Projet BLOODSTONE : était une armée secrète de la CIA , composées de nazis SS

guerre secrète

Un Programme de la CIA pour créer une unité spéciale, qui serait utilisée pour des assassinats et des enlèvements de personnalités étrangères.

Le programme surnommé "Bloodstone" est sans doute l'un des moins connu, tout en étant l'un des éléments les plus significatifs, au sujet des aspects criminels de l'agence de renseignement Américaine.

On peut dire que ce projet est né quasiment en même temps que la CIA, puisqu'il sera décidé au printemps 1948 (et la CIA fût crée en septembre 1947). Les missions du projet seront définies très précisément dès le départ par les chefs d'opérations de la CIA, et le Pentagone qui est au courant du projet, mentionnera que l'opération Bloodstone sera chargée, "d'opérations spéciales". En outre, le "National Sécurity Council", le "Conseil national de sécurité" avait déjà autorisé la CIA à procéder à des "projets spéciaux" (des "opérations clandestines"), par une "Executive Authorization of Cover Action", à partir de 1948.

Les objectifs du projet Bloodstone sont sans aucunes ambiguités pour celles qui sont de nature criminelle:

- Recrutement de transfuges, voulant ou ayant quitté l'URSS et rallier l'Ouest;

- Recrutement et utilisation de toutes organisations d'extrême-droite, officielles ou non, mais farouchement anti-communiste; 

- Recrutement d'anciens militaires et agents nazis, pouvant être employé contre l'URSS;

- Création d'une unité spécifique, pouvant être utilisée pour des assassinats et des enlèvements et aussi des missions de sabotage;

- Possibilités d'être employé pour des opérations anti-communistes, de "guerre clandestine" et de "subversion".

 

La planification du programme et la création de l'unité.

La mise en place du programme et la constitution de la future unité, seront placés entre les mains d'un nouveau venu à la CIA, mais qui est loin d'être un débutant dans le domaine du renseignement, et encore moins pour ce qui est de superviser une unité qui doit être utilisée sur le terrain, pour des missions secrètes. Il s'agit du colonel Boris T. Pash, qui était officier du contre-espionnage, et était responsable de la sécurité du "Manhattan Engineer District", pendant la Seconde Guerre Mondiale, et qui fera ensuite partie des "missions militaires Alsos" en France et en Allemagne (1).

Pash est donc un militaire aguerri, très compétent pour organiser des opérations commandos, et surtout qui connait déjà le monde du renseignement, de par sa carrière. De plus, un petit atout non négligeable et que Pash, malgré être né aux Etats-Unis, avait vécu de nombreuses années en Russie durant sa jeunesse. Il y avait vécu sur place la Révolution d'Octbre de 1917, et quittera la Russie après avoir suivit les armées des "Russes Blancs", avec son père d'origine Russe, un pasteur qui y avait été envoyé comme missionnaire. Pash s'engagera dans l'armée Américaine dans les années vingt et fera toute sa carrière dans les services de renseignements.
Pash connait donc le Russe et le parle couramment (ce qui est bien-sûr intéressant quand on veut recruter des personnes originaire d'URSS). 

Pash était arrivé en 1948 comme "représentant de l'armée" auprès de la CIA. Le 3 mars 1949, il rejoindra l'OPC, "Office of Policy Coordination", le "bureau de la coordination des politiques". L'OPC, qui existera de 1948 à 1952, avait été mit en place pour remplacer le "Spécial Procédures Group" et portera pendant une courte période le nom de "Office of Spécial Projects", avant de prendre son nom définitif de OPC. Ce dernier était dirigé par Franck G. Wisner pour: "...la guerre secrète contre l'Union Soviétique, basée sur un programme d'infiltration et de déstabilisation, de subversion, et de la guerre de guérilla pure et simple destinée à faire reculer le pouvoir Soviétique en Europe de l'Est et des républiques Soviétiques de Biélorussie et d'Ukraine. Son directeur jouit de pouvoirs quasi illimités pour poursuivre par tous les moyens qu'il croit devoir appliquer pour atteindre ses objectifs politiques - y compris, bien sûr, l'emploi des ex-nazis, des criminels de guerre, des anciens des réseaux de renseignement SS."

L'OPC, "Office of Policy Coordination", de par sa fonction, travaillera donc en étroite collaboration avec l'opération Bloodstone. Et aura recourt à elle, pour étendre ses activités d'opérations clandestinnes dans le mode entier.(2)

Par la suite, Pash deviendra le chef d'une unité, la "PB/7", pour "Program Branch 7". Cette unité, qui est une "Spécial Opérations Unit with Assassination Juridisction", une "unité des opérations spéciales ayant le pouvoir et l'autorisation à faire commettre des assassinats", était à ce moment constituée de cinq personnes et plus tard, deux agents supplémentaires viendront la compléter. Ces sept agents, deviendront les planificateurs et les concepteurs des opérations d'assassinat et d'enlèvement, dont la CIA aura la charge. Comme vous pouvez le voir sur le document ci-dessous:

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Elle recevra une charte écrite qui dira, entre autres, que "les membres de l'unité PB/7 seront responsables d'assassinats, d'enlèvements ainsi que d'autres fonctions qui pourront de temps en temps leur être donné par ...une autorité supérieure" (document ci-dessous).

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Leurs procédures seront reprises est appliquées à six autres branches de programme de l'OPC, comme celles de: "la guerre politique, la guerre psychologique, la guerre économique, l'enlèvement et l'évasion, le sabotage et le contre-sabotage".

Alors qu'il dirige la "PB/7", on sait également que Pash se trouvera aussi impliqué dans le Projet "Bluebird" (qui deviendra plus tard le projet "Artichock") (3), par le lien qu'il aura avec une autre "unité spéciale", qui s'appelait officiellement, le "Health Alteration Committee", le "Comité pour l'aménagement de la Santé" et qui était utilisé pour la création de drogues. Et dont Pash sera le co-dirigeant, avec le Dr. Sidney Gottlieb.

Pash quittera le projet Bloodstone le 3 janvier 1952, mais continuera à être en lien avec la CIA sur d'autres projets d'importance après cette date (cela sera confirmé par une lettre de la CIA du 16 janvier 1976). Il prendra sa retraite du service actif en 1957.

Il faut signaler ici que l'unité PB/7 aura un rôle déterminant dans son opposition face à un autre service de la CIA et son refus, lorsque la "CIA's Warfare Political Program Branch", "la branche du programme de la CIA pour la guerre politique", profitant d'une absence de Pash qui se trouvait à l'étranger, approchera l'unité, pour demander l'assassinat de leaders communistes Asiatiques. Le Chef-adjoint, qui assurait alors l'intérim comme responsable de l'unité, répondra que le chef du "Political Program Branch", n'avait pas "l'autorité supérieure" nécessaire, pour donner de tels ordres. Et il sera en cela appuyé par le Quartier Général de la CIA, qui enverra un câble, disant qu'il "désapprouvait la recommendation de faire assassiner des leaders Asiatiques". (Cette branche de la "guerre politique", essaiera de renouveler sa tentative en 1955. Quand elle demandera l'assassinat de leaders politiques Asiatiques, lors d'une conférence. Demande qui sera de nouveau rejetée). 

 

Les méthodes d'assassinats dans le manuel de la CIA de 1954.

La participation des agents de la CIA dans des assassinats remonte avec certitude, au moins à 1954, quand il sera préparé un manuel pour accomplir des meurtres, dans le cadre d'une opération à l'encontre du gouvernement de gauche du Guatemala. 
Ce manuel de 19 pages, qui a été déclassifié en 199, est sans équivoque sur ce qu'il cherche à enseigner: "Le point essentiel de l'assassinat est la mort du sujet", et déclare que, "même s'il est possible de tuer un homme avec les mains nues..." "...les plus simple des outils locaux sont souvent le moyen le plus efficace de l'assassinat. Un marteau, une hache, une clé, un tournevis, le feu, le couteau de cuisine, un pied de lampe ou quoi que ce soit de dur, lourd et maniable suffira".

Le manuel recommandait ce qu'ils appellent, "l'accident artificiel", comme le meilleur moyen de se débarrasser de quelqu'un. "L'accident le plus efficace... ...est une chute de 75 pieds ou plus sur une surface dure. Les cages d'ascenseurs, les escaliers, les fenêtres et les ponts peuvent servir." Le manuel suggère de procéder en saisissant la victime par les chevilles et de procéder à un "basculement du sujet sur le bord...". "Pousser au passage des trains, des wagons de métro sont généralement efficace, mais nécessitent une synchronisation précise."

Le manuel examine ensuite les "armes contondantes", notant que, "un marteau peut être trouvé presque partout dans le monde" et que "les battes de baseball sont également excellentes". Le manuel explique les meilleurs endroits du corps pour tuer une personne par arme blanche ou encore les avantages et les inconvénients de l'utilisation des fusils, pistolets, mitraillettes et autres armes.

 

Les recrutements de l'unité "PB/7" au cours de la Guerre Froide.

L'opération Bloodstone deviendra alors une alternative pour des dizaines de membres actifs d'organisations d'extrême-droite anti-communiste et d'anciens nazis, qui seront jugé utile pour la guerre contre le communisme en Europe de l'Est, et qui trouveront à entrer légalement aux Etats-Unis. La face "officielle" du projet pour le Congrès, était d'utiliser les "socialistes, syndicats, intellectuels, les groupes politiques de droite et d'autres", pour la distribution de propagande anti-communiste, par des "prospectus, publications, magazines ou encore par l'utilisation de radio clandestine". Les activités criminelles étant bien-sûr cachées aux parlementaires Américains et gardées beaucoup plus secrètes.

Beaucoup de recrues de Bloodstone, qui étaient d'anciens militaires ou d'anciens agents nazis, seront introduit aux Etats-Unis pour servir à la CIA. Certains d'entre eux finiront par devenir des agents pour des missions d'assassinat et de sabotage. Les hommes (et même des femmes), qui se seront enrôlés en vertu de l'opération Bloodstone, n'étaient pas seulement de simple "criminels de guerre", comme par exemple des gardiens de camp de concentration, comme on pourrait le penser. Bien au contraire, il y a avait aussi ce que l'on pourrait appeler, un personnel nazi "de haut niveau". Des commandos militaires chevronnés, des dirigeants de services, des spécialistes du renseignement, qui avaient tous épousé la cause nazie.

En 1950, l'armée clandestine organisées par les Américains en Europe de l'Est, constituait principalement d'anciens combattants des Waffen-SS, comptait quelque trente mille hommes formés, et entièrement équipé. Cela a été bien sûr un problème majeur pour dissimuler une telle grande armée clandestine. Et la meilleur solution sera de la cacher dans les rangs des propres forces Américaines en Europe, sous le couvert de ce que l'on a appelé les "unités de service du travail" (des auxiliaires de service non-américains qui secondé l'armée américaine en Allemagne).

A l'appui de leur tâche, les agents de la CIA furent aidés par Joseph Schreider, qui travaillait dans les laboratoires de l'agence, dans le but de développer de nouveaux poisons pour les assassinats.
La CIA mit au point des médicaments et des toxines bactériologique qui pouvaient immobiliser une personne pour des heures, des jours ou des mois, ou la tuer d'une manière qui ne pourrait être constatée par une autopsie ou qui pouvait sembler être le résultat d'une maladie mortelle, que l'individu pourrait vraisemblablement avoir contracté naturellement.

 

Les assassinats liés à ce programme de la CIA.

Voici quelques opérations réalisées, parmi les programmes d'assassinat les plus notoires, dont des comptes-rendu et des informations sont parvenu jusqu'à nous (très peu sont connu en détail):
 

Les opérations "Hagberry" et "Lithia".

Deux de ces opérations d'assassinat nous sont assez bien connu. Elles avaient pour nom de code "Hagberry" et "Lithia", et avaient été dirigées contre des agents étrangers qui avaient pénétré des réseaux d'espionnage anglo-américain émigré en Europe (qui opérait dans le cadre d'une mission d'espionnage, qui avait pour nom de code "Rusty").

L'opération Hagberry avait été conçu pour liquider un réseau de renseignement Soviétique dans la zone géographique Américaine, connu sous le nom de "Anneau de Chikalov". 

L'opération Lithia, qui avait commencée sous les auspices de l'armée en novembre 1947, avait autorisée "la liquidation dans la zone Américaine de l'Anneau Kindermann, un réseau de grande envergure en Tchécoslovaquie." Une partie du processus de liquidation devait apparemment assassiner tous les personnels soupçonnés d'être des agents double. 

 

L'opération Ohio.

Cette opération est le parfait modèle, de l'applications des objectifs du programme Bloostone.
Elle avait au départ était financée, supervisée et autorisée par l'US Army Counter Intelligence Corps (CIC), l'Office of Naval Intelligence (ONI), et le renseignement de l'US Air Force (G-2), sous le nom de code de "Ohio", et sera poursuivie durant les années cinquante sous la conduite de la CIA.

Cette opération employait une équipe d'Ukrainiens ex-nazis pour liquider des agents doubles et et des agents Soviétiques de l'Est, ainsi que des agents Québécois, se trouvant dans un camp de personnes déplacées à Mittenwald en Allemagne de l'Ouest, dans les Alpes de Bavaroise. Pour cette opération, plusieurs anciens de l'Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN), qui avaient derrière eux, bon nombre de crimes contre l'humanité, avaient été recruté. (4)

Selon un rapport, on estime que plus de cent personnes ont été assassinés par cette opération, en Europe occidentale après la guerre, mais le nombre exact n'a jamais été confirmé. Selon un employé d'origine Russe de la CIA qui a travaillé dans le camp de personnes déplacées à Mittenwald en Bavière du Sud, les agents Américains présents dans le camp se sont débarrassé des cadavres en les brûlant dans les fours à pain, qui se trouvaient dans le camp. 
Une femme qui a travaillé comme secrétaire des autorités Américaines dans le camp de Mittenwald a également confirmé les meurtres qui y ont eu lieu. Un autre informateur qui a été témoin de ces incidents a soutenu que les clés des fours à pain de Mittenwald étaient détenues par des hommes en uniformes de l'armée des Etats-Unis, et les tueurs Ukrainiens n'avaient qu'à les demander aux Américains, chaque fois qu'ils voulaient utiliser les fours. 

 

Le "Jungen Deutscher Bund".

En 1950, des unités de service du travail ont étaient utilisées comme couverture à la fois par le CIC et la CIA, dans le but de former une organisation d'extrême-droite Allemande à Berlin. Qui était officiellement une unité des services techniques du métro, mais dont le vrai nom était le "BDJ", "Jungen Deutscher Bund", ou "Ligue des jeunes Allemands"). L'un des objectifs du BDJ, devait consisté à effectuer un programme d'assassinat en Allemagne de l'Ouest dans le cas d'une attaque Soviétique. Les équipes de la BDJ devaient approcher les cibles sélectionnées, qui étaient des dirigeants Allemands qui avaient été jugés insuffisamment anti-communiste, puis de les supprimer. Les cibles étaient non seulement des communistes Allemands, mais aussi des membres du Parti social-démocrate (le principal parti d'opposition sous le régime Adenauer), y compris le chef du parti, le ministre de l'Intérieur, et les maires de Hambourg de Hesse et de Brême.
 

L'opération Amlash.

Par le biais de L'opération Amlash, la CIA cherchera pendant des années à assassiner Fidel Castro par différents moyens. Elle a même engagée la mafia pour empoisonner sa nourriture et même tenter de lui donner une combinaison de plongée contaminée par le "pied de Madura", une maladie tropicale très rare, qui commence dans le pied et se déplace vers le haut, détruisant lentement le corps. Et aussi en tentant empoisonner ses cigares.
Comme vous pouvez le voir sur ce "mémorendum pour les archives" de la CIA du 23 mai 1967, classé "Secret - Eyes Only" et ayant pour objet: "Rapport sur les plans pour assassiner Fidel Castro", déclassifié en 1997. La seconde page présente les différentes phases des tentatives qui eurent lieu entre 1960 et 1966 (le rapport complet fait 141 pages!).

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En 1960, la CIA a aussi élaborée un plan (qui avait été approuvé par Eisenhower) pour tuer Patrice Lumumba, un leader congolais, en infectant sa brosse à dents avec la bactérie d'une maladie mortelle. Il en serait mort quelques jours ou quelques semaines plus tard.

Le 2 novembre 1963, ce sera le président du Sud-Vietnam, Ngo Dinh Diem et son frère Ngo Dinh Can.

Vers la même époque, la CIA réussira à faire parvenir un mouchoir empoisonné au général Abdul Karim Kassem, un leader Irakien pro-soviétique.

Pendant les années de le Guerre Froide, il est établit que la CIA a comploté contre huit dirigeants étrangers, dont cinq sont morts violemment. L'agence à procédé de différentes manières dans chaque cas.

 

Les opérations "ZR-RIFLE".

Un des agents responsable le plus impliqué était William Harvey, qui sera en poste au bureau de la CIA à Berlin-Ouest, dans la zone d'occupation Américaine, jusqu'en 1960. Avant d'être nommé en charge de préparation d'assassinats en 1961, par Richard Bissel, un "Directeur des opérations et des plans" de la CIA. Il y eu à ce moment (suite à l'arrêt du projet "Bloodstone" à la fin des années cinquante), le désir de "moderniser" et aussi d'améliorer la façon de faire, qui avait été initiée en 1948.

En janvier 1961, Bissell donnera instruction à William Harvey, qui était alors chef de personnel de la "CIA Foreign Intelligence", de mettre en place une "mesure des capacités sur le pouvoir exécutif", qui comprenait la recherche sur la possibilité d'assassinat de dirigeants étrangers. Bissell avait indiqué que les actions envisagées couvriraient un large éventail d'actions visant à "éliminer l'efficacité" de dirigeants étrangers, avec l'assassinat comme etant le moyen "le plus extrême" de mode d'action.

Les plans et opérations pour les assassinats de dirigeants et de personnalités politiques, les "Executive action assassination capability", prendront le nom de code de "ZR-Rifle". Et les équipes constituées pour effectuer cette besogne seront surnommées les "ZR-Rifle Team".(5)

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La dénomination "ZR-Rifle" est utilisée pour désigner en fait deux programmes, deux applications différentes. L'une étant l'action proprement-dite d'assassinat. La seconde étant destinée à fournir une couverture pour les exécutants, des missions d'assassinats , comme vous pouvez le voir avec cette note de bas de page (document ci-dessous). William Harvey sera en charge de la section de la CIA ayant une compétence générale pour ces deux programmes.

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Harvey déclarera que Bissell lui avait dit que "la Maison Blanche" avait les années précédentes par deux fois, préconisée la création d'une telle "capacité d'intervention". William Harvey dira aussi que les 25 et 26 janvier 1961, il avait rencontré deux autres cadres de la CIA: Joseph Scheider, qui était alors devenu chef de la Division des services techniques, et un officier recruteur de la CIA (apparemment James O'Connell, du Bureau de la sécurité du sous-directeur chargé des enquêtes et soutien opérationnel), pour discuter de la possibilité de créer au sein de l'Agence une "Executive Action Capability". En clair, il est demandé officiellement à la CIA de pouvoir mettre en oeuvre des assassinats, qui pourront être ordonné directement par le président des Etats-Unis.

 

L'agent "QJ-WIN".

Un seul agent sera placé sous contrôle direct de Harvey pour Les opérations "ZR-Rifle" (mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en eu pas d'autre, pour ces opérations). Cette agent avait le nom de code "QJ-Win", c'était un citoyen étranger ayant des antécédents criminels qui avait été recruté par la CIA pour certains programmes sensibles, qui existaient déjà, avant la mise en place des projets "ZR-Rifle". Harvey utilisa "QJ-Win" pour repérer des civils, des "particuliers" avec des antécédents criminels qui pouvaient être employé en Europe, avec une possible utilisation polyvalente (avoir des activités criminelles, tout en ayant une "façade" civile et une "couverture" publique sans histoires. Qui pourrait être également utilisé par la CIA). "Par exemple, QJ-Win signalera qu'un atout potentiel au Moyen-Orient était "le chef de file d'un syndicat de jeu" qui était en fait "un bassin d'assassins" (voyez les trois documents ci-dessous).

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Et cet agent "QJ-Win", déjà utilisé dans l'assassinat de Lumumba, à aussi était chargé d'une opération dans le but de tuer Castro. Dans le "mémorendum pour les archives" mentionné plus haut, on trouve cette page d'une opération de février-mars 1962, disant que "l'opération Castro et ZRRFIFLE sont synonyme"..., et aussi "...synonyme avec QJWIN l'agent chargé de l'intégralité du programme". Les "opérations ZR-Rifle" étaient donc bien une réalité, dès 1962:

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Il serait interessant de découvrir le nom réel, et qui était cet agent "QJ-Win" (un autre agent en relation avec ce genre d'opération avait le nom de code de "WI-Rogue").
 

En général, un projet ZR-Rifle consistait à évaluer les problèmes et les exigences de l'assassinat, pour l'élaboration d'un plan réalisable et d'évaluer les "capacités" appropriées, qui devraient être mise en oeuvre pour assurer sa réalisation. Plus précisément, il s'agissait de repérer des agents potentiels et de rechercher les meilleurs techniques d'assassinat qui pourraient être utilisées. 

Même si le programme "Bloodstone" se termina officiellement à la fin des années cinquante, son action à en fait continuée, avec d'autres programmes sous d'autres noms. Le chiffre exact du nombre total des assassinats voulu et orchestré par la CIA durant la Guerre Froide, est bien-sûr inconnu. Il est très difficile à estimer, mais il doit être de plusieurs centaine et peut être même de plusieurs milliers.

 

(1) Voir "Les Black Program: Le Projet Alsos".

(2) L'OPC se trouvera malgré tout exclu à partir de 1950 du sud-est asiatique. Le général MacArthur (général en chef des forces Américaines en Asie) ayant refusé d'accorder l'autorisation à l'OPC, de procéder à des activités sur le théatre d'opération du Pacifique durant la guerre de Corée.

(3) Voir "Les Black Program: Le Projet MK Ultra/Monarch".

(4) Durant l'occupation Allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale, l'OUN joua un rôle important dans l'extermination des Juifs et d'autres "indésirables", et ont souvent effectuer le travail des "Einsatzkommando", les escadrons Allemands d'extermination. 

(5) Lorsque la CIA sera impliquée dans la préparation et l'assassinat du président Kennedy, elle aurait tout simplement suivit la marche à suivre, inspirée des procédures d'opérations "ZR-Rifle". 

Sources:
"Rapports supplémentaires détaillés du personnel sur l'étranger et le renseignement militaire, volume IV, Rapport final du comité sur l'étude des opérations gouvernementales au sujet des activités de renseignements aux Etats-Unis", rapport du Sénat des Etats-Unis n° 94-755 du 23 avril 1976;

"Plans allégués d'assassinats de dirigigeants étrangers, Rapport du comité sur l'étude des opérations gouvernementales dans l'activité du renseignement", rapport du Sénat 
des Etats-Unis n° 94-465 du 20 novembre 1975;
"Blowback - American's recruitment of Nazi and its disastrous effect on our domestic and foreign policy", par Christopher Simpson, Editions Collier Books - Macmillann; http://actualitedelhistoire.over-blog.com/
"The CIA, licensed to kill - The agency has been involved in planning assassinations since at least 1954", par David Wise, article paru dans le Los Angeles Times du 22 juillet 2009.

 


SERVAL Le logiciel de téléphonie mobile qui permet de Téléphoner gratuitement

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Depuis quelques semaines, les propriétaires d’un téléphone mobile équipé du système Android peuvent télécharger gratuitement un logiciel baptisé Serval. Malgré une arrivée discrète, celui-ci pourrait bouleverser le marché de la téléphonie et remettre en cause le contrôle étatique des réseaux. Pour l’installer, il faut d’abord « rooter » son téléphone, c’est-à-dire désactiver les verrouillages imposés par les opérateurs. Dès lors, Serval permet à un groupe de mobiles de se connecter directement, sans carte SIM ni antenne relais. Il fonctionne selon le principe d’un maillage (« mesh ») consistant à créer des réseaux temporaires et mouvants, entièrement décentralisés. Lorsque deux appareils sont proches l’un de l’autre (quelques centaines de mètres), ils se parlent en direct. S’ils sont trop éloignés, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche – sans que leurs propriétaires aient à faire quoi que ce soit.

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Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l’université Flinders d’Adelaïde, avec l’aide d’étudiants de l’Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : « Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation. »

Dans sa première mouture, Serval se sert des émetteurs Wi-Fi des téléphones et, en cas de besoin, des bornes Wi-Fi alentour. Mais la prochaine version utilisera directement leur émetteur principal, sur les fréquences GSM – ce qui, en Europe, pourra poser des problèmes juridiques. Encore difficilement mesurables, les répercussions géopolitiques d’une telle invention sont potentiellement importantes. M. Gardner-Stephen souhaite ainsi la déployer en priorité dans des régions du tiers-monde délaissées par les opérateurs de téléphonie, et dans des zones où les réseaux ont été détruits par des catastrophes naturelles. Dans les grandes métropoles, où tout le monde possède un mobile, Serval pourrait aisément créer des réseaux denses et efficaces, échappant à tout contrôle, commercial ou administratif, au grand dam des Etats.

L’équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d’un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s’y intéressent.

Source : Le Monde

télécharger Serval

-  http://actuwiki.fr/actu/28864/#sthash.hLAOBOBS.dpuf

Ce petit programme gratuit pour Android inquiète les autorités. Il supprime en effet le contrôle que celles-ci pouvaient avoir sur les communications téléphoniques, puisqu’il permet à des mobiles de se connecter directement entre eux, sans carte SIM ni réseau. Son inventeur dit qu’il restaure le vrai potentiel des téléphones mobiles.

 

L’arrivée de Serval a été discrète, et pourtant, ce logiciel pourrait tout changer, puisqu’il à le pouvoir de remettre en cause la surveillance des réseaux mobiles. Depuis quelques semaines, il peut être téléchargé gratuitement par les possesseurs d’un smartphone Android.

Son créateur est l’australien Paul Gardner-Stephen, un chercheur de l’université Flinders d’Adelaïde, qui s’est adjoint les services d’étudiants de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA). 

« Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation« , explique l’inventeur.

Simple comme bonjour

Installer et utiliser Serval est loin d’être compliqué. Il suffit de « rooter » son smartphone (pour y supprimer les verrous des opérateurs) et d’y installer le logiciel. C’est aussi simple que cela.

Ensuite, un groupe de téléphones mobiles l’embarquant peuvent se connecter directement entre eux, sans faire appel ni à une carte SIM, ni a des antennes relais. En fait, les appareils sont reliés par maillage (la création de réseaux temporaires et mouvants totalement décentralisés).

Le dispositif s’adapte de plus à la distance séparant les mobiles du groupe. Si ils ne sont séparés que de quelques centaines de mètres, ils peuvent communiquer directement entre eux. Si l’éloignement est plus important, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche, et sans que leurs propriétaires aient quoi que ce soit à faire. Tout est automatique.

Des communications via Wi-Fi

Pour l’instant, Serval se base sur les émetteurs Wi-Fi des téléphones, ainsi que sur les points d’accès Wi-Fi locaux. Il est prévu que sa prochaine mouture utilise directement l’émetteur principal des mobiles, et exploite les fréquences GSM.

Paul Gardner-Stephen envisage même de donner vie à un système encore plus puissant, où certains téléphones auraient le rôle d’antennes relais : ils seraient spécialement configurés pour relayer les conversations échangées par les autres appareils, y compris ceux ne disposant pas de Serval.

Le scientifique aimerait que son invention serve en priorité dans les pays du tiers-monde ainsi que dans les zones où les réseaux mobiles ne sont plus opérationnels, suite à des catastrophes naturelles. Des fabricants de téléphones mobiles chinois se seraient déjà montrés intéressés par le programme.

télécharger Serval

Source : l’informaticien

- See more at: http://actuwiki.fr/actu/28861/#sthash.spInhatw.dpuf

Ce petit programme gratuit pour Android inquiète les autorités. Il supprime en effet le contrôle que celles-ci pouvaient avoir sur les communications téléphoniques, puisqu’il permet à des mobiles de se connecter directement entre eux, sans carte SIM ni réseau. Son inventeur dit qu’il restaure le vrai potentiel des téléphones mobiles.

serval

L’arrivée de Serval a été discrète, et pourtant, ce logiciel pourrait tout changer, puisqu’il à le pouvoir de remettre en cause la surveillance des réseaux mobiles. Depuis quelques semaines, il peut être téléchargé gratuitement par les possesseurs d’un smartphone Android.

Son créateur est l’australien Paul Gardner-Stephen, un chercheur de l’université Flinders d’Adelaïde, qui s’est adjoint les services d’étudiants de l’Institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA). 

« Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation« , explique l’inventeur.

Simple comme bonjour

Installer et utiliser Serval est loin d’être compliqué. Il suffit de « rooter » son smartphone (pour y supprimer les verrous des opérateurs) et d’y installer le logiciel. C’est aussi simple que cela.

Ensuite, un groupe de téléphones mobiles l’embarquant peuvent se connecter directement entre eux, sans faire appel ni à une carte SIM, ni a des antennes relais. En fait, les appareils sont reliés par maillage (la création de réseaux temporaires et mouvants totalement décentralisés).

Le dispositif s’adapte de plus à la distance séparant les mobiles du groupe. Si ils ne sont séparés que de quelques centaines de mètres, ils peuvent communiquer directement entre eux. Si l’éloignement est plus important, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche, et sans que leurs propriétaires aient quoi que ce soit à faire. Tout est automatique.

Des communications via Wi-Fi

Pour l’instant, Serval se base sur les émetteurs Wi-Fi des téléphones, ainsi que sur les points d’accès Wi-Fi locaux. Il est prévu que sa prochaine mouture utilise directement l’émetteur principal des mobiles, et exploite les fréquences GSM.

Paul Gardner-Stephen envisage même de donner vie à un système encore plus puissant, où certains téléphones auraient le rôle d’antennes relais : ils seraient spécialement configurés pour relayer les conversations échangées par les autres appareils, y compris ceux ne disposant pas de Serval.

Le scientifique aimerait que son invention serve en priorité dans les pays du tiers-monde ainsi que dans les zones où les réseaux mobiles ne sont plus opérationnels, suite à des catastrophes naturelles. Des fabricants de téléphones mobiles chinois se seraient déjà montrés intéressés par le programme.

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Source : l’informaticien

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Depuis quelques semaines, les propriétaires d’un téléphone mobile équipé du système Android peuvent télécharger gratuitement un logiciel baptisé Serval. Malgré une arrivée discrète, celui-ci pourrait bouleverser le marché de la téléphonie et remettre en cause le contrôle étatique des réseaux. Pour l’installer, il faut d’abord « rooter » son téléphone, c’est-à-dire désactiver les verrouillages imposés par les opérateurs. Dès lors, Serval permet à un groupe de mobiles de se connecter directement, sans carte SIM ni antenne relais. Il fonctionne selon le principe d’un maillage (« mesh ») consistant à créer des réseaux temporaires et mouvants, entièrement décentralisés. Lorsque deux appareils sont proches l’un de l’autre (quelques centaines de mètres), ils se parlent en direct. S’ils sont trop éloignés, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche – sans que leurs propriétaires aient à faire quoi que ce soit.

1526475_3_7800_avec-serval-les-mobiles-pourront-se-passer-de_3d5844dd6f028eb505b823f944f063f2

Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l’université Flinders d’Adelaïde, avec l’aide d’étudiants de l’Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : « Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation. »

Dans sa première mouture, Serval se sert des émetteurs Wi-Fi des téléphones et, en cas de besoin, des bornes Wi-Fi alentour. Mais la prochaine version utilisera directement leur émetteur principal, sur les fréquences GSM – ce qui, en Europe, pourra poser des problèmes juridiques. Encore difficilement mesurables, les répercussions géopolitiques d’une telle invention sont potentiellement importantes. M. Gardner-Stephen souhaite ainsi la déployer en priorité dans des régions du tiers-monde délaissées par les opérateurs de téléphonie, et dans des zones où les réseaux ont été détruits par des catastrophes naturelles. Dans les grandes métropoles, où tout le monde possède un mobile, Serval pourrait aisément créer des réseaux denses et efficaces, échappant à tout contrôle, commercial ou administratif, au grand dam des Etats.

L’équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d’un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s’y intéressent.

Source : Le Monde

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Depuis quelques semaines, les propriétaires d’un téléphone mobile équipé du système Android peuvent télécharger gratuitement un logiciel baptisé Serval. Malgré une arrivée discrète, celui-ci pourrait bouleverser le marché de la téléphonie et remettre en cause le contrôle étatique des réseaux. Pour l’installer, il faut d’abord « rooter » son téléphone, c’est-à-dire désactiver les verrouillages imposés par les opérateurs. Dès lors, Serval permet à un groupe de mobiles de se connecter directement, sans carte SIM ni antenne relais. Il fonctionne selon le principe d’un maillage (« mesh ») consistant à créer des réseaux temporaires et mouvants, entièrement décentralisés. Lorsque deux appareils sont proches l’un de l’autre (quelques centaines de mètres), ils se parlent en direct. S’ils sont trop éloignés, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche – sans que leurs propriétaires aient à faire quoi que ce soit.

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Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l’université Flinders d’Adelaïde, avec l’aide d’étudiants de l’Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : « Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation. »

Dans sa première mouture, Serval se sert des émetteurs Wi-Fi des téléphones et, en cas de besoin, des bornes Wi-Fi alentour. Mais la prochaine version utilisera directement leur émetteur principal, sur les fréquences GSM – ce qui, en Europe, pourra poser des problèmes juridiques. Encore difficilement mesurables, les répercussions géopolitiques d’une telle invention sont potentiellement importantes. M. Gardner-Stephen souhaite ainsi la déployer en priorité dans des régions du tiers-monde délaissées par les opérateurs de téléphonie, et dans des zones où les réseaux ont été détruits par des catastrophes naturelles. Dans les grandes métropoles, où tout le monde possède un mobile, Serval pourrait aisément créer des réseaux denses et efficaces, échappant à tout contrôle, commercial ou administratif, au grand dam des Etats.

L’équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d’un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s’y intéressent.

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Depuis quelques semaines, les propriétaires d’un téléphone mobile équipé du système Android peuvent télécharger gratuitement un logiciel baptisé Serval. Malgré une arrivée discrète, celui-ci pourrait bouleverser le marché de la téléphonie et remettre en cause le contrôle étatique des réseaux. Pour l’installer, il faut d’abord « rooter » son téléphone, c’est-à-dire désactiver les verrouillages imposés par les opérateurs. Dès lors, Serval permet à un groupe de mobiles de se connecter directement, sans carte SIM ni antenne relais. Il fonctionne selon le principe d’un maillage (« mesh ») consistant à créer des réseaux temporaires et mouvants, entièrement décentralisés. Lorsque deux appareils sont proches l’un de l’autre (quelques centaines de mètres), ils se parlent en direct. S’ils sont trop éloignés, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche – sans que leurs propriétaires aient à faire quoi que ce soit.

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Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l’université Flinders d’Adelaïde, avec l’aide d’étudiants de l’Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : « Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation. »

Dans sa première mouture, Serval se sert des émetteurs Wi-Fi des téléphones et, en cas de besoin, des bornes Wi-Fi alentour. Mais la prochaine version utilisera directement leur émetteur principal, sur les fréquences GSM – ce qui, en Europe, pourra poser des problèmes juridiques. Encore difficilement mesurables, les répercussions géopolitiques d’une telle invention sont potentiellement importantes. M. Gardner-Stephen souhaite ainsi la déployer en priorité dans des régions du tiers-monde délaissées par les opérateurs de téléphonie, et dans des zones où les réseaux ont été détruits par des catastrophes naturelles. Dans les grandes métropoles, où tout le monde possède un mobile, Serval pourrait aisément créer des réseaux denses et efficaces, échappant à tout contrôle, commercial ou administratif, au grand dam des Etats.

L’équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d’un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s’y intéressent.

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Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l’université Flinders d’Adelaïde, avec l’aide d’étudiants de l’Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : « Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation. »

Dans sa première mouture, Serval se sert des émetteurs Wi-Fi des téléphones et, en cas de besoin, des bornes Wi-Fi alentour. Mais la prochaine version utilisera directement leur émetteur principal, sur les fréquences GSM – ce qui, en Europe, pourra poser des problèmes juridiques. Encore difficilement mesurables, les répercussions géopolitiques d’une telle invention sont potentiellement importantes. M. Gardner-Stephen souhaite ainsi la déployer en priorité dans des régions du tiers-monde délaissées par les opérateurs de téléphonie, et dans des zones où les réseaux ont été détruits par des catastrophes naturelles. Dans les grandes métropoles, où tout le monde possède un mobile, Serval pourrait aisément créer des réseaux denses et efficaces, échappant à tout contrôle, commercial ou administratif, au grand dam des Etats.

L’équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d’un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s’y intéressent.

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Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l’université Flinders d’Adelaïde, avec l’aide d’étudiants de l’Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : « Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation. »

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L’équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d’un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s’y intéressent.

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Serval a été inventé par Paul Gardner-Stephen, un chercheur australien de l’université Flinders d’Adelaïde, avec l’aide d’étudiants de l’Institut national de sciences appliquées de Lyon (INSA). Selon lui, son invention restaure les vraies potentialités des téléphones mobiles : « Dans les années 1980, les ingénieurs travaillant sur les premiers prototypes avaient imaginé des réseaux mesh, simples et bon marché. Mais les compagnies de téléphone les avaient empêchés de travailler dans cette direction, parce qu’elles voulaient préserver leur modèle pyramidal contrôlé par le haut, hérité du téléphone filaire – techniquement caduc mais commercialement très profitable. Aujourd’hui encore, si les mobiles ne peuvent pas se parler directement au niveau local, c’est parce qu’ils sont verrouillés par les opérateurs, qui obligent les usagers à passer par leurs relais et donc par leurs systèmes de facturation. »

Dans sa première mouture, Serval se sert des émetteurs Wi-Fi des téléphones et, en cas de besoin, des bornes Wi-Fi alentour. Mais la prochaine version utilisera directement leur émetteur principal, sur les fréquences GSM – ce qui, en Europe, pourra poser des problèmes juridiques. Encore difficilement mesurables, les répercussions géopolitiques d’une telle invention sont potentiellement importantes. M. Gardner-Stephen souhaite ainsi la déployer en priorité dans des régions du tiers-monde délaissées par les opérateurs de téléphonie, et dans des zones où les réseaux ont été détruits par des catastrophes naturelles. Dans les grandes métropoles, où tout le monde possède un mobile, Serval pourrait aisément créer des réseaux denses et efficaces, échappant à tout contrôle, commercial ou administratif, au grand dam des Etats.

L’équipe de M. Gardner-Stephen a même imaginé un système encore plus puissant : certains téléphones seront spécialement configurés pour servir de relais à tous les autres, y compris ceux qui ne sont pas équipés du logiciel. En novembre 2011, Serval a été primé lors d’un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud). Déjà, des fabricants de mobiles chinois s’y intéressent.

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21 mars 2011

Une directive secrète révèle que la libye serait un prétexte pour des opérations secrètes planifiées

ExxonNew York Times de mardi révèle l'existence d'une directive secrète signée par le général David Petraeus, chef du commandement central américain, donnant l'ordre d'accroître les opérations militaires secrètes de par le Moyen-Orient, l'Asie centrale et la Corne de l'Afrique. Le document de 17 pages intitulé « Joint Unconventional Warfare Task Force Execute Order » fournit en essence à l'armée américaine carte blanche pour mener des actes d'agression contre quasiment n'importe quel pays.

Parue en septembre 2009, cette directive appelle à la création d'un réseau de corps expéditionnaires et d'unités de collecte de renseignement qui vont « pénétrer, perturber, vaincre ou détruire » n'importe quelle cible dans n'importe quel pays désigné par l'armée américaine. Ces forces vont mener des opérations clandestines qui « ne peuvent pas et ne seront pas accomplies » par d'autres moyens militaires.

Une fois entrées dans le pays ciblé, les forces américaines vont aussi « préparer l'environnement » à des attaques militaires de grande envergure. En plus du personnel militaire, dit le Times, la directive de Petraeus recrute « des hommes d'affaire étrangers, des universitaires ou autres » pour des efforts «de vigilance continue sur la situation », soit en d'autres termes pour l'espionnage.

Les Etats-Unis vont cibler des pays considérés comme hostiles ainsi que des pays avec lesquels ils entretiennent des relations amicales. Parmi les pays cités par le Times comme cibles potentielles on compte l'Iran, l'Arabie saoudite et la Somalie. Le Times rapporte aussi que le document « semble autoriser des opérations spécifiques en Iran, très probablement pour la collecte du renseignement sur le programme nucléaire du pays ou l'identification de groupes dissidents qui pourraient être utiles pour une offensive militaire à venir. »

Tandis que le gouvernement Obama indique publiquement qu'il va contrer la soi-disant menace nucléaire iranienne en faisant appel à des sanctions plus importantes des Nations Unies et des embargos commerciaux, la directive de Petraeus donne clairement à penser qu'Obama a en tête quelque chose de bien plus sinistre encore. Le Times cite des représentants américains disant que la directive «autorise aussi des missions de reconnaissance qui pourraient ouvrir la voie à de possibles frappes militaires en Iran si les tensions concernant ses ambitions nucléaires s'intensifient. »

On pense déjà que cette directive secrète a constitué le travail préparatoire de l'offensive de l'armée américaine au Yémen qui a débuté en décembre 2009. Des soldats des Forces spéciales américaines avaient pénétré dans ce pays pour entraîner son armée et se joindre à elle pour attaquer Al Qaïda dans la Péninsule arabique que l'on dit être membre affilié d'Al Qaïda au Yémen. En décembre, le président Obama avait donné l'ordre de frappes aériennes sur des bâtiments abritant soi-disant des militants et qui avaient coûté la vie à des dizaines de civils. Des navires de l'armée américaines ont aussi envoyé des volées de missiles sur le pays.

Le Times reconnaît avoir accepté de ne pas révéler toutes les informations contenues dans le document de Petraeus, dont le journal dit avoir vu une copie. Citant des « inquiétudes soulevées par un représentant du Commandement central des Etats-Unis quant à la sécurité des troupes, » le journal rapporte qu'il a accepté de supprimer certains détails concernant les déploiements de troupes.

Ainsi, « le journal de référence »politiquement libéral joue son rôle dans la promotion des desseins agressifs de l'armée américaine et le maintien des Américains dans l'ignorance sur les détails les plus cruciaux de ces opérations secrètes. Bien que le Times n'en dise rien, cette directive d'opérations secrètes, qui va au-delà des directives similaires sous le gouvernement Bush, n'aurait pas pu paraître sans l'assentiment du président Obama. Ceci souligne le fait que le gouvernement Obama poursuit et amplifie la politique du militarisme et de la guerre menée sous Bush et se prépare à étendre les actes d'agression militaire américains bien au-delà des confins de l'Irak et de l'Afghanistan.

L'utilisation de forces d'opérations spéciales militaires comme agents du renseignement à travers le Moyen-Orient et l'Asie centrale permet au gouvernement de placer les opérations d'espionnage sous la juridiction du Commandement central des Etats-Unis et du général Petraeus. Contrairement aux activités de l'Agence centrale du renseignement (CIA), les opérations secrètes d'espionnage menées par l'armée ne nécessiteront pas légalement l'assentiment du président ni ne seront soumises au contrôle du Congrès.

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