Pourquoi la mort n'est pas le terme final de nos âmes ?


aedazda

On peut s'appuyer sur l'existence de l'âme et son indépendance à l'égard du corps comme une preuve indiscutable de la résurrection, et d'un univers après la mort.

Les savants qui se sont penchés sur les aspects obscurs de l'âme ont émis plusieurs hypothèses. Mais au fur et à mesure que prennent de l'ampleur les débats philosophiques, que les sciences se répandent et que s'accroît la culture, des signes plus évidents de l'existence de l'âme en tant qu'entité indépendante voient le jour, bien que nous n'ayons pas réalisé le succès total au sujet de la connaissance de la nature de l'âme, et que nous n'ayons pas écarté les voiles sur tous les secrets complexes de cet élément éternel.

Pour cette raison, la religion  considère la nature de l'âme comme une vérité insaisissable que l'homme ne connaîtra jamais avec précision. Quand on interrogea le Prophète - que la paix de Dieu soit sur lui et sur ses descendants - au sujet de l'âme, il répondit:

«Et ils t'interrogent sur l'Esprit - Dis: «L'Esprit est de l'affaire de mon Seigneur.» Et on ne vous a apporté que peu de science.»42

Des  siècles sont passés depuis cette réponse au cours desquels le domaine du savoir humain s'est étendu par rapport à ce qu'il était au temps des Prophètes , et rien de fondamental n'est venu compléter cette réponse. De nos jours encore le secret de l'âme ici échappe à l'entendement humain, et nul n'a pujusqu'le percer, ni l'expliquer. Nous demeurons donc à cet égard, comme le Coran l'a clairement énoncé, enveloppés dans un voile de mystére et de confusion et il semble peu probable qu'on parvienne un jour à le lever.

* * *

 Le philosophe français Henri Bergson écrit à ce sujet:

«Posons comme postulat, comme le fit Platon, une définition de l'âme, et disons qu'elle ne se désintègre pas car elle est simple, ni ne se corrompt car elle est indissociable; et qu'elle est éternelle de par sa nature. Puis après, nous aborderons, par la voie de déduction, l'idée de la descente des âmes dans le temps, puis l'idée du retour à l'éternité. Mais que direz - vous à un homme qui nie l'existence de l'âme ainsi définie? Et comment résoudrez - vous réellement les questions relatives à l'âme, son principe réel, son devenir réel, ou plutôt comment pourrez - vous vous les poser en termes réels? Tout ce que vous aurez fait sera de réfléchir en théorie sur un concept intellectuel peut - être vide, ou d'expliquer incidemment le sens d'un mot attribué par la société à une partie du réel, découpée pour les commodités du discours?

La décision demeurera profonde tant que la définition sera fortuite (accidentelle).
Après deux mille ans de réflexion basée sur lui, le concept platonique n'a guère fait progresser d'un seul pas, notre connaissance sur l'âme.»
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Le docteur Chaucer, chercheur anglais écrit:

«Certains ont affirmé que l'ensemble des actes mécaniques du cerveau constituent le «moi» ou «l'essence».
D'autres encore ont prétendu que l'on devrait lui ajouter une étincelle mystérieuse qui sort du corps au moment de la mort.

Vous savez que les philosophes ont longtemps réfléchi sur l'âme, sa nature, sa place dans le corps, et si elle est périssable ou éternelle. Mais cette question n'a toujours pas reçu une solution définitive, et continue d'être l'objet de réflexion des savants.
Beaucoup de penseurs, des temps récents, ont décidé d'étudier la question sous un autre angle, et se sont fixés pour règle d'écarter le problème complexe et obscure de l'âme et d'étudier seulement la mentalité et la psychologie, c'est-à dire un ensemble de sentiments, de croyances et d'idées.»
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Si l'homme prêtait vraiment attention à son échec dans le domaine de la connaissance de l'âme, comment pourrait - il se retenir de reconnaître qu'il existe une force mystérieuse qui nous incite à nous incliner devant le Créateur et à Le glorifier?

Personne, même parmi les matérialistes dont les opinions divergent radicalement avec celles des adeptes des religions, n'a pu aller jusqu'à nier cette vérité. Ils reconnaissent comme acceptables les sciences comme la psychologie, et la médecine psychosomatique; mais la différence essentielle réside en ce que les savants religieux et les métaphysiciens croient en l'existence d'une autre chose qui concerne la vie humaine, qui est distincte au corps materiel, et qui fait partie des réalités pures et immatérielles, dotée d'une nature spécifique, et qui est la source de la méditation et de la reflexion.

Cela ne veut pas dite que le corps et l'âme soient distincts dans la réalité, l'un étant complétement indépendant de l'autre. Ils forment deux réalités liées, ayant en même temps deux natures différentes.

Quant à la pensée philosophique matérialiste, elle tourne autour de l'idée qu'il n'existe pas d'essence indépendante de la matière appelée Ame.
Ils persistent dans cette idée en arguant de ce que toute l'activité du cerveau et de ses systèmes obéissent aux lois de la matière, et ne consiste qu'en effet physique, et des actions et réactions chimiques des cellules cérébrales et nerveuses.

Notre système nerveux transmet nos perceptions à l'organe central qui est le cerveau, et ces perceptions constituent une unité dont on ne peut dissocier les parties les unes des autres; les phénomènes spirituels ne sont rien d'autre que ces activitiés physico - chimiques. Et lorsque les cellules de cerveau se disloquent et se dispersent, que les réactions entre les différents organes du corps s'annulent, et que les cellules cessent de se mouvoir et de se reproduire, il ne reste alors rien de la réalité de l'homme qu'un corps matériel. On ne peut donc pas admettre une forme de subsistance spirituelle, et l'existence d'une chose d'essence différente, indépendante et non - naturelle, et cela parce que la modalité d'apparition des êtres et de leur subsistance est conditionnée par les liens matériels dans le temps et dans l'espace.

Et c'est là que diverge la conception divine de la conception matérialiste, et que chacune prend sa propre orientation.

* * *

Si nous admettions la thèse matérialiste, l'homme ne consisterait qu'en un appareil composé d'instruments et de différents moyens, et qui perd la vie et la faculté de penser lorsque se disloque l'influence réciproque entre les parties de sa matière corporelle.

Cette thèse ne peut pas expliquer la nature de l'esprit humain, ni celle de l'homme lui - même.
Il est vrai que le corps obéit aux lois de la physiologie, mais cela ne veut pas dire que l'homme est entièrement régi par des lois matérielles. Il est également vrai qu'il existe un lien entre les phénomènes spirituels et les cellules cérébrales, en ce sens que l'esprit n'est capable, dans cet univers, d'aucune activité, autrement que par l'intermédiaire d'un ensemble de moyens et de causes.
Les cellules du cerveau et les neurones et les réactions chimiques du cerveau, tout cela constitue des moyens pour l'esprit, et ce dernier exerce son activité par l'intermédiaire de ces moyens.

On peut s'interroger dès lors si l'esprit et ses activités - comme la volonté, la décision, la compréhension constituent - ils des réalités indépendantes de la matière, ou bien sont - ils des réalités matérielles pures dépendantes des lois matérielles en toute circonstance et dans toutes les conditions?

Lorsque nous parlons avec une personne éloignée de nous au moyen d'un appareil téléphonique, l'auditeur principal est - ce nous ou bien le combiné?
Il en va de même au sujet du cerveau. Les cellules cérébrales constituent les outils de travail de l'esprit et ne créent pas l'esprit. Et tous les arguments avancés par les matérialistes pour démontrer leur thèses, établissent seulement qu'il existe une relation entre les perceptions de l'homme et les cellules de son cerveau, et non que ce dernier accomplit l'acte de perception, et aucun penseur adepte de la religion ne prétend que la pensée est éloignée de toute influence des cellules cérébrales.

Les savants matérialistes ont beau s'appuyer sur les sciences expérimentales et les travaux de laboratoires pour démontrer le lien entre la perception et l'intellect d'une part, et les réactions chimique cérébrales d'autre part, cela ne prouve rien d'autre sinon que les nerfs et le cerveau ont un rôle décisif et déterminant dans la réalisation de la perception et des situations psychologiques.
On ne peut en aucun cas conclure de ces expériences que la réalité de l'esprit et de l'âme ne consiste en rien d'autre qu'en ces moyens et en ces réactions chimiques et physiques. Enfin, démontrer cette relation ne suffit pas pour éclaircir les propriétés de la perception et de la conscience.

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Pour donner un exemple, comparons l'esprit à l'énergie électrique employée pour faire fonctionner un appareil donné. A chaque rupture de courant électrique l'appareil connaîtra une phase de mort apparente, bien que l'ensemble de ses pièces soient en bon état.

Par conséquent, la relation de l'âme et du corps cesse avec la mort de l'homme, mais cette rupture ne signifie pas dépérissement et anéantissement del'âme et de l'esprit. C'est un état comparable à celui que connaissent un appareil téléphonique, un récepteur radiophonique ou de télévision quand ils sont en panne. Nous ne percevons aucune voix, et nous ne voyons aucune image sur l'écran, parce que le moyen de liaison a cessé de fonctionner, alors que l'image et le son existent partout, sans que pour notre part nous les percevons. Nous n'en avons conscience que lorsqu'ils nous sont transmis par ces appareils.

Donc, de même que dans le cas d'une panne du combiné téléphonique, du récepteur radiophonique ou de la télévision, le son et l'image continuent d'être émis, et ont une existence indépendante du fonctionnement de ces appareils, de même l'âme humaine jouit de son autonomie tout en étant liée au corps, et ne disparaît pas avec le dépérissement du corps.

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Nous savons que le fonctionnement des différents organes du corps - qui se ressemblent plus ou moins - est fondamentalement différent du fonctionnement du cerveau. Par exemple, le fonctionnement des reins et de tous les organes consiste en activité physique et chimique et est lié avec le système interne.

Alors que les phénomènes spirituels sont liés au monde extérieur, et distincts de notre existence. Il est évident que le monde extérieur ne se présente pas à la profondeur de notre existence; il nous faut cerner les entités extérieures par la connaissance et le savoir, et les cellules du cerveau sont incapables d'accomplir une telle mission.

Ces cellules ont beau subir l'influence du milieu extérieur, comme toutes les parties du corps, elles ne peuvent accéder à une connaissance de ce milieu. S'il en était ainsi, nous nous servirons de notre système digestif ou de notre poumon pour appréhender les choses extérieures. Par conséquent, les particularités de nos perceptions nous démontrent la domination d'une autre réalité sur notre existence.

Lorsque nous discernons entre le vrai et le faux, que nous percevons la beauté et la distinguons de la laideur, nous traitons en réalité de chose s extérieures que nous soumettons à des criteres. Il existe donc une force qui discerne le vrai du faux, le juste et l'erreur, et c'est cette force qui peut nous expliquer la réalité obscure de l'âme, car lejugement et le discernement échappent au cadre du système nerveux, et procèdent de la pensée et de l'activité intellectuelle, et l'on ne peut les expliquer par les sens et l'expérimentation.

Cette lumière invisible qui emplit notre intimité et nous confère la capacité de discerner entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid, n'est autre que cette réalité absolue, cette âme éternelle qui est l'axe de tous les événements temporels, et qui demeure fixe et indissociable.

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Il existe une autre réalité pour démontrer l'indépendance de l'âme: c'est l'unité de la personnalité que l'on retrouve tout au long de la vie de l'individu.

Sans doute, la connaissance qu'a l'homme de son existence n'est pas la même qu'il a des objets extérieurs.

Car la connaissance de ces derniers se fait par l'intermédiaire des représentations mentales de ces objets. Par conséquent, notre connaissance des objets extérieurs relève de la «science acquise» ('ilm hossouli), alors que la connaissance de l'homme de sa propre existence ne se fait pas par la représentation mentale.

C'est un savoir présent en lui en tout temps et inséparable de lui. C'est pourquoi on l'appelle: «science présentielle » ('ilm hodhouri).

C'est une science permanente, ne connaissant ni altération ni dépérissement. Iljouit de la continuité et de l'invariabilité dans la conscience, les sens et l'observation. Cette science est considérée comme représentant le savoir le plus évident de tout être humain.

Cette réalité qui échappe aux deux règles de changement et dépérissement propres à la réalité objective (extérieure), qui dirige et domine le corps terrestre eu n'obéit à aucune contrainte biologique, et que nous appelons le «moi», est une seule et même chose depuis les premières étapes de la viejusqu'à ses derniers instants; et c'est par elle que l'homme accède à l'éternité.

Au point de vue des rangs existentiels, elle se situe toujours sur un niveau qui ne se confond jamais avec celui de la matière. Tout homme garde et préserve l'unité de sa personnalité tout au long des étapes successives de sa vie.

Voyons à présent si cette réalité particulière est cet ensemble de cellules cérébrales ou quelque chose d'autre.

Nous savons que l'ensemble des cellules du cerveau se renouvellent complètement tous les 7 ans environ, grâce à l'alimentation que le corps recoit de l'extérieur.
Certaines cellules se transforment en énergie, et de nouvelles cellules naissent pour remplacer celles qui sont mortes..Et tout êtrevivant est ainsi reconstitué plusieurs fois dans sa vie, en raison des changements et transformations que subissent les cellules et les organes de son corps.

Si notre existence se réduisait seulement à ces parcelles de matières, et que n'existait aucune force invisible dominant cette communauté cellulaire et l'ordre régissant le corps, notre essence devrait nécessairement présenter des caractéristiques matérielles. Et aucun être humain n'aurait eu la conscience d'être toujours la même personne qu'il fut dix ans auparavant, car le système nerveux et le cerveau ainsi que tout le corps auraient, pendant cette période de temps, renouvelé toutes leurs cellules. Or, chacun de nous a conscience d'être doté d'une réalité permanente invariable tout au long de sa vie, et qui est ce qu'on appelle la personnalité.

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Tout homme peut méditer sur son intérieur, (bâtin), et concevoir l'existence en lui d'une âme pure, différente qualitativement de son existence physique. Chacun de nous perçoit en lui - même une sorte d'autonomie, de continuité, de présence constante; et ce sont là des faits incompatibles avec l'existence matérielle en constante transformation.

Une chose qui exerce sa souveraineté sur le corps, et qui ne lui ressemble pas en ce qu'elle échappe à l'anéantissement, ne peut pas être considérée comme un produit de la matière ni soumise à ses lois. De telles hypothèses sont incapables d'expliquer la réalité humaine.

Chris Morisson dit:

«Il est admis que l'existence et la formation de cet univers ne sont pas accidentelles, car le système de l'univers fonctionne selon des lois déterminées.
L'émergence de l'homme doué de la raison et de la faculté de penser, parmi le règne animal, est une question encore plus importante et plus confuse qu'on ne le pense.

Son apparition n'est pas due à des évolutions matérielles, mais nécessairement à l'intervention du Créateur. Ainsi, l'homme devient un instrument mécanique fonctionnant sous le contrôle d'une autre main.
Nous nous demandons alors:
«Qui contrôle cette machine? Quelle est la main qui la fait mouvoir?»

La science n'a pas pu encore connaître ce gérant, mais il est indiscutable pour les savants que ce Régisseur n'est pas un être matériel.
Tout notre progrès se résume, jusqu'à présent dans l'idée que Dieu a insufflé dans notre existence une lueur de Sa science. L'homme traverse en ce moment l'âge de l'adolescence dans la création. Il a commencé à concevoir l'existence de l'âme. Il utilisera graduellement cette faveur céleste pour connaître la dimension de l'éternité et de l'immortalité en soi.»
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Si les manifestations de l'âme faisaient partie des particularités du corps, et résultaient des activités du cerveau ou du fonctionnement du système nerveux, comment nous expliquerions - nous la permanence et la subsistance de la personnalité?

L'explication avancée par certains matérialistes basée sur la relativité du moi, et sur l'idée que l'essence tout en étant la même subit des transformations et des changements, cette explication est poétique, illusoire, et ne présente rien de scientifique, et ne rend pas compte de l'unité de la personnalité.

Cette explication erronée procède d'une mauvaise compréhension et signifie queje ne suis pas l'homme d'il y a quelques instants, je suis quelqu'un qui a pris sa place, mais je m'imagine aussi que je suis le même homme.

Outre cela, les représentations constituent des actes qui émanent de moi, et ce n'est pas le moi qui est un ensemble de représentations différentes se succédant les unes aux autres et se trouvant dans le cerveau.

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Nous percevons deux réalités dans notre existence.
L'une est la structure apparente du corps, et qui fait l'objet des sciences expérimentales. L'autre consiste en choses non - sensorielles qui ne sont pas des reflets et des réactions du corps, comme la reflexion, la compréhension, le désir, l'amour, la colère, la conscience, et qui ne se prêtent pas aux sciences expérimentales et ne peuvent être mesurées en termes matériels.

Il s'agit de réalités différentes, supérieures au corps et le dominant, comme lorsqu'un homme se montre prêt à mourir pour échapper à une vie d'opprobre. Il rompt les contraintes biologiques de son corps, se refuse à manger, ou décide même de faire une grève de la faim jusqu'à la mort.

Nous faisons face à un sujet réel expérimental. Avec quelle logique matérielle pourrions - nous analyser cette volonté d'airain qui vajusqu'à sacrifier le corps pour des idéaux et des aspirations mentales?

Prétendre que l'homme n'est rien qu'un ensemble de fonctions biologiques matérielles exige de donner au préalable des explications sérieuses et logiques à ces questions. Si le moi se résumait au corps, comment pourrait - il en même temps commander et exécuter les ordres?

Tous ces commandements de la volonté, la maîtrise des différents instincts et des éléments du corps, sont une preuve manifeste de l'existence d'un élément supérieur distinct de la matière, duquel procède la volonté humaine, et cette prééminence d'une forme de l'existence sur l'autre nous conduit à une réalité supra temporelle.

Dieu dit dans le Saint Coran:

«... Et par l'âme et comme Il l'a ordonnée, en sorte qu'Il lui a inspiré son libertinage de même que sa piété.»46

Du point de vue coranique, l'homme est doté, à titre particulier, d'une essence caractérisée par la compréhension et le mouvement. Compréhension parce qu'elle est capable d'intuition, et mouvement parce que cette essence est la source d'un ensemble d'actes qui servent de fondements à la piété ou à la corruption.

Quelle est donc cette essence caractérisée par la conscience et la force? Tous les organes du corps ne jouissent pas de ces caractéristiques.

Il est donc nécessaire que le corps ait pour corollaire une essence autonome et authentique dotée de ces propriétés que nous avons mentionnées.

La matière présente une réaction qui peut servir de révélateur des agents stimulants; et cette réaction est la même dans les mêmes conditions. L'eau gèle dans le froid; les minéraux se dilatent sous l'effet de la chaleur; ce sont là des réactions naturelles invariables. Mais l'homme a la capacité de réagir de façon totalement différente, et même contradictoire, devant un même agent. Cela nous montre que l'âme, et la volonté qui émanent de lui, sont des choses immatérielles échappant aux propriétés de la matière.

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L'opération de perception montre que celle - ci comprend deux choses: le moyen, l'organe de perception, comme l'oeil par exemple, et la puissance de perception.

Il existe une loi physique qui dit que tout être ne pouvant pas percevoir le mouvement du système dans lequel il se trouve, doit observer ce système de l'extérieur, et constater le mouvement des choses et le passage du temps.

L'homme ne peut pas observer par exemple le mou vement de la terre tout en étant sur elle; il doit se situer à l'extérieur de son système.

Par conséquent, si nos facultés perceptives ne se situaient pas hors du mouvement permanent du temps, nous n'aurions pas pu percevoir son passage. Donc la perception du temps est une preuve manifeste de l'extériorité de nos facultés perceptives.

Si nous supposions que notre perception varie d'in stant en instant, et se mouvait avec le temps, nous ne pourrions guère saisir le mouvement temporel, car notre perception serait émiettée, chaque partie devenant indépendante de l'autre.

Donc pour percevoir le temps, il est nécessaire que nos facultés perceptives se situent hors du mouvement du temps, et le dominent. Ainsi, est prouvée l'existence d'une faculté perceptive, comme réalité indéniable, indépendante du temps.

Donc, une partie de la réalité humaine vieillit et meurt avec le temps, une autre partie demeure hors de l'atteinte des vagues du temps, ne disparaît pas, et ne connaît point d'extinction L'Imam Ali, l'Emir des Croyants, dit:

«Ô hommes! Nous avons certes été créés, tous, pour la permanence et non pour l'extinction. Vous serez donc transférés de cette demeure - ci. Faites donc un bon viatique pour ce lieu ou l'on vous conduit et ou vous serez pour l'éternité.»47

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Parmi les propriétés de la matière, il existe un rapport particulier entre le contenant et le contenu. Par conséquent, l'être le plus grand ne peut pas s'intégrer entièrement dans l'être le plus petit.

Par exemple, si, nous nous trouvant sur des hauteurs élevées, nous contemplions de larges vallées, des plaines immenses, ayant une végétation luxuriante, des oiseaux, des rocs énormes entassés les uns sur les autres, et que toutes ces choses étaient représentées en détail dans notre esprit, à la manière d'une grande page d'un livre ouvert devant notre âme et notre regard intérieur, ces différentes images, si étendues dans la réalité, trouveraient - elles place dans notre cerveau et dans ses cellules infimes, avec toutes leurs particularités?

Cette matière limitée peut - elle contenir en elle toutes ces choses énormes sans que rien n'y manque?
Il est certain que la raison répond négativement à cette question. Car nous savons tous qu'un être physiquement plus grand ne peut entrer dans un volume inférieur au sien. N'est - il pas nécessaire que le conte nant soit plus grand que le contenu ou au moins égal à lui?

Nous pouvons aisément nous représenter mentale ment une grande ville, avec ses bâtiments, ses avenues, ses jardins, ses autobus et ses habitants. Sur la base de la loi de l'incompatibilité du grand avec le petit, il semble comme évident que les images mentales sont très grandes, et ne sauraient être contenues par les cellules microscopiques du cerveau. Car il est indiscutable que la correspondance n'est possible que si le contenu est inférieur au contenant ou s'il y a égalité entre eux, alors que notre faculté perceptive présente des propriétés et des caractéristiques déterminées qui ne peuvert s'appliquer aux propriétés de la matière. Elle ne peut par conséquent pas être relative seulement à un ensemble de relations physiques qui l'accompagnent et avec lesquelles elle fonctionne.

Nous ne pouvons donc admettre ce fait qu'en cas de réalisations des images mentales; nous connaissons une autre sorte d'existence - outre un ensemble préalable de réactions physico - chimiques - ayant des caractéristiques particulières se situant hors des propriétés du corps matériel. Cette nouvelle sorte d'existence a entre autres propriétés, celle de pouvoir contenir des domaines immenses et de conserver en elle des images perceptives indélébiles

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Les matérialistes disent: L'apparition de ces images dans le cerveau est comparable à la représentation d'un livre volumineux par un microfilm qui montre les choses dans des dimensions réduites, mais qui peut les restituer au besoin dans leurs vraies dimensions.

Mais où se trouv e le lieu de ces grandes images dans le cerveau et le système nerveux?

Ou bien nous nions l'existence de ces grandes images dans le cerveau, ou bien nous leur trouvons un lieu adéquat. Or personne ne peut nier l'existence de ces représentations, et si l'âme était matérielle, et que la perception n'était que l'activité cérébro - spinale, les grandes images n'auraient pas pu s'adapter et s'ajuster aux petites cellules, car elles demanderaient plus d'espace. Alors que dans le cas du microfilm, il n'existe dans la réalité que le livre et les films très petits.
Il faut admettre l'intervention d'un élément invisible qu'est l'âme, et qui est une réalité pure, capable de créer des grandes images, après une série d'opérations cérébro - spinales, qui n'en constituent que des préalables et des préparatifs. Ainsi, le problème est résolu, et nous évite les explications insuffisantes et étroites.

D'autre part, la distinction et la dissociation entre les phénomènes mentaux et les phénomènes physiques est nécessaire. Ces deux sortes de phénomènes ne présentent pas les mêmes caractéristiques et la même nature. La matière est toujours accompagnée d'un ensemble de propriétés générales, comme l'acceptation de représentations différentes, alors que les phénoménes mentaux ne le sont pas. Par conséquent, cette dualité et l'abscence de ressemblance nous conduisent aussi à reconnaître l'indépendance de l'âme et son autonomie.

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Les êtres matériels exigent un développement graduel dans le temps et dans l'espace. Tout être subissant des transformations et des changements graduels a besoin de l'espace; et le mouvement engendre par lui même son temps. Outre cela, le déterminisme nécessaire des êtres matériels est la mort dans le temps, et leur entrée dans l'obscurité du néant.

De même, parmi les phénomènes matériels, il ne s'en trouve aucun qui ne puisse se prêter au fractionnement, soit au moyen d'instruments appropriés, soit mentalement en raison de leur infimité. Mais, en revanche, les phénomènes psychiques échappent à cette règle.

Nous nous représentons un grand immeuble sans que nous ayons pour cela besoin de temps.

Toutes sortes de visages, de formes, de couleurs, de noms, de nombres, de numéros, de mots, de titres s'accumulent dans la mémoire, sans qu'elles se mélangent, ou qu'elles s'effacent les unes les autres.

L'esprit perçoit toutes sortes de paysages et d'images et tout incident petit ou grand, l'enregistre et le conserve. Même si nous oublions des choses, celles - ci n'en demeurent pas inscrites à jamais dans le registre de l'âme, et ressurgissent, en certaines occasions et sous l'effet de certains facteurs, à la surface de la mémoire.

Où sont déposées dans le cerveau toutes ces choses avant de surgir brusquement à la vitesse de l'éclair dans notre esprit? Où se trouvent ces images mentales qui constituent un secret stupéfiant?
L'explication matérialiste à ce sujet est - elle réaliste?

Les idées peuvent - elles naître des accidents matériels; et des lignes tracées sur les cellules du cerveau? Les cellules et les circonvolutions cérébrales peuvent - elles enregistrer les évènements et faits puis les restituer à l'esprit en toute fidélité et en détail?

Cette explication n'irait - elle pas à l'encontre de la réalité?
Si le cerveau était le centre réel de la pensée, les idées et notions qu'il contient devraient disparaître et mourir lorsque meurent les cellules qui les portent.

* * *

Nous changeons de cellules cérébrales plusieurs fois dans la vie, et l'image de nos amis et de nos frères demeure inchangée et fixe dans notre mémoire depuis notre jeune âge.
Si notre cerveau changeait entièrement son contenu, y compris nos connaissances précédentes, pour le remplacer par de nouvelles cellules, il serait impossible de se référer au savoir passé. Toutes nos perceptions ultérieures ressembleraient à celles qui les ont précédées, mais pas elles - mêmes. Alors que nous savons que notre référence aux sujets anciens vise à rénover des notions, et non à renouveler la science, et si nos concepts ètaient matériels, il aurait été impossible de se rappeler les connaissances précédemment acquises.

Le philosophe Henri Bergson dit:

«Mais nous rappelons seulement que l'observation des faits, normaux ou morbides, par les sens et la conscience, nous démontre l'insuffisance des explications physiologiques de la mémoire, et qu'il est impossible d'attribuer au crâne la préservation des souvenirs.
Nous pouvons suivre les épanchements successifs de la mémoire, depuis les cas où elle se referme et ne libère que les informations dont la nècessité est impérieuse pour l'accomplissement de l'acte entrepris jusqu'au degré où elle secoue tout le passé qui ne s'oblitère jamais totalement.
Nous avons dit à titre de comparaison que ce faisant, nous montons du sommet du cônejusqu'à sa base. Le cône n'entre au contact de la matière qu'à son sommet Mais dès que nous traversons le sommet, nous entrons dans un domaine nouveau. Quel est ce nouveau domaine? Appelez - le esprit, ou si vous préférez, appelez - le âme, saufqu'il faut convenir sur le sens qu'on donnera au terme.

Sous ce terme, nous entendons un ensemble d'expériences, non une définition conventionnelle. De cette étude expérimentale, nousoboutirons à la possibilité ou à l'éventualité de la survivance de l'âme après le corps, car nous aurions désormais constaté de façon tangible dans cette vie quelque chose révélateur de l'indépendance de l'âme à l'égard du corps.
Cette éternité de l'âme ne constitue qu'un aspect de son autonomie. Oui, notre connaissance des conditions de la subsistance après la mort, en particulier de sa durée serait très insuffisante: s'agit - il d'une subsistance à terme, ou d'une permanence éternelle?
Mais nous nous serions, pour le moins, guidés vers un point pouvant faire l'objet de l'expérience, et il sera possible de montrer la réalité de façon irréfutable. Et il sera possible que notre connaissance prenne la voie du progrès. C'est ce que nous avons appelé l'expérience du monde inférieur. Et si nous passons à présent au monde supérieur, nous rencontrerons un autre type d'expérience, l'intuition mystique, qui est associée à l'essence divine. Ces deux expériences se rencontrent - elles? Cette subsistance après la mort, - qui semble assurée à toutes les âmes, du fait même qu'une partie de leurs activitiés sont indépendantes désormais du corps -, cette subsistance est - elle semblable à celle acquise par les âmes supérieures dès ce monde inférieur?

Rien ne nous sera plus utile, pour en connaître davantage que deux choses qui sont l'élargissement et l'approfondissement de ces deux expériences.»48

On ne remarque pas un lien entre les dégâts et l'atrophie qui atteignent le cerveau d'une part et l'oubli des évènements d'autre part. Alors que la moindre défaillance d'un souvenir déterminé entraîne une défaillance de la cellule liée à ce souvenir.
Si certaines cellules cérébrales venaient à se perdre, l'homme souffrira d'un handicap dans la faculté de parole, mais ses souvenirs seront préservés et ne seront pas altérés.

Mais dans le cas de traumatismes craniens graves, quand le cerveau connaît une inflammation chronique, ou bien la destruction de quelque partie, l'équilibre se rompt entre le cerveau et les souvenirs, car l'oubli se produit toujours selon une règle précise et particulière Le malade oublie d'abord les noms de ses amis et de son entourage, puis enfin oublie les mots se rapportant à des actes.

Ici, nous ne remarquons aucun lien entre la perte subie par le cerveau, et l'oubli des souvenirs, au point de vue de l'ordre, de la quantité, et de l'étalement dans le temps. Alors que selon la thèse des matérialistes, il devrait nécessairement exister un lien direct entre le dommage subi par la mémoire, et le dommage matériel qui a atteint le crâne.

Ces réalités nous prouvent que le crâne n'est que l'instrument permettant d'enregistrer les souvenirs et les notions, et dans l'opération de remémoration, le cerveau ne joue qu'un rôle intermédiaire de transformation des objets mentaux en phonèmes, en paroles. Sa mission se résume dans l'instauration d'un lien entre l'âme et l'univers matériel.

Nous avons donc besoin, en matière d'objets mentaux, d'un phénomène supérieur à la cellule cérébrale, en l'occurence l'âme pure indépendante de la matière, et aux lois de laquelle seront soumis tous les souvenirs, les notions et les représentations.

Le Professeur Guy ton écrit dans son ouvrage intitulé La Physiologie, considéré comme une référence à ce sujet:

«Le problème le plus difficile dans l'étude de la conscience, de la pensée, de la mémoire et de l'apprentissage réside en ce que nous ignorons le mécanisme nerveux d'une idée quelconque.»

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Les lois et les concepts ne sont pas divisibles, et les cellules cérébrales ne leur servent pas de refuge. Ces perceptions et évidences sont liées à une entité immatérielle.
Par exemple, quand nous disons: «cet oiseau est vert», il n'y a pas de doute que l'oiseau est susceptible de différenciation, et que la couleur verte peut aussi être différenciée, mais le concept de la couleur de cet oiseau ci n'accepte nullement l'indétermination.

Si nous considérons la pensée comme un produit de la matière, l'indétermination générale qui s'ensuivrait devrait nécessairement trouver sa conceptualisation; et celle - ci n'est possible que par l'esprit. Or, la pluralité, l'indétermination du genre ne se prête pas à une conceptualisation.

Par conséquent lorsqu'un des actes de l'esprit - qui est la pensée-, perd toute trace matérielle, qui est indétermination et pluralisme, nous en concluons qu'il est caractérisé par l'immatérialité; et il est nécessaire alors que la source de la pensée, - qui est l'âme - possède également cette qualité d'immatérialité. Nous avons ainsi pu montrer l'immatérialité de l'âme à travers l'immatérialité de la pensée.

De ce qui précède, il s'avère que les arguments illusoires et froids auxquels ont recours les matérialistes pour réfuter la métaphysique, outre qu'ils reposent sur des hypothèses non - fondées, comme celles de réduire les phénomènes vitaux comme la reflexion, la conscience et la perception à des phénomènes matériels, peuvent être combattus avec des preuves logiques solides.

De pareilles théories ne peuvent pas lever le voile qui recouvre les secrets de la réalité, car les sciences expérimentales ont proclamé leur impuissance à connaître la nature et le mode opératoire de ces phénomènes.

Si le système philosophique matérialiste se montre incapable d'apporter des réponses à ces questions, il tombera en désuétude, comme une monnaie n'ayant plus cours légal. Enfin, quand la philosophie aura atteint sa maturité, que la pensée atteindra son plein développement, et que l'homme se dégagera des perspectives étroites qui le condamnent à l'unidimensionnalité, la philosophie matérialiste sera jetée dans la poubelle de l'histoire, comme d'autres conceptions périmées.

Lorsque l'esprit se déconnecte de la matière pyramidal il rejoint les désirs plus profond de l’âme,
pour ne former plus qu'un son corps devient connecté au cube par ses aspirations spirituelles alors il découvre la plénitude et la pleine croissance de son être et retourner au Paradis perdu Au commencement l'homme vivait en harmonie avec le cube d’où il tirait son énergie et son rayonnement

 

http://travelmeant.net/fundamentals_of_religion/day_of_resurrection/la_resurrection


Preuves de la télépathie comportementale de masse

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Certains chercheurs le soupçonnaient déjà depuis longtemps, surtout des ethnologues, anthropologues, des spécialistes des systèmes d'informations et des spécialistes du comportement, il existait une forme inconnue de transmission des informations d'individus ou d'un groupe d'individus à un autre groupe d'individus d'une même espèce, même extrêmement éloignés l'un de l'autre et sans contacts physiques. Le phénomène a été également constaté par les archéologues et surtout les spécialistes de datations : des comportements et inventions humaines ont bien littéralement traversé les océans ou les espaces vides trop rapidement pour qu'il y ait des contacts physiques entre ces différentes sociétés humaines n'ayant pour certaines aucun lien tribal entre elles. 

Le principe semble être celui-ci : quand un nombre suffisant d'individus adopte les mêmes comportements, attitudes, concepts, avantages et désavantages, ce comportement se transmet directement et à grande échelle, et très rapidement, à l'ensemble de la famille (lointaine ou non) de ce groupe répartie sur le monde entier. On pourrait considérer par exemple que la création d'un menhir taillé par un homme, un jour qu'il en ait eu l'idée pour x raison, ait été admise comme bénéfique par sa tribu dans un premier temps, qui a commencé à faire de même. Marquage de lieux, signalisation aux bateaux, religion, peu importe la motivation. Du moment que celle-ci est assez forte, les menhirs se répandent dans toute la région et les tribus (amies ou ennemies d'ailleurs)... jusqu'à ce qu'un nombre suffisant d'humains de l'époque aient bien assimilé le principe du menhir dans sa culture (même s'il n'en fabrique pas lui-même) et que, comme un signal, un homme reçoit l'idée et une tribu se met à fabriquer des menhirs à l'autre bout du monde dans des îles...

La réalité de ce phénomène télépathique liant tous les individus d'une espèce a été prouvée assez récemment, grâce à l'observation constante de tribus de singes asiatiques. Une transmission de données et des modifications de comportement ont été prouvés sur des lieux distants et sans contacts physiques entre des singes isolés dans des îles différentes. 

Ces scientifiques ont étudié des macaques (macaca fuscata) sur l’île de Koshima en 1952. Certains de ces singes avaient appris à laver des patates douces et les scientifiques ont alors observé que ce nouveau comportement s'était répandu à tous les jeunes singes de l’île par mimétisme.

Watson prétend cependant que ce comportement se serait même répandu aux singes de toutes les îles avoisinantes sans qu’il y ait la moindre transmission visible et cela au moment où un nombre clé aurait été atteint, le fameux centième singe, à partir duquel l’espèce entière aurait acquis un nouveau savoir.

L’histoire a été rendue populaire par Ken Keyes dans son livre « le centième singe » dont il applique le concept à la société humaine. Depuis, l’histoire a été acceptée comme un fait et est apparue dans de nombreux ouvrages dont certains écrits par des universitaires.

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Une découverte récente apporte de l'espoir sur une maladie comme Alzheimer, mais pourrait avoir des conséquences sur cette transmission d'une mémoire collective à l'ensemble de l'espèce.

Des chercheurs ont annoncé avoir réussi à réactiver la mémoire de rats après avoir effacé une partie de leurs souvenirs. "Nous pouvons créer un souvenir, l’effacer et le faire resurgir", a déclaré le Dr Roberto Malinow, professeur de neurosciences à l’université de Californie San Diego School et co-auteur de l’étude publiée ce dimanche 1er juin dans la revue Nature. Des américains avaient déjà pu effacer complètement des souvenirs, mais de là à les réactiver, c'était une autre histoire... mais c'est possible !

Bon, on le soupçonnait déjà grâce à certains travaux reconnus grâce à la suggestion magnétique (hypnose) qui pouvait refaire surgir des souvenirs du passé et remonter dans le temps, mais ces nouveaux travaux en tests réels sur des rats viennent d'en apporter une preuve physique incontestable.

Manipuler les synapses

Les chercheurs sont partis du principe que les souvenirs s'inscrivent dans le cerveau à travers l'affaiblissement ou le renforcement des synapses (ces zones de contact entre deux neurones), et ils ont voulu vérifier l'hypothèse qui indique que c'est l'affaiblissement de ces synapses qui efface les souvenirs alors que leur renforcement les améliore.

Pour ce faire, le choix s'est porté sur un comportement facilement observable. Ils ont conditionné les rongeurs à associer un stimulus à une peur. En principe, les rongeurs, souvent habitués à vivre dans des endroits sombres se méfient naturellement d'une trop forte lumière subite. Les chercheurs ont donc influencé les synapses des rongeurs avec de la lumière, à l'aide de l'implantation d'une fibre optique dans une région précise de leur cerveau. En même temps, une décharge électrique était délivrée dans une patte de l'animal afin que ce dernier associe la peur de la décharge à l'impulsion lumineuse. (un type de procédé qui ne sera jamais acceptable (mais accepté un jour ?) sur l'être humain).

Ils se sont aperçu qu'en modifiant la fréquence de l'impulsion lumineuse, ils influaient sur la peur contractée par les rongeurs. A basse fréquence le souvenir de la décharge s'évanouissait alors qu'au contraire, avec des impulsions à haute fréquence, la peur d'être électrocuté refaisait surface.

" Nous pouvons entraîner un animal à avoir peur, à ne plus avoir peur, puis à avoir peur à nouveau, en stimulant les nerfs avec des fréquences qui renforcent ou affaiblissent les synapses", explique Sadegh Nabavi, co-auteur de l'étude. La preuve en a été apportée par l'analyse des changements chimiques survenus dans les synapses manipulées, qui confirmait bien le renforcement ou l'affaiblissement de celles-ci.

" Nous avons montré que les lésions qui apparaissent dans le cerveau des patients atteints d'Alzheimer affaiblissaient les synapses de la même façon que nous l'avons fait pour effacer la mémoire des rongeurs", conclus le Dr Roberto Malinow. En effet, les personnes atteintes par cette maladie subissent dans leur cerveau l'accumulation de la bêta-amyloïde responsable de l'affaiblissement des connexions synaptiques. Le même type d'affaiblissement que celui provoqué par les impulsions lumineuses de basse fréquence induitent dans le cerveaux des rats.

source : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140603.OBS9296/des-chercheurs-parviennent-a-effacer-puis-restaurer-la-memoire-sur-commande.html

Des découvertes importantes sur la mémoire des êtres vivants mais aussi sur les liens intimes entre la conscience et les ondes, les fréquences qui devraient considérablement modifier à plus ou moins court terme... l'ensemble de la conscience humaine. Mais nous commençons déjà à entrevoir en même temps les très fortes possibilités de manipulations de cette mémoire, tant individuelle donc que collective... car en effet, si nous arrivons à manipuler artificiellement le comportement des cerveaux humains pour lui faire accepter ou non un comportement précis, comme on l'a fait pour des rats, on peut tout en faire, d'un esclave total à des millions d'inventeurs et créateurs... si, au lieu d'apprendre aux singes à laver des patates douces, on lui apprenait à entasser des pierres l'une au-dessus de l'autre pour s'abriter du vent, la race finirait-elle par créer un mur et une maison ?... On a pu apprendre à certains grands singes des signes de langages sourd-muet et ils ont pu échanger avec l'être humain... si on apprend à des centaines de gorilles ces signes de communication, les gorilles sauvages en afrique vont-ils aussi un beau jour commencer à se faire ces signes entre eux pour communiquer ? Idem pour les dauphins dont on commence à étudier avec succès le langage fait de variations de fréquences sonores ?

Une autre donnée qui semble intéressante, même s'il faut encore réfléchir aux implications diverses, c'est bien cette possibilité de ramener des souvenirs à priori effacés. Si vous effacez votre disque dur, il faut des outils spécifiques pour pouvoir restaurer les données... et il ne faut pas que des données aient été réécrites par-dessus... Or, des souvenirs (y compris pour des rats) s'accumulent en permanence quand un individu est éveillé, rien que la vision, le son et les mouvements environnants apportent des souvenirs au cerveau, qui s'inscrivent donc bien quelque part en permanence... la transmission à distance de données comportementales comme constaté inclue-t-elle donc une "sauvegarde" des données ailleurs que chez l'individu, mais au niveau de son ADN commun, ou encore d'une conscience collective non physique mais faite d'ondes et fréquences ? On sait que rien ne se perd dans l'univers, y compris l'énergie... la conscience du vivant ne peut donc se perdre non plus au niveau individu par la mort : tout comme le corps physique retourne à la poussière qui sert à la nature pour d'autres fonctions, la conscience animale et humaine retourne à la nature de sa conscience collective réelle (qui existe parce qu'un nombre suffisant d'individus "y croient "?)...

Tout ceci pose plus de questions encore que de réponses, mais il est utile de prévenir le monde de ces connaissances nouvelles qui s'accumulent (sans qu'elles soient très diffusées par les médias officiels) tant pour les espoirs, que pour les dangers qu'elles apportent... 

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Synapses

Au niveau des synapses les informations sont transmises par voie chimique par l'intermédiaire de molécules appelées neuromédiateurs ou neurotransmetteurs.

Dans certain type de synapse comme celles des jonctions neuromusculaire, il intervient un seul type de neurotransmetteur, dans d'autres comme celles qui se trouvent dans le système nerveux central plusieurs neuromédiateurs différents interviennent.

Les neuromédiateur sont synthétisés dans les vésicules synaptiques situées à la terminaison de la cellule présynaptique et sont libérées dans l'espace intersynaptique lorsqu' arrivent suffisamment de potentiels d'action à cette terminaison.

Les neurotransmetteurs diffusent ensuite dans l'espace intersynaptique et sont captés par des récepteurs moléculaires spécifiques situés sur la membrane de la cellule postsynaptique.

Ceci va déclencher, lorsque la concentration des neurotransmetteurs capté par les récepteurs est suffisamment élevée, des modifications dans la cellule post synaptique tel que la création de potentiels d'action, modifications dans la forme ou le métabolisme de certaines molécules et entraîner des phénomènes tels que la contraction, sécrétion ou autre.)

La plupart des neurones sont très fortement interconnectés. Les neurones pyramidaux du néo-cortex dans l'encéphale établissent en moyenne 10 000 connections avec d'autres neurones.

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/preuves-de-la-telepathie-comportementale-de-masse.html

http://bio.m2osw.com/gcartable/systeme%20nerveux/synapses.htm

The Hidden World, de Richard Shaver Atlans Deros et Vampires Galactiques

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Richard Shaver – Dick pour les amis - a bien existé. Il a même vécu sur cette Terre de 1907 à 1975, date à laquelle il s’en est retourné à l’obscurité cosmique qui sera notre lot à tous. Non seulement Dick Shaver a bien existé mais ce que l’on a appelé le « Shaver Mystery » est bien réel lui aussi.

Pour comprendre tout cela il faut se projeter en arrière en 1943, dans la ville de Barto, Pennsylvanie. C’est ici qu’un certain Richard Shaver, soudeur de son état, va faire parler de lui pour la première fois. Dick est Fan de Science Fiction et s’essaye de temps en temps à l’écriture. Il lit beaucoup de pulps, notamment Amazing Stories, revue pilier du genre dont le rédacteur en chef est Ray Palmer. Lorsque Dick travaille à son poste de soudure, il lui arrive d’entrer dans une sorte de transe. Il se met alors à entendre des voix qui semblent venir de sous la terre. Ces voix lui racontent des histoires étranges, celle d’un passé de notre planète que l’homme n’a jamais connu. Il y a longtemps vivait sur Terre la mythique civilisation des Atlans. C’était des demi-dieux et des géants aux pouvoirs fabuleux. Lorsque notre soleil se mit à grossir, de dangereuses radiations cosmiques irradièrent notre sol et les obligèrent à émigrer dans une autre galaxie. Ils ne purent pas tous partir et abandonnèrent une partie de leur peuple ici. Mutant sous l’effet des radiations, une fraction de ces abandonnés (les abandonderos ou Deros) se réfugièrent sous Terre avec toute la technologie hautement avancée des Atlans. L’autre partie dégénéra totalement à la surface de la Terre et formèrent le peuple qui devinrent nos Ancêtres. Les Deros refugiés dans d’immenses cavernes creusées à l’aide de leurs puissants lasers se transformèrent en êtres malfaisants. Depuis la nuit des temps, ce sont eux les responsables de nos guerres, de nos folies meurtrières, de nos catastrophes naturelles et des disparitions mystérieuses d’humains. Les voix lui enseignent aussi l’alphabet primordial de toutes les langues, le « Mantong », celui qui permet de découvrir le sens caché des mots dans notre langage usuel.
Dick s’empresse de coucher sur papier toutes ses découvertes. L’ensemble formera une longue lettre qu’il intitule « Un Avertissement à l’Homme du Futur ». Mais ce savoir secret lui semble tellement important qu’il désire à tout prix le faire connaître au plus grand nombre. Il l’envoie alors à la rédaction de Amazing Stories, seule revue à ces yeux capable de comprendre la teneur de son message.


En 1943, Ray Palmer est le rédacteur en chef d’Amazing Stories depuis 1938. Première revue de Science Fiction à avoir vu le jour sous l’impulsion d’Hugo Gernsback, Amazing Stories voit ses ventes baisser depuis pas mal d’années. Ray, issu de Fandom, a été embauché pour tenter de ranimer une revue moribonde. Son écurie d’écrivains ne comporte plus aucun grand nom, la plupart préférant se faire publier dans Astounding Stories qui est devenu entretemps le nouveau pilier du genre. Lorsque la lettre de Shaver parvient à la rédaction, elle fait le tour des bureaux en suscitant les sarcasmes les plus divers avant d’atterrir sur le bureau de Palmer.


Ray a toujours été un peu à la frange des choses. Il aime le spectaculaire, il s’enthousiasme pour toutes les nouveautés, et a passé une bonne partie de son enfance cloué sur un lit d’hôpital où son imagination lui a souvent permis d’oublier la douleur. Non seulement il aime le ton de cette lettre, mais il se décide à la publier telle que. C’est ainsi que les lecteurs d’Amazing découvrent cet étrange avertissement à l’homme du futur, texte précédé d’une introduction de Palmer soumettant à l’appréciation du lecteur la véracité des propos de Shaver. Dans les semaines qui suivent, la rédaction croule sous les lettres de réactions. On crie surtout au génie pour encenser le nouveau révélateur des secrets enfouis du passé de l’humanité. On insulte aussi beaucoup pour dénoncer ces propos dérangés qui n’ont plus rien à voir avec la science fiction classique. Le « Mystère Shaver » - c’est ainsi que Palmer l’a nommé – vient de naître.

La polémique enfle à tel point que, dans les mois qui suivent, des numéros entiers sont consacrés à Dick Shaver. On en veut toujours plus sur Shaver et ses révélations fracassantes sur l’existence d’une civilisation souterraine malfaisante. Les ventes de la revue explosent et bientôt ses colonnes se remplissent de « Shaver Mystery ». Palmer et Shaver se rencontrent. Ils deviennent amis et travaillent ensembles sur les visions de Shaver. Aux quatre coins des USA, se créent des Shaver Mystery Club réunissant des fans voulant découvrir l’entrée des cavernes du monde souterrain des Deros. On monte des expéditions, on publie des bulletins de liaison et des newsletters. On atteint le paroxysme en 1947 lorsque Ray Palmer enquête le premier sur les observations de Soucoupes Volantes. Tout cela ne fait aucun doute pour eux deux: elles viennent du centre de la Terre, manipulées par les Deros et sont le signe attendu par tous les adeptes du Mystère Shaver...
Dick Shaver a continué à rechercher des signes de l’existence des Deros jusqu’à la fin de sa vie en 1975. À cette époque, les Shaver Mystery Club avaient long feu et bien peu se rappelaient encore du Grand Mystère. Dick n’en continuait pas moins à peindre ses visions, à photographier des pierres trouvées dans son jardin et sur lesquelles il « lisait » le passé de la Terre.

Il écrivit un dernier livre avec Ray en 1975, le plus grand livre de tous les temps depuis la bible, "The Secret World". Dick est mort en novembre 1975 dans la misère et l’oubli le plus absolu. Ray l’a rejoint en 1977.
Les quelques adeptes qui restaient fondèrent une petite revue : Shavertron, pour commémorer la mémoire de ce grand génie et faire en sorte que l’existence des maléfiques Deros soit enfin un jour reconnue. La revue a cessé de paraître il y a bien des années, mais si vous voulez en savoir plus sur elle vous pouvez aller ici : www.shavertron.com.

source:
http://shavertron.over-blog.com/article-17271013.html

« Je le dis et je le répète, de la manière la plus formelle et la plus définitive : Oui les Cavernes [des Deros] EXISTENT. Elles sont incroyablement étendues, tellement même que leur population totale (s’il n’y en avait pas déjà autant de morts !) pourrait être des milliers de fois celle de la population totale de la surface de la Terre, et tout çà parce que les cavernes s’étagent en très grand nombre. Les Cavernes sont reliées par de larges autoroutes taillées dans la roche dure sur des milliers de kilomètres. Tout l’intérieur de la Terre n’est qu’un vaste réseau compliqué de tunnels reliant entre elles des milliers de Cavernes, chacune aussi vaste que les grandes villes de notre surface, et certaines tellement grandes qu’elles pourraient faire paraître New York pour quelque chose d’insignifiant. »


Richard Shaver, The Hidden World, 1961

Richard Shaver a écrit: « J. Edgar Hoover nous raconte que plus de 120.000 Américains sont portés disparus chaque année et que l'on entend plus jamais parler d'eux ensuite. Je peux vous dire que j'ai vu [sous terre] de mes propres yeux certains de ces Américains, pendus à des crochets de boucher sur les marchés à viande Dero ! » (Richard Shaver, Why the caves are secret, circa 1950).

Les chiffres avancés par Richard n'étaient pas farfelus. Il semblerait même qu'ils soient une constante. Aujourd'hui, le fichier Américain des personnes disparues comporte environ 100.000 noms inscrits en permanence. Dans le reste du monde, bien que les statistiques soient plus difficiles à établir, on estime que 2.000.000 de personnes sont rapportées disparues chaque année. En France, le chiffre est de 6.500.

Prise séparément, chacune de ces disparitions peut sembler acceptable intellectuellement. On peut bien entendu former des hypothèses individuelles pour toutes. Et ces hypothèses ne sont pas de nature à remettre en cause notre vision du monde. Mais un changement de grossissement dans l'échelle de notre regard ne devrait-il pas faire surgir naturellement d'autres hypothèses ? Que dire de milliers, de millions de personnes disparaissant chaque année sans laisser de traces ? Si le Capitalisme a pu faire de chaque humain une machine, si le Nazisme a pu faire de chaque individu une chose qui une fois exterminée peut être valorisée sous forme de marchandise (savon, métaux précieux, couvertures en cheveux) ne peut-on pas envisager - sans que cela soit forcément outrancier - qu'il existe un projet visant à faire de l'humain sa nourriture ? Se pourrait-il que chaque année un certain nombre de femmes, d'enfants, d'hommes se trouvent prélevés de leur enclos pour servir de friandise à des Vampires Galactiques ?

On opposera à mon hypothèse qu'un tel évènement ne passerait pas inaperçu. Que « cela se saurait ». Je répondrai seulement que l'extermination par les Nazis de 6 millions d'individus a pu se faire au vu et au su de tous sans que quiconque ne puisse ou ne veuille le voir.

On m'opposera ensuite que de tels enlèvements ne sont tout simplement pas possibles, que des plaintes en nombre considérable devraient être déposées chaque jour concernant la disparition d'individus. À ceci je répondrai que l'INSEE a estimé le nombre de personnes vivant en permanence sans abri à 86.000 en 2001. Les associations d'aide aux sans-abris estiment pour leur part que ce nombre est sûrement supérieur à 100.000. C'est-à-dire que dans notre pays on estime à 100.000 le nombre permanent de personnes désocialisées et donc invisibles. Aux USA on estime que chaque nuit de n'importe quelle année, entre 700.000 et 2.000.000 de personnes dorment dehors et donc, n'ont plus aucune existence sociale. Si un nombre plus ou moins important de ces personnes étaient enlevées et disparaissaient, qui pourrait rendre compte de leur disparition alors qu'elles n'existent pas ?

Tous ces chiffres donnent le vertige. Et seul un ajustement placide de nos certitudes nous permet de maintenir l'équilibre précaire de notre vision du monde. Rien de tel n'existe à la condition de penser que rien de tel ne puisse exister. Rien de tout ceci n'arrive jusqu'à ce qu'un Vampire Galactique ne surgisse devant vous armé de son livre de cuisine.

L'aveuglement personnel a toujours été la meilleure arme silencieuse des guerres les plus secrètes*.

Les sociétés secrètes antiques: Éleusis et Mithra par René Alleau

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Les mystères ont existé partout dans le monde antique en Égypte, en Syrie, en Perse, en Cappadoce, chez les Romains et dans l’Hellade. Origène compte aussi les Indiens au nombre des peuples anciens qui ont connu les initiations. Parmi les cultes mystérieux qui étaient célébrés en de nombreuses cités grecques, ceux d’Éleusis, propres aux Athéniens, l’emportaient sur tous les autres. Leur fonction religieuse était à ce point importante que l’empereur Claude, selon Suétone, eut l’intention de transférer à Rome le siège de ce célèbre sanctuaire. Auguste, initié à Athènes, était l’un des hauts dignitaires de la hiérarchie éleusinienne. Sous son règne, et en sa présence, un Indien, Zamoras, fut initié à Éleusis. Ces mystères conservèrent leur réputation universelle jusqu’au temps de Justinien. Le sanctuaire, détruit une première fois par un incendie, au IIe siècle après J.-C., fut dévasté par les Goths d’Alaric en 396. L’enseignement d’Éleusis gardait pourtant encore quelque prestige au Ve siècle de notre ère puisque le philosophe Synésius se rendit alors à Athènes afin de se faire initier [1].

Ce fut sans doute une perte irréparable pour l’histoire que la destruction d’un sanctuaire qui semble avoir été durant des siècles la mystérieuse clef de voûte de la civilisation antique. Nous ignorerons toujours quels étaient « les livres cachés que tous les mortels n’ont pas le droit de connaître » auxquels Manéthon, Pausanias, Plutarque et Galien font allusion dans leurs œuvres à propos des mystères. Toutefois, les nombreux travaux des archéologues contemporains, ceux de Goblet d’Alviella, de P. Foucart, de M. Brillant et surtout de V. Magnien, pour ne citer que les principaux auteurs français, permettent sinon de reconstituer entièrement les rites de l’initiation éleusinienne, du moins de concevoir leurs phases essentielles et d’étudier, de façon précise, leurs symboles fondamentaux.

Les trois pouvoirs

Dans les limites de cet essai, nous ne saurions mieux faire que de donner un aperçu de ces mystères afin de permettre au lecteur de relier aisément les faits ainsi étudiés à la thèse que nous avons précédemment tenté de justifier au sujet de l’origine des associations secrètes antiques. Nous écarterons donc toute analyse détaillée des documents concernant l’histoire même d’Éleusis et nous nous bornerons à l’examen d’une seule initiation : hiérophantique ou royale. Elle présente, en effet, un intérêt évident, car elle peut nous aider à mieux comprendre les structures traditionnelles des sociétés grecques et romaines. Nous suivrons les indications textuelles et archéologiques données par V. Magnien, dont l’ouvrage demeure, en ce domaine obscur, le meilleur guide et une source de précieux documents.

Cet helléniste rappelle d’abord que la religion antique reconnaît l’identité du pouvoir intellectuel, du pouvoir politique et du pouvoir religieux dans la personne du roi. En effet, celui-ci exerce, d’abord, des fonctions sacerdotales en tant que hiérophante ou chef des prêtres [2]. C’est là une conception qui évoque naturellement celle du pharaon égyptien.

Chez Homère, le roi est considéré comme « égal aux dieux ». Platon, dans « Les Lois », assure que Cronos (Saturne) a établi pour les cités des rois et des chefs de race divine [3]. Alexandre le Grand, en voulant se faire passer pour le fils de Zeus, imitait ainsi les souverains asiatiques.

Dans ces conditions, le roi initié représente, en quelque sorte, l’émanation de la lumière de l’intelligence suprême ; il est « l’œil du divin » ; en ce sens, il n’est pas engagé totalement dans les liens de la matière obscure, ce que rappelle encore la devise de la Maison de France : « Les lys ne filent ni ne tissent ».

A ce pouvoir religieux et intellectuel correspond « l’art royal » de la médecine, le pouvoir de guérir. Cette idée très ancienne était exprimée déjà par Homère. Le roi est le savant par excellence. Les Germains prêtaient à leurs souverains la connaissance parfaite des caractères runiques, science réservée aux dieux et aux représentants de la puissance divine, savoir magique auquel on ne pouvait accéder que par des épreuves et des initiations.

Le roi-berger

Enfin, comme en Égypte et en Chine, le roi grec est le chef de l’agriculture. Son œuvre se confond ainsi avec les opérations des mystères d’Éleusis, dont le roi mythique Triptolème construisit une aire sacrée et initia les hommes aux techniques secrètes du labourage et des divers travaux agricoles.

V. Magnien rapporte que le roi et le hiérophante changent de nom. Une inscription gravée l’atteste [4].

« Pour mon nom, ne cherche pas qui je suis : le rite mystique l’emmena en s’en allant vers la mer empourprée. Mais lorsque je serai parvenu à la demeure des Bienheureux et au jour du destin, alors tous ceux qui ont quelque souci de moi le diront. »

Sur les détails des différents rites auxquels il est fait allusion, aucun texte n’est parfaitement clair ni complet. On sait, en effet, qu’il existait une loi d’après laquelle celui qui dévoilait les mystères était accusé d’impiété et condamné à mort. Toutefois, en comparant les écrits anciens, on peut reconstituer l’essentiel des principales cérémonies initiatiques.

Philon d’Alexandrie, dans « La Vie de Moïse (I, 11), indique par exemple que « le soin de garder les animaux était une préparation à la royauté pour celui qui doit commander à la troupe la plus douce des hommes, de même qu’elle pouvait préparer ceux qui ne sont pas belliqueux… Voilà pourquoi les rois sont appelés bergers des peuples, d’un nom qui n’est pas une insulte, mais le plus grand honneur. »

Synésius semble parler de la retraite que doit s’imposer le futur roi avant l’initiation. Il y devra abandonner la haine, le ressentiment et les autres passions humaines.

La partie des cérémonies qui touche au rite mystique de la traversée des eaux est mieux connue. Plutarque rappelle plusieurs traits de l’initiation royale : nage, transport sur une barque, éloignement de tout ce qui est mortel, changement de nom. Ce texte étant remarquable à divers points de vue, nous croyons devoir le citer intégralement. Plutarque raconte l’histoire de Thespésios [5], qui s’était mal conduit et à qui l’oracle avait annoncé qu’il agirait mieux quand il aurait passé par la mort : « Tombé de haut sur le cou, n’ayant pas de blessure ouverte, mais ayant seulement subi un choc, il mourut, et le troisième jour, au moment de ses funérailles, il se releva. Bientôt rentré dans ses forces et maître de lui-même, il montra un changement d’existence incroyable. Car les Ciliciens ne connaissent personne parmi les hommes de cette époque-là qui ait été plus juste relativement aux contrats, plus saint à l’égard de la divinité, plus nuisible aux ennemis, plus sûr pour les amis… »

Le passage par la mort

Il raconte lui-même son histoire à Protogène et aux autres de ses amis qui étaient aussi distingués : « Lorsque la partie qui réfléchit tomba de son corps, ce que souffre le pilote qui tombe de son embarcation au fond de l’eau, il le souffrit d’abord par l’effet du brusque changement. Ensuite, il s’éleva un peu, et alors il lui sembla qu’il respirait tout entier, et qu’il voyait de tous côtés, comme si son âme avait été ouverte par un seul œil. Alors il ne voyait rien de ce qu’il voyait auparavant, mais des astres immenses, éloignés les uns des autres par une distance infinie, lançant un éclat d’une couleur admirable, un éclat qui avait une tension ; en sorte que son âme, doucement emportée, comme une barque dans le calme, s’en allait facilement, partout et vite. Laissant la plupart des choses qu’il avait vues, il disait que les âmes des morts, remontant d’en bas, produisaient une sorte de bulle lumineuse quand l’air sortait ; qu’ensuite la bulle se crevait, et que les âmes sortaient avec la forme humaine, mais sans poids qui les alourdisse. »

« Elles ne se meuvent pas de la même façon, mais les unes sautent (hors de cette bulle) avec une admirable légèreté et bondissent tout droit vers le haut ; les autres, comme des fuseaux, tournent en cercle ; et, rampant tantôt vers le bas, tantôt vers le haut, sont emportées d’un mouvement mêlé et troublé, qui se termine après beaucoup de temps et de peine. »

« La plupart de ces âmes, il ne savait pas qui elles étaient. Cependant, en ayant aperçu deux ou trois bien connues de lui, il essayait de les aborder et de leur parler : elles n’entendraient pas et n’étaient pas en elles-mêmes, mais sans « phrènes » [6], et tout effarées, fuyant toute vue et le toucher, elles erraient d’abord au hasard toutes seules, puis se joignaient à d’autres qui étaient dans le même état, s’entrelaçaient, avaient toutes sortes de mouvements désordonnés, émettaient des sons inarticulés, semblables à des hurlements, mêlés de lamentation et de terreur [7]. »

« Les autres, en haut, tout au sommet de ce qui entourait, apparaissaient toutes brillantes, se joignaient les unes les autres avec bienveillance, évitant les âmes troublées ; elles montraient, à ce qu’il semble, leur mauvaise disposition en se contractant et leur joie ou leur approbation en se détendant et en se dilatant. Là, il vit une âme d’un parent à lui, sans bien la reconnaître, car il était mort alors que lui, il était encore tout enfant. Mais cette âme s’étant approchée tout près, dit : « Salut, Thespésios ! »

« Comme, tout surpris, il répondait qu’il s’appelait non pas Thespésios, mais Aridée, elle reprit : « Auparavant, oui ! Maintenant, c’est Thespésios. Car tu n’es pas mort ; mais, par une destinée des dieux, tu es venu ici par la partie de ton âme qui réfléchit ; l’autre âme, tu l’as laissée, comme une ancre, dans ton corps… »

L’initiation et les exercices de l’ascèse magique

Ce texte de Plutarque présente un grand intérêt, car il permet de comprendre que la traversée mystique de l’initiation royale était une expérience analogue à celle de la séparation du corps provoquée par certains exercices ascétiques et magiques.

En effet, il existe des poisons du système circulatoire et des drogues hallucinogènes qui entraînent des modifications psycho-sensorielles analogues à celles que décrit Plutarque. « Les astres immenses… lançant un éclat d’une couleur admirable, un éclat qui avait une tension… », « les bulles lumineuses… dont les âmes sortaient avec une forme humaine » rappellent étrangement les témoignages recueillis par Mlle A. M. Quétin auprès de quatre-vingt-douze sujets volontaires, considérés comme normaux, et de soixante-douze malades, dont les âges et les niveaux sociaux et culturels étaient différents, la première et la seconde catégorie ayant été soumises à l’action de la psilocybine [8].

C’est ainsi que l’un de ces sujets parlait d’une vision d’une « coquille Saint-Jacques qui s’ouvre, d’où sort une femme aux longs cheveux » ; d’autres évoquent des constructions architecturales grandioses et l’altération mobile et continuelle des lieux et des formes ; le passé se confond avec le présent, les visions d’enfance affluent, l’élément émotionnel pénètre dans l’état hypnoïde. Le sujet entre dans un monde magique [9]. Il affirme avoir découvert « la clef de l’harmonie universelle », mais il ne saura dire ni pourquoi ni laquelle. Or on sait qu’un breuvage réel donnait à l’initié l’ivresse mystique, capable de lui faire quitter le corps et la matière, afin d’accomplir le circuit dionysiaque. Le poète latin Perse signale que l’initié boit à une certaine source de mémoire. Il y avait, d’ailleurs, une source à Éleusis et une source dans le sanctuaire d’Asclepios à Athènes. On peut se demander — c’est là une simple hypothèse — si dans ces lieux n’existait pas un dégagement naturel de protoxyde d’azote. L’eau dissout environ 80 % de ce gaz en acquérant une saveur sucrée très forte. Les petits animaux que l’on plonge dans son atmosphère tombent asphyxiés. Ses effets sur l’homme sont très variés. Sir H. Davy, qui, en 1799, respira ce gaz, remarqua qu’il abolissait la douleur physique et qu’il déterminait tous les symptômes de l’ivresse, d’où son ancien nom de « gaz du paradis ». On attribue, d’ailleurs, à son usage la mort prématurée de l’illustre chimiste. Ce gaz, le plus souvent impur, peut aussi être la cause d’accidents graves, qu’il ne cause point à l’état de pureté et à de très faibles doses.

Les breuvages sacrés

Quelle que soit la nature physico-chimique exacte du breuvage sacré d’Éleusis, il ne nous semble pas douteux qu’il était bu rituellement par les initiés. Les historiens des religions n’ont pas accordé assez d’attention à l’action des substances hallucinogènes sur le psychisme humain. Bien que nous ne puissions apporter ici les preuves archéologiques de ces faits, nous avons découvert des indices certains de l’usage sacré de l’opium par les Sumériens [10]. Cela ne signifie point que les mystères d’Éleusis étaient fondés sur des pratiques d’intoxication des initiés par des drogues. Celles-ci, d’ailleurs, agissent très diversement et en fonction des états psychiques individuels. Mais si elles n’étaient point, à elles seules, les causes de l’illumination, il n’est pas exclu qu’elles eussent pu servir de moyens matériels d’action rapide et profonde sur des hommes qui, dans leur grande majorité, étaient peu préparés à se soumettre aux longs et patients exercices de l’ascèse mystique. Enfin, les applications actuelles de certaines substances hallucinogènes permettent d’envisager une exploration véritable du subconscient par des techniques physico-chimiques associées à une action spirituelle. Ce n’est là qu’une question de transition entre le plan matériel élémentaire et l’ordre subtil de la réalité. La nature animale première de l’être humain s’oppose à ce que des métamorphoses profondes de l’âme soient obtenues naturellement sans le moindre intermédiaire physico-chimique. Faut-il rappeler à ce propos que l’idéalisme religieux absolu est inconciliable avec le fait matériel de l’incarnation sans laquelle Dieu lui-même ne s’est pas révélé aux hommes ? Saint Clément d’Alexandrie déclare dans ses Stromates, V, 11 : « Le Logos a fleuri et, devenu chair, a porté des fruits, et il a fait vivre ceux qui ont goûté à son utilité ; car, sans le bois, il n’est pas venu à notre connaissance, car notre vie a été suspendue pour notre utilité. Et Salomon a dit : « L’arbre de l’immortalité est à ceux qui le saisissent. » Traduire « logos » par « raison », c’est trahir le sens concret, positif et vivant du Verbe par excellence. Comment, en effet, le myste se dépouillerait-il de la réflexion humaine (« phronèsis ») pour assumer la sagesse divine, s’il demeurait en même temps prisonnier des limites abstraites de la seule raison intellectuelle ?

L’initiation hiérophantique ou royale impliquait un dépassement nécessaire de la nature humaine, car le souverain initié devrait être purifié de celle-ci avant d’arriver aux « îles des Bienheureux », ce que confirme cette inscription funéraire : « L’homme illustre parmi les vivants, celui qui était éminent parmi les mortels à la voix claire, le tout premier du sénat et de la cité entière, celui qui, dans sa piété, aimait les mendiants, le cher fils d’Eutochios que les Immortels aimaient !… À cause de cela, ils le lavèrent dans les sources immortelles, ils le jetaient dans les îles des Bienheureux, lui, Domnos, qui avait vécu cinq décades d’années. »

Après cette purification rituelle, le futur roi devait entreprendre une ascension. « Les dieux, dit Synésius, les prêtres, tous avec des bandelettes et des flûtes sacrées, venaient à sa rencontre. » Il arrivait ainsi dans le vestibule du sanctuaire où, ayant contemplé le dieu face à face, il recevait l’illumination parfaite [11].

Face à face avec le dieu

La cérémonie d’initiation, qui correspondait à la contemplation du dieu « face à face » donnait au roi le droit de pénétrer dans le sanctuaire. Or, en Égypte, nous retrouvons la même coutume qu’à Éleusis. Le dieu vivait caché dans une petite chapelle. Seul, le pharaon pouvait y entrer, comme « fils du Dieu ». En pratique, le grand prêtre le remplaçait. L’empereur romain Marc-Aurèle usa de ce droit : « Après avoir arrangé les affaires d’Orient, il fut à Athènes et, parmi d’autres cérémonies de Cérès, il alla au temple pour prouver son innocence et, seul, entra dans le sanctuaire. » Après ce rite, le futur roi recevait à Éleusis des enseignements solennels. On lui apprenait qu’il devait assurer à l’État l’abondance des biens et « se délivrer de son frère ». Synésius dit à ce sujet : « Ils lui expliquaient la double nature des âmes et l’opposition nécessaire qu’ont ceux qui viennent de la terre et ceux qui viennent d’en haut… »

Le « frère » du roi désigne la partie inférieure de l’être humain, sa nature animale, mortelle et corruptible. C’est ici un symbole qui répond à l’ascension rituelle royale. En effet, selon le mythe sumérien, « la royauté descend des cieux ». Dans ces conditions, l’initiation éleusinienne répondait à un processus fondamental qui consistait à « dévêtir » le futur roi de ses enveloppes humaines terrestres avant de le « revêtir » des insignes de sa dignité céleste. Ainsi pouvait-il, à son tour, « faire descendre » ce qui vient du ciel et « faire monter » ce qui s’élève de la terre. Ces deux puissances répondaient aux symboles animaux du feu et de l’air : le lion, roi des animaux terrestres, et l’aigle, roi des oiseaux. Enfin, le troisième symbole animal de la royauté antique était, en Grèce, le dauphin, roi des poissons. Intermédiaire entre la puissance de la flamme et celle du vent, celle des eaux, miroir naturel de la lumière, pouvait être considérée comme la source des images formées par celle-ci. Dans ces conditions, le roi était lui-même chargé du pouvoir bienfaisant des eaux. Il devait, comme elles, faire régner l’abondance sur la terre. De plus, le cours des eaux répondant, par une image héraclitéenne, à celui du temps, il appartenait au roi de veiller au calendrier des travaux agricoles.

De même qu’en Égypte, le, roi traditionnel défriche, laboure, sème, moissonne, en Chine, le suzerain inaugure le travail du labourage ; dans la capitale, il trace lui-même trois sillons ; les ministres lui succèdent pour en tracer cinq ; puis les feudataires présents en tracent neuf. Enfin, il entrait dans les attributs de l’empereur chinois de créer par une promenade rituelle dans le « M’ing-tang », la « maison du Calendrier », au commencement de chaque année, le temps nouveau.

A Éleusis, une inscription nous apprend qu’il y avait un labourage sacré : le hiérophante inaugurait solennellement la fête qui précédait les labours.

Tous ces faits suffisent, croyons-nous, à montrer la profonde unité traditionnelle qui régnait dans le monde des civilisations de l’antiquité occidentale et orientale. Loin d’être séparées comme elles le sont devenues dans les temps modernes, la religion, la philosophie et la science trouvaient dans les cérémonies des mystères le principe vivant et permanent de leur harmonie véritable. Cet œcuménisme répondait à l’existence d’une « maison commune », d’un même Temple invisible et d’une même communion dans un haut idéal physique, moral et intellectuel qu’incarnait dans la matière terrestre la perfection des métiers et des arts. Toute la structure des sociétés antiques était ainsi fondée sur un seul principe que nous avons méconnu et trahi : Le corps social est l’œuvre secrète et sacrée du cœur, c’est-à-dire du Centre de l’humanité, de l’ensemble de ses élites manuelles, intellectuelles, morales et spirituelles. Sans cette unité centrale aucune société n’est capable de résister à l’inévitable contradiction des intérêts et des puissances qui la divisent, ni même de prétendre à devenir jamais une civilisation véritable.

3 Les mystères de Mithra

Nous avons étudié les nombreuses analogies que présentent les mystères d’Éleusis avec les rites et les croyances de l’Égypte pharaonique, notamment en ce qui concerne l’initiation hiérophantique ou royale. Nous examinerons maintenant un autre exemple de l’influence des civilisations orientales sur l’antiquité gréco-romaine, celui des mystères de Mithra.

Le mithraïsme, qui pénétra dans Rome vers le milieu du Ier siècle avant J.-C., a été le principal adversaire du christianisme jusque vers le milieu du IIIe siècle, époque de l’apogée du culte du taureau sacré. Il était alors répandu dans tous les pays de l’empire romain. De l’Espagne à l’Angleterre, du Rhin au Danube, les fouilles ont montré que cette religion mystique et sensuelle avait fait de nombreux adeptes chez les esclaves déportés dans les possessions romaines et qui, au service de riches patriciens, ou, parfois, occupant des postes administratifs importants, entretenaient la popularité du mithraïsme. Vers la fin du IIe siècle, ce culte fut reconnu légalement comme religion officielle. En 307 après J.-C., Dioclétien, Galerius et Licinus consacrèrent conjointement un temple à Mithra, sur le Danube, en le déclarant « protecteur de l’empire ».

Si l’on considère, à la lumière des rites et des symboles initiatiques, les origines des mystères et des sociétés secrètes antiques, on constate que la Grèce fut l’héritière de l’Égypte et Rome, celle de la Mésopotamie. Certes, des influences archaïques locales existaient dans l’Hellade comme en Italie, et l’histoire des religions représente un ensemble d’éléments trop complexes pour que l’on se méfie, à bon droit, des idées générales en ce domaine. Pourtant, ce simple schéma présente l’avantage de toutes les hypothèses de travail. Il permet au moins de distinguer les deux principaux courants de croyances et de traditions qui, entre le deuxième millénaire avant J.-C. et les premiers siècles de l’ère chrétienne, apportèrent aux civilisations grecque et romaine des cosmogonies déjà élaborées et des enseignements ésotériques éprouvés par de longs siècles d’expériences antérieures. En Italie, le mythe mithraïque correspondait fort bien aux besoins profonds d’un peuple de pionniers et de guerriers, car il les purifiait par la notion d’une libération des puissances de la vie grâce à la mort, de même qu’il exaltait en eux le thème de la virilité rendue féconde par le sacrifice sanglant.

L’île de Crète : colonie sumérienne ?

Ce mélange de concepts théologiques iraniens et sémitiques qu’était le mithraïsme provenait des antiques civilisations mésopotamiennes. Par l’intermédiaire de l’Anatolie, le culte du taureau fut introduit en Crète vers le deuxième millénaire. Un rituel archaïque comportait l’usage des « kernoi », ou cornes sacrées, dont on a trouvé un grand modèle fixé au sol du palais de Malia. Ces représentations figurent à la fois sur le disque de Phaestos et parmi les hiéroglyphes hittites. On constate également l’origine anatolienne du symbole de la « double hache » et le rôle important que jouèrent dans ces mystères les Dactyles crétois, les Courètes dont nous avons signalé, dans les chapitres précédents, la fonction initiatique fondamentale.

Les routes du commerce terrestre et maritime faisaient de la grande île crétoise un lieu privilégié de relais, de contacts et de rassemblement entre les peuples orientaux et occidentaux. De nombreux échanges eurent lieu dès le deuxième millénaire entre l’Égéide, la Phénicie, la Syrie et la Mésopotamie. Ougarit, sur la côte syro-phénicienne, a été le principal centre des rapports économiques de la civilisation égéenne avec l’Orient. Les fouilles des nécropoles ont prouvé l’origine anatolienne de certains types de la céramique crétoise, notamment de vases à forme humaine, du type de Mochlos, par exemple. Vers 1600 avant J.-C., cette civilisation avait atteint son apogée ; une écriture linéaire commençait à être utilisée ; elle est restée, jusqu’à présent, indéchiffrable. Le palais royal de Cnossos a révélé pourtant l’admirable architecture archaïque de la Crète ; il a montré aux archéologues des mosaïques, des fresques, des vases et des coupes qui comptent au nombre des chefs-d’œuvre de l’art antique. On a retrouvé même des serrures métalliques avec leurs clefs et des installations sanitaires avec l’eau courante, chaude ou froide, dans les demeures des riches citoyens de l’île. Les jattes peintes crétoises, les « pithoi », atteignent parfois la taille d’un homme. Elles servaient à la conservation et au transport de l’huile.

La perfection de l’art crétois, attestée par les coupes d’or de Vaphio, par exemple, évoque singulièrement celle de l’art sumérien et à un point tel que l’on peut se demander si cette grande île n’a pas été d’abord une « colonie » sumérienne. Le somptueux palais de Cnossos constituait un ensemble d’une extraordinaire complexité, qui avait été conçu de manière à figurer les mouvements diurnes et saisonniers du soleil. Il semble que cette disposition énigmatique avait pour but de servir de cadre à des rites chorégraphiques qui se terminaient par un coït sacré destiné à vivifier la terre et pratiqué entre le roi, habillé en taureau, et la reine, déguisée en vache, Minos devenant le « taureau ardent » et sa femme, la « Vache fertile » [12].

Chaque printemps, Minos, suivi de son peuple, organisait une course de taureaux dont toutes les phases, depuis la chasse et la capture des animaux sauvages jusqu’à leur sacrifice final dans l’arène, sont reproduites sur les deux coupes d’or découvertes dans une tombe, près de Sparte, à Vaphio. Les rites de l’arène se composaient de deux parties, l’étreinte des cornes et la mise à mort. On remarquera que les Crétois, comme les Sumériens, croyaient que la vigueur et la fécondité du taureau étaient concentrées dans ses cornes. Les représentations les plus anciennes d’Europe, mère de Minos, la montrent assise sur le dos de l’animal et empoignant l’une de ses cornes [13].

Le taureau était sacrifié solennellement soit en lui tordant le cou, soit par saignée lente, soit d’un coup de poignard. Enfin, sa chair crue était partagée entre les assistants, comme l’atteste un fragment d’Euripide : « Leur participation aux festins de chair crue les fit accéder à la terre sacrée. »

On retrouve, dans le mithraïsme, l’essentiel des croyances et des rites des mystères crétois. Les Étrusques se livraient, d’ailleurs, à des sacrifices taurins précédés d’une chasse rituelle, comme l’atteste une cruche trouvée à Chiusi et datant du VIe siècle. D’autre part, on sait que le nom même de l’Italie provient d’un autre peuple qui se désignait lui-même par le nom de « bétail » et qui nommait son pays « Italia », c’est-à-dire « le pays du bétail ». « Italia ! » était le cri de guerre de ces guerriers, coiffés d’un casque cornu, adorateurs du dieu-taureau Mars, seigneur des batailles.

Mithra, dieu aryen de la lumière, « Seigneur des vastes pâturages », fusionna précocement avec le culte taurin. On lui attribuait la dispensation des biens, de la santé, de la paix. Il était engagé dans un perpétuel combat contre les forces du mal et des ténèbres.

Après une poursuite acharnée, ce sacrificateur divin, ayant saisi le taureau, le transperça de son épée. Alors, du corps de la bête, jaillirent les plantes et les herbes utiles à l’homme ; de sa colonne vertébrale, le froment ; de son sang, le pampre et le vin.

Afin de commémorer cet exploit mythique, le sacrifice solennel du taureau, le « taurobole », avait lieu à Rome, à proximité immédiate du lieu où s’élève actuellement la cathédrale Saint-Pierre.

En cet espace sacré avait été creusé un fossé entièrement recouvert par une claie sous laquelle descendaient, le jour du baptême mithriaque, les « catéchumènes », le front ceint d’une couronne d’or, le corps orné de bandelettes du même métal [14]. Les nouveaux baptisés étaient désormais des élus auxquels le sacrement avait conféré la puissance, la bonté, l’immortalité. Le jour du jugement dernier, le taureau sacré devait revenir sur la terre, et Mithra ressusciterait tous les hommes. Ces faits suffisent à montrer les nombreux points de ressemblance que présentent entre eux le mithraïsme et le christianisme. Les cultes taurins subsistèrent pendant longtemps. Au VIIe siècle, en Angleterre, l’archevêque de Canterbury décréta solennellement que : « Quiconque se déguisait en cerf ou en taureau aux calendes de janvier, c’est-à-dire se travestissait en animal sauvage et se coiffait de la tête d’animaux, quiconque, donc, prenait de cette façon l’apparence d’un animal sauvage subirait une pénitence de trois ans, car cette pratique était démoniaque. » On a soutenu que les sorcières et les sorciers, adorateurs du « dieu cornu » du Sabbat, auraient été des sectaires du dieu Mithra. Certes, en Écosse et en France, de nombreuses femmes, jugées pour sorcellerie, confessèrent avoir eu des rapports avec le démon, qui leur apparaissait sous la forme d’un taureau. On peut se demander toutefois s’il s’agissait vraiment d’un culte taurin véritable à une époque aussi tardive. Nous croyons plutôt qu’il faut voir dans ces faits complexes des traces de survivances de pratiques païennes qui ne se rattachaient pas nécessairement au mithraïsme plutôt qu’à d’autres religions non chrétiennes. Dans un ouvrage du XVIIe siècle, « La Vie de Michel Nobletz », l’auteur signale avoir rencontré dans l’île de Sein trois druidesses ; il réussit à les convertir à la foi chrétienne ; elles finirent leurs jours dans un couvent.

Les rites secrets et hiérarchisés du culte antique de Mithra

Le mithraïsme n’était pas seulement une religion publique dont nous venons d’étudier l’origine, les cultes et les principaux thèmes mythiques. Il était aussi une société secrète initiatique dont l’enseignement ésotérique était dispensé selon divers degrés qui correspondaient à une hiérarchie occulte [15]. Les sectateurs de Mithra se réunissaient dans des souterrains. Parfois, leur sanctuaire était une grotte naturelle ou artificielle ; plus souvent, dans les villes, c’était une cave précédée d’un parvis ou « pronaos », qui s’ouvrait directement sur la voie publique. Le sanctuaire proprement dit était une salle rectangulaire qui, au témoignage de Porphyre, symbolisait l’univers. Elle était divisée en trois parties dans le sens de la longueur.

À droite et à gauche, le long du mur, s’étendaient les podia, banquettes exhaussées sur lesquelles s’agenouillaient les fidèles. La partie centrale était réservée aux cérémonies. Dans le fond, qui se terminait en abside, on plaçait invariablement l’image, parfois voilée, de Mithra, entre la représentation du Soleil et de la Lune. Les images des deux dadophores portant, l’un une torche élevée, l’autre une torche abaissée ; une fontaine ou une vasque d’eau lustrale, disposée près de l’entrée ; des symboles astronomiques (signes du zodiaque, autels dédiés aux planètes) ; un pyrée où brûlait un feu perpétuel ; les statues du dieu Léontocéphale et de Mithra sortant du rocher, tel était l’ameublement ordinaire de ces cavernes (spelaea).

Les initiations comportaient sept degrés [16] donnant accès à autant de grades, où les mystes prenaient successivement le titre de « Corbeaux », « Occultes », « Soldats », « Lions », « Perses », « Héliodromes » et « Pères ». Le tableau sacré était souvent entouré de bas-reliefs représentant des scènes plus ou moins dramatiques, dont le sens nous échappe. Les uns y ont vu des rites d’initiation ; d’autres, une reproduction de détails empruntés à la légende de Mithra. Ainsi, un panneau assez fréquent figure un personnage qui, vêtu comme Mithra, est accueilli par Hélios sur le char solaire. Est-ce Mithra lui-même ou un initié dont on représente l’ascension ? Peut-être y a-t-il moyen de concilier les deux opinions, en supposant que certaines de ces scènes figurent des initiations où, comme c’était souvent le cas dans les mystères antiques, l’on faisait jouer au néophyte le rôle légendaire du dieu.

Tout ce qu’on a cru pouvoir établir avec quelque certitude en se servant des textes autant que des monuments, c’est que le candidat devait s’engager par serment à ne pas divulguer les secrets du grade qui allait lui être conféré ; en outre il formait d’autres vœux plus spéciaux ; puis on l’introduisait, les yeux couverts d’un bandeau, les mains attachées avec des cordes en boyau qu’un officiant coupait au cours de la cérémonie. On le soumettait à diverses épreuves, comme de le faire sauter au-dessus d’une fosse pleine d’eau, ou de le faire passer à travers une flamme ; ensuite, on procédait à des ablutions qui avaient un caractère symbolique enfin, un voile se levait dans le fond du sanctuaire, et le néophyte était admis à contempler la représentation sacrée du dieu. Des jeux de lumière, inattendus, habilement ménagés, ajoutaient à la mise en scène.

Les textes ne nous renseignent guère sur les détails des initiations aux grades respectifs. Nous savons seulement, d’après Tertullien, qu’à la réception du « miles », on lui offrait une couronne sur une épée ; il prenait l’épée, mais repoussait la couronne en disant : « Mithra est ma couronne. » Il y avait aussi un banquet, sorte de communion à laquelle ne participaient peut-être que les initiés ayant reçu les « léontiques ». Le célébrant y consacrait des pains mélangés de vin. Un bas-relief de Sarrebourg montre deux personnages couchés sur des coussins devant un trépied qui porte de petits pains ronds, marqués chacun d’une croix ; tout autour, des initiés de différents grades sont munis de cornes à boire.

Il y avait aussi, comme nous venons de le voir, des épreuves physiques assez sérieuses où le néophyte jouait le rôle de patient [17]. Peut-être feignait-on de le mettre à mort par un glaive qu’on levait sur sa tête. Dans d’autres circonstances, il devait prendre part à un meurtre simulé ; d’après un auteur syriaque, Zacharie le Scolastique, le prêtre se bornait à produire « une épée teinte du sang d’un homme qui était censé avoir péri de mort violente ».

Un initié trop zélé

Il n’est pas étonnant que dans ces conditions les chrétiens aient accusé les sectateurs de Mithra de pratiquer des sacrifices humains. Rien n’implique des attentats à la vie humaine, du moins pour l’époque dont nous nous occupons. L’empereur Commode, qui avait voulu se faire initier, causa un scandale pour avoir, paraît-il, pris au sérieux le meurtre simulé et causé ainsi la mort de la victime. Un autre argument, c’est que, là où les bas-reliefs exhibent un sacrifice de taureau ou de bélier, le glaive disparaît dans le corps de l’animal ; là, au contraire, où il s’agit d’un homme, l’arme est simplement brandie, et rien n’indique qu’elle dût s’abaisser. À chaque degré on expliquait sans doute au néophyte le sens des symboles qui l’entouraient ; peut-être cette interprétation allait-elle en s’approfondissant et, pour mieux dire, se spiritualisant à chaque initiation nouvelle [18].

Dans chaque communauté, on trouvait un ou plusieurs desservants (« sacerdos », « antistes »), généralement, mais pas toujours recrutés parmi les « pères ». Ceux-ci se divisaient eux-mêmes en « pères du culte » (« Patres sacro-rum ») et « pères des pères » (« Patres patrum »). Le rôle du clergé était plus considérable que dans les anciens cultes grecs et romains. Intermédiaire obligé entre le fidèle et la divinité, il dirigeait la célébration des offices et l’administration des sacrements, présidait aux dédicaces solennelles, veillait à l’entretien du feu perpétuel, formulait des prières, le matin, à midi et le soir, en se tournant respectivement vers l’Orient, le Midi et le Couchant. La liturgie quotidienne, comprenant de longues psalmodies et des chants accompagnés de musique, se compliquait fréquemment de sacrifices spéciaux. À un moment donné, marqué par la sonnerie de clochettes, on dévoilait l’image du Tauroctone. Chaque jour de la semaine était consacré à l’une des planètes ; on célébrait un office devant son image dans un endroit déterminé de la crypte. Il y avait aussi des fêtes solennelles à certains jours de l’année. Une des plus importantes était fixée au 25 décembre, où l’on célébrait la renaissance du Soleil (Die natalis Solis invicti). Les équinoxes étaient des jours fériés ; les initiations s’opéraient de préférence au printemps, vers l’époque pascale, où les chrétiens admettaient également les catéchumènes au baptême. Les communautés mithriaques ne furent jamais au service de l’État : leur représentation juridique était cependant assurée par le collège de décurions qu’elles élisaient chaque année ; elles avaient leurs présidents ou « magistri », leurs défenseurs, leurs patrons, qui veillaient à leurs intérêts civils. Les sanctuaires du mithraïsme ne furent, d’ailleurs, jamais très spacieux ; ils ne pouvaient guère contenir qu’une centaine de fidèles. Quand la communauté devenait trop nombreuse, elle se dédoublait et envoyait une colonie fonder un autre « mithreum ».

La lente séparation de la religion et de l’initiation

On peut se demander si ce principe de dédoublement du « mithreum » et ces missions ne correspondent pas à des coutumes très anciennes qui expliqueraient peut-être, en dehors du cas particulier du mithraïsme, à la fois la grande ressemblance que présentent entre eux la plupart des mystères du monde antique et l’analogie évidente de l’organisation et des rites des sociétés secrètes traditionnelles dans les pays les plus divers.

Avec la naissance et les progrès du christianisme, nous allons constater que la distinction entre l’enseignement exotérique et l’ésotérisme, entre la religion et l’initiation, va devenir de plus en plus nette, jusqu’à se transformer en une division totale, dans les temps modernes. Parallèlement, des conflits philosophiques et sociaux se sont aggravés de siècle en siècle, dans la mesure où la civilisation contemporaine, éloignée de la foi ancestrale, n’en a pas été rapprochée pour autant du savoir initiatique, à l’exception d’une élite trop peu nombreuse et disposant de moyens d’action insuffisants par rapport à l’ampleur toujours croissante des tâches à accomplir et des problèmes à résoudre. La lente dégradation de l’unité spirituelle de la civilisation occidentale demeure l’un des faits fondamentaux de l’histoire universelle. Nous allons tenter maintenant d’en rappeler les phases principales et d’en rechercher les causes.


[1] Pindare, Sophocle, Proclus, Platon, Cicéron, Pline et bien d’autres auteurs grecs et romains illustres ont exprimé dans leurs œuvres l’admiration et le respect qu’ils éprouvaient pour les mystères d’Éleusis. Aristide le Rhéteur écrit : « Éleusis est le sanctuaire commun à toute la terre ; parmi les choses divines accordées aux hommes, il n’en est point de plus terrible ni de plus brillante. En quel lieu des mythes plus admirables ont-ils été chantés ? des drames plus importants ont-ils saisi l’esprit ? Où a-t-on vu les spectacles rivaliser plus heureusement avec les paroles entendues, scènes admirables contemplées au milieu d’apparitions indicibles par des générations innombrables d’hommes bienheureux… » (Éleusinos, Tome I, page 256, éd. Dindorf). Cicéron loue les « mystères augustes » d’Éleusis, « la sainte où viennent s’initier les nations des rivages les plus éloignés » et les Athéniens « de chez lesquels, suivant l’opinion commune, sont sortis, pour être distribués sur toute la terre, la civilisation, la science, la religion, la culture, le droit, la législation ». (De Legibus, II, 14. De natura deorum, I, 119).
[2] Platon rappelle dans « La Politique » que le roi, à Athènes, a le privilège des choses sacrées les plus vénérables et les mieux aimées des ancêtres. Aristote ajoute : « Le roi s’occupe d’abord des mystères ? avec les épimélètes que le peuple élit au nombre de deux pour l’ensemble des Athéniens… » (Politeia des Athéniens). Démosthène, en l’adressant aux citoyens de la cité, leur rappelle que « le roi faisait tous les sacrifices, et son épouse, comme reine, accomplissait naturellement les cérémonies les plus vénérables et les plus mystérieuses » (Contre Néère).
[3] Cette idée semble universelle si l’on en juge par les faits cités par Frazer, qui énumère les peuples ayant eu la même croyance et où l’on trouve aussi bien les Polynésiens que les Siamois et les Indiens. Plotin explique ainsi le mythe de Cronos, fondateur de la monarchie divine : « L’intellect (le « Nous »), dit-il, est plein des choses qu’il a engendrées ; il les dévore, en ce sens qu’il les retient en lui-même, qu’il ne les laisse pas tomber dans la matière ni être dévorées par Rhéa. Cronos, le plus sage des dieux, naquit avant Zeus et dévorait ses enfants. Cronos représente l’intelligence pleine de ses conceptions et parfaitement pure. »
[4] Ce texte fait allusion à une traversée mystique. Celle-ci était accomplie après divers autres rites que décrit ainsi V. Magnien : « Le futur roi se prépare à l’avance par certains exercices comme la garde des animaux et la chasse. Il a une retraite où il peut reconnaître les maux de l’humanité.
Il doit accomplir la traversée d’un fleuve ou d’un bras de mer — symbolique — d’abord à la nage ; puis sur une barque, prenant ainsi un corps nouveau et des énergies nouvelles, devenant pilote de navire symbolique. Il aborde au rivage des îles Bienheureuses.
Avant la réception, il est lavé et purifié. Il doit parvenir au sommet ; les dieux, puis Zeus seul, l’accompagnent ; il doit finalement se confondre avec Zeus.
Il entre dans le sanctuaire, où il contemple le dieu face à face et s’identifie avec lui ; il est illuminé et devient illuminateur. Il revient pour illuminer la foule. »
[5] Ce passage — intitulé dans Plutarque « La vengeance tardive de la divinité » (voir le livre de Magnien, page 339) — voile, sous la fable, des allusions à l’initiation royale.
[6] La partie de l’âme qui comprend les sentiments et les passions.
[7] Comparer ce passage avec les descriptions du « Livre des morts tibétain, le Bardo Tödol ». De nombreuses analogies peuvent y être constatées.
[8] Les résultats de cette enquête ont été donnés par Mlle A.M. Quétin dans sa thèse de faculté de médecine : « La psilocybine en psychiatrie clinique et expérimentale » (10 juin 1960). Citons encore l’ouvrage du professeur Heim, du Muséum d’histoire naturelle, et du docteur Watson : « Les Champignons hallucinogènes du Mexique ». Dans une étude intitulée « Je suis allé au Paradis », et publiée dans la revue Planète (N° 7, page 55), le poète Robert Graves rapporte les images qui ont envahi son cerveau à la suite de l’absorption de psilocybine.
[9] Citations extraites d’un article du professeur Roger Heim : « Les Champignons sacrés des prêtres mayas au service de la médecine » (Revue du Muséum).
[10] Cet usage a été gardé durant les siècles par les pirates malais dont, par ailleurs, la langue et la stratégie particulières présentent de curieux rapports avec les traditions sumériennes de la navigation.
[11] « Ayant regardé le « Logos » divin, dit Orphée à son fils, assieds-toi près de lui, dirigeant l’esquif intelligent de ton cœur, gravis bien le sentier et considère seul à seul le roi du monde. Il est unique, né de lui-même, et tout vient d’un seul être… » (Orphica, éditions Hermann).
Il y aurait, certes, maints commentaires à faire au sujet de ce fragment d’inscription, mais nous nous bornerons à signaler au lecteur un livre de Guénon : « Le Roi du Monde » (Chacornac – Paris 1960), et l’analogie que présentent les attributs orphiques du « roi du monde » avec ceux que la tradition biblique prête à « Melkitsédek » ou « Melchisédech » selon l’ordre duquel saint Paul enseigne que Jésus a été fait pour toujours souverain sacrificateur (Hébr., VI, 20) : « En effet, ajoute saint Paul, dans l’Épître aux Hébreux 7 : 1, 3, ce Melchisédech, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix, qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, mais qui est rendu semblable au fils de Dieu, ce Melchisédech demeure sacrificateur à perpétuité. »
[12] Les découvertes des « tombes royales » d’Ur indiqueraient une source sumérienne de ces rites plutôt qu’une origine égyptienne, comme semble le croire J.R. Conrad dans « Le culte du taureau » (Payot 1961, p. 134).
[13] Les rites comportaient un exercice extraordinaire : des athlètes des deux sexes descendaient dans l’arène puis sans armes et immobiles, ils attendaient l’attaque du taureau. Juste avant d’être projeté en l’air par un coup de tête, le champion agrippait les cornes, exécutait un saut périlleux et retombait debout soit sur le dos de la bête, soit à terre.
[14] « Le taureau était mis à mort par le prêtre et son sang retombait sur les prosélytes. Abondamment baignés dans le liquide purificateur, ces derniers sortaient alors de la fosse pour recevoir et absorber un peu de semence de l’animal, prélevée par le prêtre dans les testicules de la bête », écrit J.R. Conrad dans son ouvrage sur « Le Culte du taureau » (p. 170). Plus loin, le même auteur écrit à propos du thème de la résurrection dans le culte de Mithra : « Ceux qui avaient eu la véritable foi devaient acquérir la vie éternelle grâce au vin préparé avec le sang du taureau sacré ; quant aux autres, ils étaient condamnés à rester dans l’obscurité éternelle. » Il dit encore (p. 175) : « On a, par exemple, de bonnes raisons de supposer que le prêtre suprême de Mithra résidait sur la colline vaticane. Après la mort de Julien l’Apostat, qui avait reçu le baptême mithraïque, le siège de la papauté païenne semble avoir cédé la place au chef de l’Église chrétienne. »
Si l’on peut faire quelques réserves à propos de ce dernier jugement de J.R. Conrad, il n’en est pas moins important de remarquer que la grande fête de Mithra était célébrée le 25 décembre. Le pape Libère, en 354, transféra du 6 janvier au 25 décembre la fête célébrée en l’honneur de la Nativité.
[15] Nous avons résumé sur ce point les recherches classiques de F. Cumont, selon l’analyse de Goblet d’Alviella : « Croyances, rites et institutions » — Geuthner, Paris, 1911.
[16] D’après certains auteurs, ces degrés étaient au nombre de douze ; mais il est possible que certains grades aient comporté plusieurs subdivisions.
[17] On a souvent cité le passage de Nonnus, le grammairien, ou cet écrivain de la fin du VIe siècle décrit les épreuves des néophytes dans le mithraïsme. Ceux-ci devaient traverser le feu et l’eau, endurer le froid, la faim, la soif, la fatigue de la marche, etc. M. Cumont traite ce récit d’hallucination et n’est pas éloigné de croire que l’imagination de Nonnus aurait inventé ces supplices. Cependant, nous savons que plusieurs de ces épreuves figuraient réellement dans l’initiation, du moins sous forme de simulacres. Pourquoi n’en eût-il pas été de même des autres détails que rapporte l’écrivain byzantin ? Il est certain qu’il avait dû puiser aux sources, puisque c’est lui qui nous révèle les termes d’« hypobase » et d’« anabase », employés dans les mystères pour indiquer la descente et l’ascension des âmes.
[18] Plusieurs passages d’écrivains antiques confirment cette hypothèse. Firmicus Maternus, dans son traité « de Erroribus profanarum religionum », nous dit que les « mages feignent d’adorer un homme tuant un bœuf, mais ils rapportent ce culte à la puissance de la lumière ». Plus explicite encore est Pallas : « L’opinion commune, dit-il, est que ces noms d’animaux et de monstres se rapportent au zodiaque ; en réalité, les sectateurs de Mithra veulent faire entendre ainsi certains secrets sur l’âme qu’ils représentent comme apte à revêtir plusieurs corps. »

http://www.revue3emillenaire.com/blog/les-societes-secretes-antiques-eleusis-et-mithra-par-rene-alleau/

Quand Napoleon s'inspira de la Sharia islamique pour le code Napoleonien et le code civil

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N'en déplaise aux extrèmes ,qui mettent la Sharia a toutes les sauces en ce moment  par pure propagande et recuperation , sans aucune connaissance ni de la religion ni de l'histoire ,bref l'inculture amènent souvent à la xenophobie , ils instrumentalisent une poignée de barbus à la solde bien souvent de sectes, enrolés et endoctrinés pour jeter le discrèdit sur une communauté qui n'a jamais posé de problème dans leur culte et sont respectueux de la laicitée ,les problèmes des prières de rue sont de l'ordre de minorités mal éduqués et peu instruite ,parce que une priere doit se faire dans des conditions de propreté irreprochable pour etre valide alors se jeter face contre pavé proche de de jections de pigeons et de salissures et une absurdité qui ne sert qu'à donner le baton pour se faire battre la valeur d'une telle priere est nule ,alors qu'elles sont ceux qui les appels a de telles prières ,qui les financent et dans quel but ,car si on essayer de stigmatiser une communauté et la faire passer pour des abrutis on ne s'y prendrait pas mieux .....du pain bénis pour les fachos , il faut respecter que certains ne croit pas et ne viennent pas faire du proselytisme en bas de chez vous, comme prier en pleine rue dérange ceux qui ne prient ,la foi a telle besoin de tant de demonstration ,le croyant ne  recherche t il pas  pas l'intimité avec son Dieu plutot que la promiscuité avec le plus grand nombre priez chez vous serez beaucoup plus discret et plus profitable a votre communauté que de faire étalage et demonstration de votre culte dans un lieu non approprié et contraire a votre dogme. La religion est une route qui traverse le coeur mais qui doit pas  traverser   la vie  des non croyants   en s'imposant a eux par le nombre , vivant ensemble mais dans le respect de la difference .bref cette parenthèse faite  revenons a nos moutons . La preuve est pourtant dans leur livre qui interdit formellement de telles pratiques

«Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement, et avec discrétion. Il n'aime pas les transgresseurs. » [ Sourate 7 - Verset 55 ]

 

Les Musulmans sont convaincus de la portée universelle du Droit musulman,adaptable à toutes l«Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement, et avec discrétion. Il n'aime pas les transgresseurs. ]es conjonctures et à  toutes les époques, comme en fait foi le voeu adopté à l'unanimité au cours de la séance finale du 7 juillet 1951, lors du congrès international de droit comparé à Paris: "... il est résulté clairement que les principes dudroit ont une valeur indiscutable et que la variété des écoles, à l'intérieur de ce grand système juridique, implique une richesse de notions juridiques et techniques remarquables, qui permet à ce droit de répondre à tous les besoins d'adaptation exigés par la vie moderne". La morale internationale telle qu'elle a été instituée par l'islam a marqué le processus d'élaboration et d'évolution de la pensée juridique, de par le monde. Le travail magistral de mon cher ami et collègue Marcel Boisard, dans son célèbre ouvrage "I'humanisme de l'islam", constitue une référence digne d'estime. L'islam, religion universelle, s'identifie à la Charia, loi universelle. Néanmoins, les doctes de la loi musulmane ont toujours été réfractaires à l'idée de

"L'islam religion d'Etat"
-Quand, au Moyen Age, le Sultan Ottoman Sélim voulut en appliquer le principe dans l'Empire musulman,
le "Cheikh El Islam", gardien de la "Charia" (loi organique) s'y opposa catégoriquement,
invoquant le respect reconnu par l'islam à la liberté de conscience.La loi musulmane autorise
les testaments au profit de personnes non conçues, àla différence de la loi française
En ce faisant dit O. Pesles Le législateur français a apporté une entrave à la liberté du testateur (21).
Le testament par acte privé est prohibé par Justinien alors que les formes de testament
en usage dans le Bas Empire Romainsont les mêmes que celles actuellement usitées par les Musulmans
Est ce là de simples coïncidencesncomme les appelle O. Pesles (22),
ou de véritables emprunts ? Les Malékites ont réglementé les contrats commutatifs avec un esprit d'équité
très manifeste "On ne trouve qu'une trace légère d'un pareil souci chez le législateur français" (23)
. Il y a d'autre part analogieentre l'action en nullité accordée aux créanciers de l'héritier par la loi
musulmane et l'action paulienne du droit romain
Les deux actions sont accordées à des créanciers pour leur permettre de faire annuler des actes
de leur débiteur qui leur sont préjudiciables (24) Une récolte déficitaire
entraîne une réduction proportionnelle au prix de location aussi bien dans le rite
malékite qu'en Droit français (25).
En Islam, la remise devient parfois intégrale
-Le prêt de consommation suppose que les choses sont prêtées pour être consommées,
sinon il y a prêt à usage. "Il y a symétrie absolue sur ce point entre le rite malékite
et le Code civil français (art. 1894) (26). Le Maroc a toujours été une pépinière de juristes.
Pline le signalait déjà pour les Temps Antiques. Les universités malékites
en Afrique ont été de tous temps,
une pépinière des jurisconsultes les plus célèbres du monde musulman.
Le Centre intellectuel maghrébin attira par sa renommée mondia le sur le plan
jurisprudentiel le fameux Gerbert d'Aurillac devenu Pape Sylvestre II en (999/1003 ap. J.) (27).
La Qaraouyène était considérée comme "La première école du Monde (28).
Une réelle civilisation, fruit des préceptes coraniques, une culture intellectuelle surprenante
régnaient jusqu'au fond des montagnesmarocaines (29). L'influence de Fès
sur Ifriqiya se développa... "Ainsi
dit G. Marçais
-la vieille patrie des docteurs de l'islam se mettait à l'école des berbères de l'Ouest (30).
Le législateur marocain était très pointilleux. Lencitoyen moyen fut empreint du sens de l'équité;
jaloux de sasouveraineté, il savait respecter les droits, la liberté et la dignité d'autrui.
Latrie constate que tant que les Européens "évitèrent de provoquer la susceptibilité
des Musulmans,
tant qu'ils respectèrent l'esprit et la lettre des traités acceptés par leurs souverains,
ils trouvèrent dans la population et dans les gouvernements du Maghreb,
les égards et la protection la pluséquitable.
" En témoigne d'après Latrie "l'esprit de bonne foi et de tolérance religieuse qui régna
de part et d'autre, pendant plus de cinq cents ans (du Xlème au XVIème siècle),
dans les rapports des chrétiens et des Arabes".
Références:
* La Judicature, la procédure, les preuves dans l'islam malékite, O. Pesles,
Impr. Réunies, Casablanca, 1942 p. 2
* La femme Musulmane dans le Droit, la Religion et les Moeurs, o. Pesles,
les Ed. La porte, Rabat, 1946 p
. 30 et suite.
* Exposé pratique des successions dans le rite malékite, O. Pesles, Imp.
Réunies
-
Casablanca, 1940, p.11
* Le testament dans le rite malékite, O. Pesles, Edition Moncho, Rabat,
1932, p 47
* Les contrats de louage, O. Pesles, Moncho, Raba
t, 1938 (p. 39 Code
Civil français (art. 1118).
* "Le crédit dans l'islam malékite", par O. Pesles, Imp. réunies,
Casablanca, 1942, p. 27
Massignon. "Etudes/et Conférences"
-
congrès de l'Académie de langue
arabe du Caire'', 1959
-
1960 (p. 218)
1) Le Te
stament p. 99
2) Esprit des Lois, Livre II, chapitre V, livre III, chap. IX
3) Judicature..., O. Pesles p. 5

Source: Jean Joseph Delsol. "Explication Élémentaire du Code Napoléon."

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Octave PESLES (dans son ouvrage « Judicature », éd. 1942, p. 5) : Le Code Napoleon et la Chariah

"D'ailleurs, toute une gamme d'élaborations juridiques, dans toutes les branches de Droit, cristallisent l'Apport de la Charia bien entendue, dans le Code Civil de Napoléon, comme le constate le grand juriconsulte français Octave PESLES (dans son ouvrage « Judicature », éd. 1942, p. 5). Le Congrès International de Droit comparé, qui a tenu ses assises à Paris, le 7 Juillet 1951, affirme que « le Droit musulman implique une richesse de notions juridiques et de techniques remarquables, qui permet à ce Droit de répondre à tous les besoins d'adaptation, exigés par la vie moderne ."

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Le Code Civil français de Napoléon semble être fortement inspiré par la Charia d'après Christian Cherfils

L’influence de la pensée arabo-islamique sur la pensée européenne ne s’est pas limitée à la philosophie, à la poésie ou à la méthodologie, mais on la retrouve également au niveau de la législation européenne. Des penseurs d’élite affirment que le code de Napoléon a été inspiré de la doctrine malékite. Le jurisconsulte français Sidiou affirme que le code napoléonien est fondamentalement inspiré de la doctrine malékite en disant : «la doctrine malékite nous interpelle en raison de la nature des relations que nous entreprenons avec les Arabes d’Ifriqiya. De ce fait, le gouvernement français a confié au Dr Peyron le soin de traduire “l’Abrégé du Fiqh”, de son auteur Al-Khalil Isaak Ben Yacoub décédé en 1442.” Cet ouvrage est très réputé dans les milieux universitaires et religieux dans les pays du Maghreb et en Afrique occidentale (commentaire de Khalil) (6) .

Pendant la campagne de l’armée Napoléonienne en Egypte, l’empereur français connut de près la charia islamique. Nous nous référons ici à l’ouvrage de Christian Cherfils intitulé : «Bonaparte et l’islam» (7) qui comporte des détails dans ce sens.

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NAPOLEON BONAPARTE : Empereur de France (1769-1821)
“L’Islam attaque spécialement les idolâtres; il n’y a point d’autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète; voilà le fondement de la religion musulmane; c’était le point le plus essentiel: consacrer la grande vérité annoncée par Moïse et confirmée par Jésus. (...) Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.
(...) Je suis, moi, musulman unitaire et (que) je glorifie le Prophète. (...) J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes de l’Alcoran (Islam - nda), qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes.”

(Extraits de “Correspondance de Napoléon Ier Tome V pièce n° 4287 du 17/07/1799: profession de foi, voir aussi pièce n° 3148; et de l’ouvrage de Christian Cherfils: “Bonaparte et l’Islam” - Pedone Ed. - Paris - 1914 - p. 81 - 127 ) Note: les historiens qui parlent de cette conversion, la qualifie de stratégie égyptienne. Cependant il suffit de lire le “Journal inédit de Ste Hélène, de 1815 à 1818” du Gal Baron Gourgaud -2 tomes- Ed. Flammarion, pour se rendre compte que la persistance de l’Islam chez Napoléon, lors de son séjour final à Ste Hélène, ruinent totalement cette hypothèse. Car, là, nulle ambition ou stratégie politique ne dictaient alors sa conduite.

Napoléon Bonaparte et ...l'Islam
Ce petit paragraphe a sa place et dans cette étude, et dans cette phase de conclusion, malgré votre étonnement. Vous allez vite comprendre pourquoi. Lorsque j'étais jeune, à l'école, cela m'aurait intéressé de savoir les vues de l'Empereur de France sur l'Islam. Il aurait été intéressant de savoir qu'il a pris le temps, plusieurs fois, pendant sa campagne d'Egypte et surtout lors de son
séjour final à Ste Hélène, d'écrire et de faire écrire ses vues sur la religion de l'Islam. Je signale que cette persistance de l'Islam chez Napoléon dans ces derniers jours, ruinent totalement l'hypothèse du
mensonge politique ou stratégique en Egypte, comme avancée par certains historiens, pour justifier ses vues pro-islamiques. Il faut se rendre à cette évidence. Mais cela, je ne l'ai jamais appris à l'école, et on ne trouve guère encore trace de ses vues, à prix exorbitants, chez quelques antiquaires spécialisés. J'ai eu cette chance. Je vous les livre, ci-dessous. L'Empereur Napoléon Bonaparte, ayant une écriture illisible, faisait écrire par ses derniers amis et généraux son "journal
intime"... Et dans celui-ci il a enregistré son évaluation du Judaïsme, du Christianisme et de l'Islam.
Il dit en substance :
-Moïse (p) a reçu de Dieu, un message pour guider les hébreux sur le droit chemin. Mais conséquemment, ces derniers ont gardé pour eux-seuls les merveilleux enseignements de Moïse (p). Ils ont détourné ce message pour le confiner à "une race d'élus de Dieu", au lieu d'en faire profiter le
monde.
-Puis vint Jésus (p), dit-il. Jésus (p) a souligné une belle vérité sur Dieu. Il a dit que Dieu est Unique et que vous devez l'aimer de tout votre coeur, et aimer votre voisin comme vous même.
Mais, dit Napoléon, après la mort de Jésus (p), un groupe de politiciens, de Rome, a vu dans cette religion, une possibilité de contrôler une masse importante de gens. Ils ont donc élevé Jésus (p) au rang de Dieu, et partie de Dieu Lui-même. Ils ont ensuite donné à Dieu des partenaires. Ils
étaient maintenant trois en un. Napoléon a dit : c'est de l'idolâtrie.
-Puis enfin, l'Empereur Bonaparte a enregistré ceci: à un certain moment de l'histoire, apparut un homme appelé "Mohamed" (Mohammad -pbsl).
Et cet homme a dit la même chose que Moïse (p), Jésus (p), et tous les autres prophètes: il n'y a qu' Un Dieu. C'était le message de l'Islam. L'Empereur Napoléon Bonaparte a dit: "l'Islam est la vraie religion". Et il a ajouté que plus les gens liront et deviendront intelligent, plus ils se familiariseront avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui supportent le polythéisme, et ils reconnaîtront qu'il n'y a qu' Un Dieu. Et par conséquent, j'espère que le
moment ne tardera pas où l'Islam prédominera le monde, car .....il prédominera le monde.

Ainsi a parlé l'Empereur Napoléon Bonaparte.

Réf. succinctes: - Correspondance de Napoléon 1er:
tome V, p518. Correspondance de Napoléon 1er: pièce N°3148 Journal inédit de Sainte Hélène, de 1815 à 1818 (Gal Baron Gourgaud) Références complémentaires : voir bibliographie à la fin.


Les manipulateurs d'image sur internet et desinformation

 

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Voici un doc très explicite sur des manipulateurs d'image qui ensuite circulent sur divers réseaux sociaux racistes  si ces personnes propageaient  de 

de vrais infos   je trouverais normal  de le faire mais ils sont menteurs et malhonetes et ne connaissent que le mensonge comme moyen d'attirer la sympathie des français ,et d'attiser la haine et la division au lieu de rechercher la paix et la prospérité de leur pays ......

un exemple parmi des milliers :

« Des dépenses ahurissantes pour l’enseignement de l’arabe à l’école ! « 

« Mieux vaudrait remettre à plat un certain nombre de dépenses,  parfois ahurissantes, notamment en ZEP, en supprimant par exemple les cours d’arabe pour les primaires, quand même l’anglais n’est plus dispensé par des professeurs spécialisés !« .  Déclaration de Marion Maréchal-Le Pen ,  la députée Front National,  , à la tribune de  l’Assemblée nationale, en décembre 2012.

En arrière-fond de cette déclaration solennelle, on devine que la benjamine Le Pen voulait , comme toute la fachosphère le fait sans cesse, effrayer avec cette « invasion arabo-musulmane en marche,  avec la complicité de la gauche« .  En  nous jouant aussi  l’air du « y en a que pour les arabes et les immigrés » ,   mêlé au « pour les écoles en ZEP ,  les banlieues et les racailles , on dépense sans compter« .

Mais la pseudo -révélation   de la députée FN a fait  un flop retentissant.

En effet, son hoax sur ces  »dépenses ahurissantes »  a été prestement démoli par nos brillants collègues de Désintox TV, sur  Arte et Libération  (voir la vidéo ci-dessous).

En réalité, l’arabe est enseigné à une quantité  « ahurissante » de   124 élèves  d’école primaire , sur plus de 6.5 millions d’élèves,  soit à peine 0.001%.
mais evidemment n'oseront jamais parler  sur

L'école juive en chiffres

Il y a 102 groupes scolaires en 2010 ce qui représente 283 établissements (dont 148 en cours de contractualisation).

Au niveau des effectifs, cela signifie le passage de quelques centaines d’élèves en 1945 à 30 525 élèves en 2010, dont 27 419 dans des établissements sous contrat avec l’État, soit environ 90 %. http://www.fsju.org/info/enseignement/reseau/ecole-juive-en-chiffres.html

http://www.debunkersdehoax.org/

Le Dragon de Sodome, par Joel Labruyére

 

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Lorsque des hommes défilent dans la rue sous la bannière de la Gay Pride, ce qui signifie « fierté homosexuelle », y a t-il une raison d’être fier ? La liberté de ses mœurs ne regarde que l’individu, mais les aspects ésotériques de cette question, en dehors de toute intransigeance morale, sont très intéressants à examiner pour sortir des clichés et des préjugés attachés à l’homosexualité. Tout s’explique. Il existe sur la dimension invisible qui correspond à notre corps émotionnel - dont découlent nos tendances sexuelles - nombre de formations énergétiques qui sont de véritables « dragons » de l’astral. Il s’agit des zones inférieures de l’astral où les désirs et les passions concentrés au fil des millénaires, ont formé des systèmes énergétiques puissants qui ont peu a peu pris leur autonomie. On peut dès lors considérer ces formations énergétiques comme des démons de la sexualité, quoique certains les prennent pour les divinités du plaisir.

A chacun ses goûts et ses dégoûts. Il y en a pour toutes les tendances, et les plus effrayantes de ces formations astrales sont celles qui proviennent du viol, du crime, et de l’agression envers l’innocence sous toutes ses formes. Le désir sexuel ordinaire, qu’on dit naturel, est représenté par de nombreuses entités vampiriques qui vivent en soutirant l’énergie sexuelle de l’humanité. Ce sont les démons du bas astral, auxquels la nourriture ne fait jamais défaut tant que la reproduction de l’espèce est assurée par la voie de l’accouplement sexuel. Bien entendu, il y a la sexualité naturelle, mais il y a aussi celle qui déborde en obsessions malsaines, générant des déviances qui nourrissent des démons grotesques et parfois abominables vivant des vices qu’ils entretiennent. Nul être normalement constitué n’échappe à l’emprise de ces influences astrales, et la continence alimente aussi des formations astrales comme celles du refoulement qui sont loin d’être aussi pures que le voudraient les ascètes et les abstinents. L’hypertrophie de la fonction sexuelle dans l’humanité est une anomalie entretenue par des égrégores du bas astral. Souvent, nous ne faisons qu’obéir aux suggestions érotiques de ces entités sur notre corps du désir qui est poussé à l’acte, parfois contre notre volonté. En dehors de l’attirance entre des êtres qui s’aiment, c’est par la stimulation d’images mentales que cette pression s’exerce, souvent de manière anormale, hors de propos, et avec une insistance qui pousse à la satisfaction à tout prix.

Il y a le désir naturel, mais il y a aussi l’obsession qui génère la perversité, la recherche de situations étranges permettant de rompre la monotonie de l’acte normal. Notre culture marchande a vu tout l’intérêt à retirer d’une stimulation érotique quasi permanente. L’érotisme et la pornographie visent à intensifier artificiellement le désir et la pulsion sexuelle, afin de maintenir le niveau de conscience à un seuil vibratoire contrôlable par les puissances économiques, politiques et occultes. Cela profite aux entités du bas astral qui renforcent ce processus en générant dans notre culture toutes sortes d’idées scabreuses et de fantasmes débiles. Ces idées sont reprises par les publicitaires et les créateurs qui font les modes. Tout tourne autour de la sexualité, et des démons féroces, endormis depuis des siècles, sont restimulés - comme la pédophilie et l’homosexualité. De pratique marginale et honteuse (seulement aux yeux du peuple), elle est devenue publique et honorable, et exige de devenir une norme. Le corps astral de l’homosexuel a subi une modification qui lui fait désirer son semblable. Au plan ésotérique, son corps émotionnel est polarisé en sens contraire du mâle ordinaire. Son désir est inversé.

Certains naissent avec cette caractéristique, d’autres la développent par l’habitude homosexuelle contractée durant leur jeunesse. Il y a évidemment diverses catégories, allant de l’homosexualité exclusive à la pratique occasionnelle. L’inversion du corps astral présente certaines particularités dont la plus remarquable est une liaison intensifiée avec la dimension matérielle de l’existence. Dans cette situation, le corps astral est tourné vers la matière, et les aspirations matérielles sont intensifiées, ce qui explique pourquoi les homosexuels savent s’organiser sur le plan physique grâce à leur lien avec la réalité tangible. Cette situation est symbolisée par le « péché de Sodome » - l’attachement aux valeurs matérielles et aux jouissances sensuelles, ce qui n’exclue pas la bonté, la générosité ou d’autres qualités humaines. Les individus ne sont pas en cause. Nous parlons de pratique sans jugement moral. Sur le plan occulte, la pratique de la sodomie est un acte magique qui entraîne des effets cristallisants sur les corps subtils. Depuis l’antiquité, certains occultistes ont manipulé les jeunes gens par cette pratique afin d’obtenir leur soumission. La sodomie peut éveiller l’énergie de kundalini, et pratiquée selon certaines règles ésotériques, elle fait dévier l’énergie vitale dans une direction voulue. C’est de la magie noire absolue, l’inversion des forces de conscience dans un but matériel.

Au fur et à mesure que des êtres ont pratiqué ce « rite sexuel », depuis les temps anciens, il s’est formé une concentration énergétique sur le plan astral. Ainsi est né le dragon de l’homosexualité. Pendant un cycle d’évolution, ce dragon demeure assoupi car trop peu d’êtres sont touchés par la pratique qui lui donne sa vitalité. Depuis un siècle, cette tendance a été revivifiée, à partir de loges d’occultistes (souvent anglo-saxons) regroupant une élite décadente, entichée de magie sexuelle. D’abord, réservée à des initiés, la pratique s’est vulgarisée, et a touché des couches de populations jusqu’ici moralement hostiles à l’homosexualité, jusqu’à devenir une mode officialisée par l’exemple de nos « gardiens de la culture ». En peu de temps, grâce à une campagne de subversion révolutionnaire, le dragon a considérablement augmenté en puissance. Il s’est alors élancé avec voracité à l’attaque de la jeunesse, après qu’on ait levé toute objection morale et les préjugés.

On en est arrivé aujourd’hui au point où cette pratique ne peut faire l’objet d’un débat contradictoire sous peine de poursuites pour discrimination. Cette intolérance devrait nous alerter sur le but de la propagande homosexuelle. Pourquoi le dragon ne tolère t-il aucune contestation ? Parce qu’il veut devenir une norme, et finalement LA norme. Les psys ne tarissent plus d’éloges sur la décomplexion procurée par les « plaisirs de Sodome ». Des journaux pour adolescents expliquent « comment s’y prendre ». Cette arrogance s’affiche sur les écrans et sur la place publique. On organise des débats autour du thème : « mieux vivre son homosexualité ».

On la valorise, on la recommande, on l’impose presque en interdisant la critique au nom d’un étrange délit « d’homophobie ». Interdiction d’expliquer que la sodomie est une pratique ayant pour but d’inverser la conscience vers le plan matériel afin d’en obtenir plus de gratification ! Est-ce là un jugement moral ? Non, mais comme ce dragon est parmi les plus virulents du monde astral, il craint qu’on démasque son but de subversion de la conscience et d’inversion des processus naturels dans un sens strictement matérialiste. Il cache ses buts réels. La nature est ainsi faite que la vie naît de l’union des sexes opposés. L’homme et la femme symbolisent les deux principes créateurs dans l’univers. Rien ne pourra changer l’ordre naturel. Le dragon astral de la sodomie peut dévorer ses victimes, il sera renvoyé un jour dans les zones infernales où il est né. Demandons-nous ce qui est à l’origine de cette tendance sexuelle inversée ? Pourquoi les grecs ont-ils été touchés par l’homosexualité ? C’est dans la civilisation grecque que la conscience a pris possession de la réalité tangible jusqu’à s’identifier au corps et à la matière.

Les grecs sont les premiers à avoir représenté le corps de manière réaliste, tel qu’il se présente sous sa forme apparente. Contrairement aux civilisations précédentes, ils ont cultivé l’aspect physique de la réalité, et cela a entraîné l’idéalisation de la forme corporelle. Avant les grecs, le corps était seulement symbolisé, comme en Egypte. Ce culte de la forme a entraîné un amour narcissique de l’homme pour son propre corps et pour celui de son semblable. Cet amour de soi a évolué en une philosophie qui divinise l’apparence formelle. Depuis les grecs, l’homosexualité est du matérialisme exacerbée. Refusant l’ordre naturel, l’homme s’est dit : pourquoi ne serai-je pas un dieu ici-bas, dans la nature terrestre ? Ce culte narcissique est la racine de l’homosexualité Puisque l’union physique entre personnes de même sexe génère des énergies non intégrables dans l’évolution régulière, il s’est créé une formation astrale anormale. Ce dragon exige désormais un statut, des sacrifices, des prêtres , bref, il veut être reconnu comme la religion de Sodome. Aujourd’hui, rempli d’arrogance, il se sent d’attaque à dévorer la moitié du genre humain. Cela ne peut aboutir, mais en attendant, des puissances occultes tirent avantage de l’homosexualité dont les adeptes sont les médiums d’idées décadentes nous faisant glisser dans un matérialisme étouffant et l’oubli de notre vraie nature ainsi que du but de la vie.

En dehors du préjugé moral, il faut dire que cette pratique est dangereuse si on la considère sous l’angle de la conscience. Le dragon astral veut nous enfermer dans l’impasse matérielle. C’est pourquoi nous devons l’identifier pour ce qu’il est. Les lois qui tentent de nous interdire de contester ou simplement de nous protéger de la pratique homosexuelle, préparent le règne de Sodome, l’enfermement dans un système matériel clos. La ville de Sodome est le point géographique terrestre le plus bas au dessous du niveau des mers ! Sodome symbolise le nadir de l’involution. Etymologiquement, en hébreu cabalistique, SoDoM signifie « enfermement dans le sang » - c’est une maladie de l’âme (l’âme étant liée au sang d’après la tradition biblique). L’état du sang étant le reflet de l’âme, Sodome inverse la conscience (l’esprit) qui est intimement liée à l’âme. Le corps astral du sodomite est retourné, impropre à un développement régulier, ce qui a rendu la pratique homosexuelle prohibée dans les ordres initiatiques.

Or, certaines organisations occultes en ont fait un rituel magique pour formater des jeunes gens qui ont été placés à des postes importants dans l’administration. Cela explique pourquoi notre culture médiatique qui se veut si tolérante à ce sujet, préconise la reconnaissance de l’homosexualité et le mariage entre homosexuels. Ainsi, de fil en aiguille, on pourra justifier les adoptions d’enfants par des couples homosexuels et les bébés de laboratoires à leur usage. Avec Sodome, la science matérialiste qui est une inversion de la Science spirituelle, est victorieuse. Elle pourra générer une race de mutants humanoïdes orientés exclusivement vers le plan terrestre. C’est le but politique de certaines loges, sinon la Gay Pride ne pourrait défiler dans les rues. Sans une compréhension des processus ésotériques qui induisent l’homosexualité, on ne peut comprendre son impact dans notre culture, et pourquoi cette pratique est une arme révolutionnaire pour accélérer l’ordre mondial technocratique.

Joel Labruyére Publié par Rorschach

http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2014/10/le-dragon-de-sodome-par-joel-labruyere.html

Croire en Dieu au XXIe siècle - La conviction des scientifiques

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« La probabilité que notre univers soit issu du hasard est comparable à celle d'un archer réussissant à planter sa flèche au milieu d'une cible carrée de 1 cm de côté et située à l'autre bout de l'univers. » Trinh Xuan Thuan (Astrophysicien)

 Le titre assez provocateur est là pour attirer l'attention sur le débat sur l'existence de Dieu dans ce XXIe siècle où la science réalise des prouesses et où l'homme est de plus en plus barbare. « Si Dieu n'existe pas, alors tout est permis. » écrivait Dostoyevski dans les « Frères Karamazov » Pourtant, des scientifiques et non des moindres ne confondant pas leur travail scientifique avec leur conviction personnelle sont dans le doute. Beaucoup d'entre eux ont fait le saut. Ils revendiquent leur croyance en un « principe créateur » qui règle d'une façon parfaite le mouvement de l'Univers.

 Il est vrai que plus on plonge dans l'infiniment petit, plus on trouve que les limites nous échappent, Plus on plonge dans l'infiniment grand, on s'aperçoit que la Terre est une poussière dans le tohu-bohu, une sorte de chaos initial universel que Dieu a mis en ordre. De l'infiniment petit à l'infiniment grand, l'homme se donne un sentiment de puissance bâti sur du vent et chaque événement survenu le remet à sa place. Le mythe de Prométhée a toujours accompagné l'homme ce tard venu dans la création, dans sa folie des grandeurs insultant de ce fait, l'ordre harmonieux du monde qui fait que chaque astre tourne sur une orbite et il suffirait d'une petite erreur dans « les calculs », dans la précision des vingt constantes universelles pour que le système de l'univers tel que nous le voyons n'ai jamais paru. Et pourtant, il est là disent les physiciens, depuis le big bang il y a 15 milliards d'années.



Ce que dit la Physique :

 

On sait justement que le big bang nous a fait découvrir une histoire imprévue et fantastique. Il a eu une naissance, grandiose, il grandit maintenant, et peut-être connaîtra-t-il un jour la vieillesse, et la mort. L'histoire connue commence alors que l'univers avait déjà atteint l'âge de 10-43 secondes. le temps de Planck. Avant, on ne sait rien. Cette période inconnue est d'une brièveté inouïe : A cet « âge » de 10-43 secondes l'Univers était vraiment tout petit : il était alors des millions de milliards de fois plus petit qu'un atome ! Il était chaud, une fièvre gigantesque, cosmique ! Des milliards de milliards de degrés ! Puis, pour une raison inconnue, que les scientifiques ne s'expliquent pas, le vide si vivant s'est mis à enfler. C'est comme si quelqu'un a donné le signal du début. En moins de temps, nous dit Françoise Harrois-Monin, qu'un battement de cil (entre 10-43 et 10-32 seconde), son volume a été multiplié par 1050 ! Et sans que l'on sache pourquoi, sont apparues les premières particules de matière. Après cette barrière fatidique des trois cent mille ans, des nuages de gaz se sont formés. Ils donnèrent naissance aux milliards de galaxies pendant près de 15 milliards d'années. Une minuscule poussière - Notre Terre - en faisait partie. (1)

 Le « visage de Dieu » ? C'est l'expression qu'utilisa l'astrophysicien George Smoot (prix Nobel 2006) lorsque le 23 avril 1992, il réussit, grâce au satellite Cobe, à prendre des photos de la naissance de l'Univers tel qu'il émergeait des ténèbres cosmiques tout juste 380.000 ans après le big bang. Depuis, cette expression a fait le tour du monde. Les frères Bogdanov, auteurs d'un ouvrage : « Le visage de Dieu », résument pour Anne Catherine Renaud leur ouvrage : Oui, Dieu existe. L'image d'un ordre extrêmement précis est associée à la première lumière qui précède le big-bang. Robert W.Wilson tout à fait par hasard, en 1965, a découvert le rayonnement fossile, qui est l'écho de l'immense explosion originelle.(2)

 Cette réflexion élégante du mystère de l'harmonie de l'univers nous est donnée par une série d'entretiens du philosophe Jean Guitton avec les deux astrophysiciens biens connus Igor et Grichka Bogdanov. Ecoutons-les : « Rappelons-nous que la réalité tout entière repose sur un petit nombre de constantes cosmologiques : moins de quinze. Il s'agit de la constante de gravitation, de la vitesse de la lumière, du zéro absolu, de la constante de Planck, etc. Nous connaissons la valeur de chacune de ces constantes avec une remarquable précision. Or, si une seule de ces constantes avait été un tant soit peu modifiée, alors l'univers - du moins tel que nous le connaissons -, n'aurait pas pu apparaître. Un exemple frappant est donné par la densité initiale de l'univers:si cette densité s'était écartée un tant soit peu de la valeur critique qui était la sienne dès 10-35 seconde après le big bang, l'univers n'aurait pas pu se constituer. Aujourd'hui, le rapport entre la densité critique de l'univers et la densité critique originelle est de l'ordre de 0,1 ; or il a été incroyablement près de 1 au départ, jusqu'à laquelle nous remontons. L'écart avec le seuil critique a été extraordinairement faible (de l'ordre de 10-40) un instant après le big bang de sorte que l'univers a donc été « équilibré » juste après sa naissance. Ceci a permis le déclenchement de toutes les phases qui ont suivi. »(3)

 Ceci rejoint la probabilité de l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan cité plus haut. De plus, « l'origine de la vie, déclare Francis Crick, prix Nobel de Biologie, paraît actuellement tenir du miracle, tant il y a de conditions à réunir pour la mettre en oeuvre ». Nous sommes donc en présence du mystère de la création de l'Univers, de la vie sous toutes ses formes et de l'avènement de l'homme ce tard venu dans l'échelle du temps. De même, George Ellis, astrophysicien anglais avoue que l'ajustement si précis des lois de l'univers est un miracle : ´´Un ajustement stupéfiant se produit dans les lois de l'univers, rendant la vie possible. En réalisant cela, il est difficile de ne pas utiliser le terme ´´miracle´´ sans prendre position sur le statut ontologique de ce monde´´ (G.Ellis, le principe anthropique) Enfin, Paul Davies, célèbre astrophysicien britannique, s'émerveille lui aussi de l'ajustement de cette horloge : ´´Il y a pour moi des preuves très fortes que quelque chose se passe derrière tout ça...on a l'impression que quelqu'un a ajusté ces nombres des lois de la nature afin de créer l'univers...la sensation d'un dessein intelligent est débordante´´ (P.Davies, l'empreinte cosmique, p.203.)

 

 

Ce que disent les scientifiques de l'existence de Dieu :

 

On dit que beaucoup de scientifiques ont un rapport à Dieu de plus en plus net car basé sur une foi qui n'est pas celle du « charbonnier ». Pour l'écrivain Jim Holt dans son livre ´´La Science a ressuscité Dieu´´, il écrit : « Je me rappelle avoir vu il y a quelques mois un sondage dans le magazine scientifique « Nature » qui indiquait que presque la moitié des physiciens, biologistes et mathématiciens américains croyaient en Dieu, et pas seulement en une abstraction métaphysique mais en une entité qui se soucie des affaires humaines et qui entend nos prières, c'est-à-dire le Dieu d'Abraham, d'Issaac et de Jacob » www.thesigns.fr 25 Août, 2011 (4)

Ainsi, même si « on a longtemps pensé que la science allait chasser la fonction religieuse, c'était une erreur », comme le souligne l'astrophysicien Hubert Reeves. On rapporte l'angoisse d'Einstein qui n'hésitait pas à écrire que « la science s'arrête aux pieds de l'échelle de Jacob ». Si Einstein est respecté et écouté, il n'en est pas moins, à la fin de sa vie en butte aux jeunes physiciens qui proposent une théorie basée sur les incertitudes (Heisenberg, Bohr). Einstein n'adhère pas à cette vision probabiliste de la réalité. Pour lui, Dieu ne joue pas aux dés. Il refuse que le résultat d'une expérience ne puisse être unique et prédit avec certitude.

Dans ce qui suit nous allons rapporter, et sans être exhaustif les réflexions de scientifiques connus. Le savant anglais Sir William Herschel (1738-1822), fondateur de l'astronomie stellaire écrit :»Plus le domaine de la science s'étend, plus nombreux deviennent les arguments puissants et irréfutables prouvant l'existence d'un Créateur éternel à la puissance illimitée et infinie. Les géologues, les mathématiciens, les astronomes et les naturalistes ont tous collaboré à bâtir l'édifice de la science qui est, en vérité, le socle de la Grandeur suprême de Dieu l'unique » (4)

 Le plus grand nom de la bactériologie, Louis Pasteur affirme : « Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène. » William Thomson (1824,1907) fondateur de la thermodynamique, disait : « La science affirme positivement l'existence d'un pouvoir créateur qu'elle nous pousse à accepter comme un article de foi. » il dit aussi : « Ne soyez pas effrayés d'être des penseurs libres. Si vous pensez suffisamment fort, vous serez contraints par la science à croire en Dieu. » Thomas Edison (1847,1931) celui qui inventa l'ampoule electrique affirme : « J'admire tous les ingénieurs, mais surtout le plus grand d'entre eux : Dieu ! ». (4)

Anthony Flew est un des plus grands philosophes athées de ce siècle, il a choisi l'athéisme à l'âge de 15 ans, et après l'avoir défendu pendant plus de 54 ans, à 81 ans il annonce avec regret : « Comme les gens ont été certainement influencés par moi, je veux essayer de corriger les énormes dommages que j'ai dû occasionner. » Il affirme, expliquant les raisons de son retour : « Les recherches des biologistes sur l'ADN ont montré, par la complexité presque inconcevable des arrangements nécessaires pour produire [la vie], qu'une intelligence devait nécessairement être impliquée. » Max Planck, physicien allemand fondateur de la physique quantique moderne disait : « Toute personne s'intéressant sérieusement à la science, quel que soit le domaine, lira les inscriptions suivantes sur la porte du temple de la connaissance : « Crois. » La foi est une caractéristique dont ne peut se passer un scientifique. » (Max Planck, Where Is Science Going ?, Allen & Unwin, 1933, p. 214 (4)

Ancien directeur à la Nasa, l'homme qui a fait alunir Armstrong, Werner Von Braun a déclaré : « On ne peut être confronté à la loi et à l'ordre de l'univers sans conclure qu'il doit exister une conception et un but derrière tout ça... Plus nous comprenons les complexités de l'univers et ses rouages, plus nous avons des raisons de nous étonner de la conception inhérente qui le sous-tend... Etre forcé de ne croire qu'en une seule conclusion - que tout dans l'univers soit apparu par le fait du hasard - violerait l'objectivité de la science elle-même... Quel processus aléatoire pourrait produire le cerveau d'un homme ou le système de l'oeil humain ?... » (Dennis R. Petersen, Unlocking the Mysteries of Creation, Creation) (4)

Dembski, un des savants mathématiciens renommés de notre époque, souligne que la science est une tentative pour comprendre le monde : « Le monde est la création de Dieu, et les savants dans leur compréhension du monde reconstituent simplement les pensées de Dieu. Les savants ne sont pas des créateurs mais des découvreurs... La chose importante concernant l'acte de création est qu'elle révèle le Créateur. L'acte de création porte toujours la signature du Créateur. » (William Dembski, The Act of Creation)

Enfin, le physicien Mehdi Golshani, de l'Université de Technologie Sharif à Téhéran, dans une interview à Newsweek, a souligné sa croyance en Dieu et que la recherche scientifique complète la religion : « Les phénomènes naturels sont les signes de Dieu dans l'univers et les étudier est pratiquement une obligation religieuse. Le Coran demande aux humains de « parcourir la terre, et de voir comment Il a initié la création ». Les recherches sont un acte d'adoration, puisqu'elles révèlent les merveilles de la création de Dieu. « Science finds god news week 20 July 1998 » (4)



Dieu pour les philosophes :

 

Les philosophes sont en première ligne de par leur vocation à s'interroger sur l'existence ou non de Dieu. Peut-on décider qu'un événement est bon ou mal. Si « Mais alors, que deviendra l'homme, sans Dieu et sans immortalité ? Tout est permis, par conséquent, tout est licite ? » Personne n'a rien à nous dire sur notre manière de vivre. En effet, s'il n'y a pas de Dieu, alors il n'y pas de règles objectives qui dictent ce qui est bon ou mauvais. Par conséquent, dans un monde sans Dieu, qui est en droit de dire ce qui est bien ou mal ? Est-ce par exemple par hasard que l'univers s'est formé ?

 Pour le philosophe Jean Guitton : « (...) Ni les galaxies et leurs milliards d'étoiles, ni les planètes et les formes de vie qu'elles contiennent ne sont un accident ou une simple « fluctuation du hasard. » Nous ne sommes pas apparus « comme ça », un beau jour plutôt qu'un autre, parce qu'une paire de dés cosmiques a roulé du bon côté. Pour les frères Bogdanov : les lois de probabilité indiquent que ces ordinateurs devraient calculer pendant des milliards de milliards d'années, c'est-à-dire pendant une durée quasiment infinie, avant qu'une combinaison de nombres comparable à ceux qui ont permis l'éclosion de l'univers et de la vie puisse apparaître. Autrement dit, la probabilité que l'univers ait été engendré par le hasard est pratiquement nulle.(...) » (3)

 Jean-Paul Sartre (1905-1980) est un philosophe et écrivain français qui reçut le prix Nobel de littérature en 1964. Il est considéré comme étant le fondateur de l'existentialisme athée, un courant de pensée et une forme d'athéisme qui aborde et la question de l'existence de l'Homme sans référence à un être divin et qui prétend que Dieu et la nature humaine sont des concepts inéxistants. Vers la fin de sa vie, Jean-Paul Sartre s'est mis à reconnaître l'existence d'un créateur.

 Voici ci-dessous ce que rapporte le magazine américain « National Review » (Examen National) le 11 juin 1982. L'article a été écrit par Thomas Molnar, professeur de littérature française à l'université de Brooklyn : Au printemps1980 un mois avant sa mort, le Nouvel Observateur publie une série d'interviews que Sartre a eues avec l'un de ses amis, Pierre Victor (Benny Levy) « Je ne pense pas être le résultat d'un pur hasard de simple poussière de l'univers mais plutôt quelqu'un qui était attendu, préparé, en bref, un être que seulement un créateur aurait pu créer et cette idée d'une main créatrice se réfère à Dieu. » Après sa mort, sa compagne Simone de Beauvoir publie la « cérémonie des adieux » dans laquelle elle attaque Sartre « Tous mes amis, tous les sartriens me supportent dans ma consternation » (5).

 Enfin, il faut mentionner à en croire les éditeurs du magazine « Wired », qui rapportent en 1996 qu'en réalité, Jean-Paul Sartre se serait converti au judaïsme probablement influencé par son ami et confident Benny Levy, juif orthodoxe (6).

 Il y aurait de fait un consensus des scientifiques sur l'existence d'un horloger transcendant réglant l'univers et de ce fait observant les actes des humains qui ont le vertige de la puissance, eux qui ne sont qu'une poussière dans l'espace et un battement de cils dans le temps de la civilisation humaine dont l'homme est à tort si imbu. Il reste que le Dieu des scientifiques amène à une foi plus forte et plus assumée d’autant qu’elle ne sert pas de faire valoir ni en science encore moins en politique . L’Abbé Lemaitre, l’un des pères du Big bang,  la théorie de l’Expansion de l’Univers, avait l’habitude de dire : « quand je rentre au Laboratoire je laisse ma soutane au vestiaire ». Tout est dit.

 

La science témoigne de Dieu

Les scientifiques confirment les signes de dieu



Comme nous avons pu le constater à travers les article précédent, la science ne fait que confirmer la foi en dieu et défaire les allégations matérialistes. Un autre point marquant cette réalité :le grand nombre de savants qui ont apporté d'importantes contributions à la science et qui avaient une foi enracinée en l'existance du créateur et son unicité .
Dans la suite de cet article vous pourrez nous allons présenter des savants du passé et du présent et présents, qui ont fondé et développé la science moderne, et qui croyaient que l'univers et toutes les formes de la vie étaient créés par Dieu.

Louis Pasteur

Le plus grand nom de la bactériologie , Louis Pasteur affirme : « Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène. »   il affirme aussi , faisant allusion aux athées :  «Tant pis pour ceux dont les idées philosophiques sont gênées par mes études»




 

Einstein


Albert Einstein disait:
« Je n'arrive pas à concevoir un scientifique dépourvu d'une foi profonde. Ceci pourrait être formulé de la façon suivante: il est impossible de croire à une science sans religion. »

Anthony flew


Anthony flew est un des plus grand philosophes athées de ce siècle , il a choisi l'athéisme à l'age de 15 ans , et après l'avoir défendu pendant plus de 54 ans , aujourd'hui à 81 ans il annonce avec regret :
« "Comme les gens ont été certainement influencés par moi, je veux essayer de corriger les énormes dommages que j’ai dû occasionner." »
Il affirme , expliquant les raisons de son retour :
« "Les recherches des biologistes sur l’ADN ont montré, par la complexité presque inconcevable des arrangements nécessaires pour produire [la vie], qu’une intelligence devait nécessairement être impliquée. »

Max Planck


Max Planck, physicien allemand fondateur de la physique moderne disait:
« Toute personne s'intéressant sérieusement à la science, quel que soit le domaine, lira les inscriptions suivantes sur la porte du temple de la connaissance: "Crois." La foi est une caractéristique dont ne peut se passer un scientifique. »Max Planck, Where Is Science Going?, Allen & Unwin, 1933, p. 214

 

1. Chems Eddine Chitour : Science, foi et désenchantement du monde. Réed. OPU 2007

2. Anne-Catherine Renaud : Les frères Bogdanov : « Le visage de Dieu » Le Matin 05.06.2010

3. Jean Guitton, Igor et Grichka Bogdanov. Dieu et la science, Entretiens Ed Grasset 1991.

Source : www.agoravox.fr

Mind control : Des impulsions lumineuses pour effacer et remplacer les souvenirs

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Des scientifiques sont parvenus à réactiver la mémoire de rats après avoir effacé une partie de leurs souvenirs en manipulant leurs synapses par impulsions lumineuses.

En manipulant les synapses de rongeurs, des chercheurs sont parvenus à effacer puis restaurer les souvenirs des animaux. APA / Science Photo Library / AFP En manipulant les synapses de rongeurs, des chercheurs sont parvenus à effacer puis restaurer les souvenirs des animaux. APA / Science Photo Library / AFP

 

MÉMOIRE. C'est une découverte qui pourrait aider la recherche contre la maladie d'Alzheimer. Des chercheurs ont annoncé avoir réussi à réactiver la mémoire de rats après avoir effacé une partie de leurs souvenirs. Ces travaux menés par une équipe de l'école de médecine de San Diego ont été publiés dimanche 1er juin dans la revue Nature.

"Nous pouvons créer un souvenir, l’effacer et le faire resurgir", a déclaré le Dr Roberto Malinow, professeur de neurosciences à l’université de Californie San Diego School et co-auteur de l’étude.

Si des scientifiques américains avaient déjà réussi à effacer des souvenirs, parvenir à réactiver cette mémoire effacée semble relever d'une petite prouesse. evidemment ils peuvent effacer et  remplacer vos souvenirs par d'autres synthetiques voir de lire vos pensées , je me souviens d'un matin ou j'avais  ouvert les yeux trop vite et je voyais des images défilées a grande vitesse devant mes yeux comme dans les meilleurs films , cela existe bel et bien je ne révais pas .

Des impulsions lumineuses pour manipuler les synapses

En partant du principe que les souvenirs s'inscrivent dans le cerveau à travers l'affaiblissement ou le renforcement des synapses (ces zones de contact entre deux neurones), les chercheurs ont voulu vérifier l'hypothèse qui postule que c'est l'affaiblissement de ces synapses qui efface les souvenirs quand leur renforcement les renforce.

 Voir les souvenirs se former

BASES. C'est un aperçu des bases moléculaires de la mémorisation : des scientifiques de l’Albert Einstein College de l’université de Yeshiva (New York) ont réussi à observer pour la première fois, chez la souris, le cerveau en train de fixer des souvenirs.

Des molécules clés fluorescentes

Pour observer les neurones sans interférer avec leur activité, les chercheurs ont développé un modèle de souris chez qui toutes les molécules d'ARN messager (ARNm, qui codent pour la protéine bêta-actine) brillent en fluorescence.

RÔLE MAJEUR. La bêta-actine est considérée comme jouant un rôle majeur dans la mémorisation ; la protéine agit notamment en favorisant les liaisons entre deux neurones. Il semblerait justement que l’établissement de telles liaisons stables permet de coder les souvenirs.

 

Pour ce faire ils ont conditionné les rongeurs à associer un stimulus à une peur. Les chercheurs ont donc manipulé les synapses des rongeurs avec de la lumière, grâce à l'implantation d'une fibre optique dans une région de leur cerveau. Dans le même temps, une décharge électrique était délivré dans la patte de l'animal afin que celui-ci associe la peur de la décharge à l'impulsion lumineuse.

Ils se sont aperçu qu'en modifiant la fréquence de l'impulsion lumineuse, ils influaient sur la peur contractée par les rongeurs. A basse fréquence le souvenir de la décharge disparaissait. Au contraire, avec des impulsions à haute fréquence la peur d'être électrocuté refaisait surface.

Nous pouvons entraîner un animal à avoir peur, à ne plus avoir peur, puis à avoir peur à nouveau, en stimulant les nerfs avec des fréquences qui renforcent ou affaiblissent les synapses", explique Sadegh Nabavi, co-auteur de l'étude.

Car en effet, l'analyse des changements chimiques survenus dans les synapses manipulées confirmait bien le renforcement ou l'affaiblissement de celles-ci.

ALZHEIMER. Les résultats de cette expérience pourraient ainsi permettre de mieux comprendre la maladie d'Alzheimer.

Nous avons montré que les lésions qui apparaissent dans le cerveau des patients atteints d'Alzheimer affaiblissaient les synapses de la même façon que nous l'avons fait pour effacer la mémoire des rongeurs", explique le Dr Roberto Malinow.

En effet, les personnes atteintes par cette maladie subissent dans le cerveau l'accumulation de la bêta-amyloïde responsable de l'affaiblissement des connexions synaptiques. Le même type d'affaiblissement que celui provoqué par les impulsions lumineuses de basse fréquence induitent dans le cerveaux des rats.

Cependant, si cette expérience semble ouvrir de nouvelles pistes pour la recherche, il est encore beaucoup trop tôt pour envisager le moindre test de ce genre sur l'homme.

http://www.sciencesetavenir.fr/biologie/20140129.OBS4128/video-voir-les-souvenir-se-former.html

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videos : Projet de réduction massive de la population mondiale

 

eugenisme depopulation illuminati

«Dans l’éventualité où je serais réincarné, je voudrais revenir comme un virus mortel, afin de contribuer en quelque chose pour résoudre la surpopulation» – Extrait de la préface de la biographie «Si j’étais un animal» du Prince Philip

Différentes personnes à différents moments ont été attirées par différents aspects de l’eugénisme – et ont aussi souvent rejeté d’autres. Il n’y a pas d’emballage parfait, pas de quartier général ni de maitre guide. L’eugénisme est plutôt une collection d’idées et de projets à propos de l’amélioration de la race humaine par le contrôle social de la reproduction humaine. Le mouvement eugénique s’est répandu à travers le monde et affecte toutes les facettes de la vie sociale. Personne n’a besoin de chercher bien loin pour trouver l’eugénisme. C’est dans les livres d’école, dans les journaux et tous les médias, dans la science-fiction, dans les gouvernements et ainsi de suite. C’est une manière de penser à propos de la vie que des personnes très intelligentes ont fait la promotion depuis un siècle, avec peu ou pas de résistance les cinquante dernières années. (Source)

Il existe encore un grand nombre de personnes parmi le public en général, les universitaires et spécialement ceux qui travaillent pour les médias corporatifs, qui sont toujours en déni face à l’agenda de réduction de la population mondial pourtant bien documenté, ainsi que des conséquences de ce programme que nous voyons déjà prendre forme. Cet article, qui fait suite à Eugénisme & darwinisme social qui lui jetait les bases historiques de cette idéologie, se veut une compilation d’évidences en vue de prouver que l’élite a été obsédée par l’eugénisme et son incarnation moderne, le contrôle de la population, depuis plus d’une centaine d’années, et que ce but de réduction de la population globale est toujours en pleine force jusqu’à ce jour. 

1• Des philanthropes milliardaires qui ont assisté au sommet organisé par l’initiative de Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft, ont discuté de joindre leur force pour vaincre les obstacles politiques et religieux qui s’opposent au changement concernant la surpopulation mondiale. Ce club, nommé le «Good Club», discute de dépopulation mondiale.

Sous le titre « Le Club des milliardaires tente de juguler la croissance démographique », le Sunday Times du 24 mai a révélé la tenue d’une réunion secrète qui en dit long sur la volonté politique de l’oligarchie financière.

La rencontre, qui s’est tenue à New York le 5 mai dernier, a été organisée à l’initiative de Bill Gates, fondateur du monopole Microsoft, grand promoteur des simulateurs de meurtres sur ordinateur et parrain de Facebook, de Warren Buffet, spéculateur milliardaire et financier de la Fondation Gates, et de David Rockefeller. Au-delà de ces trois là, la petite sauterie a réuni Michael Bloomberg, maire de New York et fondateur de l’agence d’information financière du même nom ; Peter Peterson, fondateur du groupe financier Blackstone et grand avocat de l’austérité budgétaire ; Julian Robertson, patron du fond Tiger Management ; John Morgridge, ancien pdg de Cisco Systems ; Eli Broad, spéculateur immobilier ; David Rockefeller Jr, fils du premier ; Ted Turner, fondateur de CNN ; et Oprah Winfrey, animatrice phare de la télé américaine.

La réunion a débuté par une présentation de chacun des participants sur la cause qu’il défend, mais très vite, nous apprend le Times, la discussion s’est transformée, sous l’impulsion de Bill Gates, en un consensus sur la « surpopulation », comme la cause supérieure qui englobe les autres. Un autre participant a confié qu’ils étaient aussi parvenus à un consensus pour mettre en place une stratégie « dans laquelle la croissance démographique serait attaquée comme menace écologique, sociale et industrielle ». Les participants ont souligné leur « besoin d’être indépendant des agences gouvernementales qui se révèlent incapables d’affronter le désastre que tous nous voyons venir ». De prochaines réunions sont d’ores et déjà prévues pour organiser la mise en œuvre de cette stratégie. (Source)

2• Ted Turner, l’un des participant et riche propriétaire d’un empire médiatique, est fermement imprégné d’eugénisme et de réduction de la population mondiale qu’il voudrait voir baisser de 95% pour être idéale, selon un interview qu’il a accordé à Audubon Magazine en 1996: «Une population totale de 250-300 millions de personnes, un déclin de 95% par rapport aux présents niveaux, serait idéal». Turner a donné un milliard de dollars à une organisation nommée Fondation des Nations Unies. Cette organisation créée par Turner et la Turner Fondation, sont dévouées au contrôle de la population par la distribution de condoms, la promotion de l’avortement et autres méthodes pour promouvoir l’agenda eugénique, tout comme d’autres tels que Bill et Melinda Gates qui ont aussi donné de larges sommes d’argents à des «organisations charitables» qui servent réellement à promouvoir le mouvement eugénique. Turner a même reçu un prix de l’ONU pour son travail en développement durable, qui n’est qu’un autre nom code pour la réduction de la population. (Source)

3• La Fondation Bill & Melinda Gates, le géant américain de l’agrobusiness DuPont/Pioneer Hi-Bred, l’un des plus grands propriétaires de fabriques de semences brevetés et génétiquement modifiés (OGM) et de produits agrochimiques apparentés; Syngenta, une compagnie de semences OGM et de produits agrochimiques basée en Suisse par l’intermédiaire de sa Fondation Syngenta; la Fondation Rockefeller, ce groupe privé qui a créé la «révolution génétique», avec plus de 100 millions de dollars d’argent des semences depuis les années 1970; le CGIAR, réseau mondial créé par la Fondation Rockefeller afin de promouvoir son idéal de pureté génétique à travers un changement de l’agriculture, travaillent ensemble à des projets communs, dont la Réserve mondiale de semence à Svalbard.

Le CGIAR a été façonné lors d’une série de conférences privées tenues au centre de conférence de la Fondation Rockefeller à Bellagio, en Italie. Les principaux participants aux débats de Bellagio étaient George Harrar, de la Fondation Rockefeller ; Forrest Hill, de la Fondation Ford ; Robert McNamara, de la Banque mondiale, et Maurice Strong, l’organisateur international de la famille Rockefeller au niveau de l’environnement et qui, en tant que fiduciaire de la Fondation Rockefeller, organisa Sommet de la Terre (Earth Summit) de l’ONU, à Stockholm, en 1972. Cela faisait partie de l’objectif de la fondation depuis des décennies afin de mettre la science au service de l’eugénisme, une hideuse version de la pureté raciale, et qui a été appelé Le Projet.

Pour assurer un impact maximum, le CGIAR a appelé l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies, le Programme de développement des Nations Unies et la Banque mondiale. Ainsi, par le biais d’une levée soigneusement planifiée de son premier appel de fonds, la Fondation Rockefeller, à partir du début des années 1970, était en mesure de façonner la politique agricole mondiale. Et elle l’a façonnée, en effet.

Financé par de généreuses bourses d’étude de Rockefeller et de la Fondation Ford, le Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale (CGIAR) a veillé à ce que les scientifiques et agronomes principaux de l’agriculture du Tiers-Monde soient amenés aux États-Unis afin de «maitriser» les concepts de production de l’agro-industrie moderne, et afin de les ramener dans leur patrie. Durant ce processus, ils ont créé un réseau d’influence inestimable pour la promotion de l’agro-industrie américaine dans ces pays, et plus particulièrement la promotion de la «Révolution génétique» des OGM dans les pays en voie de développement, et tout cela au nom de la science et d’un marché agricole efficace et libre.