamment nourrie d'amour et d'attention. Le besoin exprimé n'est pas celui du présent, mais la résurgence de besoins qui n'ont pas été satisfaits ni reconnus dans le passé. Ils ont été ignorés, ridiculisés, bafoués. Mais son inconscient et son corps en ont gardé la mémoire, une empreinte énergétique qui fonctionne comme un programme informatique. La mémoire des besoins fondamentaux ignorés constitue la blessure profonde de l'Enfant de Vie. Nous pouvons apprendre à la soigner en décidant de nous occuper sérieusement de notre Enfant Intérieur.

Le cas d'YVAN: Yvan, la soixantaine, vit une vie de couple classique. Depuis peu à la retraite, il constate qu'il s'emporte beaucoup à l'encontre de sa femme Ania et il en éprouve du remord. Il a envie de comprendre le phénomène afin d'améliorer leur relation. Il découvre que son irritation est déclenchée chaque fois qu'Ania lui renvoie des jugements sur son comportement. Il ne se sent pas entendu ni compris. C'est sa réalité intérieure, même si ce n'est pas la réalité extérieure. Il prend conscience que être entendu et compris est un besoin fort parce qu'il n'a pas été satisfait dans son enfance. Ce manque reste inscrit en lui comme une blessure ouverte.

Colère, tristesse et amertume

Lorsque ses besoins sont satisfaits, l'enfant ou l'adulte éprouvent une sensation de paix et de plénitude. Inversement, lorsqu'un bébé a faim, et qu'on tarde à lui donner le sein, il pleure et peut aller jusqu'à la colère. Il manifeste ainsi son insatisfaction. Lorsque les besoins d'un enfant sont rejetés ou ignorés, dans un premier temps il peut se mettre en colère, se rebeller et manifester son mécontentement. Dans un deuxième temps, s'il n'est toujours pas écouté, c'est la tristesse et le désespoir qui prennent la place. Enfin, lorsque ses sentiments de rébellion et de tristesse ne sont pas acceptés, la seule solution pour l'enfant est de se résigner.

Lorsque nous éprouvons du ressentiment, c'est la voix de notre Enfant Intérieur qui cherche à nous dire qu'il n'est pas écouté ni respecté, qu'il est rejeté ou ignoré. Il s'exprime par son attitude de la même façon qu'un enfant réel. Il manifeste des sentiments: irritation, colère, rage, tristesse, désespoir, frustration, insatisfaction, déception, inquiétude, crainte, angoisse, peur, ou dépression.Nos représentations mentales sont erronées

Pour survivre, notre Enfant doit développer une stratégie. Il découvre que certains comportements peuvent lui apporter la satisfaction de ses désirs. Il sourit ou se tait parce qu'on le lui demande, comme un animal dressé. Il s'accommode en devenant quelqu'un d'autre, le Comédien. Il reçoit ce qu'on appelle de l'amour conditionnel: Je t'aime, à condition que tu sois comme je le désire, que tu sois sage, que tu ne fasses pas de bruit, que tu travailles à l'école, que tu me fasses des sourires...

Comme pour lui ces injonctions constituent la seule réalité possible, il se construit un système de représentations de ce qu'est la Vie et ses règles. Il s'imagine des valeurs, des conceptions du bien et du mal, qui empruntent aux modèles du père et de la mère. Il se développe et se structure sur la base de ces croyances fausses qui s'inscrivent en lui comme sa vérité. Le Comédien vit en se référant à ce système de représentations: il faut, je dois. Il s'efforce de vivre en conformité avec ces croyances avec plus ou moins de succès, et s'évalue en permanence par rapport à ces règles de conduite.

Quelques croyances courantes

Certaines croyances erronées sont très répandues:

  • Je ne peux faire confiance à personne. Je dois me débrouiller seul. Je dois être fort, à la hauteur.
  • Par mon comportement, je peux obtenir l'amour des autres. Je peux influencer ce qu'ils pensent de moi. Je dois être compétent, discret, brillant, effacé, pauvre, riche.
  • Pour mériter l'amour des autres, je dois me plier à leurs demandes, me sacrifier. Si je ne m'occupe pas des demandes de l'autre, je serai rejeté
  • Si l'autre souffre, j'en suis responsable
  • La souffrance est la loi de la vie. Je ne peux y échapper.
  • Je ne suis pas quelqu'un de bien. Je ne mérite pas la joie et l'amour. Je ne vaux rien. Je ne reçois que ce que je mérite
  • Les sentiments que j'éprouve sont dus aux autres et aux événements. Ce sont eux qui créent mes malheurs et mes bonheurs.
  • Si je fais ce qui me plait, c'est égoïste. J'en serai réprimandé d'une manière ou d'une autre.
  • Les hommes sont insensibles et violents par nature. Les femmes sont soumises. Ces croyances se sont incrustées sur le modèle du père et de la mère et diffèrent selon chacun. Elles peuvent fonctionner même si consciemment on a une autre opinion des hommes et des femmes.

Examinons les croyances suivantes:

Le Comédien est une nécessité pour s'adapter à la vie en société. Non, c'est une croyance soufflée par le Comédien lui-même qui récupère des idées toutes faites transmises par la société. Le véritable épanouissement en société n'est pas une limitation de soi par la peur et la culpabilité, mais au contraire un développement de sa puissance créatrice dans la pleine conscience de soi et des autres. Donc dans l'élargissement de conscience. Par exemple, il y a une grande différence entre dire merci à quelqu'un parce qu'on ressent de la gratitude pour cette personne et dire merci parce qu'on est bien dressé et qu'on se se sent en faute si on ne le fait pas. Il est essentiel de noter que ce n'est pas l'acte (dire merci) qui est le plus important, mais le sentiment qui lui est associé (gratitude et ouverture du coeur, ou culpabilité et rétraction).

La liberté de l'Enfant Intérieur s'arrête là où commence celle des autres. La notion de liberté est également mal comprise, car elle est interprétée comme la liberté matérielle, la liberté extérieure manifestée. Or la vraie liberté est intérieure, issue d'une paix intérieure. Certains imaginent être libres parce qu'ils transgressent des interdits par pure provocation, mais c'est rarement induit par une liberté intérieure (ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas justifié). La liberté intérieure ne procède pas d'un sentiment de révolte ou de revendication, mais de simplicité d'être et d'absence de peur. C'est la liberté de choisir soi-même ce qui convient le mieux à soi et à ceux qui nous entourent, dans le discernement et le sentiment de pleine puissance de Soi.

Nos croyances se concrétisent

Il est une loi psychologique et spirituelle que vous pouvez vérifier vous-même: Ma vie extérieure est la concrétisation de mes pensées et de mes croyances, conscientes ou inconscientes. Autrement dit nous mettons automatiquement en place les conditions et les évènements qui sont conformes à nos croyances. Si nous pensons que les autres sont responsables de notre peine parce qu'ils ne nous donnent pas suffisamment d'attention, nous allons réellement vivre cette situation en attirant dans notre vie des personnes qui ne sont pas attentives à nous (voir article Ma vie est le reflet de ma pensée). Si nous décidons de vivre l'amour, nous devons changer nos croyances et prendre en compte les demandes de notre Enfant. C'est nous qui allons lui donner de l'amour et du bonheur.

Contrôle de soi

L'Enfant de Vie se manifeste dès qu'il en a l'occasion. Des aspects de sa nature profonde peuvent surgir de façon intempestive tels que spontanéité, émotions, attitudes, douleurs corporelles. C'est très gênant pour le Comédien qui cherche à vivre selon des règles qui ignorent les besoins de l'Enfant. Pour éviter cela, il les réprime, les refoule et apprend à se contrôler. Il contrôle son expression verbale, émotionnelle et corporelle.

Sous-estime et culpabilité

Si le Comédien se sent dépassé par l'ampleur de la tâche et qu'il n'arrive pas à être en accord avec ses règles, il peut adopter le rôle de victime. Il émet des jugements négatifs sur lui et se sous-estime. Naissent alors des sentiments de culpabilité et de honte qui sont des produits d'une éducation de l'amour conditionnel. (se reporter aussi aux articles Se mettre à Nu et Sexualité). Il juge les autres durement et les critique, à moins qu'il ne se sacrifie pour leur venir en aide.

Le cas de JACQUELINE: J'ai toujours le sentiment de ne pas être jolie... J'ai le sentiment que je dérange, que je ne suis pas assez bien... Dans une rencontre, j'imagine que les autres femmes sont meilleures que moi, alors je me retire.

Fatigue et lassitude

Le cas de MYRIAM: Myriam elle-aussi "a tout pour être heureuse". Elle a réussi sa vie professionnelle, elle a une bonne estime d'elle. Elle pratique des sports de haut niveau qui lui plaisent. Malgré cela, elle ne ressent pas de joie de vivre. De plus, elle est souvent fatiguée. Pourquoi?

Myriam ressent de la lassitude et de l'amertume parce qu'au fond, elle ne fait pas ce qui lui correspond vraiment. Dans son enfance, elle s'est efforcée d'attirer l'attention de ses parents, trop occupés par leur métier, en recherchant leur admiration. Elle a développé une stratégie pour obtenir l'amour. Elle fait du sport de haut niveau pour se prouver sa valeur. Mais profondément, elle sent qu'elle n'est pas faite pour ça et ça l'épuise. De plus sa stratégie n'est pas efficace, comme toutes les stratégies pour obtenir l'amour, même si elle a pu donner quelques résultats momentanés.

Vouloir être quelqu'un d'autre que ce qu'on est profondément est épuisant émotionnellement et nerveusement. C'est comparable à un employé qui s'efforce d'effectuer le travail imposé par un patron autoritaire, alors qu'il déteste ce travail. Il y gagne sa paie, mais il n'est pas heureux et se détériore. C'est aussi l'attitude de la prostituée qui abandonne son corps et sa dignité pour obtenir un gain.

Le langage du corps

Par la fatigue, l'Enfant de Vie attire l'attention sur son sentiment d'être abandonné et son besoin d'être entendu. Le langage du corps constitue la voix de l'Enfant de Vie au même titre que le langage des émotions.

Selon les découvertes de la Psychologie biodynamique et de la Méthode de Libération des Cuirasses à la suite de Wilhelm Reich, il existe en nous une Pulsion de Vie, un courant naturel qui se développe comme la sève des arbres et conduit à notre floraison. C'est l'aspect énergétique de l'Enfant de Vie. Lorsque le courant de vie rencontre des obstacles, il cherche à les enlever par des réactions émotionnelles immédiates de colère ou de pleurs. Si ces réactions sont entendues, l'obstacle est levé, l'énergie circule à nouveau. Une harmonisation et une régulation s'effectuent et tout va bien.

Dans le cas contraire, le courant de vie est bloqué et s'amasse en stases ou réservoirs fermés. Afin de ne pas le laisser s'échapper de façon incontrôlée, le corps apprend à le contenir, à le contrôler. Un tel contrôle entraine une tension permanente, des structures rigides se forment: nœuds énergétiques, cuirasses musculaires et tissulaires (voir article Vitalisation du corps). Leur fonction est de réprimer la perception des sentiments tels que la tristesse, la colère, le désespoir et tout ce qui est douloureux et inacceptable. Le corps s'anesthésie. L'énergie se retire de certaines parties du corps, comme si la Vie abandonne du terrain. L'esprit s'anesthésie psychologiquement.

Toutefois, l'Enfant Intérieur tente de nous rappeler son existence et se signale par des sensations physiques: fatigue, douleurs, énervement, besoin de bouger sans cesse, maladie.

Une multiplicité de personnages en nous

Nous avons identifié en nous ces deux personnages importants que sont l'Enfant de Vie et le Comédien. En réalité, on pourrait en compter bien davantage, car chacun d'eux s'exprime avec des nuances variées. Ainsi, l'Enfant de Vie se présente sous deux aspects: Enfant libre ou Enfant blessé.

Nous avons vu apparaitre le Comédien dans ses rôles de Juge et de Victime anxieuse, mais en réalité il se présente avec bien d'autres visages, dans bien d'autres rôles. Son rôle de Juge est fréquent et omniprésent, mais en contrepartie, il y a aussi celui qui se sent le Coupable. Il est aussi le Moralisateur, le Dictateur. Il est le Sauveur qui écoute et répond aux besoins des autres plutôt qu'à ceux de son Enfant.

C'est pourquoi je l'ai nommé le Comédien. Dans la comédie de théâtre ancienne, on pouvait identifier les personnages à leurs costumes et à leurs masques. On pourrait dinc également nommer cette entité le Masque sachant qu'il peut en adopter de nombreux. Contrairement à un comédien de théâtre, il n'a pas conscience d'être un comédien. Il s'est complètement identifié avec ses personnages.

J'ai failli le nommer l'Usurpateur car il prend la place de l'Enfant de Vie. Mais cela l'affublerait d'un sentiment négatif qu'il ne mérite pas, et qui serait défavorable à sa guérison. Car en réalité, il a fait ce qui a été nécessaire pendant une période de notre vie, ce qu'il croyait bien de faire. Il n'est pas méchant. Il est seulement dans l'ignorance.

On peut d'ailleurs mettre en évidence la trilogie souvent citée de Sauveur, Bourreau-dictateur, Victime. Ou encore certains des caractères de W. Reich distingués par leurs blocages énergétiques (rigide, schizoïde, masochiste, oral, psychopathe). Ou encore des caractères de l'Analyse Transactionnelle: Enfant rebelle, Enfant adapté, Parent normatif...

Dans la littérature, le Comédien est souvent nommé la Personnalité. Le mot a donc un sens assez différent du sens commun, comme lorsqu'on dit de quelqu'un qu'il a une forte personnalité. Ses multiples aspects ou rôles sont les Sous-Personnalités.

Il existe donc en réalité une multitude de personnages en nous et pas seulement deux. Aussi, je vous invite à rester souple dans cette distinction des personnages. Ne tombons pas dans le besoin de classification et de mentalisation. Toutefois, nous conserverons la distinction en deux personnages, car elle a ceci d'intéressant de nous permettre d'identifier de façon simple et pratique les forces qui sont issues de l'authentique et celles qui sont construites sur l'illusion. L'Enfant Intérieur est cette instance qui parle en nous quand on se sent vrai. Le Comédien ou Personnalité s'est construit un monde illusoire. L'important est de sentir en nous ces forces qui se manifestent et agissent de façon conflictuelle.

La Présence consciente et aimante

Vous vous êtes observé et vous vous êtes rendu compte de l'existence de ces deux personnages en vous. Alors, je vais en introduire un troisième. Réfléchissez: quelle est la partie de vous qui observe et se rend compte? C'est un personnage que nous n'avons pas encore évoqué. C'est l'Observateur. C'est la Présence.

La Présence a elle aussi plusieurs visages. Lorsqu'elle observe les jeux scéniques de l'Enfant et du Comédien, c'est la Présence consciente. Elle est aussi un Coeur aimant qui peut écouter et déverser de la bienveillance sur l'Enfant et sur le Comédien: c'est la Présence aimante. Elle a le pouvoir de décider de s'occuper de l'Enfant et du Comédien: c'est la Présence agissante.

Si vous décidez de vous libérer de votre malaise et de vos souffrances, vous allez maintenant faire appel à la Présence pour ressusciter votre Enfant de Vie et donner place à votre Moi véritable. Afin de faciliter la compréhension de ce processus de libération et de résurrection, je l'ai structuré en 4 étapes. Il est possible que vous parcouriez ces étapes l'une après l'autre dans cet ordre dans votre évolution. Il est également possible qu'elles se succèdent dans un autre ordre, ou bien de façon cyclique et rapide, ou qu'elles soient simultanées.

J'écoute le langage de mes émotions

Pour mettre en oeuvre la résurrection de notre Enfant Intérieur, la première étape est de tourner notre attention vers notre Enfant Intérieur et notre Comédien. Comment les rencontrer et reconnaitre leurs manifestations?

Nous percevons l'Enfant Intérieur par nos sensations physiques, nos émotions et nos sentiments. L'observation de nos sensations et de nos sentiments est un outil d'information formidable qu'il serait désolant de ne pas utiliser. Ils nous révèlent ce que nous sommes vraiment. Ils nous donnent accès à la voix de l'Enfant Intérieur, à ses attentes, à ses besoins.

Toutefois, beaucoup d'entre nous éprouvent de la difficulté à percevoir l'appel de l'Enfant. Cela peut parfois nous demander une rééducation, tant nous avons été entrainés à occulter nos perceptions. Mais chacun a l'expérience de domaines ou aspects de sa vie où il perçoit parfaitement, et qui peuvent lui servir de point de départ. Voici un exemple.

Conflits entre contraintes et plaisir

Penchons-nous sur notre journée, ou sur notre vie. Certains évènements nous ont apporté des satisfactions et des joies, n'est-ce pas? Et nous avons également été mécontents, insatisfaits, rageurs ou désespérés, parce que la journée ou la vie ne nous apportait que désagréments, difficultés et galères. Vous avez vécu cette expérience, donc vous êtes tout à fait capable de percevoir et d'identifier ces deux types de sentiments: d'un côté la satisfaction et le contentement, de l'autre l'amertume et le mécontentement. Le fait de reconnaitre votre capacité de perception est une porte très importante, même si elle peut vous sembler banale. Cela va vous permettre de la conforter et de la développer.

Allons donc plus loin dans l'observation de nos insatisfactions. Nous accomplissons certaines activités par devoir ou contrainte, tels certains travaux professionnels, alors que nous ne les aimons pas beaucoup, parce que nous pensons que nous ne pouvons pas leur échapper. Nous les effectuons pour survivre ou par habitude. C'est ce que nous souffle notre raison. Ainsi certains étudient laborieusement pour obtenir un diplôme qui n'est pas vraiment leur vocation. Ils pensent que c'est le seul moyen de "réussir" leur vie, qu'ils n'ont pas le choix. S'ils l'avaient, ils aimeraient faire autre chose. A l'opposé, il y a d'autres activités que nous adorons parce qu'elles nous font du bien, qui nous donnent l'impression de nous régénérer. Ces tiraillements fréquents entre le coeur et la raison ou entre le devoir et le plaisir ne sont que la manifestation des conflits entre l'Enfant de Vie qui réclame l'attention et le Comédien-Juge qui le réprime au nom des règles du bien.

Sentir ces tiraillements est extrêmement instructif. Observez-vous et distinguez ce que vous faites par obligation, pour obéir à vos idées, vos croyances, et ce que vous faites avec coeur, par pur plaisir. Ne tirez pas de jugements négatifs sur vos observations et ne les faites pas suivre de décisions hâtives. Prendre des décisions nécessite de comprendre mieux ce qui est bon et juste. Il s'agit seulement de prendre le temps de faire l'état des lieux: dans tel domaine, je me sens dans la contrainte et la tension, et dans tel autre, dans la détente et la satisfaction.

J'accueille mes émotions

Le simple fait de tourner notre attention vers notre malaise en observateur qui constate sans juger, est déjà un acte de soin envers notre Enfant. Représentez-vous cet Enfant comme un enfant perdu dans une rue et vous passez régulièrement devant lui depuis des années sans vous apercevoir de sa présence. Un jour, vous percevez son appel et vous tournez votre regard vers lui. Même si vous ne faites rien, c'est déjà pour lui un immense soulagement, une joie. C'est reconnaitre que l'enfant est là, qu'il existe, qu'il vit. Ensuite, vous avez le choix de l'ignorer ou de vous en occuper. La différence est que l'Enfant Intérieur fait partie de nous et que nous subirons les conséquences de notre choix.

Portons attention et accueillons notre ressenti chaque fois que nous éprouvons du ressentiment ou des sensations désagréables.

Le cas d'ESTELLE (18 ans): Je ne me sens pas bien avec ma mère. Je trouve que ses messages me disant "ma chérie, je t'aime" sonnent faux. J'aimerais recevoir de l'amour, de la protection, de l'attention et de la tendresse. Mais je ne veux pas lui demander à elle, elle ne me convient pas, j'aimerais une autre mère. Avant, ma mère ne s'occupait pas de moi, elle était absente, prise par son boulot.

Estelle exprime de la ranc?ur parce que sa mère était absente. Son Enfant Intérieur a gardé ce mécontentement et de la colère. Elle prend conscience de cette amertume qu'elle n'avait pas remarquée avant.

Généralement, nous savons nous débrouiller avec un enfant de rue. Nous lui demandons ce qui ne va pas, nous cherchons à savoir de quoi il souffre, nous dialoguons avec lui. Eh bien, faisons de même avec l'Enfant Intérieur. Cela revient à accueillir nos émotions au lieu de les ignorer. En accueillant mes émotions, j'accueille mon Enfant.

Beaucoup de gens décident d'accueillir mais ignorent ce que ça signifie concrètement. Il suffit de revenir à l'image de l'enfant de rue pour avoir la solution. Entre chez moi, tu es le bienvenu, tu as ta place. De plus, il est essentiel de rester présent avec lui. C'est notre Présence aimante qui l'accueille. Autrement dit, j'accepte la présence de mon émotion quelle qu'elle soit, sans aucun jugement. Je ne la repousse pas, je l'autorise à se manifester. Par ma Présence aimante, je suis compréhensif envers mon Enfant et je lui souris.

Il est donc contre-indiqué de rabrouer l'Enfant blessé parce qu'il est en colère ou qu'il boude, autrement dit de nous juger mauvais parce que nous sommes en colère. L'autorité en nous qui rabroue, c'est le Comédien-Juge. Plus on rabroue l'Enfant, plus on le met en insécurité, et plus il devient acariâtre, plus on se sent mal. Combattre le ressentiment lui donne de la force. Je ne cherche pas à repousser mes émotions négatives. Le seul fait d'accueillir l'émotion la transforme. Cela peut aller à l'encontre d'idées reçues très répandues. Par exemple, celle que la colère fait partie de notre tempérament, que c'est dans notre nature, qu'il n'y a qu'à la réprimer, la combattre par le contrôle et la discipline. C'est faux, la colère nait essentiellement de l'enfermement que ressent l'Enfant sous la dictature de son Juge, et non à cause d'une personne extérieure.

J'apprends à distinguer sentir et savoir

Il arrive souvent que des personnes aient des difficultés à faire la différence entre leur ressenti et leur savoir, même si le concept leur parait clair. Cela provient de la mise en place de mécanismes de protection qui nous empêchent de sentir, et également d'un manque d'entrainement. Personne ne nous a appris à sentir et accueillir nos émotions, et surtout pas l'école (voir le dossier Éducation).

Le cas de BERNARD: Bernard se sent très mal, parce que sa femme envisage la séparation. Il identifie facilement un sentiment d'abandon. Lorsque je lui propose de ressentir ici et maintenant ce sentiment qui est présent en lui, il me répond que ce sentiment d'abandon lui est connu depuis déjà quelque temps.

Bernard ne comprend pas ma proposition d'être présent à son sentiment de détresse. Il croit qu'une fois qu'il sait cela suffit pour pouvoir le traiter. Si vous voulez vous occuper d'un enfant chez vous, il n'est pas suffisant de savoir qu'il est là. Vous devez lui porter attention au présent avec vos sens, vos yeux et vos oreilles. De même, porter attention au présent à nos sensations est extrêmement bénéfique à notre amélioration.

Je reconnais mes besoins

Après avoir accueilli nos émotions, la deuxième étape consiste à identifier les besoins qui se manifestent derrière ces émotions et ces sensations. Elles sont le signal qu'un ou plusieurs besoins profonds n'ont pas été remplis. Prenons le cas d'Estelle qui est amère envers sa mère. Cela révèle j'ai besoin qu'on s'occupe de moi, j'ai besoin d'attention et de tendresse. Le sentiment d'abandon de Bernard révèle également son besoin d'attention de la part d'une femme.

Souvent, nous ne nous rendons même pas compte de ce besoin. Si nous sommes en colère parce que quelqu'un n'a pas respecté notre espace, immédiatement, nous accusons l'autre. Tu ne me respectes pas. Cessons de reporter sur l'autre la responsabilité de nos sentiments. Reconnaissons qu'ils expriment notre besoin. Disons je au lieu de tu. J'ai besoin d'être respecté, j'ai besoin d'être tranquille, j'ai besoin d'espace. Cela nous apprend à identifier les besoins de notre Enfant de Vie. Quand nous éprouvons un sentiment de gêne, une émotion négative, nous pouvons également nous poser la question: Qu'est-ce qui me manque pour que je sois satisfait?

Lorsque le besoin est identifié, que faire avec? Allons-nous demander à l'autre de le remplir? Cela peut se produire dans certaines situations si c'est un besoin du présent. Mais ordinairement, ce n'est pas le cas. Par exemple, bien que le besoin d'amour d'Estelle vis-à-vis de sa mère semble actuel, il n'est en réalité qu'un besoin de son passé non assouvi. Et si sa mère actuelle se mêle de le satisfaire, Estelle le refuse. Ce qu'exprime le malaise est la réactivation d'un besoin ignoré du passé, réactivation d'une blessure pas encore guérie. Chercher quelqu'un pour remplir ce besoin n'est pas la solution. C'est en nous que nous trouverons ce quelqu'un, c'est notre Présence aimante. Personne d'autre ne peut le satisfaire. Un peu plus loin, dans la section Soin, je donne quelques indications pour nous occuper des besoins actuels de notre Enfant.

Comment cette Présence aimante peut-elle satisfaire ou désamorcer nos besoins? En les reconnaissant et en acceptant leur existence sans jugement, de la même façon que nos émotions. C'est déjà énorme. D'ailleurs, nous avons déjà initié ce processus. Le seul fait d'avoir accueilli nos émotions est déjà une façon de répondre au besoin primordial de reconnaissance et d'écoute. Accueillir les besoins sans aucun jugement, c'est demander au Juge de se taire. Occupons-nous maintenant de notre Juge qui est un des rôles les plus importants du Comédien.

Je cesse de me juger

En découvrant les besoins de notre Enfant, il est fréquent que nous en éprouvions de la honte et que nous hésitions à prendre soin de lui. Nous nous sentons égoïstes ou ridicules. Mais interrogez-vous: qui, en nous, nous suggère cette honte et cherche à nous détourner de l'Enfant? Nous reconnaissons la voix de notre Juge qui ne veut pas être mis à l'écart. Il demande d'obéir à ses règles de convenance et de ne pas écouter l'Enfant qu'il juge inconvenant. La troisième étape de la résurrection de notre Moi véritable est de cesser d'écouter les injonctions de ce Juge et des autres sous-personnalités issues du système de croyances.

J'abandonne mes vieilles croyances

Nos représentations et croyances ont été forgées dans un contexte particulier du passé et ne sont plus adéquates. Si par le passé, il était légitime de demander à nos parents de nous procurer de la sécurité et de l'attention, ce n'est plus possible. Demander à l'autre de nous donner le bonheur est inaccessible. Penser que l'autre peut nous le donner, penser que nous devons le donner à l'autre sont des croyances qui créent ce qu'on appelle en psychologie la co-dépendance. C'est seulement nous-mêmes qui pouvons créer notre bonheur, en abandonnant ces croyances et en écoutant notre Enfant de Vie.

Observez vos fonctionnements et détectez les croyances qui les sous-tendent. Cela vous permettra de vous distancer d'elles, puis de les transformer. Le facteur de transformation le plus puissant est de cesser de vous juger, même si vous sentez que vous n'êtes pas parfait. Chaque fois que nous éprouvons de la honte, du remords, du regret, que nous nous trouvons stupides, trop ceci ou pas assez cela, nous nous jugeons. Autrement dit nous estimons que nous aurions dû être autrement. Chaque fois que vous hésitez à reconnaitre votre besoin intérieur, chaque fois que vous en avez honte, demandez-vous quelle est la croyance qui se profile derrière cette hésitation et vous dicte qu'il ne faut pas vous occuper de votre Enfant.

Lorsque nous découvrons toutes nos croyances, il se peut que nous soyons affolés et nous avons tendance à trouver que notre Juge est mauvais et détestable. C'est encore un jugement basé sur une croyance. Comme pour les émotions négatives, la solution n'est pas de rabrouer le Juge, cela renforcerait les conflits et les coupures intérieures. Le Juge a été d'un grand secours pour notre survie en son temps. Nous pouvons le remercier, lui dire qu'il a terminé son service, l'inviter à partir ou à se mettre au service de notre Enfant, comme un domestique qui ne nous est plus utile.

Je me pardonne. J'apprends à m'aimer

Cesser de se juger, c'est accepter totalement d'être ce que nous sommes et ce que nous avons été. Une autre façon de le dire, c'est d'être tolérant, indulgent pour notre Enfant.

Attention, cela ne signifie pas que nous devons rester complaisants avec nos dysfonctionnements. Il est bien sûr indispensable d'avoir un idéal de croissance et de perfectionnement. Mais nous nous rendons compte que nos prétendues "fautes" ne sont que le fruit de l'ignorance. Nous comprenons que nous n'avons pas fait de "bêtises". Nous expérimentons avec notre conscience du moment. Nous faisons pour le mieux avec ce que nous sommes, nous tâtonnons, nous sommes en apprentissage. Chaque expérience, chaque vécu fait évoluer un peu plus notre conscience, et peu à peu nous nous développons, même si c'est par des chemins quelquefois bizarres.

Lorsque l'enfant perdu de la rue se met en colère, ou casse quelque chose, nous reconnaissons là le symptôme de sa souffrance et nous avons de la compassion. Lorsqu'il est de bonne volonté mais se trouve incapable de nous dire ses émotions ou ses besoins, ou de faire ce que nous lui suggérons, nous lui pardonnons sa maladresse, car nous savons qu'il est en devenir. Faites de même avec votre Enfant, avec vous-même. Soyez bienveillant avec vous-même, soyez indulgent. Nos parties ombrageuses telles que le Juge et d'autres sous-personnalités ressemblent à des enfants mal-aimés, coupés de l'amour et de la lumière. Ils ont besoin d'être pardonnés.

Le pardon, c'est cesser de se juger. Ce n'est pas oublier nos fautes ou passer par dessus, c'est réaliser profondément qu'il n'y a pas eu de fautes. C'est être bienveillant, avoir de la compassion. C'est s'aimer soi-même. En nous pardonnant, nous reconnaissons que nous sommes quelqu'un d'estimable qui mérite l'amour et la joie. Donnons-nous cet amour.

Je prends soin de mon Enfant de Vie

Dans les étapes précédentes, nous avons essentiellement porté notre attention sur notre Enfant blessé. Dans la quatrième étape, nous allons nous occuper de notre Enfant Libre, l'aider à prendre sa place et l'encourager à manifester sa joie de vivre.

Je repère les moments de bonheur

C'est par le malaise que nous avons été conduits vers notre Enfant blessé et abandonné. C'est en repérant nos moments de bonheur que nous reconnaitrons notre Enfant Libre. Chaque fois que nous sommes alignés avec notre Enfant Libre, nous éprouvons de la joie. Elle peut prendre diverses formes: paix, satisfaction, bonheur tranquille, enthousiasme, pétillement, sensation d'expansion. Chacun d'entre nous a eu l'occasion de vivre de tels moments, même si cela a été très fugitif. Nous avons tendance à les oublier, cependant un peu d'introspection et d'attention va les faire ressurgir.

Faites le catalogue de ce qui vous fait du bien. Rappelez-vous les moments où vous avez ressenti du plaisir de vivre, où vous avez oublié vos conditions de vie. En analysant quels étaient les ingrédients de ce moment de joie, vous saurez ce que demande votre Enfant de Vie. Cela peut être quelque chose de très simple. Vous pouvez vous souvenir de moments de bonheur de votre vie présente, ou des moments de votre passé, de votre enfance. Prenez le temps de vous arrêter sur ces souvenirs, pour les ancrer et les nourrir.

Bernard: C'est quand je suis dans la nature. J'ai un jardin chez moi, et je cultive des palmiers; j'aime le moment où l'arbre fructifie. Et ça se voit dans le ton qu'il prend pour le raconter. Il s'anime, devient vivant et pétillant.

Je me fais du bien

Lorsque vous avez repéré les circonstances où vous êtes bien, demandez-vous quelle part vous leur accordez dans votre vie actuelle. Puis-je consacrer plus de temps pour nourrir mon Enfant? Qu'est-ce qui me fait du bien? Écouter de la musique, me promener dans le bois, dessiner, bricoler, escalader, rendre visite à un ou une ami(e), recevoir un massage. Reconnaissez le plaisir qui est associé à cette activité. Il n'y a pas forcément besoin de lui accorder beaucoup de temps. Le plus important est d'y apporter de l'attention, même si c'est bref.

Il se peut que le Juge pointe son nez en vous suggérant qu'en vous occupant de vous, vous êtes égoïste. Sachez que ce n'est pas de l'égoïsme. C'est être attentif à votre Enfant de Vie. Vous avez le choix entre vous nier pour répondre aux demandes des autres en restant malheureux, ou être juste avec vous pour vous épanouir et être capable de rayonner paix et amour autour de vous. L'idée importante est qu'au lieu d'aller chercher à l'extérieur quelqu'un qui nourrisse votre Enfant, vous avez la possibilité, au moyen de votre Présence Aimante, de le nourrir vous-même. Ceci n'entraine pas que vous vous trouverez seul, mais au contraire que vous attirerez de plus en plus de personnes aimantes dans votre entourage. Écartez la croyance que les gens qui vous aiment sont là pour répondre à vos besoins, mais acceptez leurs dons avec joie.

Vous pouvez aussi intensifier ce processus par des techniques thérapeutiques spécifiques qui visent à renforcer l'Enfant de Vie dans sa vitalité, dissoudre les blessures de l'Enfant blessé et les cuirasses musculaires correspondantes. Par exemple des visualisations ou des massages et exercices corporels en psychologie biodynamique. D'autres pratiques sont citées ci-dessous.

Je favorise l'expression de mon élan de Vie

Vous avez consolé l'Enfant en vous, il se sent reconnu et aimé. Ses pleurs ont séché. Que fait un enfant réel dans ce cas? Il ne pense plus à son passé douloureux. Il manifeste sa joie et a envie d'aller participer aux jeux des autres. Il ne cherche pas à contrôler son comportement en fonction de règles de bienséances. Il est créatif et s'exprime sans honte, sans jugement. Autorisez votre Enfant Libre à se manifester de la même façon. Laissez-le exprimer sa joie de vivre.

Soyez avides de tout comme un enfant, soyez avides de Dieu comme un enfant. Ayez l'audace de croire que le monde vous appartient comme un enfant. Ayez l'audace de croire que l'amour est votre dû et aimez comme un enfant en vous laissant bercer le c?ur confiant dans les bras de Dieu en toute innocence. (Ouellet et DeLadurantaye)

Lorsque nous laissons libre cours à notre Enfant de Vie, nous sommes spontanés, nous nous trouvons très légers et à l'aise dans notre façon d'être, nous avons envie de chanter et danser. L'expression spontanée comporte plusieurs volets: laisser s'exprimer notre émotion de joie ou de peine; laisser s'exprimer notre comportement spontané tel que chanter ou sauter si nous en avons envie; oser être sensoriel et sensuel. Et aussi, laisser émerger en nous nos possibilités créatrices, en art, en écriture, en bricolage, en jardinage, ou encore en favorisant des rencontres, des groupes de personnes, etc.

Certaines des personnes qui cherchent à favoriser leur Enfant Libre disent (pour la plupart des hommes): je n'arrive pas à exprimer mon émotion, je ne peux pas pleurer. Un tel désir est encore dans le vouloir, vouloir être quelqu'un d'autre. "Je veux pleurer", c'est comme "je ne veux pas pleurer". C'est l'opposé de l'accueil de ce qui est. Par exemple, si vous sentez une bouffée de chagrin en vous et que vous avez envie de pleurer, peu importe si vos pleurs sont exprimées ou non du moment que vous avez senti le chagrin en vous. Cela suffit pour entendre l'Enfant Intérieur et comprendre son message. L'expression viendra plus tard de façon naturelle.

Lâcher-prise et confiance

Le perspective de lâcher le Comédien et de donner place à l'Enfant Libre fait surgir une nouvelle crainte, celle de l'inconnu. Nos croyances nous avaient permis de mettre en place un système de points de repère bien établis qui semblaient nous apporter la sécurité: la famille, le métier, la sécurité sociale, la maison, etc. Où nous mène notre nouveau guide, l'Enfant libre? Ne risquons-nous pas d'aller dans des voies absurdes, folles, et de nous perdre?

Or, une réflexion succincte révèle que la sécurité des croyances est à la fois illusoire et enfermante. Notre patrimoine peut nous être enlevé et les structures sociales et familiales peuvent s'écrouler. A l'inverse, suivre l'appel de son Enfant, c'est lâcher le bord de la piscine ou de la rive et se laisser emporter par le courant de notre énergie de Vie. Mais où? Peut-être est-ce le vide, peut-être est-ce un piège, peut-être allons-nous tout perdre ou nous noyer? Notre plus grande peur est d'être séparé, de ne plus être aimé.

Aussi, lâcher le Comédien, la Personnalité, c'est ce qu'on appelle le lâcher-prise et c'est un des passages les plus délicats, une expérience majeure. C'est au prix du lâcher-prise que nous découvrons la force du courant de vie, et que bien loin de rencontrer le vide, nous ouvrons la porte à une plus grande puissance de nous-même, à une autre dimension. C'est un acte de confiance, de foi en la Vie. Cette foi peut-être encouragée, car d'autres en ont fait l'expérience et nous la rapportent, de la même façon qu'un voyageur nous rapporte ses récits de voyages.

Renouez avec votre enfant intérieur. Margaret Paul. Éditions Le souffle d'or. Clair, simple et pratique

http://www.spirit-science.fr/doc_psycho/Enfant.html

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Le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau et renforce notre Aura

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Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Stanford, le contact avec la nature aurait tendance à favoriser notre bien-être, contrairement aux environnements fabriqués par l’humain.

Selon une étude publiée par l’Université de Stanford, le contact avec la nature serait à même d’influer positivement sur notre cerveau (en modifiant le flux sanguin dans le cortex pré-frontal), et notamment comme prévention contre la dépression. Comment expliquez un tel phénomène ?



Hervé Platel : La région du gyrus cingulaire antérieur est la partie du cerveau ciblée dans l’étude.
Elle montre une suractivité chez les personnes qui ont tendance à la « rumination mentale », terme qui désigne l’état des personnes qui n’arrêtent pas de penser, qui ont du mal à lâcher prise, à se déconnecter. C’est pour cela qu’aller dans un parc, un espace vert, peut-être un moment de calme. Un moment de repos pour notre pensée, notre psychisme et bien sûr notre cerveau.

Parmi les contextes qui a priori moduleraient la dépression et les états anxieux, on sait par exemple qu’il y a l’activité physique. Des études montrent que la marche à pied est source de régulation positive. Les gens qui vont faire de la marche à pied, qu’elle soit effectuée en ville ou dans la nature, vont bénéficier d’une neuro-régulation, et avoir tendance à être moins stressés et moins dépressifs.

En effet, l’activité physique peut entraîner une réduction de l’activité cérébrale dans certaines régions du cerveau. Mais cela ne signifie pas que l’état de rumination mentale soit lié à une activité cérébrale trop intense. Ce n’est pas aussi simple car dans le cerveau, il y a des effets d’équilibrage.

Il y a des endroits dans le cerveau qui peuvent montrer une suractivité qui est corrélée avec des comportements négatifs. Mais à l’inverse, on va avoir des régions du cerveau qui montrent une sous-activité, voire une activité anormalement basse, et qui est là aussi corrélée avec une manière de pensée qui est négative.

Comment le fait de marcher dans la nature modifie le cerveau: de tels effets sont-ils durables ? Une exposition prolongée est-elle nécessaire pour produire des effets observables ?



On peut penser que c’est la préservation de l’activité, le fait de la faire perdurer, l’entrainement, qui est quand même le plus efficace. C’est-à-dire que lorsqu’on arrête les balades, les exercices physiques, la méditation, on peut avoir une résurgence des pensées négatives. Il y a donc un entretien à produire.

C’est comme lorsqu’on veut entretenir son corps pour être en forme. Il est bien évident que pour notre état mental, le cerveau, c’est la même chose. Si on ne continue pas à entretenir cet état, à travailler dessus, potentiellement les effets ne vont pas durer.

C’est une question de régulation. On casse le mécanisme de rumination en mettant le cerveau dans un mode de fonctionnement qui va en limiter l’effet négatif. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas penser à ses soucis, seulement, il faut un moment donné pouvoir casser cette boucle d’anxiété qui peut nous amener à ne penser qu’au négatif.

Inversement, de quelle manière la vie citadine produit-elle un stress sur notre cerveau?



De nombreuses manières. Le fait d’être dans un environnement où l’on est très sollicité, notamment perceptivement, le fait qu’il y ait du bruit autour de soi. Il ne faut pas caricaturer la vie citadine mais il est certain que dans les villes, on va avoir un mode de vie, un rythme, qui nous oblige à tout réaliser de manière peut-être plus précipitée. On prend moins le temps.

Evidemment la vie citadine est sensoriellement très agressive donc très stimulante. L’absence de moment de calme a tendance à augmenter le niveau de stress. On est toujours pris par quelque chose qui peut monopoliser notre pensée. C’est un environnement dans lequel il est peut-être moins facile d’arriver à se poser, se vider la tête et être dans la perception des sensations de manière calme.

D’autres environnements sont-ils susceptibles d’influer positivement sur notre cerveau ?



Tous ceux qui permettent de focaliser sa pensée sur autre chose et empêcher les pensées d’être dans un cercle de rumination.

Pour prendre l’exemple des vacances, c’est un moment qui permet de se déconnecter des contingences matérielles du quotidien. Cela permet d’avoir d’autres types de pensées et d’être plus réceptif à notre environnement sensoriel, mais de manière plus contemplative. On est plus dans le moment présent et moins à ruminer des pensées.

Un moment donné, avoir une pensée vagabonde qui n’est jamais posée dans les sensations corporelles favorise l’obsession, la frustration ou l’angoisse. On sait très bien que l’on peut avoir le même résultat avec la pratique d’une activité physique, l’écoute de la musique relaxante ou encore la méditation.

Bien évidemment, ces recommandations peuvent paraître simplistes et tomber sous le coup du bon sens, mais s’il était si facile par soi-même d’arriver à décrocher de nos tracas quotidiens, certainement que la France ne serait pas un des pays européens où l’on consomme le plus d’antidépresseurs ! Ainsi, il est parfois utile de se faire aider transitoirement afin de trouver la bonne technique et accéder de nouveau à un bon équilibre mental et cérébral.

L'aura est l'enveloppe énergétique qui entoure le corps de tout organisme vivant. C'est une bulle qui renferme le champ énergétique, protège la force vitale et permet à l'énergie de circuler dans les systèmes vivants.

Les couches de l'atmosphère forment une aura d'énergie qui maintient l'oxygène en circulation. Leur but est de garantir la vie pour que nous puissions respirer, et de barrer le passage aux rayons nocifs du soleil. Lorsque l'aura est affaiblie par une maladie ou un chagrin, elle est incapable de conserver toute son énergie. Le trou dans la couche d'ozone, qui laisse les rayons ultraviolets nocifs pénétrer dans l'atmosphère, est un exemple d'affaiblissement de l'aura. Dans le système énergétique humain, une aura qui souffre agit de manière identique.

Un champ énergétique fort et viable protège des invasions extérieures, qui peuvent prendre la forme d'une attaque psychique ou même d'une affection physique. Il est possible de fortifier une aura faible par la pensée la méditation et la prière. Lénergie et répond immécUatenient^ niOg; intentions. Une vie saine permet de construire une aura forte.

Chez l'homme, l'aura est constituée de plusieurs couches d'énergie subtile. Chaque couche sert de filtre à l'énergie vitale. On compte au total sept corps énergétiques qui affectent chaque état de notre être. Ils existent à un niveau physique et progressent vers des couches d'énergie plus diversifiées et plus raffinées.

L’énergie part de la terre, circule dans nos chakras inférieurs et affecte notre corps physique. Elle ancre notre esprit dans la réalité matérielle. Elle descend également du cosmos vers nos chakras supérieurs et affecte notre pensée, nos sentiments et notre perception spirituelle.

http://penseesdor.com/fr/articles/comment-le-fait-de-marcher-dans-la-nature-modifie-le-cerveau

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07 mai 2009

déficit colossal pour Obama qui chasse le gaspillage

07.05.2009 La Maison Blanche a présenté jeudi son projet de budget détaillé pour l'exercice 2010, année de la relance de l'économie mais aussi du début, encore modeste, de la réduction d'un déficit public gigantesque pour l'administration de Barack Obama.

Le président Barack Obama après la présentation du budget 2010, le 7 mai 2009 à Washington ©  Jim Watson

Le président, dont le premier exercice entier va être compliqué par une conjoncture économique défavorable, a insisté en présentant ce budget sur la chasse au gaspillage.

"On dépense beaucoup d'argent inutilement, inefficacement, et, dans certains cas, de manière vraiment ahurissante", a-t-il dit.

Comme annoncé en février, la Maison Blanche compte durant l'exercice 2010 (qui débutera en octobre) réduire le déficit public aux environs de 1.200 milliards de dollars, contre 1.750 milliards estimés pour l'exercice en cours (qui s'achève en septembre).

Autrement dit, pour chaque dollar dépensé, seuls deux-tiers sont financés par des recettes fiscales et le tiers restant par l'endettement.

La moitié des économies proviennent du budget de la défense, qui continue cependant d'augmenter à un moment où les Etats-Unis restent engagés en Afghanistan et en Irak.

Les subventions agricoles et l'éducation sont aussi des sources d'économies conséquentes.

Un volume de plus de 1.300 pages détaille, par administration et par département (les ministères), l'affectation des quelque 3.400 milliards de dollars de dépenses de l'Etat fédéral sur l'exercice 2010.

Elles comprennent une "réserve" de 250 milliards de dollars mise à disposition du département du Trésor pour intervenir dans le secteur financier, sans autre détail. "L'administration travaillera avec le Congrès pour déterminer la taille et la forme adéquates de tels efforts", s'est bornée à indiquer la Maison Blanche.

La majeure partie (environ 350 milliards de dollars sur 787 milliards) du plan de relance voté en février par le Congrès doit aussi être dépensée sur cet exercice.

Les opérations militaires à l'étranger sont dotées de 130 milliards et la sécurisation de la frontière avec le Mexique de 27 milliards.

Symbolisant la volonté d'éliminer le superflu, le Bureau de gestion et du budget (OMB) de la Maison Blanche a publié un document qui énonce 121 dépenses obsolètes et inefficaces supprimées ou considérablement réduites.

Le montant de 17 milliards de dollars ainsi économisé est "une belle somme, même dans les normes de Washington", a jugé M. Obama.

Mais c'est "une fraction de pourcentage par rapport aux milliers de milliards que ce budget ajouterait à la dette publique", a tonné le chef de l'opposition républicaine au Sénat, Mitch McConnell. "Il est clair qu'il y a beaucoup plus à faire pour protéger nos enfants et petits enfants", a-t-il insisté, mettant en garde contre le poids de l'endettement pour les générations futures.

Le Congrès à majorité démocrate avait approuvé fin avril un projet de budget préliminaire, et doit se prononcer sur ce projet détaillé.

"Même si le Congrès ne devrait pas donner son accord à tous les changements proposés par l'exécutif, le processus (d'audit sur les dépenses inutiles) et les projets qui en résultent sont un pas dans la bonne direction et un signe de discipline budgétaire", a estimé le président de la commission budgétaire de la Chambre des représentants, John Spratt.


03 mai 2009

Grippe: USA, Canada et Mexique appellent à ne pas freiner le commerce

02.05.2009 Les Etats-Unis, le Canada et la Mexique ont appelé samedi dans une déclaration commune à ne pas tirer prétexte de la grippe porcine pour entraver le commerce international.

Le ministre de l'Agriculture américain Tom Vilsack en Italie le 19 avril 2009 ©  Andreas Solaro

"Nous exhortons avec force la communauté internationale à ne pas se servir de l'apparition de la grippe porcine pour limiter inutilement le commerce", déclarent le ministre de l'Agriculture américain Tom Vilsack, et ses homologues du Canada et du Mexique, Gerry Ritz et Alberto Cardenas, dans un communiqué publié à Washington.

Les trois ministres plaident également pour que toutes les décisions des Etats "soient prises sur la base de preuves scientifiques solides",

Le virus H1N1 de la grippe porcine (grippe A) ne se "transmet pas par la nourriture. Des organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation mondiale des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (OAA) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont toutes répété que la consommation de viande de porc et de produits dérivés ne présente aucun risque sanitaire de contracter la grippe porcine", ajoute le texte.

La grippe porcine apparue au Mexique est dénommée grippe A (H1N1) par l'OMS. Elle a fait officiellement 16 morts au Mexique et un aux Etats-Unis.

"Les autorités canadiennes, américaines et mexicaines ont insisté sur le fait qu'elle n'avaient trouvé aucun cas de grippe dans le cheptel porcin", ajoutent les trois ministres.

"L'épidémie actuelle de grippe H1N1 se transmet d'homme à homme. Les autorités sanitaires de nos trois pays abordent ensemble la question, mettant l'accent sur la nécessité qu'il y a à coopérer et faire front commun contre ce nouveau virus", ajoutent-ils.

Le Canada et les Etats-Unis sont membres du Groupe des Sept (G 7). Ce forum de pays développés réunissant également l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon, a redit le 24 avril son engagement "à résister à l'érection de nouvelles barrières à l'investissement ou au commerce" qui viendraient entraver les efforts des différents gouvernements de la planète pour sortir le monde de la crise économique.

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L'OMS redoute une pandémie de grippe porcine

Depuis son siège de Genève l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a, dans l'après-midi du samedi 25 avril,  prévenu que le nouveau virus grippal à l'origine d'un début d'épidémie au Mexique et aux Etats-Unis  est clairement doté d'un «potentiel pandémique».

L'OMS appelle tous les pays à augmenter leur niveau de veille épidémiologique. L'ensemble des autorités sanitaires internationales étaient déjà depuis quelques jours en alerte après la découverte d'une bouffée épidémique due à un nouveau virus grippal d'origine animale responsable ces derniers jours d'une soixantaine de morts au Mexique. Fait inquiétant: la plupart des victimes étaient en bonne santé et âgées de 25 à 45 ans. Plus d'un millier de personnes souffrant de pneumonie sont en observation dans le pays. Huit cas bénins de la maladie viennent également d'être identifiée au Texas et en Californie. Principale question soulevée assiste-t-on ici au début d'une nouvelle pandémie grippale hautement pathogène ?

En France le ministère de la santé a, samedi 25 avril, annoncé la mise en place d'une «conférence de presse quotidienne» sur ce sujet. La première se tiendra le dimanche 26 avril à 15 heures sous de  Roselyne Bachelot. Un «centre de crise» a d'ores et déjà été mis en place par les autorités françaises pour émettre notamment des recommandations à destination des Français résidant au Mexique ainsi que des conseils aux voyageurs.

« Ces mesures ont été mises en place parce que l''on sait très bien que les déplacements aériens ou maritimes sont nombreux. Il n'est pas exclu qu'une personne malade, donc potentiellement contagieuse, puisse entrer en France ou en Europe» a expliqué Didier Houssin, responsable de la Direction générale de la  santé. Les mesures de surveillance et de vigilance sont «destinées à identifier le  plus tôt possible l'apparition d'un cas sur le terriroire national.  Il faut s'attendre dans les jours qui viennent à ce qu'on ait des suspicions de cas avec des personnes en provenance du Mexique.» Le professeur Houssin a d'autre part précisé que l''Institut national de veille sanitaire avait  activé son dispositif de veille pour le cas où une suspicion de cas serait observé rapidement, l'authentifier et prendre les mesures nécessaires.

Outre-Atlantique une série d'initiatives ont depuis peu été prises par les autorités sanitaires mexicaines pour réduire les mouvements de population et donc les risques de transmission inter-humaine de l'infection. Vendredi 24 avril, l'armée mexicaine a commencé à distribuer gratuitement des masques individuels de protection. Toutes les écoles, les lycées et et les universités publiques et privées ont été fermés dans la capitale (où vivent 20 millions de personnes) ainsi que dans l'Etat de Mexico. Il en va de même pour les  théâtres et les musées.

Les autorités de la capitale mexicaine ont  demandé à la population d'éviter de prendre les transports en commun, de ne pas s'embrasser ou plus se serrer la main pour se saluer. Autre symptôme éclairant de l'inquiétude des autorités: les deux rencontres de football de Première division prévues dimanche 26 avril à Mexico seront bien disputées, mais à huis clos. Le président mexicain Felipe Calderon et le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, ont suspendu toutes leurs activités initialement prévues pour se consacrer à l'organisation de la lutte préventive. L'aéroport de la capitale demeure en activité et aucune décision de mise en quarantaine ou de fermeture des frontières n'a été prise.

Aux Etats-Unis le président Barack Obama est tenu informé de l'évolution de la  situation et la Maison-Blanche a déclaré prendre l'alerte très au sérieux. Des « centres opérationnels d'urgence » ont été mis en  place. Au Canada, la ministre de la santé  a appelé la population à la plus grande vigilance. D'autre part six pays latino-américains a priori non touchés  (Costa Rica, Nicaragua, Brésil, Pérou,  Chili et Colombie) ont décrété un état d'alerte sanitaire ou annoncé des mesures préventives.

A Genève au siège de l'OMS, où l'on se dit « très inquiet », on a activé  un centre d'opération chargé de récolter et de centraliser toutes les informations virologiques et épidémiologiques. La directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, rentrée dans la nuit du 24 au 25 avril de Washington à Genève a participé dans l'après-midi du samedi 25 avril à une téléconférence en liaison avec  la commission d'urgence du Règlement sanitaire international (RSI). La commission d'urgence pourrait très bientôt formuler des recommandations, concernant  un relèvement de l'alerte vis à vis d'un risque de pandémie -pouvant conduire à des décisons de fermeture des frontières et de réduction des mouvements de transports aériens. 

Le 24 avril une certaine confusion demeurait encore quant au type de virus responsable de ce début d'épidémie. Selon l'OMS les premiers cas mortels observés au Mexique seraient dus à une infection par le virus grippal de type A/H1N1 connu pour être responsable d'une forme de grippe porcine. Mais Dave Daigle, porte-parole des Centres américains pour le contrôle et la surveillance des maladies (CDC) a déclaré que le nouvel agent pathogène était constitué de plusieurs souches. Il serait ainsi selon lui le produit d'une série de mutations et de réassortiments génétiques et composé d'éléments provenant de virus d'origine à la fois aviaire, porcine et humaine, une situation semble-t-il jamais vue jusqu'à présent. L'information a été confirmée dans la matinée du 25 avril. Selon les responsables du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies  «il y a un risque, même réduit, d'apparitions de virus au potentiel pandémique.» La plupart des  centres de référence de virologie agréés par l'OMS travaillent actuellement à décrypter la composition génétique et moléculaire de ce nouveau virus afin d'en identifier l'origine et de tenter d'en évaluer le caractère pathogène.

Le 25 avril une certaine confusion règnait aussi quant aux mesures pouvant être prises en terme de vaccination ou de prescription médicamenteuses.  Selon Armando Ahued, responsable sanitaire de la municipalité de Mexico un «antivirus spécifique» serait disponible et le pays disposerait d'un million de doses du médicament. Il s'agit du Tamiflu (ou oeltamivir) de la multinationale pharmaceutique Roche. Les autorités sanitaires mexicaines ont annoncé le 24 avril que le recours au médicament était préférable à une campagne de vaccination antigrippale de masse. Elles avaient pourtant annoncé une campagne de vaccination quelques heures plus tôt avant que l'OMS ne laisse entendre que les vaccins antigrippaux actuellement disponibles n'étaient pas efficaces contre la nouvelle souche virale émergente.

Jean-Yves Nau

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02 mai 2009

limage subliminale et illusion d'optique le cerveau nous trompent

ondes_electromagnetiques

fixez cette image et observé ce qui est fixe bouger voilà votre réalité notre esprit se trompe  peut être somme nous sujet a un univers en hologrammes crée  par des impulsion électromagnétique que notre cerveau recode en image et nous créant ainsi notre réalité et notre monde que voyons nous réelement . Est-ce réellement nos sens qui ne sont pas bien ajustés à notre monde physique tridimensionnel ? Ou serait-ce en réalité autre chose ? Bien sûr, il est plus aisé pour l'Ego de déclarer que nos sens sont maladroits et/ou mal entraînés et que nous voguons à tâtons dans le monde physique, mais à y regarder de plus près, à bien analyser la situation, nous devons en conclure tout autrement : notre cerveau ne suit pas la danse. Nos yeux ne nous envoient pas d'informations qui stipulent que « la ligne n'est pas droite » ou que « les cercles tournent », ils nous envoient l'image telle quelle est, immobile et bien droite. Nos oreilles ne nous transmettent pas « Sept bicycles à espace » alors qu'en réalité notre interlocuteur a dit : « C'est ici que ça se passe ». C'est notre organe pensif qui interprète, à tort, l'information. Quelque chose se passe de travers au niveau de nos neurones pour ainsi dire, car c'est au niveau du traitement de l'information qu'il y a défaillance et non au niveau de l'information elle-même. L'illusion, la Mâyâ ne réside donc pas à l'extérieur de nous, dans le mauvais fonctionnement de nos capteurs physiques, mais bien à l'intérieur de nous, dans le décodage de l'information reçue. C'est notre interprétation de la réalité qui est fausse. Et Dieu, s'il existe vraiment, sait combien il est facile de nous tromper à ce niveau. Exemplifions encore un peu plus.

  • Un jeu classique, que tous les enfants s'amusent à se faire mutuellement, est le fameux « tes bras passent au travers du sol ». Étendu au sol à plat ventre, les bras droits au-dessus de la tête, face contre terre, la première personne se ferme les yeux et se laisse prendre les mains par la seconde. Celle-ci lève les bras de la première à environ un demi-mètre du sol, maintient cette position une trentaine de secondes et commence à les redescendre tranquillement. La personne couchée par terre, une fois son visage au sol, croit qu'incessamment ses bras et ses mains vont aussi toucher le plancher alors qu'en réalité ils sont encore à plus d'une dizaine de centimètres de celui-ci. La seconde continuant de descendre très tranquillement, la première a la sérieuse impression que ses bras et ses mains passent au travers du sol. Si vous ne l'avez jamais fait, tentez-le, ça vaut le coup.


  • Un autre exemple intéressant : Selon une étude de L'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenìre soeint à la bnnoe pclae. Le rsete puet êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujorus lrie snas porlbème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. La peruve !


  • Nous parlons d'illusion, mais que dire du contrôle ? Ferait-il lui aussi partie de l'illusion ? Restez assis, levez votre pied droit du plancher et faites-lui faire des cercles dans le sens des aiguilles d'une montre. Pendant que vous faites des cercles avec votre pied droit, dessinez le chiffre 6 dans les airs avec votre main droite. Votre pied changera de direction. Si ce n'est pas le cas, tentez de le faire avec le côté gauche. Un contrôle illusoire ? allez pour le fun une autre image

01 mai 2009

compteur


widget

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30 avril 2009

Un grizzli comme meilleur ami et témoin à son mariage

Ce grizzli de 450 kg est le meilleur ami de Casey Anderson, un naturaliste qui l'a sauvé lors de sa naissance. Depuis l'homme et l'animal sont devenus inséparables grâce à une amitié et une confiance à toute épreuve     les_maries_et_le_grizzli_10334_w560jeu_dans_l_herbe_10342_h140casey_anderson_et_le_grizzli_brutus_10346_w560