Casa Pound Italia : la nouvelle vague fasciste ?

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« Nous construirons le monde que nous voulons ! » déclarent les militants néo-fascistes de Casa Pound Italia sur leur site internet. Inspirés du poète américain et sympathisant fasciste Ezra Pound, tournés vers l’action, ces « fascistes de gauche » sont accusés de nombreuses violences et inquiètent les parlementaires de la Botte. Rencontre avec un groupe qui refuse l'étiquette d'extrême-droite.

Au contraire de ce que l’on pourrait penser, l’univers « néofasciste » italien est plutôt composite. Le dernier groupe en date est Casa Pound, qui constitue l’une des expériences néofascistes les plus innovantes. Le nom du groupe fait référence au poète américain Ezra Pound, qui a ouvertement soutenu le fascisme puis la République Sociale italienne (aussi appelée la République de Salo, régime éphémère composé par Mussolini au nord de l'Italie entre 1943-1945) pendant la deuxième guerre mondiale.

Néo-fasciste et social

 « la réorganisation sous quelque forme que ce soit du parti fasciste dissout est interdite »

 « Casa Pound Italia est née en 2007 à Rome, suite à l’expérience du centre social occupé "CasaPound" et des occupations de logements » nous explique Cristiano Coccanari, membre de Casa Pound Italia et responsable de la webradio du mouvement « Radio Bandiera Nera ». « Nous sommes une association de promotion sociale et nous utilisons la force du volontariat pour diffuser nos propres visions sociales » poursuit-il. L’association est de plus en plus structurée et possède à présent des sièges dans toute l’Italie. Les pivots de son action sont la lutte contre l’usure, l’aide sociale, et la lutte contre la vie chère, et son mot d’ordre : agir !

 

Manifeste de propagande de Casa Pound Italia

Le lien direct entre Casa Pound et l’expérience fasciste italienne est évident : « ce qui nous plaît dans l’expérience fasciste, c’est l’attention à la justice, les grandes réalisations sociales et administratives faites dans l’intérêt de la communauté nationale, et tout le travail accompli pour faire de l’Italie une communauté de destin, des Alpes à la Sicile, et non une simple expression géographique », déclare encore Cristiano Coccanari. Tous les doutes sont dissipés. C’est d’ailleurs l’un des motifs pour lesquels Casa Pound a soulevé de nombreuses polémiques dans les milieux proches de la gauche, jusqu’à une interpellation parlementaire en février 2010 de la part du sénateur Salvatore Tomaselli (Parti Démocrate) qui cherchait à savoir comment le gouvernement interprétait les initiatives et les programmes de cette organisation, en considérant cette affirmation de la Constitution : « la réorganisation sous quelque forme que ce soit du parti fasciste dissout est interdite ».

Casa Pound nie vouloir se constituer en parti, et ses membres déclarent ne pas se considérer d’extrême droite : « Pour nous, les étiquettes "de droite" ou "de gauche" sont dépassées et doivent être reléguées à l’Histoire. Les défis et les problèmes que le troisième millénaire présente ne sont ni de droite ni de gauche, pas plus que leurs solutions. » Mais quand on commence à parler de la souveraineté nationale, le discours se fait plus grinçant. « L’idée de la reconquête nationale présuppose la complète récupération de la souveraineté de la part de la communauté nationale, représentée par un État qui se doit d’être éthique et organique, et qui doit être l’expression et la référence spirituelle de la communauté elle-même ».

Immigration : tolérance zéro

Un des symboles de la nouvelle droite

Concernant l’immigration, Casa Pound considère que c’est la globalisation qui contraint les pauvres à une fuite vers un « supposé eldorado européen ». Cristiano Coccanari éclaircit ce point : « Le résultat est une guerre dramatique entre pauvres qui crée chez les Italiens un chômage en augmentation à cause du profit fait sans discrimination sur le dos des "nouveaux esclaves" ». Il conclut en déclarant : « nous réclamons aussi le blocage des flux migratoires qui sont à présent bien au-delà du seuil de tolérance. »

Comment réagissent les Italiens ?

Europe autarcique, reconquête nationale, stop aux multinationales et à la société multiraciale, droit au logement et à l’éducation, souveraineté énergétique, réécriture de la Constitution italienne… voici quelques uns des points du programme de Casa Pound, défini par le professeur Stefano Bartoli

Naples, octobre 2009

ni comme un programme de « fascisme de gauche » dans son article Les "petits-fils du Duce" entre héritage, nouveauté, persistance et développement à l’aube du nouveau siècle. Selon lui, il s’agit d’un retour aux origines, d’une tentative de « se refaire une beauté »: « les néo-fascistes du vingt-et-unième siècle réadaptent les formules de communication, changent les symboles, s’inventent de nouveaux noms, mais restent ce qu’ils ont toujours été. Ils n’abandonnent même pas les pratiques les plus violentes ». Malgré cela, Casa Pound revendique le fait de représenter une expérience « différente de que les gens voudraient bien croire ». Les différents groupes antifascistes ne voient pas les choses de la même façon, et dénoncent les agressions subies de la part de cette « organisation fasciste » tout en demandant la fermeture des sièges de Casa Pound dans plusieurs villes. Entre polémiques et agressions, Casa Pound attire aujourd’hui beaucoup de jeunes, mais également plusieurs personnes ayant dépassé la trentaine. Tout ça aussi grâce à l’importance donnée à la communication et aux actions pratiques, qui s’inspirent souvent de celles du mouvement no-global. Mais Bartolini nous avertit : « Les néo-fascistes ont caché au public beaucoup de leurs idées moins présentables, ils sont capables de mettre de côté leur symbolique plus nostalgique si nécessaire. Dans ces conditions, rien ne nous dit qu’ils ne réussiront pas à gagner de nouveaux espaces et de nouveaux tremplins pour tenter l’assaut. » 

En somme, les fils de Pound ont réussi à conquérir les espaces sociaux oubliés par la politique, surtout de gauche, en s’adressant aux classes populaires et aux exclus à travers des activités pratiques. Bien qu’ils soient très bruyants, ils restent minoritaires. On est alors en droit de se demander : quel est l’avenir de ce « fascisme du troisième millénaire » ?

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Comment les médias manipulent l’opinion

Hollande est nul, Hollande est mou, Hollande est incompétent, Hollande est un dictateur, Hollande ….

Stop !

Il va sans dire que je ne suis pas emballé par l’action du gouvernement actuel, mais que fait-il de plus mal que le précédent ? A part la communication, je ne vois pas.Les manifestants sont récupérés par L'extreme droite qui met un bonnet rouge et qui vient hué le président sur les champs ,n'oubliant pas que la bretagne est le berceau du FN alors la mobilisation a un but celle de faire croire aux français que c'est toute la france qui se soulève faux ,la crise est un problème national et non la cause d'un seul homme en ces moment il faut pas jeter de l'huile sur le feu car beaucoups de familles souffrent sans un mot et avec dignité la france a besoin de solidarité et non de chaos et de haine instrumentalisé par le FN et des merdias aux ordres de l'UMP.

Alors pourquoi tant de haine ? Pourquoi ce Hollande bashing qui n’en finit plus, qui est dans une escalade telle qu’on peut se demander si tout cela ne finira pas très mal.

La droite n’a jamais accepté sa défaite, elle a toujours trouvé illégitime l’élection de ce Président, et ceci dès les premières heures de son élection.

Cependant que la droite soit mauvaise perdante, on peut le concevoir Mais il y a bien plus grave à mes yeux, c’est le rôle que joue médias dans cette haine généralisée contre François Hollande . Dès les premiers jours de son élection, et alors qu’il n’avait pas encore eu le temps d’agir, des journaux comme Le Point ou L’Express se sont mis à tirer à boulets rouges avec des Unes plus que limites.

Et ces dernières semaines, beaucoup de petites choses troublantes se sont produites dans les médias. Des petites choses qui peuvent passer;inaperçuessi l’on n’y regarde pas d’assez près, mais qui ont un rôle primordial dans la vie politique de notre pays.

Lorsqu’on s’attarde un peu sur ces menus détails, on comprend assez vite à quel point on peut manipuler l’opinion rien qu’en agitant ici ou là des suppositions plus ou moins positives selon le pouvoir en place.

Vous voulez des preuves, en voici.

Tout d’abord lorsqu’Hollande est au plus mal tout le monde se lâche, disant qu’il ne finira pas son mandat, que peut-être il sera obligé de dissoudre l’Assemblée Nationale, que la Révolution,que la guerre, que l’Apocalypse ……..Tremblez braves gens.

Du temps ou Sarkozy était au plus mal le discours était tout autre. Au non du patriotisme, il fallait soutenir le Président dans la crise . Si l’opposition critiquait, elle était de suite taxée d’anti-France . Et pour lui pas question de dissolution, mais un gouvernement d’union nationale. Tous unis derrière le Président disaient les média

Comme on le voit, sans avoir l’air d’y toucher, nos médias peuvent soutenir un Président ou lui nuire sans prendre partie officiellement.

Un autre cas maintenant, celui d’une réforme faite par le gouvernement précédent.

Combien de médias à l’époque se sont levés pour crier au scandale face à la réforme ramenant la semaine scolaire à 4 jours ?

Très peu, alors qu’une telle hérésie faisait de la France un pays qui comptait entre 30 ou 40 jours de scolarité de moins que les autres grandes nations.

Il est plus aisé aujourd’hui de s’en prendre à celui qui veut réparer un tel scandale qu’au pouvoir de l’époque.

Étrange ces médias n’est-ce pas, à ne pas s’indigner lorsqu’on réduit le nombre de jours de scolarité d’une école française déjà bien malade, et à hurler avec les loups lorsqu’on essaye d’y remédier.

Un bel exemple de leur malhonnêteté, et surtout de leur penchant naturel.

Souvenez vous a chaque deplacement de sarkosy les villes etaient bouclées et l'ont retrouvé une mise en scène de fan de nico qui l'attendaient en effet il fallait exhiber une carte ump pour passer pas d'opposant n'etait permis les medias complices nous relayeaient des images parfaites de personnes agées aux anges de serrer la main du president,oubliant les 1OOe daltercations en france qui allait de l'insulte a la menace physique au refus de lui serrer la main mais les français ont la mémoire courte grace au fluor de l'eau et du dentifrice ,je tiens a préciser que la politique de holande pourrait etre plus tournée sur le national ,mais le probleme est internationnal c'est pas facile

qui nous a foutu dans l'euro hein et sans vote c'est nico et oui c'est quand meme la décision la plus grave pour la france c'est ici que c'est joué le sort economique de ce pays Hollande a les mains liées par l'allemagne qui règne en maitre et quand vous devez de l'argent vous etes pas en position de négocier quoi que ce soit ,la seul mesure qui sauverait la france et les français serait de refuser de la rembourser et de dire aux banque soit vous accepter soit nous vous nationalisant ainsi les français pourraient montrer leur patriotisme en retirant leur argent des banques qui les appauvrissent chaque jour un peu plus ,cette dette nous la devons à Giscard et son geste qu'il regretta de ne plus emprunter a la banque de france mais au privé ,cette dette a été plus que soldée ce sont les interets qui courent toujours et qui plombent notre pays là et la lutte a mener là est le combat ni gauche ni droite ni une marine sioniste ne changeront rien le problème est financié,quand on a plus d'argent on se dispute et on se met a regarder la voiture du voisin et a le critiquer ,c'est humain le FN le sait bien ,il surf sur la misère sociale de la france ils se disent patriotes mais reçoivent leur ordre de l'étranger, leur politique lutte contre l'islam,oui c'est vrai Marine a raison les banques et les medias sont musulmanes et montrez moi un seul musulman à un poste clé en politique quand le français aura compris çà il comprendra qu'on le prend pour un con et que ces partis populistes n'ont aucun programme pour la france juste la haine et le chaos oubliant les centaines de milliers d'emplois qui dépendent des échanges commerciaux avec les pays maghrebins allez demander aux pays africain de travailler avec un pays d'extreme droite faut pas rever les contrats iront aux chinois et aux russes et la france prendra la place des pays du tiers monde qu'elle voulait stigmatiser,le nationalisme n'a aucune chance pourquoi ?  Nous allons vers le nouvel ordre mondiale et les elites y travaille depuis 3 siècles et ne permettront pas qu'un partie sans avenir puisse retarder leur plan ,souvenez vous Sarko qui declaré "nous allons instaurer un nouvel ordre mondial et personne ne pourra s'y opposer" en bon élève il a été elu pour çà 2 ans plus tard se voyant chuter dans les sondages ,il décida d'aller sur le terrain du FN erreur fatale aux yeux des élites ,il faisait du nationalisme et fini le nouvel ordre mondial, de plus il s'etait grillé avec les pays arabes ,alors il fallait un homme qui rassemblerait un homme aimé dans les pays arabes pour permettre aux elites de rentrer dans les pays arabes comme l'algérie le pays le plus riche d'afrique avec la libye et l'afrique du sud ,il fut donc laché d'ailleurs il n'insista pas et passa un relais poli à son successeur lui serrant la main au diner du CRIF pendant les elections comme un passage de témoin.

La morale c'est que le peuple n'a jamais compris que les presidents ne sont pas libre de leur choix ils obeissent ou ne sont pas réelus,la democratie est un leurre il n'ya ni gauche ni droite ce sont les banquiers qui dirigent les nations ,frappez les banques et vous prendrez le pouvoir l'argent n'a ni odeur ni coeur .Rjames

souvenez vous

Nicolas Sarkozy insulté à La Réunion : "Pauvre con va. On va te faire la mort dans les urnes 

 

Reportage au Guilvinec, dans le Finistère, sur l'arrivée de Nicolas SARKOZY, hué par les pêcheurs en colère. Extraits des déclarations de Nicolas SARKOZY, qui annonce l'exonération des charges patronales et salariales sur une durée de 6 mois, pour les pêcheurs. La rencontre est houleuse et lors d'une altercation le Président lance abruptement à un marin pêcheur "Descends un peu le dire ! Si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pêcheurs !" (ambiance...). politique; archive television; archive tv; ina; inna; Institut National de l'Audiovisuel; french tv Images d'archive INA
Institut National de l'Audiovisuel
http://www.ina.fr

Nicolas Sarkozy hué par des opposants à Bayonne Au Salon de l'Agriculture, un malotru refuse de serrer la main tendue par Nicolas Sarkozy qui se fait insulter. On lui reproche depuis d'avoir traité ce républicain grossier comme il le mérite !

fn

et mainteant voyant ce que pense les cadres de notre jeanne d'arc nationale qui elle entend des voix mais pas ceux des français voyant çà de plus près ........ pour finir les médias sont un véritable poison pour votre discernement qui fait cruellement défaut lorsque le frigo est vide et les usines fermées alors les Marines et les démagogues vous racontes des fables et çà marche réveillez vous le probleme economique n'a jamais été  ni religieux ni sociale mais financier et bancaire là est la clé de votre liberté le reste ne sert qu'à vous diviser pour mieux vous tondre.....

source rusty james et http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/comment-les-medias-manipulent-l-143606

24 avril 2011

LA SURMÉDIATISATION DES SONDAGES LE PEN EST UNE OPÉRATION DE DÉSINFORMATION

Orchestration_des_sondagesLA SURMÉDIATISATION DES SONDAGES LE PEN EST UNE OPÉRATION DE DÉSINFORMATION

Les deux « sondages » publiés coup sur coup par Harris Interactive étant ainsi dépourvus de toute valeur scientifique, un autre « institut » aurait parfaitement pu produire d’autres « sondages » présentant Mme Le Pen obtenant 14 % ou 16 % des voix et échouant à franchir l’étape du second tour.

Pourtant, ces deux sondages Harris Interactive ont bénéficié d’une orchestration médiatique d’une ampleur que l’on n’avait pas connue depuis plusieurs années. Toutes les télévisions, toutes les radios et toute la grande presse écrite a propulsé ces « informations » au premier rang de l’actualité nationale et même mondiale.

Résultats des sondages Google
    Le sondage Harris Interactive diffusé le 5 mars 2011 et donnant Marine Le Pen en première place au premier tour de l’élection présidentielle a fait l’objet d’une mise en scène véritablement hollywoodienne. Présenté comme un « coup de tonnerre », ce sondage certainement truqué arrive pour Google au premier rang des informations mondiales, avant même les derniers développements de la guerre en Libye.
google
Les connaisseurs ont immédiatement reconnu une opération de désinformation de grande ampleur, selon la définition qu’en donne Vladimir Volkoff : la « désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés » (in Désinformation, flagrant délit, Éditions du Rocher, 1999, p.31) :

On ne saurait mieux résumer l’opération de désinformation qu’en citant la présentation de ces sondages telle qu’a osé le faire le magazine Le Point, en reprenant une dépêche Reuters :

« Marine Le Pen affole les compteurs en vue de 2012 –  Marine Le Pen semble en passe de réussir son pari d’être au second tour de la présidentielle avec des sondages spectaculaires qui suggèrent que le Front national n’a pas simplement changé de prénom mais également d’image. Lancée à vive allure vers son objectif déclaré, la nouvelle présidente du FN s’imposerait au premier tour dans tous les cas de figure selon une enquête Harris Interactive publiée mardi par le Parisien.  Au-delà des controverses sur la méthodologie employée pour consacrer la fille de Jean-Marie Le Pen reine des sondages, les analystes insistent sur la vague qui la porte vers les sommets ». http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/marine-le-pen-affole-les-compteurs-en-vue-de-2012-08-03-2011-1303935_240.php

14 mois avant l’échéance, alors que nul ne sait qui seront les véritables candidats et alors que la longue campagne électorale ne commencera réellement que dans environ 8 mois, le magazine Le Point a ainsi déjà « sacré » Marine Le Pen comme « reine des sondages » [sic] et a le culot d’affirmer qu’elle « semble en passe de réussir son pari d’être au second tour de la présidentielle ». Quant à l’absence totale de scientificité de ces prétendus « sondages », le magazine l’évacue avec une simple incidente : « Au-delà des controverses sur la méthodologie employée… » [sic].

Ce qui revient très exactement à dire :

« Au-delà du fait que ces sondages sont faux, ils sont quand même vrais ».

En termes de mise en scène et de désinformation, cela s’appelle « planter le décor ». Désormais, tous les commentaires politiques vont pouvoir gloser à l’infini sur la présence de Mme Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Et tous les sondages ultérieurs se sentiront peu ou prou obligés de ne pas trop s’éloigner de ces « sondages » Harris Interactive, quitte à procéder aux « redressements » les plus injustifiés. Les professionnels de la politique, et notamment les députés et les sénateurs qui connaissent bien le terrain, savent bien que la situation est actuellement très mauvaise en  France. Mais ils savent également que le FN (qui n’avait obtenu que le bien maigre score de 2,45% des électeurs inscrits aux élections européennes de juin 2009) n’en est pas pour autant à récolter 1 suffrage sur 4, un an et demi après.

C’est pourquoi le prétendu « sondage » publié le 5 mars par Le Parisien a remis sur le devant de la scène une proposition de loi adoptée en première lecture par le Sénat, et défendue conjointement par le PS Jean-Pierre Sueur et l’UMP Hugues Portelli pour mieux réglementer les sondages.
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Voici quelques jours, le 3 mars 2011, le magazine Marianne, était justement allé interroger M. Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de Harris Interactive France, pour lui demander pourquoi il s’insurgeait contre cette proposition de loi – votée à l’unanimité. A quoi le responsable de Harris Interactive France avait répondu, bien entendu après avoir réaffirmé son souci de « transparence »  : « Nous ne croyons pas que les sondages façonnent l’opinion.  […]

À Harris Interactive, nous ne sommes pas favorables à la publication des données brutes, des marges d’erreur et de l’instauration d’un délai de 24h00 entre la fin d’une enquête et sa publication ». http://www.marianne2.fr/Sondages-pour-JD-Levy-Harris-Interactive–le-commanditaire-doit-etre-transparent_a203403.html

Si l’on y réfléchit bien, cette réponse est un aveu. Car un institut de sondage digne de ce nom, s’il n’avait en tête que la seule fiabilité scientifique des études qu’il produit, devrait être le premier à vouloir augmenter le niveau d’exigence de la loi afin d’empêcher que des officines de désinformation ne nuisent à la profession. En s’opposant au contraire à l’édiction législative de meilleurs contrôles des « sondages » produits, Harris Interactive France a jeté le masque : il n’est pas là pour éclairer l’opinion mais pour la déformer.

Du reste, les grands politiques ne sont pas plus dupes de cette désinformation délibérée.La société Harris Interactive France n’est qu’une toute petite entreprise, qui ne regroupe qu’une cinquantaine de personnes. En revanche, elle est la filiale d’un groupe beaucoup plus puissant, le groupe américain Harris Interactive, qui dispose de près de 1 300 personnes au niveau mondial.

Le siège social de Harris Interactive est situé à New York (161 Sixth Avenue, New York, NY 10013) et le groupe est dirigé par un conseil d’administration de 7 membres, dont on trouve la liste sur http://ir.harrisinteractive.com/directors.cfm

Parmi ces membres dirigeants, deux doivent plus spécialement retenir notre attention.

La PDG de Harris Interactive a été sélectionnée par la Maison Blanche et le FBI    * le Système a décidé de faire élire coûte que coûte M. Strauss-Kahn à la présidence de la République française en 2012 ;

    * comme d’habitude depuis 28 ans, le Système a prévu d’avoir recours aux basses oeuvres du FN pour neutraliser les 15 à 20 % d’électeurs fatidiques qui pourraient s’opposer à ses projets, en divisant  les Français sur des sujets polémiques et odieux ;

    * les deux faux sondages, des 5  et 7 mars 2011, présentant Mme Le Pen au second tour de l’élection présidentielle ont été conçus à cette fin, de même que l’hypermédiatisation de Mme Le Pen.

L’objectif des faux sondages Le Pen est triple :

- organiser une panique à gauche pour simplifier la procédure de choix du candidat socialiste et imposer M. Strauss-Kahn aux socialistes ;

-  tout faire pour que Mme Le Pen soit présente au second tour, afin d’assurer à M. Strauss-Kahn une élection sans coup férir avec plus de 75 % des voix.
-  en profiter au passage pour salir toute idée de libération nationale, de sortie de l’UE et de l’euro, en entretenant la confusion, dans l’esprit de l’électorat, entre ces propositions salvatrices et légitimes d’une part, et les obsessions xénophobes, racistes et d’extrême droite du FN d’autre part.

http://www.u-p-r.fr/actualite/france/faux-sondages

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14 mars 2011

Les vrais chiffres de l'immigration en france

racisme"Il faut arrêter d'agiter des peurs. Il n'y a pas eu d'afflux massif d'immigrés depuis le printemps arabe." Ancien porte-parole de l'UMP, devenu président de l'office français de l'immigration et de l'intégration, Dominique Paillé est catégorique : le spectre d'un afflux de migrants venus de Tunisie, de Libye, d'Egypte ou d'ailleurs est un fantasme. "Mis à part le cas particulier de quelques arrivées à Lampedusa en Italie, qui est à part, tout cela relève de la pure fiction", insiste-t-il.

LES "GRANDES INVASIONS" ANNONCÉES "N'ONT JAMAIS EU LIEU"

C'est sur cette île italienne, devenue le symbole de l'immigration en Europe avec ces images de navires chargés de migrants, que s'est rendue, lundi 14 mars, Marine Le Pen, qui compte bien profiter des peurs générées par les révolutions arabes. Et qui n'est pas la seule : Nicolas Sarkozy le premier avait, lors de son allocution à l'issue du remaniement du 27 février, mis en garde contre "les conséquences de telles tragédies sur les flux migratoires. C'est la France qui serait en première ligne", estimait le chef de l'Etat.

Une perspective balayée par Claire Rodier, juriste spécialiste des questions d'immigration au sein du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés) et cofondatrice du réseau d'études des question d'immigration euro-africain Migreurop. Elle rappelle que "dans l'histoire récente, les 'grandes invasions' annoncées, par exemple en provenance d'Europe de l'Est après la chute du mur de Berlin, n'ont jamais eu lieu". Selon elle, au contraire, "l'histoire de mouvements de démocratisation est aussi une histoire où des gens reviennent dans leur pays".

Dominique Paillé est plus nuancé. "Les moments d'incertitude politique ou institutionnelle créent toujours un 'appel d'air' migratoire. Mais si l'Europe est présente aux côtés des nouveaux régimes, on pourra dissuader l'immigration. La démocratisation du Maghreb est une bonne nouvelle".

Sandrine Mazetier, députée PS de Paris et secrétaire nationale aux questions d'immigration, est du même avis : "il y a eu une petite arrivée d'immigrés, liée à un désordre ponctuel en Tunisie, mais pas d'afflux massif. L'UMP et le président mélangent volontairement l'immigration à Lampedusa et les populations massées à la frontière libyenne, qui cherchent le plus souvent à rentrer chez elles."

Brandies par Marine Le Pen comme un exemple du péril imminent, les populations qui se pressent à la frontière libyenne ne sont en effet pas en attente de venir en Europe. "Il y a plusieurs catégories", relève Claire Rodier. "Des gens, notamment des Egyptiens, qui travaillaient en Libye et qui veulent rentrer chez eux ; mais aussi des gens qui viennent d'Afrique subsaharienne et qui étaient déjà des réfugiés politiques en Libye, qui ne peuvent pas rentrer chez eux car il y a un danger."

LAMPEDUSA, UN ACCORD AVEC KADHAFI

Le cas de Lampedusa est également issu d'un amalgame. Certes, l'île a vu arriver, selon les autorités locales, environ 10 000 migrants depuis le début de l'année 2011, soit le triple de l'année précédente. Mais ce chiffre est à relativiser : l'Italie, puis l'UE, ont négocié avec la Libye, qui a signé fin 2008 un accord pour empêcher l'immigration vers l'Europe de population le plus souvent issues de l'Afrique subsaharienne.

Selon les chiffres du ministère de l'intérieur italien, cet accord avait fait fortement baisser les arrivées à Lampedusa : de 37 000 en 2008, on n'en comptait plus que 3 000 deux ans plus tard en 2010, au point que le centre d'accueil installé sur l'île avait fermé ses portes.

Cet accord pourrait désormais se retourner contre l'Europe. "Il faut être vigilant, s'il n'est pas renversé, Kadhafi pourrait utiliser l'arme migratoire en guise de réciproque", estime Dominique Paillé. "En 2006, Kadhafi avait menacé d'envoyer deux millions de migrants, relativise Claire Rodier. Ils ne sont jamais arrivés. En Europe on a tendance à voir les flux migratoires comme des entités théoriques, en oubliant qu'il s'agit d'individus."

Et la juriste de rappeler que, selon le Haut Commissariat des Nations unis pour les réfugiés, 80 % des réfugiés politiques au monde sont pris en charge par des pays en développement et seulement 20% par les pays de l'OCDE. De même, selon la Banque mondiale, 69 % des migrations subsahariennes sont des migrations Sud-Sud.

Pour Sandrine Mazetier, l'accord avec Kadhafi "montre à quel point l'Europe était dans un contresens historique, en bafouant ses propres principes au nom de la lutte contre l'immigration, sans jamais se dire que l'existence de ces régimes autoritaires au Maghreb était l'une des causes de l'immigration".

L'IMMIGRATION "GLOBALEMENT STABLE" DEPUIS VINGT ANS

Pour le reste, l'image d'une vague imminente d'immigration venue des pays du Maghreb qui ont subi une révolution ne s'appuie sur rien, ou presque. Sur le long terme, s'il est vrai que l'Europe est la première destination d'immigration au monde, les flux apparaissent relativement stables depuis une vingtaine d'années.

De fait, selon la fondation Robert Schuman, en 2010 les immigrés représentaient 8,6 % de la population européenne, soit moins qu'aux Etats-Unis (12,9 %).Et des voix de plus en plus nombreuses estiment qu'avec le vieillissement de la population, l'Europe devra, à l'instar des Etats-Unis, faire appel à l'immigration pour maintenir sa force de travail à l'avenir.

La France comptait en 2010 6,5% d'immigrés, soit moins que l'Allemagne (10 %). "L'immigration a changé en vingt ans, ajoute Sandrine Mazetier. Elle s'est rajeunie, elle est plus mixte, plus diplômée. Mais ce phénomène est occulté, on préfère continuer à la caricaturer en 'toute la misère du monde' qui débarquerait chez nous."
Samuel Laurent

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