Mortalité foetale: hausse de + de 4000% après avoir reçu le vaccin contre la grippe

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La plupart des vaccins n’ont pas été évalués par rapport à la stérilité qu’ils pourraient engendrer. (Voir les notices des vaccins). J’ai donc voulu étudier la chose et voir s’il existait un lien avéré entre les vaccins et la stérilité.
 
Ce que j’ai découvert risque de choquer plus d’un lecteur parce que, depuis plusieurs années, on a effectué des expériences sur des femmes et des jeunes filles innocentes du tiers monde.
 
Ce ne sont pas là les seules victimes. On a récemment découvert que dans le monde entier des vaccins provoquaient la stérilité, y compris les vaccins HPV, ainsi que plusieurs vaccins contre la grippe porcine.
 
J’ai commencé à m’intéresser à la chose quand j’ai appris que le gouvernement japonais avait décidé de retirer son soutien au programme de vaccination contre le HPV. Cette décision a été prise après que le gouvernement ait reçu près de 2000 rapports de femmes et de jeunes filles souffrant de réactions indésirables, y compris de douleurs persistantes, d’engourdissements, de paralysies et des cas de stérilité.[1]
 
Cela ne signifie pas que le Japon ait interdit ou suspendu le programme. Les vaccins sont toujours à la disposition de ceux qui veulent les recevoir. Les personnes qui vaccinent seront cependant tenues d’informer quiconque désirant recevoir les vaccins Gardasil et Cervarix que le gouvernement japonais ne soutient plus le programme de vaccination contre le HPV.
 
Ce vaccin a changé la vie d’une jeune fille pour toujours
 
Au fil des années, toute une gamme d’effets secondaires ont été rapportés dans le monde entier après les vaccinations contre le HPV. Cependant, la découverte que le vaccin HPV était susceptible de provoquer la stérilité chez certaines femmes n’a été publiée qu’assez récemment.
 
En 2012, le British Medical Journal a publié un article du Dr Deidrie Little qui s’intitulait : « Insuffisance ovarienne prématurée 3 ans après les premières règles chez une jeune fille de 16 ans après la vaccination contre le papillomavirus humain. » Etude dans laquelle le Dr Little exposait le cas d’une jeune fille de 16 ans qui souffrait d’une ménopause précoce après avoir reçu le vaccin Gardasil contre le HPV.
 
[…] Le Dr Little a précisé dans son rapport que la jeune fille de 16 ans a reçu le vaccin Gardasil au cours de l’automne 2008 et qu’à ce moment-là, son cycle menstruel était parfaitement normal. C’est cependant à partir de janvier 2009 que son cycle est devenu irrégulier, et au cours des deux années qui suivirent ses menstruations sont devenues tout à fait irrégulières. En 2011, ses règles avaient complètement cessé.
 
Le Bulletin d’informations hebdomadaires précisait :
 
« Dans le cas australien, après avoir testé les différents taux hormonaux, ainsi que les fonctions des différents organes internes, le Dr Little a établi le diagnostic suivant : « Insuffisance ovarienne prématurée » qui est définie comme «  la présence de taux de gonadotrophines ménopausiques en association avec plus de 3 mois d’aménorrhée ou oligoménorrhée avant l’âge de 40 ans. »
 
D’autres tests ont confirmé que tous ses œufs -  jusqu’au dernier -  étaient morts. Cette jeune fille est donc devenue totalement et irrévocablement stérile.
 
Des milliers de femmes sont maintenant stériles à cause des vaccins
 
Il est extrêmement rare qu’une jeune fille de cet âge entre dans une phase de ménopause précoce. Nous devons donc nous demander si le vaccin est en cause ou s’il faut chercher d’autres causes.
 
J’ai donc décidé de chercher s’il y avait d’autres rapports ou études sur le thème de la vaccination et de la stérilité. J’ai été horrifiée par ce que j’ai découvert.
 
J’ai trouvé un total de 56 articles sur les vaccins contraceptifs figurant dans PubMed dont certains dataient déjà de 1977. Il n’y a guère de doutes qu’en poussant des recherches plus approfondies, on pourrait certes en trouver davantage. [4]
 
Suite à ces découvertes, je me suis demandé si oui ou non des vaccins étaient délibérément fabriqués pour induire la stérilité. Un article en particulier publié en 1989 et écrit par G.P. Talwar et R. Raghupathy, intitulé Vaccins Anti-Fertilité semble suggérer que ce soit le cas. Les auteurs écrivent :
 
« Des vaccins sont en cours de développement pour le contrôle de la fertilité chez les mâles et les femelles. Cette revue discute les développements en matière de vaccins anti-fertilité à l’Institut National d’Immunologie, New Delhi, Inde. 
 
Une procédure d’injection unique pour la stérilisation ou la castration des animaux mâles selon le site d’injection a déjà passé les tests et devrait pouvoir être commercialisé dans un proche avenir. » [5]
 
Il est difficile, à partir de ce résumé, de pouvoir juger si ces vaccins ont été mis au point pour une utilisation sur des humains ou sur des animaux. Mes recherches ultérieures m’ont conduite à  penser que ces vaccins ont été développés pour des humains parce que peu de temps après que cet article ait été publié, des vaccins ont été administrés à des femmes et des enfants dans plusieurs pays dont le Nicaragua, le Mexique et les Philippines provoquant la stérilité chez nombre d’entre eux.
 
Pourquoi ce vaccin « contre le tétanos » n’a-t-il pas été administré aux garçons et aux hommes ?
 
En 1994, l’Organisation Mondiale de la Santé a fait administrer un vaccin antitétanique contenant un produit destiné à contrôler les naissances à de nombreuses femmes de 15 à 45 ans dans des pays en voie de développement.
 
Une organisation appelée « Le Comité », avait  trouvé suspects les protocoles qui avaient trait aux vaccins. Ce « Comité » se procura quelques flacons en vue de les faire tester. On découvrit que certains flacons contenaient  de la gonadotrophine chorionique humaine (hCG). Il s’agit d’une hormone essentielle pour maintenir une grossesse à terme.
 
Toutefois, quand cette hormone est combinée  avec l’anatoxine tétanique, le vaccin provoque la production d’anticorps contre la grossesse forçant le corps à abandonner le bébé à naître. [6] […]
 
Curieusement aucun homme et aucun garçon ne furent vaccinés au cours de ce programme. Les seules personnes qui furent vaccinées  furent les femmes de 15 à 45 ans. Etait-ce une coïncidence que ce vaccin n’ai été administré qu’aux femmes en âge de procréer ? Après tout, n’importe qui peut contracter le tétanos !
 
Des jeunes filles et des femmes cobayes ?
 
En 1997, apparaît un autre document de G.P. Talwar qui fut publié dans Immunology and Cell Biology et intitulé : « Vaccins pour le Contrôle de la Fertilité et les Cancers hormonodépendants. »
 
Dans leur introduction, les auteurs écrivent :
 
« Le XXème siècle a été marqué par une augmentation sans précédent de la population. En 73 ans, la population mondiale va augmenter de quatre milliards d’habitants, alors qu’en 1927 la population mondiale atteignait 2 milliards d’individus. En Inde, la population augmente de 18 millions par an, soit l’équivalant de toute la population de l’Australie.
 
Bien qu’un certain nombre de méthodes de contraception soient disponibles, ces dernières ne sont pas nécessairement adaptées aux pays en voie de développement et selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 350 millions de couples ne peuvent disposer des méthodes de contraception qui pourraient leur convenir. [7]
 
[…] Peut-on vraiment penser que des expérimentations aient été faites sur les femmes et les enfants de pays en voie de développement ? Il semble bien que oui, vu que les vaccins antitétaniques administrés aux femmes et aux jeunes filles en âge de procréer ont eu lieu trois ans avant que le document auquel nous nous référons ne soit écrit.
 
Un autre point qu’il s’agit de mentionner ici est le fait que ces essais ne correspondaient nullement aux exigences de l’éthique. Il n’est même pas fait mention d’un quelconque comité d’éthique. Des membres de Comités d’Ethique ont-ils jamais été consultés avant que ces vaccins soient administrés ?
 
Augmentation massive de la mortalité fœtale après que des mamans enceintes aient reçu le vaccin contre la grippe
 
Les vaccins contre le tétanos ont été administrés dans les années 1990 et pourtant on signale que des vaccins sont encore aujourd’hui censés provoquer des cas de stérilité. Outre les vaccins contre le HPV dont nous venons de parler, il y a aussi le Fluarix contre la grippe porcine commercialisé par GSK qui serait susceptible de provoquer la stérilité. [8]
 
En fait, l’information donnée sur les notices stipule que le vaccin n’a pas été évalué par rapport à l’altération de la fertilité et que l’on ne sait pas si le Fluarix peut nuire au fœtus lorsqu’il est administré à une femme enceinte ou s’il est susceptible d’affecter la capacité de reproduction. [9]
 
En d’autres termes, il est possible que ce vaccin puisse mener à la stérilité ! Et bien que ces informations soient disponibles sur internet, on continue à recommander aux femmes enceintes de se faire vacciner chaque année contre la grippe.
 
La documentation de la Coalition Nationale des Femmes Organisées (NCOW) indique qu’entre 2009 et 2010, les vaccins combinés contre la grippe contenant du mercure ont fait augmenter (d’après les enregistrements du VAERS)  les rapports de mortalité fœtale de 4.250% chez les femmes enceintes.
 
Eileen Dannemann (NCOW) a déclaré que les Centres Américains de Contrôle des Maladies (CDC) avaient délibérément trompé les gynécologues-obstétriciens américains , qu’ils avaient été de connivence avec Le Journal Américain d’Obstétrique et de Gynécologie (AJOG) pour faire croire au public que le vaccin antigrippal était un vaccin sûr pour les femmes enceintes alors qu’ils savaient pertinemment bien que ce vaccin était susceptible de provoquer  une hausse marquée de la mortalité fœtale. [10]
 
Conclusion
 
Je suis certaine que beaucoup de personnes seraient d’accord pour reconnaître que ce que j’ai découvert est tout simplement horrible. Il semblerait même que les gouvernements et l’industrie pharmaceutique  soient au courant que  certains vaccins recommandés soient susceptibles de provoquer la stérilité. Plusieurs de ces vaccins ont même été rendus obligatoires. Nous sommes obligés de nous interroger sur les raisons qui font que nos gouvernements nous contraignent à nous faire vacciner au moyen de vaccins susceptibles de provoquer la stérilité.
 
Nous pouvons aussi nous demander pourquoi on finance tant d’études traitant de la vaccination et de la stérilité.
 
Beaucoup de professionnels haut placés pensent que ces vaccins sont proposés dans le cadre d’un plan de dépopulation mondiale. Nous sommes en  droit de nous demander si oui ou non nos gouvernements ont le droit de « jouer à Dieu » avec nos vies sans que nous en soyons informés et sans notre consentement.
 
Je pense qu’il est grand temps que nous reprenions le contrôle de nos vies et que nous effectuions une recherche approfondie sur les vaccins avant de donner notre accord pour n’importe quelle vaccination. En fin de compte, c’est à chaque personne qu’appartient la décision de se faire ou non vacciner, et la seule manière de pouvoir donner un consentement réellement éclairé au sujet des vaccins est d’être parfaitement informé avant d’accepter quel que vaccin que ce soit.
 
J’ai prouvé au moyen de documents, de références, d’études scientifiques que certains vaccins sont susceptibles de provoquer la stérilité. Pourtant, on continue à administrer ces vaccins à des personnes innocentes, à leur insu et sans leur consentement éclairé. Cette pratique est non seulement contraire à l’éthique, elle est criminelle.

Christina England, 20 juillet 2013
 
Références
  http://expovaccins.over-blog.com/article-des-vaccins-peuvent-provoquer-la-sterilite
. http://www.naturalnews.com/041099_gardasil_side_effect_japan_infertility.html
. http://casereports.bmj.com/content/2012/bcr-2012-006879.abstract
. http://pop.org/content/teenage-girl-becomes-infertile-after-gardasi


Une nouvelle étude revue par des pairs établit un lien fort entre le diabète de type 1 induit par les vaccins

canalblog staff

Jeannie Stokowski-Bisanti - Health News 14 juillet 2013

 Le vendredi 12 juillet, la société Classen d’Immunothérapies a envoyé un communiqué de presse au sujet d’une nouvelle étude revue par les pairs qui a été publiée dans la dernière édition en libre accès des Scientific Reports (Volume 2, Issue 3, 2013) et qui lie l’épidémie d’autisme à l’épidémie de diabète de type 1 liée aux vaccins.

 Des preuves de plus en plus nombreuses montrent qu’un pourcentage important des cas d’autisme ont une composante inflammatoire ou auto-immune. Les toute dernières données montrent que l’autisme est fortement lié au diabète de type 1, une autre maladie épidémique inflammatoire. Il a été montré que cette épidémie était causée par les vaccins.

 

C’est l’immunologiste J. Bart Classen, MD qui est l’auteur du document. Dans ce communiqué de presse, le Dr Classen dit : « Depuis de nombreuses années, nous avons publié des documents montrant que l’inflammation induite par le vaccin provoque une épidémie de diabète de type 1, ainsi que d’autres maladies. Les dernières données en notre possession, de même les données détaillées  provenant d’autres sources concernant le rôle que joue l’inflammation dans le développement de l’autisme, laissent peu de doute que les vaccins jouent un rôle important dans l’épidémie d’autisme. »  Le grand nombre de vaccins administrés conduit à une épidémie d’inflammations chroniques. Cette situation entraîne des épidémies de maladies auto-immunes et des allergies, selon les recherches effectuées par le Dr Classen.

 

Un tribunal italien a tranché en faveur de la famille Bocca, dont le fils de 9 ans est devenu autiste après avoir reçu le vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole).

http://www.initiativecitoyenne.be/article-lien-fort-entre-le-diabete-induit-par-les-vaccins-et-l-autisme-119087422.html

Crise quel crise en taxant juste 500 contribuables le déficit prévu des retraites et de la sécu est presque comblé.

 

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Parait qu’il y a une crise, mais soyons réaliste, si la crise ne profitait à personne il n’y aurait pas de crise. D’ailleurs, Stéphane Bailly, propriétaire d’un groupe de location et de vente de voitures (453e du classement de Challenges) ne nous le cache pas : « La crise, ce sont des difficultés pour les petits, mais ce sont aussi, souvent, des opportunités pour les gros. » Et, jamais, depuis 1996, année où Challenges a lancé son classement des “500”, leur fortune globale n’avait atteint de tels sommets.

En vrac dans ce classement on retrouve sans surprise Bernard Arnault (LVMH, 24,3 milliards) ; Liliane Bettencourt (L’Oréal, 23,2 milliards) ; Gérard Mulliez (Auchan, 19 milliards) ; Serge Dassault (12,8 milliards)  ou encore Vincent Bolloré (8 milliards). Parallèlement, dans le classement de décembre 2011 des 300 plus riches en Suisse on retrouve 44 Français, parmi lesquels  les familles Wertheimer, 7 milliards de fortune,  ou encore Peugeot avec 1,3 milliards. Vous savez Peugeot celui qui licencie et touche des subventions de l’Etat !

Pendant ce temps, on demande aux français  de se serrer la ceinture, en bloquant les salaires, en exigeant toujours plus de sacrifices, en leur demandant de renoncer à leurs droits fondamentaux, comme le droit à la retraite à 60 ans. Les salaires stagnent,  les fonctionnaires voient leur rémunération gelée et  les Smicards n’ont eu droit à aucun « coup de pouce », et à l’autre bout de la chaine d’autres français se gavent…bonjour la solidarité !

Ces fortunes sont le résultat du véritable hold-up de la rente sur le travail, et les bénéficiaires en sont conscients, un financier a eu des propos forts explicites sur le sujet : « si les gens savaient ce que l’on gagne on rétablirait la guillotine et les têtes valseraient sur les piques ! ». La richesse cumulée des 500 premières fortunes de France s’établit donc à 330 milliards d’euros, alors imaginez que l’on ponctionne ou taxe de 10% minimum ces fortunes soient 33 milliards. D’un seul coup le déficit prévu des retraites et de la sécu est presque comblé. Et  cela juste en taxant  500 contribuables ! C’est dire le niveau de concentration de la fortune. A 20%, ce sont des écoles, des hôpitaux, de l’emploi, la relance de l’économie, et à 50%, on ne les mettrait pas pour autant sur la paille, il pourrait continuer à ne pas travailler pendant plusieurs générations. Et après les yeux dans les yeux, on a le culot de nous dire qu’il n’y a pas d’argent ! Et dire que parmi la population il y a des BDB pour plaindre ces pauvres riches !

Il n’y a jamais eu de crise, il n’y a qu’un pouvoir de la richesse et de l’autoritarisme, avec pour dogme la supériorité, les privilèges et les inégalités, qui s’exerce jour après jour, de plus en plus durement, et qui amasse avec ce système d’exploitation férocement anti-social des profits de plus en plus larges. Ces gens là ne créent aucun emploi et même le détruisent, ils surfent sur notre peur qu’ils alimentent via les médias qui leur appartiennent.

N’oublions pas que la fameuse valeur travail dont on nous casse les oreilles, c’est la référence de ceux qui ne bossent pas et encaissent les bénéfices, car eux, se contentent de vivre de notre travail et de la financiarisation croissante de l’économie au détriment de la reprise de l’économie réelle ; il faut savoir que la part des revenus financiers dans les richesses créées en France a doublé depuis 1982. Gageons que les politiques d’austérité réclamées par le Medef et mises en place par le gouvernement vont avoir pour seul effet d’alimenter cette économie de casinos, et faisons le pari que la fortune des 500 premières fortunes de France aura encore augmenté l’année prochaine, et que la crise sera toujours là pour leur plus grand plaisir !

http://2ccr.unblog.fr/2013/07/16/crise-quelle-crise/#more-4153

Etats-Unis : Paypal vire par erreur 92 millions de milliards de dollars à un Américain !

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Les chiffres alignés les uns à la suite des autres sont presque impossibles à lire, tant la somme est colossale ! Paypal a versé accidentellement 92 233 720 368 547 800 dollars à Christopher Reynolds, un Américain habitant la Pennsylvanie, responsable de relations presse et habitué à vendre des pièces détachées de voiture sur eBay, selon une information révélée ce mercredi par la chaîne de télévision CNN.



Si le compte de Christopher Reynolds avait été crédité de cette somme, Christopher Reynolds serait tout simplement devenu l'homme le plus riche de la planète. Loin, très loin devant Carlos Slim, le plus riche du monde, dont la fortune est un million de fois moins élevée que cette incroyable somme.

Le bénéficiaire aurait «effacé la dette nationale»

«C'est une chose curieuse. Je ne sais pas, peut-être que quelqu'un s'est amusé», a expliqué, incrédule, Christopher Reynolds. La surprise a toutefois été de courte durée puisque le jour même de l'alerte de virement, le compte Paypal de l'Américain était à nouveau revenu à la normale. Si ne serait-ce qu'une toute partie de la somme avait été réellement virée, les conséquences auraient pu être dramatiques pour le service de paiement en ligne qui se serait retrouvé sans le moindre fonds !

Paypal, qui a reconnu son erreur, a proposé à Christopher Reynolds de faire un don (dont le montant n'a pas été défini mais évidemment sans rapport avec le somme initiale) à l'oeuvre de charité de son choix.
«C'est évidemment une erreur et nous apprécions le fait que Monsieur Reynolds l'ait compris», a déclaré dans un communiqué Paypal. Le responsable de relations presse a précisé que, s'il avait touché une telle somme, il aurait probablement offert généreusement d'effacer la dette publique des Etats-unis, qui s'élève à 16 394 milliards de dollars.


LeParisien.fr

Le diable sait comment chevaucher. Jayhawkers, Bushwhackers et autres guérilleros de la guerre de Sécession

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Au début de la guerre de Sécession, en 1861, la Confédération doit faire face à un sérieux problème stratégique. Le Nord est plus peuplé, plus riche, et dispose de l’essentiel de l’industrie et des fabriques d’armes et de munitions. La population des Etats « frontaliers », comme le Kentucky, le Missouri, le Tennessee et la Virginie est divisée : même dans le Sud « profond », on trouve certaines personnes qui souhaitent rester dans l’Union. Fait peu connu, tous les Etats de la Confédération fournirent à un titre ou à un autre, et à un moment ou à un autre du conflit, des unités à l’armée nordiste. Dans ces conditions, on ne peut être étonné qu’une guérilla soutenue ait pris place dans les Etats « frontaliers », précédant même, parfois, les combats conventionnels. Depuis la naissance des Etats-Unis, les Américains ont en effet une tradition de guerre irrégulière que l’on peut tracer dès la guerre d’Indépendance, et au-delà.

Dans le cadre de la guerre de Sécession, on qualifie de guérillas les mouvements composées d’hommes n’appartenant pas à l’armée régulière de l’Union ou de la Confédération, ou bien qui en ont déserté. Le terme de Bushwhackers s’applique aux guérilleros confédérés du Missouri qui opèrent d’une façon différente de celles de leurs homologues des autres Etats. En face, on trouve sur le même principe les Jayhawkers1, les guérilleros de l’Union. Les Partisan Rangers sont ceux qui ont obtenu une reconnaissance de l’armée ou du gouvernement : chez les confédérés, le processus débute avec le Partisan Ranger Act d’avril 1862, mais certains Etats organisent aussi leurs propres groupes. L’Union n’a pas voté de résolution équivalente mais a ponctuellement reconnu les bandes de guérilleros.


Il y a un troisième type de combattant qui relève de la guerre irrégulière, c’est le cavalier qui opère dans des raids, tout en faisant partie de l’armée régulière, mais en employant les tactiques de la guérilla. Certains chefs de l’armée confédérée, comme Nathan Bedford Forrest et John Hunt Morgan, ont ainsi opéré à la manière des partisans. C’est d’ailleurs ainsi qu’ils sont considérés par les Nordistes alors qu’en fait, ils appartiennent bien à l’armée régulière du Sud. Ces trois types de combattants sont devenus des éléments importants de la guerre de Sécession, pour la Confédération, en particulier. Les forces irrégulières sudistes mènent une guérilla que les tactiques de contre-guérilla de l’Union ne parviennent jamais véritablement à éradiquer : leur activité ne cesse vraiment qu’avec la reddition des forces régulières du Sud. On s’intéressera ici surtout aux guérilleros opérant de manière indépendante, en particulier ceux du Missouri et du Kansas, parmi les plus emblématiques.


Le sanglant prélude du Bleeding Kansas2 (1854-1861)


Avant le bombardement de Fort Sumter par les confédérés, le 12 avril 1861, qui déclenche officiellement les hostilités, la guerre fait déjà rage depuis plusieurs années à la frontière du Missouri et du Kansas. La population du Missouri, majoritairement pro-esclavagiste, regarde avec convoitise les vastes plaines du nouvel Etat du Kansas pour s’étendre encore davantage. Mais, en 1854, le Kansas-Nebraska Act stipule que la population de chaque Etat doit décider si oui non l’esclavage doit être maintenu. Les abolitionnistes du Nord, pour éviter que le Kansas ne tombe entre les mains des esclavagistes, encouragent une migration massive de leurs partisans vers le nouvel Etat.

Si le Nebraska devient un Etat où l’esclavage est aboli, la situation au Kansas est rendue plus complexe par la réaction des habitants du Missouri, qui dépêchent également leurs partisans pour rétablir l’équilibre. Une véritable campagne de propagande oppose d’un côté les habitants du Missouri, peints comme de féroces esclavagistes, et de l’autre ceux du Kansas, décrits comme des abolitionnistes forcenés. Ceux du Missouri se plaignent que les habitants du Kansas n’apportent avec eux ni femmes ni outils de travail mais seulement des armes. C’est exagéré, mais il est vrai que de nombreux émigrants arrivent lourdement armés de peur de la réaction des habitants du Missouri que la presse nordiste présente comme prêts à les recevoir à coups de fusils.

Lors des élections de 1854, des milliers d’habitants du Missouri traversent la frontière en armes afin de voter pour les candidats pro-esclavage. Le vote ne comprend pas en effet une clause de résidence : en conséquence, ces candidats l’emportent haut la main, et à nouveau lors d’autres élections en 1855. Se déclenche alors rapidement un cycle d’intimidations, puis de violences. Des bandes de Jayhawkers montent des raids dans le Missouri pour attaquer les fermes et libérer les esclaves : en face, les bushwhackers, baptisés aussi « border’s ruffians », attaquent les partisans de l’abolition au Kansas et saccagent les bureaux des journaux qui leur sont favorables. Les morts s’accumulent sans que les faibles garnisons fédérales présentent à proximité ne s’interposent véritablement.

Le 21 mai 1856, un groupe de « Border’s ruffians » occupe la ville de Lawrence, au Kansas, s’empare des armes, pille les maisons et détruits les locaux de deux journaux. En représailles, l’abolitionniste John Brown, promis à devenir célèbre un peu plus tard lors de son raid manqué sur Harper’s Ferry, et ses 5 fils, exécutent sommairement 5 partisans de l’esclavage qu’ils avaient capturé. En 1858, la balance penche du côté des abolitionnistes : les troupes fédérales sont plus nombreuses, de même que les immigrants nordistes qui amènent avec eux des cargaisons de fusils Sharp.


Ci-dessous, générique du film Josey Wales hors-la-loi, avec Clint Eastwood dans le rôle titre (1976). Le film met en scène un fermier du Missouri, Josey Wales, dont la famille est massacrée par les Redlegers pro-Union, et qui rejoint la bande de bushwhackers de Bloody Bill Anderson, l’un des plus féroces chefs de guérilla pro-confédérée du Missouri. C’est l’un des premiers westerns « révisionnistes« , donnant le mauvais rôle aux guérilleros de l’Union et louant au contraire la cause confédérée, en s’inspirant d’un roman de Forrest Carter.

 

 



Les débuts de la guérilla


Le Missouri, où a débuté cette guerre irrégulière, est une cible de choix pour les deux camps. Plus vaste que la Virginie, plus peuplé que la Géorgie, l’Etat produit beaucoup de nourriture et la ville de St-Louis contrôle la confluence entre le Missouri et le Mississipi. Malgré le conflit antérieur à la guerre de Sécession, la plupart des habitants souhaite, en fait, une solution négociée. Cependant, les Jayhawkers ou les autorités d’occupation de l’Union ne font guère de distinction entre les pro-Confédérés et les modérés, ce qui va jeter un certain nombre de personnes dans les bras des bushwhackers.

Au départ, le commandement de l’Union à Saint-Louis chasse facilement le gouverneur pro-confédéré Claiborne Fox Jackson et ses partisans de la portion centrale de l’Etat du Missouri. L’armée confédérée du Missouri, commandée par le général Price et composée de gardes frontaliers et de volontaires mal armés, se réfugie au sud-ouest. L’Union contrôle les cours d’eau et les chemin de fer ce qui rend difficile l’acheminement de volontaires du Missouri à l’armée de Price. Celui-ci envoie des bushwhackers pour saboter les lignes télégraphiques et les voies ferrées avant unje nouvelle attaque dans le centre de l’Etat. Dans son sillage arrivent les 1200 Jayhawkers du sénateur unionniste du Kansas, virulent abolitionniste, James Lane, qui a donné l’ordre à ses hommes de nettoyer le Missouri de tout élément suspect.

Le 23 septembre 1861, les Jayhawkers déboulent dans la petite ville d’Osceola (environ 2000 habitants) et l’incendient complètement sous prétexte qu’elle sert de base à Price. Le manque de nourriture, de vêtements et la fin de leur engagement poussent de nombreux soldats confédérés à déserter et à se retrouver dans les partisans, les bushwhackers. Price envoie certains de ces partisans pour recruter des hommes dans ses troupes et encourage l’activité des autres. Les patrouilles de l’Union éliminent facilement les recruteurs et leurs volontaires, mais les bushwhackers, eux, connaissent des succès : ils prennent en embuscade les patrouilles ou détruisent l’infrastructure logistique. Le 22 décembre, le général nordiste Halleck, qui commande le département militaire du Missouri, promulgue l’ordre n°31 : tout homme pris à saboter les installations doit être fusillé séance tenante. Les rangs des bushwhackers ne désemplissent cependant pas : déserteurs de l’armée confédérée qui jugent les conditions de ce service plus attrayantes (rester à proximité de leurs familles en particulier), prisonniers libérés sur parole qui n’accordent aucun crédit à un serment prêté à un gouvernement de l’Union qu’ils jugent illégal.

Les troupes nordistes sont également responsables du développement de la guérilla : composées de soldats des Etats voisins, elles pensent en général que tout habitant du Missouri est un Confédéré en puissance. Elles obligent les autorités locales à payer en cas d’attaque sur les voies de chemin de fer, et sinon se servent elles-mêmes. Parallèlement, les Jayhawkers du Kansas poursuivent leurs raids. Certaines bandes comprennent même des Afro-Américains : dès novembre 1861, le 7th Kansas Cavalry de Jennison, surnommé « the Redlegs » en raison de leurs habits caractéristiques, comprend une compagnie de Noirs menée par un ancien esclave du Missouri. Halleck déplore les exactions des Jayhawkers mais les autorités de l’Union, alors dans le même cas que celles de la Confédération, ont parfois peu de prise sur ces bandes irrégulières.

Le 13 mars 1862, Halleck, dans son ordre général n°2, précise que les guérilleros ne sont pas des soldats mais des hors-la-loi et qu’en conséquence, ils doivent être passés par les armes s’ils sont pris. Les bushwhackers adoptent immédiatement la même politique. Le 22 juillet, le commandement nordiste, dans l’ordre général n°19, appelle tous les hommes valides de l’Etat du Missouri à rejoindre la milice pour traquer les partisans confédérés. Cet ordre durcit les positions puisque les hommes en âge de servir sont plus ou moins forcés de choisir leur camp. Frank James, le frère de Jesse James, qui a servi dans l’armée confédérée de Price avant de déserter chez lui, malade, lors de la retraite, rejoint les rangs des bushwhackers. Mais 52 000 hommes intègrent aussi les rangs de l’Union. Leur connaissance de l’Etat est utile pour traquer les partisans confédérés, mais ils mènent aussi leur guerre personnelle et vivent sur le terrain, se mettant parfois à dos la population.


Du Partisan Ranger Act à la dégénérescence de la guérilla


Le président confédéré Jefferson Davis n’est pas un supporter de la guerre irrégulière : il juge les partisans trop incontrôlables et surtout il y voit un détournement d’hommes utiles à l’armée régulière. Fin 1861, le secrétaire à la Guerre de la Confédération, Judah P. Benjamin, annonce que le gouvernement du Sud ne reconnaît pas les bandes d’irréguliers. Début 1862, le général Joseph E. Johnston chasse même les bandes de partisans pro-sudistes de ses camps. Cependant, les autorités du Sud voient bien qu’existent de nombreux partisans du Sud dans les territoires occupés par l’Union, que leurs forces conventionnelles sont inférieures en nombre à celles du Nord et surtout que la guérilla a déjà commencé en de nombreux endroits. En conséquence, le Congrès confédéré adopte le Partisan Ranger Act le 21 avril 1862 : le président a autorité pour désigner des officiers chargés de lever les bandes de partisans, qui reçoivent la même solde et les mêmes fournitures que l’armée régulière mais sont soumis aux mêmes règles tout en agissant indépendamment. Cette résolution va renforcer l’attrait pour les bushwhackers. L’acte permet au général Hindman, en août 1862, de créer une véritable guérilla officielle dans l’Arkansas, pour entraver les efforts de l’Union après la défaite sudiste de Pea Ridge, en mars, qui bloque la progression nordiste pendant toute une année. Mais ces guérilleros, plus ou moins incontrôlables, se transforment aussi très vite en véritables hors-la-loi dans l’Arkansas.

Fin 1862, la guérilla ravage ainsi le Missouri et l’Arkansas. Pour faire pression sur les bushwhackers du Missouri, le commandement de l’Union enferme les membres féminins de leurs familles dans les prisons, dans l’espoir que les familles se déplacent au sud en territoire confédéré et que les guérilleros suivent. Le 14 août 1863, la prison de Kansas City, mal entretenue et surchargée, s’effondre, tuant 5 femmes apparentées aux bushwhackers. Ceux-ci y voient un acte délibéré des nordistes. Le 21 août, Quantrill, le plus fameux chef de bande confédéré, mène plus de 450 hommes dans une chevauchée de la mort sur Lawrence, au Kansas, un des repères des abolitionnistes. Près de 200 hommes sont abattus sur place. Quatre jours plus tard, dans son ordre n°11, le général nordiste Ewing fait déplacer de force toute la population de trois comtés de l’ouest du Missouri et d’une partie d’un quatrième. Les « Redlegs » ne se privent pas de piller et d’incendier la zone en question, qui reste connue longtemps après comme le « Burnt District ».

Du côté nordiste, le moment décisif est la décision prise par la Confédération de procéder à la conscription, le 16 avril 1862, pour les hommes âgés de 18 à 35 ans. Selon le même schéma que l’ordre imposant de rejoindre la milice dans le Missouri, la population se voit contrainte de choisir son camp. Des mouvements de guérillas pro-nordistes apparaissent dans l’ouest des deux Carolines, au nord de la Géorgie et de l’Alabama, dans le Mississipi, dans les marais de Louisiane et de Floride. Des sociétés secrètes, les Héros de l’Amérique et la Société de Paix, sont actives dans tout le Sud. Les unionnistes du Texas fuient vers le Nord et forment des bandes armées. A l’été 1862, ils créent une conspiration pour séparer le nord du Texas du reste de l’Etat, mais l’affaire est déjouée par les confédérés qui pend 65 « renégats » à Gainesville. Une autre rebéllion unionniste au printemps 1863 est décimée par une bande d’Indiens pro-confédérés qui scalpent leurs victimes. Dans l’ouest des Carolines, des bandes comptant jusqu’à 500 hommes, souvent des déserteurs, occupent des villes, construisent des forts, se rallient la population. Le long des côtes, ils aident les navires du blocus ou les raiders nordistes, rassemblent du bétail pour leurs troupes ou les réfugiés. En 1864, le gouverneur confédéré de Floride ne quitte plus sa résidence de Tallahassee de peur d’être capturé ! Un régiment confédéré doit même suppléer la milice de Floride cette année-là pour traquer les bandes, mais entraîne la formation d’une bande de 500 hommes qui contre-attaque rapidement.

Avec la montée en puissance la guérilla dans le district trans-Mississipi en 1863, l’Union prend des mesures drastiques. Dans le Missouri et le nord de l’Arkansas, chaque comté a sa propre garnison avec une enceinte fortifiée en ville. Des détachements de cavalerie patrouillent régulièrement et signalent la présence de bushwhackers pour que des forces plus importantes convergent sur eux. Des fortins sont bâtis pour protéger les installations sensibles. Si l’Union doit veiller à ne pas envoyer des patrouilles trop faibles et à ravitailler les garnisons, l’expérience prouve que les troupes nordistes mettent en difficulté les bushwhackers grâce à ce système. Ceux-ci préfèrent alors attaquer les banques, les civils pro-unionistes, les lignes de télégraphe, les voies ferrées, voire les bateaux à vapeurs, qui doivent eux aussi recevoir une protection (blindage). Les dernières bandes de bushwhackers opèrent aussi dans le Kentucky à partir de l’été 1864.

 

Ci-dessous, extrait du film Chevauchée avec le diable (1999) d’Ang Lee, autre western révisionniste qui met en scène un petit groupe de bushwhackers opérant dans la bande de Quantrill et de Bloody Bill Anderson. L’histoire, inspirée d’un roman, est quelque peu dramatisée, mais le film vaut le coup d’oeil, entre autres, pour la reproduction assez fidèle de l’attaque et du massacre de Lawrence, que l’on peut voir dans l’extrait ci-dessous.

 



Organisation et tactique des bushwhackers


Les groupes de bushwhackers se sont formés la plupart du temps autour d’un chef charismatique. Quantrill, ancien instituteur de l’Ohio, devenu pro-esclavagiste pendant la période du Bleeding Kansas, est le plus célèbre. Mais comme le lui annonçait le gouverneur en exil confédéré du Missouri, Reynolds, dans une lettre qu’il lui écrit en 1864, la guérilla devient de plus en plus sauvage et incontrôlable et finit par lasser les deux camps. Reynolds conseille d’ailleurs à Quantrill d’entrer dans l’armée confédérée pour poursuivre son combat. En mai de cette même année, Quantrill est menacé l’arme au poing par l’un de ses propres subordonnés, George Todd. Le massacre de Lawrence a en effet jeté le trouble parmi la bande de Quantrill : certains bushwhackers sont choqués par la brutalité de l’attaque, d’autres souhaitent au contraire que le procédé soit renouvelé. Bloody Bill Anderson, un des lieutenants de Quantrill originaire du Missouri, dont la soeur a péri dans l’effondrement de la prison de Kansas City, quitte Quantrill, réfugié au Texas après le massacre de Lawrence, dès le printemps 1864 avec les éléments les plus sauvages : il scalpe ses victimes, s’en prend aux civils, y compris aux femmes, ce qu’avaient toujours refusé de faire jusque là les bushwhackers.

Les partisans ne portent que rarement l’uniforme confédéré et arborent plutôt celui de l’Union pour approcher plus facilement leurs objectifs. Ils portent le « guerilla shirt » des chasseurs des Grandes Plaines muni de nombreuses poches pour les munitions, des versions différentes du slouch hat, avec des foulards et autres colifichets dressant l’image d’un cavalier téméraire. Les bushwhackers transportent souvent une impressionnante quantité d’armes : jusqu’à 6 revolvers (!) pour certains, dont le Colt 1851 Navy cal.36, un couteau Bowie ou parfois un tomahawk pour le combat au corps-à-corps. Pour le tir à longue distance et la précision, ils utilisent le fusil Sharp cal. 52 à chargement par la culasse, qui permet aussi d’avoir une bonne cadence de tir.

Les bushwhackers mènent des embuscades rapides contre des petits détachements de l’Union, pour éviter d’être débordés par le nombre. Ils sont efficaces pour désorganiser les communications, lignes télégraphiques ou courriers. En revanche, la discipline de feu de l’Union permet souvent de repousser des attaques plus prolongées. A partir de 1862, et après quelques mois d’expérience au combat contre les bushwhackers, les commandants nordistes fortifient souvent les palais de justice en briques des petites villes avec des sacs de sable ou des rondins : ces petites places fortifiées sont imprenables par les guérilleros dépourvus d’armement lourd. Les bushwhackers établissent leurs campements dans les bois et camouflent parfois de véritables installations souterraines. Pour contrer la guérilla, l’Union lève aussi d’authentiques unités antiguérilla : le 1st Arkansas Cavalry Volunteers est constitué d’unionnistes de l’Arkansas vicéralement opposés à leurs concitoyens confédérés. Ils tuent plus de 200 guérilleros en utilisant parfois des canons contre des groupes de 1000 bushwhackers rassemblés pour leur faire face. Ils brûlent maisons et moulins à grains suspectés de servir de dépôts ou de lieux de réunion.

Certains chefs de guérilla sont parfois d’aussi bon tacticiens que les officiers réguliers. Bloody Bill Anderson mène ainsi le fameux raid sur Centralia le 27 septembre 1864, qui caractérise bien l’audace et la brutalité des bushwhackers à ce moment du conflit. Le général Price a envahi de nouveau le Missouri depuis l’Arkansas pour s’emparer de St-Louis. Pour faciliter la progression de ses 12 000 hommes, il demande aux bushwhackers d’harceler les garnisons de l’Union et leurs voies de communication. Anderson reçoit l’ordre alors qu’il stationne avec 250 hommes dans la ferme d’un sympathisant confédéré près de la gare de Centralia. A l’aube du 27 septembre, avec 30 hommes, Anderson pénètre dans Centralia et fait le coup de feu pour impressionner les habitants. Ses hommes investissent les maisons, pillent, s’ennivrent. Une diligence arrive qui est bientôt mise à sac, un parlementaire nordiste dépouillé. A midi, un train se présente à Centralia : les bushwhackers convergent sur le chemin de fer, dressent une barricade sur la voie et stoppent le train. Parmi les passagers se trouvent 25 soldats désarmés de l’Union. Anderson demande s’il y a des officiers : le sergent Goodman se signale et Anderson le met à part avant de faire abattre les autres. Il n’a gardé Goodman que pour faire un échange de prisonniers avec certains de ses hommes récemment capturés. Les bushwhackers incendient le train, ligotent leurs prisonniers et remplissent leurs bouteilles avant de détaler. A 16h00, le major Johnston arrive à Centralia avec 158 fantassins montés du 39th Missouri Infantry, attiré par la fumée du train en feu. Ne connaissant pas l’effectif ennemi, il divise sa troupe en deux : une partie reste en ville tandis qu’il emmène 120 hommes à la poursuite des bushwhackers.

Anderson monte une savante embuscade pour éliminer ses poursuivants. 10 hommes commandés par Dave Poole attirent les nordistes dans une clairière où ils se retrouvent, avec leurs fusils Enfield à chargement par la bouche, face à 90 hommes d’Anderson. Johnston fait démonter les trois quarts de ses hommes et les fait se mettre en position de tir couché, le reste s’occupant des chevaux. En embuscade, sur chaque flanc des nordistes, cachés par la forêt, se trouvent des groupes comprenant 70 cavaliers. Anderson charge de front les hommes de l’Union dont le tir mal ajusté ne tue que 3 bushwhackers. Johnston échange des coups de feu avec Jesse James avant que celui-ci ne l’abatte finalement au revolver. Les guérilleros postés sur les flancs interviennent alors et les nordistes partent en déroute. Anderson va ensuite achever le détachement demeuré à Centralia. Le 39th Missouri perd deux officiers et 114 hommes tués, deux blessés et 6 disparus : Anderson a appliqué sa politique habituelle du « pas de quartier », certains hommes étant scalpés voire décapités.

Les guérilleros ne peuvent survivre longtemps sans l’appui au moins partiel de la population. Ils préfèrent cependant dormir dans les bois que dans les maisons de sympathisants qui peuvent être facilement encerclées : Quantrill périt ainsi de cette manière dans le Kentucky et Anderson manque de peu d’être abattu de la même façon. La population peut aussi fournir des espions, voire prendre part au combat avec les partisans. Le capitaine Peabody, qui parvient à repérer avec 65 hommes du 1st Missouri Cavalry la bande de Quantrill dans une ferme et à s’emparer de ses chevaux, doit ainsi affronter une centaine de personnes venues protéger la fuite à pied du chef confédéré. En retour, la population civile souffre de la guérilla, d’autant plus que celle-ci est aussi prétexte à des crimes crapuleux. Des déserteurs reconvertis en brigands mettent en coupe réglée les monts Ozark, dans le nord de l’Arkansas, un territoire dépeuplé progressivement par la guérilla. Certains guérilleros pro-confédérés devenus hors-la-loi abattent même des représentants du pouvoir sudiste.

Les guérilleros ont parfois rallié les armées régulières pour servir d’éclaireurs ou pour combattre. La plupart reflue d’ailleurs au Texas à l’automne, quand les feuilles tombent et les privent de leur camouflage. Les déprédations commises au Texas par certains bushwhackers ne les rendent souvent pas très populaires aux yeux de certains Sudistes. Le général Price n’a cependant jamais perdu sa confiance dans les bushwhackers même si, en 1864, il pique une colère mémorable en voyant les scalps brandis par les hommes d’Anderson, qui les fait aussitôt enlever et fait apporter à l’officier confédéré une paire de Colts en argent. Quand le général confédéré Joe Shelby mène un raid début 1864 dans le nord de l’Arkansas pour recruter des hommes, il s’aperçoit vite que les guérilleros sudistes, anciens déserteurs ou prisonniers libérés sur parole, ne sont plus que des criminels travaillant à leur compte.


Conclusion


Les irréguliers n’ont pas sauvé la Confédération de la défaite, mais leur activité a forcé l’Union a déployé des moyens considérables pour les prendre en chasse. Dans le Kansas et le Missouri, l’affrontement a tourné à la guerre civile et a précédé, voire favorisé, le déclenchement du conflit lui-même. Du côté de l’Union, les Jayhawkers ont surtout libéré des milliers d’esclaves. La plus grande réalisation de la guérilla pro-nordiste reste la formation du nouvel Etat de Virginie Occidentale, en 1863, dans un territoire investi de partisans de l’Union. Côté confédéré, les bushwhackers ont empêché l’Union d’envahir le Texas et la Louisiane, ont regonflé le moral des sympathisants sudistes et leur ont permis d’apporter leur pierre à la lutte, mais ont aussi surtout apporté leur lot de dévastations. Après la fin des hostilités, certains bushwhackers ne tiennent pas à perdre les talents acquis pendant le conflit. Les frères James et Younger, qui ont servi sous Quantrill et Bloody Bill Anderson, forment un gang de criminels utilisant les méthodes de la guérilla pro-confédérée dans l’attaque de banques et de trains.


 

http://alliancegeostrategique.org/2013/01/09/au-commencement-etait-la-guerre-18le-diable-sait-comment-chevaucher-jayhawkers-bushwhackers-et-autres-guerilleros-de-la-guerre-de-secession/

Sean MCLACHLAN et G. et S. EMBLETON, American Civil War Guerilla Tactics, Elite 174, Osprey, 2009.

1L’origine du mot est incertaine. Il désigne les partisans de l’Union au Kansas dès les affrontements ayant lieu avant la guerre de Sécession.

2Littéralement le « Kansas qui saigne »…

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La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA

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 De 1983 à 1984, Barack Obama exerça en tant qu’analyste financier au sein de la Business International Corporation, connue comme société écran de la CIA

 

Business International Corporation, la société écran de la CIA dans laquelle exerçait le futur président des États-Unis, organisait des conférences réunissant les dirigeants les plus puissants et employait des journalistes comme agents à l’étranger. Le travail qu’y a mené Barack Obama à partir de 1983 concorde avec les missions d’espionnage au profit de la CIA qu’a remplies sa mère, Stanley Ann Dunham dans les années 1960, après le coup d’État en Indonésie, pour le compte d’autres sociétés écrans de la CIA, dont l’East-West Center de l’Université de Hawaii, l’Agence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development, USAID) [1]et la Fondation Ford [2]. Dunham rencontra et épousa Lolo Soetoro, le beau-père d’Obama, à l’East-West Center en 1965. Soetoro fut rappelé en Indonésie en 1965 en tant qu’officier de haut rang afin d’assister le général Suharto et la CIA dans le sanglant renversement du président Sukarno [3]

Barack Obama senior rencontra Dunham en 1959 lors de cours de russe à l’Université de Hawaii. Il figurait parmi les heureux élus d’un convoyage aérien entre l’Afrique de l’Est et les États-Unis pour faire entrer 280 étudiants dans diverses institutions universitaires états-uniennes. Selon un rapport de l’agence Reuters de Londres du 12 septembre 1960, cette opération bénéficiait simplement d’une « aide  » de la seule Fondation Joseph P. Kennedy. Elle visait à entraîner et endoctriner de futurs agents d’influence en Afrique, un continent alors en passe de devenir le terrain de la lutte de pouvoir entre les États-Unis, l’Union soviétique et la Chine pour peser sur les régimes des pays nouvellement indépendants ou sur le point de le devenir.

Lors du choix des étudiants expatriés, Masinda Muliro, le vice-président de l’Union démocratique africaine du Kenya (Kenyan African Democratic Union, KADU), avait dénoncé les préférences tribales favorisant la majorité ethnique des Kukuyus et du groupe minoritaire des Luo. Ce favoritisme privilégiait les sympathisants de l’Union nationale africaine du Kenya (Kenyan African National Union, KANU), dirigée par Tom Mboya, au passé nationaliste et syndicaliste. C’est Mboya qui choisit d’envoyer Barack Obama senior étudier à l’Université de Hawaii. Obama senior, alors marié, père d’un enfant et en attente d’un deuxième enfant au Kenya, épousa Dunham sur l’île de Maui le 2 février 1961. Dunham était enceinte de Barack Obama depuis trois mois au moment de son union avec Obama senior. Celui-ci devint le premier étudiant africain à intégrer une université états-unienne.

Toujours selon Reuters, Muliro aurait également déclaré vouloir envoyer une délégation aux États-Unis pour enquêter sur les étudiants kenyans ayant reçu des « présents » de la part des États-Uniens et pour « s’assurer que les cadeaux faits aux étudiants à l’avenir [soient] gérés par des personnes sincèrement soucieuses du développement du Kenya. »

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La CIA habría reclutado a Tom Mboya en el marco de un programa llamado « liberación selectiva », programa generosamente financiado por la CIA y cuyo objetivo era aislar al presidente Kenyatta, quien fue el fundador de la República de Kenia, y considerado por la agencia de espionaje estadounidense como una persona de « no confianza ».

Mboya reçut à l’époque une subvention de 100 000 dollars de la part de la Fondation Joseph P. Kennedy, dans le cadre du programme d’invitation d’étudiants africains, après avoir refusé la même offre de la part du Département d’État. À l’évidence, Mboya s’inquiétait des soupçons qu’aurait éveillés une assistance états-unienne directe chez les politiques kenyans procommunistes, déjà suspicieux de ses liens avec la CIA. Le programme fut financé par la Fondation Joseph P. Kennedy et par la Fondation des étudiants afro-américains. Obama senior ne faisait pas partie du premier groupe acheminé par avion aux États-Unis mais de l’un des suivants. Ce programme d’aide aux étudiants africains, organisé par Mboya en 1959, incluait des étudiants originaires du Kenya, de l’Ouganda, du Tanganyika, de Zanzibar, de la Rhodésie du Sud et du Nord et au Nyassaland (l’actuel Malawi).

Reuters rapporte également que Muliro accusait le favoritisme présidant à la sélection des bénéficiaires de l’aide états-unienne « de perturber et d’aigrir les autres étudiants africains. » Muliro affirmait que « l’avantage était donné aux tribus majoritaires [les Kikuyus et les Luo] et que de nombreux étudiants sélectionnés par les États-Unis avaient échoué aux examens d’admission alors que d’autres étudiants non-sélectionnés faisaient état de meilleures recommandations. »

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Enviado a Hawai por la CIA, Barack Obama senior, es decir el padre del actual presidente de los EEUU, Barack Obama junior, llevando las tradicionales flores en el cuello símbolo de bienvenida en la isla, se deja fotografiar en compañía de Stanley Dunham (a la izquierda de Obama senior), es decir el abuelo materno del presidente Barack Obama.

Obama senior était l’ami de Mboya et originaire de la tribu des Luo. Après l’assassinat de Mboya en 1969, Obama senior témoigna au procès du meurtrier présumé. Obama senior affirma avoir été la cible d’une tentative de meurtre en pleine rue après sa comparution au tribunal.

Obama senior quitta Hawaii pour Harvard en 1962 et divorça de Dunham en 1964. Il épousa une étudiante de Harvard, Ruth Niedensand, une Etats-unienne juive, avec qui il retourna au Kenya et eut deux enfants. Leur union se termina également par un divorce. Obama senior travailla au ministère des Finances et au ministère des Transports kenyans ainsi qu’au sein d’une compagnie pétrolière. Obama senior se tua dans un accident de voiture en 1982 ; les principaux hommes politiques kenyans assistèrent à ses funérailles, dont Robert Ouko, qui deviendra ministre des Transports et sera assassiné en 1990.

Les documents de la CIA indiquent que Mboya était un important agent d’influence pour le compte de la CIA, non seulement au Kenya mais dans toute l’Afrique. D’après un rapport hebdomadaire secret de la CIA (CIA Current Intelligence Weekly Summary) en date du 19 novembre 1959, Mboya était chargé de surveiller les extrémistes lors de la deuxième Conférence panafricaine de Tunis (All-Africa People’s Conference, AAPC). Le document rapporte que « de sérieuses frictions [s’étaient] développées entre le Premier ministre du Ghana, Kwame Nkrumah, et le nationaliste kenyan Tom Mboya qui [avait] activement participé en décembre [1958] à la surveillance des extrémistes lors de la première Conférence panafricaine à Accra. » Les termes « activement participé » semblent indiquer que Mboya coopérait avec la CIA, dont le rapport fut établi par ses agents sur le terrain à Accra et à Tunis. C’est pendant cette période de « collaboration » avec la CIA à Accra et à Tunis que Mboya alloua à Obama senior une bourse d’études et lui offrit la possibilité de s’expatrier et d’entrer à l’Université de Hawaii, où il rencontra et épousa la mère de l’actuel président des États-Unis.

Dans un rapport hebdomadaire secret de la CIA plus ancien, daté du 3 avril 1958, apparaissent ces mots : « [Mboya] reste l’un des dirigeants africains les plus prometteurs. » La CIA, dans un autre rapport hebdomadaire secret, daté du 18 décembre 1958, qualifie le nationaliste kenyan MBoya de « jeune porte-parole capable et dynamique » lors de sa participation aux débats de la Conférence panafricaine ; il fut perçu comme un opposant aux « extrémistes » tels que Nkrumah, soutenu par « les représentants sino-soviétiques. »

Dans un document de la CIA déclassifié sur la Conférence panafricaine de 1961, le conservatisme de Mboya, à l’instar de celui du Tunisien Taleb Slim, est clairement défini comme le contrepoids à la politique de gauche du clan Nkrumah. Les procommunistes avaient été élus à la tête du comité organisateur de la Conférence panafricaine lors de la conférence du Caire en 1961, à laquelle assista Mboya. Dans le rapport de la CIA, le nom de plusieurs de ces dirigeants sont cités : celui du Sénégalais Abdoulaye Diallo, le Secrétaire général de la Conférence panafricaine, de l’Algérien Ahmed Bourmendjel, de l’Angolais Mario de Andrade, de Ntau Mokhele du Basutoland (ex-Lesotho), du Camerounais Kingue Abel, d’Antoine Kiwewa du Congo belge (l’actuelle RDC), du Ghanéen Kojo Botsio, du Guinéen Ismail Touré, de T. O. Dosomu Johnson du Liberia, du Malien Modibo Diallo, du Marocain Mahjoub Ben Seddik, de Djibo Bakari du Niger, de Tunji Otegbeya du Nigeria, de Kanyama Chiume du Nyassaland, du Somalien Ali Abdullahi, du Sud-Africain Tennyson Makiwane, et de Mohamed Fouad Galal des Émirats arabes unis.

Les seuls participants ayant reçu l’approbation de la CIA furent Mboya (dont tout porte à croire qu’il était un indicateur de la CIA), Joshua Nkomo, originaire de Rhodésie du Sud, B. Munanka du Tanganyika, le Tunisien Abdel Magid Shaker et l’Ougandais John Kakongé.

Nkrumah sera finalement limogé en 1966, après un coup d’État militaire organisé par la CIA, alors qu’il effectuait une visite d’État en Chine et au Nord-Viêt-Nam. Cette opération fut mise en œuvre un an après celle que l’Agence mena contre le président Sukarno, autre coup d’État militaire dans lequel la famille maternelle d’Obama joua un rôle. Certains éléments donnent à penser que l’assassinat de Mboya en 1969 fut organisé par des agents chinois agissant pour le compte des factions gouvernementales chargées par le président kenyan, Jomo Kenyatta, de lutter contre Mboya et par là même, d’éliminer un homme politique africain pro-états-unien de premier plan. Toutes les ambassades de Nairobi avaient mis leurs drapeaux en berne en hommage à Mboya, sauf une, celle de la République populaire de Chine.

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Jomo Kenyatta, primer presidente de Kenia después de salir del colonialismo.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Le jeune « Barry » Obama Soetoro, alors âgé de 10 ans, en compagnie de son beau-père Lolo Soetoro, de sa mère, Ann Dunham Obama Soetoro, et de sa demi-sœur, Maya Soetoro. (photo de famille, publiée par Bloomberg News)

 

Dans la première partie de ce dossier spécial, le Wayne Madsen Report (WMR) révélait les liens entre Barack Obama senior et le convoyage aérien entre l’Afrique et les États-Unis d’un groupe de 280 étudiants originaires d’Afrique du Sud et des nations d’Afrique de l’Est indépendantes ou sur le point de le devenir. En leur attribuant des diplômes universitaires, les États-Unis s’assuraient la sympathie des heureux élus et espéraient contrer les projets similaires que mettaient en œuvre l’Union soviétique et la Chine. Barack Obama senior fut le premier étudiant étranger à s’inscrire à l’Université de Hawaii. Obama senior et la mère de Barack Obama, Ann Stanley Dunham, se rencontrèrent en cours de russe en 1959 ; ils se marièrent en 1961.

 

Le programme d’invitation d’étudiants africains était géré par le leader nationaliste Tom Mboya ; il était le mentor et ami d’Obama senior, et comme lui originaire de la tribu des Luo. Les documents de la CIA cités dans la première partie de ce dossier établissaient la collaboration active de Mboya avec la CIA dans le but d’empêcher les nationalistes prosoviétiques et prochinois de prendre l’ascendant sur les mouvements nationalistes panafricains dans les milieux politique, étudiant et ouvrier.

 

L’un des opposants les plus acharnés de Mboya était le premier Président de la République du Ghana, Kwame Nkrumah, renversé en 1966 lors d’une opération montée par la CIA. L’année suivante, Barack Obama et sa mère rejoignirent Lolo Soetoro en Indonésie. Soetoro avait rencontré Ann Dunham en 1965 à l’Université de Hawaii, alors que le jeune Barack était âgé de quatre ans.

 

En 1967 donc, Barack et sa mère s’installaient à Jakarta. En 1965, Lolo Soetoro avait été rappelé par le général Suharto pour servir dans le haut-commandement militaire et aider à la planification, avec le soutien de la CIA, du génocide d’Indonésiens et de Sino-indonésiens procommunistes à travers tout le pays. Suharto consolida son pouvoir en Indonésie en 1966, l’année même où Mboya aida la CIA à trouver les soutiens nécessaires parmi les nationalistes panafricains pour renverser le Président Nkrumah au Ghana.

L’influence qu’exerça Mboya sur le régime de Kenyatta se prolongera longtemps après sa mort, quand Obama senior était toujours en vie. En 1975, Josiah Kariuki, un socialiste membre du parti KANU (parti dont il aida à la mise en place avec Mboya et Obama senior) était assassiné. Après ce meurtre, Kenyatta renvoya du gouvernement trois ministres insoumis qui « étaient liés personnellement soit à Kariuki, soit à Mboya. » Cette information fut d’abord classée secrète (niveau de classification Umbra) ; elle apparait dans plusieurs notes de service de la CIA au Moyen-Orient, en Afrique et en Afrique du Sud. Elle fut par la suite diffusée sur le réseau COMINT le 24 juin 1975. Les renseignements figurant dans ce rapport, comme le montre son niveau de classification, proviennent d’écoutes effectuées par le ministère de l’Intérieur kenyan. Personne n’a jamais été accusé du meurtre de Kariuki.

La mise sur écoute des associés de Mboya et de Kariuki est une preuve que la NSA et la CIA maintinrent leur surveillance sur Barack Obama senior ; un individu, en sa qualité de ressortissant étranger aux États-Unis, qui était susceptible d’être soumis occasionnellement à la mise sur écoute légale, dont se chargent la NSA et le Government Communications Headquarters (GCHQ, le service de renseignement électronique du gouvernement britannique).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’East-West Center de l’Université de Hawaii et le coup d’État de la CIA contre Sukarno

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Liens entre les diverses institutions et la CIA.

 

Ann Dunham rencontra Lolo Soetoro à l’East-West Center de l’Université de Hawaii. Ce centre était lié depuis longtemps aux activités de la CIA dans la zone Asie / Pacifique. En 1965, l’année où Dunham rencontra et épousa Lolo Soetoro, un nouveau doyen fut nommé à l’East-West Center : Howard P. Jones, qui avait été l’ambassadeur des États-Unis en Indonésie lors de sept années capitales pour le pays entre 1958 et 1965. Jones était présent à Jakarta quand Suharto et ses officiers agissant pour le compte de la CIA planifièrent le renversement de Sukarno, accusé, à l’instar du PKI (le Parti communiste indonésien), d’être allié à la Chine [1].

 

Le 10 octobre 1965, alors qu’il était le doyen de l’East-West Center, Jones publia un article pour le Washington Post dans lequel il prenait la défense de Suharto dans le coup d’État contre Sukarno. Le Post l’invitait à commenter ce coup d’État, décrit comme un « contre-coup d’État » pour reprendre le pouvoir aux mains des communistes. Jones déclarait que Suharto n’avait fait que répondre à un putsch communiste contre Sukarno mené par le Lieutenant-colonel Untung, « un capitaine de bataillon relativement inconnu, en poste dans la garde présidentielle. »

 

Jones, dont les propos reflètent le contenu des rapports de la CIA issus de l’ambassade des États-Unis à Jakarta, poursuivait son article en affirmant que le prétendu putsch communiste du 30 septembre 1965 « était tout près de réussir, après le meurtre de six officiers du haut-commandement. Il aurait bien pu réussir si le ministre de la Défense Nasution et un certain nombre d’autres généraux n’avaient pas réagi suffisamment rapidement pour organiser un contre-putsch spectaculaire. » Bien entendu, ce dont Jones se garda d’informer les lecteurs du Post était que Suharto avait fortement bénéficié du soutien de la CIA.

 

Ni Sukarno ni le gouvernement indonésien, au sein duquel siégeaient les leaders de deuxième et de troisième rang du PKI, ne reprochèrent aux communistes ces assassinats. On ne peut pas exclure l’hypothèse que ces meurtres soient une opération sous fausse bannière organisée par la CIA et Suharto, destinée à porter les accusations sur le PKI. Deux jours après le putsch de Suharto, les participants à une manifestation orchestrée par la CIA incendièrent le quartier général du PKI à Jakarta. En défilant devant l’ambassade états-unienne, qui abritait également une antenne de la CIA, ils scandaient les mots : « Longue vie aux États-Unis ! »

 

Untung déclara quant à lui que, lorsqu’il réalisa que Suharto et la CIA préparaient le coup d’État pour le jour de parade de l’armée indonésienne, le 5 octobre 1965, Sukarno et lui, suivis des militaires leur étant restés fidèles, passèrent les premiers à l’action. Jones répondit qu’il voyait dans cette version « la traditionnelle propagande communiste. » Suharto s’engagea contre Sukarno le 1er octobre. Jones répéta « qu’il n’y avait pas une once de vérité dans l’accusation portée contre la CIA d’avoir agi contre Sukarno. » Les historiens ont prouvé le contraire. Jones accusait les communistes de profiter de la santé fragile de Sukarno pour exclure tout candidat susceptible de lui succéder. Leur but, toujours selon Jones, était d’imposer D. N. Aidit, le chef du PKI, à la succession de Sukarno. Sukarno ne mourut qu’en 1970, alors qu’il se trouvait en résidence surveillée.

 

Un document de la CIA, auparavant classé secret et non daté, mentionne que « Sukarno [souhaitait] revenir à la configuration d’avant-putsch. Il [refusait] d’accuser le PKI et le Mouvement de 30 septembre [du Lieutenant-colonel Untung] ; il [appela] plutôt à l’unité du peuple indonésien et [dissuada] les velléités de vengeance. Mais il ne [parvint] pas à empêcher l’armée de poursuivre ses opérations contre le PKI ; il [agit] même dans leur sens en nommant le général Suharto à la tête de l’armée. » Suharto et le beau-père de « Barry » Obama Soetoro, Lolo Soetoro, ignorèrent les appels de Sukarno à l’apaisement, comme le découvriraient très vite les Indonésiens.

 

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Après l’échec du coup d’État militaire attribué aux officiers des mouvances de gauche en 1965, Suharto (à gauche) déclencha de sanglantes purges anticommunistes au cours desquelles un million de civils furent tués.

 

Le massacre des populations sino-indonésiennes par Suharto est évoqué dans les documents de la CIA au travers de la description du parti Baperki : « Les sympathisants du parti de gauche Baperki, très implanté dans les zones rurales, sont majoritairement d’origine sino-indonésienne. » Une note déclassifiée de la CIA, datée du 6 octobre 1966, démontre l’étendue du contrôle et de la supervision exercés par la CIA dans le coup d’État contre Sukarno ; de nombreux agents servaient d’intermédiaires avec les unités armées de Suharto postées aux abords du palais présidentiel à Bogor et de diverses ambassades dans tout le pays, dont le consulat des États-Unis à Medan. Ce consulat surveillait les sympathisants de gauche dans cette ville de l’île de Sumatra et, selon un mémo de la CIA du 2 octobre 1965, porta à la connaissance de l’Agence le fait que « le consul soviétique disposait d’un avion prêt à évacuer les citoyens soviétiques de Sumatra. » La note du 6 octobre recommandait également d’empêcher Untung de recueillir trop de soutien parmi les populations de l’intérieur de l’île de Java.

 

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Ann Dunham Soetero « gagnant les cœurs et les esprits » des fermiers et des artisans javanais dans le village de Kajar.

 

Un rapport hebdomadaire déclassifié de la CIA concernant l’Indonésie, daté du 11 août 1967 et intitulé « Le Nouvel ordre en Indonésie », fait apparaître qu’en 1966, l’Indonésie restructura son économie pour remplir les conditions d’attribution de l’aide du FMI. Dans ce rapport, la CIA se réjouissait du nouveau triumvirat installé au pouvoir en Indonésie en 1967 : Suharto, le ministre des Affaires étrangères, Adam Malik, et le Sultan de Jogjakarta [2], qui était aussi ministre de l’Économie et des Finances. La CIA se félicitait également de l’interdiction du PKI, mais concédait qu’il « rassemblait néanmoins de nombreux partisans à l’est et au centre de Java » ; c’est dans cette région que, par la suite, Ann Dunham Soetoro concentrerait ses activités pour le compte de l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international), la Banque mondiale et la Fondation Ford, des sociétés écrans de la CIA. Sa mission était de « gagner les cœurs et les esprits » des fermiers et des artisans javanais.

 

Dans une note déclassifiée de la CIA du 23 juillet 1966, le parti musulman Nahdatul Ulama (NU), le parti le plus puissant en Indonésie, est clairement vu comme un allié naturel des États-Unis et du régime de Suharto. Le rapport établit que Suharto bénéficia d’une assistance pour renverser les communistes pendant la période de contre-putsch, notamment là où le NU était le mieux implanté : à l’est de Java, au nord de Sumatra et dans plusieurs zones de l’île de Bornéo. Une autre note déclassifiée de la CIA, datée du 29 avril 1966, fait référence au PKI : « Les extrémistes musulmans ont surpassé l’armée à bien des égards en traquant et en tuant les membres du [PKI] et d’autres groupes affiliés servant de couverture. »

 

Dunham et Barry Soetoro à Jakarta et les activités secrètes de l’USAID

 

Enceinte de Barack Obama, Dunham abandonna en 1960 ses études à l’Université de Hawaii. Barack Obama senior quitta Hawaii en 1962 pour étudier à Harvard. Dunham et Obama senior divorcèrent en 1964. À l’automne 1961, Dunham s’inscrivit à l’Université de Washington et éleva son enfant. Elle réintégra l’Université de Hawaii entre 1963 et 1966. Lolo Soetoro, qui s’unit à Dunham en mars 1965, quitta Hawaii pour l’Indonésie le 20 juillet 1965, trois mois avant les opérations de la CIA contre Sukarno. Il est clair que Soetoro, promû colonel par Suharto, était rappelé à Jakarta pour participer au coup d’État contre Sukarno, des troubles qui causèrent la mort d’environ un million d’Indonésiens parmi les populations civiles. Le Président Obama préfèrerait que la presse ignore ce passé ; c’est bien ce qu’elle a fait pendant la campagne des primaires et de l’élection présidentielle de 2008.

 

En 1967, après son arrivée en Indonésie avec Obama junior, Dunham enseigna l’anglais à l’ambassade états-unienne de Jakarta, où se trouvait l’une des antennes de la CIA les plus importantes en Asie, relayée par d’importants bureaux situés à Surabaya, à l’est de Java, et à Medan, sur l’île de Sumatra. Jones quitta son poste de doyen à l’Université de Hawaii en 1968.

 

En fait, la mère d’Obama enseignait l’anglais pour le compte de l’USAID, une vaste organisation qui servait de couverture aux activités secrètes de la CIA en Indonésie et dans toute l’Asie du Sud-Est, en particulier au Laos, au Sud-Viêt Nam et en Thaïlande. Le programme de l’USAID est connu sous le nom de Lembaga Pendidikan Pembinaan Manajemen. Bien que son fils et les gens qui l’ont côtoyée à Hawaii décrivent Dunham comme un esprit libre et une « enfant des sixties », les activités qu’elle a exercées en Indonésie viennent contredire la thèse qui fait d’elle une « hippy. »

 

L’apprentissage du russe que suivit Dunham à Hawaii a dû se révéler très utile à la CIA en Indonésie. Dans une note déclassifiée, datée du 2 août 1966, son auteur, le Secrétaire général du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, Bromley Smith, relatait qu’à l’instar du Japon, de l’Europe occidentale, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Malaisie et des Philippines, l’Union soviétique et ses alliés en Europe de l’Est avaient bien accueilli la nouvelle du putsch de Suharto car il créait une Indonésie non-alignée qui « représentait un contrepoids en Asie face à la Chine communiste. » Des archives prouvent que, comme Ann Dunham, plusieurs agents de la CIA, en poste à Jakarta avant et après le coup d’État de 1965, parlaient couramment le russe.

 

Lorsqu’elle séjourna en Indonésie, puis au Pakistan, Dunham Soetoro travailla pour la Fondation Ford, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la banque Rakyat (la banque publique indonésienne, propriété du gouvernement) et l’USAID.

 

L’USAID fut impliquée dans des opérations secrètes de la CIA en Asie de Sud-Est. Le 9 février 1971, le Washington Star publia l’information selon laquelle les responsables de l’USAID au Laos savaient que le riz dont l’USAID approvisionnait l’armée laotienne était revendu à l’armée nord-vietnamienne au Laos même. Le rapport révèle que les États-Unis toléraient la revente du riz de l’USAID car l’armée laotienne n’avait ainsi plus à craindre les attaques du Nord-Vietnam et de leurs alliés communistes du Pathet Lao. L’USAID et la CIA utilisaient l’approvisionnement de riz pour obliger les tribus Méo du Laos à rejoindre le camp des États-Unis dans la guerre contre les communistes. Des fonds de l’USAID étaient destinés à venir en aide aux civils blessés et à instaurer un système d’assurance-maladie au Laos ; ils furent détournés et utilisés à des fins militaires.

 

En 1971, le Centre d’études vietnamiennes à l’Université de l’Illinois à Carbondale, financé par l’USAID, fut accusé d’être une société écran de la CIA. Les projets financés par l’USAID par le biais du Consortium des universités du Midwest pour les activités internationales (Midwest Universities Consortium for International Activities, MUCIA), qui inclut les Universités de l’Illinois, du Wisconsin, du Minnesota, de l’Indiana, et du Michigan, furent soupçonnés d’être des projets secrets de la CIA. Parmi ceux-ci, figuraient les programmes « d’éducation agraire » en Indonésie et d’autres projets en Afghanistan, au Mali, au Népal, au Nigeria, en Thaïlande et au Sud-Viêt Nam. Ces accusations furent émises en 1971, quand Ann Dunham travaillait pour l’USAID en Indonésie.

 

Dans un article du 10 juillet 1971, le New York Times accusait l’USAID et la CIA d’avoir « perdu » 1,7 milliards de dollars dévolus au programme CORDS (Civil Operations and Revolutionary Development Support). Ce programme faisait partie de l’Opération Phénix, dans le cadre de laquelle la CIA procéda à la torture et à l’assassinat de nombreux civils, patriarches et moines bouddhistes dans les villages du Sud-Viêt Nam [3]. Des sommes d’argent en provenance de l’USAID furent également reçues par une ligne aérienne détenue par la CIA en Asie du Sud-Est, Air America. En Thaïlande, le financement par l’USAID du Programme de développement rural accéléré (Accelerated Rural Development Program) cachait en fait les opérations de lutte contre l’insurrection communiste. De même, en 1971, dans les mois précédant le déclenchement de la troisième guerre indo-pakistanaise, les fonds de l’USAID destinés aux projets de travaux publics dans l’est du Pakistan furent utilisés pour la consolidation militaire des frontières avec l’Inde. Ces détournements étaient contraires à la loi états-unienne qui interdit l’utilisation des fonds de l’USAID pour des programmes militaires.

 

En 1972, dans un entretien avec Metromedia News, le directeur de l’USAID, le Docteur John Hannah admit que la CIA se servait de l’USAID comme société écran pour ses opérations secrètes au Laos. Hannah affirmait que l’USAID était une société écran uniquement au Laos. Pourtant, l’USAID s’est avérée servir de couverture également en Indonésie, aux Philippines, au Sud-Viêt Nam, en Thaïlande et en Corée du Sud. Les projets de l’USAID en Asie du Sud-Est devaient être approuvés par le SEADAG (Southeast Asian Development Advisory Group), un groupe élaborant des projets publics en Asie, qui devait en réalité se ranger derrière l’avis de la CIA.

 

En 1972, il fut prouvé que le programme Food for Peace, administré par l’USAID et le Département de l’agriculture états-unien, reçut un financement à visée militaire pour des projets au Cambodge, en Corée du Sud, en Turquie, au Sud-Viêt Nam, en Espagne, à Taïwan et en Grèce. En 1972, l’USAID ne fit parvenir de l’argent que dans les zones méridionales du Nord-Yémen, dans le but d’armer les forces nord-yéménites contre le gouvernement du Sud-Yémen, alors dirigé par les socialistes, opposés à l’hégémonie états-unienne dans la région.

 

L’une des institutions affiliées aux travaux de l’USAID en Indonésie était la Fondation Asie (Asia Foundation), créée dansles années 1950 avec l’aide de la CIA pour contrer l’expansion du communisme en Asie. La pension de l’East-West Center à l’Université de Hawaii était financée par la Fondation Asie. Obama senior séjourna dans cette pension à son arrivée du Kenya, après avoir bénéficié du programme d’aide aux étudiants africains organisé par l’un des agents d’influence de la CIA en Afrique, Tom Mboya.

 

Dunham séjourna également au Ghana, au Népal, au Bangladesh, en Inde et en Thaïlande dans le cadre de projets de microfinancement. En 1965, Barack Obama senior quitta Harvard et retourna au Kenya, accompagné de sa nouvelle épouse états-unienne. Obama senior reprit contact avec son vieil ami, le « golden boy » de la CIA Tom Mboya, et avec d’autres hommes politiques d’origine Luo, la tribu d’Obama senior. Philip Cherry dirigea l’antenne de la CIA à Nairobi de 1964 à 1967. En 1975, il fut nommé à la tête de l’antenne de la CIA à Dacca au Bangladesh. L’ambassadeur états-unien au Bangladesh de l’époque, Eugene Booster, accusa Cherry d’être impliqué dans l’assassinat du premier Président du Bangladesh, Sheik Mujiur Rahman, et d’autres membres de sa famille. L’exécution de la famille présidentielle bangladaise auraient vraisemblablement été ordonnée par le Secrétaire d’État Henry Kissinger. Le Bangladesh constituait également une étape sur l’itinéraire qu’Ann Dunham suivait pour le compte de la CIA dans le cadre de projets de micro et de macro-financement.

 

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Obama et ses grands-parents maternels, Madelyn et Stanley Dunham, en 1979. Sa grand-mère fut vice-présidente de la Banque de Hawaii, une institution bancaire utilisée par diverses sociétés écrans de la CIA.

 

Les banques de la CIA et Hawaii

 

Ann Dunham resta en Indonésie quand le jeune Obama retourna à Hawaii en 1971 ; elle confia son fils à sa mère, Madelyn Dunham. Cette dernière fut la première femme à occuper le poste de vice-président de la Banque de Hawaii à Honolulu. Diverses sociétés écrans de la CIA utilisaient alors la Banque de Hawaii. Madelyn Dunham s’occupait de la gestion des comptes cachés que la CIA utilisait pour les transferts de fonds au bénéfice des dictateurs en place en Asie, tels que le Président de la République des Philippines, Ferdinand Marcos, le Président de la République du Viêt Nam, Nguyen Van Thiêu, et le Président de la République d’Indonésie, le général Suharto. En effet, la Banque de Hawaii se chargeait du blanchiment d’argent de la CIA, afin de dissimuler le soutien qu’accordait la CIA à ses leaders politiques préférés dans la région Asie-Pacifique.

 

À Honolulu, l’une des sociétés bancaires les plus utilisées par la CIA pour le blanchiment d’argent était la BBRDW (Bishop, Baldwin, Rewald, Dillingham & Wong). En 1983, la CIA donna son accord pour la liquidation de la BBRDW, soupçonnée de n’être qu’une chaîne de Ponzi. À cette occasion, le sénateur Daniel Inouye — membre du Comité du renseignement du Sénat états-unien (US Senate Select Committee on Intelligence) et l’un des meilleurs amis au parlement de l’ancien sénateur de l’Alaska, Ted Stevens — déclara que le rôle de la CIA dans la BBRDW était « insignifiant. » Plus tard, on découvrit qu’Inouye mentait. En fait, la BBRDW était largement impliquée dans le financement des activités secrètes de la CIA dans toute l’Asie, dont celles d’espionnage industriel au Japon, de vente d’armes aux guérillas anticommunistes des Moudjahidine afghans et à Taïwan. John C. « Jack » Kindschi était l’un des dirigeants de la BBRDW ; avant de partir à la retraite en 1981, il fut chef de poste de la CIA à Honolulu. Le diplôme universitaire ornant le mur du bureau du président de la BBRDW, Ron Rewald, était un faux, fourni par les experts en falsification de la CIA ; son nom fut également ajouté aux archives des anciens étudiants.

 

Le passé de la BBRDW fut réécrit par la CIA pour faire croire à la présence de cette banque à Hawaii dès l’annexion de l’archipel en tant que territoire des États-Unis [4]. Le Président Obama se bat actuellement contre les accusations selon lesquelles ses diplômes et ses notes de cours seraient des faux, tout comme le seraient son numéro de sécurité sociale établi dans le Connecticut et certains éléments qui agrémentent son CV. La découverte des documents falsifiés de la BBRDW serait-elle à l’origine des questions qui font surface à propos du passé de Barack Obama ?

 

La BBRDW était installée dans le quartier d’affaires d’Honolulu, près du siège de la Banque de Hawaii, là où étaient détenus les comptes cachés de la CIA gérés par Madelyn Dunham, la grand-mère d’Obama. La Banque de Hawaii s’occupa de très nombreuses transactions financières secrètes opérées par la BBRDW.

 

Obama-Soetoro et « les années de tous les dangers » [5] à Jakarta

 

Il est clair qu’Ann Dunham Soetoro et son mari indonésien, Lolo Soetoro, le beau-père du Président Obama, étaient très étroitement liés aux activités de la CIA visant à neutraliser l’influence sino-soviétique en Indonésie pendant « les années de tous les dangers » après l’éviction de Sukarno. Le Wayne Madsen Report a découvert que des agents de haut-rang de la CIA furent nommés officiellement et officieusement à des postes de couverture en Indonésie pendant la même période, des couvertures fournies, entres autres, par l’USAID, les Peace Corps et l’USIA (US Information Agency).

 

L’un des contacts les plus proches de Suharto à la CIA était Kent B. Crane, qui avait figuré parmi les agents de la CIA en poste à l’ambassade états-unienne à Jakarta. Crane était si proche de Suharto, qu’après « son départ à la retraite » de la CIA, il aurait été l’un des rares hommes d’affaires « privés » à obtenir un passeport diplomatique indonésien du gouvernement Suharto. La société de Crane, le Crane Group, fournissait des armes de petit calibre aux forces militaires états-uniennes, indonésiennes et d’autres pays. Crane fut le conseiller aux Affaires étrangères du vice-président des États-Unis, Spiro Agnew ; il fut par la suite nommé ambassadeur des États-Unis en Indonésie par le Président Ronald Reagan. Cette nomination resta lettre morte à cause de ses liens suspects avec Suharto. John Holdridge, un proche de Kissinger, fut nommé à sa place ; à son départ de Jakarta, c’est Paul Wolfowitz qui le remplaça.

 

Les protégés de Suharto, parmi lesquels comptaient aussi Mokhtar et James Riady de Lippo Group, se virent accusés d’avoir injecté plus d’un million de dollars par le biais de contributions étrangères illégales vers les comptes de campagne de Bill Clinton en 1992. À deux reprises, le Président Obama a repoussé sa visite officielle en Indonésie ; peut-être craint-il l’intérêt que pourrait éveiller un tel déplacement sur les liens de sa mère et de son beau-père avec la CIA ?

 

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Ann Dunham en visite dans un élevage de canards à Bali, officiellement dans le cadre de son travail pour développer des programmes de crédit bancaire aux petites entreprises.

 

Dans les années 1970 et 1980, Dunham s’occupait de projets de microcrédit en Indonésie pour la Fondation Ford, l’East-West Center et l’USAID. Le Docteur Gordon Donald junior était l’une des personnes en poste à l’ambassade des États-Unis. Il aida à protéger les bâtiments de l’ambassade lors des violentes manifestations étudiantes anti-états-uniennes pendant la période du putsch contre Sukarno. Rattaché au Bureau des affaires économiques, Donald était responsable du programme de microfinancement de l’USAID destiné aux paysans indonésiens ; c’est sur ce même programme que Dunham travailla en collaboration avec l’USAID dans les années 1970, après avoir enseigné l’anglais en Indonésie, toujours pour le compte de l’USAID. Dans l’ouvrage Who’s Who in the CIA, publié en 1968 en Allemagne de l’Ouest, Donald est décrit comme un agent de la CIA, ayant également été en poste à Lahore au Pakistan, une ville dans laquelle Dunham séjournerait plus tard, dans une suite de l’hôtel Hilton, pour mener les projets de microfinancement pour la Banque asiatique de développement, durant cinq ans.

 

Parmi les hommes en poste à Jakarta, le Who’s Who in the CIA fait apparaitre Robert F. Grealy ; il deviendrait par la suite le directeur des relations internationales dans la zone Asie-Pacifique chez J. P. Morgan Chase, puis le directeur de la Chambre de commerce pour les États-Unis et l’Indonésie. Le Pdg de J. P. Morgan Chase, Jamie Dimon, a en outre récemment été cité comme un remplaçant potentiel de Richard Geithner, le Secrétaire du Trésor, dont le père, Peter Geithner, travaillait à la Fondation Ford et avait le dernier mot pour l’attribution des fonds destinés aux projets de microfinancement de Dunham.

 

Les projets inavouables de la CIA et Hawaii

 

Alors qu’elle séjournait au Pakistan, Ann Dunham reçut la visite de son fils Barack en 1980 et en 1981. Obama se rendit par la même occasion à Karachi, à Lahore et dans la ville indienne d’Hyderabad. Pendant cette même période, la CIA intensifiait ses opérations en Afghanistan depuis le territoire pakistanais.

 

Le 31 janvier 1981, le directeur-adjoint du Bureau des recherches et des rapports de la CIA (ORR, Office of Research and Reports) transmit au directeur de la CIA, Allen Dulles, une longue note, classée secret, code NOFORN [6], et aujourd’hui déclassifié. Il y fait le rapport d’une mission de collecte de renseignements diligentée entre le 17 novembre et le 21 décembre 1957 en Extrême-Orient, en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient.

 

Le chef de l’ORR y évoquait sa rencontre avec l’équipe du général à la retraire Jesmond Balmer, alors haut-responsable de la CIA à Hawaii, au sujet de la demande formulée par le chef de l’US Pacific Command pour « la collecte de nombreuses informations nécessitant de longues recherches. » Le chef de l’ORR mentionnait ensuite les recherches effectuées par la CIA pour recruter « des étudiants sinophones de l’Université de Hawaii capables de mener à bien des missions de renseignement. » Il abordait ensuite les débats qui s’étaient tenus lors d’un séminaire sur le contre-espionnage de l’Organisation du traité de l’Asie du Sud-Est qui eut lieu à Baguio entre le 26 et 29 novembre 1957. Le Comité économique avait d’abord discuté des « fonds pour le développement économique » destinés à combattre « les activités de subversion exercées par le bloc sino-soviétique dans la région », avant « d’envisager toutes les réactions susceptibles d’être mises en œuvre. »

 

Les délégations thaïlandaise et philippine firent beaucoup d’efforts pour obtenir le financement états-unien d’un fonds de développement économique, qui aurait enclenché d’autres projets de l’USAID dans la région, du même type que ceux dans lesquels Peter Geithner et la mère de Barack Obama s’investissaient intensément.

 

Une importante littérature existe sur les aspects géopolitiques des opérations secrètes de la CIA menées depuis l’Université de Hawaii ; il n’en est pas de même pour les éléments les plus inavouables de la collecte de renseignements et des opérations de type MK-ULTRA, qui n’ont pas été associées de manière systématique à l’Université de Hawaii.

 

Plusieurs notes déclassifiées de la CIA, datées du 15 mai 1972, font référence à l’implication du département de la Défense ARPA (Advanced Research Projects Agency) et de l’Université de Hawaii dans un programme d’études comportementales de la CIA. Ces mémos furent rédigés par Bronson Tweedy, alors directeur-adjoint de la CIA, le directeur du PRG (Program Review Group) de l’US Intelligence Community et le directeur de la CIA, Robert Helms. Ces mémos ont pour thème « les recherches menées par l’ARPA concernant le renseignement. » La note provenant du directeur du PRG aborde une conférence à laquelle participa le Lieutenant-colonel Austin Kibler, le directeur des études comportementales de l’ARPA, le 11 mai 1972. Kibler supervisait les recherches de l’ARPA sur les modifications comportementales et la surveillance à distance. Les mémos du directeur du PRG évoquent plusieurs hauts-responsables : Edward Proctor, le directeur-adjoint en charge du renseignement à la CIA, Carl Duckett, le directeur-adjoint en charge des sciences et des technologies à la CIA et John Huizenga, le directeur de l’Office of National Estimates [7].

 

En 1973, après que James Schlesinger, alors directeur de la CIA, ordonna une enquête administrative sur tous les programmes de la CIA, l’Agence produisit un éventail de documents sur divers programmes, désigné par l’expression « bijoux de famille. » La plupart de ces documents furent publiés en 2007 ; en même temps, on apprenait que Helms avait donné l’ordre au Docteur Sidney Gottlieb de détruire les documents portant sur les recherches qu’il menait ; ce dernier était le directeur du projet MK-ULTRA, un programme de recherche de la CIA sur les modifications comportementales, le lavage de cerveau et l’injection de drogues. Dans un mémo rédigé par l’agent de la CIA Ben Evans et adressé à William Colby, le directeur de la CIA, daté du 8 mai 1973, Duckett confiait son avis : « Il serait mal venu que M. le Directeur se déclare au courant de ce programme », désignant les expérimentations menées par Gottlieb pour le projet MK-ULTRA.

 

Après la publication des « bijoux de famille », plusieurs membres de l’administration du Président Gerald Ford, dont le chef de cabinet de la Maison Blanche, Dick Cheney, et le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, s’assurèrent qu’aucune révélation ne soit faite à propos des programmes de modifications comportementales et psychologiques, parmi lesquels figuraient les projets MK-ULTRA et ARTICHOKE.

 

Plusieurs mémos du 15 mai 1972 font référence au projet SCANATE, initié la même année. Il s’agit de l’un des premiers programmes de recherche de la CIA sur la guerre psychologique, en particulier, sur l’utilisation de psychotropes à des fins de surveillance à distance et de manipulation psychologique. Y sont mentionnés Kibler de l’ARPA, et « son sous-traitant » ; plus tard, on apprendrait qu’il s’agissait du Stantford Research Institute (SRI), situé à Menlo Park en Californie.

 

Helms adressa un mémo à, entre autres, Duckett, Huizenga, Proctor et au directeur de l’Agence pour le renseignement militaire (Defence Intelligence Agency, DIA) — ce dernier hériterait par la suite du projet de la CIA « GRILL FLAME » concernant la surveillance à distance. Helms insistait sur le fait que l’ARPA soutenait « depuis un certain nombre d’années » les recherches sur le comportement et les applications potentielles dont le renseignement pourrait bénéficier, « avec la participation du M.I.T., de Yale, de l’Université du Michigan, de l’UCLA, de l’Université de Hawaii et d’autres institutions ou groupes de recherche. »

 

La collaboration de l’Université de Hawaii avec la CIA dans le domaine de la guerre psychologique se poursuit encore aujourd’hui. Le Docteur Susan Brandon, l’actuel directeur du programme d’études comportementales mené par le Centre de contre-espionnage et de renseignement (Defence Counterintelligence and Human Intelligence Center, DCHC) au sein de la DIA, a obtenu son doctorat de Psychologie à l’Université de Hawaii. Brandon aurait été impliquée dans un programme secret, issu de la collaboration de l’APA (American Psychological Association), de la RAND Corporation et de la CIA, destiné à « améliorer les procédés d’interrogatoire » ; l’objet de ses recherches portait sur les privations de sommeil et de perception sensorielle, la soumission à des douleurs intenses et l’isolation complète, des procédés mis en œuvre sur les prisonniers de la base aérienne de Bagram en Afghanistan et d’autres prisons secrètes [8]. Brandon fut également l’assistante du directeur du Département des sciences sociales, comportementales et éducatives au Bureau des sciences et des technologies dans l’administration de George W. Bush.

 

Ainsi, les liens entre la CIA et l’Université de Hawaii ne s’érodèrent pas à la fin des années 1970 ; l’ancien président de l’Université de Hawaii entre 1969 et 1974, Harlan Cleveland, fut invité à donner une conférence au quartier général de la CIA le 10 mai 1977. Avant de prendre ses fonctions à l’Université de Hawaii, Cleveland fut secrétaire du Bureau pour les affaires liées aux organisations internationales (Bureau of International Organization Affairs) de 1965 à 1969.

 

Un mémo du directeur de la formation de l’agence, daté du 21 mai 1971, indique que la CIA recruta un officier de la Marine qui entamait le deuxième cycle de ses études à l’Université de Hawaii.

 

La famille Obama et la CIA

 

De très nombreux documents sont disponibles au sujet des liens de George H. W. Bush avec la CIA et des activités de son père et de ses enfants, dont l’ancien Président George W. Bush, pour le compte de la CIA. Barack Obama, quant à lui, a réussi à dissimuler les traces de ses propres liens avec l’Agence, tout autant que ceux de ses parents, de son beau-père et de sa grand-mère (très peu de choses sont connues à propos de son grand-père, Stanley Armour Dunham ; il est sensé avoir dirigé un commerce de meubles à Hawaii après avoir servi en Europe pendant la Deuxième guerre mondiale). Les Présidents et les vice-présidents des États-Unis ne sont soumis à aucune enquête sur leurs antécédents avant leur prise de fonction, à la différence des autres membres du gouvernement fédéral. Ce travail de vérification est laissé à la presse. En 2008, les journalistes ont lamentablement failli à leur devoir d’information en enquêtant trop superficiellement sur l’homme qui allait entrer à la Maison Blanche. Les liens de ses parents avec l’Université de Hawaii et le rôle de cette université dans les projets MK-ULTRA et ARTICHOKE invitent à ce questionnement : « Que cache encore Barack Obama ? »

 http://www.voltairenet.org/article167038.html

Wayne Madsen

Traduction
Nathalie Krieg