Le Dragon de Sodome, par Joel Labruyére

 

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Lorsque des hommes défilent dans la rue sous la bannière de la Gay Pride, ce qui signifie « fierté homosexuelle », y a t-il une raison d’être fier ? La liberté de ses mœurs ne regarde que l’individu, mais les aspects ésotériques de cette question, en dehors de toute intransigeance morale, sont très intéressants à examiner pour sortir des clichés et des préjugés attachés à l’homosexualité. Tout s’explique. Il existe sur la dimension invisible qui correspond à notre corps émotionnel - dont découlent nos tendances sexuelles - nombre de formations énergétiques qui sont de véritables « dragons » de l’astral. Il s’agit des zones inférieures de l’astral où les désirs et les passions concentrés au fil des millénaires, ont formé des systèmes énergétiques puissants qui ont peu a peu pris leur autonomie. On peut dès lors considérer ces formations énergétiques comme des démons de la sexualité, quoique certains les prennent pour les divinités du plaisir.

A chacun ses goûts et ses dégoûts. Il y en a pour toutes les tendances, et les plus effrayantes de ces formations astrales sont celles qui proviennent du viol, du crime, et de l’agression envers l’innocence sous toutes ses formes. Le désir sexuel ordinaire, qu’on dit naturel, est représenté par de nombreuses entités vampiriques qui vivent en soutirant l’énergie sexuelle de l’humanité. Ce sont les démons du bas astral, auxquels la nourriture ne fait jamais défaut tant que la reproduction de l’espèce est assurée par la voie de l’accouplement sexuel. Bien entendu, il y a la sexualité naturelle, mais il y a aussi celle qui déborde en obsessions malsaines, générant des déviances qui nourrissent des démons grotesques et parfois abominables vivant des vices qu’ils entretiennent. Nul être normalement constitué n’échappe à l’emprise de ces influences astrales, et la continence alimente aussi des formations astrales comme celles du refoulement qui sont loin d’être aussi pures que le voudraient les ascètes et les abstinents. L’hypertrophie de la fonction sexuelle dans l’humanité est une anomalie entretenue par des égrégores du bas astral. Souvent, nous ne faisons qu’obéir aux suggestions érotiques de ces entités sur notre corps du désir qui est poussé à l’acte, parfois contre notre volonté. En dehors de l’attirance entre des êtres qui s’aiment, c’est par la stimulation d’images mentales que cette pression s’exerce, souvent de manière anormale, hors de propos, et avec une insistance qui pousse à la satisfaction à tout prix.

Il y a le désir naturel, mais il y a aussi l’obsession qui génère la perversité, la recherche de situations étranges permettant de rompre la monotonie de l’acte normal. Notre culture marchande a vu tout l’intérêt à retirer d’une stimulation érotique quasi permanente. L’érotisme et la pornographie visent à intensifier artificiellement le désir et la pulsion sexuelle, afin de maintenir le niveau de conscience à un seuil vibratoire contrôlable par les puissances économiques, politiques et occultes. Cela profite aux entités du bas astral qui renforcent ce processus en générant dans notre culture toutes sortes d’idées scabreuses et de fantasmes débiles. Ces idées sont reprises par les publicitaires et les créateurs qui font les modes. Tout tourne autour de la sexualité, et des démons féroces, endormis depuis des siècles, sont restimulés - comme la pédophilie et l’homosexualité. De pratique marginale et honteuse (seulement aux yeux du peuple), elle est devenue publique et honorable, et exige de devenir une norme. Le corps astral de l’homosexuel a subi une modification qui lui fait désirer son semblable. Au plan ésotérique, son corps émotionnel est polarisé en sens contraire du mâle ordinaire. Son désir est inversé.

Certains naissent avec cette caractéristique, d’autres la développent par l’habitude homosexuelle contractée durant leur jeunesse. Il y a évidemment diverses catégories, allant de l’homosexualité exclusive à la pratique occasionnelle. L’inversion du corps astral présente certaines particularités dont la plus remarquable est une liaison intensifiée avec la dimension matérielle de l’existence. Dans cette situation, le corps astral est tourné vers la matière, et les aspirations matérielles sont intensifiées, ce qui explique pourquoi les homosexuels savent s’organiser sur le plan physique grâce à leur lien avec la réalité tangible. Cette situation est symbolisée par le « péché de Sodome » - l’attachement aux valeurs matérielles et aux jouissances sensuelles, ce qui n’exclue pas la bonté, la générosité ou d’autres qualités humaines. Les individus ne sont pas en cause. Nous parlons de pratique sans jugement moral. Sur le plan occulte, la pratique de la sodomie est un acte magique qui entraîne des effets cristallisants sur les corps subtils. Depuis l’antiquité, certains occultistes ont manipulé les jeunes gens par cette pratique afin d’obtenir leur soumission. La sodomie peut éveiller l’énergie de kundalini, et pratiquée selon certaines règles ésotériques, elle fait dévier l’énergie vitale dans une direction voulue. C’est de la magie noire absolue, l’inversion des forces de conscience dans un but matériel.

Au fur et à mesure que des êtres ont pratiqué ce « rite sexuel », depuis les temps anciens, il s’est formé une concentration énergétique sur le plan astral. Ainsi est né le dragon de l’homosexualité. Pendant un cycle d’évolution, ce dragon demeure assoupi car trop peu d’êtres sont touchés par la pratique qui lui donne sa vitalité. Depuis un siècle, cette tendance a été revivifiée, à partir de loges d’occultistes (souvent anglo-saxons) regroupant une élite décadente, entichée de magie sexuelle. D’abord, réservée à des initiés, la pratique s’est vulgarisée, et a touché des couches de populations jusqu’ici moralement hostiles à l’homosexualité, jusqu’à devenir une mode officialisée par l’exemple de nos « gardiens de la culture ». En peu de temps, grâce à une campagne de subversion révolutionnaire, le dragon a considérablement augmenté en puissance. Il s’est alors élancé avec voracité à l’attaque de la jeunesse, après qu’on ait levé toute objection morale et les préjugés.

On en est arrivé aujourd’hui au point où cette pratique ne peut faire l’objet d’un débat contradictoire sous peine de poursuites pour discrimination. Cette intolérance devrait nous alerter sur le but de la propagande homosexuelle. Pourquoi le dragon ne tolère t-il aucune contestation ? Parce qu’il veut devenir une norme, et finalement LA norme. Les psys ne tarissent plus d’éloges sur la décomplexion procurée par les « plaisirs de Sodome ». Des journaux pour adolescents expliquent « comment s’y prendre ». Cette arrogance s’affiche sur les écrans et sur la place publique. On organise des débats autour du thème : « mieux vivre son homosexualité ».

On la valorise, on la recommande, on l’impose presque en interdisant la critique au nom d’un étrange délit « d’homophobie ». Interdiction d’expliquer que la sodomie est une pratique ayant pour but d’inverser la conscience vers le plan matériel afin d’en obtenir plus de gratification ! Est-ce là un jugement moral ? Non, mais comme ce dragon est parmi les plus virulents du monde astral, il craint qu’on démasque son but de subversion de la conscience et d’inversion des processus naturels dans un sens strictement matérialiste. Il cache ses buts réels. La nature est ainsi faite que la vie naît de l’union des sexes opposés. L’homme et la femme symbolisent les deux principes créateurs dans l’univers. Rien ne pourra changer l’ordre naturel. Le dragon astral de la sodomie peut dévorer ses victimes, il sera renvoyé un jour dans les zones infernales où il est né. Demandons-nous ce qui est à l’origine de cette tendance sexuelle inversée ? Pourquoi les grecs ont-ils été touchés par l’homosexualité ? C’est dans la civilisation grecque que la conscience a pris possession de la réalité tangible jusqu’à s’identifier au corps et à la matière.

Les grecs sont les premiers à avoir représenté le corps de manière réaliste, tel qu’il se présente sous sa forme apparente. Contrairement aux civilisations précédentes, ils ont cultivé l’aspect physique de la réalité, et cela a entraîné l’idéalisation de la forme corporelle. Avant les grecs, le corps était seulement symbolisé, comme en Egypte. Ce culte de la forme a entraîné un amour narcissique de l’homme pour son propre corps et pour celui de son semblable. Cet amour de soi a évolué en une philosophie qui divinise l’apparence formelle. Depuis les grecs, l’homosexualité est du matérialisme exacerbée. Refusant l’ordre naturel, l’homme s’est dit : pourquoi ne serai-je pas un dieu ici-bas, dans la nature terrestre ? Ce culte narcissique est la racine de l’homosexualité Puisque l’union physique entre personnes de même sexe génère des énergies non intégrables dans l’évolution régulière, il s’est créé une formation astrale anormale. Ce dragon exige désormais un statut, des sacrifices, des prêtres , bref, il veut être reconnu comme la religion de Sodome. Aujourd’hui, rempli d’arrogance, il se sent d’attaque à dévorer la moitié du genre humain. Cela ne peut aboutir, mais en attendant, des puissances occultes tirent avantage de l’homosexualité dont les adeptes sont les médiums d’idées décadentes nous faisant glisser dans un matérialisme étouffant et l’oubli de notre vraie nature ainsi que du but de la vie.

En dehors du préjugé moral, il faut dire que cette pratique est dangereuse si on la considère sous l’angle de la conscience. Le dragon astral veut nous enfermer dans l’impasse matérielle. C’est pourquoi nous devons l’identifier pour ce qu’il est. Les lois qui tentent de nous interdire de contester ou simplement de nous protéger de la pratique homosexuelle, préparent le règne de Sodome, l’enfermement dans un système matériel clos. La ville de Sodome est le point géographique terrestre le plus bas au dessous du niveau des mers ! Sodome symbolise le nadir de l’involution. Etymologiquement, en hébreu cabalistique, SoDoM signifie « enfermement dans le sang » - c’est une maladie de l’âme (l’âme étant liée au sang d’après la tradition biblique). L’état du sang étant le reflet de l’âme, Sodome inverse la conscience (l’esprit) qui est intimement liée à l’âme. Le corps astral du sodomite est retourné, impropre à un développement régulier, ce qui a rendu la pratique homosexuelle prohibée dans les ordres initiatiques.

Or, certaines organisations occultes en ont fait un rituel magique pour formater des jeunes gens qui ont été placés à des postes importants dans l’administration. Cela explique pourquoi notre culture médiatique qui se veut si tolérante à ce sujet, préconise la reconnaissance de l’homosexualité et le mariage entre homosexuels. Ainsi, de fil en aiguille, on pourra justifier les adoptions d’enfants par des couples homosexuels et les bébés de laboratoires à leur usage. Avec Sodome, la science matérialiste qui est une inversion de la Science spirituelle, est victorieuse. Elle pourra générer une race de mutants humanoïdes orientés exclusivement vers le plan terrestre. C’est le but politique de certaines loges, sinon la Gay Pride ne pourrait défiler dans les rues. Sans une compréhension des processus ésotériques qui induisent l’homosexualité, on ne peut comprendre son impact dans notre culture, et pourquoi cette pratique est une arme révolutionnaire pour accélérer l’ordre mondial technocratique.

Joel Labruyére Publié par Rorschach

http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2014/10/le-dragon-de-sodome-par-joel-labruyere.html


Le système hiérarchique sur les plans invisibles qui entretient l’illusion et l’ignorance.

 

rusty james

Dialogue entre Joël LABRUYERE et Mister KEVIN  » NOVA POLICE «Nova Police est une revue américaine confidentielle.

J.L. : Vous étiez dans la Navy ? On dit que c’est là qu’on forme les meilleurs…

KEVIN : No comment. Je ne peux rien vous dire. Si l’on vous fait parler, vous n’aurez rien à déclarer. (rires) Vous n’aurez qu’à inventer une histoire d’extraterrestres si l’on vous torture…hum… je ne sais pas si vous appréciez mon humour de soldat ?
Anyway. Mon penchant pour l’ésotérisme et ma curiosité m’ont permis de découvrir des choses que ni les spiritualistes ni les scientistes ne peuvent imaginer. Il faut à la fois de l’intuition mystique et de la logique si l’on veut se repérer dans ce…hum…merdier.
Sans qu’on me dise clairement à quoi servaient certaines de nos activités spéciales, j’ai fini par découvrir en m’informant auprès d’ingénieurs de l’armée, que des laboratoires secrets se livraient à des expériences sur des êtres du monde invisible. Vous avez entendu parler de ces choses ? Ok.
Je ne travaillais pas directement sur ce projet, mais j’ai obtenu des informations classées secret défense auxquelles aucun militaire de ma catégorie ne pouvait avoir accès. De fil en aiguille, j’ai remonté la filière, sans me faire remarquer, et j’ai découvert un fait incroyable : des laboratoires – on ne sait pas qui les dirige ni d’où vient l’argent – ont élaboré une technologie pour contrôler des créatures invisibles : élémentaux, désincarnés, esprits d’anciennes civilisations, ou bien ces créatures ectoplasmiques, les êtres de lumière du new age. Vous comprenez ? J’essaie d’utiliser la terminologie conventionnelle.
Au début, en découvrant ces recherches, j’ai trouvé cela amusant, et finalement assez puéril de la part de la plus grande puissance du monde. Avons-nous besoin d’entités invisibles pour espionner les islamistes ou les chinois ? Voulons-nous envoûter nos ennemis ? Allons-nous envoyer des esprits désincarnés sur Jupiter ? Créer une race d’esclaves invisibles ? En y réfléchissant, ces hypothèses qui me semblaient saugrenues, commencèrent à prendre du sens. Si la technologie permet de contrôler les êtres d’un plan immatériel, il y aurait de multiples applications possibles. Encore fallait-il y croire, ce que mes collègues formatés ne pouvaient admettre. Mais je savais que cela existait, puisque j’avais travaillé à recueillir des données pour alimenter ces recherches, et je tentai de découvrir à quoi cela finirait par aboutir. Là où je me trompais, c’est que cela avait déjà abouti expérimentalement, car la science officielle a un demi siècle de retard sur les recherches secrètes.
Je ne vous parlerai pas en ingénieur, car je ne suis pas un technicien. J’ai appris à comprendre le fonctionnement des systèmes de manipulation de la conscience, comme par exemple les armes à ondes courtes, cette technologie qui peut semer l’euphorie ou la dépression sur une population ciblée, et dont les fréquences pourraient également affecter des entités non physiques. C’est assez nouveau, n’est-ce pas ?

J.L. : J’ai publié un article relatant l’enregistrement par les services secrets britanniques de la voix de désincarnés. C’était avant la dernière guerre mondiale. Comme toujours, les anglais avaient de l’avance. Certains chercheurs américains ont vaguement évoqué ces systèmes de contrôle d’entités invisibles ou d’esprits désincarnés. Il s’agit d’une technologie qui allie les ondes émises par des appareils avec les messages télépathiques du cerveau organique.

KEVIN : That’s right. Nous avons des bases secrètes où l’on manipule des entités qui appartenaient à l’univers des sorcières ou à la superstition religieuse.
Il existe des bases spécialisées dans la région arctique et dans d’autres secteurs, mais celles proches du pôle nord ont une fonction de balayage planétaire plus intense. Toujours le Pôle Nord ! On y a installé des appareils qui permettent d’interférer dans les télécommunications, comme par exemple, la possibilité d’émettre des messages simultanément dans les circuits télévisuels du monde entier via le relais de satellites. Cela servira pour le jour J dont nous reparlerons dans un moment. Les gens ne peuvent imaginer ces choses. Le moment venu, le monde sera halluciné par le bouquet final, mais à vrai dire, le public n’y verra que du feu. Vous savez, l’être humain est comme un enfant, il ne cherche pas à savoir ce qu’on fait dans son dos. Il ne cherche pas à se défendre. Il est obéissant et résigné. Il ne cherche même pas l’origine ou la finalité de sa propre existence. C’est étrange n’est-ce pas ? L’homme a reçu un implant d’indifférence et de soumission. Il a été manipulé pour rester apathique quoiqu’il endure, comme sous l’emprise d’une narcose qui étouffe la conscience des plus intelligents.

J.L. : Tout à fait. Il est donc possible que des laboratoires secrets puissent émettre des ondes et des impulsions qui influencent les êtres…disons, sur le plan astral, la dimension invisible au dessus du plan matériel ?

KEVIN : Right. Mais nous y reviendrons. Je voulais simplement vous préciser comment j’en suis venu à m’intéresser à l’occultisme, et pourquoi j’ai fait le lien entre magie et technologie de pointe. La magie est désormais une technologie qui utilise des machines. Well.
Ce qui est important c’est de comprendre qu’il n’y a pas de séparation entre la dimension physique et invisible – le plan astral, comme vous dites. Je précise que les anglo-saxons confondent éthérique et astral, but anyway.
L’être humain dispose d’une enveloppe d’énergie subtile, le corps astral par lequel il est immergé, inconsciemment, dans cette dimension subtile. Nous vivons dans l’astral.
Votre corps physique est plongé dans le monde matériel et votre conscience est normalement attachée au corps mais elle peut glisser vers la conscience astrale. Vous connaissez ces choses, mais je récapitule.
Donc, il est faux de penser que le monde astral, et les dimensions éthériques, mentales, causales, etc – selon la terminologie ésotérique admise – seraient des domaines divins comme les spiritualistes le croient naïvement.
C’était la croyance des animistes sur laquelle sont fondées les religions et l’occultisme vulgaire. On croit naïvement que Dieu et les anges vivent dans l’au-delà. Mais l’au-delà n’est qu’un miroir. Les puissances éternelles – qui sont des champs électromagnétiques de très haute vibration – sont sur d’autres dimensions, inviolables et pures. Rien à voir avec l’au-delà.
Le monde divin est hors de portée des hiérarchies inférieures, aussi éthérées soient-elles. C’est l’ABC de la connaissance ésotérique, mais qui le sait et qui l’enseigne ?
En fait, le monde de l’au-delà – avec ses paradis et ses enfers – est le miroir de notre monde visible rempli de merveilles et d’horreurs. Les plans invisibles les plus élevés de l’au-delà demeurent hors d’atteinte aux investigateurs clairvoyants. C’est dans ces régions dites  » célestes  » qu’on trouve les systèmes de contrôle du système solaire et les éons (gouvernants) des peuples et des religions. Comme ici-bas, il y en a des bons et des moins bons. Sur les plans intermédiaires, il y a les prédateurs organisés en fraternités, en réalité des syndicats du crime et du racket de l’énergie humaine. C’est une mafia cosmique. Vous en avez déjà parlé dans votre revue ? Ok.
Vous avez dénoncé les mystifications du new age qui plonge les gens dans l’illusion astrale. C’est bien vu. Je voulais remettre en mémoire ces données pour introduire la suite. Ok ?

J.L. : Nous sommes d’accord. J’ai voulu montrer que le monde invisible n’est pas le monde divin. La plupart des gens ignorent ce fait, et les petits maîtres et gourous n’en touchent pas mot. La mafia invisible est bien entendu encore plus secrète que la mafia terrestre. La plupart des occultistes n’osent pas soulever le voile, quant aux médiums, ils sont immergés dans l’illusion astrale et ils servent de rabatteurs aux pirates de l’invisible. Le cloisonnement dont vous parlez entretient l’ignorance à tous les niveaux.
A vrai dire, j’ai peu de retour sur cette question, et j’imagine que ces clarifications passent au dessus de la tête des gens. Ils prient, méditent, et pratiquent des méthodes spirituelles sans trop s’occuper de ce qu’il y a derrière. Un être humain désire se sentir bien, et s’il y arrive plus ou moins, n’essayez pas de le faire redescendre de son tapis volant. Il criera au viol. Les gens veulent rêver, et ils trouvent moins de joie dans la vérité que dans les évasions spirituelles agréables. Je ne juge pas, c’est la vie. La vie est un rêve.

KEVIN : C’est la vie, monsieur (en français). L’apathie des humains est un problème crucial qui se pose à la fraternité qui lutte pour reprendre le contrôle des affaires planétaires. Mais nous y reviendrons, ok ?
Il faudrait éveiller un nombre suffisant de personnes pour rétablir un équilibre car les éons sont en train d’inonder le monde avec de fausses révélations, non dénuées de valeur, mais trompeuses parce qu’elles sont négatives pour l’ouverture de la conscience dans l’ère où nous sommes..
Les révélations pseudo spirituelles agissent comme des implants qui bloquent la découverte de la vérité supérieure.
Nous pensons que les révélations transmises par la clairvoyance inférieure, médiumnité et channeling, sont issues d’une manipulation technico-magique. Les entités qui délivrent leurs messages aux channels sont dirigées par des opérateurs qui n’ont rien de spirituel. Ce sont des ingénieurs de l’occulte. Il faut s’attendre à un subversion totale de la conscience. C’est l’abomination, si vous voyez ce que cela veut dire. Comment un être humain qui ne connaît pas les lois du monde invisible ni la technologie secrète, pourrait-il imaginer qu’on se moque de lui quand on lui promet  » la paix, l’amour, et une évolution spirituelle  » dans une pochette-surprise ?
A cause du conditionnement religieux infantilisant, qui est le même chez tous les peuples, un être humain n’est pas préparé à démasquer l’imposture d’un phénomène provenant de l’invisible. Par l’image ou par le son, il sera leurré, car toute manifestation subtile lui paraît spirituelle, sacrée ou divine.
Il se ferait pendre plutôt que d’avouer qu’il est sous une emprise occulte durant ses moments d’exaltation. Cela est valable dès que l’on s’assoit pour méditer ou pour prier. On ne se doute pas que notre immobilité et l’élévation momentanée de notre niveau vibratoire attire des curieux indésirables. Ils nous observent alors que nous sommes incapables de discerner leur présence. Ils étudient nos failles, analysent nos pensées et nos désirs comme sur un écran, et lorsque cela est possible, certaines entités circulent à travers notre aura et lui impriment leur sceau. Habituellement, les choses en restent là, mais si nous forçons notre système énergétique par des techniques spirituelles, l’ouverture anormale des chakras et leur rotation accélérée peut aspirer des forces nuisibles. Le semblable attire le semblable, et celui qui n’a pas effectué les protocoles de la purification spirituelle, risque de sérieux désagréments. Curieusement, ces anomalies sont considérées comme des dons et des pouvoirs, et les victimes sont présentées comme des êtres évolués. C’est pourquoi nombre d’illuminés, envoûtés par des entités astrales ont témoigné avoir rencontré Dieu, le Christ, la Vierge, Krishna, Bouddha ou un  » maître de la grande loge blanche « . Aujourd’hui, les ingénieurs-occultistes ont créé de nouveaux produits qui synthétisent les apparitions divines traditionnelles avec des images fantaisistes d’extraterrestres. Avez-vous vu le portrait du commandant Ashtar, une sorte de  » maître ascensionné  » encore plus ridicule que les autres. Il est auréolé de l’inévitable lumière astrale, et porte un uniforme chamarré avec fourragère, médailles ainsi que la casquette d’officier d’une flotte de vaisseaux intergalactique. C’est une farce grossière. Il faut être freaky (dingue) pour y accorder du crédit. This is all bullshit. (c’est de la connerie) The New age business is bullshit !

J.L. : Excusez-moi un instant. Nous avons déjà abordé le thème des apparitions virtuelles, mais je voudrais risquer une digression au sujet de la  » fraternité  » opposée au nouvel ordre mondial que vous avez évoqué précédemment. Je suppose que ce n’est pas une parole en l’air, n’est-ce pas ? J’ai personnellement utilisé l’expression  » troupe au sol  » en parlant de l’activité de l’archange Michaël à partir du plan terrestre, et je ne sais pas si mon intuition rejoint votre expérience.
Il y a dans l’univers une puissance qui a été personnalisée sous le nom de Michaël – le bras armé du Christ. Nombre de charlatans se disent inspirés par Saint Michel dont les messages soporifiques sont tout le contraire de ce que la tradition enseigne au sujet de Michaël, l’agent de la Justice divine, dont l’épée flamboyante détruit l’illusion luciférienne. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

KEVIN : Ok, I got it. Il faut débarrasser ces personnages célestes du caractère dévotionnel qui leur fut donné par les religions. Le new age exploite ce vieux conditionnement subconscient. Il y a un travail de clarification. L’archange Michaël n’est pas un dieu à notre image, ni un ange du panthéon judéo-chrétien. Ce n’est pas un maître de lumière ou un ange de l’astral, et toutes ces conneries (bullshit).
MI-KA-EL est une puissance cosmique dont la fonction est de restreindre le champ d’expansion de la lumière naturelle, la lumière astrale des éons. Michaël – étymologiquement  » qui est comme Dieu  » – représente la puissance galactique ou universelle qui se pose en gardien des domaines divins, et qui veille à ce que les éons lucifériens – le Grand Dragon de la ceinture zodiacale – ne débordent pas sur les zones cosmiques divines.
Je sais que ce n’est pas simple. Je vous demande de relire ce passage avant de continuer car ça risque de se compliquer.
Symboliquement, le rayonnement de l’épée de Michaël délimite la frontière infranchissable aux entités inférieures. Par opposition, Lucifer représente l’expansion de la  » lumière de l’illusion  » qui est l’ombre de la réalité divine. Je ne sais comment l’exprimer plus clairement. C’est assez simple à comprendre, mais l’imagerie religieuse nous a implanté de fausses images. La nouvelle religion du new age nous gave de cette imagerie mal digérée qui hante notre subconscient judéo-chrétien. C’est pourquoi les gens y sont sensibles. Christ et Michaël sont des réalités universelles qui sont actuellement très actives dans les changements cosmiques. Ces forces attaquent la mafia invisible, et celle-ci se défend en les caricaturant. C’est la stratégie de base en temps de guerre : imiter l’adversaire.
 » Il y a une guerre dans le ciel et Michaël a combattu le Dragon et le Dragon n’a pas été vainqueur « , selon la parole du Livre de l’Apocalypse. Il nous faut remettre ces images dans une perspective spirituelle scientifique. C’est l’équilibre entre  » l’ombre  » – la lumière de Lucifer qui éclaire le monde visible – et la Lumière originelle qui est symbolisée par le Christ. Le Christ n’est pas un  » maître  » ou un personnage à notre image comme le présentent les bandes dessinées à l’eau de rose des messagers de l’astral. Les églises ont fabriqué cette image sur la base de la dévotion naïve des masses. Il est donc possible de l’animer et de l’utiliser pour tromper le monde.
Je précise que les éons – les puissances qui encerclent notre continuum espace/temps – sont des concentrations d’une puissance prodigieuse car leur existence dure le temps que dure un système solaire. Ces formations sont des agrégats psychiques qui concentrent la quintessence de ce que l’humanité a produit en pensée, en désir et en acte depuis des millions d’années. Ils sont de nature psychique et électromagnétique. Ils sont devenus autonomes au fil du temps, et leur unique souci est de survivre. Ces divinités parasitaires n’ont pas de conscience selon notre entendement moral. Ces éons sont inconscients, ne pensant qu’à dévorer de l’énergie, étrangers à nos souffrances. Ils sont sourds à notre désir de libération, et ils s’y opposent de toutes leurs forces – c’est ce qui est symbolisé par le grand Satan. Notre émancipation spirituelle signerait leur déclin. C’est simple. C’est pourquoi, il existe un système hiérarchique sur les plans invisibles qui entretient l’illusion et l’ignorance.Vous avez compris que ces vastes structures de puissance – les éons – ont besoin d’être alimentées constamment par de l’énergie. Cette énergie est extraite de la pile humaine. Ces formations macrocosmiques utilisent pour cela des circuits intermédiaires de distribution énergétique, les basses hiérarchies confondues avec les hiérarchies spirituelles. Ces hiérarchies inférieures sont branchées sur les organisations terrestres qui produisent massivement de l’énergie à partir des émotions des masses. Donc, de haut en bas, le système pompe la vie humaine qui est prise à son propre piège à cause de l’énergie qu’elle dégage continuellement – et comment pourrait-elle faire autrement ? En effet, dès qu’une âme descend en incarnation, elle erre dans le brouillard de l’ignorance et se fabrique toutes sortes d’illusions en se cognant aux murs de l’espace-temps. Cette âme – en l’occurrence des milliards d’âmes semblables – émet des désirs et des pensées de toutes sortes. Ces formes pensées incontrôlées, souvent inconscientes, s’assemblent par affinités. C’est une loi de cohésion universelle. Ainsi, les éons constitués de ces formes-pensées s’engraissent comme la reine dans la termitière. Ils finissent par disposer d’un semblant de vie autonome. Au fil des millénaires, ces formations psychiques plutôt malsaines deviennent égocentriques, sourdement conscientes et rusées, obstinées à survivre, et constituent ce que la tradition religieuse nomme le Serpent ou le grand Dragon. C’est un cercle constellé de foyers d’énergie qui épouse la forme du zodiaque. Les astrologues seront choqués d’entendre cela, mais les temps sont venus de révéler que le zodiaque dont sont si fiers les faiseurs d’horoscopes est le maillage électromagnétique de la prison terrestre.
Right ? Je ne sais pas si les gens peuvent admettre cela car il faut s’extraire de millénaires de culture. Il faudrait essayer de regarder notre univers en se plaçant en imagination à l’extérieur de la ceinture zodiacale.
Ce système d’emprisonnement – le Dragon dévorant – fut révélé par les mythes antiques mais les autorités religieuses ont veillé à ce que la signification réelle demeure cachée.
Et pourquoi ? Parce que depuis l’origine, l’emprise de ces forces a été d’une telle ampleur que les religions les ont confondues avec les dieux. Les hiérarchies religieuses soumises à cette illusion nous ont enseigné à les craindre et les adorer.  » Hérétique celui qui cherche à comprendre les mystères de Dieu ! « 
Progressivement, des occultistes et des mystiques se sont octroyés des places de choix dans le monde intermédiaire, entre les éons supérieurs et l’humanité terrestre. C’est ainsi que se sont formés divers groupes spécifiques branchés sur les esprits des races. Les premiers arrivés furent les mieux servis et naturellement, il se créa des systèmes initiatiques pour accueillir les postulants aux postes subalternes de la hiérarchie invisible. Vous en avez une idée par les 33 degrés du rite maçonnique Ecossais. Ces degrés symbolisent des grades dans la hiérarchie invisible.
Si vous regardez les choses objectivement, en écartant les préjugés, vous dites :  » pourquoi ces gouvernements, ces autorités et ces chefs qui nous parasitent ? D’où viennent ces hiérarchies politiques et religieuses, et pourquoi ces traditions qu’elles ont fondé pour garantir leurs privilèges ? Avons-nous créé cela ou nous l’a t-on imposé ? « 
Personnellement, je préfère me sentir responsable, sinon je ne vois pas la nécessité d’agir. Ceci dit, je recommande de relire ce que je viens de dire sur la ceinture du serpent zodiacal. Ce laïus ésotérique n’est pas une information que vous trouverez dans votre magazine nouvel âge préféré. Ok ?

J.L. : Nous sommes en phase. Vous venez de décrire ce qui a conduit au bûcher les rebelles qui voulaient réveiller leurs frères humains. C’est l’explication du problème de la souffrance et de l’exploitation.
D’abord l’être humain émet des pensées, des formes mentales fondées sur le désir, la possession, le ressentiment, la peur, l’avidité, l’attachement, la jalousie, l’espoir et son cortège d’illusions…et ces pensées l’encerclent peu à peu – intérieurement dans son ego psychique, mais aussi collectivement dans l’espace extérieur. Ces pensées se sont densifiées en structures psychiques hyper résistantes où l’humanité est prise comme dans une toile d’araignée. Alors, pour se délivrer, dans son désespoir, l’humanité pensante créa de nouvelles formes mentales, idéalistes, plus civilisées et raffinées, mais plus pernicieuses, l’humanitarisme, l’internationalisme et tout le reste. Cette projection idéaliste ira jusqu’à la saturation finale, la limite où le système gorgé d’illusions à l’excès implosera. Nous en sommes responsables et c’est pourquoi la délivrance ne repose que sur nous.
Il est difficile de renoncer à nos belles illusions tant qu’elles ne s’inversent pas en leur contraire, ce qui est inévitable selon la loi d’équilibre dans cette nature.
Nous sommes les créateurs de notre malheur et de notre prison. Ce n’est pas un diable ni de méchants illuminati qui nous ont mis dans ce pétrin mais notre esprit déconnecté de la vérité.

KEVIN : Sure it is. La pensée est une arme magique puissante pour le salut ou la perdition. Mais je crois que nous n’allons pas aborder ici la question de la libération de l’âme et comment purifier notre être. Chacun sait ce qu’il doit faire, ou bien s’il ne le sait pas, il doit partir à la recherche d’un savoir-faire en matière d’hygiène spirituelle.

J.L. : Vous avez raison, cela soulève un nouveau problème. Nombre de méthodes de méditation ou de soit disant développement personnel ne procurent aucune libération durable. Elles relient les gens aux vieux systèmes psychiques que j’hésite à énumérer car les adeptes de ces méthodes pourraient se sentir visés, et l’on sait combien l’être humain est susceptible en matière de croyance spirituelle. Quand on en tient une, il faut croire que c’est la bonne, sinon elle perd son effet. Son effet placebo.
Pour se libérer l’esprit, il faudrait pratiquer une attention perpétuelle, et grâce à cette économie d’énergie dans la vie de chaque jour, on se libèrerait assez vite des conditionnements collectifs et des fantasmes individuels. Mais c’est facile à dire…

KEVIN : Je crois que c’est la bonne voie pour exister sainement dans ce monde si malsain et compliqué. Rester toujours attentif et ne pas s’enfermer dans des pensées qui nous raccrochent aux noeuds individuels et collectifs (Kevin emploie le mot neurosis – névrose/ noeud psychique) .
But that’s easy to say. Chacun doit découvrir sa propre démarche, sans peur de faire des expériences. Il faut se tromper bien souvent avant de trouver la vérité. Personnellement, ce n’est pas mon job de dire comment faire, à condition qu’il existe un comment faire universel…et j’en doute.

J.L. : Donc, après avoir décrit le circuit entre les sphères supérieures et le plan astral intermédiaire – le système de la Grande Babylone – que l’on confond avec le monde divin à cause des créatures superbes qui peuvent imiter les formes célestes, je voudrais que nous revenions sur terre.
Lorsque l’on observe notre monde, les apparences nous trompent car nous manquons de recul. Après tout, ce monde est la projection de nous-mêmes. Notre implication nous empêche de le voir tel qu’il est. Nos yeux regardent mais ne voient pas et nos oreilles écoutent mais n’entendent pas. De plus, notre sentimentalité est si hypertrophiée que nous refusons de voir ce qui n’est pas agréable et ce qui ne cadre pas avec nos idéaux et nos croyances. L’être humain est faible, alors qu’il est le dépositaire de la semence d’un dieu.
Il est incapable de s’organiser face à ses prédateurs visibles, sans parler de ceux qu’il ne voit pas mais auxquels, dans sa candeur, il adresse des suppliques et des prières. Bref, il nourrit ses gardiens tout au long de ses jours. Il les acclame, les place sur un trône, leur confie son destin, sa santé, son âme, toute sa vie.
Il est long le chemin. N’y a t-il pas moyen de démasquer les prédateurs pour accélérer la prise de conscience ?

KEVIN : Pour connaître la vérité, nous devons comprendre le plan qui se déroule devant nos yeux malgré que nous soyons dans la cécité. D’abord, il faut que les gens sensibilisés soient bien convaincus qu’une guerre cosmique fait rage mais que divers moyens ont été utilisés pour qu’ils continuent à vivre comme si de rien n’était. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Depuis la fin de l’Egypte antique, les événements se sont précipités, et la crise déclenchée par l’opération Golgotha a semé la panique de haut en bas de la Grande Babylone qui symbolise l’au-delà avec ses démons et ses merveilles.

Source : joel labruyère

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La télévision ,l'ombre qui se projette dans les ames.

eye_tvLa télévision n’est pas une innovation technique fortuite. Elle a été inventée dans un but très précis. En ce début du XXIe siècle, elle touche des milliards d’êtres humains pour lesquels, d’un avis unanime, la vie sans la télévision serait insupportable et impensable.

Abandonnez la naïve croyance que l’ingéniosité qui l’a fait naître ne serait que technique, qu’il n’y a pas à son origine des « cerveaux » beaucoup plus évolués et un « plan » bien élaboré. Au contraire, comme nous nous en rendrons compte bientôt, un « esprit supérieur » a été — et est encore — actif en ce domaine, se chargeant de planifier avec soin ce progrès technique étonnant afin de prendre le contrôle total des masses.

La télévision n’est pas apparue soudainement, comme ex nihilo. Il faut la voir en perspective. Elle est associée à un grand nombre d’inventions : la radio, le cinéma, le télégraphe et le téléphone, le radar, l’enregistrement magnétique, etc. Mais la télévision est le point culminant absolu, l’invention supérieure capable de capter l’attention et l’intérêt à titre constant, c’est-à-dire l’esprit et les désirs de milliards de gens. C’est l’invention la plus hypnotique, la plus importune, la plus puissante et par conséquent la plus dangereuse de toutes. C’est pourquoi face à la télévision, il faut prendre une attitude ferme, sinon c’est elle qui décide pour vous.

Selon une enquête, il y aurait environ un million de personnes qui s’abstiennent volontairement de télévision en France. Mais lorsque l’habitude est prise, il est difficile de revenir en arrière à cause de la pression familiale et sociale. Une fois que le diable est dans la maison, nous savons que la lutte est inégale, et que les enfants en sont les premières victimes.

La situation semble irréversible car le risque d’exposition est multiple. Ainsi, lorsque, par miracle, vous n’avez pas la télévision chez vous, vous êtes environné de voisins dont les postes marchent à plein volume ; vous êtes entouré par des milliers d’émetteurs à grande puissance, par les pylônes des antennes émettrices en modulation d’amplitude ou de fréquence, par des stations de radar, des faisceaux hertziens pour communications par satellites, par les bornes pour téléphones mobiles, etc. D’autre part, celui qui ne regarde pas la télévision, passe malgré tout une partie de son temps devant un écran cathodique d’ordinateur. Nul ou presque n’y échappe.

Bien que leurs effets soient assez sérieux, on ne saurait s’arrêter à ceux du rayonnement seul, car il existe d’autres influences qu’il faut aussi étudier.

Le tableau d’ensemble d’une telle étude montre une dégénérescence totale et rapide de toute vie humaine sur cette planète, dans une mesure telle que ce qu’on appelle « la vie » deviendra bientôt impossible sous la forme que nous avons connue.
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Qu’est-ce que la télévision ?

Techniquement, la télévision est l’émission d’images visuelles sous forme d’ondes électromagnétiques, puis la reconversion en images visuelles des ondes reçues.

C’est en 1884 que l’inventeur germano-russe Paul Nipkow fit breveter un dispositif de transmission d’images : le disque analyseur. C’était un volant perforé, tournant rapidement, au moyen duquel une scène éclairée était décomposée en points lumineux et sombres. La série de points de lumière ainsi obtenue était convertie en signaux électriques et télégraphiée vers un récepteur. Les impulsions d’entrée étaient reconverties en points lumineux et sombres, à partir desquels l’image d’origine était alors, plus ou moins précisément reproduite à l’aide d’un disque identique, synchronisé sur le premier.

Le dispositif de Nipkow était primitif, mais la méthode sous-jacente de la « télévision » n’a jamais changé : les images sont toujours décomposées en points lumineux et sombres — pensez à la structure granulaire qui peut être remarquée sur des photographies très agrandies.

Il a fallu attendre 1923 pour obtenir des images de haute qualité, grâce à un américain né en Russie, Vladimir Zworykin, qui déposa une demande de brevet pour son « iconoscope », prototype du tube cathodique de la télévision moderne. Le disque analyseur avait été remplacé par un canon à électrons, source de danger immédiat, comme nous le verrons.

Aux Etats-Unis, le premier service de télévision régulier vit le jour dans l’après-midi du 30 avril 1939, à l’occasion de l’ouverture de l’Exposition Mondiale de New York dont le thème était : « Le Monde de Demain ». Les loges secrètes qui avaient tout organisé entendaient ainsi donner le coup d’envoi à une culture mondiale basée sur le contrôle des populations par l’image.

La National Broadcasting Company (NBC), sous les auspices de la Radio Corporation of America, diffusait les cérémonies à titre de démonstration. En quelques jours les gens commencèrent à s’aligner par milliers pour voir les démonstrations du nouvel appareil miracle. La fascination de l’humanité pour la télévision avait commencé.

Après la guerre, la télévision devint rapidement une affaire mondiale. L’ère de la télévision amorcée à l’Exposition Mondiale de 1939 semblait partie à l’attaque, tambour battant et drapeaux au vent. Rien ni personne ne pourrait plus l’arrêter.

Après des milliers d’années de civilisation en évolution lente, l’humanité, lorsqu’elle pénétra dans l’ère de la télévision, modifia complètement ses coutumes en une décennie ou deux seulement. La vie, soudainement, ne semble plus être autre chose qu’un loisir de masse et les gens commencent par rester chez eux pour prendre leur repas-télé devant le tube-écran.

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que des parades publicitaires impitoyables se mettent à claironner la doctrine de la « consommation ». Qui plus est, de nombreuses nations sont en cours de conditionnement par une programmation et une censure de la télévision contrôlées par le gouvernement — moyen efficace s’il en est d’injecter sans cesse aux masses des idéologies asservissantes.

La télévision est l’APPAREIL DU POUVOIR, du pouvoir sur les sentiments, sur les pensées, les désirs, la volonté, les esprits, de quasiment tout le monde.

Que sont, qui sont les « forces » qui détiennent ce pouvoir ? Nous devons trouver la réponse à cette question.


Le mystère de la lumière

La lumière est l’un des dons les plus précieux qui soient accordés à cette planète par le soleil. Depuis des millions d’années, celui-ci fournit l’énergie lumineuse et thermique sans laquelle la vie ne serait pas possible. L’on pense que la plus grande partie de cette fantastique énergie va se perdre dans l’incommensurable espace de l’univers. Mais cette croyance populaire est erronée car, dans la création divine, pas même une once d’énergie n’est gaspillée ; tout est mis à contribution pour l’évolution de myriades d’entités se trouvant dans le corps solaire cosmique, lequel entre en interaction avec de nombreux systèmes solaires du macrocosme.

Des Hiérarchies Spirituelles sublimes fonctionnent avec les Energies Divines — appelées collectivement FOHAT dans la doctrine ésotérique universelle. L’énergie électromagnétique de Fohat est donc, dans sa plus haute manifestation, l’amour divin. L’un de ses aspects les moins évolués est connu sous l’appellation « électricité ». Avez-vous déjà pris une décharge électrique ? Vous aurez alors une vague impression de l’invincible puissance de Fohat.

Quel est le rapport avec la télévision ? Il faut voir les choses sous leur véritable perspective. Considérez la télévision comme un phénomène typique de notre société technocratique pseudo-omnisciente qui est une menace terrible pour l’homme lui-même, ainsi que pour son environnement cosmique, car les champions du monde scientifique sont en train de se livrer à des expériences avec les diverses formes d’énergie de Fohat d’une manière tout à fait irresponsable.
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L’homme pourrait avoir accès à la divine félicité de Fohat — le Monde de la Lumière de Dieu — grâce à la transformation spirituelle de son être. Mais que préfère-t-il choisir ? Il préfère suivre son pénible sentier à travers l’obscurité de son ignorance et de sa haine, ce qui conduit inévitablement au résultat que la Lumière de Fohat le brûlera sous forme de « chaleur ». C’est ainsi que dans les mythes, Fohat devient un feu de jugement. Et selon certaines prophéties, c’est par le FEU — comme il est dit dans le Livre de l’Apocalypse — que cet actuel cycle de manifestation se terminera. C’est, en même temps, par le Feu que les « appelés » et les « élus » pourront gagner l’immortalité comme le phénix qui renaît de ses cendres.

L’Ere du Verseau déverse à nouveau la Lumière de Fohat sous forme de radiations qu’on appelle les « eaux vives ». Mais, au lieu de se transformer intérieurement en sublimant son système atomique individuel, l’homme a soulevé le voile de l’atome physique et a réussi, dans une imitation grotesque, à libérer « l’esprit contenu dans la bouteille », le répugnant pouvoir de la fission nucléaire.

L’humanité doit suivre une voie de développement positive ou négative. C’est la régénération ou la dégénérescence — il n’y a pas d’autre choix, pas de moyen terme. Mais ce que nous voyons se développer aujourd’hui à travers la science matérialiste est une réaction négative mise en place par des forces dirigeantes, mues par une auto-conservation aveugle.

Elles tentent de contrer l’évolution spirituelle régulière par une parodie infernale. Il ne peut en résulter qu’une tragédie que les plus nobles conducteurs de l’humanité ne seront pas en mesure d’écarter. Einstein était bien près de reconnaître la destinée fatale et inévitable de l’actuel ordre des choses lorsqu’il concluait : « Chaque étape semble être la conséquence inévitable de la précédente ». C’est dans cette perspective que nous allons considérer la télévision.


Les Rayonnements

La télévision est l’une des merveilles de l’électronique, cette science de l’utilisation des électrons. Ces derniers sont de petites particules chargées d’électricité.

Les électrons associés à un atome ressemblent à de minuscules planètes tournant autour du « soleil » qui est le noyau de l’atome en question. Les atomes sont les pierres de construction de la matière. Ce qu’il est important de retenir, c’est que la matière n’est pas seulement physique mais qu’il existe aussi une matière éthérique, astrale et mentale.

Un deuxième point à retenir également est que les matières physique, éthérique, astrale et mentale sont très étroitement liées et s’influencent réciproquement sans cesse. Aucun phénomène physique n’a lieu sans conséquences sur les plans éthérique, astral, et mental. Expérimentant dans l’ignorance totale de ces aspects, le savant et l’ingénieur présentent toujours un danger latent.

Dans certaines conditions, un atome peut perdre un ou plusieurs de ses électrons planétaires. On dit alors qu’il est ionisé. Il est devenu un ion positif, chargé d’une ou plusieurs charges positives. Les électrons qui ont échappé à l’attraction d’un noyau atomique sont appelés des « électrons libres ». Ce sont eux qui sont responsables du courant électrique parcourant un fil conducteur ou suivant une trajectoire dans le vide, donnant ainsi naissance à un champ électrique et magnétique.

L’espace est rempli de rayonnements de natures fort diverses. Il y a des rayonnements corpusculaires, formés par des protons, par des neutrons, par des électrons, et aussi des rayonnements électromagnétiques qui, eux, se propagent à la vitesse de la lumière, étant eux-mêmes les constituants de la lumière. Ces rayonnements sont classés suivant leur fréquence, inversement proportionnelle à leur longueur d’onde. Ces rayonnements électromagnétiques sont formés de particules sans masse appelées « photons » et dont l’énergie est proportionnelle à la fréquence.

Allant dans le sens des fréquences croissantes, nous avons d’abord les basses fréquences (correspondant aux longues ondes de la radio), puis les fréquences moyennes (ondes moyennes de la radio), puis les fréquences comprises entre 3 et 30 mégahertz (ondes courtes de la radio), puis les fréquences entre 30 et 300 mégahertz (ondes ultracourtes utilisées en télévision et radio), puis les fréquences comprises entre 300 et 3000 mégahertz (soit entre 100 cm et 10 cm de longueur d’onde : les micro-ondes des radars, des fours à micro-ondes, etc.). Vient ensuite l’immense gamme des rayons infrarouges, puis les ultraviolets, et enfin les rayons X mous, puis les rayons X durs, et les rayons Gamma qui sont émis par les noyaux atomiques ou qui sont l’une des nombreuses composantes des rayons cosmiques.

Le tube-écran d’un téléviseur est construit sur le principe d’un canon à particules qui projette des électrons en faisceau concentré sur l’écran.

La face interne de l’écran est couverte d’un réseau de quelques milliers de points dont la fluorescence peut être excitée dans les trois couleurs de base de la TV en couleur. Chaque fois que le faisceau d’électrons frappe l’un de ces points, celui-ci émet une lumière d’autant plus intense que le faisceau est intense.
En s’arrangeant pour que le faisceau balaie l’écran, exactement comme on lit une page d’un livre ligne après ligne, et en faisant en même temps varier l’intensité, les points luisent avec plus ou moins de luminosité, ce qui crée l’illusion de l’image.

La répétition rapide de ce processus, y compris des changements progressifs dans l’image, suggère le mouvement. Des signaux acoustiques apportent la sonorisation.

Tout en regardant la TV, on se fait donc injecter de l’énergie rayonnante, non pas sous la forme de la lumière naturelle ambiante, provenant du soleil, mais avec cette « lumière de la télévision » bien caractéristique, toute artificielle, projetée dans une intention bien précise. Elle est projetée sur le spectateur par l’écran fluorescent au moyen du canon à électrons littéralement pointé vers la personne se trouvant devant le poste de TV.

Cette énergie pénètre le spectateur et affecte les glandes endocrines, ainsi que les subtils organes éthériques qui jouent un rôle si crucial dans le développement et l’éveil spirituel.

La lumière solaire naturelle est constituée d’un mélange particulier de rayonnements électromagnétiques de diverses longueurs d’ondes, qui comprennent la lumière visible allant de 400 nm (violet) à 800 nm (rouge) (ou 4000 à 8000 angströms) et des rayonnements infrarouges et ultraviolets, ainsi que des micro-ondes centimétriques, etc. Les proportions de ce mélange sont modifiées par l’action de l’atmosphère — au demeurant fortement endommagée — jouant le rôle de filtre sélectif, et ce que nous recevons au sol est la combinaison appropriée pour la croissance et la protection de toute vie sur terre.

La lumière artificielle issue d’une autre source envoie des ensembles de longueurs d’ondes entièrement différents, ce qui peut être suffisant pour créer des problèmes.

La lumière est une nourriture pour les cellules. La nature met ses enfants à un régime de lumière bien équilibré. Chaque fois que le régime est modifié, comme dans le cas de la lumière artificielle, certaines altérations des cellules se produisent, entraînant une détérioration du corps humain et de ses organes spirituels.

L’Histoire a prouvé que les experts se sont toujours trompés dans leurs évaluations de la quantité de rayonnements que l’on suppose nocive pour l’homme.

Les effets des rayonnements sur l’homme sont mesurés en rems (Roentgen Equivalent for Man) ou en millirems (millièmes de rems). On estimait en 1950 qu’il fallait 1000 rems ou plus pour causer le cancer de l’embryon. En 1955, on estimait que 200 rems étaient une valeur plus proche de la réalité. Aujourd’hui, certains pensent que 2 rems suffisent !

Dans les années soixante, les postes de TV étaient considérés comme « sûrs » lorsqu’ils émettaient 50 millirems par heure. En 1980, la limite de la tolérance fut ramenée au centième de cette grandeur : 0,5 millirems par heure. Et ainsi de suite.

On entend souvent des remarques telles que : « Ce n’est pas si nocif, et d’ailleurs, je ne m’assieds pas trop près ».

Considérez d’abord que la majorité des gens ne croit que ce qu’elle désire croire. C’est bien connu. En deuxième lieu, on ne se rend pas suffisamment compte du fait qu’une fois que le rayon X a pénétré dans le corps, il est absorbé par les cellules, au prix d’une détérioration de celles-ci. Les effets ainsi produits sont cumulatifs.

En d’autres termes, en trois ans de télévision à raison de 4 heures par jour en moyenne, on absorbera 2 rems, soit assez pour entraîner théoriquement le cancer de l’embryon. Et pourtant, il y a des millions de mères qui pensent — mais pensent-elles ? — qu’elles font à leurs petits une grande faveur en les mettant en face de l’écran cathodique.

Est-ce aller trop loin que de conclure que TOUTE quantité de rayons X émanant de postes de télévision est susceptible d’être nuisible pour l’homme ?

Beaucoup de gens sont devenus si drogués ou si obscurcis qu’ils tentent de justifier leur attitude en disant : « Un examen radiologique est pire », ou encore : « Il y a, de toute façon, tellement de rayonnements ambiants », et autres maximes de cet acabit.

Cela est aussi logique que de dire : « Vous me dites que mon enfant est en train de se noyer ! Quelle importance ? Trois de mes enfants se sont déjà noyés ! »

Il faut bien admettre que ce n’est pas seulement la télévision qu’il faut incriminer, car les expositions aux rayonnements sont nombreuses. Mais cela ne la rend pas pour autant plus acceptable.

Aujourd’hui, des groupes demandent instamment : « Halte à la pollution de l’eau et de l’air ! ». Demain, ils sont susceptibles d’exiger : « Halte à la pollution électromagnétique ! » ou « Arrêtez de polluer nos âmes et nos esprits ! ». Mais comme cela va croissant, il sera alors trop tard.
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Les effets photo-biologiques

Nous avons étudié certains effets nuisibles du rayonnement des postes de télévision sur le système humain. Il est possible que d’autres techniques surgissent, permettant une élimination totale du rayonnement cathodique. On met du temps à généraliser les écrans à cristaux, sans doute pour continuer à favoriser le tube cathodique.

Aujourd’hui l’exposition au rayonnement reste très réelle, et cela volontairement. Ce qui est encore plus préoccupant, c’est l’endommagement irréparable de nos organes les plus subtils tels que les couches optiques, l’épiphyse (glande pinéale) et l’hypophyse (glande pituitaire) qui sont appelées à accomplir des fonctions fondamentales dans le développement spirituel d’un individu.

Ces remarquables organes réagissent à toute lumière reçue par la rétine de l’œil. On estime généralement que l’œil n’a qu’une seule fonction : la vue. Mais la fonction des yeux, en liaison organique avec l’épiphyse et l’hypophyse est triple :

1 – L’interprétation de l’énergie lumineuse sous forme d’images par les circuits conduisant au cerveau (perception visuelle ou processus de la vue) ;
2 – L’assimilation de l’énergie lumineuse par les voies neurochimiques et son acheminement vers les glandes pinéales et pituitaires et, de là, dans l’ensemble du système endocrinien (ingestion de la lumière ou photosynthèse) ;

3 – Enfin, l’expression de la réalité de l’âme. L’œil est appelé « le miroir de l’âme ».

Concernant la deuxième fonction — la lumière en tant que nutriment des cellules — il est de la plus haute importance de veiller à la qualité de la lumière que nous ingérons : s’il s’agit, par exemple, de lumière naturelle rayonnée vers nous par le soleil ou de lumière artificielle. Est-ce la lumière ambiante ou est-ce une lumière artificielle concentrée et injectée pour ainsi dire dans nos yeux ?

La lumière artificielle peut avoir de nombreux effets nuisibles, dont nous ne sommes pas conscients. C’est particulièrement vrai quand nous sommes constamment en train de fixer une lumière comme celle de la télévision.

Il est sans doute utile de répéter que la lumière solaire naturelle représente un régime lumineux bien équilibré, tandis que la lumière artificielle, quelle qu’elle soit, comprend un mélange de composantes spectrales (couleurs) peu favorable. La lumière de la télévision couleur contient seulement trois bandes étroites de fréquences : le rouge, le bleu et le vert.

En conclusion, nous devons dire que l’on ne saurait être assez prudent avec la lumière cathodique, pour diverses raisons. Raisons de santé, mais aussi, ce qui est encore plus important, simple raison de survie spirituelle.
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Ces organes délicats – les yeux, les couches optiques, l’épiphyse et l’hypophyse, sans parler des corps subtils et des chakras – ne sont pas conçus pour les expositions fatales que constitue le bombardement journalier par la lumière fluorescente à haute énergie et par certaines quantités de rayons X. Ces expositions les attaqueront, les paralyseront et les brûleront, pour ce qui est de leurs fonctions supérieures.

Ces organes sont destinés à fonctionner en tant que centres hautement évolués de l’énergie lumineuse, comme purs canaux pour exprimer la réalité rayonnante de l’âme. Par exemple, ce que l’hermétisme appelle le « cercle de feu de la pinéale » est le lieu où l’esprit et l’âme se rencontrent.

Les puissantes vibrations spirituelles ont besoin de réceptacles vibrant avec une grande pureté. C’est alors que le troisième œil peut s’ouvrir. Mais la télévision risque au contraire de l’obturer, maintenant ainsi les âmes sur une fréquence vibratoire où elles demeurent contrôlables et soumises.

Si le contrôle n’est pas le but ultime de la télévision, alors pourquoi en 2001, le ministre de la culture de l’Inde a-t-il annoncé que chaque foyer indien devait être équipé d’urgence d’un téléviseur, quitte à casser les prix ? La télé pourvoirait-elle aux besoins alimentaires ?


Le rythme sans âme

Afin de bien saisir la violence faite à l’âme, et plus spécialement aux jeunes âmes soumises passivement au bombardement cathodique, il convient de mentionner la façon dont se déroule un processus réel que l’on a parfois appelé « l’atomisation de l’âme ».

En regardant la télévision, on a l’impression de regarder des images, alors que ce qui est effectivement perçu par la conscience est la lueur phosphorescente de 300 000 minuscules points.

Il n’y a là aucune image. Ces points semblent être constamment allumés mais, en fait, ils ne le sont pas. Tous les points vont et viennent de 25 à 30 fois par seconde (25 en Europe), créant l’effet de scintillement cathodique. Ce scintillement se produit si rapidement que l’œil, et donc la conscience, ne peuvent le suivre.

La traduction de l’énergie lumineuse en images visuelles à l’intérieur du cerveau ne se fait qu’environ 10 fois par seconde. C’est grâce à un regard fixe, combiné à la rémanence de l’écran, que les yeux son trompés, pour ainsi dire, et acceptent les images comme étant réelles.

Mais l’âme est trompée moins facilement ; et, profondément, dans les recoins cachés de la conscience, la sensation prévaut que l’on est intérieurement déchiré en petits morceaux, que l’on est dispersé en milliers d’atomes par ce que les yeux ont transmis. Cette impression d’être atomisé est tout à fait réelle et démontre une polarisation déformée des corps subtils — éthérique, astral, mental. Il est vrai, au sens propre, qu’on se retrouve avec « moins d’âme ». Le fait que cette expérience tend à s’estomper avec les années de vision quotidienne de la TV n’est qu’une preuve supplémentaire du fait que le « moins d’âme » s’est transformé en « absence d’âme ». La télévision transforme les gens en êtres sans âme, en zombies.

Examinons cela de plus près en posant un autre problème, immédiatement associé à ce qui précède, à savoir la pulsation, ou le battement du poste récepteur.

Nous connaissons tous les effets hypnotiques du battement persistant, lors d’un concert de rock par exemple, qui peut même induire un état de transe. Ce qui est visé ici, c’est la question du rythme et son influence sur l’état vibratoire du sang et sur les corps subtils.
Le battement mécanique produit par certaines formes de « musique » moderne conduit essentiellement à une régression vers la magie archaïque et, en ce sens, est un phénomène déplorable. La croissance potentielle de l’âme est remplacée par un esclavage effectif de l’âme. Or la télévision, dans votre salle de séjour, produit un battement électronique tout aussi dangereux.

Le scintillement, 25 ou 30 fois par seconde, de tous les points de l’écran cathodique, produit par les balayages fulgurants du faisceau d’électrons, fait que l’écran entre en pulsation au même rythme. Cette constante pulsation lumineuse, accompagnée d’un son strident (15 750 Hz), habituellement situé immédiatement au-dessous du seuil de perception acoustique, est responsable de nombreuses migraines et détériorations visuelles. Elle a encore d’autres effets sérieux. On a signalé l’apparition croissante d’épilepsie parmi ceux qui sont particulièrement sensibles à ce genre de pulsation.

Il y a encore l’effet d’hypnose : une pièce sombre, les yeux au repos, le corps tranquille, le regard sur une lumière scintillant constamment, tout cela crée des conditions optimales pour une transe hypnotique. Ce n’est pas sans raison que tant de personnes sensibles se plaignent de se sentir hypnotisées, fascinées, vidées mentalement, ou se sentent comme des zombies, etc.

Une technique extrêmement astucieuse, appelée « suggestion subliminale », s’intègre au battement du tube au moyen d’images-éclair envoyées à la fréquence du battement, bien plus rapide que la vue.

Alors que les processus visuels se traînent derrière, à vitesse sub-électronique, les publicitaires ont accès à la vitesse électronique du faisceau de balayage des électrons. On se fait percuter par la publicité sans être en mesure de la traiter assez vite, si bien qu’on l’enregistre dans la région subconsciente de l’esprit. De là, elle exerce une tension bizarre, qui apparemment peut pousser les gens jusqu’au point d’acheter l’article vanté, qui a été vu inconsciemment à la télévision. « Vu à la télé ! »

La pulsation rythmique du poste de télévision est, entre autres effets, responsable de l’hyperkinésie des enfants et, en général, d’un état d’agitation accrue dans les véhicules supérieurs de l’homme.

Les corps subtils prennent des surcharges électrostatiques et sont stimulés, alors qu’il n’y a pas d’exutoire facile à cette agitation. Afin de se débarrasser de cette sensation, on est poussé à… regarder la télé, afin de supprimer temporairement la sensation d’être mal dans sa peau. Il en résulte une plus grande stimulation qui invite à plus de spectacle télévisé, jusqu’à ce que l’effet d’accoutumance ferme le cercle.

Une génération d’êtres insatisfaits et malheureux a été engendrée, dont les glandes endocrines sont irrémédiablement endommagées, dont les corps invisibles sont surchargés, désorganisés et dépouillés de leurs qualités intrinsèques.

Ils sont abandonnés « sans âme » — dans un état d’irritation et de nervosité extrêmes. Cela se manifestera par une conduite agressive et par une grande incertitude quant à ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.

Une personne consciente ne se laissera pas séduire par le culte de l’image. Elle refusera d’abdiquer sa liberté intérieure et elle respectera son âme en lui offrant d’autres divertissements que des stimulations superficielles.

Mais la télévision n’est pas le seul péril. Elle est le chef de file d’un développement que l’on appelle « révolution ou explosion des communications ».

Une modification rapide de la conscience est évidente. Les portes de la perception de l’homme sont en train de s’ouvrir toujours plus largement, mais de manière totalement négative, pour conduire vers des espaces virtuels et hallucinatoires, à des océans d’images et de projections sonores, pour nous projeter dans les verts pâturages de perceptions sensorielles et extra-sensorielles jusqu’ici inconnues. L’humanité semble être en train de passer collectivement les portes de l’au-delà.

Les nouveaux médias fournissent apparemment à l’humanité souffrante une nouvelle pipe d’opium. L’Ere du Verseau qui frappe à la porte déchire l’atmosphère terrestre à l’aide de ses rayonnements. Il en résulte nudité et vacuité, un silence où résonne la parole : « Homme où es-tu ? Réveille-toi de ton sommeil de mort ! » Mais l’homme ne veut pas se réveiller, recouvrant au contraire sa nudité d’appareillage électronique, se « narcotisant » et enveloppant son existence vide d’illusions audio-visuelles.
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On peut considérer que l’humanité et la Terre portent un manteau électromagnétique d’irréalité. Dans un proche avenir, les communications feront partie d’un réseau mondial et universel de distribution d’énergie électrique capable d’être transformée en d’innombrables formes. Ainsi, la Terre pourra être enkystée dans une atmosphère de télécommunications électriques l’environnant de toutes parts.

C’est une nouvelle Tour de Babel qui s’érige. Cela augmentera la distorsion et le brouillage de la parole autrefois prononcée par l’homme, le Verbe qu’il doit prononcer à nouveau, l’écho évanescent de son origine divine.

Nous devons souligner l’effet enkystant et emprisonnant de la télévision et de l’internet. Considérez la Terre tournant comme un monde mis sous tension, avec ses milliards d’êtres humains branchés sur n’importe quel fantasme synthétique et n’importe quelle manipulation politique, tout en glissant dans des espaces psychiques multidimensionnels, inondés d’excitations programmables, disponibles sur des consoles domestiques.

Quelle est la face cachée de ce phénomène ?

L’ensemble de l’évolution de la soi-disant « explosion des télécommunications » n’est rien d’autre qu’une réaction négative planifiée pour contrer les rayonnements spirituels de l’Ere du Verseau. L’humanité montre les signes d’un réveil massif et cela représente une menace immédiate pour certaines hiérarchies visibles et invisibles.

Si ces hiérarchies se trouvaient soudain privées de leurs troupeaux d’adorateurs qui grouillent dans la sphère matérielle, leur règne serait réduit à néant. C’est pourquoi cette gigantesque machination a pris naissance, en vue de maintenir les êtres humains à l’intérieur du cercle enchanté de la technologie électromagnétique. Pour les maîtres du jeu, c’est une question de survie.

Etant donné qu’une prise de conscience croissante s’effectue chez d’innombrables êtres humains, cet éveil doit être réduit à néant par des efforts implacables et continus pour maintenir les masses sous la fascination du progrès et du loisir constant.

La vision intérieure croissante doit être aveuglée par des images artificielles. L’écoute intérieure croissante doit être assourdie par des sons. L’éveil intérieur doit être submergé de sensations.
Un support tel que la télévision se devait d’être mis au point pour entraîner une perpétuelle réaction du type : « Oh ! Dis-donc, regarde un peu, c’est super ! »

Dans ce combat inégal, l’humanité a déjà perdu, mais l’individu sérieux s’en sortira s’il ne reste pas dans l’ignorance des réels enjeux de l’ère nouvelle.

tiré de l'excellent livre

Dixit Satanas

La conspiration à la lumière de la gnose

Auteur: Joël Labruyère

Histoire d'Ignace de Loyola et de la Compagnie de Jésus par j.Labruyère

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" Avec les Jésuites il ne peut y avoir de paix dans les États. " (Pape Clément XIX)

" Je n'aime pas l'Institut des Jésuites. Élevé dans leur sein, je savais discerner, dès cette époque, l'esprit de séduction, d'orgueil et de domination qui se cache, ou qui se révèle dans leur politique, et qui, en immolant chaque membre au corps et en confondant ce corpus avec la religion, se substitue habilement à Dieu et aspire à donner à une secte surannée le gouvernement des consciences et la monarchie universelle de la conscience humaine. " (Alphonse de la Martine)

Les Jésuites! Ah, les Jésuites ! Un sujet bien usé, dira-t-on? Et l'on affectera d'en rire et de passer à autre chose. Notons simplement que les Jésuites ne sont pas étrangers à cet état d'esprit, et qu'ils font tout pour le répandre et le maintenir. Ils font de la religion un instrument politique. Désarmer toute opposition, afin d'avoir le champ libre, égarer les esprits, brouiller les cartes, ce sont des exercices où ils excellent. Nous le montrerons au cours de cet exposé, aussi succinct et insuffisant qu'il soit.




Les Origines


La Compagnie de Jésus a été fondée par l'Espagnol Inigo Lopez de Recalde, connu sous le nom d'Ignace de Loyola. Né à Loyola, en 1491, Ignace était, à l'âge de 23 ans, un jeune officier qui menait une existence très mondaine et même très dissipée. Il avait eu maille à partir avec les tribunaux de l'Ordinaire de Pampelune, pour avoir commis " d'énormes délits " pendant les nuits du Carnaval. (meurtre, viol ?)

Il ne songeait nullement a devenir un ascète et encore moins un " saint " de la Sainte Église catholique et romaine...

En 1521, Pampelune étant assiégé par les troupes françaises, Don Ignace est grièvement blessé à la jambe. Il doit subir une opération pénible. Il était presque guéri, lorsqu'il s'aperçoit que sa jambe fracturée resterait plus courte que l'autre. Désolé, mais courageux, il n'hésite pas à briser lui-même sa jambe de nouveau, espérant par un traitement approprié la voir reprendre par la suite sa longueur primitive.

Il endura de grandes souffrances, pendant de longs mois, mais n'en resta pas moins boiteux. C'est au cours de cette inaction prolongée que son esprit fut attiré par les questions religieuses. Il se mit a lire des ouvrages de piété. D'autre part, devenu infirme, obligé de renoncer à la carrière militaire, désespéré d'abord, il cherche ensuite à orienter son activité dans une autre direction. On le soigne à Manrèse. Il se retire souvent dans une grotte voisine, afin de méditer à son aise. C'est dans la grotte de Manrèse qu'Ignace recevra --- de source divine --- la révélation du nouvel ordre religieux qu'il est appelé à fonder. Il prétendra plus tard que les constitutions et les règles de cet ordre (la Compagnie de Jésus) lui ont été dictées ou inspirées directement par Dieu.

Contentons-nous, pour l'instant, de remarquer ceci : si Loyola n'avait pas eu la jambe cassée à la guerre, il n'eût pas été visité par la Grâce de Dieu et il n'aurait pas fondé l'ordre des Jésuites. Cette fondation, qui a joué un rôle si important dans l'histoire de la Catholicité et du monde, est donc simplement la conséquence d'un fait insignifiant en lui-même. Un jeune officier libertin se voit contraint de renoncer aux gloires de la guerre et aux joies mondaines, il tombe dans la dévotion, sincère ou non. Et plus tard, ne voulant pas rester inactif, il cherchera la satisfaction de ses ambitions dans une autre direction que celle qu'il avait primitivement adoptée...





Son instruction était nulle. A 33 ans, il était complètement ignorant et dut se mettre à étudier --- avec une rare volonté, il faut en convenir. Il avait le don d'une parole entraînante et il semble avoir exercé une incontestable influence sur ceux qui l'entouraient et le suivaient. Ignace rêvait donc d'organiser un nouvel ordre religieux, une sorte de phalange militaire (son tempérament autoritaire l'y disposait) destinée à venir à la rescousse de l'Église romaine, combattue de tous côtés. Luther venait de se dresser, en révolté, devant le Vatican et ses trafics. La réforme protestante s'infiltrait partout et faisait des progrès inquiétants.

Les papes offraient a Rome un spectacle peu édifiant et Ignace lui-même, parlant de Rome dans une lettre, écrit qu'elle est " vide de bons fruits, abondante en mauvais ". Plus tard, les Jésuites se flatteront faussement d'avoir sauvé l'Église catholique (au prix de sa mise sous tutelle par les Jésuites). Ignace se met donc à l'œuvre, mais il se heurte à de nombreuses difficultés. Avant 1543, avant même que ses projets soient venus à maturité, il avait déjà eu 8 procès devant les tribunaux ecclésiastiques et l'Inquisition --- laquelle s'inquiète de ses menées. Il parvient à échapper à ses griffes, mais il doit quitter l'Espagne, car les Inquisiteurs lui rendent toute activité impossible. Loyola vient donc en France, et c'est à Montmartre qu'il fondera (le 15 atout 1534) l'ordre de la Compagnie de Jésus. Ses collaborateurs sont peu nombreux. Les Jésuites sont sept, en tout: 5 Espagnols, 1 Portugais, 1 Savoyard. Pas un Français. Et par la suite, jamais un Français ne sera général des Jésuites.




15 août 1534 - Ignace et six compagnons, "Pierre Favre,
François-Xavier, Diego Laynez, Simón Rodriguez, Alonso Salmerón,
Nicolás Bobadilla" font leurs premiers voeux lors de la messe
célébrée par Pierre Favre dans la Chapelle de Montmartre à Paris.







Influences musulmanes


Fondée en 1534, la Compagnie est approuvée par le pape Paul III dès 1540. Le Vatican semble avoir compris bien vite tout le parti qu'il pourrait retirer d'une semblable milice, à condition, bien entendu, qu'elle lui fût entièrement subordonnée ( ce qui n'a pas été le cas par la suite, bien au contraire ). Dominicains et Franciscains, autorisés naguère par Innocent III, n'avaient-ils pas rendu de signalés services à l'Église Catholique et ne pouvait-elle en attendre d'aussi grands de la nouvelle Compagnie ? Certains écrivains ont discuté la question de savoir si Loyola fut un imposteur ou un fou. Etant très ambitieux, voulant jouer un rôle important, Ignace a joué la comédie de Manrèse et a monté très adroitement toute son affaire. On a prétendu qu'il s'était inspiré d'une secte musulmane, les Haschischins (dont on a fait les Assassins,) qui prenaient du haschisch, pour se mettre dans un état spécial. Loyola remplaça le haschisch par le mysticisme poussé jusqu'à l'exaltation --- et les résultats furent identiques. Le chef des Haschischins ou Ismaïliens, Hassan Ibn Sabbah devint célèbre sous le nom de " Vieux de la Montagne ". Muller avait déjà relevé " l'étrange analogie théorique et pratique des deux obéissances: celle des Jésuites et celle des Khouans " (cité par l'abbé Mir). L'abbé Victor Charbonnel publia en 1899, dans la Revue des Revues, une étude sur les origines islamiques de la Compagnie de Jésus. Certains rapprochements sont curieux: TEXTES MUSULMANS: " Tu seras entre les mains de ton cheikh comme entre les mains du laveur des morts " (Livre de ses appuis, par le cheikh Sisnoussi, traduction de Colas; livre antérieur aux Exercices et aux Constitutions d'Ignace.) " Les Frères auront pour leur cheikh une obéissance passive; ils seront entre ses mains comme le cadavre aux mains du laveur des morts ". (Dernières recommandations dictées à son successeur par le Cheikh Aliel-Djemal, de la Congrégation du Derquaonas.)

TEXTES DE LOYOLA: " Que ceux qui vivent dans l'obéissance se laissent conduire par leur supérieur, comme le cadavre qui se laisse tourner et manier en tous sens ". (Constitution de la Compagnie de Jésus, 6e partie - I) " Je dois me remettre aux mains de Dieu et du supérieur qui me gouverne en son nom, comme un cadavre qui n'a ni intelligence ni volonté. " (Dernières recommandations dictées par Ignace de Loyola peu de jours avant sa mort. Bartoli / Ignace de Loyola, II). Les Maures avaient laissé en Espagne des traditions nombreuses et toute une littérature. Il est vraisemblable, par conséquent, que Loyola ait eu connaissance de ces principes autoritaires et qu'il se les soit appropriés.

" Ignace, c'est un petit-petit nom charmant… "







Premières difficultés et premiers succès


En formant sa milice sur cette base tyrannique, on ne peut affirmer qu'Ignace avait prévu toutes les fautes et tous les crimes qui s'ensuivraient. Certains de ses successeurs, tels que Lainez et Salmeron, ont d'ailleurs accentué encore ses tendances, mais cet ancien officier, au tempérament dominateur, comprenait qu'il lui était nécessaire de subordonner étroitement ses affidés pour arriver au but poursuivi. Dès l'origine de la Compagnie, Ignace se heurte à la jalousie des autres congrégations, lesquelles voient d'un oeil hostile surgir une concurrence qui menace d'être redoutable. Les Augustins et les Dominicains la combattent âprement, mais les " enfants d'Ignace " vont se défendre avec énergie et par tous les moyens. Le 17 avril 1541, Ignace est solennellement reconnu comme Général de la Compagnie. Il le restera jusqu'à sa mort à Rome en 1556. Le pape Paul IV lui-même prit ombrage de la Compagnie et tenta de modérer les ambitions envahissantes de ses dirigeants. Ignace était alors malade, à l'agonie; il ne put organiser la résistance, mais il chargea son successeur Lainez de le faire à sa place. Peu de temps après la mort d'Ignace, le pape Paul IV mourut à son tour, en effet, et miraculeusement. Ses neveux (dont l'un était cardinal) furent jetés en prison et livrés au bourreau. Les crimes qui leur étaient reprochés étaient pourtant communs à toutes les familles des papes qui se succédaient alors sur le trône de saint Pierre, donnant un singulier spectacle. La Compagnie, non seulement était vengée, mais elle avait montré sa puissance. D'ores et déjà, elle est décidée à se frayer la voie, sans hésiter sur le choix des moyens à employer. Sur son lit d'agonie, Ignace fit déployer une carte du monde, sur laquelle les établissements des Jésuites sont marqués en rouge.

Le P. Bobadilla les lui indique: 12 provinces; 100 maisons ou collèges; des milliers de membres répandus partout. Ce résultat avait été réalisé dans une courte période de 16 années seulement. En 1609, c'est-à-dire 53 ans après sa mort, Ignace sera béatifié et sa Compagnie, continuant de grandir, comprendra 33 provinces (au lieu de 12) 356 maisons ou collèges (au lieu de 100) et plus de 11.000 membres...

NOS SOURCES. Nous allons à présent étudier, successivement, le fonctionnement de la Compagnie, son esprit, ses principes, son oeuvre --- à travers l'histoire, empruntant les éléments de notre récit à toutes les sources impartiales et véridiques. Il existe, on s'en doute, un grand nombre d'ouvrages rédigés à la gloire de l'illustre Compagnie. Ils suintent le parti pris à toutes les lignes et ils dénaturent les faits d'une façon systématique. Le pape Clément XIV (qui prononça la dissolution des Jésuites) a pu dire avec raison que c'était l'orgueil qui avait perdu la Compagnie. Les Jésuites se sont grisés de leurs succès. Ils ont mis leur Compagnie au-dessus même de l'Église - et au-dessus du Christ. Le Père Suarez dit " qu'un profès instruit, en demeurant dans son humble état, est plus utile à l'Église que s'il avait accepté un évêché ". Le Père Lainez (qui succéda a Ignace), dans une lettre adressée à toute la Compagnie, déclare que " ni parmi les hommes, ni parmi les anges eux-mêmes, on ne saurait rencontrer un plus sublime office " (que le leur...)

Les sombres Jésuites se croient donc supérieurs aux anges eux-mêmes " La Compagnie surpasse l'Église, tant parce qu'elle est le monument qui a révélé à la terre les merveilles du Christ, que par les prérogatives singulières qu'elle octroie et décerne à ses fils. Dans l'Église, le bon grain est mêlé à l'ivraie, et beaucoup y sont appelés, peu sont élus; il n'en est pas de même pour la Compagnie, où tout est choisi, limpide, pur et exquis... Les missionnaires de la Compagnie sont des Hercule, des Samson, des Pompée, des César, des Alexandre. Tous les Jésuites en général, sans aucune exception, sont des lions, des aigles, des foudres de guerre, la fleur de la milice de l'Église. Chacun d'eux vaut une armée... Saint Ignace dépasse et surpasse tous les fondateurs d'ordres religieux. C'est lui qui s'est le plus rapproché du Christ. Il a vu intuitivement la Divine Essence. En fondant la Compagnie, il a fondé pour la seconde fois l'Église. Sa conversation avait un si divin attrait que les habitants du Ciel descendaient sur la terre pour l'écouter... " Ces éloges grotesques (hérétiques selon la doctrine catholique) semblent l'œuvre d'un farceur ou d'un fumiste. Ils sont pourtant extraits d'un livre officiel de la Compagnie : " Imago primi saeculi Societatis Jésus ", publié en Belgique pour célébrer le centenaire de l'Institut, gros volume de plus de 1.000 pages, rempli d'apologies aussi ridicules que celles-là.

Les Jésuites sont d'ailleurs coutumiers du fait et ils ont toujours publié ou fait publier sur la Compagnie des ouvrages dithyrambiques... de très mauvais goût. Leurs historiens emploient la même méthode et le fameux Crétineau-Joly, l'historien le plus connu de la Compagnie, a laissé un gros ouvrage dont nous ferons bien de nous méfier car " à force de compliments et d'enthousiasme, il devient un outrage a la vérité ". (Abbé Miguel Mir.) Il en va de même pour l'apologie oncteuse de Jean Lacouture, autre esclave des Jésuites.

Je retiendrai cependant les livres des Pères de Ravignan et Du Lac, où nous trouverons des aveux très précieux, ainsi que celui de Schimberg, si favorable à la Compagnie. Je laisserai de côté les livres de Boucher, Arnould et autres auteurs intéressants et courageux (tels que Michelet et Quinet) que l'on ne manquerait pas de récuser comme tendancieux. Semblable reproche ne peut être fait aux ouvrages si documentés et si impartiaux de Boehmer, de Wallon, de l'abbé Mir, d'I. de Récalde, etc. Ce dernier nom m'oblige à ouvrir une parenthèse. Derrière ce pseudonyme (Récalde est le nom du village où naquit Ignace de Loyola) se cache la personnalité d'un très savant et très éclairé Jésuite, sorti de la Compagnie, qui lui a consacré une série d'ouvrages de premier plan: le bref Dominus ad Redemptor; les Écrits des Curés de Paris; une Histoire du Cardinal jésuite Bellarmin, et surtout la traduction de l'Histoire Intérieure de la Compagnie de Jésus, de l'abbé Mir. L'abbé Mir, de l'Académie royale espagnole, entré tout jeune dans la Compagnie, en sortit à la suite de démêlés politiques et publia en 1913 sa remarquable Histoire Intérieure. Il y garde un ton très mesuré, il respecte les autorités ecclésiastiques et les croyances et il se défend d'attaquer, aussi exagérément que certains l'ont fait: " un Institut qui, à certains égards, mérite le respect ". Je ne partage pas du tout ce respect, mais je m'incline devant la probité et la modération de l'abbé Mir. Il s'est basé uniquement sur des pièces officielles et des documents historiques irréfutables. Il a eu en mains " par des voies assez extraordinaires ", une collection de pièces provenant des archives du Tribunal suprême de l'Inquisition et d'autres documents, tirés de l'antique couvent de San Esteban, à Salamanque. L'ouvrage de l'abbé Mir est donc une mine incomparable de documents et de textes. Il a été traduit en français par Monsieur de Récalde. Malheureusement, le premier volume est seul paru (en 1922) (l'ouvrage complet devait former trois gros volumes de 600 pages chacun.) Je me suis rendu chez l'éditeur, qui m'a déclaré que les autres volumes ne paraîtraient jamais, qu'il était sans aucune nouvelle de M. de Récalde et qu'il ignorait même s'il n'était pas mort... Ce serait un " miracle " de plus à l'actif de la fameuse Compagnie! A moins que M. de Récalde ait été amené à faire sa soumission et à faire au bercail jésuite une rentrée repentante ? J'utiliserai donc, indépendamment d'un grand nombre d'autres auteurs, le livre de l'abbé Mir, en regrettant toutefois que sa publication --- si fâcheuse pour la noire cohorte --- ait dû être interrompue.




Les raisons du succès


Ces raisons sont multiples: obéissance aveugle et servilité des membres, d'abord ; habileté des tactiques, ensuite. Mais à l'origine, il a fallu que les Jésuites, pour supplanter les autres ordres religieux, déploient une intelligence toute particulière. Par sa bulle de 1540, le pape Paul III avait décidé que la Compagnie ne devrait pas grouper plus de 60 membres. Mais, dans la bulle suivante (1543) cette condition ne figure déjà plus. Les ambitions jésuites ne pouvaient accepter d'être ainsi limitées plus longtemps. Il en fût de même pour la Pauvreté. Au début, ils ne vivent que d'aumônes et n'acceptent aucun honoraire, pas même pour les messes qu'ils célèbrent. Grande colère chez les autres religieux, en voyant leurs clients les abandonner pour donner la préférence aux Jésuites --- si désintéressés ! En 1554, l'évêque de Cambrai va jusqu'à menacer les Jésuites de les mettre en prison parce qu'ils persistent à refuser toute rétribution pour leurs services, ce qui faisait injure aux curés et autres religieux (car ces derniers acceptaient des honoraires, cela va sans dire). Cela ne dura pas. Les Jésuites faisaient tout simplement du " dumping " pour chiper la clientèle de leurs concurrents. Lorsqu'ils auront réussi, lorsqu'ils seront connus et recherchés, ils se départiront de leur primitive sévérité. Et cette Compagnie, que l'on voulait mettre en prison parce qu'elle refusait de prendre de l'argent, deviendra, au bout de quelques années seulement, plus riche à elle seule que les Bénédictins et les Dominicains réunis. Le Père Nectoux écrira plus tard (1765): " Je nourris l'intime conviction que notre Compagnie ne peut tenir, sans préjudice, cachés ou amoncelés dans ses coffres, tant de millions... Je crains tout pour notre très aimée Société, si elle ne fait pas les oeuvres qu'elle devrait. " Depuis le pape Jules III, qui leur avait permis d'acquérir les biens nécessaires à leurs collèges, les continuateurs d'Ignace avaient fait du chemin. Ils ont évolué sur bien d'autres points et souvent même en violation des lois même de l'Église. Le Père Lancicio énumérait, dès le de but du XVIIe siècle, 58 points sur lesquels la Compagnie s'écartait du droit commun. " Aujourd'hui, il y en a bien davantage ", constatait mélancoliquement l'Abbé Mir. Il y a pourtant un point sur lequel les Jésuites n'ont pas varié; je veux parler de l'animosité et de la jalousie qu'ils ont toujours montrées envers les autres moines et congrégations. Ils ont toujours cherché à grandir et à développer la Compagnie en rabaissant et en dépouillant les ordres concurrents --- qui finirent par les détester cordialement... et par les craindre. Le Père Ribadeneira raconte qu'un Jésuite fut un jour réprimandé vertement et puni par saint Ignace. Pourquoi ? En causant avec un jeune novice, il lui avait vanté incidemment les vertus d'un certain frère franciscain. Quand Ignace l'apprit, il se montra furieux : " N'y a-t-il donc pas dans la Compagnie des exemples de ces vertus-là ? " Et il interdit au Jésuite en question d'adresser désormais la parole aux novices. Pour développer cet " esprit de corps ", ce dévouement absolu à la Compagnie, on cachait soigneusement aux novices tout ce qui émanait des autres ordres et même la vie des saints non Jésuites. Le mot d'ordre était de mettre toujours la Compagnie au-dessus de tout. Dans les Constitutions, on a compté que la célèbre formule A. M. D. G. (Ad majore Dei Gloriam: " Pour la plus grande gloire de Dieu ") revient 242 fois. Mais une autre formule revient plus souvent encore: " Pour le bien (ou pour le plus grand bien) de la Compagnie ". Pour les Jésuites, c'est d'ailleurs la même chose, et la gloire de Dieu n'est pas séparable de la grandeur de leur Compagnie ! (Si l'on comprend bien qui est leur véritable dieu ).




La Compagnie en Europe


Les Jésuites ne tardèrent pas à mettre la main sur l'éducation (nous en reparlerons plus loin) et, à force d'intrigues plus ou moins sournoises, ils se développèrent tant et si bien qu'un siècle seulement après la fondation de la Compagnie, sa bannière flottait sur le monde entier.
Leurs luttes contre la royauté française sont connues. Ils s'imposèrent en France par l'assassinat et se développèrent surtout sous le règne de Louis XIII, après le meurtre d' Henri IV. Mais Richelieu, jaloux de son autorité, résista cependant à leurs exigences. Ils avaient déchiré la France en alimentant les guerres et les complots de la Ligue. Ils exciteront la répression contre les Huguenots. Ils engageront contre le Jansénisme une lutte sans merci. (On connaît, sans qu'il soit utile de s'y attarder, la querelle de l'Abbé Quesnel, les controverses de port-Royal et du grand Arnaud, l'histoire de la bulle Unigenitus et les disputes fastidieuses sur le libre arbitre, la grâce divine, etc.) Contempteurs du pouvoir quand ils n'en étaient pas les maîtres (allant même jusqu'au régicide, comme nous le verrons), ils deviennent les serviteurs et les apologistes de l'autorité royale absolue, dès qu'ils y ont intérêt. C'est d'ailleurs sous le règne de Louis XIV qu'ils arrivent à l'apogée de leur puissance. Leur platitude à l'égard du " grand roi " ne connaît pas de limites. Le Père Daniel écrit une Histoire de France (qui lui valut faveurs et pensions) dans laquelle il va jusqu'à glorifier, pour plaire a Louis XIV, les bâtards royaux (doublement adultérins, pourtant) et à soutenir leurs prétentions. Les Jésuites n'avaient pas d'épithètes assez louangeuses pour célébrer le roi, qui, devenu vieux, était entre leurs mains le plus docile des instruments. À cette courtisanerie, ils joignaient le conservatisme social le plus outrancier. Tout était parfait dans le royaume de France; il n'y avait rien a réformer et il ne fallait toucher à quoi que ce soit. La révocation de l'Edit de Nantes est leur oeuvre, en grande partie. Dans leur collège de Louis-le-Grand, ils organisèrent une fête pour célébrer le " Triomphe de la Religion ", glorifiant le roi d'avoir détruit plus de 1.600 temples protestants, et le comparant à Dieu en personne, " pour sa rapidité à frapper l'hérésie ". Dans leurs collèges de province, feux d'artifices, cavalcades, représentations théâtrales et réjouissances de toutes sortes furent organisés. Jamais satisfaits, ils reviendront à la charge quelques années plus tard et demanderont de nouvelles rigueurs contre la
" secte calviniste expirante ". Louis XIV, gouverné par ses confesseurs jésuites (Le Tellier, La Chaise) est leur jouet. À sa mort, la Compagnie groupe 20.000 Jésuites et 1.390 établissements. Jamais elle n'a été aussi puissante. Sous la Régence, ils continuent et ils ont soin de munir Louis XV d'un confesseur jésuite. Néanmoins, ils ont trop abusé, trop exagéré. Les protestations s'élèvent de toutes parts contre leurs exactions et l'heure du déclin est proche. La Chalotais dresse contre eux des Conclusions qui font un bruit considérable. On l'enferme (1765) puis on l'exile. Mais la vérité poursuit son chemin. Des rangs même du clergé et de l'épiscopat, des critiques se font entendre et l'on demande à la Papauté de prendre enfin des mesures contre cette secte néfaste. C'est à ce moment que Voltaire écrivait à La Chalotais: " Vous ayez rendu, monsieur, à la nation, un service essentiel en l'éclairant sur les Jésuites. Vous avez démontré que des émissaires du pape, étrangers dans leur patrie, n'étaient pas faits pour instruire cette jeunesse ". Nous dirons aussi quelques mots de leurs méfaits dans les autres pays d'Europe. Ils ont déchiré le Portugal (qui les avait pourtant accueilli en premier lieu, lors de leur fondation, et qui ayant assuré leur réussite et leur fortune dans les Indes.) Ils poussèrent l'Espagne à s'emparer du Portugal (le pays fut conquis par le féroce duc d'Albe.) D'horribles massacres furent commis, mais le pape donna son absolution à Philippe II, bien que des milliers de prêtres et de moines portugais aient été mis à mort (1580). Le Portugal retrouve son indépendance en 1640 --- et les Jésuites (ils ont toujours un pied dans chaque camp) l'y aident. Mais ils ne devaient plus y retrouver leur ancienne faveur, car on les avait vus a l'œuvre. Le ministre Pombal chercha même à s'en défaire. Alors, ils essaient d'assassiner le roi, qui voulait garder Pombal (Ce dernier, après la mort du roi, finira dans la disgrâce et la misère). Ils ont appauvri et émasculé la Pologne d'une façon irrémédiable. " Aucun État n'a subi dans son développement l'influence des Jésuites d'une manière aussi forte et aussi malheureuse que la Pologne ", a dit Boehmer. Ce pays n'est-il pas resté, récemment encore, inféodé au Jésuitisme le plus dangereux POUR LA PAIX EUROPÉEENNE ? L'archiduc d'Autriche Ferdinand, leur créature, élevé par eux, n'ira-t-il pas jusqu'à dire: " J'aime mieux régner sur un pays ruiné que sur un pays damné ". Et il persécuta et chassa les protestants de ses États (1598).

M. Schinberg (qui n'était pas de la Compagnie mais qui l'aimait beaucoup) raconte, qu'à Schlestadt, les Pères avaient obtenu un arrêté interdisant aux cabaretiers de servir à boire dès que la cloche de l'église avait sonné. Il n'est pas nécessaire d'aller si loin chercher de tels exemples, car en France même on agissait de façon identique. J'ai trouvé à Chaumont un règlement permanent général de police dont l'article 6 dit: " Il est défendu aux hôteliers, aubergistes, cabaretiers, logeurs et cafetiers de tenir leurs établissements ouverts pendant les offices les dimanches et jours de fête reconnus par la loi ". Cet arrêté est basé sur la loi du 18 novembre 1814 (article 3) et l'on y reconnaît la pure inspiration des Jésuites, qui devaient, sous la Restauration, se manifester si brillamment (Le Républicain de la Haute-Marne, 15 novembre 1851 --- ledit arrêté était encore appliqué en certains endroits à cette époque). Les Jésuites ont approuvé l'extermination des Vaudois (Savoie) " par le fer et par le feu, comme une oeuvre sainte et nécessaire ". (Bochmer) Ils ont ensanglanté l'Irlande et l'Angleterre, les Pays-Bas, la France, le Portugal, la Pologne. Ils ont asservi et ravagé les Indes, le Japon, la Chine, le Paraguay, le Mexique. Partout où ils ont pu pénétrer, ce fut pour accomplir une oeuvre odieuse de domination et de mort.




Les Jésuites en Asie


L'un des premiers collaborateurs d'Ignace, François Xavier, était un homme intrépide et intelligent, dévoué et actif, aimant les courses aventureuses. Ignace l'avait connu professeur de philosophie au Collège de Beauvais. Il en sera un missionnaire et l'enverra conquérir pour la Compagnie les contrées lointaines d'Asie. Grâce à l'appui du gouvernement portugais, qui facilita ses entreprises et le protégea militairement, François Xavier parcourut les Indes en tout sens pendant plusieurs années, convertissant les " idolâtres " par dizaines de milliers et les baptisant à " tour de bras ". Conversions des plus superficielles, comme nous le verrons.




François Xavier


Xavier créa l'Inquisition dans les Indes et doit être regardé, par conséquent, comme responsable des brutalités qu'elle commit. Plusieurs peuplades, réfractaires au christianisme, furent massacrées par les conquérants portugais, dont saint François Xavier (car l'Église en a fait un saint) était l'auxiliaire. Il passe ensuite dans l'Île de Ceylan, où ses prédications firent couler des fleuves de sang. Pour arriver à ses fins, il employait tous les moyens. Par exemple, il écrit au roi du Portugal pour lui demander de punir et de révoquer certains gouverneurs des Indes qui le secondaient trop mollement. Il recommande à ses Jésuites, lorsqu'ils arrivent quelque part, de se renseigner sur les mœurs, le commerce, les vices régnants, etc. " La connaissance de toutes ces choses étant très utile ", ajoute-t-il. La Compagnie a toujours su gouverner les hommes, en effet, en exploitant leurs vices, leurs faiblesses et leurs appétits. Après une incursion à Malacca, il arrive au Japon, où il pénètre grâce à l'appui d'un criminel, qui le guide clandestinement. Il y reste deux ans, sans avoir obtenu de grands résultats, mais ayant préparé le terrain pour ses continuateurs.




François Xavier meurt sur l'île de Sancian
juste en face des côtes de la Chine


Il meurt le 2 décembre 1552, en vue des rivages de la Chine (sans y avoir pénétré), âgé de 46 ans, après avoir parcouru l'Asie pendant 10 années. (En 1612, on exhumera son corps et l'on en détachera un bras, sur l'ordre du général jésuite Aquaviva. Cette relique se trouve encore à Rome). J'ai dit plus haut que les conversions obtenues par les Jésuites étaient superficielles. En effet, ils se contentaient d'obtenir une adhésion de principe, sachant bien que, s'ils avaient voulu faire pénétrer intégralement les conceptions chrétiennes dans les cerveaux, ils n'auraient converti personne --- et leur influence politique et sociale n'aurait pu se développer, par suite, aussi rapidement qu'elle le fit. Ils accommodèrent donc les dogmes chrétiens aux cultes locaux, afin de les faire accepter des " idolâtres ". On pourrait citer des exemples bien amusants de ces accommodements. Ils allèrent jusqu'à écrire, pour les Japonais, une histoire spéciale de Jésus-Christ, tout à fait différente de celle qui est enseignée dans nos pays par l'Église. Leurs exagérations furent si grandes qu'il y eut des plaintes et des enquêtes et que le Vatican fut obligé de sévir. Des rites malabares (Inde) et les rites chinois furent condamnés solennellement par Rome en 1645 --- ce qui ne veut pas dire que les Jésuites les abandonnèrent. En attendant, ils avaient trouvé le moyen de rafler, non seulement dans les Indes, la Chine, mais le Tonkin, l'Annam, la Cochinchine, d'immenses richesses. Selon leur habitude, ils avaient concurrencé terriblement les autres ordres religieux; ils obtinrent même du pape Grégoire XIII une bulle leur accordant l'exploitation exclusive des Missions au Japon. Il est vrai que cette bulle outrancière, qui fermait la porte aux religieux autres que les Jésuites, fut révoquée par les successeurs de ce pape trop docile.

Par leurs intrigues, les Jésuites troublèrent profondément le Japon. Ils contribuèrent à la révolte du roi d'Arima, qui fut décapité (tandis que le Père Morejon, qui avait tout conduit, parvenait à s'échapper.) Ils entretinrent les discordes intérieures, car ils en tiraient profit, et, chaque année, ils envoyaient en Europe plusieurs vaisseaux entièrement chargés des produits les plus rares et de richesses inestimables. Ils annonçaient alors, avec fracas, que les chrétiens étaient plus de 100.000 au Japon. C'était du bluff, mais ils commirent tant de méfaits que l'esprit public finit par se monter contre eux et que des persécutions s'ensuivirent. Elles furent sanglantes. Pour la seule année 1590, les Jésuites donnent avec orgueil le chiffre de 20.570 martyrs chrétiens au Japon. Il faut espérer que ce chiffre est faux, car si la persécution avait atteint de pareilles proportions, toute la honte en rejaillirait sur la Compagnie de Jésus, qui en fut la véritable responsable par ses agissements provocateurs. Quoi qu'il en soit, les Jésuites furent expulsés du Japon et en 1638 il n'y restait plus un seul chrétien. Le succès de l'Évangile avait été de courte durée et la parole du Christ d'amour et de bonté avait fait, là comme ailleurs, beaucoup plus de mal que de bien. J'ai dit que François Xavier était mort avant d'entrer en Chine. Ses successeurs furent plus heureux, mais ils durent surmonter bien des difficultés, car les Chinois se méfiaient énormément des Européens --- en quoi ils n'avaient pas tort. Le Père Ricci, très adroitement, sut vaincre les préventions chinoises; il s'assura les bonnes grâces de l'empereur en réparant ses horloges (sic.) Il était médecin, mécanicien, astronome, astrologue, horloger, et j'en passe. Les Jésuites surent se rendre utiles par de multiples talents et les Célestes, facilement émerveillés, leur laissèrent prendre pied dans la place. Le Père Couler prédit l'avenir (merveilleux) d'un fils de l'Empereur et gagne ainsi ses faveurs. Plus tard, le Père Verbiest installe une fonderie de canons --- tous les métiers leur sont bons pour arriver à leurs fins. Cela ne va pas sans vicissitudes, le Père Schah faillit être exécuté pour son avidité, et les persécutions commencent (la Compagnie possède alors en Chine 151 églises et 38 résidences.) Les chrétiens chinois ne sont chrétiens que de nom et continuent à participer à toutes les cérémonies païennes. Les Jésuites leur permettent même d'épouser leurs propres soeurs. Le pape Innocent X les blâme et leur ordonne de prêcher le dogme catholique dans son intégrité; ils n'en tiennent aucun compte. L'envoyé du pape, le cardinal de Tournon, fut même maltraité par eux. Ils excitèrent le gouvernement chinois contre lui et le firent expulser. Le malheureux vieillard mourut, prisonnier en quelque sorte des Jésuites, qui ne voulaient pas laisser revenir en Europe --- et pour cause --- un témoin aussi gênant de leurs turpitudes et de leurs crimes. Avant de mourir, le cardinal de Tournon écrivit une lettre accablante contre eux. En voici un passage: " On n'apprendra qu'avec horreur que ceux-la mêmes qui devaient naturellement aider les pasteurs de l'Église, les aient provoqués et attirés aux tribunaux des idolâtres, après avoir pris soin d'exciter contre eux la haine dans les coeurs des païens et engagé les païens à leur tendre des pièges et à les accabler de mauvais traitements... " Furieux de la désobéissance et de l'obstination des Jésuites, le pape Innocent XIII se disposait à prendre des mesures contre eux. Mais il mourut subitement...et providentiellement. L'entreprise jésuitico-chrétienne se terminé en Chine aussi piteusement qu'au Japon, aprés avoir fait couler, bien inutilement, des fleuves de sang.




Amérique du Nord


Les Jésuites s'installèrent en Floride en 1566 avec les Espagnols, mais ils n'y firent pas grand-chose. Les indigènes y étaient trop hostiles, ainsi que dans toute l'Amérique du Nord. Ils obtinrent quelques résultats au Canada cependant, où ils exploitèrent de leur mieux les Indiens. Pour leur être agréable, Richelieu interdit aux protestants d'aller s'installer au Canada. Les exilés huguenots portèrent donc leur intelligence et leur puissance de travail dans les colonies anglaises et chez divers peuples plus accueillants (Hollande, Prusse, etc.). Boehmer signale une conséquence peu connue de cet ostracisme. La France perdit en effet le Canada, qui lui fut ravi par l'Angleterre, parce que l'émigration française y était insuffisante. Les Jésuites qui avaient éloigné du Canada les protestants français, sont donc responsables de la perte de cette belle colonie. Encore un " bon point " pour le patriotisme échevelé de l'Église! Les Dominicains étaient solidement installés au Mexique, ce qui n'empêcha pas les Jésuites d'y pénétrer à leur tour. L'Espagne y régnait par le fer et par le feu et elle y écrivait une des pages les plus sanglantes de l'histoire chrétienne --- qui en compte pourtant de nombreuses. Les fils de Loyola se socialisèrent dans le négoce et les affaires de banque, dont ils tirèrent d'immenses revenus. À la Martinique, les Jésuites possédaient plus de quatre millions en biens-fonds. (Boehmer)




Amérique du Sud


Ils furent plus heureux encore en Amérique du Sud. Dès 1550, ils débarquèrent à San Salvador (Brésil) et ils s'y développèrent selon leurs habituels procédés.





" J'ai trouvé, disait Don Juan de Palafox, dans une lettre qu'il écrivait au Pape (1647), entre les mains des Jésuites presque toutes les richesses, tous les fonds et toute l'opulence de l'Amérique méridionale ". Mais c'est particulièrement au Paraguay que nous allons les voir à l'œuvre. Ils y arrivent en 1549, avec les Portugais, et se répandent dans le pays, descendant les cours d'eau en jouant de la musique, afin d'attirer et d'apprivoiser les indigènes candides --- et inoffensifs. Ce pays, riche et fertile, était habité en effet par les Guaranis, race peu belliqueuse et passive, que nos " Loyolistes " vont pouvoir manipuler à souhait. Jamais leurs méthodes déformatrices ne trouveront pareil terrain d'élection. Il s'est trouvé les esprits avancés pour soutenir que les Jésuites avaient été au Paraguay les précurseurs du socialisme... C'était une oppression savante, coulant aux pieds l'individu et organisant l'esclavage de la masse au profit d'une minorité de parasites. (Il ne vaut pas confondre l'organisation jésuitique du Paraguay avec celle de l'ancien Pérou. Les chefs de famille possédaient la terre individuellement, mais ils ne pouvaient l'aliéner. Les pâturages, les forêts, les eaux d'irrigation étaient collectifs. Entre ce système équilibré et humain et celui des Jésuites exploiteurs, il n'y a absolument rien de commun.) Les Jésuites occupèrent au Paraguay une superficie de 180.000 kilomètres carrés. Ils y installèrent une trentaine de " réductions ", ou villes indiennes, groupant chacune plusieurs milliers d'habitants. La vie des indigènes était réglée de la façon la plus méticuleuse. Tout se faisait au son de la cloche: le réveil, les repas, le coucher. La population tout entière était soumise à une discipline abrutissante et avilissante. Les indigènes devaient se prosterner au passage des Révérends Pères Jésuites, véritables dieux et rois, et ne pouvaient se relever que lorsque leurs maîtres étaient partis. Les Guaranis étaient occupés aux travaux les plus divers: jardinage, briqueterie, fours à chaux, travail des peaux, culture du tabac, du coton, du thé, de la canne à sucre, etc. Les Jésuites ne cherchaient nullement à civiliser l'indigène, mais à l'exploiter. Aussi l'évolution des Guaranis fut-elle retardée de plusieurs siècles. Il est vrai que les réductions rapportaient aux Jésuites plus de deux millions par an. (Bochmer) Leur seul collège de Buenos Aires soutirait au public 12.000 pesos or par an, avait 600 esclaves et des propriétés plus vastes que celles du roi de Sardaigne (Bernard Ibanez de Echevarri.) Le collège de Cordoba était plus riche encore et possédait 1.000 esclaves.
Aussi l'abbé Mir écrit-il: " On peut conjecturer que les richesses de la Compagnie au Nouveau-Monde étaient réellement fabuleuses ". Pour mieux abrutir les Indiens, ils leur avaient fabriqué un culte spécial. Les saints des temples jésuites remuaient des yeux terrifiants et brandissaient des lances et des épées. Les Jésuites avaient règle la vie de leurs esclaves d'une façon si parfaite qu'ils dirigeaient même les accouplements sexuels de ce pitoyable troupeau humain, pour en obtenir une reproduction intensive.
Il vaut reconnaître qu'au point de vue humain, les Indiens n'étaient pas trop malheureux. En échange de leur travail, ils étaient nourris d'une façon convenable. C'était la moindre des choses, quand on évoque les formidables revenus qu'ils fournissaient à leurs exploiteurs. Mais la discipline était rigoureuse. On n'enfermait personne en prison car pendant l'emprisonnement, l'indigène n'aurait rien rapporté. On recourait rarement à la peine de mort, car on ne tenait pas a décimer un bétail aussi rémunérateur. Par contre, le fouet était souvent employé. Il constituait pour les Jésuites l'instrument de gouvernement par excellence. " Les indigènes étaient fouettés nus " (Voltaire.) Les Jésuites opéraient eux-mêmes, tant sur les femmes que sur les hommes. " À Buenos-Aires, dans une chapelle consacrée à une congrégation de femmes, on voyait derrière l'autel un petit corridor où se faisaient ces opérations, moins saintes que lubriques et que le sang des victimes avait gravé ces horreurs sur les murailles... " (Extrait du manuscrit routier de Louis-Antoine de Saint-Germain, embarqué comme écrivain sur la frégate La Boudeuse, commandant Bougainville, dans son voyage autour du monde, manuscrit qui m'a été confié par Mme de Saint-Germain, descendante du compagnon de Bougainville. Ce dernier a d'ailleurs confirmé les faits dans ses mémoires personnelles.)

On comprend que les Jésuites aient défendu leurs fructueuses Réductiones par tous les moyens.
En 1628, ils engagent une guerre terrible contre les Indiens des bords de l'Uruguay, qu'ils exterminent avec férocité. Plutôt que de renoncer au Paraguay, ils luttent, les armes à la main, contre le Portugal et l'Espagne.

Ils lutteront même contre l'évêque du Paraguay (Dom Bernardin de Cardenas) qu'ils insultent, combattent, emprisonnent et qu'ils finissent par expulser (parce qu'il leur tenait tête) après une guerre sanglante et le sac de la capitale de l'Assomption (1649).

Lorsque Benoît XIV condamnera la compagnie, il lui reprochera ses brutalités à l'égard des Indiens et ses trafics éhontés dans les Amériques, l'Inde, etc. Il leur reprochera même d'avoir réduit en esclavage et d'avoir vendu, non seulement des Indiens idolâtres, mais des baptisés (ce qui était une aggravation aux yeux de ce pointilleux chrétien.) Déjà, la bulle papale du 20 décembre 1741 avait interdit aux Jésuites --- vainement --- " d'oser à l'avenir mettre en servitude les Indiens du Paraguay, de les séparer de leurs femmes et de leurs enfants, de les acheter ou de les vendre ".

On frémit en songeant qu'une telle tyrannie sévit pendant deux siècles ! En 1768, les Franciscains avaient partout remplacé les Jésuites. Ce serait un leurre que de croire que le sort des indigènes en fut grandement amélioré. J'ai sous les yeux une photographie représentant des indigènes colombiens obligés de fuir devant les mauvais traitements des missionnaires en 1924.

Les Missions Évangéliques font régner une véritable terreur en Sierra-Nevada, confisquant les biens des indigènes pour les obliger à travailler pour eux, leur appliquant les plus humiliants systèmes de punition, etc. En 1918, le Dr Medina interpellait à la Chambre colombienne et dévoilait les agissements scandaleux des moines capucins dans les missions de Putumayo, dépouillant et exploitant les Indiens, avec autant d'âpreté que les anciens Jésuites du Paraguay. (Les Capucins, célèbres pour leur lubricité, ont laissé au début du XX° siècle des preuves photographiques montrant quels genres de pénitences on administrait aux religieuses…
(source : " érotisme indo-protugais ".)

Il en est de même partout. The Freethinker, parlant des Missions Anglaises en Nouvelle-Guinée, affirme qu'elles n'ont enseigné aux indigènes que l'art de mentir. Aux Îles Philippines, les missions possèdent de grandes plantations et frappent d'interdit toute tentative d'organisation syndicale. En Cochinchine, colonie française, les missionnaires détiennent le quart du territoire. Etc., etc. Terminons ce rapide voyage, car nous nous exposerions à des répétitions inutiles. La cause des Jésuites est jugée. Contentons-nous simplement d'indiquer qu'ils ont également essayé de pénétrer en Afrique. Leur action y fut moins efficace. Certains de leurs agents s'y rendirent pourtant pour y chercher des cargaisons de noirs, qui étaient transportés et répartis dans les différentes possessions Jésuites (Mexique, Paraguay, etc.,) ou revendus pour couvrir les frais de l'expédition. Esclavagisme, traite des noirs, forme les plus écœurantes de l'oppression, voilà l'œuvre de la prétendue charité chrétienne, dont certains hypocrites nous rebattent quotidiennement les oreilles. Ne pouvant tirer profit des noirs (à moins de les vendre) les Jésuites s'infiltrèrent dans un pays plus évolué, l'Abyssinie. Leur arrivée dans ce pays fut le signal de sa décadence (Ernest Renan, Histoire générale des langues sémitiques.) Quand ils le quittèrent, il était plongé dans une barbarie profonde et il n'en est plus guère sorti par la suite.




Dissolution de la Compagnie


Excédés par ces pratiques inhumaines, les gouvernants de divers pays finirent par se révolter contre le parasitisme des descendants d'Ignace. Ils seront successivement expulsés de la plupart des nations européennes: Angleterre, Hollande, France, Portugal, Espagne, etc. Le Portugal, qui leur avait fait tant de bien (et qui en avait été si mal récompensé) embarque ses 200 Jésuites en 1759, sur un bateau qui prend la route de Rome. L'Espagne (et pourtant les Jésuites avaient toujours servi sa politique fanatique) suivra elle-même cet exemple en 1767. 6.000 Jésuites sont embarqués pour Rome, mais à Civita Vecchia on refuse de les laisser débarquer et les autorités papales les reçoivent à coups de canon. Au sein même de l'Église, la Compagnie a été violemment combattue par saint Charles Borromée, sainte Thérèse de Jésus, par les papes Paul IV, saint Pie V, etc., etc. En 1658, les curés de Paris sont unanimes à se dresser contre la Compagnie et publient une série de neuf lettres documentées - rédigées par Blaise Pascal - qui forment un implacable réquisitoire contre les théories des casuistes, du probabilisme, des cas de conscience, l'apologie du meurtre (par le Père Lamé) etc. Tout le clergé de France était, on peut le dire, unanime à répudier les principes et l'action des Jésuites. Hélas! nous sommes bien éloignés aujourd'hui de cet état d'esprit, car le jésuitisme a conquis l'Église tout entière.
Le Parlement de Paris et les Parlements provinciaux ont condamné à maintes reprises la Compagnie. J'ai sous les yeux, par exemple, le " Compte rendu des Constitutions des Jésuites ", par Jean-Pierre- François de Ripert de Monclar, procureur général du Roy au Parlement de Provence, les 28 mai, 3 et 4 juin 1762. L'auteur montre que les Constitutions des Jésuites, tenues secrètes au début, sanctionnent le despotisme du Général, dépouillent les dupes qui entrent dans la Compagnie, font un dogme de l'obéissance servile, foulent aux pieds la morale lorsque l'intérêt de la Compagnie l'exige, etc. Monclar cite ce conseil des Constitutions, bien digne de figurer dans les Monita Secreta : " S'il a du crédit (le Jésuite) qu'il le cache soigneusement, parce que la haine qui pourrait en résulter pour la Société serait un Grand préjudice pour elle ". Toujours dans l'ombre et sournoisement ils travaillent. La banqueroute du Père La Valette aux Antilles vint mettre le comble au mécontentement public. Pratiquant la traite des noirs et exploitant d'immenses plantations, les Jésuites, pour accroître leurs bénéfices (qui dépassaient 1 million de francs pour la seule année 1753) s'étaient fait banquiers - grâce à leur allié Rothschild - recevaient des fonds et ne remboursaient pas leurs créanciers. Le Parlement rendit l'ordre responsable de la déconfiture, qui atteignit plusieurs millions. Enfin, en 1762, un arrêté fortement motivé chassait de France l'encombrante Compagnie. (Voir plus loin.) Le pape Clément XIV céda aux remontrances qui lui étaient faites, en particulier par l'Espagne et l'Autriche et se résolut à frapper l'ordre qui avait été si longtemps protège par la Papauté, malgré ses crimes. En 1773, il signa le Brel célèbre Dominus Redemptor, qui prononçait la dissolution complète de la Compagnie de Jésus. Les Jésuites assurent que le Pape eut la main forcée, ce qui n'est pas lui attribuer un grand courage. Plutôt que de commettre une injustice, n'eut-il pas dû résister jusqu'aux plus extrêmes conséquences ? Ils prétendent également que la décision papale fut la conséquence d'un regain de calvinisme et de jansénisme, ce qui n'est pas flatteur non plus pour l'Infaillibilité du pape. En réalité, la Cohorte Ignacienne n'était plus défendable. Au moment de leur expulsion, les Jésuites français possédaient encore pour plus de 60 millions de biens. Bochmer évalue la fortune immobilière globule de la Compagnie à plus de un milliard 250 millions. Ces chiffres ne sont-ils pas éloquents ? Le Père de Ravignan cite avec plaisir dans son livre une pensée très élogieuse de Chateaubriand sur les Jésuites. Il se garde bien d'indiquer que le génial écrivain avait changé d'avis à leur endroit dès qu'il eut appris à les connaître. Il écrivit en effet ceci : " Je dois avouer que les Jésuites m'avaient semblé trop maltraités par l'opinion. J'ai jadis été leur défenseur et depuis qu'ils ont été attaqués dans ces derniers temps, je n'ai dit ni écrit un seul mot contre eux. J'avais pris Pascal pour un calomniateur de génie, qui nous avait laissé un immortel mensonge; je suis obligé de reconnaître qu'il n'a rien exagéré... " (Chateaubriand, Journal d'un Conclave) Quelle condamnation plus sévère pourrions-nous invoquer que celle du très clérical auteur du " Génie du Christianisme " ?





 

 

 
 






   

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Fonctionnement de la Cie


Après ce rapide exposé de la vie historique de la Compagnie de Jésus, il nous faut à présent --- toujours très rapidement --- dire quelques mots de son fonctionnement intérieur, de ses règles, de ses méthodes.
Les Jésuites sont divisés en 4 catégories : les novices, les scolastiques qui prononcent les premiers vœux monastiques, étudient pendant 5 ans et professent pendant 5 ou 6 ans. L'écolier est ensuite renvoyé en théologie, où il étudie de nouveau pendant 4 ou à ans. Il arrive donc au sacerdoce vers 32 ou 33 ans. Il passe une année dans la méditation et accède au rang de coadjuteur et renouvelle les trois vœux religieux. Enfin les profès, qui sont seuls astreints au quatrième vœu, le vœu d'obéissance au pape; tous les supérieurs et dirigeants de la Compagnie viennent des profès.






La Compagnie est divisée en 22 provinces et, tous les 3 ans, chaque province se réunit en congrégation particulière, choisit un profès, délégué auprès du général. Ces délégués forment la congrégation des procureurs, qui décide s'il y a lieu de convoquer une congrégation générale (formée de tous les supérieurs des provinces.) Cette congrégation générale nomme le général de la Compagnie et les six assistants.

En théorie, les assistants peuvent contrôler et même déposer le général, mais il n'y a pas d'exemple que le fait se soit jamais produit. Le général a d'ailleurs le droit de suspendre les assistants qui lui déplaisent et même de les chasser de l'ordre, ce qui lui confère un pouvoir absolu. Chaque supérieur est souverain dans sa Maison. Il a le droit de décacheter les lettres adressées à tous les Jésuites placés sous ses ordres; il peut même ne pas les leur remettre si bon lui semble. Un théologien éminent d'Angleterre, le Père Tyrell, est sorti de la Compagnie parce qu'une telle exigence était devenue insupportable pour sa dignité. Il faudrait dire aussi deux mots des " Jésuites de robe courte ", instruments dociles, non affiliés à la Compagnie, que l'on peut utiliser pour diverses besognes, sans compromettre ladite Compagnie, car il est toujours possible de se désolidariser d'avec eux - et d'avec elles ! (Il y en a pour tous les goûts)
À notre époque, où la corruption politique est si grande, il n'est pas douteux que les créatures des Jésuites ontnétré tous les milieux. La forte discipline de la Compagnie la met à l'abri des scandales, car il est assez difficile de savoir ce qui se passe dans son sein. Quelques rayons de lumière filtrent pourtant de temps à autre et les paroles du Père Jean Mariana (Jésuite) sont assurément toujours vraies: " Quelque faute qu'un des membres de la Société ait commise, pourvu qu'il ait beaucoup d'audace et de ruse et sache voiler sa conduite, l'affaire en reste là. Je ne parle pas des crimes les plus grossiers dont on pourrait faire un dénombrement assez grand et qu'on dissimule, sous prétexte qu'il n'y a pas de preuves suffisantes, ou de peur que cela ne fasse du bruit et ne nuise à l'ordre.. Parmi nous, les bons sont affligés et même mis à mort, sans cause ou pour des causes très légères, parce qu'on est assuré qu'ils ne résisteront pas. On en pourrait rapporter plusieurs exemples fort tristes. Quant aux méchants, on les supporte parce qu'on les craint ". (" Des maladies de la Compagnie de Jésus ")

Collin de Plancy, dans son livre en faveur des Jésuites (Paris, 1870) déclare que le livre de Mariana, accablant pour la Compagnie, est l'œuvre d'un faussaire, mais il ne fournit aucun argument à l'appui de son affirmation. C'est une vieille tactique des Jésuites (ces maîtres faussaires!) de déclarer apocryphe tout texte qui les accuse ou tout document qui les gêne...




L'obéissance


Toutes les religions sont assises sur un renoncement individuel plus ou moins exagéré. La religion catholique est assurément une organisation autoritaire, mais, dans ses rangs, personne n'a poussé aussi loin que les Jésuites, le despotisme des chefs et des supérieurs. Ignace a gouverné la Compagnie tout seul et sans aucun contrôle. Il ne sollicita jamais de conseils. " Le Père Maître Ignace était père et seigneur absolu et faisait tout ce qu'il voulait ", a pu écrire le Père Bobadilla. Le pape Paul IV, de son côte, a reconnu qu'Ignace avait régi la Compagnie " tyranniquement ". Nos critiques ne sont donc nullement exagérées. Pour obtenir cette omnipotence, Ignace avait trouvé un système très simple, employé du reste par tous les fondateurs de sectes. Il était l'élu de Dieu. Lui obéir, c'était obéir à Dieu même.

En 1521, à Manrese, n'avait-il pas reçu, comme je l'ai dit, directement de Dieu, au cours d'une extase, la révélation complète des principes et des règles du futur Institut des Jésuites ? Son collaborateur, le Père Jérôme Nadal, appelait cette révélation " une sublime illumination de son esprit par un singulier bienfait de Dieu ". La substance de cette prétendue révélation ne méritait pourtant pas une telle admiration... En tout cas, Ignace avait l'habitude, pour justifier ses décisions, de se contenter de dire: " Je m'en rapporte à ma révélation de Manrese ", ce qui coupait court à toute objection. Dans ses Exercices Spirituels, Ignace veut que " nous ne désirions quant à nous pas plus la santé que la maladie, la richesse que la pauvreté, l'honneur que la honte, une vie longue qu'une vie courte, et ainsi de suite pour tout le reste, voulant et choisissant seulement ce qui nous conduit le mieux à la fin que nous poursuivons... " Et cette " fin ", on sait qu'elle consistait uniquement dans la grandeur et dans la puissance de la Compagnie. L'abbé Mir emprunte aux Monumenta Ignatiana une anecdote curieuse. Deux Jésuites en s'amusant s'étaient jetés un peu d'eau à la figure. Grande colère d'Ignace, qui n'hésita pas à les punir cruellement, pour une " faute aussi bénigne ", les condamnant à faire pénitence publique, à manger à une table spéciale, les mains attachées, à passer le dimanche à l'écurie et à manger avec les mules, etc. Tout ceci pour un amusement sans conséquence ! On juge par ce petit exemple de la sévérité que Loyola tint à maintenir dans sa Compagnie. Des les origines, nous assistons aux plus grands éloges de l'obéissance.
Le mémoire ou résumé des premières délibérations des fondateurs de la Compagnie (1539) rédigé, soit par le Père Jean Coduré, soit par François-Xavier lui-même, déclare en effet que: " Rien n'abat toute superbe et toute arrogance comme l'obéissance, car le superbe s'enorgueillit de suivre ses propres lumières et son propre vouloir, ne cède à personne, s'exalte en grandeurs et en émerveillements sur soi même. Mais l'obéissance engage dans une voie diamétralement contraire, car elle suit toujours le jugement d'autrui et la décision des autres; elle cède à tous et s'allie étroitement avec l'humilité, car elle est l'ennemie de l'orgueil ". Pour vaincre l'orgueil, on foule aux pieds la personnalité humaine, le libre examen, l'esprit critique. Et l'on arrive à développer... l'hypocrisie, la fourberie, le mensonge, qui sont devenus les " qualités " essentielles de la Compagnie. À tel point que le mot " jésuitisme " est employé comme synonyme, dans le langage courant, de dissimulation et de tartuffisme. Le lecteur nous sera sans doute reconnaissant de lui donner quelques textes, rigoureusement authentiques, sur l'obéissance jésuitique. Peu avant sa mort, Ignace dicta au Jésuite Philippe Vito ses Instructions suprêmes sur l'Obéissance. Le morceau renferme 11 paragraphes, dont je me borne à extraire les passages suivants: "À mon entrée en Religion, et une fois entré, je dois être soumis en tout et pour tout devant Dieu Notre Seigneur et devant mon supérieur... Il y a trois manières d'obéir: La première, quand on me l'ordonne par la vertu d'obéissance, et c'est la bonne; la seconde, quand on me demandée de faire ceci ou cela sans plus, et c'est la meilleure; la troisième, quand je fais ceci ou cela au premier signe de mon supérieur avant même qu'il me le demande, et c'est la parfaite...Quand il me semble ou que je crois que le supérieur me commande une chose qui est contre ma conscience ou un péché et que le supérieur est d'un avis contraire, je dois le croire à moins d'évidence... Je dois me comporter : 1) comme un cadavre qui n'a ni désir, ni entendement ; 2) comme un petit crucifix qui se laisse tourner et retourner sans résistance ; 3) je dois me faire pareil à un bâton dans la main d'un vieillard, pour qu'on me pose où on veut, et pour aider ou je le pourrai davantage ".

Ignace poussant très loin cet amour de l'obéissance... pour les autres L'abbé Mir reproduit la lettre qu'il fit écrire au Père Lainez, l'un de ses plus précieux collaborateurs de la première heure. Il le blâme dans les termes les plus sévères pour s'être permis de ne pas être de son avis. (Rome, le 2-11-1552.) Dans le Sumario de las Constituciones, on peut lire également: " Que chacun de ceux qui vivent sous l'obéissance se persuade qu'il se doit laisser mener et régir par la divine Providence par le moyen du supérieur, comme s'il était un cadavre, etc., etc... "

Et dans un autre passage: " Soyons prêts à la voix du supérieur, comme si nous appelait le Christ Notre Seigneur, laissant là sans la finir une lettre ou une affaire commencée ". Le supérieur est ainsi comparé à Dieu en personne ! Pourtant, le supérieur peut se tromper mais il faut obéir quand même. L'inférieur n'a rien a y perdre. " Au contraire, il y gagne devant Dieu. Car l'obéissance, pour être méritoire, doit être surnaturelle... " (Abbé Mir.) Dans ses Instructions aux Recteurs de la Compagnie, le Père Nadal insiste sur la nécessité de perfectionner l'obéissance de l'entendement (c'est-à-dire le renoncement à tout esprit critique, à toute velléité d'examen) et il indique par quels moyens on peut y arriver: exercices de l'oraison, etc. (" Abêtissez-vous ", disait Pascal.) Une telle obéissance est choquante. Mais ce qui est plus choquant encore, c'est que ceux qui la prêchaient étaient loin de la pratiquer eux-mêmes. Ignace fut un véritable potentat, souvent en lutte avec l'Église et résistant aux autorités ecclésiastiques. La Compagnie, dans son ensemble, a été le plus indocile des ordres religieux. Il faut reconnaître que les Jésuites n'ont pas inventé l'obéissance aveugle. Ils l'ont simplement perfectionnée et systématisée. Car saint Paul (Romains XIII, 15) ordonnait déjà aux premiers chrétiens d'obéir à leurs princes et à leurs seigneurs, même lorsqu'ils étaient injustes et méchants. Et le célèbre Concile de Trente (voir Catéchisme, p. 468) a confirmé cette théorie: " Ainsi, s'il s'en rencontre des méchants (parmi les rois, princes et magistrats) c'est cette même puissance divine qui réside en eux que nous craignons et que nous révérons et non leur malice et leur mauvaise volonté, tellement que ce n'est pas même une raison suffisante pour être dispensé de leur rendre toute sorte de soumission et d'obéissance que de savoir qu'ils ont une inimitié irréconciliable... " Et l'angélique saint Thomas n'écrivait-il pas: " Le sujet n'a pas à juger de ce que lui commande son préposé, mais seulement de l'exécution de l'ordre reçu et dont l'accomplissement le regarde... " Saint Bonaventure a recommandé la vertu d'obéissance. Saint Basile a dit que le religieux doit être aux mains du supérieur " comme la hache aux mains du bûcheron ". Etc., etc. Dans un article de la revue Études, un Jésuite éminent, le Père de La Brière, assurait que la formule " obéir comme un cadavre " avait été employée longtemps avant Ignace de Loyola, par le doux saint François d'Assise lui-même. Mais avec les Jésuites, le pouvoir des supérieurs devient absolu. Il n'y a plus de règle, plus de garantie, si faibles soient-elles. Suarez pourra s'exclamer: " L'Église n'a point encore vu de général d'Ordre revêtu d'un pouvoir aussi vaste, et dont l'influence soit aussi immédiate dans toutes les parties du gouvernement ". Ce que confirmera le Père de La Camara, quand il dira: " Il n'y a plus qu'un homme dans la Compagnie: le Général ". Aussi l'abbé Mir peut-il constater : " Un pouvoir sans précédent ira s'affermissant dans l'Église, inconnu du droit canonique ancien, le plus autocratique et le plus indépendant de Rome qu'il y eût jamais, pénétrant jusqu'aux replis les plus intimes et les plus sacrés des consciences, plus puissant et plus autonome dans sa sphère d'action que le pouvoir même du Souverain Pontife, Vicaire de Jésus-Christ sur le texte ".

Ledit " Souverain Pontife " fermera d'ailleurs les yeux, car, si la Compagnie travaille avant tout pour elle, elle travaille aussi, par ricochet, pour l'Église et la Papauté. Le Père Louis Sempé (jésuite) continue dans le Messager du Cœur de Jésus de décembre 1934 une étude sur Jésus, directeur de Sainte Marguerite-Marie, et modèle des directeurs. " Il nous révèle, d'après l'autobiographie que Jésus aurait dit à Marie Alacoque: " ..et désormais, j'ajusterai mes grâces à l'esprit de ta Règle, à la volonté de tes supérieures et à ta faiblesse; en sorte que tu tiennes suspect tout ce qui te retireras de l'exacte pratique de ta Règle, laquelle je veux que tu préfères à tout le reste. De plus, je suis content que tu préfères la volonté de tes supérieures à la mienne, lorsqu'elles te défendront de faire ce que je t'aurai ordonné. Laisse-les faire ce qu'elles voudront de toi: je saurai bien trouver le moyen de faire réussir mes desseins, même par des moyens qui y semblent opposés et contraires... " Évidemment, Jésus n'a pas parlé à Marie Alacoque. Mais ce qu'elle a cru entendre n'est que l'expression des sentiments et des habituées d'obéissance de son milieu.

Eh bien ! Ne retrouvons-nous pas dans le passage cité ci-dessus la plus pure doctrine jésuitique de l'obéissance passive aux supérieurs, comme un cadavre - perinde ad cadaver ? Les paroles attribuées à Jésus peuvent très bien se condenser dans cet axiome: Quand un commandement de votre supérieur vous paraît opposé à un autre commandement de votre Dieu... c'est le supérieur qui a raison !

Placer l'ordre du supérieur hiérarchique au-dessus de la loi divine est la clé du système jésuite. L'Evangile n'est plus qu'un prétexte, et il peut être annulé à volonté pour servir la politique. Tout est donc permis, et le crime est justifiable. Ainsi lorsque la Loi dit " Tu ne tueras pas ", un règlement des Jésuites affirme : " Un enfant peut tuer ses parents s'ils sont hérétiques ". Selon la casuistique, on peut voler, torturer, violer, si…cela sert le but.

Lorsque Jésus dit : " Mon Royaume n'est pas de ce monde ", afin d'appeler les âmes à se détacher des souffrances terrestres, le Jésuitisme propose au contraire de se lier corps et âme à la vie matérielle, d'amasser de l'or par la ruse, l'usure et l'esclavage, de conquérir et d'exterminer, si cela sert les buts de l'Ordre qui est la domination du monde. Le Jésuitisme est en réalité une machine de guerre contre le Christianisme et il propose une exaltation des valeurs matérialistes. Comment le monde chrétien a t-il pu s'y laisser prendre depuis quatre siècles ? C'est parce que la Compagnie de Jésus a manœuvré de telle sorte qu'elle s'est présentée comme un rempart de la Foi. Ayant sapé l'Eglise catholique, elle n'avait plus qu'à s'en emparer avec le soutien des banquiers et de la mafia. C'est pourquoi de nombreux penseurs ont vu dans la Compagnie de Jésus le fer de lance de Satan dans le monde.




Les Exercices spirituels


Je ne dirai que quelques mots de cet ouvrage trop célèbre, simplement pour montrer par quelles méthodes les chefs jésuites arrivent à domestiquer leurs inférieurs. Les
" Exercices sont l'âme et la source de la Compagnie, a dit le Père de Ravignan. Ils ont pour but d'apprendre à se vaincre soi-même et régler tout l'ensemble de sa vie, sans prendre conseil d'aucune affection désordonnée ". Les Exercices ont pour auteur Ignace lui-même (il en existe de nombreuses éditions; j'ai utilisé celle qui a été annotée par le R. P. Roothaan, Général de la Compagnie, Paris 1879.) Ce livre a été approuvé des les débuts par le Vatican (bulle du pape Paul III, le 31 juillet 1548.) Il a recueilli les éloges des plus hautes personnalités ecclésiastiques et théologiques (ceux de saint François de Sales, par exemple.) L'étude des Exercices est obligatoire pour tous les novices pendant deux années. On y prêche d'abord en apparence l'indifférence complète pour les choses de la Terre, par " l'offrande entière de soi-même et de tout ce qu'on possède à Dieu ". On frappe surtout l'imagination par des évocations effrayantes: méditations sur la mort et sur l'enfer. Le novice doit se représenter les deux armées ennemies, celle de Jésus et celle de Satan, avec leurs deux étendards. Par le jeûne, la prière, la solitude dans les ténèbres, il doit concentrer ses idées sur un seul point: la vision de l'enfer qu'il doit se représenter d'une façon précise, imaginant la fournaise affreuse, l'odeur de soufre qui s'en dégage, les hurlements épouvantables des damnés, etc. Ensuite, d'autres Exercices lui apprendront à contempler l'Incarnation, le Crucifiement, la descente de Croix, la Passion tout entière et la Résurrection. Le novice " appliquera tous ses sens aux contemplations ". Après des mois de cette obsession morbide, s'il ne reste pas irrémédiablement abruti, c'est que son cerveau est vraiment solide. Ce livre est parfait, puisqu'il a été dicté à Ignace de Loyola par la Sainte Vierge elle-même et puisque Dieu lui envoya, par-dessus le marché, la collaboration de l'ange Gabriel. Je n'insisterai donc pas davantage. (Une analyse ésotérique s'avérerait indispensable pour comprendre les effets psychiques de ces Exercices que nombre de groupes religieux recommandent sans précaution, ne sachant pas qu'ils se placent ainsi sous l'influence occulte des jésuite-maçons.)

Un mot sur les Constitutions de la Compagnie. Elles ont été souvent discutées --- et souvent condamnées. Le Parlement de Paris, par son arrêt de 1762, condamnait la doctrine perverse de la Compagnie " destructrice de tout principe de religion et même de probité, injurieuse à la morale chrétienne, pernicieuse à la société civile, séditieuse, attentatoire aux droits et à la nature de la puissance royale, à la sûreté même de la personne sacrée des souverains et à l'obéissance des sujets, propre à exciter les plus grands troubles dans les États, à former et à entretenir la plus profonde corruption dans le cœur des hommes ". Dans le jugement sévère qu'il porta contre la Compagnie, le Parlement de Provence signalait qu'à côté des Constitutions que l'on connaît (et qui sont déjà très critiquables, pour leur absolutisme effréné), il existe des Constitutions secrètes, que l'on tient soigneusement cachées et qui ne sont connues que des seuls supérieurs. Ceci m'amène à parler des fameux Monita Secreta (Les Secrets Des Jésuites.)

La revue Études, dans un article subtil et habile, s'élève une fois de plus contre l'authenticité de ce document. Elle trouve invraisemblable que les supérieurs de la Compagnie aient publié des Instructions secrètes aussi cyniques et aussi compromettantes. Un argument prime, à mes yeux, toute autre considération: les idées contenues dans les Monita se retrouvent dans les Constitutions et dans tous les textes de la Compagnie; elles sont confirmées par l'histoire elle-même. N'oublions pas, d'autre part, que les Monita Secreta ont été publies au début du VIIe siècle, à une époque où la Compagnie toute puissante, se croyant tout permis, commettait des maladresses et des exagérations qu'elle n'a plus renouvelées par la suite.




Un moyen de gouvernement : la Confession


Les Monita nous initient aux pratiques tortueuses de la Compagnie pour mettre la main sur la fortune des veuves, pour attirer dans ses collèges les enfants des grandes familles (avec leur argent,) pour exercer une influence efficace sur les nobles, les princes, les dirigeants. Là réside, en effet, le secret de l'extraordinaire fortune des disciples de saint Ignace. Ils ont su manœuvrer de façon à s'assurer, bon gré mal gré, par la persuasion ou par la crainte, les appuis et les concours les plus précieux.
A l'origine même de la Compagnie, les Pères Miron et de Caméra, avaient cru devoir refuser, dans un esprit d'humilité, la charge de confesseurs du roi du Portugal. En apprenant cette décision, Ignace réprimanda vertement ses deux collaborateurs, leur démontrant que les Jésuites ne devaient négliger aucune occasion et aucun moyen de servir utilement la Compagnie. Depuis lors, les Pères Jésuites n'ont jamais manqué d'intriguer pour occuper de semblables fonctions. Ils se sont, en quelque sorte, spécialisés dans la charge de confesser les têtes couronnées --- ce qui était un moyen excellent d'obtenir leurs faveurs. Bochmer écrit avec raison: " Quand il (Ignace) envoie à tous les prêtres de l'Ordre, une instruction sur leurs devoirs de confesseurs, il est facile de voir qu'il est conduit par la pensée d'accroître la puissance de l'ordre par le Tribunal de la Pénitence ". François Xavier donnait de son côté des instructions... très habiles, à ses collègues en jésuitisme: " Vous prendrez garde de vous mettre mal avec les dépositaires du pouvoir temporel, lors même que vous verriez qu'ils ne font pas leur devoir en des choses graves... " Commencez-vous à comprendre comment et pourquoi l'illustre Compagnie parvint à se développer si rapidement ? Un document bien curieux nous est fourni par l'abbé de Margon: Lettres sur le Confessorat du Père Le Tellier. (L'abbé de Margon n'appartint pas à la Compagnie, mais il fut l'instrument des Jésuites.) Ces derniers préfèrent se servir de créatures prises en dehors de la Compagnie, afin de pouvoir plus facilement s'en désolidariser par la suite, s'il y a lieu. C'est ce qui advint à cet abbé de Margon : après l'avoir employé plus ou moins adroitement, les Jésuites le désavouèrent. Furieux, de Margon chercha à se venger en dévoilant les manigances de ses ingrats patrons. Ses lettres jettent un jour curieux sur le rôle du Père Le Tellier, confesseur de Louis XIV, et sur la mauvaise influence qu'il exerça sur lui. Dans son ouvrage sur sa Compagnie, le Père du Lac (qui fit beaucoup parler de lui pendant l'affaire Dreyfus) dit que ce fut " un dangereux honneur ", pour la Compagnie, de donner des confesseurs aux princes. En ce cas, pourquoi les Jésuites ont-ils recherché si souvent à exercer cette périlleuse fonction ? Ils ne se seraient pas exposés aux ennuis qui en pouvaient résulter s'ils n'avaient eu la certitude de trouver, en compensation, d'énormes avantages et de précieux privilèges. Par le Confessionnal, en réalité, ils ont dirigé les rois... et les reines, sans parler des favorites!

Ce sympathique jésuite est peut-être banquier ou psychiatre, à moins qu'il ne soit diplomate, conseiller auprès d'une multinationale ou de personnalités politiques, ou bien encore chercheur dans un institut scientifique. Rien ne permet d'identifier son appartenance.




Le Régicide et les Jésuites


Lorsque les Grands résistaient aux suggestions des fils d'Ignace, ceux-ci n'hésitaient pas à les faire assassiner. Les Jésuites avaient participé aux massacres de la Saint-Barthélemy d'une façon plutôt occulte, mais avec la Ligue, ils vont se lancer à fond dans la mêlée. À Toulouse, ils excitent des émeutes et fomentent un peu partout des troubles contre l'autorité royale, mettant à profit le désordre extrême dans lequel se trouve le pays. Les prédicateurs jésuites s'élèvent avec véhémence contre Henri III et soutiennent de toutes leurs forces le parti des Guise, car la Compagnie est subventionnée par l'Espagne et les immenses trésors du fanatique Philippe II sont à sa disposition pour lutter brutalement contre la Réforme. Dans leurs sermons contre Henri III, dont l'action anti-huguenote est jugée trop molle, ils le comparent à Néron, à Sardanapale, et. Le moine Jacques Clément, après avoir consulté son supérieur, le dominicain Bourgoin (qui lui déclare qu'il n'y a aucun Péché à tuer le roi et qu'il ira droit au ciel) frappe Henri III et le tue.

Le Jésuite Mariana écrira que le crime de Clément est " un exploit insigne et merveilleux ". En effet, Henri III avait été excommunié par le pape Sixte-Quint, qui avait délié ses sujets de leur serment de fidélité à son égard ! (Il est vrai que le même Sixte-Quint ne tardera pas à succomber mystérieusement à son tour, au moment où il voudra réfréner le zèle exagéré des Jésuites.) La haine des Jésuites contre Henri IV fut plus grande encore que contre Henri III. Ils multiplièrent contre lui les tentatives d'assassinat. Ce fut d'abord Barrière, stimulé par le Père Varade (de la Compagnie.) L'attentat de Barriere échoua et il fut exécuté, tandis que l'on n'osa pas inquiéter Varade. Henri IV avait beau multiplier les manifestations de bienveillance à l'égard du catholicisme, l'Église ne lui pardonnait pas son libéralisme. Le pape Clément VIII ne voulait pas désarmer et menaçait même de l'Inquisition les rares prélats français qui intercédaient en faveur du Béarnais converti. C'est que l'Edit de Nantes, dont il était l'auteur, qui reconnaissait la liberté de conscience pour tous, était un acte véritablement révolutionnaire pour l'époque. Un nouvel attentat, celui de Jean Chatel, est organisé par les Jésuites. Cette fois, Henri IV est blessé à la bouche. Le peuple, furieux, assiège le Collège de Clermont (qui devint par la suite le Lycée Louis-le-Grand.) Chatel avait été élevé dans ce collège jésuite. On y perquisitionne et l'on trouve, dans la cellule du Père Geignard, des papiers très compromettants. On y lisait, par exemple: " L'acte héroïque fait par Jacques Clément, comme doué du Saint Esprit, a été justement loué "."
" Si on ne peut le déposer (Henri IV) sans guerre, qu'on guerroie; si on ne peut faire la guerre, qu'on le fasse mourir ". Guignard fut inculpé, mais refusa de se rétracter, même sur l'échafaud. Il ne voulut jamais reconnaître Henri IV comme roi " puisque le pape ne l'avait pas reconnu ". Chatel et Guignard furent exécutés (7 janvier 1595.) La maison de Chatel fut rasée et une pyramide expiatoire fut élevée sur son emplacement. Puis les Jésuites furent expulsés de France sur l'ordre du Parlement. Ce qui n'empêcha pas l'historien jésuite Jouvenay de glorifier le Père Geignard et de le comparer.. à Jésus-Christ, le sauveur des hommes ! Tous les Jésuites ne partirent pas, et Henri IV ferma les yeux pour ne pas les exaspérer davantage, car il en avait terriblement peur. Il savait de quoi la Compagnie était capable et il vivait dans une inquiétude continuelle. D'autre part, il avait un confesseur jésuite, le Père Coton (" il avait du Coton... dans les oreilles ") qui l'importunait. Ses maîtresses et la plupart de ses courtisans le harcelaient aussi, lui demandant de laisser rentrer les Jésuites, pour les désarmer. Il finit par céder. Malgré les remontrances du Parlement, dont le Président, Achille de Harlay, lui écrit que " son geste sera fatal à la paix du royaume et dangereux pour la vie de Votre majesté ", Henri IV cède quand même aux Jésuites et il en donne les raisons dans une lettre qu'il envoie à Sully, disant que " les Jésuites ont des intelligences partout et que la vie inquiète et misérable qu'il mène est pire que la mort... " Les Jésuites rentrent donc en 1604. La pyramide expiatoire est enlevée. Huit ans plus tard, le roi sera mort, mais les biens de la Compagnie vaudront 300.000 écus de rentes et ils auront dépensé pour leur seule maison de La Fleche plus de 600.000 livres.

On s'étonne de l'influence que le Père Coton exerçait sur le roi. Pour obtenir sa confiance, il n'hésitait pas, en effet, à approuver ses débauches - technique habituelle des confesseurs jésuites à l'égard des puissants et des riches qui appréciaient beaucoup ces confesseurs si tolérants. (Henri IV avait de nombreuses maîtresses et des bâtards à profusion.)

Il allait jusqu'à le comparer au saint roi biblique David, qui possédait également un sérail Ajoutons que le Père Coton menait de son côté une vie très licencieuse. Bref, en 1610, Henri IV fut tué par Ravaillac. Les faits sont trop connus pour que je veuille les retracer ici. Je rappellerai seulement que Ravaillac avait demandé, de son propre aveu, à entrer dans la Compagnie et qu'il fut en étroites relations avec le Père d'Aubigny, curé de Saint-Séverin. Mais ce dernier ne fut pas inquiété. La reine, Marie de Médicis, était pressée de gouverner, elle étouffa enquêtes et poursuites. Le Père du Lac a cherché à innocenter la Compagnie de la mort de Henri IV. Voici ses arguments:

      1° Chatel n'accusa personne (cela prouve simplement sa fermeté de caractère) ;


      2° les textes régicides trouvés chez le Père Geignard reflétaient des idées qui étaient alors courantes et l'on aurait pu envoyer en Place de Grève dans ces conditions,

      "
outre des milliers de bourgeois, tous les moines et curés de Paris et tous les professeurs de l'Université
      ". (Voilà un argument qui se retourne complètement contre la thèse du Père du Lac, car il montre que les idées régicides étaient celles de la presque unanimité du clergé) ;


      3° si les Jésuites avaient été coupables, le Pape n'aurait pas manqué de les blâmer (le R. P. se moque de nous, Pape, roi d'Espagne et Jésuites avaient partie liée) ;


    4° Pourquoi l'aurions-nous tué? Nous n'y avions aucun intérêt, il ne nous gênait pas...C'est l'argument le plus habile. Il faut pourtant se souvenir que Henri IV, au moment où il tomba sous le poignard de Ravaillac, se préparait à soutenir la guerre contre l'Autriche et l'Espagne, les deux puissances foncièrement catholiques. Or, les Jésuites étaient à la solde de l'Espagne.

Autres exemples. --- L'Angleterre fut également déchirée par les menées de la Compagnie. Le pape Paul IV voulant enlever son trône à Élisabeth, les Jésuites fomentent des troubles, particulièrement en Irlande. Un attentat est perpétré contre la reine, par Guillaume Parry et la complicité du clergé (et même celle du nonce) fut établie. Les Jésuites excitent ensuite l'infortunée Marie Stuart contre Élisabeth. Babington, poussé par l'ambassadeur espagnol et par le Jésus te Billard, essaie à son tour de tuer Élisabeth. Il échoue et est supplicié avec douze de ses complices. Grâce aux Jésuites, les Espagnols s'introduisent en Irlande, d'où ils furent chassés en 1601. En 1603, nouveau complot contre Jacques Ier fils de Marie Stuart, qui ne donnait pas satisfaction intégrale aux Jésuites. Le P. Watson est exécuté avec de nombreux complices. Puis, c'est la conspiration des Poudres.




1580-Elisabeth I publie une loi interdisant
aux Jésuites toute entrée en Angleterre


Les Jésuites imaginent de faire sauter le Palais de Westminster au moment où le roi et la reine ouvriraient solennellement le Parlement. 32 barils de poudre sont entassés dans les caves, mais le complot est découvert par un hasard fortuit. Les conjurés avaient tous des confesseurs jésuites. Le Père Gérard, qui avait célébré une messe pour lesdits conjurés, parvint à s'échapper. Passons en Hollande. L'Espagne voulait abattre Guillaume de Nassau (dit " Le Taciturne "), homme des plus remarquables. Plusieurs attentats successifs sont préparés par les Jésuites. Jaureguy le blesse gravement; il est exécuté, ainsi qu'un moine nommé Tinnermann, qui l'avait confessé et encouragé. Un autre assassin, Geraerts, parvint à tuer Guillaume. Il avait consulté cinq ecclésiastiques, dont quatre Jésuites, dont il refusa de donner les noms. Le clergé catholique des Pays-Bas chanta les louanges du meurtrier. Revenons en France, pour dire deux mots de Damiens, ce fanatique qui tenta de tuer Louis XV. Il avait été pensionnaire des Jésuites à Béthune et à Paris. Au moment même de l'attentat (1757) les Jésuites faisaient jouer Catilina dans leurs collèges. Ils étaient mécontents de Louis XV. Le Dauphin, par contre, leur était sympathique. Bien que la complicité des Jésuites dans le crime de ce malheureux, tout imprégné de leurs théories, et qui répétait sans cesse " que la religion permet de tuer les rois ". Parlerai-je du meurtre de Jaurès ? C'est de l'histoire contemporaine et cela m'entraînerait dans des explications qui dépassent le cadre de la présente étude. Le meurtrier, Raoul Villain, membre du Sillon de Marc Sangnier n'était qu'un instrument irresponsable, dirigé et conduit dans l'ombre. Il frappa Jaurès, pour avoir servi la Paix et le rapprochement franco-allemand, avant 1914. Et le tout récent assassinat du général Obregon, président de la République mexicaine, n'est-il pas l'œuvre des Jésuites, qui avaient déjà essayé de faire tuer Calles, pour briser la politique anticléricale et laïque des démocrates mexicains. N'est-ce pas une religieuse, la sœur Conception, et un prêtre, qui ont armé le bras du criminel Toral ? Comment les Jésuites hésiteraient-ils à frapper un libre penseur, alors qu'ils n'ont pas reculé devant le meurtre de certains papes ! Innocent XIII, ayant dit qu'il se proposait de réformer la Compagnie, mourut subitement peu après.

Le Père Ribadeneira n'écrit-il pas, en parlant d'un autre pape: " Sixte-Quint rédigea un décret par lequel il ordonnait d'appeler désormais notre Ordre, non plus Société de Jésus, mais Société des Jésuites. Par bonheur, le temps venu où le Pape eut en mains les copies officielles de son décret, serrées dans son secrétaire pour les publier dans quelques jours, le Seigneur lui barra la route et il perdit la vie... au moment qu'il prétendait dépouiller la Compagnie de Jésus de ce titre glorieux et de ce très doux nom ".
Le pape Sixte Quint avait commis d'autres crimes.

En particuliers il avait mis à l'Index le livre du cardinal Bellarmin sur l'obéissance aveugle. Son successeur Urbain VIII revint sur cette décision et les Jésuites eurent gain de cause une fois de plus. Mais comment peuvent-ils s'indigner des accusations que l'histoire a portées contre eux, lorsqu'on lit sous la plume d'un Jésuite aussi célèbre que Ribadeneira des phrases aussi imprudentes que celle que je viens de rapporter? D'autant plus que derrière l'impertinence apparaît la satisfaction d'être débarrassé d'un adversaire --- et de quel adversaires. La mort de Clément XIV est tout aussi troublante. D'une Santé robuste, jeune encore (63 ans) il disparaît brusquement, après cinq années de pontificat. Cependant, il se méfiait et ne mangeait rien que des mains d'un moine, ami d'enfance. Il savait bien que les Jésuites ne lui pardonneraient pas d'avoir prononcé la dissolution de leur Ordre.




Paru dans la revue Undercover #4, novembre 2002
40 rue du Paradis
F-76530 Grand-Couronne
France.
Éditeur: Joël Labruyère

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Les stars sont des idoles qui participent à la vampirisation énergétique de la nouvelle Babylone

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lorsqu'on veut s'élever par la volonté, la recherche du pouvoir, la célébrité et la gloire en ce monde. On peut emprunter une voie de fausse sainteté comme les initiés de la « main droite » qui ont cultivé une personnalité raffinée, ou au contraire - mais cela revient au même – on peut prendre la voie de la « main gauche » en développant la puissance qui vous hisse au dessus de l'humanité ordinaire. Dans les deux cas, si l'on va assez loin dans le développement choisi, on peut s'octroyer un poste dans la hiérarchie terrestre, au service d'un égrégore.

Peut-on devenir un immortel irrégulier par l'art ou la science ?

Tout à fait. Depuis le développement de la médiatisation, un être qui devient célèbre au plan international prend naturellement, grâce à son charisme, une place de choix dans la hiérarchie planétaire. C'est ainsi que des chanteurs de rock ou des vedettes de cinéma ont gagné une promotion sur une dimension invisible. L'artiste peut être totalement dépravé, ou bien au contraire, il peut s'agir d'un grand humanitariste. Le résultat est sensiblement le même car grâce à son charisme médiatique, la personnalité est devenue si lumineuse sur le plan astral, qu'elle règne sur la portion de l'humanité accordée à sa fréquence. Ici, bien et mal ne sont que les deux faces du jeu de la dualité terrestre. Mais, bien entendu, les humains qui se sont hissés au rang de demi-dieux grâce à leur talent ou leur action, sont aux yeux des masses des êtres divins. Le système politique les identifie par des médailles, des décorations, des prix, afin d'authentifier leur pouvoir occulte. Ainsi, lorsqu'un personnage de la scène médiatique reçoit une décoration au niveau national ou international, cela symbolise sa promotion dans la hiérarchie invisible. Ces décorations ont une fonction magique, à l'image des titres ronflants qu'on confère aux initiés de la hiérarchie ecclésiastique ou maçonnique. Chaque grade maçonnique symbolise un degré atteint dans les basses hiérarchies invisibles, mais il faut avoir fait preuve de ses mérites au service du « prince de ce monde » pour gagner une place de choix dans son administration.

Un chanteur de rock, par exemple, peut-il obtenir cette gratification ?
Prenons les exemples célèbres, comme Mick Jagger, Paul Mc Cartney ou Bob Dylan - sans oublier Elvis Presley qui est une idole qui reçoit un culte religieux. Ainsi, aujourd'hui, lorsqu'un américain sait qu'il va mourir, il dit qu'il va rejoindre Elvis !

Mick Jagger, le provocateur des Rolling Stones qui chantait « sympathie pour le diable » a été décoré du titre de Lord d'Angleterre. Symboliquement, c'est recevoir en héritage un domaine sur la face invisible de l'empire britannique. (Idem pour le Beatle Paul Mc Cartney)

Bob Dylan, le prince des poètes de la génération rock, a été promu à un rang élevé par les autorités maçonniques américaines et internationales. On se souvient de son accolade avec Jean-Paul II, après que Dylan soit d'abord passé à la synagogue de Rome. Nombre de pays l'ont décoré du titre de chevalier des arts et des lettres, ce qui témoigne de l'honneur qui lui est accordé sur la dimension occulte.

Ces artistes médiatisés et idolâtrés ont travaillé pour gonfler certains égrégores, et chaque travail reçoit son salaire. Rien n'est laissé au hasard. Que l'on s'appelle Mère Térésa ou Madonna, c'est le même combat professionnel pour la promotion dans la hiérarchie luciférienne. Il n'y a qu'une faible nuance entre la bonté ostentatoire des grands humanitaristes, et la sensualité des stars. Il faut avoir rendu de bons et fidèles services aux basses hiérarchies, que l'on en soit conscient ou pas. A un certain moment, l'initié sait qu'il est un élu car les pouvoirs qui lui sont octroyés en ce monde sont exorbitants – célébrité, richesse, honneur, pouvoir. Toutefois, l'élu qui ne marche pas droit risque d'être jeté aux oubliettes.

Qu'arrive t-il aux célébrités assassinées ou qui meurent prématurément ?
Généralement, elles sont expédiées de l'autre côté pour être utilisées comme médiums afin de transmettre aux loges occultes des informations sur le futur. Tout a un sens dans l'économie des hiérarchies planétaires. Comme on dit : « chaque cheveu est compté ».

Un élu du système hiérarchique planétaire est un être qui dispose de qualités spirituelles particulières. Il a signé un pacte pour obtenir son pouvoir, son talent, et sa fortune anormale. Il s'est engagé à être un serviteur. Il peut focaliser l'énergie de millions d'êtres afin de redistribuer cette énergie astrale sur d'autres dimensions, au bénéfice des basses hiérarchies.

L'immortalité des grands personnages est donc factice et relative ?

Le fantôme d'Elvis Presley ne sera pas éternellement une idole à laquelle l'Amérique rendra un culte. D'autre part, il n'est pas certain que l'entité Elvis Presley soit capable de diriger consciemment sa carrière magique dans l'au-delà. Son image est utilisée, mais l'entité n'avait pas atteint un niveau de maîtrise occulte suffisante. C'est un instrument. Peu à peu l'image astrale s'estompe et disparaît.

Quoi qu'il en soit, la fonction ésotérique de la gloire en ce monde c'est de constituer autour de personnalités charismatiques des foyers d'alimentation énergétique. Les stars sont des esclaves de la Grande Babylone. Les grands personnages politiques sont au dessus des célébrités dans la hiérarchie car les stars ne sont que leurs serviteurs, leurs bouffons, éventuellement leurs prostituées. C'est pourquoi, aucune célébrité du show business n'attaque le système qui la fait vivre, et qui pourrait la faire mourir. Certaines vedettes jouent les révoltés dans un cadre contestataire délimité, mais jamais ils ne dévoileront les secrets initiatiques - à condition qu'ils comprennent comment ça fonctionne !

Le système est protégé. Un artiste peut prendre un profil de rebelle avant d'accéder au succès, mais dès qu'il est célèbre, il joue le jeu comme un enfant obéissant, ou il est renvoyé en bas.

Brigitte Bardot a égratigné le système, mais pas jusqu'aux responsabilités supérieures, car elle en est un produit, dès avant sa naissance.

Elle dispose d'un certain égrégore, et possède une petite niche de « sainteté » dans la hiérarchie, quoique seulement pour le reflet astral de ses années glorieuses. Elle est donc dans le coup, même si le système l'épingle pour ses positions politiquement incorrectes, lesquelles ne lui vaudront pas un titre d'éternelle comme d'autres stars conscientes des mécanismes ésotériques, et qui sont des initiés. Bardot est protégée pour son image astrale, encore vivace mais qui s'effrite.

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Pour tenir un égrégore, il faut avoir développé une conscience luciférienne puissante au service de l'ordre mondial. Bardot sera récupérée après sa mort si elle ne choisit pas de sortir du système.
Ces entités peuvent-elles échapper un jour au désir de briller et d'être reconnues ? Accède t-on au plus haut niveau de la célébrité si on ne le désire pas depuis de nombreuses incarnations ?

Et les grands noms du passé ?
Ces êtres dont la gloire fut posthume n'étaient pas médiatisées de leur vivant, et seule leur image astrale peut être utilisée par les entités occultes qui gèrent la circulation énergétique à leur profit.

C'est comme de racheter les droits d'un auteur en faisant fructifier la valeur commerciale de son nom. Certains égrégores exercent un droit d'exploitation sur l'image de tel saint ou personnage historique et captent ainsi les sentiments attachés à son nom, mais l'âme du personnage n'est plus dans ce circuit.

Par exemple, François d'Assise aurait refusé de servir de stimulant pour entretenir un culte de sa personnalité, mais cela n'empêche pas l'égrégore catholique romain d'utiliser son image de sainteté pour vampiriser les adorateurs du « poverello ».

Cette organisation de vampirisation astrale est la « Grande Babylone », avec ses dieux et ses héros. C'est une mafia occulte qui gère les images des grands personnages mondiaux, lesquels ne sont pas impliqués dans ce syndicat, soit qu'ils sont sortis définitivement du circuit des renaissances, ou sont incarnés à nouveau sur la terre dans le plus grand anonymat.

Par exemple, lorsque Platon s'est réincarné pour la dernière fois, c'est dans la personnalité d'un écrivain du 19° siècle totalement inconnu. Les grands rôles ne sont pas obligatoirement ceux que l'histoire enregistre. Tout ceci est très aléatoire. Par exemple, Vincent van Gogh est mort pauvre et inconnu. Or, l'une de ses peintures est la plus chère du monde. Dès lors, on parle beaucoup de lui, et l'on a construit un mythe autour de son image, sans qu'il soit impliqué dans ce cirque.

Il s'est formé un culte autour de l'image astrale de van Gogh. Il est peu probable qu'il découvre qu'il n'a été durant son périple ici-bas qu'un peintre raté, mystérieusement devenu le plus cher du monde ! Tout cela est très occulte. Pourquoi un homme qui n'aurait pas vendu une croûte de son vivant, devient-il un mort richissime ? Le monde invisible détourne à son profit les œuvres puissantes. On pourrait citer Mozart et nombre de génies, maudits durant leur existence, mais que le système récupère pour son ambiance culturelle qui sinon serait stérile et creuse.

Certains médiums racontent aux gens qu'ils ont été tel personnage du passé. Selon les modes, c'est un prêtre égyptien ou une princesse celtique. C'est de la sottise. Il faut se souvenir que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute.

Qui gère le circuit de la célébrité ?
Des entités irrégulières se sont octroyées une place dans les basses hiérarchies grâce à un développement occulte qui leur permet de ne pas revenir en incarnation. Ces entités sont organisées en concessions exploitant les réserves énergétiques de l'âme humaine. Ce commerce malsain remonte à une très haute antiquité. Ces entités ont parfois usurpé l'identité et même l'apparence des dieux qui coiffent au le circuit du système solaire. Ces faux dieux et ces entités irrégulières forment les basses hiérarchies planétaires. C'est un circuit fermé rejeté hors du monde divin.

Il s'entretient par la récupération de l'énergie de l'âme humaine qui seule peut synthétiser la force universelle fondamentale. C'est pourquoi, la méthode privilégiée pour capter l'énergie de l'âme demeure les rites et la prière. Du fait que les religions ont perdu le monopole du culte des divinités, il s'est développé un système médiatique international qui pompe une énergie énorme quoique d'un taux vibratoire déprécié. Ce système permet donc aux célébrités d'accéder au statut de demi dieux aux yeux des foules qui veulent des idoles à adorer à la place des divinités démodées.

Cette crise nécessitera au final de faire apparaître un personnage messianique qui se présentera comme le sauveur, l'avatar divin descendu sur la terre. Les loges orientales et occidentales se disputent à ce sujet, sans compter le messianisme juif qui voudrait imposer son roi David.

Un consensus sera adopté, si ce n'est déjà fait. Que le spectacle commence !
Nous avons parlé de la pseudo immortalité des « maîtres » de la hiérarchie planétaire. Nous voyons que pour parvenir à s'élever dans ces degrés il faut avoir développé un pouvoir occulte spécial. Ce pouvoir est lié à la kundalini inférieure, et ne présente aucun caractère libérateur au sens spirituel. Dès lors, comment un être qui n'emprunte pas ce chemin de puissance, peut-il sortir du circuit terrestre ?

La condition pour sortir du circuit c'est de ne pas s'y enchaîner d'avantage. Par conséquent, il faut comprendre que le développement de nos pouvoirs naturels – comme le recommande l'occultisme - est une entrave plutôt qu'une aide.

Nous n'avons pas à rechercher plus de pouvoir si nous voulons sortir d'un circuit planétaire où l'on se hisse précisément en développant une puissance anormale.
Si l'on ne recherche ni la célébrité, ni les pouvoirs occultes, ni la gloire, ni la fortune en ce monde, alors, on est déjà à moitié sorti d'affaire, car nous n'intéressons plus les basses hiérarchies qui vivent de l'exploitation des ambitions mondaines. On nous considèrera alors comme des créatures sans importance, des minables, des ratés, ce qui est tout à notre avantage, car les entités lucifériennes qui surveillent le circuit planétaire, ne peuvent imaginer qu'on puisse rechercher une autre lumière que celle qui illumine leur univers d'illusion.

On devient intérieurement des petits enfants, et l'air de rien, on sort du bac à sable sans se faire remarquer. Bien entendu, il faut couper les liens avec les séductions de la Grande Babylone, ses passions, ses tentations et ses illusions – tout ce qui mobilise les hommes ordinaires.

Ce n'est évidemment pas facile lorsqu'on a une personnalité développée, car celle-ci veut devenir toujours plus grande, plus intelligente, plus forte, plus douée, etc...

Il faut traverser et vaincre les trois tentations dans le désert : l'orgueil, le pouvoir et l'attachement aux richesses. C'est dire qu'il faut prendre le chemin inverse de ceux qui deviennent importants, et qui sont dès lors récupérés par les basses hiérarchies qui les tentent avec l'appât de la gloire, du pouvoir et de la richesse
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Comment un être doté d'une personnalité développée peut-il se libérer ? Celui qui brille d'un certain charisme, qui est ambitieux, peut-il échapper à la tentation de la célébrité, du pouvoir et de la richesse ?
Il doit prendre conscience que le développement de ses pouvoirs personnels le conduiront à pactiser avec des puissants - au plan visible ou invisible - qui pourraient faire de lui leur allié ou un serviteur, s'ils détectent en lui un potentiel. Les monastères et les loges maçonniques sont remplis d'esclaves qui plient l'échine, à cause de l'orgueil spirituel ou mondain qui les dévore.

Si l'on a une personnalité ambitieuse, volontaire ou téméraire, il est évident qu'on ne doit pas refouler ce que l'on est. Il faut convertir nos défauts en vertus en restituant à l'univers l'essence de nos pouvoirs individuels. Que celui qui a le sens de l'organisation, trouve sa place dans un groupe spirituel de bonne foi où il pourra faire profiter les autres de ses capacités. Que celui qui est ambitieux recherche un but spirituel élevé à la mesure de son désir. Que celui qui est un meneur, aide les autres à avancer vers la lumière, en montrant l'exemple du dévouement et de l'ardeur. Alors, celui qui a des défauts liés à l'orgueil, le goût du pouvoir ou le désir d'expansion, les mettra au service de son désir de vérité et de libération.

Les serviteurs de la vérité ne sont ni indécis, ni dénués de volonté. Leur volonté ardente est convertie en volonté de servir.
Sur la voie spirituelle régulière, on agit avec volonté et détermination, mais on ne cherche pas de profit personnel, alors que sur la voie irrégulière, on recherche uniquement le pouvoir pour soi-même.

Les deux immortalités, la vraie et la fausse, découlent de deux attitudes inverses : servir Dieu ou servir le monde.

Les idées new age, confuses et complaisantes, ainsi que la religiosité mondaine, tentent de conjuguer ces tendances inconciliables. Mais il n'y a qu'une voie d'immortalisation, c'est sortir du circuit de la mort.

Alors, comment devient-on immortel ?
Sur la voie régulière, il faut le désir sincère et conscient de revenir à notre origine - pour autant que l'on ait conservé la nostalgie de ce paradis perdu.

Sur la voie des anormaux des basses hiérarchies, il faut le désir de devenir un dieu en enfer - parce qu'on ne sait plus d'où l'on est venu, et qu'on ne voit pas d'autre façon d'avancer que la fuite en avant.

Entre les deux, il y a les tièdes, ceux qui se demanderont toujours quel chemin est le plus sécurisant, ou pour la majorité, qui ne se demandent rien du tout.

Joël Labruyère,